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 L'art de comploter (Miyria)

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Message#Sujet: L'art de comploter (Miyria)   Mer 21 Déc - 11:44


La veuve a pleuré en me voyant, et a dit que j’étais un pauvre agneau perdu, et elle m’a aussi donné plein d’autres noms, mais sans aucune mauvaise intention. Elle m’a fait enfiler de nouveau tous ces habits neufs, et j’arrêtais pas de transpirer et transpirer, et puis je me sentais tout à l’étroit. Eh bien, alors, la vieille routine s’est remise en marche. La veuve faisait sonner la cloche pour le souper, et il fallait être là à temps.

On toqua à la porte. Aussitôt, Pomona lâcha son exemplaire d’Huckleberry Finn, et se leva d’un bond.

Elle attendait de la visite, et pas n’importe laquelle, c’était aujourd’hui que Miyria devait venir la voir, et même si Pomona était d’une grande impassibilité en beaucoup de circonstances, elle ressentait une grande impatience (fait peu commun chez elle) à l’idée de revoir la jeune fille, et de partager avec elle les nombreuses informations qu’elle avait recueilli.

Tout était déjà fin prêt pour l’accueillir (elle comptait sur la ponctualité de son amie), elle avait disposé deux tasses de thé sur la table basse de leur petit salon, et les herbes aromatiques infusaient dans leur théière.

Quelques gâteaux secs attendaient également dans une coupelle (gâteaux qu’elle avait préalablement acheté, bien évidemment, elle ne cuisinait pas, et savait encore moins le faire).

Au centre de la table se trouvait également le journal, ce mystérieux journal que Meredith Striff lui avait donné peu avant les vacances, et qui devait être l’un de leurs principaux sujets de conversation.

Pomona ne se réjouissait pas de grand-chose, mais elle avait véritablement hâte de partager ses découvertes, la nouvelle de sa collaboration toute neuve avec les voyageurs, avec Miyria, elle avait vraiment le sentiment d’être utile et d’avoir fait évoluer les choses, elle trouvait ça… particulièrement grisant.

Elle n’aurait jamais pensé s’emballer à ce point, elle qui avait l’habitude d’avoir la tête froide et d’agir et penser de façon toujours calculée et analytique.

Enfin, elle pourrait partager ces choses qu’elle avait garder pour elle, l’envoi par courrier ne semblant pas bien approprié.

Qui plus est, personne ne viendrait les déranger. En tant que chargé de communication à Gringotts (travail ingrat, long et mal rémunéré), son père n’était presque jamais à l’appartement, il le quittait très tôt et y revenait très tard, pour lui, la notion de vacances n’existait pas, il était sans arrêts occupé. Quant à sa mère, elle passait sa journée chez une amie (ce qui l’arrangeait parfaitement bien, dès qu’elles s’adressaient la parole, elles parlaient mariage, et c’était bien le dernier sujet qu’elle souhaitait aborder). Elles seraient seules, et pourraient parler à loisir de leurs avancements respectifs.

Elle resta malgré tout égale à elle-même, et ne se précipita pas en direction de la porte pour ouvrir. Elle prit le temps qu’il fallait, et marcha calmement jusqu’à la porte.


"Bonjour Miyria." fit-elle d’un ton qui n’était certes pas chaleureux (elle ne savait pas comment on faisait cela) mas qui, au moins, était amical. "Je t’en prie, entre!"
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Sam 12 Mai - 22:30

A l'heure, évidemment, il n'aurait pas pu en être autrement, je suis toujours à l'heure, c'est tout. En échange, j'en attends de même des autres, cela va de soi. Mais laissez-moi d'abord vous résumer rapidement les événements passés, pour que vous compreniez mieux ce que je fais devant la porte des Fitz. Pomona et moi nous avons décidé de nous battre d'une façon ou d'une autre contre Jedusor, cependant, à cause de nos tâches respectives, nous ne pouvions plus nous voir a Poudlard. C'est donc sans surprise que dès l'approche des vacances, nous nous sommes donné rendez-vous chez elle. Ça me fait penser que ça sera la première fois que je verrais sa maison. Je n'ai eu aucun mal à la trouver, ses indications étaient claires, mais que s'attendre de plus de la part de Pomona ? J'ai donc dit à mon père que je m'absentais pour la journée, prétextant des plumes et parchemins à aller acheter au chemin de traverse. Mon père n'a jamais vu d'un bon œil mes amitiés et mon envie d'agir au lieu de simplement regarder, alors si en plus il apprenait qu'on essayait avec Pomona de se liguer contre ce que j'appréhendais comme une menace grandissante et réelle... Hum, dans le meilleur des cas, il m'aurait retiré de Poudlard.
La porte s'ouvrit, et si Pomona resta peu réjouit, bien que très amicale, je lui souris quand même. Ce n'est pas grave qu'elle ne soit pas expressive, je sais qu'elle est comme ça et qu'en aucun cas cela à un impact sur notre amitié. Je ne suis pas non plus le modèle de l'amie parfaite, mais on se suffit l'une à l'autre, c'est tout ce qui compte. Enlevant mon écharpe, je rentre pour me mettre au chaud après son invitation.

Bonjour Pomona, contente de te voir.

J'hésite à rajouter qu'elle m'a manqué. Nos conversations surtout, et que l'ignorer m'a pesé, même si je n'en montrais rien (mais c'est cela ou ne pas être crédible devant Lou). Parfois il faut savoir faire des sacrifices, n'est-ce pas ? Il y a des choses qu'on n'a pas forcement besoin de dire, non ? Donc je ne lui dis pas tout ce que je pense. Je préfère éviter les débordements d'affections, cela finit toujours par nous mettre mal à l'aise, aussi bien elle que moi. Et si on doit passer le reste de la journée ensemble, autant éviter de si mal commencer... C'est le monde à l’envers n'est-ce pas? On se sent plus à l'aise quand on ne parle pas de notre amitié. Mais c'est peut-être mieux ainsi.

Je suis désolée, je ne pourrais pas rester plus longtemps que quelques heures, mon père étant là, je n'ai pas pu me libérer plus longtemps, hélas...

Je n'ai jamais réellement parlé de mon père à Pomona, mais ce que j'ai pu lui dire par-ci par là a du, au fil des conversations, lui mettre la puce à l'oreille contre à l'abus d'autorité de ce dernier. Mais bon, c'est mon père, et je sais qu'au fond sa façon d'agir est totalement logique, même si ça me révolte... Mais, si je réponds sans aucune crainte aux professeurs et toutes autres personnes osant me parler une décibel trop haute, devant mon père, je ne pipe pas un mot. C'est ainsi, et je ne m'expliquerais probablement jamais sur ce sujet.

Bien, j'ai cru comprendre que tu avais de bonnes nouvelles sur "tu-sais-quoi" ?

Fis-je en la suivant dans le salon où un thé encore fumant nous attendait. Tant mieux, il fait terriblement froid dehors. Je me demande aussi que fait ce journal en plein milieu de la table, tout en enlevant mes gants de cuir beige... Rien n'est laissé au hasard avec Pomona, mais je préfère attendre qu'elle s'explique. C'est elle qui mène, cette fois-ci.

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Mar 15 Mai - 17:30

Bonjour Pomona, contente de te voir.

Bien que Pomona ne rebondirait pas sur ce constat, il était évident qu’elle aussi était heureuse de voir Miyria.

La décision qu’elles avaient prit durant les vacances de Noël d’enquêter chacune de leurs côtés et de mettre une certaine distance entre elles afin que personne ne soupçonne leur association était bien sûr judicieuse (puisque c’étaient elles qui l’avait pris), mais contraignante.

Pomona n’avait personne d’autre à Poudlard, si ce n’est Yuûki (et leur rapport était encore bien différent de la relation qu’elle entretenait avec sa camarade de serpentard), et même si elle n’était pas de nature à craindre la solitude, qui l’avait accompagné la majorité de sa vie, elle ne pouvait nier que Miyria lui avait manqué.

Elle n’en laissait pas paraître grand-chose, quoi qu’il en soit. Sa trop grande froideur la perdrait peut-être un jour, mais elle n’avait jamais appris à vivre autrement. Qui plus est, elle la préservait souvent de bien des déconvenues
.


Je suis désolée, je ne pourrais pas rester plus longtemps que quelques heures, mon père étant là, je n'ai pas pu me libérer plus longtemps, hélas...

Pomona su dissimuler la légère déception qu’elle ressentit à l’idée de ne pas voir Miyria aussi longtemps qu’elle l’aurait voulu, après n’avoir pu parler avec elle que par hibou interposé.

Se plaindre ou se lamenter l’aurait fait paraître bien superficielle, et même si Pomona ne connaissait pas grand-chose du père de Miyria, elle en savait assez pour comprendre que sa fille préférait ne pas le contrarier.

Pomona n’avait pas ce genre de problèmes : ses parents étaient presque constamment aux abonnés absent.


Bien, j'ai cru comprendre que tu avais de bonnes nouvelles sur "tu-sais-quoi" ?

Pomona acquiesça légèrement, sans se formaliser de l’expression employée par Miyria pour qualifier ce qui s’avérait être un étrange complot contre un ennemi qui d’apparence n’en avait aucune caractéristiques. « Tu sais quoi » était sûrement ce qu’il y avait de plus approprié.

Voyant que le regard de son invitée s’était posé sur le journal laissé en évidence sur la table, elle lui adressa un léger signe qui signifiait qu’elle pouvait le prendre entre ses mains si elle le souhaitait.


"Regarde le nom sur la couverture."
La conseilla-t-elle tout en remplissant leurs tasses respectives d’un thé encore chaud.

Ceci fait, elle prit place sur l’un des fauteuils qui entouraient la table basse.


"C’est son journal. Meredith Striff me l’a… confié."


Il était plutôt étonnant que l’on ait chargé la jeune fille d’une telle transaction, elle qui ne cachait pas avoir tous les serpentards en horreur. Mais cela ne faisait que donner plus de valeur à cette collaboration encore naissante.


"J’ai essayé tous les sortilèges que je connais, les pages restent blanches."


C’était d’ailleurs plutôt frustrant, mais qu’importe, ce n’était pas le plus important de l’affaire (elle n’aurait pas pensé ainsi si elle avait su qu’un fragment d’âme de son ennemi se trouvait au milieu de son salon).

Ce journal symbolisait un accord tacite entre Pomona et les nouveaux, et mettait en exergue le fait que, d’une façon ou d’une autre, ils savaient beaucoup de choses sur le préfet des serpentards. Plus, certainement, que ce que ce dernier aurait voulu.
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Jeu 17 Mai - 3:51

Après son signe de tête, que je considère comme une invitation muette, je prends le livre en main pour l'examiner de plus près, et ne cache rien de ma stupéfaction, alors que je sursaute, en me rendant compte du nom que je lis dessus après la remarque de mon amie. Un livre. Non. Un journal. Son journal ! Je regarde Pomona avec un air d'incompréhension la plus totale, surtout quand j'apprends que c'est les nouveaux qui étaient en sa possession. J'ai dû louper un épisode là... Sur le moment, je n'ose pas trop l'ouvrir. Un journal intime quoi, le sien, je ne sais pas ce qu'il y a écrit dedans mais, je m'attends à tout sauf à ce qu'on trouve normalement dans ce genre de livre. On parle de lui, après tout... Après une légère hésitation, je me décide, quand même à le feuilleter, et est presque soulagée de le voir vierge. Évidemment, devant la remarque de Pomona, je me rends compte que ma réflexion est stupide, en toute logique, aucun magicien ne laisserait son journal lisible sans quelques sorts pour le protéger... Après une légère réflexion sur la nature de cet magique objet, je lève la tête, fronçant les sourcils devant l'intense réflexion qui se fait dans ma tête. J'en arrive qu'a une conclusion.

Et ceux de magie noire ?

Quoi ? On parle de Jedusor, je mettrais ma main à transplaner qu'il a déjà du toucher à quelques sorts, si ce n'est pas plus. Ne vous fiez pas à son visage d'ange! C'est la grande mode chez les serpentards, "oooooh, on est des méchants gamins en manquent d'attention, et on fait de la magie noire ! Hein que tu as peur ?"... Soyons sérieux, tout au plus c'est pitoyable, sinon comique. En tant normal j'aurais eu tendance à trouver ce genre de comportement grotesque, mais venant de quelqu'un d'aussi brillant que lui, ça n'en serait que plus inquiétant, voir dangereux, renforçant mes certitudes sur sa nature profonde. Par contre, je n'arrivais pas à imaginer Pomona faire de la magie noire... C'est... Trop bizarre, d'où ma question. Certes, elle y a déjà peut-être trempé un peu par curiosité, mais même ça... Je ne sais pas trop si je la mets sur un piédestal, mais je ne l'ai jamais mis dans le même sac que les autres serpentards, pour moi, elle est unique, tout comme notre amitié... Cette réflexion me ferais presque sourire. Ce n'est pas moi ici qui classe les gens, normalement...
Pardons ? Et moi ? Quoi "et moi" ? La magie noire ? Je n'en ai jamais fait «réellement», mais si je mettais en pratique la théorie que j'en connais, je pourrais, je pense facilement être considéré comme une adepte. Ne vous méprenez pas, tout cela est purement professionnel. On est érudite ou on ne l'est pas. Et aucun savoir est inutile à mes yeux. Bien que devenir mage noir est très loin d'être mon but, mais je pense toujours que connaître son ennemi est un bon moyen pour s'en défendre, il va donc de même pour la magie noire. C'est le petit plus d'être à serpentard, on sait très bien que les gentils ne gagnent pas toujours à la fin s'il ne se salissent pas un peu les mains en route.

Quoi qu'il en soit, je prends place dans le canapé, reposant le journal sur la table. Je ne saurais trop dire pourquoi, mais ce livre me met mal à l'aise. Ce que je ne comprends pas. Autant je n'éprouve qu'une haine viscérale, mais contrôlée à la vue de Jedusor, autant devant cette chose je... Je ne sais pas, mais je passe machinalement une main dans mes cheveux, comme à chaque fois que je suis mal à l'aise. Je n'aime pas ça, et ne pas savoir pourquoi me frustre. Surtout pour moi qui adore et chérie chaque livre et parchemin que je trouve sur mon chemin... Je prends ma tasse de thé pour arrêter de torturer mes cheveux.
Mais avant tout ça, une question plus importante se pose. C'est vrai.... Comment les nouveaux ont eu cet objet? Je veux dire, il n'est pas impossible de s'infiltrer dans la salle commune des verts et argents, mais honnêtement, il y a mieux à faire que voler un journal intime parfaitement muet? Sans parler du fait qu'ils l'ont confiés à Pomona. Ce geste n'est pas anodin. C'est probablement dans le but de le cacher. Quoi de mieux qu'une personne extérieure à leur groupe, mais servant la même cause qu'eux pour ça ? Ce qui voudrait dire qu'il se doute que c'est eux qui a ce journal ? Mais comment le serait-il ? Pourquoi ce besoin qu'il ne le retrouve pas ? Et surtout pourquoi veut-il un journal désespérément vide? J'ai l'impression que cette histoire va plus loin qu'une paire de chausson rose, qu'on cache dans poudlard, comme une farce de première année. En tout cas, c'est la seule raison qui me pousse à croire que les voyageurs nous on fait confiance si facilement. C'était par nécessité plus qu'autre chose. On a un ennemi commun au final. Soit. Je ne juge pas, je ne fait que remarquer pour le moment...
Certaines pièces du puzzle se mettent enfin en place dans ma tête, mais il me manque trop d'élément, et ça m'agace. Je déteste ne pas avoir. Tout problème à une solution pour moi, il ne peut en être autrement. Et je trouverais. J'acquiesce pour moi-même, avant de cesser de regarder le journal pour retourner mon attention sur Pomona, posant par la même occasion ma tasse sur la table. J'y ai à peine trempé mes lèvres, ça ne me ressemble pas.

Pourquoi les voyageurs avaient cela avec eux ? Et surtout comment ? Ils t'ont dit où ils l'ont trouvé? Et qu'as-tu appris à leur sujet de nouveau ? J'ai cru comprendre dans ton message qu'ils te faisaient confiance... Mais à quel point ?

«Te» et non «nous». Je fais partie du groupe, certes, mais je n'ai pas parlé avec eux depuis notre alliance, mon rôle m’empêchant de les approcher. Enfin, disons que je ne leur ai pas parlé plus que cela depuis leur arrivée. Je ne suis proche d'aucun d'eux, pourquoi me feraient-ils confiance ? Bon, il y a bien Aulne à qui j'en ai un peu trop dit, mais je préfère ne pas me remémorer notre dernière conversation. Et je m'entends aussi très bien avec Prudence, mais nos conversations sont toujours restées purement professionnelles. Quant à Black. Un frisson d'agacement m'hérisse le poil. Je ne veux même par parler de cette horripilante personne. Je ne peux pas dire que je le déteste, mais à chaque fois c'est la même, je finis forcement par lui jeter un objet du décor dessus. Il n'y a personne dans tout poudlard qui me fait perdre mon sang froid aussi vite. Et c'est loin d'être une qualité.

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Dim 20 Mai - 11:50

Et ceux de magie noire ?

Pomona fit un léger non de la tête. Elle y avait évidemment pensé, c’était même la première idée qui lui avait traversé l’esprit quand elle avait réalisé que le journal demeurait vide.

Cela ressemblait bien à Tom Jedusor, que d’utiliser la magie noire afin de protéger son journal. La vert et argent était de plus en plus convaincue qu’il en connaissait plus que la plupart en matière de magie noire (après tout, il maîtrisait, semble-t-il, au moins l’un des trois sortilèges impardonnables).

De son côté, Pomona avait préféré ne jamais toucher à la magie noire, elle ne comprenait que trop bien le danger que cette forme obscur de magie représentait. Elle connaissait beaucoup de choses, en théorie. En pratique, par contre, il n’y avait rien qu’elle sache vraiment.

Elle se demanda si Miyria aurait, elle, des sortilèges à suggérer, mais elle osait supposer que non, elles ne se ressemblaient pas en tous points, mais en beaucoup tout de même, et Pomona lui supposait une même réticence à l’égard de la magie noire que celle qu’elle avait elle-même.


Pourquoi les voyageurs avaient cela avec eux ? Et surtout comment ? Ils t'ont dit où ils l'ont trouvé? Et qu'as-tu appris à leur sujet de nouveau ? J'ai cru comprendre dans ton message qu'ils te faisaient confiance... Mais à quel point ?

Une salve de questions auxquelles elle n’avait pour la plupart malheureusement pas de réponses, et qu’elle s’était posé au même titre qu’elle. Pomona se demandait d’ailleurs si Miyria n’énonçait pas davantage ces interrogations pour elle-même que dans l’espoir d’avoir une réponse précise.

Ce que les voyageurs faisaient avec ce journal, Pomona n’en savait absolument rien du tout, Meredith ne lui avait pas apporté le moindre élément de réponse à ce sujet. L’évidence voulaient qu’ils soient allé le chercher de force, mais la septième année imaginait mal Jedusor laissait son journal à la portée du premier venu.

Alors oui, comment était la question. Certains membres du groupes, Prudence Johnson, surtout, étaient intelligents et doués en magie, mais cela n’expliquait pas tout. Ils avaient cherché ce journal, cela ne faisait pas de doutes pour Pomona, ils l’avaient cherché, intentionnellement. Ils avaient donc connu son existence.

Comment, par Merlin, faisaient-ils pour en savoir autant sur lui? Pour quelqu’un comme Pomona, qui observait le microcosme Jedusor depuis six ans, voir que quelques nouveaux venus de nulle part emmagasinaient plus d’information qu’elle en nettement moins de temps était particulièrement frustrant…

Et non, elle n’avait rien apprit de nouveau, mais elle comptait bien y remédier. Les informations, c’était donnant-donnant, il viendrait un moment où Pomona ne daignerait plus coopérer si aisément si les nouveaux ne faisaient pas preuve d’un peu de transparence.


"Ils me font en tous cas suffisamment confiance pour me donner ce journal." Elle but une gorgée de thé. Elle s’était jusque là sentie fière de jusqu’où elle était arrivée, elle trouvait cela un peu faible, à présent. "J’ai eu une conversation avec Prudence. Quand on en a parlé, elle ne m’a pas demandé si je le trouvait dangereux, elle m’a demandé si je voulais les aider à le neutraliser. En ces termes. Ils veulent qu’on coopère, c’est évident, mais ils refusent toujours obstinément de me dire comment ils ont su toutes ces choses, sur Jedusor… Il a dû faire du mal à l’un d’entre eux…"

Elle avait déjà supposé que l’un d’eux ait pu subir une situation similaire à celle qu’elle avait subi avec Jo. Mais pourquoi? Ses mains tremblèrent légèrement à cette pensée, agitant sa tasse, tasse qu’elle déposa immédiatement sur la table, espérant que Miyria ignorant son trouble.
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Dim 20 Mai - 18:54

Je suis presque soulagée d'apprendre que Pomona n'a pas essayé ceux de magie noire sur le journal, ce qui prouve qu'elle n'en fait pas, et ce qui finit de me rassurer qu'en aucun cas elle ne rejoindra, un jour, le camp de Jedusor. Comprenez-moi, après Lena, Daniel et Lou, il est normal que je me méfie même de la personne en qui j'ai le plus confiance. On ne sait jamais... Je reste sur mes gardes, car je ne veux pas avoir mal en la perdant elle aussi, quoi de plus normal? Surtout que si cela venait à arriver, les voyageurs et moi-même risquerions gros, vu tout ce qu'elle sait sur nous... Encore une fois, Jedusor ne sait pas ce qu'il perd en s'étant fait une ennemie pareille.
Plusieurs sortilèges me virent en tête, mais je refusais de les utiliser, et encore plus de demander à Pomona de le faire. Il vaut mieux que ce journal reste muet plutôt qu'on se salisse les mains pour le faire parler. Vous imaginez, s'il suffit d'écrire dedans pour le faire parler? Quelle drôle d'idée parfaitement tordue.

Je ne suis pas vraiment surprise que les questions que je me pose, soient sans réponse pour Pomona aussi, ça me paraît presque logique. Ils nous font peut-être confiance, mais pas suffisamment pour se confier à nous. Pour l'instant on accepte de coopérer sans rien demander en échange, et forcement, les voyageurs sautent sur l'occasion. D'un côté, je suis particulièrement contente qu'ils nous fassent confiance malgré notre maison, de l'autre, je trouve très frustrante cette situation... J'ai l'impression d'être utilisée, sans rien avoir en échange. Je déteste qu'on m'utilise. Nous ne sommes pas des pantins non plus, ont-ils conscience qu'un moment ou à un autre il faudra qu'ils nous donnent des explications?

Remarques, on a les moyens d'avoir des réponses maintenant...

Je regarde Pomy, puis le journal. Quoi? Ils nous l'ont donné, c'est qu'ils veulent à tout prix le cacher non? Sauf qu'ils ne nous ont pas expliqués pourquoi, donc ne sommes-nous pas en droit de demander des réponses? Du moins, s'ils tiennent un jour à récupérer ce journal. Serpentard un jour, Serpentard toujours. Je trouve que ça serait la moindre des choses. Je reprends ma tasse de thé dont je bois quelques gorgés tout en observant Pomona. Je voulais lui expliquer mon point de vue, mais sa réaction en prononçant sa dernière phrase me laisse songeuse... Je ne dis rien, mais ne détache pas mon regard doré d'elle pour autant. Cette fois-ci, je refuse de faire celle qui ne voit rien.
Ce n'est pas la première fois qu'elle réagit ainsi, déjà, chez moi, j'avais trouvé cela étrange, mais croyant qu'elle finirait par me le dire, je n'avais pas insisté, sur le moment. Maintenant, je comprends que si je veux des explications, il va bien falloir. Avant que ce qui la ronge finisse par pourrir à l'intérieur et qu'il soit trop tard pour faire quelque chose.

Dis-moi Pomona, tu ne me cacherais pas quelque chose?

Je demande cela sans suspicion ni soupçons, d'une voix qu'on pourrait qualifier de douce. Ce n'est qu'une question, comme celles que posent les enfants trop curieux. Si elle me répond tant mieux, sinon, j'insisterais, pour son bien. J'ai toujours été trop curieuse, c'est l'un de mes grands défauts. Sauf que là c'est différent. Je le sens. Quelque chose ne va pas, dans ses réactions et dans le terme qu'elle utilise, et ça m'inquiète un peu. J'imagine déjà le pire, d'ailleurs. Est-ce que l'un des toutous de Jedusor lui aurait fait du mal? Je ne sais pas, mais avec sa manie de fouiner (chose que j'apprécie chez elle, attention), elle aurait très bien pu finir par l'agacer en découvrant ce qu'elle n'aurait pas dû savoir... Pourtant, Pomona me semble forte, c'est toujours ce que j'ai pensé d'elle. Nous ne sommes pas pareil, mais nous avons en commun beaucoup de choses. Les autres ne nous atteignent pas. Mais la douleur elle...
J'ignorais à l'instant à quel point elle pouvait ébranler même les volontés les plus fortes.

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Ven 25 Mai - 19:45

Remarques, on a les moyens d'avoir des réponses maintenant...

Pomona hocha la tête. Effectivement, elles avaient, grâce à ce journal que les nouveaux lui avaient donné, un moyen de pression sur eux s’ils persistaient à ne pas leur fournir davantage d’informations.

Pour le moment, même si elle était toujours intriguée par le secret des voyageurs, il n’était pas au cœur de ses priorités, et même s’ils détenaient peut-être la clé, c’était avant tout ce journal, qui l’intriguait pour le moment. Elle voulait savoir ce qu’il renfermait, ce pourquoi il avait tant d’importance. Jedusor y avait-il vraiment écrit, comme n’importe quel adolescent ordinaire? Elle l’imaginait si mal…

Elle fixait le journal, cherchant par la même à dissiper l’état de malaise dans lequel elle s’était trouvée plus tôt. Malheureusement, cet instant de faiblesse n’était pas passé inaperçu.


Dis-moi Pomona, tu ne me cacherais pas quelque chose?

La jeune femme demeura un instant immobile. Oui. Bien sûr, elle lui cachait quelque chose. Beaucoup trop de choses. Sa vie toute entière était devenue un océan de secret, et elle avait peur de s’y noyer.

Tout garder pour elle ne l’avait jamais vraiment dérangé, mais jamais auparavant elle n’avait eu de secrets si forts à garder. Jamais auparavant non plus, elle ne s’était sentie redevable de ce qu’elle découvrait ou pensait auprès de qui que ce soit.

Que de choses avaient changé, depuis cet auparavant. Elle se retrouvait mêlée à une sorte de complot dont elle découvrait chaque jour un peu plus l’ampleur, et qui l’effrayait au possible, elle se sentait l’obligation de protéger quelqu’un qu’elle ne pensait pas tant apprécier que cela, elle s’était rapproché de Miyria (et ne pouvait toujours pas s’empêcher de penser qu’elle ne le devait qu’à la place vacante qu’avait laissé Perséphone)…

Elle ne voulait pas avoir de secrets pour elle, mais voilà, elle en avait, et même beaucoup. Elle ne l’avait pas voulu, mais tout s’était enchaîné, tout était arrivé très vite, et malheur à elle, elle n’avait eu le contrôle sur rien.

Il y avait tant de choses que son interlocutrice ne savait pas : tout ce que Pomona avait appris sur Olive, ce que lui avait fait subir Jo. À la réflexion, elle n’avait même pas abordé avec elle la question de son mariage avec Morgan, qui venait s’ajouter à la longue liste de ces choses qui la bouleversaient.

Ce n’était pourtant pas qu’elle ne voulait pas lui dire… elle sentait même que, au nom de leur amitié, lui dire était une forme d’obligation… Mais là était le problème, elle était sûrement et tout simplement trop peu habituée à avoir des amis.

Elle ne pouvait pas tout lui dire. Elle ne pouvait pas mettre Olive en péril. Mais il était peut-être temps de mettre certaines choses à plat. Pour son bien, finalement, car tous ces secrets à porter devenaient vraiment trop lourds.


"Ça s’est passé en novembre… le jour de mon anniversaire j’ai…"
comment dire les choses? Elle choisit d’abandonner la première personne, elle avait tendance à perdre ses moyens quand elle ne s’extrayait pas dans la scène. "C’est Jo… il l’a ensorcelé, je crois. L’imperium, sans doutes. Elle n’était pas elle-même, ni dans la voix, ni dans le propos. Il avait comprit que je m’intéressais de trop près à lui." Elle marqua une pause, elle qui aimait faire montre de clarté se détestait de ne parvenir qu’à énoncer une réponse si décousue. "Elle m’a torturé." déclara-t-elle en essayant d’y mettre le plus de neutralité possible.

Elle n’ajouta pas qu’elle voulait que cela reste entre elles, et que Jo ne soit pas impliquée, elle avait suffisamment confiance en Miyria pour ne pas trouver cela nécessaire.
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Lun 28 Mai - 15:36

Je ne sais pas si j'attends vraiment une réponse. C'est Pomona, si j'ai des secrets, elle en a probablement autant, si ce n'est plus. Mais notre conception de l'amitié assez unique fait qu'on ne prend pas ombrage pour si peu. C'est à la fois une bonne et mauvaise chose. Car les secrets se multiplies, et la confiance se base sur du vent. On étouffe vite quand on garde tout pour soi. Pourtant, j'ai confiance en elle, vraiment, même si je sais au fond qu'elle ne me dit qu'une infime partie des choses. Dans un sens je me sens vexé, dans l'autre je trouve que je n'ai pas le droit de me plaindre, puisque je fais pareil. Difficile de peser le pour et le contre et de voir cette amitié de façon objective par moment. Et si au final, notre notion de l'amitié était faussée?
Pourtant, elle me répond. Et j'écoute sans un mot son discours haché. Le jour de son anniversaire. Je n'avais pas été là ce jour-là, en apprenant ce qui s'y est passé, je le regrette affreusement. Mes yeux s'agrandisse au fil de son discours, mais je fais de mon mieux pour me maîtriser et ne pas exploser, alors que doucement, les pièces manquantes à mon puzzle virent se mettre en place. Voilà pourquoi Pomona avait décidé de rejoindre mon inversion pour Jedusor. Voilà pourquoi elle avait quitté sa neutralité. Cependant qu'avait-elle découvert pour mériter ça? Je n'aurais su dire sur le moment si j'étais horrifiée par le fait d'apprendre que Jedusor en était déjà à utiliser les impardonnable, ou déçue qu'au final, Pomona ne m'ait rejoint qu'à cause de cette lourde explication. Sans parler du fait qu'elle ne m'en aurait probablement jamais rien dit si je ne l'avais pas poussé à le faire. Trop de secret. Toujours beaucoup trop. C'est idiot de se sentir blessé pour si peu, surtout que, celle qui a le plus souffert ici, c'est elle. Une vraie amie soutient au lieu de pointer du doigt.
Me giflant mentalement, je fais taire ma déception.

L'ordure...

Ma voix est basse, mais chargée d'une rancoeur amère. Pas besoin de dire son nom, il n'y avait que lui pour faire ça. Utiliser Jo, en plus. Au moins la pauvre petite ne devait pas se rappeler de grand-chose. Ceci dit, cette nouvelle me fit clairement comprendre que nous ne pouvions nous fier à personne ici, même aux élèves parés des meilleures attentions. Rare sont ceux qui résiste à l'Imperium, et même moi, pour n'y avoir jamais été soumis, je ne saurais dire si j'en suis capable.
Je dois retrouver mon calme avant de parler. Par respect pour Pomona. Je ferme donc les yeux un instant, avant de prendre une longue respiration. Je n'ai jamais été particulièrement douée pour contrôler mes émotions les plus vives, surtout la colère, quand elle est aussi forte. Pourtant, quand j'ouvre de nouveau les yeux, j'ai l'air plutôt calme, alors que j'hoche de la tête. Ça ne sert à rien que je montre de la pitié envers Pomona, pire, ça pourrait la vexer. Non, à vraie dire je suis plutôt admirative devant elle, je ne sais pas si, torturée de la sorte par une amie, j'aurais eu son courage de me lever pour me battre... Enfin, je présume que oui, par vengeance surement, mais aussi vite? Je l'ignore.
Il est évidemment que cette histoire ne quittera pas cette maison.

J'admire ta détermination... Cependant, cet épisode nous prouve ce que nous savions déjà : Nous ne pouvons faire confiance à personne dans l'école et nous devons nous montrer vigilant avant de parler à qui que ce soit de nos actions.

Être vigilantes tout court et éviter d'en parler serait mieux, mais nous sommes deux, eux, ils sont plus. Bien plus. Beaucoup trop même. Il nous faudra, à un moment ou à un autre, des alliés. Oui, bien sûr, je n'ai pas oublié les voyageurs mais... Ce sont les voyageurs, ils sont groupés, et même s'ils nous font confiance, ils ne nous incluent pas dans leur groupe pour autant. Et Pomona et moi ne pouvons pas nous voir outre mesure dans l'école... Je ne me fais pas d'illusion à ce sujet, il n'est pas certain qu'ils l'aideront si jedusor décide de la torturer une seconde fois. Pessimiste? Pas vraiment, mais je suis dans une maison ou le « chacun pour soi » prime. Qu'est-ce qui me dit que les voyageurs ne pensent pas pareils? D'abord, eux, nous ensuite? Après tout, ils ont donné le journal à Pomona, n'est-ce pas un grand risque pou elle? S'il apprend qu'il est entre ses mains, ne risquerait-il pas de se venger sur elle d'abord? Elle est tellement plus accessible que les voyageurs... C'est dans ces seuls moment que je regrette que nous soyons à Serpentard.

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Ven 1 Juin - 16:57

L'ordure...

Le mot était adéquat. Ou non. Il était trop faible encore. Mais en termes d'insultes grossières et dégradantes autant pour la personne accusée que pour celle qui les prononçait, Miyria était comme Pomona (du moins semblait-il), elle les connaissait sans se faire à elle-même l'affront de les dire.

Elles se contenteraient d'ordure, ce qu'il était. A la différence que lui, on ne s'en débarrassait pas si facilement, aux vues de tous les efforts qu'elle devaient déployer pour des résultats qui n'étaient pour le moment pas vraiment probants.

Pomona ne dit rien, n'approuva même pas d'un geste. C'était inutile. Après ce qu'elle avait vécue, des insultes bien pires encore lui venaient en tête. Les dire à haute voix l'aurait peut-être soulagé. Mais Pomona ne s'emportait jamais, ne colérait jamais. Même lorsqu'elle était seule, sans personne pour l'entendre.


J'admire ta détermination...

Pomona retint une expression peu convaincue de s'afficher sur son visage.

C'est vrai, si l'on mettait tous les éléments bout à bout, tout son parcours depuis ce fameux jour de novembre, on pouvait voir dans sa façon d'agir une détermination admirable...

...Mais Pomona ne le ressentait pas du tout ainsi. En fait, elle ne savait pas du tout ce qu'elle ressentait. Elle avait juste fait ce qui lui semblait le plus logique, avait prit sa place dans un engrenage qui parfois la dépassait.

La plus forte des deux, cela n'avait jamais fait aucun doute, c'était Miyria. Miyria avait toujours su, et n'avait pas eu besoin d'un prétexte aussi violent pour se lancer dans la bataille.


Cependant, cet épisode nous prouve ce que nous savions déjà : Nous ne pouvons faire confiance à personne dans l'école et nous devons nous montrer vigilant avant de parler à qui que ce soit de nos actions.

La jeune femme approuva. Il y avait de quoi ne plus vouloir accorder sa confiance à personne, après cela. Il suffisait de voir combien de fois son interlocutrice l'avait fait pour essuyer déception sur déception.

Et pourtant, elles ne pouvaient pas rester seules, il fallait qu'à son tour. Ils étaient au moins trois fois plus nombreux qu'elle, et tous très doués (Jedusor ne les choisissait pas pour rien). Elles avaient besoin de... renforts.

C'est vrai, elles avaient les voyageurs, mais tant qu'ils mettraient des barrières entre eux, il valait mieux qu'elles se consdièrent comme étant seules.


"Il faut établir une grille d'exigences."
décréta Pomona d'un ton soudain plus ferme, presque professionnelle, comme si l'instant d'égarement de tout à l'heure avait totalement quitté son esprit.

Elle se leva, quitta le salon quelques instants, et revint avec une plume et un morceau de parchemin, sur lequel elle commença par prendre des notes. Tout transcrire par écrit, c'est ainsi qu'elle avait toujours fonctionné.


"Je pense qu'il faut se mettre d'accord sur le fait qu'aucune de nous ne peut choisir quelqu'un sans l'accord de l'autre. Deux opinions valent mieux qu'une."
Tout ce qu'elle disait, elle le notait. "Il vaut mieux éviter les élèves de serpentard, ou n'importe quel élève ayant rapport de trop près avec lui, il est préférable de s'intéresser à ceux qu'il ne soupçonnera pas. Je pense que s'il doit avoir une faiblesse, c'est celle de sous-estimer la plupart d'entre nous." Enfin... plus elle. Visiblement, elle avait représenté une menace suffisante pour qu'il cherche à la dissuader. Mais il ne se méfiait pas de Miyria, par exemple, ce qui était un excellent point pour elle. Le fait de ne plus tolérer d'élèves de serpentard de la part de quelqu'un qui appartenait à cette maison pouvait sembler étrange, mais Pomona était intimement convaincue que c'était la meilleure chose à faire. "Il faut s'assurer qu'ils aient la force physique et mentale de lui résister." Parler en ces termes lui semblait étrange même à elle, et pourtant, le propos n'était pas incohérent. "Il faudra aussi juger de leurs motivations."

Pomona était en train de songer à une façon détournée d'être sûr. Le veritaserum, évidemment. Mais n'était-ce pas s'abaisser à son niveau à lui?
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Ven 8 Juin - 6:05

Je ne sais pas ce qui m'agace le plus dans toute cette histoire. Je me sens terriblement impuissante. C'est une première. Je ne sais pas comment expliquer le sentiment qui me prend à la gorge mais ça m'affecte plus que nécessaire. Cette impression sourde d'être... Inutile. C'est ça, j'ai beau crier au loup, je n'ai jamais rien fait contre lui. Je me sens particulièrement frustrée à cause de cela. Mais je n'arrive pas à dire pourquoi. Peut-être parce que Pomona a fait bien plus que moi? Peut-être parce que j'aurais voulu l'aider? Je l'ignore, mais cette impuissance me tue, me donnant une envie presque puérile de me plaindre. Je le sens bien. Pire qu'une insulte, ce sentiment me blesse dans l'âme.
Je me sens inexplicablement honteuse et en colère. Mais contre moi, cette fois.

Mais, je n'ai pas envie de le faire savoir à Pomona. Je ne suis pas une enfant gâtée, et en général, je préfère garder mes réflexions pour moi, un peu comme elle. Si j'en aurai parlé à Perséphone? Encore moins. Elle était... Forte, mais d'une froideur à toute épreuve. Je l'ai déjà dit non? Elle lui ressemblait beaucoup, et pourtant je n'arrivais pas à me détacher d'elle. Bref, je préfère ne plus y penser. Le pire a pu être évité, c'est tout ce qui compte. Ne pas s'attarder sur les morts et penser au vivant. Facile à dire, plus dur à faire. Pourtant, je m'en sors approximativement bien, bien qu'à la vue de mon nombre d'amis qui décroisse à une vitesse affligeante, j'en viens à en douter parfois.
Et si au final, c'est moi qui a un problème, dans l'histoire?

Une grille d'exigences. Je trouve l'idée remarquable, mais que s'attendre de moins de la part de Pomona? J'hoche de la tête pour seule réponse, ayant mis à mon tour mes états d'âme de côté pour reprendre un air aussi professionnel et neutre que mon amie. Il était temps de travailler un peu. La première, et très importante, exigence qui me vient à l'esprit, est le fait qu'il faut à tout prix qu'ils aient une aversion totale et résolue pour la magie noire. Sinon, autant prendre directement un toutou, ça évitera au moins le bénéfice du doute. J'ai vu comment en si peu de temps cette fascination profondément malsaine pouvait changer une personne. Elena en est la preuve. Je ne veux pas revivre ça. La maison ne veut rien dire à mes yeux, Pomona et moi-même en sont les preuves vivantes.

Une fois revenue parchemin et plume en main, Pomona commence à écrire. J'écoute, hochant, en silence, de la tête à tous ses critères. Elle a raison, il est plus prudent qu'on prenne les décisions ensemble, puisqu'on est toutes les deux embarquées dans cette galère. Le contraire m'aurait sûrement vexé. Et Merlin seul sait à quel point je peux faire preuve de beaucoup de mauvaises volontés, une fois vexée. J'acquiesce quand elle en vient à penser que Jedusor dénigre bien du monde. Moi incluse, et évidemment, je ne peux m’empêcher de faire une remarque à mon tour.

Évidemment, les personnes de son type on bien souvent un ego démesuré duquel résulte une déconsidération de toutes personnes jugé inférieur à lui, à savoir dans son cas, probablement tout le monde. Il ne s'intéresse, je suppose, qu'à ce qui peut lui être utile -personnes que nous devons oublier d'ailleurs, et ignore le reste...

« Sauf toi, manifestement ». Je retiens de juste cette remarque, mais je présume qu'elle l'a pensé aussi. Encore un non dit. Je n'ai pas à remuer le couteau dans la plaie... mais quand même, je ne peux m'empêcher de me demander, qu'à-t-elle fait pour qu'il la considère comme une menace? Je ne suis pas jalouse, juste curieuse. Ce n'est un secret pour personne que Pomona s'intéresse à tout le monde, je vendrais mon âme au diable pour pouvoir lire son petit carnet, mais cela n'a jamais semblé gêner Jedusor outre mesure qu'elle s'intéresse à lui et ses toutous. Et à mon avis (peut-être plus avisé qu'on pourrait le penser), elle a appris quelque chose qu'il aurait mieux valu ignorer. Mais quoi? J'hésite, je suis partagée entre lui faire confiance et attendre ou insister. Le temps nous manque cruellement, mais insister ne servirait peut-être à rien d'autre que la bloquer. Un autre jour, peut-être. Je peux toujours espérer.
Je maudis ma faiblesse, j'aurai dû insister, ce jour-là.

Méfions-nous, aussi, de ceux qui aiment particulièrement ''découvrir'' de nouvelles choses pour mettre du "piquant" dans leur vie. La magie noire est souvent l'option qu'ils choisissent en petits inconscients qu'ils sont. Les têtes brûlées et les bavards sont évidemment à oublier. Pas besoin que tout poudlard soit au courant de nos attentions ou qu'un idiot fonce tête baissé dans le tas. Évitons aussi ceux proches des acolyte de Jedusor, une sécurité comme une autre.

Je n'ai pas forcement envie de voir tous mes efforts partir en fumé juste à cause d'une pipelette, ou d'un élève qui retourne sa veste en dernière minute. Surtout que ça mettrait Pomona en danger, ce que j'aimerais éviter. Elle a déjà assez souffert, je pense.

La dernière remarque de Pomona laisse planer un silence pendant lequel je la regarde. Tu le sais aussi bien que moi, Pomona, on ne peut pas gagner sans parfois s'abaisser à faire un peu de mal? La naïveté et les illusions c'est bon pour les gryffondors. Nous sommes des serpentards, et pour une fois, c'est peut-être un point positif. Mais qu'importe, si au final c'est pour une bonne cause? Un mal pour un bien, je trouve que cela se vaut. Pourtant, je détourne le regard avant de répondre.

Je présume qu'on a la même pensée? Évidemment... Nous ne pouvons plus nous permettre un seul faux pas: ce serait une bonne sécurité. Ne sous-estimons personnes.

Du véritaserum. Je dois être capable d'en fabriquer, si une certaine brune, quelques dizaines d'années plus tard, est capable de préparer du polynectar en troisième année, alors le véritaserum ne peut pas être si compliqué pour une sixième année comme moi. Bon, je ne dis pas que ce sera simple, mais je m'en sens parfaitement capable en bonne érudite (non, je refuse le titre de miss-je-sais-tout, c'est tellement moins classe). Il faudra juste un mois pour la faire mûrir... Et donc, il me faudra forcement la faire à Poudlard. Je réfléchis quant à l'endroit... Il doit bien avoir une salle de classe parfaitement oublié, et avec deux trois sorts pour protéger l'entrée... Hum. Certes, on pourrait toujours en voler dans la réserve de potions de Slug, mais avec la réglementation très strique de ministère à ce sujet, j'ai peur qu'il ne puisse pas fermer les yeux là-dessus. Et nous ne devons prendre aucun risque.
Encore une fois nous sommes seules, mais ça ne me dérange pas. Cela ne m'a jamais dérangé.

Reprenant ma tasse de thé, je me mets à réfléchir aux différentes personnes qu'il me semble bon d'approcher. Deux me viennent tout de suite en tête, même si leur mauvais préjugé sur les vert et argent risque d'être un sérieux problème. Encore une fois. Que les gens peuvent être sots.

Que penses-tu de Johnson et Stevens? Ils ont une certaine rancoeur contre Jedusor depuis l'histoire du demi-géant. Ce ne serait pas simple, mais je pense qu'ils seraient dignes de confiance et des alliés de poids... Quant à Hagrid... Oublions-le.

Je n'ai absolument aucune affection pour ce type de... Monstre (oui, monstre, mais gardez cela pour vous) et n'ai jamais défendue sa cause. Pourtant, Perséphone et moi avions vite rayé l'hypothèse qu'il est réellement pu ouvrir la chambre des secrets, il est à nos yeux bien trop idiot pour cela (un demi-geant héritier de serpentard? Sérieusement?). Mais si ce n'est pas lui, qui est-ce? On a visé pas mal de Serpentard (je reste buté sur le groupe de Jedusor, dans mon fort intérieur)... Dont Pomona, mais j'ai vite écourté cette idée dans la tête de mon amie. Cela me semblait si absurde.

Il y avait aussi Malefoy, je parle du serdaigle bien sûr. Il est quelque peu une énigme pour moi. Mais je ne suis pas totalement convaincue qu'il soit réellement aussi heu... Peu intéressé par la magie noire qu'il le laisse voir. Et puis son frère, dont il est proche, suit Jedusor. Je ne trouve pas bon de miser sur lui... Mon côté prudent, je présume. Je me méfie d'approximativement tout le monde dans cette école, désormais. C'est mon choix.
J'en viens à penser à Morgan. Non, il n'a rien réellement contre Jedusor. C'est bien dommage, il est brillant (bien que particulièrement agaçant), avec lui nous aurions pu avancer encore plus vite... mais depuis quelque temps il semble passer plus de temps avec McFadden et toutes sa clique, je ne sais pas quel sale coups ils préparent, mais je pense que cela l'amuse bien plus que comploter contre Jedusor.
Soit, nous nous en sortirons sans lui.

D'autres suggestions?

Dis-je en posant ma tasse sur la table, n'ayant pas le cœur à gouter à un des petits gâteaux, avec toute cette histoire.

Spoiler:
 

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Dim 10 Juin - 11:56

Évidemment, les personnes de son type on bien souvent un ego démesuré duquel résulte une déconsidération de toutes personnes jugé inférieur à lui, à savoir dans son cas, probablement tout le monde. Il ne s'intéresse, je suppose, qu'à ce qui peut lui être utile -personnes que nous devons oublier d'ailleurs, et ignore le reste...


Pomona en était arrivée à exactement la même conclusion, la même analyse. Tom Jedusor était atteint de narcissisme à un stade très élevé, mais là où reposait tout son talent, c'était qu'il n'en laissait rien paraître.

Les personnes qui l'entouraient, ses prétendus amis comme Daniel, Lou, ou Vincent, ne devaient être rien d'autre pour lui que de confortables accessoires, destinés à sauver les apparences.

Oui il était prétentieux, oui il était atteint d'un complexe de supériorité, mais il savait si bien le dissimuler qu'on eut même pu croire qu'il était de ces individus naturellement doués qui savaient en prime faire preuve d'une certaine humilité.

La vérité, il fallait la chercher, creuser sous cette surface lisse et parfaite, Pomona y était parvenue en partie par hasard, et à présent qu'elle la connaissait, elle arrivait au même constat que Miyria.

Rien ne l'intéressait sinon lui, les autres n'étaient que des accessoires, des pions... et elles devaient jouer sur ce point, qui était leur meilleur moyen d'avoir l'avantage.

L'ennui, bien sûr, était que Pomona elle-même faisait partie de ces personnes qui avaient éveillé les soupçons de Jedusor, et même si Miyria évita de le préciser, la jeune femme avait bien conscience de faire exception à la règle qu'elles étaient en train d'établir, ce qui n'était pas forcément très juste...

Mais après tout, si elle n'avait pas failli après avoir subi le sortilège du doloris, elle pouvait résister à tout, non ?

Pomona remercia intérieurement Miyria de ne pas avoir souligné le fait qu'elle-même était déjà dans le collimateur de Jedusor, même si elle se doutait bien qu'elle avait dû fortement y penser.


Méfions-nous, aussi, de ceux qui aiment particulièrement ''découvrir'' de nouvelles choses pour mettre du "piquant" dans leur vie. La magie noire est souvent l'option qu'ils choisissent en petits inconscients qu'ils sont.


C'était très juste. La magie noire fascinait, intriguait, et beaucoup pensaient pouvoir mettre du piment dans leurs existences par ce biais.

Il fallait éviter toute personne pouvant se sentir animée par la tentation de l'obscur... et c'était délicat car au fond, personne n'était jamais vraiment à l'abris de ce genre de tentations.


Les têtes brûlées et les bavards sont évidemment à oublier. Pas besoin que tout poudlard soit au courant de nos attentions ou qu'un idiot fonce tête baissé dans le tas.

À ce sujet, Pomona était d'accord aussi, elle en connaissait certains qui seraient ravis de se joindre à leur cause, mais dont la discrétion ferait cruellement défaut à la discrétion qui devait être de mise. Il s'agissait de procéder à une approche furtive... sournoise, même, à vrai dire, mais aux grands maux les grands remèdes.

Il fallait donc ne pas s'adresser à ceux qui pouvaient potentiellement les mettre tous en péril par un tempérament trop fort et une langue trop pendue. Elle songeait, entre autres, à Richard. Certes, il était un fantôme (ce qui aurait pu leur être utile), mais sa haine envers le préfet des serpentards était connue de tous. C'était bien le problème. Trop de bruit. Il risquait de laisser échapper des choses qu'il ne devrait pas dire.


Évitons aussi ceux proches des acolyte de Jedusor, une sécurité comme une autre.

Cela excluait un certain nombre de personnes, mais il était évident qu'il s'agissait là d'un mal nécessaire. Mieux valait n'avoir qu'un choix limité de candidats, mais tous de confiance. Privilégier la qualité à la quantité, voilà ce qu'elles devaient faire.

Au fur et à mesure que Miyria donnait ses suggestions, Pomona les notait sur son parchemin. Leurs choix se restreignait à mesure que la grille d'exigences se remplissait, mais c'est ainsi qu'elles feraient les choses bien.

Demeurait le fait que même quelqu'un qui répondait à leurs exigences pouvait ne pas être digne de confiance, on est jamais trop prudents.


Je présume qu'on a la même pensée? Évidemment... Nous ne pouvons plus nous permettre un seul faux pas: ce serait une bonne sécurité. Ne sous-estimons personnes.

Voilà. Miyria était d'accord avec elle. Avaient-elles vraiment le choix, de toute façon ? Au point où elles en étaient, elles ne pouvaient guère se permettre de faire d'erreurs, quelles qu'elles soient.

Il allait falloir concocter du veritaserum, donc. Elle était bonne en potion, Miyria aussi, ce ne devrait pas être si difficile. Qui plus est, Pomona avait accès aux locaux de l'infirmerie, et pouvait donc disposer de certains ingrédients qu'elles pourraient potentiellement ne pas réussir à trouver.

Voler l'infirmière de Poudlard, qu'elle estimait pourtant plus que n'importe qui d'autre, était en train de devenir une très mauvaise habitude à ses yeux, une trahison, même, mais il fallait parfois s'abaisser au plus bas niveau pour atteindre ses objectifs. C'était ce que cette sinistre histoire ne cessait de lui apprendre.

Pomona approuva donc d'un signe de tête, elles discuteraient des détails plus tard.

Que penses-tu de Johnson et Stevens? Ils ont une certaine rancoeur contre Jedusor depuis l'histoire du demi-géant. Ce ne serait pas simple, mais je pense qu'ils seraient dignes de confiance et des alliés de poids... Quant à Hagrid... Oublions-le.

Johnson et Stevens... c'était effectivement le choix qui lui paraissait le plus évident à elle aussi. Tous deux étaient bien connus pour ne pas apprécier Jedusor. Certes, cela signifiait que ce dernier gardait un œil sur eux, mais il ne s'imaginerait sans doute pas que leur rancoeur allait plus loin que de la simple animosité dû à l'enfermement de leur meilleur ami.

Dora était une jeune fille très intelligent, ce qui pourrait être un atout non négligeable, elle était raisonnée, et elle saurait sans doutes pondérer Steve, qui était plus... moins... bref. Pomona ne l'appréciait pas vraiment, mais les impressions purement personnelles n'étaient pas de mise, seul importait le résultat.

Elle était d'accord en ce qui concernait le demi-géant. En matière de discrétion, il était l'individu le moins susceptible au monde de parvenir à quoi que ce soit. D'ailleurs, il allait falloir convenir avec les deux gryffondors du fait qu'il était absolument hors de question que le garde-chasse soit impliqué en quoi que ce soit.


D'autres suggestions?

Pomona fouilla dans son esprit, à la recherche de candidats potentiels. Difficile à dire. D'instinct, elle aurait comme Miyria parlé de Stevens et Johnson.

Elle fit défiler dans sa tête les différents candidats potentiels. Elle songea à Yuûki, bien sûr, seule personne à part Miyria que Pomona savait apprécier, mais elle n'avait nulle raison de les rejoindre, et Pomona préférait donc ne pas les mêler à cela. Morgan était un garçon intelligent, mais pourquoi se joindrait-il à elles ? (sans compter qu'avec leurs histoires de fiançailles, la jeune fille préférait rester loin de lui). Non, pour l'instant, aucune idée ne lui venait. Il allait falloir qu'elle examine son carnet en détails, afin de se décider.


"Je vais y réfléchir..." Elle nota les noms de Steve et Dora sur son carnet, les accompagnant d'un point d'interrogation. "Je peux aller leur parler, si tu veux. Je pense effectivement qu'ils pourraient être de bons éléments. Je crains juste pour leur discrétion, il va falloir s'en assurer." Elle marqua une pause. "J'essayerai de m'en occuper au plus vite. Il vaut mieux que vous soyez les plus nombreux possibles... avant mon départ."

Elle évita le regard de Miyria en prononçant ces mots. Elles n'en parlaient pas trop, mais il n'empêche qu'il fallait bien qu'elles prennent en considération le fait que dans quelques mois, Pomona aurait quitté Poudlard. Elle ferait de son mieux pour poursuivre sa tâche à distance (après tout, la plupart des fidèles de Jedusor auraient bientôt fini leur scolarité aussi), mais Jedusor serait toujours à Poudlard, lui, et Miyria ne devait pas mener ce combat toute seule.
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Lun 11 Juin - 1:06

Je regarde avec intérêt Pomona noter le tout sur son parchemin. Je ne doute pas qu'elle aurait pu s'occuper de tout toute seule, elle est douée pour ça (et surtout parfaitement organisé, pour peu, j'en serais jalouse), mais à l'approche des ASPIC, les révisions vont se faire sentir, et je m'en voudrais si le temps lui manque à cause de tout cela. Paradoxalement, j'ai l'impression que se liguer contre lui est plus important que nos études, mais puisque personne ne nous croira, autant donner le change. Et puis, bientôt la plupart des larbins seront en pleine action dehors, préparant probablement le terrain pour leur maître, dans le fond, c'est une bonne chose que Pomona aussi quitte Poudlard... Mais égoïstement, j'aimerais qu'elle rate ses aspics et qu'elle redouble. C'est parfaitement égoïste, j'en ai conscience, mais l'idée de me retrouver seule à serpentard me fait... Un peu peur, même si je préférais me prendre un doloris que de l'avouer à haute voix. Pourtant, je sais aussi que ma peur n'a aucune raison d'être, mais c'est comme un pincement, quelque chose de désagréable et gênant qui reste là, un moucheron aussi énervant que persévérant.
J'ai juste peur d'avoir désappris à apprécier la solitude.

Je suis bien contente qu'elle se propose pour aller à la rencontrer des deux Gryffondors. A la limite, je pense que je pourrais parler plus ou moins bien avec Dora, mais Steve... Je ne veux même pas en parler, on n'est pas fait pour s'entendre, c'est comme avec Black, si ça ne finit pas avec les baguettes en main, c'est un miracle. Et puis, je sais que Pomona est plus douée que moi pour trouver des alliés, suffit de voir l'avancé fulgurante qu'elle a effectué avec les Voyageurs en si peu de temps. Certes, nous en avions parlé ensemble, mais elle a fait le plus gros du travail. Je ne dénigre pas ma propres tâche, mais je remarque simplement que nous ne jouons pas sur le même tableau, cependant, nos efforts eux, sont pour la même cause, c'est tout ce qui compte.

Je te laisse faire, mes nerfs sont déjà suffisamment malmenés par les larbins, pas besoin de rajouter deux Gryffondors par-dessus. Amuses-toi bien avec eux.

Fis-je avec un petit sourire moqueur mais pas méchant. Autant rire de tout cela non? Je pince cependant les lèvres, mais ne fait aucun commentaire, quand elle parle de son départ prochain. On évite le sujet. Elle détourne les yeux. Je ne dis rien et me contente d'hocher de la tête, alors que je croise les bras, agacée sans raison. Allons, cela fait un moment que je le sais, mais plus la fin de l'année approche, plus j'ai du mal à l'accepter. Certes, il me restera des amies, mais aucune n'est aussi proche de moi de que Pomona. Comme quoi, avoir un ennemi commun rapproche... Non, nous étions déjà (d'une certaine façon) proche, mais maintenant c'est différent. Je ne sais pas si ce sera à la vie à la mort, mais il y a de grandes chances que notre mort soit causée par la même chose qui nous a rapproché. Ne dites pas que j'exagère, nous savons tous que c'est fort possible.
Il n'est pas encore trop tard pour faire demi tour, remarquez.

Je pense aussi qu'il faudra trouver au moins un allié dans les septièmes année, pour que Pomona ne soit pas seule hors de Poudlard, car une fois l'année terminée, je ne pourrais plus l'aider tant que les vacances ne seront pas là. Et ça m'inquiète. Je dois cependant soulever un dernier point qui commencera à se faire sentir quand nous serions plus nombreux. Certes, les lettres c'est bien, mais peu discret et cela peut être intercepté. Il nous faudrait trouver un moyen de nous réunir plus facilement.

Il faudra qu'on trouve un moyen de communiquer entre nous sans utiliser les lettres à Poudlard... En plus je dois être la seule personne en Angleterre à utiliser une chauve-souris comme coursier... Nous devrions y réfléchir d'ici à notre prochaine rencontre. Il faudrait quelque chose de plus... Discret... Oh, et tu penses qu'on devrait donner un nom à notre groupe? On est quoi, au juste?

C'est vrai, pour l'instant nous sommes deux donc le nom n'est pas obligatoire, mais plus nous serons nombreux, et plus vite un nom s'imposera.

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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Lun 25 Juin - 13:51


Je te laisse faire, mes nerfs sont déjà suffisamment malmenés par les larbins, pas besoin de rajouter deux Gryffondors par-dessus. Amuses-toi bien avec eux.

Un fin sourire parvint à s'afficher sur le visage de Pomona lorsque Miyria fit cette déclaration. Elle n'ignorait en rien le fait que sa camarade pouvait être aussi asociale qu'elle l'était elle-même. La différence résidant dans le fait que Pomona savait faire un effort quand elle l'estimait nécessaire à ses recherches.

Des efforts, Miyria en faisait déjà beaucoup en se mêlant aux toutous de Jedusor, qui pour beaucoup avaient fait partie de ses proches amis. En quelque sorte, elle avait en charge la part la plus ingrate du travail, et la plus dangereuse également, car se rapprocher des larbins de Jedusor, c'était également se rapprocher de Jedusor lui-même, d'une façon ou d'une autre, et ce n'était jamais sans risques.

En contrepartie, Pomona trouvait donc tout à fait normal et naturel qu'elle se charge des voyageurs, et d'essayer de ralier de nouvelles recrues à leur cause. Les décisions devaient être prises ensemble, mais il n'était pas forcément besoin d'être deux quand il s'agissait de... démarcher. Et quand bien même la vert et argent pouvait manquer de tact, elle pouvait se montrer convaincante au besoin.

Elle contacterait donc Johnson et Stevens. Les convaincre de ce que Jedusor avait de mauvais ne serait pas bien compliqué... les convaincre que leurs intentions étaient louables le serait certainement plus. Etre à serpentard ne vous attirait pas directement la considération de ceux qui appartenaient aux autres maisons, c'était encore plus le cas quand ces personnes étaient à Gryffondor.


Il faudra qu'on trouve un moyen de communiquer entre nous sans utiliser les lettres à Poudlard... En plus je dois être la seule personne en Angleterre à utiliser une chauve-souris comme coursier... Nous devrions y réfléchir d'ici à notre prochaine rencontre. Il faudrait quelque chose de plus... Discret...

Pomona acquiesça, il semblait effectivement judicieux de trouver le moyen le plus discret possible de communiquer. La jeune femme se rappelait très vaguement d'un sortilège de reprographie, souvent utilisé dans les imprimeries sorcières.

Il s'agissait, lui semblait-il, d'ensorceler plusieurs supports papiers, et de les sceller avec la même formule. Dès que quelque chose était écrit sur l'un de ces papiers, il apparaissait immédiatement sur tous les autres. Il allait falloir qu'elle se renseigne, mais ce pourrait être une solution.

Car en effet, les hiboux n'étaient déjà pas le moyen le plus sûr de communiquer, mais la phobie qu'avait Miyria pour ce genre de volatiles ne faisait qu'envenimer les choses, mieux
valait passer par des voies détournées.

Oh, et tu penses qu'on devrait donner un nom à notre groupe? On est quoi, au juste?

Un nom... à présent que Miyria le disait, il semblait en effet que, une fois qu'elles seraient plus de deux, avoir un nom pour les qualifier ne serait pas une mauvaise chose.

Mais quel nom ? Pomona n'était pas vraiment douée pour cela. On pouvait même dire qu'elle était assez lamentable à cet exercice. Elle n'avait pas cette imagination foisonnante qui caractérisait certains, elle était au contraire tout à fait terre à terre. Elle ne se laissait jamais aller à la fantaisie. Elle préférait de loin ce qui était concret. Ce qui est concret, explicable, analysable... est toujours plus rassurant.

Qu'étaient-elles donc ? Des justicières ? Des rebelles ? Des individus lucides, tout simplement ?
… de sacrés paranoïaques.

Alors elle songea au contexte... ce avec quoi elle n'avait jamais pu s'empêcher de faire un parrallèle... à une moindre échelle.


"Les insoumis... La résistance ?"


C'était un brin prétentieux, mais elle avait l'intime conviction que la mégalomanie dissimulée de Jedusor l'aurait certainement invité à trouver à son petit groupe de fidèle un nom plus pédant encore.
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Message#Sujet: Re: L'art de comploter (Miyria)   Ven 29 Juin - 23:55

Je penche un peu la tête. Je réfléchis. Je n'ai pas vraiment d'idée pour le nom de notre groupe, mais la résistance me plaît plutôt bien. Pourquoi? Je ne sais pas trop, sûrement parce que ce mot représente, et ce que nous sommes. Deux serpentaires qui se lèvent contre leur propre maison, si ce n'est là l'essence même de la résistance. J'hoche donc de la tête. Les insoumis aussi, c'est bien, et dans le même sens, mais je trouve qu'il donne trop l'impression que se soumettre à Jedusor serait... Logique. Cette idée me donne la chair de poule, et je passe machinalement une main sur mon bras. En secouant la tête pour m'enlever cette pensée de la tête.

Va pour la résistance...

Fis-je en me levant, me préparant à prendre congé de Pomona. Je ne peux pas rester bien plus longtemps, il me faut encore passer au chemin de traverse pour acheter je ne sais quoi, histoire de faire croire à mon père que j'étais partout, sauf ici. C'est assez compliqué à expliquer, mais je sais que s'il savait ce qu'on est en train de faire, nous aurions probablement déjà déménagé depuis des mois. Raisons pour laquelle c'est préférable qu'il ignore jusqu'à l'existence d'une quelconque amitié entre l'héritière et Fitz et moi. De toute façon, ce n'est pas comme s'il s'intéressait à quoi que ce soit venant de moi.

Bien, sur ce, je ne vais pas m'attarder plus longtemps.

Oui, il est grand temps d'y aller, même si cette idée me peine grandement. Ceci dit, j'arrive assez bien à le cacher, et me contente donc d'un bref sourire à Pomona. C'est toujours un plaisir de la voir, et je déteste l'idée de ne plus pouvoir lui parler à Poudlard. C'est comme si... Comme si nous nous mentions à nous-mêmes. Mais c'est mieux comme ça. Enfin bon. Après tout, c'est notre choix non? L'essentiel au fond, c'est qu'en aucun cas nous doutions de la vérité. Qu'en aucun cas nous doutions l'une de l'autre.

Je ne sais pas quand on aura de nouveau le plaisir d'avoir une conversation face à face, mais... Fais attention à toi, d'accord? Surtout avec ce journal...

Toute cette histoire m'inquiète, que ce soit elle qui est le journal encore plus (ils ne pouvaient pas le garder?), bien qu'il y est peu de chance que Jedusor le trouve (pourquoi fouiller dans le dortoir même des seprentards?). Après quoi, nous retournons dans le hall, où je remets ma cape avant de quitter la demeure sans un mot de plus. Quand nous nous reparlerons, probablement aurons nous beaucoup de choses à nous dire.

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L'art de comploter (Miyria)

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