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 Dies Natalis (Yuûki)

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Message#Sujet: Dies Natalis (Yuûki)   Mar 5 Juil - 14:11

Assise en tailleur sur son lit, Pomona ouvrit son carnet, après s’être assurée qu’aucune de ses camarades ne viendrait la déranger. Chacune était déjà partie vaquer à ses occupations.

Il s’agissait d’un dimanche ensoleillé, bien que très frais, assez pour faire fondre les restes de neige qui recouvraient le sol. Comme la rentrée avait commencé il y a peu, leurs professeurs n’avaient pas encore eu l’occasion de leur octroyer trop de devoirs, si bien qu’il n’y avait rien de bien étonnant à ce que chacune de ses camarades de dortoir ait eu l’envie de vaquer à ses occupations (ce d’autant plus que l’ambiance au sein de leur chambre n’était pas des meilleures).

Pomona, également, s’apprêtait à quitter son dortoir. Auparavant, elle voulait procéder à une dernière vérification. La jeune fille avait beau posséder une mémoire plutôt enviable (qui lui permettait de garder très facilement en tête le nom de la majorité des élèves de Poudlard), son goût du perfectionnisme l’invitait à revérifier des informations qu’elle connaissait de source sûre.

En l’occurrence, c’était une date, qu’elle recherchait. Elle tourna les pages de son carnet plusieurs secondes avant de tomber sur la page titrée du nom de Yuûki Kiyomizu.

Il pouvait sembler étrange, voire malsain, de remarquer que Pomona prenait des notes même sur les personnes qu’elle considérait comme ses amies, mais la verte et argent n’y trouvait, elle, rien d’anormal. D’une part parce qu’elle commençait cette description avant de connaître ces personnes plus en profondeur, d’autre part parce qu’elle se sentait tout à fait capable de faire la part des choses. Bien évidemment, elle évitait de préciser à ses amies (qui ne se comptaient qu’au nombre de deux, de toute façon) qu’elle leur consacrait quelques pages.

Son doigt glissa le long de la page recouverte de son écriture fine et serrée, légèrement penchée, jusqu’à ce qu’elle tombe sur l’information qui l’intéressait : « anniversaire : le 26 janvier ».

Elle le savait. Pomona avait si peu d’amis proches qu’elle pouvait se permettre de retenir leur date d’anniversaire… ainsi que de leur offrir un cadeau conséquent.

Pomona offrait toujours des cadeaux, et ce même si le concept d’anniversaire lui semblait risible. Elle était consciente de l’absurde de cette tradition, mais néanmoins elle la respectait.

Disons qu’elle n’envisageait peut-être pas la chose de la même manière que beaucoup d’autres. Pour elle, les anniversaires étaient avant tout un prétexte, l’occasion pour elle de manifester son affection aux personnes qu’elle aimait, étant bien incapable de le manifester d’une autre manière. Sa misanthropie naturelle lui interdisait en effet toute manifestation d’affection, elle n’était pas douée pour ça.

Les cadeaux étaient un moyen matériel d’exprimer l’inexprimable. Elle craignait souvent que sa froideur naturelle ne dresse une barrière entre elle et ceux qu’elle appréciait vraiment. Les anniversaires constituaient l’ occasion de leur signifier que son apparence distante ne voulait rien dire.

Pour Yuûki, Pomona avait déjà préparé son cadeau. Un vif d’or qu’elle avait fait graver aux initiales de la jeune fille. Un cadeau plutôt onéreux, mais elle en avait les moyens, sa famille ne roulait pas sur l’or, mais disposait tout de même de revenus profitables. Etant donné le peu de cadeaux qu’elle faisait, elle pouvait permettre qu’ils soient coûteux.

Quand arriva l’heure du déjeuner, c’est ce cadeau emballé dans son sac qu’elle se dirigea vers la grande salle, espérant croiser Yuûki à l’heure du déjeuner. Les circonstances jouèrent en sa faveur, puisque la poufsouffle s’apprêtait à rentrer dans la grande salle en même temps qu’elle.


"Salut, Yuûki."

Elle aurait pu directement lui souhaiter un joyeux anniversaire, mais ce genre de manifestations d’enthousiasme n’étaient, semble-t-il, pas dans ses cordes.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mar 5 Juil - 15:20

    Yuûki soupira d’aise en sentant les rayons ensoleillés lui caresser li visage. Adossée ‎contre l’un des nombreux arbres du parc, la jeune fille savourait ce moment de calme, et ‎appréciait à leur juste valeur les rayons du soleil, malgré le fait qu’il fasse encore très ‎frais. Mais c’était déjà exceptionnel qu’il y ait du soleil, si peu de temps après noël. Elle ‎avait toujours associé janvier à l’humidité et à la grisaille. Mais pas seulement. Janvier ‎était aussi un mois spécial pour elle, c’était le mois ou elle fêtait son anniversaire. Et ‎oui, ce dimanche n’était pas un dimanche comme les autres, c’était le 26, le 26 janvier. ‎Soit le jour de sa naissance.‎

    Yuûki n’avait jamais donné cette date à personne. Pourquoi ? Simplement car elle n’avait ‎pas vraiment envie de recevoir des félicitations tout le long de la journée. Lorsqu’elle ‎était encore au Japon, c’était comme ça, et comme il y avait beaucoup de monde dans sa ‎famille, ça faisait beaucoup de ‘O tanjöbi omedetö gozaimasu ». Mais à la longue, c’était ‎un peu fatiguant. Heureusement, seules certaines années étaient fêtées. Le premier ‎anniversaire était très important pour les japonais, mais le seizième... Ce n’était qu’une ‎année de plus, rien de bien important. Juste de quoi recevoir un petit mot de sa famille. ‎Holly le lui avait apporté ce matin, et cela suffisait à la Poufsouffle. Ils ne l’avaient pas ‎oubliée.‎

    Yuûki était venue s’asseoir ici pour avoir un peu de calme. S’éloigner de son dortoir bien ‎trop bruyant et bondé. Elle n’avait pas vraiment envie de parler, voulait juste rester ‎seule pour savourer cette belle matinée, et le silence. Elle n’avait pas besoin de parler ‎en faisant attention à ce qu’elle disait pour ne pas vexez ses interlocuteurs, ou de se ‎creuser les méninges pour trouver les répliques adéquates pour que les Serpentard la ‎laisse tranquille. Non, elle ne faisait rien du tout. Et pour une fois, ça lui faisait du bien. ‎D’être seule. Elle n’avait même pas envie d’aller faire des tours sur le terrain, ce qui ‎était plutôt étonnant quand on savait à quel point elle adorait ça. Et qu’elle détestait ‎rester sans rien faire. Yuûki avait toujours les mains occupées, en toutes circonstances. ‎Même là, elle ne faisait pas exception à la règle puisqu’elle s’amusait à faire tourner une ‎plume entre ses doigts, répétant à l’infinie ce même geste.‎

    La petite japonaise rouvrit les yeux, fixant ses prunelles d’encre sur les portes de l’école ‎qui se profilaient au loin. Il était peut-être tant de rentrer, il était sûrement l’heure de ‎déjeuner. Et Yuû était trop gourmande pour sauter un seul repas, même si elle était très ‎bien là ou elle était. ‎

    Finalement, attrapant son sac et rangeant sa plume, la jeune fille aux cheveux noir ‎corbeau se releva. Réajustant autour de son cou blanc son écharpe aux couleurs jaune et ‎noires de sa maison. Et elle se dirigea vers l’école.‎

    Pendant tous le long du trajet, elle se rendit compte qu’elle avait vraiment faim. Peut-‎être n’aurait-elle pas du sauter le petit déjeuné. Mais elle s’était réveillée tôt, trop tôt ‎pour manger, et était directement venue dans le parc, pour dessiner d’abord, puis pour ‎ne rien faire. Juste penser. ‎

    Elle regrettait un peu de n’avoir dit à personne ce que représentait ce jour pour elle. ‎Enfin, elle avait peut-être du laisser échapper quelques informations par ci par là, mais ‎rien d’asser gros pour qu’on s’en rappelle. Dommage, elle aimait les cadeaux. Oui c’était ‎idiot de penser comme ça, elle le savait, les cadeaux n’étaient pas le plus importants. ‎C’était plutôt le fait qu’on pense à elle qu’elle appréciait. Mais les cadeaux en étaient la ‎preuve, d’une certaine façon. Par exemple, le kit de peinture que lui avait offert sa ‎tante prouvait qu’elle pensait à elle. Hmm... oui. On pouvait dire ça comme ça. ‎

    Yuûki s’apprêtait à entrer dans la Grande Salle lorsqu’une voix familière retentit, la ‎faisant se détourner et oublier momentanément le déjeuner.‎


    ‎"Salut, Yuûki."‎

    Un sourire apparut sur les lèvres de la japonaise lorsqu’elle reconnu la jeune fille qui lui ‎faisait face : Pomona. Elle considérait la Serpentard, qui était pourtant de deux ans son ‎aînée, comme l’une de ses meilleures amies. C’était comme, Yuûki semblait avoir un don ‎pour se faire des amis des plus étranges. D’abord Ginny et sa paranoïa, et Pomme qui ‎était... juste Pomme. L’unique.‎

    « Pomme ?! Salut, tu sembles de bonne humeur aujourd’hui ! »‎

    Enfin, de bonne humeur, pas vraiment. Elle était comme d’habitude, c’est à dire le visage ‎insondable et le regard mystérieux. Mais Yuûki était contente de la voir, qu’elle soit venue la ‎saluer. Leur amitié n’était pas vu d’un très bon oeil par les Serpentard, mais ce n’était pas ‎vraiment le genre de chose dont Yuûki se souciait. ‎
    Elle n’imagina même pas que Pomona venait peut-être lui parler pour une raison précise, ‎trop heureuse pour se soucier d’un tel détail.‎


Dernière édition par Yuûki R. Kiyomizu le Ven 29 Juil - 13:25, édité 2 fois
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mer 6 Juil - 14:43

"Pomme ?! Salut, tu sembles de bonne humeur aujourd’hui."


De bonne humeur, vraiment? À quoi Yuûki aurait-elle pu le remarquer? S’il pouvait arriver à Pomona d’être de bonne humeur (et elle avait vraiment le sentiment que cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps), elle ne le montrait jamais. L’expression de son visage demeurait résolument neutre, une habitude qu’elle avait adopté très rapidement dans sa vie, et qui ne la quittait plus, désormais.

Déchiffrer les émotions de Pomona était un exercice des plus complexes. Le peu de personnes qui s’y étaient risquées avaient fini par abandonner. Il y avait longtemps que plus grand monde ne cherchait à la connaître.

Yuûki avait l’air de bien meilleure humeur qu’elle, peut-être faisait-elle partie de ces personnes qui considéraient que le jour de son anniversaire devait constituer 24 heures de bonheur infini. Ou bien il y avait autre chose, Pomona n’imaginait pas que la poufsouffle soit de ces gens là, mais elle n’imaginait pas non plus que sa présence puisse rendre qui que ce soit heureux.

Elle préféra ne faire aucun commentaire sur ce que son interlocutrice venait de dire, il n’y avait rien à dire. Elle y répondit seulement par une expression faciale d’une neutralité telle qu’elle ne laissait certainement pas transpirer la moindre joie.


"J’ai cru comprendre que c’était ton anniversaire."

Elle aurait tout simplement pu lui souhaiter d’emblée "joyeux anniversaire", comme n’importe quelle personne normalement constituée, mais puisqu’elle n’était pas normalement constituée, ce n’était tout simplement pas dans ses cordes.

"Il faut allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux, alors…"

D’accord, elle aurait peut-être pu s’épargner de citer le grand Victor Hugo, alors qu’elle souhaitait tout simplement offrir un cadeau à son amie. Mais vous savez, la sociabilité, ce genre de rituels amicaux… elle ne s’y connaissait pas vraiment bien, elle faisait déjà des efforts considérables pour entretenir les rares amitiés qu’elle possédait.

Avant de finir sa phrase, elle fouilla dans son sac, afin d’en extirper le cadeau qu’elle tenait à offrir à Yuûki. Une fois qu’elle eût mis la main sur lui, elle le tendit à la jeune, fille, tout en essayant vainement d’afficher une esquisse de sourire. Pour cela non plus, elle n’était pas vraiment douée.

"Enfin bref, c’est pour toi."

Autant Pomona appréciait de ne pas être comme tout le monde, de ne pas être un mouton, autant, parfois, elle aurait aimé pouvoir être comme ces gens normaux, qui parvenaient à exprimer correctement leurs émotions, sans agoniser intérieurement à chaque fois qu’il se trouvaient confrontés à une situation qui impliquaient de faire preuve d’un peu de sociabilité.

Appréhendant la réaction de la jeune fille, elle attendit patiemment qu’elle ouvre son paquet, guettant sa réaction. Elle n’était pas certaine d’avoir vu juste, elle faisait rarement des cadeaux, et pourtant, savoir quoi offrir représentait pour elle un effort intellectuel conséquent, puisque le but était de faire plaisir, et non pas d’offrir quelque chose de passe-partout, qui finirait rapidement oubliée dans un coin.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Ven 8 Juil - 10:45

    Ou là la... Bon Yuûki s’était attendu à ce genre de réponse –c’est à dire justement un ‎manque de réponse – mais ça faisait toujours baisser son enthousiasme quand Pomme lui ‎répondait par ce visage impassible. Enfin bon, elle était habituée maintenant, avec Ginny ‎et elle, Yuûki était devenue une pro de : je-ne-me-vexe-pas-même-si-elles-me-‎répondent-par-un-visage-tellement-impassible-que-ça-me-donne-envie-de-faire-la-tête-‎et-que-ça-ne-m’emballe-pas-du-tout-pour-la-suite-de-la-conversation. Mais la ‎Poufsouffle était dotée d’un optimiste (presque) à toute épreuve, et aujourd’hui n’était ‎pas une journée comme les autres : c’était la journée de son anniversaire oublié. ‎Youpiii ! Pas d’ »happy birthday » tous le long de la journée, elle était libre de le ‎souhaiter comme elle le voulait, c’est à dire pas du tout. Si Yuû avait été avec sa famille, ‎elle aurait pu faire un effort. Mais là, loin d’eux, quasiment à l’autre bout du monde, ‎elle n’avait pas spécialement envie de faire la fête. De plus, le 15ème anniversaire n’était ‎pas très important, contrairement au 20ème, et au 17ème pour les sorciers. ‎
    Mais bon, Pomme ne se refaisait pas, elle était comme ça et Yuûki était maintenant habituée ‎à son manque de réaction et à ces devant faciaux quasi impossibles à décrypter. Déjà que ‎pour les personnes plus ou moins normales (c’est à dire ni Pomona ni Meredith qui ne ‎pouvaient être qualifiées de normales, mais d’êtres exceptionnellement étonnants), Yuû avait ‎du mal à comprendre ce qu’ils pensaient, mais alors pour ces quelques amis qui semblaient ‎êtres les individus les plus étranges de Poudlard, c’était vraiment trop dur.‎


    ‎"J’ai cru comprendre que c’était ton anniversaire."‎

    Non, pas possible. Un grimace gênée apparut un instant sur le visage de Yuûki. Mince, par le ‎caleçon de Merlin !!! Yuûki avait pourtant tout fait pour que personne n’apprenne le jour de ‎son anniversaire ! Elle noyait le plus souvent la sirène*, ou passait son chemin. Et même si ‎cela manquait de finesse, ça marchait toujours puisque les gens avaient compris qu’il ne ‎fallait pas lui poser de question sur son anniversaire. Comment Pomona avait-elle pu le ‎savoir ? Ah oui, Yuûki avait oublié pendant quelques temps qu’il n’y avait pas meilleure que ‎son amie pour récupérer des informations sur autrui (son contraire quoi), elle aurait du se ‎montrer plus prudente. Peut-être avait-elle laissé échapper une information un jour ou elle ‎avait abusé de la BierreauBeurre ? Oui, ça devait être ça...‎
    Bon, elle exagérait un peu, ce n’était pas grave si une seule personne le savait. En plus, même ‎si sur le coup l’expression gênée et étonnée de Yuû ne le montrait pas, elle était contente que ‎Pomona ne l’aie pas oubliée. C’était gentil, et ça lui faisait chaud au coeur, vraiment.‎
    Bon, si elle pouvait prendre un air un peu plus neutre ça serait bien aussi... Voilà, plus de ‎grimace.‎


    ‎"Il faut allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux, alors…"‎

    Euh... Ah oui, c’était encore une citation qui devait venir d’un des grands auteurs que lisait ‎souvent Pomona. Yuûki avait toujours du mal à les comprendre, n’étant pas une fanatique ‎des livres anglais, ni japonais d’ailleurs. Enfin elle aimait lire, soit, mais seulement les livres ‎sorciers. Pour ce qui était des romans moldus ben... Ce n’était pas vraiment son truc. Par ‎contre, elle était toujours impressionnée lorsque Pomona récitait tout ça par coeur. Elle avait ‎vraiment une mémoire gigantesque !‎
    Mais bon pour une fois, Yuûki comprenait la citation. C’était en rapport avec son anniversaire ‎‎(quelle déduction !) et cela voulait sûrement dire que Pomona avait quelque chose à lui ‎donner. Un cadeau ?‎


    ‎"Enfin bref, c’est pour toi." Conclut finalement Pomona en lui tendant un petit paquet. ‎

    L’air grandement étonné de Yuûki, à part le fait qu’avec elle ressemble un peu à une ‎attardée, pouvait porter à confusion, mais elle était bien contente, contrairement à ce ‎qu’elle laissait croire tout de suite. Elle était surtout très étonnée qu’en plus d’avoir penser ‎que c’était le jour de son anniversaire, Pomme lui avait offert un cadeau ?! Ouah ! C’était bien plus que ‎Yuûki n’avait pu espérer ! Pomona était si... gentille (bon c’était un peu dans son rôle d’amie ‎de penser à elle, mais comme même) ! ‎
    Finalement, le visage de Yuûki s’éclaira, et elle offrit son sourire le plus lumineux à Pomona, ‎avant dans lui sauter dans les bras. Oui, vous avez bien lu, Yuûki décida de sauter dans les ‎bras de Pomme pour lui dire à quel point elle était contente. Bon, c’était une manière... ‎originale de la remercier. Heureusement que la japonaise était petite et menue, parce que ‎si c’était un poid de 120 kilos qui avait sauté comme cela sur Pomona, ça aurait pu mal ‎finir. Mais ce ne serait peut-être pas au goût de la Serpentard, alors Yuûki s’éloigna aussi ‎rapidement qu’elle était arrivée à commettre cette action un peu fo folle. Les regards ‎étonnés et sceptiques de passants étaient comiques, en plus.‎


    "Pomme, c’est... Tu es vraiment trop gentille ! Je n’aurais jamais cru que quelqu’un ‎découvrirait que mon anniversaire est aujourd’hui. "‎

    Souriante, bondissant sur place comme un jeune scrout à pétard enthousiaste, Yuûki se ‎décida enfin à ouvrir le petit paquet qu’elle tenait toujours dans ses mains, sans se couper ‎et sans le déchiqueter brutalement comme elle voyait certains le faire. Non, Yuûki le faisait ‎avec douceur en essayant de limiter les dégats (en vérité, elle collectionnait les papiers ‎cadeaux !). C’est ensuite avec délicatesse qu’elle en sortit un petit vif d’or doré gravé aux ‎initiales « Y.K. ». Immédiatement, les yeux de la japonaise/poufsouffle/attrapeuse se ‎mirent à luire. Ce cadeau était juste fantastique. A part le fait qu’il avait du coûter une ‎fortune à Pomona (les vif d’or ne s’achetaient pas comme ça), Yuûki était vraiment touchée ‎par l’attention de son amie. Elle s’était rappellée à quel point le quidditch comptait pour elle, ‎et lui avait ainsi offert ce vif d’or gravé avec ses initiales ! C’était... Yuûki ne savait plus ‎trop quoi dire.‎

    ‎"Ouah... C’est... Merci beaucoup Pomona, c’est l’un des plus beaux cadeaux qu’on m’ai jamais ‎fait ! "‎


-------

‎*Noyer la sirène = Eluder une question.
Source = ‎Dictionnaire Francophone des Expressions, Adages et Proverbes Sorciers


Dernière édition par Yuûki R. Kiyomizu le Ven 29 Juil - 13:26, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Lun 11 Juil - 13:46

"Pomme, c’est... Tu es vraiment trop gentille ! Je n’aurais jamais cru que quelqu’un ‎découvrirait que mon anniversaire est aujourd’hui. "‎

Pomona? Vraiment trop gentille? Ce n’était certainement pas sa qualité première, mais passons. Yûûki attribuait souvent à Pomona des qualités ou de traits de caractère qui ne lui appartenaient absolument pas, du moins à ses yeux.

Effectivement, c’était par le plus grand des hasards que Pomona avait entendu parler du jour de l’anniversaire de la poufsouffle. Cette dernière n’avertissait apparemment jamais personne de la date de son anniversaire, chose que Pomona pouvait parfaitement comprendre, elle non plus n’allait pas crier la date de son anniversaire sous tous les toits. Elle n’en voyait nullement l’intérêt.

La façon dont Pomona avait appris que ce jour était la date d’anniversaire de Yuûki était tout à fait loin d’être protocolaire. Il y avait une certaine quantité d’informations qu’elle voulait connaître sur chaque élève de Poudlard, la base, dirons-nous, et leur date de naissance en faisait partie.

Pour la plupart, ils finissaient par lui donner leur date de naissance sans grand problème, pour Yuûki, il n’avait pas été évident de lui tirer les vers du nez, en fait, elle n’était parvenu à ses fins que par des voies détournées. Elle avait récupéré son dossier médical à l’infirmerie, un jour où elle avait été laissée seule pour la nettoyer.

C’est vrai, ce n’est ni protocolaire, ni déontologiquement correct, mais la curiosité était un défaut particulièrement prononcé chez la verte et argent. Par égard pour Yuûki, cependant, elle n’avait retenu que cette information de son dossier et n’avait pas lu le reste. Yuûki faisait partie de ces trois personnes, avec Miyria, bien sûr, et Catharina (à qui elle avait fait la promesse de ne rien écrire sur elle) sur lesquelles elle n’écrivait pas grand-chose dans son carnet, par égard pour elles.

Yuûki déballa son cadeau, et Pomona ressentit une certaine anxiété à l’idée que celui-ci puisse ne pas lui plaire. Elle fut soulagée en constatant qu’il n’en était apparemment rien.


"Ouah... C’est... Merci beaucoup Pomona, c’est l’un des plus beaux cadeaux qu’on m’ai jamais ‎fait ! "‎

Hum. Elle exagérait sûrement, mais cette hyperbole eut tout de même le don de faire plaisir à l’intéressée.

"Je suis contente qu’il te plaise."

C’était sûrement le dernier cadeau qu’elle ferait avant… très longtemps (l’anniversaire de ses parents, peut-être?), rester sur cette bonne impression la motiverait sûrement à ne pas abandonner ce rituel étrange qui constituait à célébrer le vieillissement des êtres, contre lequel ces derniers essayaient pourtant de lutter autant que possible.

Elle ne sut quoi ajouter d’autre, et se tut donc, dans l’espoir que Yuûki reprendrait rapidement la conversation là où Pomona n’était pas capable de la poursuivre. Des deux, elle n’était certainement pas la plus bavarde, c’était un fait.

Souvent, quand elles discutaient toutes les deux, c’était elle qui faisait la majorité de leur conversation. Pomona craignait parfois que Yuûki pense qu’elle s’ennuyait en sa présence. Ce n’était pourtant pas le cas, la verte et argent se sentait bien auprès de la poufsouffle, même si elle était bien incapable de le montrer comme il l’aurait fallu.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mar 19 Juil - 10:50

    Yuûki observait, fascinée, la minuscule sphère dorée qu’elle tenait dans ses ‎mains, passant son doigt sur les lignes de ses initiales, le sourire aux lèvres. ‎Elle aimait les beaux reflets d’ambres du vif, et la battement rapide de ses ‎petites ailes. Ce cadeau était vraiment magnifique, Yuûki se sentait émue, ‎heureuse et aussi un peu mélancolique. La petite balle d’or lui rappelait la ‎première fois qu’elle avait attrapé un vif sur le terrain, et les acclamations ‎de la foule devant l’exploit de la toute petite attrapeuse. Oui, c’était un ‎souvenir mémorable, que Pomona lui permettait de se rappeler. Émue, car ‎elle n’aurait jamais imaginé que quelqu’un pense, ou plutôt apprenne quel ‎était le jour de son anniversaire, pour ensuite le lui fêter. Yuûki n’y ‎accordait pas une grande importance habituellement, et disait s’en moquer, ‎mais la vérité était que ça faisait toujours plaisir lorsque quelqu’un vous ‎offrait un cadeau. Heureuse pour cette même raison, et le fait que ce soit ‎Pomme qui y ait pensé, l’une de ses amies les plus proches qui avait ‎pourtant beaucoup de mal à se comporter comme tel. Yuû était vraiment ‎joyeuse, et il n’aurait pas fallu beaucoup plus pour qu’elle s’envole de joie, ‎comme le vif qui volait maintenant librement autour d’elle. ‎

    ‎"Je suis contente qu’il te plaise."‎

    ‎ Souriant doucement, la petite japonaise hocha la tête de droite à gauche, ‎jaugeant son amie. Il était vrai qu’elle n’était pas très douée pour décelée ‎les pensées et les émotions d’autrui, mais il ne fallait pas être devin pour ‎voir que Pomme était vraiment contente... Enfin si, puisque la verte et ‎argent avait gardée cette expression impassible qui la caractérisait, mais ‎elle n’avait aucune raison de mentir, donc Yuûki en déduit qu’elle était ‎vraiment contente.‎

    ‎" Tu sais je n’exagère pas, c’est vraiment un superbe cadeau. Je veux dire, tu ‎sais chez les japonais, on en a pas souvent, des présents pour les anniversaires. ‎Ça ne marche que pour les chiffres tous ronds, les dix ans, les vingt... Enfin tu ‎comprends, je suis vraiment très heureuse que tu aies pensé à moi. Merci. "‎

    Oh la la, Yuû n’était vraiment pas douée pour s’exprimer lorsqu’il s’agissait ‎de sentiments. Les moqueries et les sarcasmes oui, car c’était naturel chez ‎elle, mais exprimer sa gratitude à Pommy était beaucoup plus complexe, et ‎elle se mélangeait dans ses explications. Mais bon, ce n’était pas vraiment ‎grave, Pomona avait du comprendre ce qu’elle voulait dire. Cela faisait ‎vraiment chaud au coeur de Yuûki de se savoir entourée de si bons amis, ‎Pomme, Meredith, Melody et Miyria... Oui, elle en avait de la chance, ‎vraiment. Il y en avait beaucoup qui auraient donnés n’importe quoi pour ‎être si entourés qu’elle, même si c’était de personnages aussi étranges que ‎Pomme, Mery et Miy.‎

    Yuûki détestait le silence, et c’était pour cela qu’elle parlait tant. Elle était ‎très bavarde, c’était un fait connu et reconnu de tous, mais ça ne semblait ‎pas trop déranger les autres. En effet, la japonaise se vantait modestement ‎de ne pas être ennuyeuse (heureusement !), c’était sans doute pour cela ‎qu’elle avait tant de camarade qui l’appréciaient malgré sa maladresse et ‎ses remarques parfois cassantes. Mais bon, elle faisait beaucoup d’efforts ‎avec ses quelques amis, et étaient donc pour eux quelqu’un d’agréable, de ‎courtois... Enfin quand elle voulait. Et là elle ne l’était pas du tout, elle ‎aurait déjà du depuis longtemps prendre des nouvelles de Pomme pour ‎savoir comme elle allait. Yuûki était vraiment une tête de linotte, à oublié ‎quelque chose comme ça. Mais pour son excuse, le cadeau de Pomme l’avait ‎toute retournée, et elle n’avait pas pensé à grand chose d’autre que le beau ‎vif d’or gravé de ses initiales.‎


    ‎" Sinon comment tu vas Pommy ? Tout se passe bien avec les autres ‎Serpentard ? ‎


Dernière édition par Yuûki R. Kiyomizu le Ven 29 Juil - 13:26, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Jeu 21 Juil - 9:52

" Tu sais je n’exagère pas, c’est vraiment un superbe cadeau. Je veux dire, tu ‎sais chez les japonais, on en a pas souvent, des présents pour les anniversaires. ‎Ça ne marche que pour les chiffres tous ronds, les dix ans, les vingt... Enfin tu ‎comprends, je suis vraiment très heureuse que tu aies pensé à moi. Merci. "‎

Même si l’altruisme n’était de loin pas l’une des grandes qualités de Pomona, avoir fait plaisir à Yuûki, et sentir qu’elle était sincère, lui faisait plaisir à elle aussi.

Pomona n’était pas très aux faits des coutumes qui avaient cours au Japon, et ce même si ses deux meilleures (et seules) amies en étaient originaires, il s’agissait d’une faille dans sa culture qu’il allait lui falloir combler, et Pomona y prendrait sûrement plaisir, puisqu’étudier les mœurs et coutumes d’autrui était son violon d’Ingres.


‎" Sinon comment tu vas Pommy ? Tout se passe bien avec les autres ‎Serpentard ?"

Il est vrai qu’elles n’en étaient pas encore arrivées à ce point stratégique et coutumier de la conversation basique (elle préférait faire l‘impasse sur le surnom que lui avait donné Yuûki, elle n‘aimait évidemment pas les surnoms), et Pomona allait devoir répondre à cette règle qui voulait qu’il fallait toujours répondre qu’on allait bien même quand on allait mal.

Pomona appréciait vraiment Yuûki, devoir lui mentir sur son état actuel et ce qui lui arrivait ne lui plaisait pas beaucoup, mais elle ne voyait pas d’autres choix.

Elle avait avoué certaines choses à Miyria, c’est vrai, et encore bien peu et à demi-mots seulement, mais elle ne pouvait faire de même avec la poufsouffle, tout simplement parce que si Miyria détestait Jedusor, Yuûki ne s’intéressait pas à lui, et son discours aurait sûrement semblé des plus paranoïaques si elle avait dû s’exprimer sur ce qui la perturbait.

Elle était résignée au silence, même pour la deuxième question qui lui fut posé. Le terme "autres serpentards" était vaste, mais s’il impliquait Jedusor, Chaser, Jo ou Olive, elle ne pouvait pas parler librement, Miyria restait la seule pour qui elle pouvait se le permettre, et encore…


"J’ai déjà été mieux, mais ça va." Complètement mentir à Yuûki n’était pas dans ses intentions, rares étaient les personnes qu’elle appréciait, elle ne se serait pas permis de mentir impunément à une de ces personnes.

Evidemment, elle usait d’un euphémisme, elle allait au plus mal, même si sa discussion avec Miyria, et sa décision de prendre l’hyppogriffe par les plumes lui avait un peu remonté le moral.


"Quant aux autres serpentards. Ils sont fidèles à eux-mêmes et aux principes erronés qu’ils érigent comme des vérités absolues".

Pomona préférait rester sur ces généralités, espérant que Yuûki ne se sentirait pas blessée de ne pas la voir entrer dans les détails, elle s’était fourrée malgré elle dans des affaires si obscures et complexes qu’elle ne se sentait plus de prononcer le moindre mot sans en peser les conséquences.

Somme toute, elle n’avait pas totalement menti, Pomona n’était certainement pas la mieux intégrée parmi les verts et argents, et comme elle le faisait comprendre à Yuûki, elle s’en moquait
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Ven 22 Juil - 11:07

    En vérité, Yuûki s’inquiétait un peu pour Pomona. Pas qu’elle doutait que son ‎amie soit capable de se défendre, non elle savait bien que celle-ci était forte ‎et qu’elle se fichait bien de ce que les autres pouvaient penser d’elle, mais ‎comme même... Vivre tout le temps avec des gens qu’on n’appréciait pas et ‎qui étaient réputés pour être particulièrement viles et machiavéliques devait ‎être dur, surtout au bout de sept années... Mais bon au moins il ne restait plus ‎beaucoup de temps à Pomme avant de quitter Poudlard et de s’éloigner des ‎autres Serpentard. Cela aurait du réjouir Yuûki, Pommy allait rentrer dans la ‎vie active c’était bien ! Mais non, cela l’attristait plus qu’autre chose puisque ‎son amie allait définitivement partir, et Yuûki ne pourrait la voir qu’à de rares ‎reprises, déjà qu’en étant dans la même école elle avaient du mal, mais alors ‎si elles se trouvaient séparées... C’était pareil que pour Miyria qui allait elle ‎aussi quitter l’école pour trouver un métier. Yuûki se sentirait vraiment ‎délaissée, elle le savait déjà, mais bon au moins elle avait Ginny qui était ‎dans son année, et l’adorable Cassandre qui ne risquait pas de partir de sitôt. ‎Il ne fallait pas désespérer.‎

    ‎"J’ai déjà été mieux, mais ça va." Répondit enfin Pomona sans vraiment entrer ‎dans les détails. Yuûki fut déçu que Pomme ne se confie pas à elle, ne lui ‎explique pas ce qui n’allait pas, mais n’insista pas. Non, tout le monde avait ‎droit à son jardin secret, même Yuûki en avait un. Mais tout de même, la jeune ‎Poufsouffle était déçue, ayant l’impression que Pommy n’avait pas asser ‎confiance en elle pour se confier. Enfin, peut-être étais-ce quelque chose de trop ‎grave pour être dit ? Cette pensée ne rassura pas Yuû, qui au contraire sentit ‎l’inquiétude la tenailler : elle espérait que ses doutes étaient infondés et que ‎Pomona n’avait pas de trop gros problèmes.‎

    ‎"Quant aux autres serpentards. Ils sont fidèles à eux-mêmes et aux principes ‎erronés qu’ils érigent comme des vérités absolues".‎

    A ces mots pourtant Yuûki sourit, se doutes se dissipant un peu, bien qu’elle ‎restait tout de même attentive de manière à remarquer si quelque chose n’allait ‎pas avec Pomona. Elle devait la surveiller, et c’est ironiquement que Yuûki pensa ‎que c’était la plus jeune qui voulait défendre la plus grande et donc la plus apte ‎à se protéger tout seule. C’était vraiment idiot...‎

    Par cette seule phrase Pomona lui expliquait qu’elle se moquait bien de ne pas ‎être bien intégrée chez les Serpentard. Mais elle restait toujours dans ces ‎généralités qui n’avaient rien de personnel et qu’on confiait habituellement aux ‎inconnus, pas à une amie... Enfin Yuûki était habituée à être mise un peu à ‎l’écart. Elle avait compris depuis longtemps qu’il ne fallait pas s’acharner à ‎poser des questions mais plutôt changer de sujet en espérant qu’un jour on ‎accepte de lui livrer les choses qui n’allaient pas. C’était pareil avec Pomona ‎qu’avec Meredith, qui se braquait à chaque fois que Yuû essayant d’en ‎apprendre un peu plus sur son passé, sa famille... Bon au moins Pomme était un ‎peu moins agressive et moins effrayante que la flamboyante Gryffondor.‎


    " Alors si ça va, je suis contente. " affirma la japonaise avec un léger sourire. ‎C’était faux. Elle ne croyait pas que tout allait bien pour Pomona, mais elle ne ‎pouvait rien dire d’autre, juste lui faire savoir que quoi qu’elle arrive ou qu’il se ‎passe elle serait toujours avec elle, et ferait tout pour l’aider. Et la parole de Yuû ‎était d’or. Mais elle n'était vraiment pas dupe, malgré qu'elle ne soit pas forte pour decripter les émotions des autres, Pomme lui cachait quelque chose, sûreent d'important. " Mais il faut que tu saches que tu je serais toujours là pour toi, si t’as ‎un problème, je ferais tout pour t’aider, tu le sais n’est-ce pas ? "‎

    Souriant, la jeune fille décida qu’il était temps de changer de sujet et de parler ‎de quelque chose d’un peu moins sérieux.‎

    " Bon et ton noël c’était comment ? "‎
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mar 2 Aoû - 20:10

‎" Alors si ça va, je suis contente. "

Pomona sentait bien qu’elle n’avait guère convaincu Yuûki, qu’elle l’avait peut-être même déçu. Sonder l’esprit humain était, après tout, son domaine, et elle s’en voulait, pour cela.

Yuûki était quelqu’un de bien, comme on en voyait rarement, il y avait longtemps qu’elle avait acquis le respect de la verte et argent, elle était mal avisée de la décevoir, alors qu’elle était l’une des rares personnes à compter vraiment, mais Pomona ne pouvait rien dire. Cela la minait, mais elle ne pouvait pas. Il ne fallait pas impliquer une personne de plus dans cette affaire, surtout si elle tenait à cette personne.


" Mais il faut que tu saches que tu je serais toujours là pour toi, si t’as ‎un problème, je ferais tout pour t’aider, tu le sais n’est-ce pas ? "‎

Preuve était faite que Yuûki ne se leurrait pas, et aurait sûrement aimé que Pomona se confie davantage à elle Pomona n’était pas habituée à ce genre de démonstrations d’amitié, elle-même n’en était jamais venue aux grandes déclarations, même auprès des gens auxquels elle tenait le plus.

Et elle n’en avait pas entendu davantage, il n’y avait que peu de gens, dans son entourage, qui pourraient lui tenir ce genre de discours. Miyria ne l’avait jamais fait (et pour cause, elle en aurait été aussi incapable que l‘était Pomona), Yuûki était la première.

La septième année, de fait, s’en voulait d’autant plus de lui cacher la vérité, quand bien même cela était pour son bien. Elle avait l’impression de lui devoir quelque chose, afin de mériter toute la confiance qu’elle mettait en elle.

Seulement voilà, au lieu de donner à Yuûki une réponse à la hauteur de ce qu’elle venait de dire, elle se contenta d’un vague hochement de tête. Elle était bien incapable de lui rendre la pareille. Il y avait longtemps qu’elle en était venue à la conclusion qu’elle faisait une amie des plus pitoyables.

Mais Yuûki, elle, était une amie en or, et loin de vouloir, elle acceptait de changer de sujet, afin, de toute évidence, de ne pas la mettre mal à l’aise.


" Bon et ton noël c’était comment ? "‎


Son Noël? Il avait été ce qu’il y a de plus classique. Les fêtes n’avaient rien de bien fascinantes au sein de la famille Fitz. On se contentait d’un dîner en famille, où chacun se regardait dans le blanc des yeux, sans savoir quoi se dire, on échangeait des cadeaux sans originalité, quand cadeau il y avait, et les choses s’arrêtaient là.

Le meilleur moment qu’elle avait passé de toutes ses vacances avait été celui qu’elle avait passé chez Miyria, à comploter contre Jedusor. Elle y avait pris, force lui était de l’admettre, un très grand plaisir.

Ses vacances, autrement, avaient été sans saveur. Elle s’était ennuyée, à l’ombre de la demeure des Fitz, n’en était sortie que pour assister aux tristes fiançaille de Jo, son agresseur involontaire et de l’héritier Everard.

…quelques jours plus tard, ses parents lui annonçaient qu’à elle aussi, on avait trouvé fiancé. Bien que personne ne lui ai dit encore de qui il s’agissait.

Son possible mariage! Voilà une chose qui la tracassait et qu’elle n’avait partagé avec personne, pas même Miyria Ce pourrait être une juste compensation, pour prouver son amitié à la poufsouffle (la façon de raisonner de Pomona était toujours très mécanique).


"J’en ai connu de plus joyeux. Mes parents m’ont appris qu’ils voulaient me marier."


Elle avait parlé avec une grande neutralité, comme lorsqu’elle évoquait l’un de ces cas sociologiques qu’elle aimait à traiter. Sauf que cette fois, le cas, c’était elle.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Dim 7 Aoû - 19:14

    "J’en ai connu de plus joyeux. Mes parents m’ont appris qu’ils voulaient me marier."

    Yuûki se serait à tout, sauf à ça. Regardant Pomona avec un air quelque peu choqué, la jeune fille mis un temps avant de réaliser la chose. Les parents de Pomme voulaient la marier ?! Mais c’était… C’était horrible ! Enfin, derrière cet air choqué, Yuû n’était pas si étonnée. C’était la tradition des sangs pur que de décider quel seraient les futurs époux de leurs enfants, sans demander leur autorisation, bien sur. La jeune Poufsouffle avait été épargnée de ce côté-là, étant donné que son père l’avait exilé (et renié par la même occasion), et que sa tante n’avait pas la moindre intention de choisir à sa place celui avec qui elle s’unirait plus tard. Non, la vieille femme se contentait de s’occuper de ses Abraxans, et n’avait de toute manière jamais été vraiment en accord avec cette tradition. Yuû n’avait donc pas peur qu’il lui arrive la même chose qu’à Pomona, ou à Jo et cet ignoble Arthur (elle n’avait pas pu se rendre à leurs fiançailles, devant aider sa tante à s’occuper de son élevage). Mais cela faisait comme même tout bizarre qu’une amie lui annonce d’une manière si détachée qu’elle allait perdre définitivement sa liberté au sortir de l’école.

    "Par Morgane ! Mais c’est ignoble, t’annoncer ça comme ça, à noël en plus ! Et ils auraient pu choisir un meilleur moment…"

    C’est vrai qu’en plus, c’était particulièrement vil de lui dire ça à noël. C’était censé être une période de fête bon sang, pas le moment ou on annonçait de si mauvaises nouvelles à ses enfants. Yuûki sentait la colère l’envahir contre les parents de Pomona, et contre Pomme elle-même : comment pouvait-elle rester de marbre ?! Pourquoi ne se rebellait-elle pas, de la manière dont Yuû aurait elle-même réagit ?!
    A l’instant même ou la jeune japonaise se posa ces questions mentales, elle trouva les réponses : les enfants n’avaient pas le droit de donner leur avis à leurs parents. Les filles n’avaient pas le droit de choisir leur destinée. Elles devaient juste obéir et rester exemplaires en toutes circonstances. C’était révoltant. Mais on ne pouvait rien y faire, Yuûki le savait. Et cela ne faisait que l’énerver d’avantage : elles n’avaient jamais le choix, et c’était tout ce qui l’énervait le plus. Elle ne savait pas quoi faire pour aider son amie.


    "Sais-tu qui tes parents t’on choisie ? C’est quelqu’un qu’on connaît ? "

    Si c’était le cas, elle allait lui dire deux mots, à ce garçon. Oui, car elle n’allait pas laisser Pomona se retrouver enchaîner sans rien dire, sans rien faire. Ce serait injuste : jamais la Serpentard ne serait heureuse si elle était obligée d’obéir aux ordres d’un époux qu’elle ne connaissait peut-être même pas, et qui l’empêcherait sans doute de faire ce qu’elle aimait !
    Quoi qu’il en soit, Yuûki était furieuse, surtout par le fait que sa Pomme ne semblait même pas touché par cette nouvelle. Extérieurement du moins, car il était impossible de ne pas du tout en être affecté, n’est-ce pas ? Et puis Pommy était spécialiste dans l’art de garder ce qu’elle pensait pour elle, et dissimuler ses émotions (le contraire même de Yuû). Mais comme même…
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mar 23 Aoû - 22:30

"Par Morgane ! Mais c’est ignoble, t’annoncer ça comme ça, à noël en plus ! Et ils auraient pu choisir un meilleur moment…"

Yuûki semblait choquée, offusquée, bien plus que Pomona ne l’était elle-même. Non, elle ne trouvait pas cette nouvelle réjouissante, c’était même loin d’être le cas, mais elle était résignée.

Un jour, elle se marierait, c’était un fait. Et comme ce n’était certainement pas elle qui choisirait son mari, elle avait toujours su que ce mari, ce seraient ses parents qui le lui choisiraient.

Ils avaient ce goût pour la pureté du sang que partageaient beaucoup de grandes familles, et que Pomona trouvait ridicule. Cette histoire de sang pur était au mieux un phénomène sociologique intéressant, au pire une lubie trop répandue, particulièrement dangereuse et alarmante.

Ils voulaient que, par l’intermédiaire de Pomona, cette pureté se propage. Et Pomona n’étant ni une tête brulée, ni une rebelle dans l’âme, elle était décidée à respecter l’opinion de ses parents, aussi déplaisante soit-elle.

Oui, elle se marierait, si elle le devait. Après tout, ce n’était qu’une formalité comme une autre, elle laisserait son mari vivre sa vie, la tromper à loisir, et pendant ce temps, elle aurait le soutien financier nécessaire pour pouvoir faire ce qu’elle avait toujours voulu faire : écrire. Si du moins son mari se montrait un peu laxiste, ce qui n’était évidemment pas certain.


"Sais-tu qui tes parents t’on choisie ? C’est quelqu’un qu’on connaît ? "

Car oui, elle ignorait encore le nom de son futur époux. Ses parents lui avaient seulement laissé comprendre qu’il s’agissait d’un élève de l’école.

C’était ce qui rendait cette nouvelle moins agréable encore, n’importe quel enfant bien né, au sang dit irréprochable pouvait être l’un de ses prétendants, et elle devait bien avouer qu’après avoir appris cette nouvelle, elle avait feuilleté chaque page de son carnet afin d’observer quels pouvaient être ses futurs époux. Cela n’avait jamais grand chose de réjouissant.

Pomona fit non de la tête, puisqu’elle ne savait effectivement rien. Bien sûr, elle aurait pu demander des précisions à ses parents, mais elle n’avait pas voulu le faire. Tant qu’elle ne cherchait pas à en savoir plus, tout cela avait l’air... moins réel, moins imminent.

Elle était peut-être résignée, mais tout de même. Pomona, se faire passer la bague au doigt? C’était surréaliste, et beaucoup pourraient trouver cela risible, même. Elle n’était pas faite pour vivre avec un homme, et qui plus est, elle ne croyait pas en l’amour. Pour elle, c’était une invention, afin de faire croire au monde que la vie avait un sens, que le rapport aux autres n’était pas vain.

La passion était une réaction chimique, provoquée par les phéromones, elle disparaissait rapidement. C’était l’homme qui, ensuite, choisissait de croire que cette réaction pouvait durer éternellement, alors qu’elle avait déjà disparu.


“Je ne sais pas.”
répondit-elle enfin en haussant les épaules. “Je sais juste qu’il est à l’école. Et évidemment, il est de sang pur..”

Le purisme de ses parents étaient véritablement stupide, Pomona en avait tout à fait confiance, pour autant, elle ne se battrait pas contre celui-ci.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Lun 29 Aoû - 9:13

    “Je ne sais pas.” Commença Pomona d’un ton calme. “Je sais juste qu’il est à l’école. Et évidemment, il est de sang pur..”
    Soupirant doucement, Yuûki s’adossa contre le mur qui se trouvait dans son dos, observant les élèves s’engouffrer dans la grande salle en riant. De son côté elle n’avait pas du tout envie de rire, mais de crier de toute ses forces toute sa colère. Ce qui malheureusement n’était pas possible : tout le monde croirait qu’elle perdait la tête. Pas que ce que les autres pensaient d’elle l’intéressait, mais de toute façon cela n’aiderait en rien Pomme.
    Reconcentrant son attention sur son amie aux cheveux châtains, Yupuki eu un moment d’hésitation : elle était en colère de son manque de réaction, mais d’un autre côté, telle qu’elle la connaissait, c’était peut-être un moyen de se protéger ? Ou du moins de rester comme d’habitude, ne pas être troublé par tout cela ? Pauvre Pommy…

    Se remettant droite, la petite japonaise s’approcha de Pomona et la pris dans ses bras dans un geste qu’elle espérait réconfortant. Que Pomme n’aime pas les étreintes n’avait pas d’importance tout de suite, elle espérait surtout que la Serpentard comprendrait qu’elle serait là si jamais ça allait mal, et que ce futur mari mystérieux se trouvait être un sal***.


    « Désolée de m’énerver comme ça Pommy, je vois bien que ça doit être dur pour toi. Et puis cen histoires de sang pur… Grr. »

    S’éloignant légèrement de Pomme pour observer son visage, Yuûki sourit légèrement, pas joyeusement, mais d’un sourire qui voulait dire : « et voilà tu as eu droit à deux câlins en un jour, va falloir s’y faire ». Bon la Poufsouffle ne pensait pas que Pomme comprenne mais ce n’était pas grave.

    Et puis d’une certaine manière elle était heureuse d’avoir été la première à qui Pomona se soit confiée. Cela montrait qu’elle lui faisait confiance, même si Yuû était encore intimement persuadée qu’elle cachait quelque chose. Mais tout le monde avait son jardin secret n’est-ce pas ? Ce n’était pas un drame.

    Le seul drame ici là était que Pomona allait être obligée d’épouser un parfait inconnu. C’était révoltant. Pas que Pomme doive épouser quelqu’un, ça encore Yuû savait que ça allait arriver un jour. Mais si tôt, non !!! Et les parents de la jeune fille aurait pu au moins lui donner l’identité de ce garçon ! C’était la moindre des choses. Mais non.

    Parfois Yuû se réjouissait de ne pas être restée au Japon avec sa famille, car à cette heure ci elle serait déjà fiancée et prête à être mariée. C’était ce qui était arrivé à ses deux plus grande sœur, mais de son côté cela l’avait toujours effrayé, devoir se marier… C’était peut-être une sorte de chance qu’elle ait du quitter son pays natal pour venir en Angleterre, et rencontrer sa tante qui ne l’obligerait pas à faire ce qu’elle ne souhaitait pas.


    « Mais tu ne veux vraiment pas essayer de dire quelque chose ? Je ne sais pas mais, tu vas être majeur, tes parents n’ont plus le droit de t’obliger à faire quelque chose ? » demanda Yuû d’une voix un peu implorante. Elle savait que ces espoirs n’étaient que chimères, mais ne pouvait s’en empêcher. Que faire sans l'espoir, qui nous persuadait que tout était possible, nous empêchait d'abandonner et donnait des ailes au plus peureux ? La plus grande peur de Yuûki était sans aucun doute une vie sans espoir, ou tout être serait résigné à suivre les ordres de plus hauts, tout cela enfermé dans une cage jusqu'à la toute fin. C'était horrible. Pomona ne pouvait pas y renoncer!
    Et puis même si cela ne changeait rien à ce qui allait se passer, il fallait y croire pour ne pas desespérer. Avoir encore un but quelquonque auquel s'accrocher pour ne pas se perdre.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Lun 5 Sep - 16:56

"Désolée de m’énerver comme ça Pommy, je vois bien que ça doit être dur pour toi. Et puis ces histoires de sang pur… Grr."

Au fond, sans doute était-ce une bonne chose que Yuûki s’énerve. Peut-être falait-il quelqu’un pour s’énerver, quelqu’un pour compenser le manque de réaction dont elle-même faisait preuve.

La poufsouffle extériorisait en effet tout ce qui aurait pu surgir, tout ce qui aurait pu s’exprimer en elle, si elle s’était laissée aller à un peu de sincérité. Non, à la place, elle préférait garder ce masque d’indifférence derrière lequel elle était si confortablement installée. Il était toujours plus simple de ne pas voir la vérité en face.

Pomona était du même avis que son amie, il n’y avait rien de plus ridicule que de vouloir perpétuer ainsi cette fascination du sang-pur, mariant entre eux les grandes familles de sorcières entre elles, jusqu’à ce qu’elles ne forment plus qu’une seule et grande famille, un empire gigantesque placé sous le signe d’une ignoble consanguinité.

"Mais tu ne veux vraiment pas essayer de dire quelque chose ? Je ne sais pas mais, tu vas être majeur, tes parents n’ont plus le droit de t’obliger à faire quelque chose ?"

Si tout cela était suffisant. À vrai dire, cela faisait plusieurs mois qu’elle avait atteint la majorité sorcière, mais au sein du contexte familial où elle avait été jetée, la majorité n’avait pas grande importance. La femme était soumise, toute sa vie.

Plusieurs fois, bien sûr, le rêve lui avait effleuré de couper les ponts avec sa famille, et de voler de ses propres ailes. Mais les chances pour qu’elle s’en sorte sans le soutien financier de ses parents était presque nulles.

Sans compter que, en dépit de tous les reproches qu’elle pouvait légitimement leur faire à cet instant précis, elle aimait ses parents malgré tout, et n’avait pas envie de rompre les liens… ce qui se passerait forcément si elle leur tenait tête.

Elle ressentait dors et déjà le fait qu’elle était une déception pour ses parents. Elle ne se comportait pas, il est vrai, comme la jeune fille de bonne famille qu’elle devrait être. Au moins accomplissait-elle un impeccable cursus scolaire. Là-dessus, il était impossible de lui faire le moindre reproche.

"Je te remercie, Yuûki. Mais la majorité n’est qu’une situation civique, ça ne change rien." sentant que sa remarque allait sans doute provoquer à nouveau l’agacement de la poufsouffle, elle s’empressa d’ajouter. "Ne t’en fais pas, je vais bien. Ce n’est pas comme si je ne m’y attendais pas."

Après tout, elle avait toujours su que tout cela se passerait ainsi. Malgré tout, même si elle voulait le cacher à Yuûki, il y avait une différence entre savoir qu’une chose va arriver, et la voir arriver. Une différence de taille. Mais à quoi cela servirait-il d’inquiéter les personnes qui lui importaient le plus, elle voulait bien au contraire les préserver. Pour cela, mieux valait ne pas s’apitoyer sur ce qu’on ne peut pas changer.
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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Mer 7 Sep - 15:54

    "Je te remercie, Yuûki. Mais la majorité n’est qu’une situation civique, ça ne change rien." Répondit Pomona d’une voix désespérément neutre. Bien entendu à ces mots, Yuûki sentit tout de suite colère, agacement et esprit de contradiction en elle. Ce comportement impassible, ce calme olympien dont rien ne semblait pouvoir venir à bout… La jeune Poufsouffle se sentait affreusement inutiles, incapable de faire quoi que ce soit pour son amie, pour tous ceux qui étaient dans le même cas que Pomme. Contraints de devoir épouser un inconnu pour sa fortune, et surtout la « pureté » de son sang. Cette tradition était véritablement l’une des plus horribles et ridicule qu’il existait. "Ne t’en fais pas, je vais bien. Ce n’est pas comme si je ne m’y attendais pas." Se justifia Pomme rapidement, sans doute pour éviter que Yuûki ne devienne vraiment en colère. Et de plus, cela marchait : la jeune japonaise se sentit reprendre quelque peu un visage plus détendu, signe de sa résignation. Elle n’y pouvait rien de tout façon. Rien du tout. Pour l’instant du moins. La seule manière de changer cela serait d’obtenir une réputation, de devenir Quelqu’un avec un grand Q dans le monde sorcier. Seule une carrière au Ministère pourrait aider à cela. Ce n’était pas gagné.

    Yuûki jeta un regard attristé à Pomona. Elle se doutait que celle-ci était bien plus chamboulée qu’elle ne le laissait paraître, mais ne pouvait rien y faire maintenant. En effet, Pomme était la meilleure dans le jeu de la dissimulation et des secrets. Elle excellait dans un domaine qui donnait bien du fil à retordre à Yuû, qui autant était capable de garder un secret, autant restait incapable de comprendre les autres lorsqu’ils mettaient autant de soin que Pomme à dissimuler leurs pensées. Parfois, la jeune Poufsouffle se disait que son amitié avec la Serpentard était une erreur, elles étaient tellement différentes après tout ! Leur amitié ne serait jamais née si elles ne s’étaient pas rencontrées dans l’infirmerie. Oh non Yuûki ne regrettait pour rien au monde cette rencontre, mais la demoiselle déplorait le manque de tact dont elle faisait preuve, autant avec Pomme qu’avec Miy’ et Meredith. Surtout Mery.


    « Tu as sans doute raison, mais ce n’est pas pour autant que c’est juste. Cette tradition n’a pas lieu d’être. C’est tellement dommage que notre opinion ait si peu de poids… » termina Yuû d’une voix plus basse, lente et triste. Mais elle avait pris sa décision : un jour elle serait quelqu’un d’important, aurait un haut poste au Ministère et serait capable de se faire entendre pour défendre des causes justes. Oh elle ne commencerait sans doute pas cette tradition qu’était le mariage arrangé, car personne ne l’écouterait, mais il y avait tant d’autres choses qui méritaient d’être changé. Ce n’était pas parce qu’aujourd’hui elle n’était pas douée de douceur et de délicatesse que cela ne pouvait changer. Et oui elle avait encore trois ans d’étude, bien de quoi réfléchir.

    La Poufsouffle releva un visage qu’elle avait baissé pendant sa réflexion, et adressa l’ébauche d’un sourire à Pomona. Cela faisait maintenant quelques minutes qu’elles étaient toutes deux plantées devant la porte de la grande salle, en oubliant complètement d’aller manger. Ce qui se comprenait puisque la conversation avait pris un tour vraiment inattendu, passant d’une fête d’anniversaire à une discussion sur le libre arbitre et la justice. Le sérieux de cette conversation était bien trop grand pour que Yuû pense à son estomac, mais maintenant… Elle avait une de ses faims !!! La petite japonaise se sentait capable d’avaler tout un troupeau de bisons tant elle était affamée ! Bon sang, que cela creusait de parler de choses si importances.
    D’un geste vif qui démontrait ses talents d’attrapeuse, Yuûki attrapa le petit vif que Pomona lui avait offert et qui continuait à voleter autour de son visage. Adorable ce petit ! La Poufsouffle le rangea dans la poche de sa chemine placée sur sa poitrine, et de sa main libre désigna la porte encore ouverte de la Grande Salle :


    « Il serait peut-être tant d’aller manger non ? Miyria va être toute seule si tu ne vas pas déjeuner avec elle… Et je pense que ce débat touche à sa fin, ça me ferait plaisir d’en reparler plus tard, lors de la prochaine sortie à Pré-au-Lard par exemple… Je t’invite !! Et ça me permettra de te remercier dans les règles pour ce superbe cadeau… » clin d’œil complice. Yuûki espérait que Pomme voudrait bien venir avec elle pour se rendre au village sorcier. Ce serait l’occasion de passer un peu plus de temps ensemble, étant donné que c’était difficile vu la différence de classe et de Maison. Boire un verre, faire les boutiques… Bon peut-être cette deuxième option ne plairait pas trop à Pomona, mais de toute manière elles verraient plus tard, lorsqu’elles y seraient… Et si Pomme acceptait l’invitation !

    La japonaise attrapa la main de Pomona d’un geste affectueux, autant pour lui dire mercie, au revoir et pour l’encourager dans ces fiançailles qui l’attendait. Bien sur qu’elle serait là pour elle lorsque cela devrait arriver !!


    « Encore merci pour tout Pommy, tu me donneras ta réponse une autre fois ok ? Car si on continue à traîner, on n’aura même pas le temps de manger avant le début du prochain cours ! A bientôt… »

    Yuûki relâcha à regret la main de son amie, et après un dernier sourire se dirigea vers l’entrer de la salle. Les délicieuses odeurs qui s’en dégageaient avaient le don de la faire saliver d’avance… Les élèves étaient de vrais génies !
    Toute cette histoire allait sans doute la tracasser pendant un bon bout de temps. Et Yuûki était persuadée qu’elle n’allait pas dormir de la nuit tant elle s’inquiétait pour Pomona. Elle avait peur pour elle, était aussi en colère à sa place, s’inquiétait bien plus que de raison… Et dire qu’elle se disait ne pas aimer aider les autres ! La jeune fille aux yeux sombres commençait à se rendre compte qu’elle était bien plus gentille qu’elle ne le croyait, et le voulait… Mince, elle se tracassait vraiment pour un rien ces derniers temps !



    Je me disais que ce rp touchait à sa fin... Je pense que tu peux répondres et clore, à moins que tu penses à autre chose! ^^


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Message#Sujet: Re: Dies Natalis (Yuûki)   Lun 12 Sep - 15:00

« Tu as sans doute raison, mais ce n’est pas pour autant que c’est juste. Cette tradition n’a pas lieu d’être. C’est tellement dommage que notre opinion ait si peu de poids… »

L’opinion personnelle n’avait jamais la moindre importance, c’était un leurre, rien de plus. Voilà plusieurs années déjà que Pomona en avait fait le triste constat.

On pouvait se donner l’illusion de faire quelques choix par soi-même, mais cela restait une illusion. Le libre arbitre n’existait pas, chacun de nos actes étaient irrémédiablement déterminés, après l’avoir compris, Pomona avait accepté cette évidence, peu joyeuse, il est vrai. Puisqu’on ne pouvait rien faire, il fallait faire avec, un point c’est tout.

C’étaient dans des moments comme celui-là qu’il était censé de se demander pourquoi Pomona et Yuûki s’entendaient si bien, alors que leur vision de la vie était souvent aux antipodes. Avec Miyria, cela se comprenait, Pomona et elle se ressemblaient beaucoup, mais avec Yuûki. La jolie japonaise était l’optimisme incarnée quand elle-même faisait preuve du plus déprimant des pessimismes.

Peut-être était-ce leur force? Quand l’une était trop sombre, l’autre amenait du soleil, quand chez l’une, tout était trop clair, l’autre la rappelait aux zones d’ombre de l’existence, qu’on pouvait choisir d’ignorer, mais qui étaient là, malgré tout. À jamais.


« Il serait peut-être tant d’aller manger non ? Miyria va être toute seule si tu ne vas pas déjeuner avec elle… Et je pense que ce débat touche à sa fin, ça me ferait plaisir d’en reparler plus tard, lors de la prochaine sortie à Pré-au-Lard par exemple… Je t’invite !! Et ça me permettra de te remercier dans les règles pour ce superbe cadeau… »

Un débat… Yuûki était bien aimable d’appeler les choses ainsi, du point de vue de la vert et argent, on aurait plutôt dit un dialogue de sourds, et personne, bien sûr, n’était décidé à admettre la radicalité de sa position, elle la première.

Mais là résidait toute la beauté de leur étrange amitié, leurs avis ne concordaient peut-être pas, mais elles savaient passer outre.

Pomona jeta un coup d’œil à sa montre. Le temps avait filé sans même qu’elle s’en rende compte, il était en effet grand temps qu’elles rejoignent la grande salle. Même si l’argument que la poufsouffle lui donna concernant Miyria avait de quoi faire sourire (dommage, Pomona souriait peu, pour ne pas dire jamais), sa grande amie aimait autant la solitude qu’elle, elle saurait très bien se passer de sa présence. Mais elle commençait à sentir son estomac gargouiller, il était tout de même temps de manger.

« Encore merci pour tout Pommy, tu me donneras ta réponse une autre fois ok ? Car si on continue à traîner, on n’aura même pas le temps de manger avant le début du prochain cours ! A bientôt… »


Merci pour quoi? Et pourquoi cette main tendue vers elle? Les démonstrations d’affections n’étaient définitivement pas son fort.

Ah oui, le cadeau. Quoi qu'il en soit, elles n’avaient effectivement plus beaucoup de temps.


"À plus tard. On se tient au courant."


Sur ses mots, elle entra à son tour dans la grande salle, et après un dernier regard à l’intention de Yuûki, elle s’installa à la table des serpentards.
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Dies Natalis (Yuûki)

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