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 Let the Sunshine in! [pv Olychounette]

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Message#Sujet: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Jeu 12 Jan - 14:12

    Y aller.. Ne pas y aller? Telle était la question que se posait Clyde qui, pour le moment, se contentait d’arpenter les rues de Pré-au-lard dans l’indécision la plus totale. Voilà cinq jours qu’il était en vacances, et cinq jours, donc, qu’il n’était pas rentré chez lui, ayant décidé de ne pas imiter ses deux sœurs qui avaient pris le chemin vers Glasgow dès le premier jour des vacances. Il faut dire que la perspective de rentrer chez lui ne l’enthousiasmait pas beaucoup… Il préférait de loin Poudlard à leur domaine austère… bon, comme tout enfant, il aimait ses parents, mais leur rigidité provoquait en lui une immense exaspération. Oh, il avait bien prévu de passer quelques jours avec ses parents malgré tout, pour la forme (s’il ne faisait pas acte de présence de temps à autres, ses parents étaient capables de faire mine d’oublier son existence et de lui couper les vivres) mais l’envie n’y était pas vraiment… il avait donc repoussé l’échéance encore et encore, profitant d’un château presque vide et de pouvoir paresser dans un dortoir qui l’était tout autant… Sauf qu’à présent, plus de la moitié de la semaine était passée. S’il ne choisissait pas de rentrer maintenant, il n’allait jamais le faire. Oui, il fut tenté de ne pas le faire, mais malgré tout, il choisit de se rendre jusqu’à Pré-au-lard (ne pouvant bien sûr pas transplaner depuis le château)… il s’était dit qu’une fois sur place, il aurait peut-être un peu plus de motivation… et que s’il n’en avait pas plus, il pourrait au moins faire quelques emplettes.

    La motivation n’était toujours pas là, mais avoir fait tout ce chemin jusqu’au village sorcier pour finalement retourner à Poudlard lui semblait quelque chose d’encore plus fatigant que de passer ces prochains jours en famille. Il s’autorisa malgré tout à flâner un moment dans les rues du village, à s’acheter une grande réserve de friandises, et quelques farces et attrapes qui pourraient peut-être servir s’il ne les oubliait pas dans un coin de sa chambre (ce qui avait de très fortes chances d’arriver) et à prendre absolument touuut son temps. Après tout, ce n’est pas comme s’il était vraiment attendu. Oui, parce qu’il n’avait bien sûr prévenu personne du fait qu’il avait l’intention de rentrer. Ce fut après s’être dit qu’il serait plus rapide de rentrer à la maison que de rentrer au château qu’il choisit donc de transplaner jusque chez lui… ou chez ses parents, dirait-il plutôt.

    Il atterrit dans le grand hall. À sa grande déception, personne ne s’y trouvait (il aimait beaucoup apparaître et disparaître dans le dos des gens, histoire de leur foutre la frousse, c’était l’un de ses plus grands plaisirs et la raison qui l’avait poussé à suivre plus assidument ses cours de transplanage que n’importe quel autre cours)… en fait, il semblait que la maison était plutôt vide. Ses parents étaient peut-être sortis… Après avoir jeté un rapide coup d’œil aux pièces alentours, il lui vint l’évidence qu’il n’y avait personne. Ben quel accueil! Et encore un peu de temps avant de devoir supportant les assommants discours de ses parents. Il s’apprêtait à s’affaler sur le canapé du salon, quand il entendit de la musique provenir de l’étage. Ah… il n’était pas si seul que ça, finalement. Il y avait au moins une autre personne présente, et à entendre les jolis pianotements qui parvenaient à ses oreilles, il s’agissait d’Olive. Ressentant un soudain regain d’énergie, il transplana à nouveau, cette fois jusqu’à la chambre de sa sœur, se moquant bien de violer son intimité (à moins qu’elle joue au piano complètement à poil - ce qui n’était pas son genre - il ne risquait pas grand-chose). Dans le craquement coutumier à ce genre de magie, il se retrouva pile derrière Olive.


    « Alors comme ça on reste cloîtrée à l'intérieur par ce beau soleil? »
    demanda-t-il d’un ton totalement détaché, un léger sourire aux lèvres.

    Cette blague-ci était facile, et il la ressortait souvent, d’ailleurs, mais il ne s’en laissait pas. Taquiner sa sœur lui était irrésistible.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Sam 14 Jan - 20:25

    Elle était revenue, avait retrouvé le décors familier du manoir, de sa chambre. Avait retrouvé la monotonie qui s'emparait de ses journées. Car même si la maison des Hornby était bien trop grande pour seulement cinq personnes (et encore, la plupart du temps, seuls ses parents y vivaient), elle ne pouvait rivalisé avec le château qu'était Poudlard... Alors forcément, il y avait moins de couloirs. Moins de monde. Moins de choses à faire. Et c'était les vacances. Alors Olive en profitait pour se reposer. Loin de Mimi Geignarde, les journées étaient reposantes. Étrangement reposantes. Mais la jeune fille n'allait pas s'en plaindre, au contraire. Cela lui permettait de rattraper au maximum le temps de sommeil monstrueux qu'elle avait de retard. Chaque jour avait sa grasse matinée, et Olive n'émergeait que rarement avant que l'horloge du salon ne sonne les douze coups de midi. Et cela convenait à tout le monde, apparemment. A ses parents, qui préférait faire comme si elle n'existait pas. A elle, qui passait ses journées à s'ennuyer, cloîtrée dans la maison. Alors plus on dort, plus le temps passe vite.

    Aujourd'hui, elle s'était levée tard. Comme à son habitude, elle avait feignassé dans son lit,un bon roman d'horreur dans les mains. Laissant la sorcière blonde affolée en plein milieu d'une forêt sombre, Olive finit par descendre manger. Un mot posée sur la table basse la renseigne. Ses parents étaient partis à Londres voir une pièce de théâtre. Quant à Abby... Sans doute était elle partie vadrouiller à Galway, chez une quelconque amie...

    Elle avait mangé en silence, puis était remonté dans sa chambre. Son regard s'était accroché aux partitions qu'Eden lui avait laissé lors des dernières vacances... Et auxquelles elle n'avait pas encore vraiment touché. Poudlard, c'était le bien. Mais pour jouer du piano, ce n'était pas très pratique... Olive s'était emparée des feuillets, s'était assise au piano. Elle avait choisit une partition au hasard, avait déchiffré les séries de notes.

    Sa main droite se lança dans les quatre premières mesures. S'arrêta. Recommença depuis le début, alors que son homologue de droite plaçait les accords. Et soudain, un crac sonore. Sursautant, Olive écrasa le ré du bout du doigt. Sourcils froncés, elle se retourna sur son tabouret, pour découvrir Clyde derrière elle.

    - Alors comme ça on reste cloîtrée à l'intérieur par ce beau soleil ?

    Elle se sentit se raidir, ses poings se serrer, ses ongles s'enfoncer dans la chair de ses paumes. La douleur que cela lui procura lui fit prendre conscience de la situation. Expirant lentement, elle plia et déplai ses phalanges, avant de croiser les bras sous sa poitrine et de fixer son frère d'un air mauvais.

    - Si tu refais ça encore une fois, j'enferme Eustache dans ta chambre.

    Le ça n'était pas vraiment déterminé. Transplaner juste derrière elle ? Faire ce genre de blagues pour le moins déplacées ? Olive ne s'était pas donné la peine de préciser sa pensée. De toute manière, Clyde ne l'écoutait jamais, et en faisait toujours à sa tête.

    - T'es arrivé quand ?

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Dim 15 Jan - 14:36

    Clyde fut ravi de constater que son apparition imprévue avait eu l’effet qu’il escomptait. Voir sa sœur sursauter n’était pas quelque chose de bien fréquent. Elle contrôlait plutôt bien ses émotions, c’était de famille. Le frère et la sœur, chacun à leur manière étaient plutôt blasés, et plus grand-chose n’était vraiment capable de les surprendre. Du coup, provoquer chez elle ne serait-ce qu’un léger sursaut était comme une petite victoire (il en faut peu pour être heureux, comme on dit, cette maxime n‘aurait pas pu mieux aller au poufsouffle). Après le sursaut, la tension, puis le regard assassin. Olive était tellement prévisible… ou bien il la connaissait trop bien. Peut-être était-il un peu masoshiste, mais il aimait bien que sa sœur le déteste, ça prouvait qu’il arrivait toujours à ce qu’il voulait. Clyde ignora sublimement la remarque de sa sœur concernant le chat familial, bah… il n’allait tout de même pas se laisser intimider par des menaces comme celles-ci.

    « Ça fait des heures que je t’espionne, qu’est-ce que tu crois? »
    dit-il tout innocemment, rangeant ses mains dans les poches de son pantalon.

    Oui, Clyde était adepte de ce genre de blagues idiotes, complètement immatures, et parfaitement stupides, sa sœur, depuis le temps, le savait très bien.

    « J’suis arrivé à l’instant. »
    concéda-t-il finalement, toujours aussi nonchalamment. « Alors, c’est enfin arrivée, t’as tué nos parents et enterré leurs dépouilles dans le jardin? »

    Oui oui, j’ai jamais dit que l’humour de Clyde était très subtil. D’ailleurs, ce serait une véritable absurdité que de dire que son humour (si on pouvait l’appeler ainsi) l’était, il aimait taper dans les nids d’abeille et attendre de voir ce qui se passait, quitte à se faire piquer, faire dan la dentelle, ça ne lui ressemblait qu’à de rares occasions, quand la situation le nécessitait.

    « Abby est là? »
    ajouta-t-il, se demandant si son autre sœur était dans les parages.

    Il en doutait fortement, si sa petite sœur avait été dans le coin, elle aurait sûrement quitté sa chambre en quatrième vitesse dès qu’elle aurait entendu le son de sa voix, et lui aurait déjà sauté dans les bras. Abby et Clyde partageaient une complicité qu’Olive et lui avaient beaucoup moins, bien que tous les deux n’aient qu’un an d’écart. Ce devait être parce qu’il avait bien plus eu l’occasion de jouer avec Abby dans l’enfance qu’avec Olive, qui devait constamment rester enfermée à l’intérieur. Sans compter qu’ils étaient tous les deux dans la même maison.

    Clyde avait été très fier de voir Abby rejoindre les poufsouffles, et déçue que sa sœur aille à serpentard, ne se détachant de ce fait absolument pas de ces traditions familiales qui révulsaient tant son grand frère. Oh, il n’irait pas jusqu’à dire qu’il préférait l’une de ses sœurs à l’autre (même s’il le sous-entendait sans arrêt en présence de la vert et argent, histoire de la mettre en rogne), c’étaient ses sœurs, et même s’il le cachait très bien, il avait beaucoup d’affection pour Olive, mais il gardait cela pour lui.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Ven 3 Fév - 19:30

    Le sourire qui venait de s'étaler sur le visage de son frère l'irrita légèrement. Après tout, elle aurait dû être habituée, depuis le temps... Mais voir qu'il s'amusait d'elle avait le don de l'agacer un peu, même si au fond cela la faisait bien sourire. Son frère était un idiot... Mais un idiot qu'elle aimait beaucoup. Inutile de préciser que jamais elle ne se serait permit de le lui avouer...

    - Ça fait des heures que je t’espionne, qu’est-ce que tu crois?

    A ces mots, un sourire mutin vint étirer les lèvres d'Olive, tandis que son regard se perdait au plafond. Beh tiens... Des heures, rien que ça. Elle était peut être stupide, mais pas à ce point... Le but n'était toutefois pas qu'elle croit à ce genre de loufoqueries bizarres typiques de l'aîné Hornby. Pour cela, il savait faire preuve d'un peu plus de crédibilité.

    - J’suis arrivé à l’instant. Alors, c’est enfin arrivé, t’as tué nos parents et enterré leurs dépouilles dans le jardin?

    Le regard d'Olive venait de se reposer sur Clyde. Légèrement tendue lorsqu'il avait parlé de la mort de ses parents, avait s'était finalement rapidement déstresser. C'était Clyde, tout simplement. Avec quiconque d'autre, Olive aurait sûrement réagit de manière bien différente. Clyde et sa manière de ravager tout sur son passage. Le fait qu'elle tue ses parents était absurde. Certes, ils ne l'aimait pas beaucoup. Son père la considérait comme la honte de sa famille et espérait sûrement en secret qu'elle quitte ce monde le plus tôt possible. En ce qui concernait sa mère... Sans doute la prenait-elle en pitié, et préférait se reposer sur son mari en ce qui concernait sa fille... Rien n'était dit clairement, mais Olive avait finit par le ressentir. Ces bouches muettes, escortées par ces regards qui en disent tellement long.

    Quoiqu'il en soit, Olive aimait ses parents. Beaucoup, comme chaque enfant apprécie ses parents. Avec des hauts et des bas. Elle s'était longtemps sentit coupable vis à vis d'eux, et ce sentiment revenant parfois la hanter. Des si, sans fin... Et si rien de tout cela n'était arrivé ? Et si je n'était pas née ? Et si... Tant de si, et aucune réponse. Au final, Olive préférait peut être de pas en trouver, des réponses. Bref, elle aimait ses parents, s'en voulait parfois, mais ne les détestait pas pour autant. Jamais elle n'aurait songer à leur ôter la vie. Et même si c'était le cas, ce n'aurait sûrement pas dans le jardin qu'elle aurait été les enterrer. Surtout pas par ce temps. Peut être à la cave, plutôt...

    Le regard vide et froid, Olive était partie dans ses pensées, ne répondant rien à son frère. Ne voulant rien répondre à ce genre de propos qui la mettait tellement mal à l'aise. Elle avait renoncé à la colère et aux reproches envers Clyde depuis longtemps. La raison ? Cela ne servait strictement à rien...

    - Abby est là?

    Elle se contenta d'hausser les épaules, reprenant la conversation comme s'il n'y avait eut aucune interruption.

    - Non. Mais je ne sais pas du tout où elle est partie. Peut être chez son amie de l'autre côte de la ville.

    A vrai dire, Olive n'en avait pas grand chose à faire. Les seules amies de sa sœur qu'elle connaissait à peu près, c'était celles qu'elle invitait ici, à la maison. Et encore, elle ignorait le nom de la plupart, ne l'ayant pas demandé ou ne l'ayant pas retenu lors des éventuelles présentations. Elle ignorait si Abby avait ou non des amies moldues à Galway. Elle savait que sa sœur était bien plus entourée qu'elle-même ne l'était. Mais Olive n'était pas jalouse pour autant. Après tout, Abby et elle étaient différentes sur beaucoup de points. Et Olive avait Inès et Lou. Et Eden.

    Devançant Clyde et sa future question, elle enchaîna :

    - Les parents sont partis à Londres. Une quelconque pièce de théâtre. Avec un large sourire, elle continua : Au fait, comment va Grant ?

    Il faut dire que le sujet amusait beaucoup Olive dernièrement. Bérénice, c'était une poufsouffle de dernière année. Bien qu'elle se refusait à l'admettre publiquement, le béguin qu'elle éprouvait pour son frère n'avait pas échappé à Olive. Cela l'avait d'ailleurs drôlement amusé lorsque Clyde avait dû aller chez les Grant lors des dernières vacances pour un projet d'étude, et que sa mère n'avait pas arrêté de jaser toute la sainte journée.

HJ/ Bon, je remémore ce passage, puisque c'était mon excuse pour virer Clyde de la maison quand Jo était là Smile

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Lun 6 Fév - 15:20

    Ainsi donc, ils étaient seuls à la maison. Bah! Ce n’était pas plus mal. Ainsi, il pourrait asticoter sa grande sœur aussi longtemps qu’il le voudrait. Il faut dire aussi qu’il n’avait pas particulièrement hâte de retrouver ses géniteurs.. Oh, il ne les détestait pas, ce n’était pas ça, mais les voir une petite heure ou deux lui suffisait, après quoi, il se lassait. Il n’approuvait pas leur attitude envers Olive, moins encore que leurs sempiternels discours sur les mille et une raison qui faisaient qu’il gâchait sa vie. Il aurait bien aimé voir Abby, ceci dit… mais il pouvait bien attendre. Tous les deux étant à Poufsouffle, ils pouvaient se voir bien plus souvent qu’il ne voyait Olive. D’autant plus que la miss devait être très occupée, dernièrement. Clyde avait le sentiment de l’avoir à peine croisé depuis les vacances de Noël, où là encore, ils ne s’étaient pas tellement vus.

    Un nouveau sourire apparut sur le visage du Poufsouffle quand Clyde mentionna Bérénice. Pas parce que l’évocation de la jeune fille lui prêtait à sourire, mais parce qu’il reconnaissait bien là le tempérament de sa sœur, un tempérament qu’il adorait, bien qu’il n’en disait jamais rien. Il aimait son côté fouineuse et commère. Chacun à leur manière, les frères et sœurs Hornby étaient des emmerdeurs nés. Très contradictoirement, c’était quand elle cherchait à faire du mal aux autres que le poufsouffle appréciait le plus Olive. Bérénice était une camarade, au mieux une amie de Clyde, il l’appréciait et la trouvait sympathique, certes, mais il fermait l’oreille aux (nombreux) indices qui laissaient à penser que la jeune fille avait un faible pour lui. Olive se plaisait à le lui faire assez souvent remarquer, d’ailleurs, et Clyde se contentait de faire la sourde oreille.


    « Elle se porte à merveille. Je ne manquerais pas de lui dire que tu voulais prendre de ses nouvelles, je suis sûre que ça lui fera plaisir de le savoir. »


    Evidemment, même si le ton qu’il avait employé pouvait sembler sincère, l’ironie ne pourrait échapper à son interlocutrice. Le fait était que Clyde n’avait jamais apprécié aucun des amis de sa sœur, à l’exception peut-être d’Eden (et encore, c’était difficile à deviner, étant donné le malin plaisir qu’il prenait à l’embêter chaque fois qu’elle venait chez eux). Il se réjouissait, par exemple, de savoir Olive en froid avec Lou Hamilton, une jeune fille qu’il trouvait particulièrement inutile, et n’appréciait pas davantage l’autre amie de sa sœur, Ines, qu’il trouvait aussi stupide que superficielle. Jamais il ne le dirait, mais il considérait que la jeune fille méritait bien mieux que ces deux là pour amies. Quant à Olive, elle ne devait pas davantage apprécier ses fréquentations. Qu’il s’agisse de Bérénice, Vladimir ou encore de Luka (et encore, elle ignorait la véritable nature de ses relations avec ce dernier. Clyde avait déjà songé à lui en parler juste pour voir sa réaction. Elle aurait sûrement crisé.), elle n’avait pas franchement l’air de les porter dans son cœur.


    « Et toi alors, quand est-ce que tu officialises ta relation avec ton bellâtre de préfet? »


    Il parlait de Tom Jedusor et de toutes les rumeurs qui circulaient les concernant dernièrement (qu’Abby avait particulièrement aimé alimenter, par ailleurs). Certes, Clyde n’y croyait pas une seule seconde, mais ce n’était absolument pas la question (si question il y avait), du moment qu’il pouvait charrier sa très chère frangine, n’importe quel prétexte était bon.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Jeu 9 Fév - 19:13

    - Elle se porte à merveille. Je ne manquerais pas de lui dire que tu voulais prendre de ses nouvelles, je suis sûre que ça lui fera plaisir de le savoir.

    Un léger ricanement s'échappa d'entre les lèvres de la miss. Bérénice Grant, elle ne l'appréciait pas plus que ça. Certes, elle la connaissait. Encore heureusement puisque les deux jeunes filles avaient effectuées toutes leurs scolarité ensemble (si l'on mettait de côté les cours de botanique et de vol auxquels Olive n'avait jamais assisté). Et pendant tout ces cours, elle ne lui avait jamais vraiment parlé, la considérant comme l'une de ces filles insignifiantes qui poussaient comme des champignons à Poudlard. Mais si Olive ne faisait pas plus attention que ça à Grant (quoique, l'avoir pour belle-sœur lui aurait fortement déplut...), de son côté la poufsouffle ne devait pas trop aimer Olive. Il faut dire que les personnes qui l'appréciait, elle les comptait sur ses dix doigts. Et encore. Le revers de la médaille...

    - Je suis certaine que ça la comblera de joie, effectivement.

    Un sourire moqueur s'étira sur ses lèvres alors qu'elle se retournait et refermait le clapet du piano. Maintenant que son frère avait débarqué, l'instrument était bel et bien délaissé. Les visites de son frère avaient toujours été pour elle quelque chose d'important. C'était moins le cas depuis qu'elle avait commencé ses études à Poudlard, mais les habitudes avaient la vie dure. Et quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, Olive aurait toujours cette reconnaissance ancrée en elle. Un court instant, la miss imagina l'énorme sourire banane qu'elle devait alors afficher lorsque Clyde débarquait e secret dans la pièce, désobéissant à leurs parents simplement pour passer du temps avec elle.

    - Et toi alors, quand est-ce que tu officialises ta relation avec ton bellâtre de préfet?

    Poum. Tout d'un coup, la gratitude qu'elle éprouvait envers son frérot fondit comme neige au soleil. C'est en levant les yeux au plafond qu'elle se retourna vers le poufsouffle, avant de lui jeter un regard appuyé où se lisait clairement son ennui. En soupirant, elle lui répondit :

    - Pfff, j'ai assez de soucis avec Lou sur ce sujet sans que tu t'y mettes aussi...

    Et c'était la vérité. La jalousie de son amie était quelque chose qu'elle avait du mal à gérer. Et pour cause, le temps qu'elle passait avec le préfet des Serpentard, elle le réduisait au strict minimum, n'appréciant guère ces moments-là. Quant à lui dire la vérité... C'était impossible, et ce n'était même pas sûr que la vérité lui plaise énormément... Au fond, elle aurait bien aimé que Tom y mette un peu du sien, en accordant plus de temps à sa petite-amie, où en lui expliquant la situation, même s'il devait pour cela lui mentir. Oh, Olive aimait beaucoup Lou. Lui mentir était un peu dur pour elle, mais si l'on ne pouvait rien y faire, alors elle préférait sa tranquillité et une stabilité au niveau de ses rares amitiés au prix d'une petit mensonge.

    - Et les parents m’assassineraient s'ils pensaient que je me suis engagée avec quelqu'un...

    La protection de leur petite honte familiale passait apparemment par une absence de mariage aux yeux du paternel... Ce qui n'était bien évidemment pas le cas de Clyde, pour lequel les adultes commençaient à fomenter des plans.

    - Tu sais, tu devrais te dépêcher de trouver quelqu'un quand même. Une fille te qui plaise un minimum, et qui ne t'embête pas trop. Sinon, tu risques de te retrouver avec une Vasilissa sur les bras...

    Une grimace s'afficha sur son visage avant de s'estomper peu à peu. Olive n'appréciait guère sa camarade de dortoir, et cette dernière le lui rendait bien.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Jeu 16 Fév - 17:37

    Tout frère voyant sa sœur chagrinée, ou du moins exténuée par une situation qui lui était difficile aurait sûrement, faute de mieux, au moins compati. Tout frère normal aurait au moins esquissé un geste d’affection, ou prononcé une parole sympathique… Mais Clyde n‘était pas un frère normal, ou en tous cas, il n’agissait que rarement en tant que tel avec Olive… Peut-être parce qu’elle non plus, à ses dépends, n’avait jamais pu être une sœur normale. Une sœur qui passe son temps enfermée à l’intérieur, que vous êtes destinés à perdre beaucoup trop tôt, ce n’est pas normal, non? Alors oui, Clyde n’agit pas comme n’importe quel frère l’aurait fait en apprenant que sa sœur avait des problèmes avec l’une de ses meilleures amies : il sourit. Pas tant parce que les malheurs d’Olive l’amusaient, il n’était pas à ce point cynique, mais parce qu’il était ravi de voir que sa pique avait eu l’effet escompté, celui d’agacer profondément cette pauvre Olive. Non, se réjouir des problèmes des autres, c’est mal… n’empêche que si Lou et Olive pouvaient se brouiller pour de bon, Clyde serait le premier à crier victoire. Il ne supportait pas Hamilton, il n’avait jamais compris pourquoi sa sœur prenait la peine de traîner avec elle. Ses perpétuelles crises de jalousie, dernièrement, ne faisaient que le conforter dans la faible opinion qu’il avait d’elle : cette fille était un mouton, elle ne servait absolument à rien. Qui plus est, Clyde était certain que ses crises de jalousie n’étaient pas fondées. Olive? Amoureuse de l’autre prétentieux? Et puis quoi encore?

    … Ceci dit, il en venait à se demander, après ce qu’il venait d’entendre, si, faute de préfet complètement crétin, le cœur de sa frangine ne battrait pas pour quelqu’un d’autre… Quoi qu’elle se contentait peut-être de tout simplement faire un constat - des plus justes, au demeurant - sur la façon dont leurs parents réagiraient si Olive avait l’audace d’avoir une relation amoureuse… relation qui serait vouée à une fin tragique. Il est clair que si Olive osait ne serait-ce qu’évoquer une éventuelle conquête, les parents Hornby feraient un scandale. Clyde trouvait ça stupide. Déjà qu’elle avait à peine le droit de voir la lumière du jour, si on lui interdisait la moindre relation humaine… S’amuser un peu avec quelqu’un d’autre n’engageait à rien du tout, d’ailleurs, il était très bien placé pour le savoir… Raison pour laquelle, entre autres, il ne pu s’empêcher de grimacer quand Olive lui fit remarquer qu’il serait temps qu’il se trouve une petite amie et qu’il la garde s’il ne voulait pas que ses parents la lui choisissent.

    Mouais… pour ce faire, il aurait fallu que la notion de relation à long terme lui inspire autre chose qu’un ennui profond. C’est sûr, il finirait par se marier, ce serait la condition pour que ses parents ne lui coupent pas les vivres, et ce ne serait sûrement pas avec quelqu’un qu’il appréciait (déjà qu’il ne s’imaginait vivre avec aucune des conquêtes qu’il avait pu avoir). Pour emmerder Mr et Mrs Hornby au maximum, Clyde avait déjà songé à amener chez eux une quelconque de ses camarades au statut sanguin bien douteux… ou à un quelconque de ses camarades, histoire de les faire exploser pour de bon… Mais bon, quand même… il avait une grande gueule, mais il tenait à la vie. Il y avait effectivement de fortes chances pour qu’il finisse marié avec une prétentieuse de serpentard, aux parents roulant sur l’or, comme Cara… ou Vassilissa, oui… Mais en même temps, ce n’est pas parce qu’il devrait vivre sous le même toit que sa femme qu’il ne pourrait pas aller chercher son bonheur ailleurs…

    « Pourquoi est-ce que je devrais gaspiller de l’énergie à trouver quelqu’un que les parents ont neuf chances sur dix de désapprouver? »
    remarqua-t-il dans un haussement d’épaules. « Puis elle est mignonne Vasilissa. » ajouta-t-il, avant tout pour guetter la réaction d’Olive, dont il s’amusait déjà, par anticipation.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Sam 3 Mar - 16:24

    Le sourire de son frère ne passa pas inaperçu aux yeux d'Olive. Mais elle, elle décida de passer dessus. De toute manière, Clyde n'attendait que de la voir s'énerver, alors elle n'allait certainement pas lui accorder ce qu'il désirait. Certes, elle savait qu'il n'aimait guère ni Lou ni Inès. Et la réciproque était vraie aussi, car ses deux amies n'étaient pas de grandes fans de son frère... Mais bon, qu'ils s'aiment ou non n'était pas ce qui importait à Olive. Le principal, c'était qu'elle elle les apprécie et aime passer du temps à leurs côtés. Et puis voilà. Les amis, c'est comme la patisserie. Il en faut peu, mais des excellents et savoureux à souhait. Inès, Lou et Eden, c'étaient ses Strudels à elle. Et si Clyde préférait les éclairs au chocolat ou le mille-feuille, et bien, grand bien lui en fasse. Au moins ils ne se battraient pas pour manger...

    La grimace qu'il arbora par la suite donna le ton. Sa proposition ne l’enthousiasmait guère. Si Olive avait été à sa place, elle se serait arrangée pour avoir une vie la moins désagréable possible. Un compagnon qu'elle n'aimait peut être pas d'amour, mais au moins qui ne l’insupportait pas. Clyde quant à lui, avait l'air de s'en ficher totalement...

    - Pourquoi est-ce que je devrais gaspiller de l’énergie à trouver quelqu’un que les parents ont neuf chances sur dix de désapprouver?

    Voilà. Bon, il avait sa propre philosophie de vie quoi. Et c'était sûr que vu d'ici, cela semblait plutôt vrai... Un court instant, Olive se demanda si ses parents prendraient en compte les sentiments de Clyde dans l'équation. Il était l'aîné de la famille. Il avait atterrit à Poufsouffle, puis redoublé sa septième année. Mouais. En fin de compte, rien n'était moins sûr...

    - Puis elle est mignonne Vasilissa.

    Levant les yeux au ciel, Olive se retourna sur son tabouret pour faire face à son piano. L'idée de voir Vasilissa débarquer dans sa famille lui aurait hérissé les poils sur le dos si elle avait été un chat. Et pourquoi pas la princesse autrichienne de Serdaigle ou une Alsacienne au sang pur ne parlant strictement aucun mot d'Anglais hein ? Mais bon, Olive avait beau faire ce genre de suppositions douteuses, elle savait que ses parents pouvaient très bien prendre très au sérieux des demandes de ce genre... Stupide monde.

    - Espèce d'idiot.

    Oui, leurs vies respectives n'étaient pas simples, mais Clyde pouvait tout de même s'arranger avec leurs parents pour épouser quelqu'un d'autre que Delenikas. Mais connaissant son frère, il était presque sûr qu'il ne bougerait même pas le petit doigt. Une sorte de teckel nain abruti qui regarderait le regard vide la course d'une météorite, jusqu'à ce que cette dernière vienne s'écraser sur lui.

    Faisant mine de se désintéresser de la conversation, elle entreprit de feuilleter ses partitions, cherchant au hasard des feuilles une musique qu'elle aurait déjà étudié. Tournant toujours le dos à son frère, elle éleva légèrement la voix, déclarant comme si cela s'agissait d'un banal constat :

    - Elle a mauvais caractère.

    Parce que oui, Olive ne pouvait nier la phrase de son frère. Vasilissa était tout sauf laide.

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Sam 10 Mar - 15:45

    La remarque de Clyde eut visiblement le don d’exaspérer Olive. Le poufouffle n’en attendait pas moins d’elle. Lorsqu’il se trouvait en présence de sa sœur, il était ma foi très rare qu’il ne s’amuse pas à la faire tourner en bourrique, comme il le faisait maintenant. C’était plus fort que lui, il adorait embêter les autres… et sa sœur encore plus. Il faut dire qu’il était plus simple de la rendre chèvre en permanence que d’admettre qu’il était terrorisé à l’idée de la voir s’en aller. Clyde avait toujours privilégié la facilité. Pourquoi se pourrir l’existence en trimant constamment? Ignorer la souffrance était plus simple que d’avoir à l’affronter (autant dire qu’il aurait fait un très mauvais Gryffondor). Lorsqu’Olive affirmait qu’il était idiot, elle état loin d’avoir tord, s’il se décidait à mûrir un peu et à ne pas tout le temps prendre les choses à la légère, il ferait certainement un meilleur frère… et il s’inquiéterait davantage au sujet de son futur, et du mariage qu’on finirait inévitablement par lui imposer. Effectivement, Vasilissa n’était pas le type de femmes que Clyde rêvait d’épouser (s’il y rêvait seulement), quand bien même elle était tout de même particulièrement jolie - la beauté n’était d’ailleurs pas au cœur de ses préoccupations (s’il savait ce que le mot « préoccupation » signifiait) même si elle jouait toujours, quoi qu’on veuille bien en dire. Elle avait effectivement, comme le soulignait si bien sa cadette, plutôt mauvais caractère. Sans la connaître bien, le poufsouffle l’imaginait exigeante, superficielle, froide et vaniteuse… autant d’adjectifs qui font rêver. Sa réactivité de légume la ferait certainement fuir. Il ne voulait pas épouser Delenikas, mais si l’ironie du sort ne lui en laissait pas le choix, il ne se battrait pas contre. Il savait bien qu’il ne pouvait pas cracher sur les fonds confortables des parents Hornby, et avait tout intérêt à ne pas contester leurs décisions. La vie de bohème, ça pouvait sembler sympa, vu de loin, mais dans les faits, c’était la déchéance.

    « J’en connais une autre qui a mauvais caractère. »
    constata Clyde en lançant un regard entendu à sa sœur.

    À nouveau, il avait dit cela dans le seul et unique but de l’embêter, n’empêche que son propos n’était pas si éloigné que cela de la vérité. Les premiers mots qui venaient à l’esprit lorsqu’on souhaitait parler de sa sœur n’étaient pas : « voici une jeune fille tout à fait charmante et équilibrée » mais plutôt « ah oui… la langue de vipère ». Olive se dispensait rarement de ruiner des réputations. Alors oui, beaucoup de jeunes filles avaient meilleur caractère qu’Olive, c’était un fait incontestable.


    « Au moins, le petit défaut dont t’as fait hériter notre famille de dégénérés évitera à un pauvre garçon innocent de t’avoir pour femme. » 

    Méchant? Clyde? Si peu! Olive avait de l’humour, voyons! Elle ne le prendrait pas mal, pensez-vous!
    Hum…Bref.


    « … Tu sas, la vie, passé vingt ans, c’est surfait, de toute façon ».


    Oui… On va dire que c’était sa façon à lui de rattraper le coup. Comment ça, c’est une très mauvaise façon de faire? Non, je dirai que c’est juste… très clydien.


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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Jeu 22 Mar - 17:31

    - J’en connais une autre qui a mauvais caractère.

    Un sourire amusé naquit sur les lèvres d'Olive. Ce n'est pas comme si elle ne s'y était pas attendu, de toute manière. Son frère aurait trouvé n'importe quoi à lui rétorquer. Et à vrai dire, elle était plutôt fière de la réputation qu'elle s'était créée à Poudlard.

    Son caractère en faisait fuir plus d'un. C'était on ne peut plus véridique. Cela lui apportait une solitude relative bien appréciable, et lui permettait de se défouler lorsqu'un trop plein d'émotion venait l'assaillir. Et au fond, Olive aimait à penser que les rares amis qu'elle avait était des amis sincères, puisqu'ils avaient passés outre sa mauvaise réputation, et restaient toujours à ses côtés.

    - Au moins, le petit défaut dont t’as fait hériter notre famille de dégénérés évitera à un pauvre garçon innocent de t’avoir pour femme.

    Le feuillet qu'elle était en train de tourner se figea lentement alors que les paroles de son frère prenaient leurs sens dans l'esprit d'Olive. Ses doigts se crispèrent sur le papier, le froissant et le pliant. Les mots qu'il venait de prononcer s'étaient plantés tels des couteaux acérés dans son cœur. La boule qui s'était formée dans sa gorge rivalisait férocement avec la colère qu'elle ressentait à l'égard de Clyde pour ses paroles.

    Sa maladie avait toujours été un sujet délicat pour elle. Si Clyde préférait le tourner en ridicule, elle ne pouvait s’empêcher les choses dans toute leur horrible réalité. D'essayer désespérément de les oublier sans pour autant y parvenir réellement. C'était trop présent, dans sa vie de tous les jours pour qu'elle puisse y parvenir de toute manière.

    Combiner ce sujet au mariage n'était pas pour arranger les choses à vrai dire. Lorsqu'elle était plus jeune, Olive s'était imaginé un mariage heureux, un mari attentionné... Et même deux enfants, un garçon et une fille, qu'elle aurait appelés Naël et Lyse. A présent qu'elle avait grandit, elle y repensait avec amertume. Elle était tellement naïve à l'époque... Et pourtant, une part d'elle aurait aimé que cette situation devienne réelle, encore aujourd'hui. Était-elle encore aussi naïve qu'à l'époque pour croire à l'amour qu'elle éprouvait pour Morgan ?

    Elle avait mal. Les mots de Clyde résonnaient dans sa tête, ravivant des blessures à peine cicatrisées. Pourquoi lui faisait-il ça ? Elle n'avait rien de la sœur idéale, mais que gagnait-il à lui balancer de telles choses ? Un amusement quelconque ? La joie d'avoir enfin réussi à l'atteindre ? Mais Clyde savait très bien où frapper pour arriver à ce point.

    - … Tu sais, la vie, passé vingt ans, c’est surfait, de toute façon.

    C'était peut être ses excuses. Peut être. Mais cela ne faisait qu'empirer la situation... Sentant des larmes poindre aux creux de ses yeux, Olive n'avait plus envie que d'une chose. Se retrouver seule et d'aller se vautrer sur son lit pour déprimer en paix. Desserrant avec peine la mâchoire, elle lâcha un unique mot, teinté d'une colère retenue et d'une tristesse dissimulée.

    - Dégage.

    Qu'il s'en aille. Qu'il la laisse tranquille. Les yeux fixés droits devant elle, Olive s'était figée, attendant que Clyde sorte pour craquer...

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Sam 24 Mar - 18:02

    « Dégage. » Normal. Vraiment. Si Clyde avait été à la place d’Olive, il aurait certainement prononcé les mêmes mots. Il n’était pas rare, qu’il dépasse les bornes, avec elle, surtout quand il s’agissait de sa maladie. Et à chaque fois, comme maintenant, il sentait une vague de culpabilité l’envahir (eh oui, il était humain, après tout). Pourquoi s’appliquait-il à faire du mal à sa propre sœur si c’était pour culpabiliser directement après? C’était bien simple. La maladie de sa sœur devait la ronger chaque jour de sa courte existence, mais elle le rongeait également. Depuis le jour où il avait appris que les jours d’Olive étaient comptés, il ne pouvait plus lever les yeux sur elle sans songer au fait que le temps l’arracherait beaucoup trop tôt à son affection. Il avait besoin d’en parler, d’extérioriser ce qu’il ressentait. Mais chez les Hornby, la maladie de la jeune fille était un sujet tabou, il était hors de question de la mentionner, quand bien même les indices étaient trop nombreux pour l’ignorer. Qu’on puisse passer sous silence une chose aussi intolérable, Clyde ne pouvait pas le supporter. Alors il en parlait. Il en parlait mal, certes, mais il en parlait, avec cette dérision qui lui était coutumière, qui lui permettait de rendre l’intolérable tolérable. Olive avait toutes les raisons du monde d’être en colère contre lui. Il fut tenté, quelques brèves secondes, de s’excuser, et de la serrer dans ses bras, mais cette attitude était tout sauf clydienne. Il ne trahissait jamais sa propre nature. Il resta donc lui-même. Une véritable tête à claque.

    « Oh, prends pas la mouche, Oly chérie. »
    dit-il de l’insupportable ton de celui qui n’a rien à se reprocher. « Tu sais ce qu’on dit, qui aime bien, châtie bien. »

    Cette expression convenait à la perfection pour définir la relation que le poufsouffle entretenait avec sa petite sœur. Il l’aimait. Mais la seule façon dont il était capable de le lui montrer, c’était en lui faisant du mal, pile comme maintenant. Sa relation avec Olive n’avait jamais eu la simplicité de celle qu’il avait avec Abby. Les circonstances étaient… trop différentes.
    Voyant qu’Olive ne demandait qu’à le voir partir, sans doute pour pouvoir laisser s’exprimer sa tristesse, elle qui excellait dans l’art de contenir ses émotions, il ajouta :

    « D’accord, je te laisse. Faut arrêter de tout prendre mal, comme ça. »


    Sur ces mots, il se retourna, certain que de toute façon, Olive ne lui adresserait ni un mot ni un regard. Il avait assez de respect et d’affection pour elle pour s’arrêter quand il savait qu’il dépassait les bornes. Et très clairement, il les avait dépassé. Pour la peine, sa sœur méritait bien un peu de paix et de solitude. Loin de ce taré de frère infichu de se la fermer et d’être un tant soit peu exemplaire et compréhensif quand besoin était. Il referma la porte derrière lui et retrouva sa chambre, presque laissée à l’abandon tant Clyde prenait rarement la peine de retourner chez ses parents.
    Lui aussi avait sûrement besoin de solitude, au final…

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Message#Sujet: Re: Let the Sunshine in! [pv Olychounette]   Sam 24 Mar - 21:58

    - Oh, prends pas la mouche, Oly chérie. Tu sais ce qu’on dit, qui aime bien, châtie bien.

    Oh, elle le savait bien qu'elle en faisait toute une montagne. Mais si l'absence de conversation au sujet de sa maladie avait pesé sur Clyde, elle avait aussi atteint Olive, rendant ce sujet plus qu'épineux pour elle. Déjà qu'à l'origine elle était énormément concernée par ce problème, la réaction de ses parents à ce sujet n'arrangeait rien du tout.

    Un court instant, elle se prit à souhaiter que , du coup, Clyde l'aime un peu moins. Elle regretta aussitôt ses pensées. Certes Clyde était horrible dans son genre. Pourtant, c'était lui qui était venu lui tenir compagnie lorsqu'elle était plus petite et qu'Abby et Clyde avait l'interdiction d'entrer dans sa chambre. Il savait, et il ne l'avait jamais rejetée. Malgré tous les mots blessants qu'il pouvait dire, il continuait de l'accepter. Et elle l'en remerciait. Elle aimait son frère, différemment de sa sœur, mais elle l'aimait aussi. Peut être même plus.

    Seulement, par moment, elle avait tout simplement envie de l'attacher quelque part et de lui arracher la langue...

    - D’accord, je te laisse. Faut arrêter de tout prendre mal, comme ça.

    Crispée sur son tabouret, Olive ne répondit rien, ne bougea pas. Lorsque le bruit de la porte qui se refermait indiqua que son frère était sortit, ses épaules s'affaissèrent légèrement. Les paupières closes, elle souffla un peu, laissant le temps à ses pensées un peu tumultueuses de se calmer. Ses doigts lâchèrent enfin la page de partition pour venir se poser sur sa cuisse.

    Déprimée, en colère, triste, les émotions se bousculaient dans sa tête sans qu'elle parvienne à les extérioriser. Olive finit par se lever et par se traîner d'un pas lourd jusqu'à son lit, sur lequel elle se laissa tomber de tout son long. Enfouissant son nez dans les oreillers, elle laissa sa peine éclater et ses larmes couler. La vie était tellement injuste...

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