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 Les bienfaits de la tornade portative

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Message#Sujet: Les bienfaits de la tornade portative   Lun 2 Avr - 14:19


18 heures, heure de l’éternelle pause café, pour le personnel, qui s’accorde une pause dans son travail, et pour les professeurs qui, harassés par une longue journée de cours, s’autorisent un moment de répit avant de se lancer dans la correction de leurs copies, ou la préparation de leur prochain cours.

Tous se retrouvent dans la salle des professeurs. Certains engagent la conversation (ce ne sont pas les sujets de discussion qui manquent, dernièrement), d’autres se contentent de siroter leur café en silence. Jusqu’à ce que…

… Avez-vous déjà entendu parler de tornades portatives à enclenchement téléguidé? Non? Eh bien, si les adultes de Poudlard non plus, ils l’apprendront bien assez tôt. Cette dernière invention de la Guilde se présente sous la forme d’une simple sphère, passant tout à fait inaperçu, jusqu’à ce que, enclenchée à distance, s’en échappe une tornade miniature, assez puissante pour faire le minimum syndical de dégâts.

Bientôt la mini tornade tournoie dans toute la salle des professeurs, emportant avec elle papiers, copies, et tasses de café…
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Ysbridion
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Message#Sujet: Re: Les bienfaits de la tornade portative   Mar 3 Avr - 23:29

Pourquoi prendre son café en même temps que tous les autres, quand on est quelqu’un qui apprécie plus que toute autre chose la solitude et qui déteste par-dessus tout les vains blablatages de ses collègues? Pas parce que Zelda considérait que c’était une bonne chose de sociabiliser de temps en temps (ça n’avait aucun intérêt à aucun moment), mais parce que l’infirmière de Poudlard avait besoin de BEAUCOUP de pauses café, elle n’y pouvait rien si ses collègues venaient envahir son espace vital toujours au même moment. Parfois, elle s’épargnait leur compagnie et se privait d’une de ses doses quotidiennes de caféine, mais là, c’était juste hors de question. Elle avait énormément de boulot, en ce moment. En plus des éternels malades imaginaires qui, à l’approche des examens, atterrissaient en surnombre dans son bureau, elle n’avait toujours pas fini de récupérer tous les médicaments qui avaient été remplacés par ces fichus crétins. Certaines potions nécessitaient des mois de préparation, et comme il était hors de question de piocher dans les fonds de l’école pour en acheter des toutes faites, les élèves pouvaient toujours crever, et elle était exténuée. L’aide de Pomona lui était vraiment précieuse, mais même à deux, elles n’étaient pas au bout de leurs peines. Avec tout ça, elle n’avait pas non plus encore eu l’occasion d’avoir cette conversation dans le blanc des yeux avec le directeur…

Quand elle entra dans la salle des professeurs à l’heure d’affluence, elle ne fit même pas mine de remarquer leurs présence (point trop n’en faut, comme l’aurait dit feu sa mère), à tous ces adultes qui représentaient, à son grand dam, sa seule compagnie un tant soit peu mature (et ça c’était vite dit, avec tous ses profs qui essayaient de s’intoxiquer les uns les autres à grand renfort de cupcakes avariés). Elle se dirigea mécaniquement vers la machine à café, s’en servit mécaniquement une tasse, et la bu tout aussi mécaniquement. Merlin! Ce qu’elle avait envie de s’en griller une, là, maintenant, tout de suite. Mais non, pas le droit. Ça l’arrêtait pas franchement, en général, mais là, les potentiels accusateurs étaient trop nombreux. N’écoutant pas les conversations autour d’elle, elle se hâtait de finir sa tasse, pour pouvoir s’en servir une autre, qu’elle embarquerait avec elle à l’infirmerie.

Elle allait mettre son plan à exécution quand, sans prévenir (il aurait manqué plus que ça), la mini tornade se déclencha.


"Bordel!" J’épargne vos chastes yeux, mais sachez juste que Zelda se lança dans une série d’insultes particulièrement dégradantes pour l'espèce humaine dans son intégralité.

Pas la peine de chercher de midi à quatorze heures ce qui se passait, cette fichue guilde était de nouveau en train de faire des siennes, et autant dire qu’elle courait sur le haricot de l’infirmière. Pas besoin de vous expliquer pourquoi. Enervée, elle cherchait du regard l’objet à l’origine de ce carnage. Ces gamins allaient regretter d’être venus au monde, quand elle arriverait enfin à leur mettre la main dessus.
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à concierge hargneux, châtiments douloureux.
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Message#Sujet: Re: Les bienfaits de la tornade portative   Sam 7 Avr - 11:45

    Avec les beaux jours, il lui semblait qu'une liste infinie de choses à faire lui était tombées dessus. Le genre de trucs que Montgomery avait repoussé en prétextant le mauvais temps ou une flemme aiguë. Et aujourd'hui, alors que les habituelles corvées continuaient à pleuvoir, il lui fallait rattraper le temps perdu. Heureusement, la magie facilitait grandement sa tâche.

    La bibliothèque et l'infirmerie étaient gérées à part par le personnel qui y travaillait. C'était ça de moins à faire pour lui. Et puis, il avait sous ses ordres les elfes de maison du château. Qui avaient malheureusement parfois d'autres choses à faire que l'assister. Préparer les repas par exemple. Et un château, mine de rien, c'est grand. Il avait délégué aux créatures l'entretien total des quatre salles communes et les dortoirs et salles d'eaux attenantes. Ils s'occupaient également de leur cuisine, des appartements du personnel du bureau de Dippet et de la salle des profs. Le reste, c'était pour sa pomme. Les immenses couloirs, les escaliers tortueux, les innombrables salles de classe, les toilettes à l'extérieur des salles communes, la volière, les armures à huiler, les objets à récurer et il en passait...

    Heureusement que son métier ne se résumait pas qu'à ça, sinon il y aurait longtemps qu'il aurait déguerpit trouver un autre boulot. Mais cela en faisait partie malheureusement. Aujourd'hui, il avait profité du beau temps et du fait que les gnomes étaient en cours. Armé de sa baguette magique, il s'était donc attelé au nettoyage de printemps de la cour. De grands jets d'eau savonneuse, des brosses apparues de nulle part qui s'activaient à frotter les pavés pour ôter la terre accumulée entre eux... Il lui qui supervisait le tout, inclinant sa baguette pour rediriger l'une des brosses à un autre endroit. Un petit sourire aux lèvres, il se félicita mentalement pour son aptitude aux sortilèges. C'était ce qui lui réussissait le mieux, à vrai dire. Mais bon, la magie ne fait pas tout toute seule. Il faut rester derrière, contrôler, lancer des sorts complémentaires. Il avait commencé sa petite entreprise au début de l'après midi. Au bout de plusieurs heures, il fit enfin disparaître les outils de nettoyage et s'évaporer l'eau à présent bien sale. Un grand jet d'eau acheva le nettoyage avant que le concierge ne se détourne de la cour pour rentrer à l'intérieur, laissant derrière lui des pavés propres mais humides.

    C'était l'heure de la pause café. L'idée lui arracha un sourire bienheureux. Il allait pouvoir s'avachir dans un fauteuil bien moelleux avant de se coller à son classement de dossiers... Ou pas. D'un bon pas, il s'était dirigé vers la salle des professeurs pour rejoindre ses collègues. Une tasse de café dans les mains, il s'était laissé tomber sur un fauteuil un peu éloigné avant de déplier le journal abandonné sur l’accoudoir. Il en était là lorsque Zelda avait fait son apparition, lui faisant lever les yeux avant de retourner à son article.

    Et puis, la tornade avait éclatée. Et les cris, indignés ou surpris avaient fusé. Du côté du concierge, ce fut un cri de douleur, lorsque la petite tornade envoya sa tasse de caféine voler, et que celle-ci rebondit sur lui avant d'aller se fracasser par terre, imbibant à la fois le journal posé sur ses jambes... ainsi que ses cuisses d'un liquide bien brûlant. Les yeux exorbités, il s'était levé d'un bon, tenant toujours à la main le journal détrempé d'où l'encre commençait à baver, rendant les lignes illisibles. Heureusement pour lui, le café avait eu légèrement le temps de refroidir, et la sensation de brulure qu'il ressentait aurait pu largement être pire. Cela n'en restait pas moins affreusement désagréable et, lâchant le journal, Montgomery se retrouva à écarter bêtement sa robe de sorcier humide de sa peau. Il lâcha un regard haineux à l'espèce de truc tournoyant, maudissant la Guilde comme elle se faisait appeler. Stupides gamins immatures !

    Il lui fallait trouver de l'eau froide. Et sur le coup, Montgo' n'aurait aucun scrupule à abandonner ses collègues à leurs sorts. Avec une démarche de canard boiteux, il commença à se diriger vers la porte de sortie, espérant que personne ne le retiendrait, et qu'aucun élève n'aurait l'occasion de le voir ainsi dans les couloirs... De toute manière, nul doute qu'il collerait férocement tout élève osant croiser sa route et esquisser le moindre sourire. Le bazar qui régnait ne l'aidait pas vraiment dans sa progression, ces idiots de profs lui coupant sans arrêt la route. Le visage rouge de colère, Montgomery bouscula l'un d'eux pour se frayer un chemin...

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~ Triple Compte d'Olive Hornby & Lysandre Farnsworth ~