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 C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]

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Message#Sujet: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Sam 16 Juil - 20:55

    Le dîner avait été copieux, trop copieux, Dippet n’aurait sûrement pas dû reprendre deux autres part de tarte aux pommes, mais il faut dire ce qui était, elle était particulièrement délicieuse, cette tarte. Cela dit, si la sensation provoquée par la tarte aux pommes avait, dans un premier temps, été des plus agréables, elle l’était devenu beaucoup moins au moment où il avait dû quitter la table des professeurs. Oui, monsieur le directeur était barbouillé, et quand il monta jusqu’à son bureau, avec la perspective de devoir assister à ce rendez-vous pour le moins contraignant qu’il avait pourtant organisé, il était tout sauf motivé, autant le dire. Mais le travail était le travail, et il fallait bien assumer ses responsabilités. Ayant retrouvé son bureau, qui lui était plus que familier, puisqu’il y passait l’intégralité de son temps, il s’installa sur son confortable fauteuil, l’œil fixé sur le cadran de sa montre. Les personnes qu’il attendait ne devraient plus tarder, mais il aurait sans doute quelques minutes pour lui avant que ce soit le cas. Le temps de se servir un petit verre d’hydromel, histoire de faire passer ce repas trop consistant.

    Après avoir bu une première gorgée du verre qu’il venait de se servir, il tira d’un tiroir à sa gauche un dossier bleuté, sur lequel une étiquette accolée indiquait le nom d’Yseult Neils. Il avait dors et déjà parcouru ce dossier, après que l’infirmière de l’école lui ait fait part de ses inquiétudes au sujet de cette enfant visiblement dépressive. Il avait aussitôt envoyé un hibou aux parents d’Yseult, afin qu’une décision soit prise concernant son état de santé. Le lendemain, Mr et Mrs Neils demandaient un rendez-vous au directeur, qui l’avait accepté, puisqu’il fallait bien que cette histoire trouve une issue, de préférence heureuse. Discuter de l’état de santé de la serdaigle n’était malgré tout pas du goût du directeur, qui aurait préféré un peu de solitude, afin de favoriser sa digestion. Heureusement (ou pas), Zelda Sparkley, l’infirmière de Poudlard (avec qui Dippet n’était pas toujours en bons termes, il faut dire ce qui est), serait également là, puisqu’elle était la plus à même d’exposer le cas d’Yseult à ses parents. Il y avait de fortes chances pour que ce soit elle qui, au final, mène la conversation (ce qu’elle aimait toujours faire, de toute manière), pour une fois, il était décidé à la laisser faire, il se sentait trop las pour débattre avec l’infirmière, qui avait un peu trop tendance à avoir l’avantage sur lui. Et puis, il lui réclamerait sûrement un remède pour ses maux de ventre, autant ne pas trop la contredire s’il voulait espérer calmer son estomac.

    Il venait de finir les dernières gorgées d’hydromel de son verre, tout en feuilletant très distraitement le dossier de la jeune serdaigle. Il n’en retenait pas grand-chose, il le survolait surtout afin de se donner bonne conscience, et n’eut pas le temps de le faire trop longtemps, puisque bientôt, on toqua à la porte de son bureau. Dippet regarda son bureau. Ils étaient ponctuels, tant mieux. Plus tôt leur réunion commencerait, plus tôt elle pourrait se terminer.


    « Entrez. »
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Serdaigle
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Mar 19 Juil - 21:27

    Yseult avait reçu une autre lettre de ses parents, cette fois-ci, elle était de son père, et il lui informait d'un rendez-vous avec le Directeur de Poudlard. La jeune fille fronça les sourcils, et se demanda qui était le directeur de l'école, elle n'arrivait pas à mettre un nom. Dumbledore! Non ça s'était le professeur de Métamorphose, mais Ys l'avait toujours trouvé trés présent, il avait beaucoup de prestance, et qu'il pouvait se montrer redoutable derrière son regard bleu pétillant de malice. Non, c'était Dippet le directeur, elle avait mis du temps à restituer les personnes avec qui elle n'avait pas beaucoup de lien. Ce qu'elle parvenait à voir chaque jour, elle n'avait aucun problème pour les situer. Mais lui il passait beaucoup de temps avec dans son bureau, ou assis à la table des professeurs.
    La jeune fille était donc devant la porte de l'entrée de l'école pour attendre ses parents. Elle aurait peut-être dû prévenir son frère de leur visite. Il avait peut-être envie de leur dire un mot. Ou peut-être que Louis et Elanore avait déjà prévu le petit Alceste. Elle se mit à regarder les rayures qui se trouvaient sur le mur, comme si c'était la plus belle chose au monde. Elle en suivit un qui montait presque jusqu'au plafond. Et d'autres avaient la forme de Serpents ou deux fils entrelacés l'une dans les autres.

    "Ma chérie" fit une voix. Ys ne réagit pas de tout de suite, elle sursauta quand sa mère lui toucha doucement l'épaule. Elle se tourna et la regarda un moment surpris, et son cerveau mit du temps à lui dire c'est ta mère. Une fois cette information, il lui fallu encore quelques secondes pour passer à l'idée suivante, à savoir l'embrasser sur la joue pour la saluer.
    "Bonjour, Maman!" fit-elle dans un maigre sourire. La jeune femme prit sa fille dans ses bras pour la serrer contre elle, à presque l'étouffer. Ys resta sans bouger un moment, puis porta simplement sa main sur l'épaule de sa mère.

    Louis regardait la scène, ce matin là, il s'était levé avec l'intention d'envoyer un message au directeur de l'école pour lui demander un rendez-vous. Mais finalement le directeur, le professeur Dippet avait anticipé son idée, et il avait accepté un rendez-vous. En tant que guérisseur, il connaissait certains choses sur les maladies sorcières. Et hier matin, il s'était réveillé avec l'idée que sa fille ne souffrait pas simplement d'une déprime qu'il y avait autre chose, quelque chose de bien plus profond. Maintenant il fallait en convaincre le directeur. Louis n'était pas vraiment spéciale dans les maladies mentales, sorcière ou non, son domaine était plus les accidents, ou les sorciers ou sorcières perdaient un ou deux membres dans l'opération. Mais l'attitude de sa fille n'était pas normal et même loin de là.

    "Bonjour Papa" fit une voix à son côté. Il tourna sa tête et lui fit un grand sourire rassurant, et lui frotta doucement sa tête pour la réconforter.
    "Nous y allons" fit-il en prenant la tête de la petite famille, suivit par sa femme et sa fille qui se tenaient main dans la main

    Eléanore était vraiment inquiète pour sa fille. Elle lui tenait la main pour aller vers le bureau de la direction de l'école. C'était la première fois qu'elle mettait les pieds dans cette école de magie. Le ministère avait donné son accord, et avait elle ne sait quel tour de magie pour qu'elle puisse entrer dans ce lieu, pour parler de la santé de sa fille. A tous les pas qu'elle faisait pour se rendre dans le bureau du professeur Dippet, la mère de Ys, ne cessait de jeter des coups d’œils à sa fille. Cette dernière semblait être un peu dans la lune. Elle regardait certains de ses camarades comme si c'était la première fois qu'elle les voyait. C'était le même regard qu'elle avait porté sur elle, tout à l'heure. Comme si elle avait cherché un moment dans sa mémoire pour savoir qui était la personne qui venait de l'appeler. Elle lui serra un peu plus fort la main, et croisa le regard de sa fille qui lui sourit timidement, et sans vraiment de chaleur. Ils se trouvèrent devant le bureau du directeur, et Louis frappa à la porte.

    « Entrez. » s'écria une voix de derrière la porte. Louis ne se le fit pas dire deux fois et ouvrit la porte dans un grand geste élancé, peut-être un peu trop, vu que la porte s'ouvrit un peu trop grand.
    "Bonjour Monsieur le Directeur" fit-il en s'avançant à grand pas vers l'homme chauve qui se tenait assis derrière un grand bureau. Ys regarda le directeur, et elle était plutôt contente d'avoir eu raison. Le directeur était bien le petit homme chauve, et pas le grand barbu...
    "Bonjour" répéta la mère d'Ys dans un hochement de tête, un peu intimidé de rencontrer un autre sorcier. Elle commençait à s'y habituer depuis une dizaine d'années, qu'elle vivait auprès de Louis.
    "Bonjour" fit de même la jeune Ys, sans vraiment plus trop à qui elle disait bonjour. On peut pas dire que ce matin, ça allait trés fort, il y avait des matins, et même des journées, où elle avait l'impression de marcher au radar. Comme si son corps faisait des gestes automatiquement sans que son esprit l'ait commandé. Et puis d'autres matins, où le soleil brillait, et où elle avait presque l'impression qu'elle pouvait presque rire avec ses amis. Mais aujourd'hui, ce n'était pas un de ses jours ensoleillés, non aujourd'hui, il était gris, même trés orageux.

    "Ma fille rencontre des difficultés depuis quelques mois, depuis l'année dernière. Il semblerait qu'il se soit passé quelque chose dans votre école. Je suis venue demander des explications, monsieur le Directeur" fit Louis se voulant intimidant, et surtout précis dans ses questions, pour avoir des réponses précises. Il se contenterait pas d'une réponse évasive toute faite, ou qui lui disait que sa fille faisait une petite déprime. Alors qu'elle était passé du stade "je ris trop et trop fort, fait trop de bêtises", à "je parle plus, souris plus, et c'est tout juste si je me souviens de mon nom"... Ce n'était pas normal, et il n'est pas question que le directeur ne fasse rien pour aider sa fille ou du moins lui donner des réponses à lui. Pour le reste, il saurait se débrouiller, il était guérisseur aprés tout. Si il ne peut pas sauver sa fille, à quoi ça servait qu'il soit devenu guérisseur.

    Elanore et Yseult restaient toutes les deux silencieuses, même Ys avait prit le risque de s'asseoir sur une des chaises présentes dans le bureau du directeur. Elle regardait son père se mettre en colère. Elle savait que c'était d'elle, dont il parlait. Elle parvenait à comprendre qu'il y avait un problème dans son comportement et que son père était inquiet comme sa mère, qui ne lâchait plus sa main. ou son frère qui ne cessait de lui demander si ça allait à chaque fois qu'ils se croisaient. Même Sean, Léo, Melody, Iris, et d'autres Serdaigle et autre camarades qui ne cessaient d'essayer de la faire rire. Mais Ys ne parvenait pas faire sortir un son joyeux de sa bouche, elle avait.... oublié comme on faisait. Un coup frappait à la porte la fit sursauter et tout le monde se retourna pour voir qui pouvait bien arriver dans un moment aussi catastrophique...

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Ysbridion
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Sam 23 Juil - 18:20

Ces derniers jours, Zelda avait fait des recherches, beaucoup de recherches, concernant le cas de la petite Yseult Neils, qui faisait manifestement une dépression. Elle s’était renseigné auprès de spécialistes qui travaillaient aux services psychiatriques de Sainte-Mangouste, elle avait ouvert des livres aussi bien sorciers que moldus (voilà au moins une maladie à laquelle personne n’échappait), et autant dire qu’aucune réponse n’était franchement concluante. Il n’y avait pas de remède miracle à la dépression, sauf le travail sur soi que devait effectuer le patient. Autant dire que dans le cas de la petite Yseult, elle avait du pain sur la planche! Bien sûr, il y en avaient toujours qui ramenaient leurs sciences et proposaient des méthodes absolument pas recommandables du type « faisons lui boire une potion d’allégresse », mais elle évitait autant qu’elle le pouvait ce genre de fadaises. Au final, elle n’était pas vraiment avancée, et l’idée de devoir affronter ce prétentieux de directeur - machiste au passage - ainsi que les parents affolés de la serdaigle n’était vraiment, vraiment pas à son goût. Elle arriverait bien à baratiner, ce ne serait pas la première fois, mais Zeld’ était une perfectionniste, alors sentir l’échec la frôler d’aussi près, il était impossible, impensable, même, qu’elle le supporte. Quiconque connaissait un peu Zelda Sparkley savait qu’elle avait sa fierté. Souvent mal placée, c’est vrai, mais quand même.

Elle ne se pressa pas, quand arriva l’heure du fameux rendez-vous. Jusqu’à la dernière minute, elle avait espéré trouver une solution miracle, ou au moins une parade qui lui éviterait ce têtes-à-têtes désagréable. Elle ne trouva rien. De dépit et de frustration, elle se laissa le temps de fumer une cigarette à la fenêtre de l’infirmerie, sa première depuis longtemps (elle préférait éviter de fumer quand elle savait que Louisa, sa fille, était à proximité, elle ne voudrait pas lui donner de mauvaises idées), son remède à elle quand il s’agissait de se calmer les nerfs. Ça et le café. Ouais, Zelda menait une vie vraiment très équilibrée. Après avoir écrasé son mégot sur le rebord de la fenêtre et l’avoir fait disparaître d’un coup de baguette magique, elle prit enfin la décision de rejoindre le bureau du directeur. Autant dire que le cœur n’y était vraiment pas.

Une fois devant la porte du bureau, elle entendit des échos de voix qui provenaient de l’intérieur. Comme c’était à prévoir (elle avait quand même quelques bonnes minutes de retard), les parents Neils étaient déjà là, et ils étaient déjà en train de casser du sucre sur le dos de l’organisation à Poudlard. Ah ils avaient le chic, pour ça, les parents d’élèves, toujours à râler! Zeld’ en savait quelques chose, pour un raison mais alors totalement inconnue, plusieurs élèves étaient allées se plaindre du comportement de l’infirmière auprès de leurs parents. Zeld’ toqua à la porte, et attendit qu’on l’invite à rentrer. Elle pénétra ensuite dans la pièce, l’air digne malgré son retard évident, la tête haute.


"Désolée, élève à l’agonie." se justifia-t-elle (ou la bonne vieille excuse qui marche à chaque fois.

Elle salua ensuite rapidement les personnes en présence et les invita à reprendre leur conversation là où elle s’était arrêtée.

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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Dim 24 Juil - 21:27

    Il y avait des soirs, comme ça, où il était évident qu’il aurait mieux valu pour vous que vous laissiez tout tomber, abandonniez toutes vos responsabilité et ignoriez vos ennuis, ce soir-là en était un. Dippet s’en était fortement douté avant même que Mr et Mrs Neils n’arrivent, il en eut la confirmation quand ces derniers entrèrent dans le bureau, accompagnés de leur fille. Le directeur jeta un coup d’œil à cette dernière, espérant observer une amélioration dans le comportement de la jeune fille, mais c’était peine perdue. Le visage neutre, elle semblait déconnectée de la réalité, comme souvent depuis trop longtemps. Son regard se posa ensuite sur ses parents, tandis qu’il leur serrait la main, leur rendait leur bonjour, et les invitait à s’asseoir sur les chaises qu’il avait disposé devant son bureau à leur intention. La mère d’Yseult ne semblait pas au meilleur de sa forme, si elle n’avait pas le même air égaré que sa fille, elle semblait véritablement soucieuse du devenir de cette dernière, ce qui, étant donné les circonstances, était fortement compréhensible. Le visage de Mr Neils reflétait, quant à lui, plus de colère et d’agacement que de peur. Dippet ne connaissait que trop bien ce genre d’expressions faciales, ce n’était pas la première fois qu’il en voyait, le mécontentement d’autrui était son lot quotidien, et il voyait déjà fondre sur lui des reproches qu’il ne pourrait contester, au nom de la diplomatie qu’impliquait son statut de directeur, quand elles pouvaient s’avérer sérieusement contestables. Dippet constata rapidement qu’il avait vu juste (pour une fois). Mr Neils, Louis de son prénom, assaillit bientôt le directeur de reproches divers et variés. Ça c’était la meilleure! À entendre le père de la petite Yseult, il semblait responsable de ce qui arrivait à sa fille. Mr Neils ne faisait pas que l’insinuer, il déclarait très sûrement que l’état de sa fille avait un rapport avec son école, une déclaration que Dippet trouvait fortement contestable. D’après Mrs Sparkley, qui faute d’être une femme agréable, était une excellente infirmière, Yseult faisait une dépression, et la dépression n’était pas un phénomène médical que son école seule pouvait justifier. Il était rare que ce genre de cas se manifeste dans son école, et apparemment, Yseult ne subissait aucun mauvais traitement, de la part d’aucun élève ou professeur de cette école. Il n’allait rien dire, parce qu’il n’en avait pas le droit, mais il n’en pensait pas moins : dans ce genre de cas - et c’était un fait reconnu- c’étaient souvent les parents, les responsables. Ces deux-là feraient mieux de nettoyer la boue qu’ils avaient sous leur chaussure avant de vouloir gratter en dessous de celle des autres. Dippet s’apprêtait à répondre, le plus courtoisement possible que le problème ne provenait certainement pas de SON école, qui était bien sous tous rapports, mais au moment où il ouvrit la bouche, on toqua à la porte.

    Il était rare que Dippet apprécie la présence de l’infirmière de Poudlard, mais pour une fois, il était ravi de la voir arriver, à tel point qu’il ne releva même pas la remarque tout à fait déplacée qu’elle fit au sujet de l’élève imaginaire qu’elle ne venait certainement pas de soigner, trop ravi d’avoir du soutien, même s’il devait provenir de cette… femme (si tant est qu’elle en était vraiment une). Après avoir tout de même adressé un sourire d’excuse aux parents Neils pour cette remarque quelque peu déplacée, il posa son regard sur Zelda.


    « Ah Mrs Sparkley, vous voilà enfin. Installez-vous, je vous prie. »
    fit-il en lui désignant le dernier siège vide qui faisait face à son bureau. « Mr et Mrs Neils, je vous présente Zelda Sparkley, l’infirmière de notre école. Elle sera sûrement plus à même de répondre à vos questions ». Ajouta-t-il dans un sourire qu’il n’espérait pas trop hypocrite, Mr Neils ne lui inspirant aucune sympathie.

    … Ce qu’il espérait que Zelda ait une réponse satisfaisante à fournir aux parents d’Yseult, et ce qu’il espérait qu’elle fasse preuve de plus de tact que d’ordinaire! Mais il ne se faisait pas beaucoup d’illusions, même pas du tout, il ne connaissait que trop bien son infirmière qu’il ne gardait dans son école que pour ses évidentes compétences.
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Mar 26 Juil - 15:45

    Yseult vit la jeune infirmière entrait dans la pièce. Elle la regarda sans sourire, et se souvenait assez bien des paroles qu'elle avait prononcé quelques jours auparavant. Elle était déprimée, et ce n'était pas bien, et que c'était grave... La jeune fille prenait bien les vitamines qu'elle lui avait donné, parfois elle sentait quelques choses de différents, mais ça passait trés bien, où c'était peut-être son imagination
    "Désolée, élève à l’agonie." fit-elle comme excuse. Ys haussa les épaules, toute cette conversation sur son cas, commençait à l'ennuyer... Ne pouvait-elle pas simplement dormir, manger et aller en cours... Pourquoi fallait-elle qu'elle rit avec ses amis, ou même qu'elle pleure, ça non plus ce n'était pas arrivé depuis des mois. Était-elle encore humaine, si elle ne ressentait plus la joie ou la tristesse?

    « Ah Mrs Sparkley, vous voilà enfin. Installez-vous, je vous prie. Mr et Mrs Neils, je vous présente Zelda Sparkley, l’infirmière de notre école. Elle sera sûrement plus à même de répondre à vos questions » présenta le directeur. Ys sentit la main de sa mère, lui serrait un peu plus l'épaule, elle tourna sa tête et leva les yeux vers Eleanore, et la regarda surprise. Les yeux de sa mère reflétait, une grande inquiétude, mais elle lui fit un petit sourire. Autant pour se rassurer que pour rassurer sa fille, sur ce qu'il lui arrivait et qu'ils allaient trouver un remède pour elle, et qu'elle irait bien trés bientôt...

    "Mrs Sparkley, répéta Louis, d'un ton sec, dans un hochement de tête pour la saluer... "Je disais donc au directeur Dippet, que ma fille souffre d'une déprime profonde survenue bien trop rapidement pour que cela soit naturel... Je suis donc venue demander des explications... " fit le père de la jeune Yseult, de son ton sec, et exigeant des réponses. Et qui sous-entendait qu'il ne partirait qu'une fois qu'il les aurait obtenues, et qu'il lui semblerait satisfaisante...
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Sam 30 Juil - 22:45

Ben tiens! Pour une fois, Dippet n’avait pas l’air mécontent de voir Zelda, c’était rare. L’infirmière était prête à parier que Mr et Mrs Neils lui avaient usé les nerfs au bout de deux minutes de conversations. Dieu ce que Zelda pouvait détester les parents d’élèves. Quand tout allait bien dans le meilleur du monde avec leurs enfants, est-ce qu’ils venaient vous emmerder? Non, jamais, mais dès que malheur arrivait à la prunelle de leurs yeux, alors là, il fallait s’attendre à s’en prendre plein la tronche. N’empêche, quel lâche, ce Dippet. Il avait l’air bien content de lui refourguer le sale boulot. Et là, le sale boulot bah… c’était compliqué. Parce qu’ils ne lui demandaient pas ce qu’avait la pauvre Yseult, mais pourquoi elle en était arrivée là. Zeld’ poussa un profond soupir. Quand on se montrait aussi sec et désagréable avec elle, elle avait une folle envie de riposter. De quel droit il se permettait de faire son petit diagnostic, comme s’il s’y connaissait mieux qu’elle? Elle avait étudié la question, elle avait passé ces dernières semaines à plancher là-dessus, alors le premier à lui faire une remarque risquait fortement de s’en prendre une en pleine tronche.

"Monsieur, je ne vous apprend pas votre métier, quel qu’il soit, alors s’il vous plaît, n’essayez pas de m’apprendre le mien."

Quand on la cherche, on la trouve Zelda. Elle s’en foutait, d’être impolie, ce serait à Dippet de réparer les pots cassés, de toute façon.


"Tout d’abord, effectivement, Yseult fait une dépression, et le fait que vous l’excluez de conversations dont elle est la principale concernée peut-être en partie au cœur du problème."

Zelda adressa un sourire à la fillette, elle ressentait une certaine compassion pour elle. Si le père d’Yseult était toujours aussi désagréable, Zelda ne s’étonnait pas que sa fille soit devenue dépressive. D’ailleurs, elle n’avait pas exclu l’idée que le milieu familial où évoluait cette petite soit en partie la cause de son problème.

"Son état de santé est forcément le contrecoup d’un événement violent, et croyez bien que je suis navrée de ne pouvoir vous en dire plus. Notez au passage, monsieur, que la dépression est souvent la conséquence d’un environnement social hostile."

Elle abusait un peu, là, c’est vrai, mais il avait commencé. On avait pas idée d’être aussi désagréable, vraiment. Après avoir dit ces quelques mots, elle détourna son attention de Mr Neils pour poser son regard sur Yseult, qui n’avait toujours pas l’air au mieux de sa forme.

"Ecoute, Yseult, j’ai quelque chose à te proposer, mais j’ai besoin que tu sois d’accord. Il faudrait que je puisse remonter à la source du problème. Les méthodes utilisées pour ce faire sont encore expérimentales, mais ça pourrait fonctionner. Nous pouvons recourir à la psychanalyse - c’est une méthode moldue- ou à l’hypnose." Zeld’ marqua une pause. « Evidemment, j’ai besoin de votre accord. En remontant à la source du problème, Yseult peut avoir des chances de guérir."

Parfois, les moldus comme ce… Freud… faisaient preuve de bon sens. Ne pas les écouter aurait été dommage.
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Dim 31 Juil - 22:33

    Avant même que cette réunion ne commence, Dippet avait eu l’intuition qu’elle se déroulerait mal. Comment cela ne pourrait-il pas être, quand on connaissait le tempérament de Zelda Sparkley, qui était toujours problématique quand il fallait engager une conversation posée? Dippet avait appris depuis longtemps à se contenir, à ne pas faire de vagues, à garder les choses pour lui… de toute évidence, l’infirmière de Poudlard n’avait pas reçu la même éducation, ou bien l’avait-elle reçu, et avait-elle choisi de devenir ce qu’elle était par pur esprit de contradiction, allez savoir. Dans tous les cas, son comportement était souvent problématique, car c’était ensuite à lui de jouer les entremetteurs, et Merlin sait qu’il détestait cela. Il était évident que la confrontation entre l’infirmière et le parent d’élève serait imminente. Dès l’instant où Mr Neils avait commencé à parler et montré son mécontentement, le directeur l’avait pressenti : les choses allaient mal se passer. En un sens, Dippet pouvait comprendre que Zelda se sente vexé, lui-même l’avait été, s’étant senti insulté par les accusations que sous-entendaient ses propos. L’ennui, c’est que, quand lui-même parvenait à faire bonne figure, Mrs Sparkley en était incapable, la situation était donc en passe de dégénérer. Zelda venait effectivement d’insulter, de façon à peine détournée, les parents de la petite Yseult. Dippet se sentait très mal à l’aise, il n’avait aucune envie de jouer l’avocat du diable, d’autant plus qu’il n’appréciait pas vraiment l’infirmière, humainement parlant (ça, vous l’aurez compris), mais il fallait bien qu’il trouve un juste milieu, qui lui permette de défendre les intérêts de son infirmière (car après tout, elle représentait -mal, certes- son école) et ceux des parents d’Yseult, car jamais, au grand jamais, il ne fallait énerver des parents d’élèves.

    Il ouvrit la bouche, prêt à sortir une réplique, n’importe laquelle, qui lui permette de calmer le jeu, mais à ce même moment Zelda reprit la parole, pour s’adresser, cette fois, en personne à Yseult, ignorant complètement ses parents. Dans des moments comme celui-ci, Dippet se demandait vraiment pourquoi il ne la virait pas de son école à grands renforts de coups de pieds dans le train (hum… ah oui, infirmière compétente, tout ça…). Il suggérait à Yseult des méthodes un peu expérimentales mais qui valaient toujours mieux que rien, et pour une fois, Dippet se surprit à être d’accord avec l’infirmière, tout le monde ici voulait la même chose, au fond : savoir ce qui était arrivé à Yseult pour qu’elle se retrouve dans l’état où elle était à présent. Un regard craintif dirigé à l’attention des parents Neils le laissait malgré tout supposer que, étant donné le peu de délicatesse dont Zelda avait fait preuve plus tôt, ils ne cèderaient pas aussi facilement.


    « Ce que Mrs Sparkley essaye de dire… »
    Dippet toussota, il était difficile de justifier les propos de l’infirmière, à vrai dire. Ils parlaient d’eux-mêmes. Mais il fallait bien qu’ici, quelqu’un tente de réparer les pots cassés. « …c’est que personne n’est à blâmer dans cette affaire. Nous nous sentons aussi concernés que vous par l’état de santé de votre fille, et croyez bien que nous faisons de notre mieux pour l’aider, et sommes prêts à redoubler d’efforts pour qu’elle aille mieux. »

    Dippet marqua une pause. Bah, il aurait pu s’y prendre bien plus mal que ça. À vrai dire, il était plutôt fier de la réponse qu’il avait trouvé, bien qu’elle était passe-partout. Peut-être parviendrait-elle à calmer les esprits échauffés?


    « Je pense que les méthodes proposés par notre infirmière pourraient effectivement aider Yseult. »

    C’était tout ce qu’ils pouvaient faire pour Yseult, et c’était mieux que rien, après tout.
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Lun 1 Aoû - 11:29

    "Monsieur, je ne vous apprend pas votre métier, quel qu’il soit, alors s’il vous plaît, n’essayez pas de m’apprendre le mien.Tout d’abord, effectivement, Yseult fait une dépression, et le fait que vous l’excluez de conversations dont elle est la principale concernée peut-être en partie au cœur du problème."Son état de santé est forcément le contrecoup d’un événement violent, et croyez bien que je suis navrée de ne pouvoir vous en dire plus. Notez au passage, monsieur, que la dépression est souvent la conséquence d’un environnement social hostile." fit l'infirmière d'un ton pas forcément trés aimable. Louis la laissa parler, et attendu qu'elle se soit tut pour y ajouter son grain de sel. Mais de quel droit, se mêlait-elle de l'éducation de sa fille, il n'y avait pas de problème dans sa famille, non le problème vient de cette école, ou peut-être de l'incompétence de certaines personnes de voir qu'il y a un problème ici, entre le meurtre de l'année dernière, et ça...
    Yseult écoutait ce que ses parents, le directeur et l'infirmière disaient, mais elle ne comprenait pas toujours le sens de leur mot. Il semblait n'avoir ni queue, ni tête. Elle était dans un brouillard, mais elle sentait la main de sa mère et cela la rassurait. Eleanore ne cessait de regarder sa fille, mais voyant que le ton était entrain de monter. Elle regardait son mari, espérant qu'il n'irait tout de même pas trop loin. Pour elle, il n'était pas vraiment important de savoir qui ou quoi était responsable, si c'était dû à la magie ou non. Tout ce que la mère de la jeune fille espérait, c'est qu'elle redevienne sa petite fille chérie, pleine de vie et d'énergie. Et pas cette enfant sans vie...

    « Ce que Mrs Sparkley essaye de dire c’est que personne n’est à blâmer dans cette affaire. Nous nous sentons aussi concernés que vous par l’état de santé de votre fille, et croyez bien que nous faisons de notre mieux pour l’aider, et sommes prêts à redoubler d’efforts pour qu’elle aille mieux. » fit le directeur de l'école, essayant de tempérer les propos de l'infirmière, mais Louis, n'en avait rien à faire, de ses propos, il voulait savoir ce qui s'est passé...
    Mrs Sparkley, je vous fait remarquer respectueusement que je suis guérisseur à Ste Mangouste, donc je pense avoir mon mot à dire sur ce sujet. fit la père d'Yseult d'un ton étrangement clame, mais toujours aussi colérique, il savait que sa femme n'aimait pas le voir exploser. Mais là, ça concernait sa fille, et il avait beaucoup de mal à rester calme... Pour continuer, vous parlez d'un environnement hostile, et vous avez sans doute raison, je peux le concevoir, mais il me semble qu'elle passe plus de temps à l'école qu'à la maison. J'en reviens donc à ce qui se passe dans votre école, monsieur le directeur! ajouta-t-il dans une colère qu'il avait de plus en plus de mal à maitriser. Mais en réalité, il était en colère contre lui-même, il s'en voulait de pas avoir pu protéger sa fille, et il cherchait un coupable, pour se sentir moins coupable.
    Qu'à vous, Mars Sparkley, je vous prie de ne pas vous mêlez de la façon dont j’élève ma fille!

    "Ecoute, Yseult, j’ai quelque chose à te proposer, mais j’ai besoin que tu sois d’accord. Il faudrait que je puisse remonter à la source du problème. Les méthodes utilisées pour ce faire sont encore expérimentales, mais ça pourrait fonctionner. Nous pouvons recourir à la psychanalyse - c’est une méthode moldue- ou à l’hypnose." Zeld’ marqua une pause. « Evidemment, j’ai besoin de votre accord. En remontant à la source du problème, Yseult peut avoir des chances de guérir." fit l’infirmière à la jeune fille. Cette dernière la regardait, et hocha la tête, bien sûr qu'elle voulait aller mieux, et comprendre ce qu'il lui arrive, mais c'était plus pour que ses parents, et ses amis ne soient plus inquiète pour elle, que pour elle-même. Cette vie tranquille, lui allait bien. Si elle pouvait pas être heureuse, alors elle ne serait pas malheureuse, ainsi elle n'aurait pas à souffrir... Mais pouvait-elle aimer?
    « Je pense que les méthodes proposés par notre infirmière pourraient effectivement aider Yseult. » ajouta le directeur. Louis, regarda sa fille, et ferma les yeux, une seconde tenta de calmer son ardeur, mais voyant l'état de sa petite fille, sa petite chipie, c'était bien trop difficile, il avait besoin de mettre un nom, un responsable sur l'état de sa fille.
    "Je connais pas vraiment ces techniques, elles sont moldus, n'est-ce-pas? demanda-t-il en regardant sa femme, qui hocha la tête pour le lui confirmer. Je suppose qu'on peut essayer, mais je souhaite tout de même savoir pourquoi, elle est dans cet état, et si il y a un responsable, je vous prie de croire monsieur, que je n'en resterait pas là."

    "Je.... Je veux juste qu'on soigne ma fille, Madame! fit Eléanore, à l'infirmière de Poudlard. L'année dernière au mois Septembre, on dépose notre fille à la gare, elle était tout joyeuse de pouvoir revoir ses amis, et en juin l'année dernière, on retrouve une jeune fille qui peine à mettre en pied devant l'autre, sans tomber, ce n'est pas franchement pas normal, mais à vrai dire, je me fous un peu du pourquoi, ou du comment, je veux qu'elle aille mieux, et qu'elle puisse rire à nouveau" fit la jeune mère d'Yseult et d'Alceste. Évidement, si il y avait un responsable, elle ne le laisserait pas partir sans rien dire, pour l'heure, ce n'était pas le plus important.
    "Yseult ma chérie, es-tu d'accord pour essayer?" demanda sa mère dans un sourire des plus inquiet et des plus encourageant à accepter. Yseult regarda sa mère, et son père, bien sûr qu'elle allait accepter, elle ne pouvait pas rester comme ça, n'est-ce-pas...
    "D'accord" fit-elle de sa petite voix, dans son regard presque sans vie, bien que sa mère, était sûre d'y avoir vu une petite flamme quelques instants plus tôt...
    "Bien, je souhaite être informé de tout ce que vous trouverez sur l'état de ma fille... fit Louis, il montrerait les résultats de l'infirmière à un de ses collègues, plus calé que lui sur le sujet, il voulait l'avoir à l’œil, cette femme. Mais le directeur n'a pas intérêt à oublier qu'il cherche malgré tout un responsable, ou même un coupable dans cette histoire...Pensa-t-il en regardant le directeur dans un regard zebrant de colère et de détermination.


[HJ : J'ai l'impression que Louis, prend beaucoup de place... Mais le rôle passif d'Yseult, lui va bien quand même!]
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Dim 7 Aoû - 22:12


Génial, un guérisseur, manquait plus que ça! S’il y en avaient qui mourraient d’envie d’apprendre son métier à Zelda, c’était bien ceux là. Le père d’Yseult n’aurait pas pu choisir pire, comme entrée en matière. Il pensait sûrement que ça obligerait Zeld’ à se confondre en excuses, mais ça la mettait encore plus en rogne, en fait. Elle avait une dent contre tous les médicomages et guérisseurs de Grande-Bretagne depuis qu’une dizaine d’entre eux avait investie son infirmerie sans la prévenir il y a quelques mois de ça (et qui plus est, elle avait une dent contre les hommes en général depuis sa naissance). Mr Neils n’en faisait pas partie. Si ça avait été le cas, zeld’ l’aurait reconnu. Monsieur n’était pas assez qualifié pour guérir le ministre de la magie, peut-être? À cette pensée, un sourire mauvais s’afficha sur le visage de Zelda. Oui, elle avait vraiment pris ce bonhomme en grippe, et Merlin qu’elle était contente de ne pas être sa fille, Yseult avait de quoi devenir folle, avec un paternel pareil. D’ailleurs, au passage, s’il était guérisseur, de quel droit se permettait-il de l’accuser de ne pas savoir de quoi souffrait sa fille alors que lui-même, de toute évidence, n’en avait pas la moindre idée? Enfin bref, il y avait des centaines et des centaines de remarques bien mauvaises et malvenues qui traversaient l’esprit de l’infirmière à ce moment précis, mais elle eut la présence d’esprit de se taire, pas du tout parce que Mr Neils l’intimidait, mais à cause de Dippet. Oh elle n’était pas non plus intimidée par Dippet, c’était même tout le contraire, Zeld’ avait compris depuis longtemps, et en y prenant beaucoup de plaisir, que c’était lui qui était intimidé par elle. Mais il avait été d’accord avec ses idées et avait pris son parti, pour la peine, elle pouvait quand même faire l’effort de bien se tenir, ou du mieux qu’elle pouvait.

En plus, miracle des miracles, les parents d’Yseult avaient l’air d’accord aussi, même si ce primate de Mr Neils n’avait pas l’air de comprendre que c’était justement l’usage de la psychanalyse qui permettrait à Yseult de se souvenir de ce qui l’avait mis dans l’état où elle était. Elle faisait d’une pierre de coup, elle guérirait Yseult et répondrait aux question stupide de Monsieur-je-me-la-pète-et-je-suis-guérisseur-moi-mais-je-ne-suis-quand-même-pas-capable-de-guérir-ma-propre-fille. Yseult donna aussi son accord, ainsi que sa mère Miss-je-m’écrase-devant-mon-mari (c’était pas avec une mentalité pareille que le féminisme allait gagner les esprits, j’vous jure). Tout le monde était d’accord. Eh bien parfait.

"Bon bah tout va bien dans le meilleur des mondes, dans ce cas."
grinça Zelda.

Son regard se posa sur Yseult.

"Passes dans mon bureau la semaine prochaine, si tu es d’accord."
Se redressant de suffisance, elle adressa ensuite un tout dernier regard aux parents de la petite. "Sur ce, j’ai du travail, alors je vous laisse. Madame, Monsieur, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai eu plaisir à faire votre connaissance Mais merci pour cette conversation… constructive."

Sur ce, elle quitta le bureau. Cette conversation l’avait mis d’unee humeur execrable.
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Message#Sujet: Re: C'est grave, docteur? [pv Yseult (parents en PNJ) et Zelda]   Ven 12 Aoû - 21:27

    Même s’il n’y était pas forcément pour grand-chose, Dippet se plaisait à croire qu’il avait calmé le jeu. Au moins, même si Mr Neils fit part de ses réticences, il n’était pas complètement fermé à la décision de son infirmière, qui une fois de plus, n’en manquait pas une… Et pourtant, elle lui semblait étonnamment calme et polie étant donné ce dont le directeur de Poudlard la savait capable. C’était une chance, elle avait déjà fait assez de dégâts auprès de ces parents d’élèves, il était vraiment inutile d’en rajouter. Ils avaient donc l’aval des parents, restaient à savoir si les méthodes que souhaitaient employer Mrs Sparkley, et qui étaient quelque peu expérimentales, porteraient leurs fruits. Dippet osait espérer que ce serait le cas, autrement il ne répondait pas de la réaction du père de la petite Yseult, qui s’était déjà montré bien trop virulent à son goût. L’infirmière, apparemment satisfaite de cet accord, et n’ayant compréhensiblement pas l’envie de s’attarder plus longtemps dans son bureau, quitta peu poliment la pièce. Le directeur ressentit un certain soulagement en la voyant s’en aller. Décidément, il n’appréciait pas vraiment cette femme-là, elle avait un tempérament insupportable, et le mettait dans l’embarras. Tenez, il se sentait à présent obligé de présenter ses excuses aux parents. Chaque fois qu’elle intervenait dans une quelconque affaire, c’était lui qui était obligé de calmer le jeu. Il fallait vraiment qu’elle soit compétente pour qu’il tolère ce genre de comportements de sa part.

    « Veuillez excuser Mrs Sparkley, elle a eu une journée exténuante. »


    C’était une excuse en l’air, et Dippet savait bien qu’elle ne convaincrait pas qui que ce soit, mais il était de son devoir de s’excuser. Heureusement que le directeur ne disposait que de peu de fierté, et d’amour propre, il ne lui était de ce fait pas vraiment difficile de les mettre de côté. Dans ce genre de situations, ce lourd défaut devenait une aubaine.


    « Quoi qu’il en soit, je vous promet que nous ferons tout notre possible pour venir en aide à votre fille. »

    Certes, il se répétait quelque peu, mais que pouvait-il d’autres? Oui, il leur faisait une promesse qu’il n’était pas certain de pouvoir tenir, mais c’était une vérité qu’il ne pouvait bien évidemment pas énoncer. L’état de santé d’Yseult constituait un problème véritablement épineux. Pourvu qu’il puisse se résoudre. Dippet se leva de sa chaise afin de pouvoir serrer la main de Mr et Mrs Neils.


    « Je me chargerais personnellement de vous tenir informés des progrès de notre infirmière quant à l’état d’Yseult. »

    Si progrès il y avait… Et il fallait qu’il y en ait. Dippet ne pouvait pas se permettre de mentir, les parents d’Yseult s’en rendraient directement compte, d’une part parce que l’état de la serdaigle était flagrant, d’autre part parce qu’Yseut avait un frère à Poudlard. Enfin, parce que, comme il l’avait si bien signifié Mr Neils, il était guérisseur, il ne se laisserait donc pas berner.

    « Bonne soirée à vous. »

    Toutes les mains serrées, les parents d’Yseult quittèrent le bureau directorial. Dippet attendit d’être assuré qu’ils ne reviendraient pas sur leurs pas pour rejoindre son fauteuil - s’y affaler serait plus exact. Il n’était pas mécontent que cette entrevue soit terminée. Comme il s’y était attendu, elle avait été particulièrement désagréable, et lui avait fait l’effet d’une épine qu’on lui aurait enfoncé dans le pied. Une de plus. Il n’avait vraiment pas besoin de ça. On l’attaquait décidément sur tous les fronts, et ce petit jeu commençait sérieusement à le lasser. Exténué, le directeur choisit de laisser ses problèmes de côté, et de se consoler à l’aide d’un bon verre d’hydromel.
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