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 Ennemis naturels [Caleb]

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Message#Sujet: Ennemis naturels [Caleb]   Ven 18 Mai - 6:36

Voilà longtemps, trop longtemps que je n'étais pas venue ici. Au moins un mois, autant dire une éternité, voir deux. Avec toute cette histoire, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'adonner à ma grande passion dans la vie : les livres. Mais aujourd'hui je rattrape tout ça, c'est d'ailleurs pour ça qu'il n'a beau être que six heures, je suis déjà dans les lieux... Autant bien profiter de son week end, n'est-ce pas? Et puis l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, c'est bien connu. Quand ce havre de paix est vide d'élèves ignorants et complètement insensibles à la beauté d'un tel lieu, cette bibliothèque semble receler d'une sorte d'aura mystique et sacré. En même temps, on est à Poudlard me direz vous. Mais tout de même. Je pense que cette pièce me manquera énormément à la fin de mes études, pour le nombre de fois où je m'y suis réfugiée...

Prenant deux trois grimoires que je m'étais promis de lire à l'occasion, je m'accapare une table pour la journée. Personne n'est assez fou pour venir m'embêter dans un tel lieu, le dernier ayant essayé, un gamin de première année, a fini à l'infirmerie (et moi en retenue, mais ça ce n'est qu'un détail peu important). Il avait osé trébucher et faire tomber ces mines de savoirs sacrés par terre... Cela aurait pu passer, s'il s'était platement excusé pour son crime odieux, mais en plus d'en rire, il est parti sans même les ramasser, tout en courant après un de ses petits camarades... Il n'a pas couru très longtemps remarquez, le sort à fusé si vite... Tout aussi vite que la retenue m'est tombé dessus, pour la petite anecdote. La bibliothécaire me connaît trop bien maintenant, hélas... Ceci dit je suis allée en retenue la tête haute, fière d'avoir accomplis mon devoir...

Avec un pur soupir de bien être, je commence a sortir mes parchemins pour les notes, un sourire au lèvre. Aujourd'hui je ne fais rien d'autre qu'apprendre ce que je sais déjà et réviser ce que je connais sur le bout des doigts. Une activité saine avec laquelle je n'ai pas besoin de jouer la comédie. Non; parce que, entre ne pas parler à Pomona et faire la jeune fille navrée de son erreur devant Lou, je commence à en avoir assez. Ne jamais pousser miymiy dans les filets du diable, car je finis forcement par répliquer... Et puis, rien ne me fait plus plaisir que le calme religieux et lourd qui plane dans la pièce. Un vrai régale dans une école toujours trop bruyante tel que Poudlard. Autant en profiter avant l'arriver d'autres élèves d'ailleurs. Quoi que j'en doute, les beaux jours arrivent et ils préfèrent de loin aller s'allonger dans le parc, que rester ici à réviser (ou apprendre, dans beaucoup des cas). Tant mieux, ils ne pollueront pas mon espace vital, je ne me plains pas...

Je lève les yeux pour regarder l'heure, six heures trente. Une demi-heure pour choisir des livres... J'ai fait vite! M'étirant un instant, j'ouvre le premier grimoire, commençant une longue journée de révision bien mérité. Et peu importe qu'on me prenne pour une folle ou que sais-je encore, voilà bien longtemps que j'ai cessé de vouloir suivre le troupeau juste pour plaire à des personnes dont je n'ai strictement rien à faire...

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Mar 22 Mai - 20:02

Je n’apprécie jamais autant mes petits-déjeuners dans la grande salle que lorsque cette dernière est vide de monde, c’est pour cette raison que, la plupart du temps, je me lève aux aurores, pas seulement parce qu’à force de nuits blanches, je ne suis pas habitué à beaucoup dormir, mais aussi parce que j’aime la solitude. Je fais mine de me plaire en société, parce que c’est ce que l’on attend de moi, mais la vérité, c’est que je n’aime rien plus que l’isolement. Le regain de popularité que j’ai gagné grâce à mon maître, je l’apprécie, mais je ne peux oublier mes vieilles habitudes, et mes vieilles habitudes sont de rester majoritairement seul, de m’isoler quelque part avec un bon livre, et de ne plus avoir à supporter qui que ce soit. Quand je viens si tôt le matin, il n’y a personne, la grande salle, déjà d’ordinaire gigantesque (son nom ne lui a pas été donné pour rien) paraît ne jamais finir. J’aime ce sentiment d’immensité, et plus encore ce sentiment de solitude dans l’immensité. Oh, il y a bien quelques autres élèves par ci par là (en sept années d’études, je n’ai jamais réussi à être totalement seul dans cette pièce), mais ils sont en nombre suffisamment faible pour que je parvienne à faire abstraction.

Ma collation prise, je décide de retourner dans ma salle commune. À cette heure, personne ne m’y dérangera. J’ai un planning de révision à reprendre. Oui, toujours le même planning, mais il faut me comprendre, mes examens de fin d’année approchent, l’anxiété augmente… et rien ne m’apaise mieux que les révisions. Qui plus est, j’ai prit beaucoup de retard sur ce que j’avais prévu : avec l’intervention des égyptiens, et l’ampleur qu’a prit le groupe des chevaliers de Walpurgis, je me suis laissé dépasser par les événements, et pourtant, s’il y a bien une chose au monde que je déteste plus que toutes autres, c’est le fait de me laisser dépasser, et de perdre le contrôle sur la situation. J’aime savoir et avoir prise sur tout, il n’y a que de cette manière que je ne perd pas tous mes moyens. Il faut que je me remette au travail, et sérieusement. Une fois de retour dans l’antre des verts et argent, effectivement vide, je m’installe à ma table préférée, au fond et un peu à l’écart (même s’il n’y a personne à l’écart de qui me mettre pour le moment), sort ma plume, mes cours, et les quelques carnets que j’ai acheté pour prendre des notes. Rien ne fonctionne mieux avec moi que la mémoire visuelle, j’ai besoin de réécrire encore et encore, et de visualiser afin de parvenir à retenir mes leçons. Je reste ainsi trois bonnes heures avant que les premiers élèves fassent leur apparition dans la pièce. Un, puis deux, puis une dizaine. Bientôt, ils deviennent trop pour moi, et comme aucune des personnes pour lesquelles je me devrais de rester ne pointe le bout de son nez, je décide de m’isoler ailleurs.

Il y a bien un endroit dans Poudard où l’on peut être certain de ne pas être importuné, et cet endroit est d’ailleurs celui où je passe le plus clair de mon temps : je parle bien sûr de la bibliothèque. Après avoir rangé mes affaires dans mon sac, je me mets donc en route. J’avais de toute façon l’intention d’y aller, il y a quelques livres que nos professeurs nous ont conseillé de lire, ce que je n’ai toujours pas fait (nouvelle preuve que je me laisse déborder - vous me direz, personne ne lit les livres que les profs leur conseillent… mais je suis, au fond, toujours cet irrécupérable rat de bibliothèque dont on se moquait tant durant mes premières années à Poudlard). Arrivé sur les lieux, je me satisfais de voir qu’ils restent fidèles à eux-mêmes, toujours aussi silencieux, toujours aussi vides.

Ou presque… Je reconnais un peu plus loin Miyria Alliane, une sixième année de ma maison avec laquelle, autant le dire, c’est loin d’être le grand amour. Je décide d’abord de l’ignorer. Si je peux m’épargner une conversation avec elle, je le fais sans problèmes, et je cherche parmi les étagères l’un des livres dont j’ai besoin pour mes études. En vain… Après avoir passé plusieurs longues minutes à chercher, j’en viens à me dire que, peut-être, il est sur cette pile de livres que la jeune fille a déposé sur sa table. Ce serait bien ma veine, en plus d’être hautement improbable (mais na notion d’improbabilité n’existe pas, sur les forums rpg). Je me rapproche donc de sa table, faisant bien attention à paraître le plus désinvolte - et si possible le plus désagréable - possible, j’y jette un coup d’œil et découvre le manuel que je recherche. Sans prendre la peine de lui demander la permission, je m’en empare, me justifiant d’un simple :

-J’en ai besoin.
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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Sam 26 Mai - 0:53

La tête dans mon livre, je ne fais pas vraiment attention à la personne qui vient d'entrer dans mon havre de paix personnel, alors que je griffonne quelques notes sur ma feuille, en japonais, évidemment. Si j'ai cessé de parler ma langue natale depuis trop longtemps maintenant (plus de six ans, il me semble), je n'ai pourtant jamais arrêtée de prendre mes notes personnels dans cette langue, que ce soit pour les cours ou autres. Plus par confort qu'autre chose, en fait. A part Yûu, personne ne parle cette langue ici, et je ne cris pas sur les toits mes origines aussi flagrantes qu'un cracmol dans une foule de moldus. Si vous me demandez dans quelle langue je réfléchis, je vous dirai que cela dépend entièrement de la situation, mais si je n'y fais pas attention, je pense systématiquement en japonais. C'est bizarre d'ailleurs quand je prends le temps d'y faire attention, mais je présume que c'est ce qu'on appelle le naturel, vous savez, celui que certains passent leurs vies à chasser...

J'entends des pas venir vers ma table. Avec un soupir muet, je lève les yeux vers la personne qui ose venir me déranger, sans pour autant prendre la peine de relever la tête. Et voyez vous qui vient vers moi. Caleb Lestrange. Nan mais ce n'est pas vrai! J'ai dit que j'étais en vacance aujourd'hui! Je révise, je veux pas de toutous dans mes parages! Pourtant, quand je le vois prendre le livre avec la ferme attention de partir avec, je n'arrive pas à laisser une telle chance me filer entre les doigts. Ça aussi, c'est mon naturel, je présume. Et pourtant, pendant un instant j'ai hésité. Mais Pomona fait beaucoup d'effort de son côté, il serait injuste que je n'en fasse pas autant, si ce n'est pas plus. Avec un soupir mental, je referme mon livre que je pose à côté de mes notes, levant la tête vers l'un des larbins reconnus de Jedusor.
Ce livre, je n'en ai pas vraiment besoin, c'est du programme de septième année, mais j'aime prendre de l'avance, en cinquième année, je connaissais déjà la plupart du programme de sixièmement année, pourquoi en serait-il différent pour la septième, maintenant. C'est rarement la théorie qui me pose problème, plus la pratique, au final. Enfin, le fait que j'ai besoin ou non de ce livre ne compte pas, si ça peut me permettre d'avoir une discutions avec Lestrange, disons que, soudainement, j'ai un besoin presque vital de ce livre, point.
Je croise les doigts devant moi en posant mon menton dessus, souriant poliment contre toutes attentes. En plus mon sourire n'est pas crispé, je me suis entraînée avec Lou, que ce fut dur au debut... Tant pis pour ma journée de repos, je ne peux pas laisser une telle occasion filer entre mes doigts...

Bonjour à toi aussi Lestrange. Oui je vais très bien, merci de t'en soucier. Cependant, l'idée que tu prennes le livre que j'ai décidé de lire aujourd'hui me gêne quelque peu, Mais je suis prêtre à faire un effort. Je te conseille donc de prendre place à ma table, auquel cas je ne serais pas obligée de faire un scandale puisque tu m'auras pris mon livre, et ça nous évitera le désagrément de se faire éjecter de la bibliothèque avant même que tu puisses ne serais-ce que survoler la première page. Je laisse un petit silence calculé avant d'en rajouter un peu, pour finir, Surtout qu'on arrive dans une période de révision importante pour toi, non? Ça serait dommage d'ainsi perdre une journée pourtant si bien commencé...

Le tout dit avec un sourire tranquille, tout aussi horripilant, pour lui, que son attitude, pour moi, à n'en pas douter. Pour m'être déjà fait virer de la bibliothèque une dizaine de fois cette année, je sais parfaitement comment agira la bibliothécaire si je commence à m'embrouiller avec Caleb, ni une, ni deux, elle nous mettra tous les deux dehors pour être certaine d'avoir la paix pour le reste de la journée. Je ne sais pas trop si j'admire cela ou non...

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Mer 30 Mai - 8:53

-Bonjour à toi aussi Lestrange. Oui je vais très bien, merci de t'en soucier.

Je ne prends même pas la peine de lever les yeux au ciel ou de m'exaspérer de cette remarque tant elle est attendue. Si les rôles étaient inversés, et si je me trouvais à sa place, j'aurais sans doute déclaré quelque chose de similaire. En vérité, je pense que ma façon de penser et celle de Miyria Alliane ne sont pas bien différentes l'une de l'autre (à quelques différences de poids près, tout de même), ce sont les circonstances qui ont créé l'animosité que nous avons l'un envers l'autre, plus que nos caractères respectifs. Ceci dit, deux caractères similaires sont souvent redoutables lorsqu'ils se liguent l'un contre l'autre. Je ne répond rien à sa remarque car elle poursuit. Si elle m'avait laissé face à cette simple phrase pour le moins désobligeante, je lui aurais sûrement signifié que je ne lui devais pas le moindre début de politesse feinte. Nous ne nous entendons pas, c'est de notoriété publique. Il est inutile de faire semblant, et de s'embarrasser de formules quelconques qui connoterait d'un respect que, de toute évidence, nous n'avons pas l'un envers l'autre.

-Cependant, l'idée que tu prennes le livre que j'ai décidé de lire aujourd'hui me gêne quelque peu, Mais je suis prêtre à faire un effort.

J'espère bien que cette idée la gêne, puisque c'est en partie le but de la manoeuvre... Ceci dit, j'ai vraiment besoin de ce livre. Au point de faire quelques concessions? Oui, sans doute. J'ai un planning de révision précis et plutôt chargé, j'entends le respecter. Sans compter que repartir bredouille et les mains vides, ce serait donner raison à mon interlocutrice, et j'ai tout sauf envie de lui donner raison, sur quelque point que ce soit. J'arque un sourcil en entendant Miyria décréter qu'elle est prête à faire un effort. De sa part, ce genre de remarque est pour le moins... surprenante. A quoi dois-je m'attendre? Je m'interroge. Je ne peux que supposer que le compromis qu'elle s'apprête à me proposer ne sera pas à mon goût.

-Je te conseille donc de prendre place à ma table, auquel cas je ne serais pas obligée de faire un scandale puisque tu m'auras pris mon livre, et ça nous évitera le désagrément de se faire éjecter de la bibliothèque avant même que tu puisses ne serais-ce que survoler la première page.

M'asseoir à sa table? Est-ce vraiment ce qu'elle me propose? J'admets que je ne saisis pas vraiment. Ma compagnie doit lui être aussi désagréable que ne m'est la sienne. J'ai bien l'intention de passer le reste de la journée ici, elle aussi je suppose. Autant de temps passé l'un à côté de l'autre ne peut rien nous apporter de bon, à l'un comme à l'autre... Si ce n'est qu'ainsi, je pourrais consulter le livre que je convoite. Elle a raison. Je hais l'admettre mais elle a raison. Je la sais tout à fait capable d'attirer l'attention sitôt que j'aurais fait mine de partir avec son livre. Je n'aurais rien gagné à me faire éjecter de la bibliothèque. J'aurais besoin de consulter plusieurs ouvrages et manuels au cours de la journée... Mais accepter, c'est comme céder à son chantage. Ma fierté va en prendre un coup, je le sens.

-Surtout qu'on arrive dans une période de révision importante pour toi, non? Ça serait dommage d'ainsi perdre une journée pourtant si bien commencé...


Son propos... le ton de sa voix. Mais elle me nargue, c'est pas vrai! Et en glissant une remarque sur mes examens, elle en rajoute encore une couche. Me montrer en position d'infériorité est une chose que je n'apprécie guère, vous l'aurez deviné (quoi qu'en certaines circonstances, comme en présence de mon maître, la chose est discutable). Ce n'est pas par excès de confiance en moi que j'essaye d'avoir l'avantage sur l'autre (ou d'en avoir l'air), en fait c'est tout l'inverse... Si je laissais parler mon naturel, je me laisserais marcher sur les pieds par tout le monde. J'hésite encore, mais après tout... Miyria y perds aussi, si je m'assois à côté d'elle. Je doute qu'elle prenne plus de plaisir à me supporter que l'inverse, alors elle l'aura voulu. Collant sur mon visage une expression impassible, je me pose donc sur une chaise à la table de Miyria.

-Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour profiter de ma compagnie.
je réplique, ne dissimulant en rien mon ironie, alors que je tire mes affaires de mon sac pour les poser sur la table.
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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Jeu 31 Mai - 0:57

Rien ne me fait plus plaisir que ta compagnie, voyons.

Fis-je avec une pointe d'ironie bien plus subtile que la sienne, gardant mon sourire un instant avant de replonger ma tête dans mon livre, comme tout ce qui venait de ce passer était déjà loin et sans importance. J'aurais pu soupirer de soulagement en voyant ma pitoyable approche marcher, mais cela aurait paru suspect, et déjà qu'il m'avait fallu me creuser rapidement la tête pour trouver comment l'obliger à rester sans que cela ne paraisse étrange, autant ne pas tout gâcher avec une action regrettable... Raison pour laquelle je préfère sagement retourner à ma lecture, comme si rien de tout cela n’était calculé un seul instant.

De tous les larbins de Jedusor, il y en a deux pour lesquels je suis réticente quant à l'idée de les approcher : le premier est Daniel, évidemment, car quoi que je fasse, il me faudra faire preuve de beaucoup de patience pour faire tomber ses méfiances, et encore, j'ai bien peur que rien ne vienne à bout de ses doutes envers moi. Ce qui est légitime, je le conçois, face à notre dernière conversation.
Le second que je redoute, bien que pour d'autres raisons, est Lestrange. Oui, la même personne qui, à cet instant, est à ma table. Pourquoi le redouter? Tout simplement, car il est bien trop intelligent. Ne vous étonnez pas ainsi que j'avoue quelque chose d'aussi visible, ne pas supporter quelqu'un ne m'empêche pas de l'examiner objectivement ( Jedusor inclus), car sous-estimer un ennemi est l'une des pires erreurs qui soit, certains l'apprennent à leurs dépends... Suivait mon regard futuriste...
Par rapport aux autres larbins, Caleb peut, pour moi en tout cas, être très facile à comprendre, cependant cela est à double tranchant. Deux rats de bibliothèque. Adepte des révisions inutiles et des grimoire poussiéreux. Sans Tom, je suis sûre qu'on aurait pu s'entendre. Mais voilà, ce n'est qu'un toutou servile qui a décidé de suivre l'autre psychopathe en puissance (rappelons qu'à cet instant, le fait qu'il soit un psychopathe en puissance n'est qu'une délibération de mon cerveau paranoïaque), et moi une "butée" décidé à tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues, même s'ils l'ignorent. Nous sommes des ennemis naturels.
Donc, devant Lestrange, je suis obligée de faire encore plus attention qu'avec les autres, bien que, cela ne me dérange pas outre mesure. J'aime les challenges personnels, c'est dans ma nature. Et puis, c'est le petit plus de toute cette mascarade, que de pouvoir parler avec ceux que j'ignore en temps normal...

Cependant, pendant le premier quart d'heure, c'est à peine si j'ouvre la bouche, retournant à mes notes et mes hypothèses sur des cours que je n'aurai pas avant l'an prochain. C'est une aubaine que de pouvoir ainsi laisser un silence sans que ce soit pesant. Si je l'assaille de questions à peine installé, autant mettre une pancarte au-dessus de moi (la luminosité est une option) pour le prévenir que je suis là pour en apprendre plus. Non, prendre mon temps me fera paraître plus détaché, j'imagine... Et dire qu'en temps normal j'aurais préféré manger du verre pilé plutôt qu'inviter un larbin à ma table... Mais nous ne sommes pas en temps normal. C'est sûr que Pomona aurait été bien plus douée à ce petit jeu que moi, elle qui a passé sa vie à espionner les autres, mais ce qui lui est arrivé ne doit pas se reproduire, c'est donc à moi de jouer les fouines. Merlin, qu'est ce qu'on ne fait pas par amitié, parfois... Quoi que, est-ce vraiment pour elle que je fais tout ça? Non, je pense qu'au fond, c'est de mon propre chef. La question reste cependant : pourquoi?
Quoi qu'il en soit, ce petit quart d'heure me laisse aussi le temps de mettre une approche en place, alors que nous révisons dans un silence plus que religieux et studieux. N'importe qui d'extérieur à la scène n'aurait vu que deux élèves étudiant consciencieusement... Quelle belle blague. Je lève un instant mes yeux de mes notes pour lancer un rapide regarde à Caleb, prenant la parole d'une voix basse (nous sommes dans une bibliothèque quand même) et détachée. Je n'attend pas grand chose de cette conversation, du moins, pas dans l’immédiat.

Je m'étonne que tu ne reprennes tes révisions que maintenant, Lestrange.

Ou, plus simplement « tu faisais quoi pendant tout ce temps, hein? T'étais avec Jedusor hein? Vous préparez quoi?! Avoue! Charogne!»... Je ne sais toujours pas si ma paranoïa est un point positif ou négatif dans cette histoire...

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Ven 1 Juin - 9:31

-Rien ne me fait plus plaisir que ta compagnie, voyons.

C'est ça... et les veracrasses respirent par l'arrière-train! Je m'interroge vraiment sur ce qu'elle espère tirer du fait que nous demeurions ensemble à la même table. Car au risque de me répéter, c'est une situation qui ne peut convenir à aucun d'entre nous, et je doute qu'un simple livre soit l'unique raison de sa décision. Enfin... quoi qu'il en soit, j'ai besoin de ce livre, alors je vais me contenter de faire comme si la jeune fille aux yeux d'or n'était pas là, et espérer qu'elle finisse par se lasser de ma présence et par s'en aller. Oui, le rapport de force qui se crée toujours très naturellement entre elle et moi m'invite à voir dans le fait de m'en aller à cause d'elle une sorte de défaite que mon ego supporterait mal. Je suis presque certain qu'elle pense la même chose de son côté. Ignorant sa dernière sentence, et n'ayant guère l'envie de me lancer dans une quelconque joute verbale, je reporte mon attention sur ce fameux volume, en apparence anodin, mais prétexte à une conversation que je me serai aisément épargné. Je l'ouvre et entame ma lecture, prenant de temps à autres des notes sur mon parchemin. Pendant un temps agréable et assez long, ni l'un ni l'autre ne disons rien. J'en arrive presque à oublier la présence de Miyria à une distance, bien en-dessous de la norme, de moi. Au moment où je finis par me dire que finalement, la présence de la jeune femme ne serait pas si handicapante que cela, elle prend la parole, et je suis bien contraint de revenir sur cette affirmation de toute évidence prématurée.

-Je m'étonne que tu ne reprennes tes révisions que maintenant, Lestrange.


Le sens de sa question (ou du constat qu'elle formule, plutôt) m'échappe quelque peu. Qu'entend-elle par là? C'est sans vantardise, je crois, que je puis affirmer être certainement l'un des élèves les plus consciencieux de cette école. Mes révisions pour les ASPIC, je les ai commencé alors que j'étais encore en sixième année. Ce n'est pas comme si j'étais de ces retardataires qui réalisaient seulement maintenant, à quelques semaines des examens, qu'il serait peut-être temps de s'y mettre. Alors que veut-elle dire? Peut-être que je me montre moins consciencieux dans mon travail depuis quelques temps? -ce qui est vrai, les chevaliers de Walpurgis ont redéfini l'ordre de mes priorités. Mais qu'est-ce que Miyria peut en savoir? A moins qu'elle ne m'espionne, elle n'a aucune raison d'être au courant... non? J'ai conscience que répondre par un "Mais si, je travaille, j'te jure" semblerait aussi stupide que puéril, je m'épargne ce genre de réaction et préfère faire ce que je fais généralement le mieux. Répondre par une réplique acide, et volontairement blessante. C'est souvent ainsi que je m'en sors le mieux.

-Vois-tu, Alliane, je suis quelqu'un de très organisé, je peux travailler et avoir une vie sociale. Mais m'adressant à quelqu'un qui n'a d'autres possibilités pour avoir des amis que de les payer pour ça, je me doute que je parle dans le vide.

Il est de notoriété publique que Miyria Alliane n'a pas beaucoup d'amis. Les amis qu'elle avait eu, elle avait décidé de les laisser tomber. Je n'ai jamais compris cette attitude, et quand je vois comment Daniel ou Lou, qui après tout sont des amis proches, ont vécu cette situation, je n'ai qu'envie de lui souhaiter de rester moisir seule dans son coin pour toujours. Il paraît que même avec Pomona, elle s'est brouillée, alors qu'elles me semblaient plutôt proches l'une de l'autre (il faut que j'arrête de savoir autant de chose sur Pomona...). Si elle ne réalise pas que le problème ne vient pas de ceux qu'elle néglige et choisit de mépriser mais d'elle-même, elle pourrait bien finir aigrie avant l'âge. Et ce n'est pas moi qui compatirais, loin s'en faut. On récolte ce que l'on sème.
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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Jeu 7 Juin - 23:21

Oh, qu'il est dur de ravaler la réplique aussi cinglante que vive qui essaie par tous les moyens de sortir de mes lèvres en l'entendant ainsi piquer ma fierté. J'ai un fort caractère et n'hésite jamais à dire le fond de ma pensée (bien qu'en soignant mes mots), ce n'est un secret pour personne, c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle mon père n'a toujours pas trouvé de famille de sang pur acceptant une alliance avec la nôtre, Merlin soit remercié pour cela, bien que cela ne fait qu'accentuer sa froideur envers moi. Mais franchement, moi? Payer les gens? Et il s'est vu l'autre Serpentard? Je vous parie ce que vous voulez, qu'il n'hésiterait pas au besoin à utiliser l'argent de papa et maman pour avoir ce qu'il veut, en bon gosse pourrie gâté jusqu'à la moelle ... De toute façon c'est impossible pour ma part de payer qui que ce soit, je n'ai le droit qu'à une somme minime par mois et je n'ai pas accès au compte des Alliane jusqu'à ma majorité sorcière. Et encore, je ne suis pas certaine qu'entre temps d'autres closes n'aurons pas étaient mises en place. Mon père, quel homme, je ne sais toujours pas si je dois le détester, ou l'admirer.

Malgré tout, je souris. D'un sourire (plus proche du rictus, à vrai dire) qu'on pourrait qualifier de figé et ironique, mais c'est un peu le cas, avouons le. J'ai en effet peu d'amis, mais moi au moins ils sont de qualité puisque je fais soigneusement le ménage quand ils ne le sont pas... Oui, ce n'est absolument pas crédible de dire ça, alors que je rampe derrière Lou pour qu'elle me pardonne, mais ça, c'est une toute autre histoire. Mes vrais amis, je préfère les éloigner de tout ça, l'aventure de Jo m'a bien fait comprendre qu'ils peuvent malencontreusement être impliqués au moindre faux pas, bien que, par chance, je n'en ai fait aucun. Tant que ça durera, tout ira pour le mieux.
Je suis restée bloquée sur la réplique de Caleb, mais je préfère garder un visage presque neutre plutôt qu'exploser maintenant et laisser tomber cette si belle occasion. N'allons pas gâcher tous mes efforts simplement pour un peu d'amour propre. Je suis au-dessus de cela, du moins, je l'espère à cet instant. Alors, je me contente d'un bref ricanement.

Tu me déçois d'ainsi en arriver à une conclusion aussi hâtive que fausse. Un peu de logique, voyons : si je les payais Lestranges, j'en aurais bien plus.

Ma voix est faussement tranquille et presque amusée. Presque. Fiou. En tout cas on a évité de juste que ça dérape. Enfin, devrais-je plutôt dire, j'ai évité le pire, parce que lui ne fait aucun effort. En même temps, il n'a aucune raison d'en faire, j'en suis bien consciente, ce qui me donne encore plus envie, à chaque instant, de tout laisser tomber. Comme avec tous les autres, je suis la seule à faire des efforts. Autant dire que ma fierté commence à en prendre un sacré coup et que l'envie de répliquer se comprime dangereusement dans ma poitrine. Mais je ne bronche pas, "ce qui ne te tue pas te rend plus fort", n'est-ce pas? J'ai toujours aimé ce proverbe. Et Merlin, qu'est-ce que j'ai pu devenir ''forte'' en six ans.

Pour montrer que tout ceci ne m'atteins pas, je retourne à mes notes l'air de rien, essayant de me concentrer sur mon travail l'espace d'un instant. Une chance que mes notes soient en japonais, ainsi, il est impossible de voir que je ne suis absolument pas en train d'écrire mes cours, mais juste faire semblant, pour ainsi avoir le temps de réfléchir. Les cours peuvent attendre. De toute façon, j'ai prévu d'étudier toute la journée, et je doute que ce soit le cas de Lestrange et sa ''chère vie sociale''...

Et tout organisé qu'on soit, il n'est pas rare que l'un prenne le pas sur l'autre. J'en déduis donc que ta vie sociale est plus importante que tes révisions.

Le terrain est miné, je le sais, mais je n'ai de toute façon pas d'autre choix qu'être agaçante et insistante à ses yeux. Et puis, cette insistance pourrait au contraire prouver que je cherche à l'agacer (et non fouiner), et jouer en ma faveur? Car si j'ai bien une certitude, c'est que ce n'est pas lui qui engagera la conversation. Tout le sale boulot pour moi, j'vous dis. Cependant, il prend déjà la peine de me répondre, c'est un bon point. Mais là encore, je pense que c'est juste pour ne pas me laisser le dernier mot. Une éternelle rivalité. Comme si la haine ne suffisait pas.

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Jeu 14 Juin - 11:44

J'ignore si la remarque de Miyria est seulement la preuve d'un amusement sincère ou le moyen de dissimuler le fait que j'ai réussi à appuyer là où ça fait mal. J'aime opter pour la seconde solution. Je ne suis pas d'une nature extrêmement sadique, je ne prends pas de plaisir particulier à voir les autres souffrir, mais je ressens toujours une certaine satisfaction personnelle à l'idée d'avoir pu heurter les sentiments de personnes que je n'apprécie guère (ou même que j'apprécie, d'ailleurs, il suffit de voir mes joutes verbales avec Pomona), et, c'est pour moi une certitude, je n'aime pas Miyria.

Tu me déçois d'ainsi en arriver à une conclusion aussi hâtive que fausse. Un peu de logique, voyons : si je les payais Lestranges, j'en aurais bien plus.


Il est vrai que si Miyria choisissait de payer autrui pour en faire ses amis, elle pourrait en avoir nettement plus, autant que moi si je m'amusais à le faire (et oui, il m'est peut-être déjà arrivé de le faire, je l'avoue). En fait, même si ma pique agressive ne le laisse pas suggérer, j'ai toujours pensé que Miyria ne devait pas tant son isolement social à son caractère qu'au fait qu'elle se montre surement trop sélective dans le choix de ses fréquentations. Je pense qu'elle a un égo plus démesuré qu'elle ne veut bien l'admettre. Quand moi, je ne me considère pas à la hauteur des personnes qui, comme Tom, daignent m'accepter dans leur entourage, elle, se montre d'une exigence qui dépasse ma compréhension. Je ne comprends pas pourquoi elle ressent une telle animosité envers Voldemort. Après tout, il est très brillant, charmant, et il ne me semble pas qu'il lui ait jamais fait quoi que ce soit. Il n'est d'ailleurs pas si différent de cette jolie rousse morte il y a quelques mois, que Miyria semblait pourtant extrêmement apprécier. Je ne saisis pas pourquoi elle a renoncé à son amitié avec Lou et Daniel. C'est vrai, ils n'ont d'yeux que pour lui... et alors ? Je pense qu'elle n'est pas partageuse, c'est ce qui me fait croire qu'elle souffre peut-être d'un syndrôme de supériorité : elle ne tolère pas que ceux qui l'entourent aient de l'affection pour quelqu'un d'autre que pour elle. Est-ce pour cela qu'elle semble avoir renoncé à adresser la parole à Pomona ? Cette dernière n'estime pourtant personne à part l'infirmière de l'école, me semble-t-il (je sais, j'arrête tout de suite de penser à elle... ou bien...). Je me réjouis, c'est vrai, de voir Miyria seule, je n'ai jamais ressenti de pitié pour sa personne, je me réjouis tout autant qu'elle et Pomona ne soient plus amis. Je ne dois pas l'admettre, surtout pas, mais j'ai toujours pensé que Miyria, et son influence était une des barrières qui m'empêchaient de l'envisager. Cette barrière levée, il en reste bien une centaine d'autres , mais je m'en félicite malgré tout.

Et tout organisé qu'on soit, il n'est pas rare que l'un prenne le pas sur l'autre. J'en déduis donc que ta vie sociale est plus importante que tes révisions.


Qu'est-ce que ça peut lui faire ? Pense-t-elle vraiment que je vais lui déballer ma vie ? Elle n'a peut-être pas tort, dernièrement, j'ai laissé les chevaliers prendre une importance dans mon existence telles que les cours passeraient presque au second plan. Presque, car je suis tout à fait incapable de vivre sereinement le fait de me rendre en classe sans connaître mes leçons sur le bout des doigts. Par chance, j'ai établi une grille de révision suffisamment à l'avance pour ne pas me laisser déborder. Je ne gage pas qu'il en soit de même pour certains de mes autres camarades, comme Vincent et Daniel, surtout Daniel, mais je m'épargne de le lui faire remarquer.

-Je sais parfaitement gérer les deux, merci de t'en inquiéter à ce point.


Tout cela pour lui faire remarquer que ça ne la regarde tout simplement pas.

-En ce qui te concerne, on dirait bien que les études ont pris le pas sur ta vie sociale. Si tu en viens à me faire la conversation au beau milieu de la bibliothèque, je dois en conclure que ta vie sociale en est au point mort. Pourquoi ce soudain besoin de m'adresser la parole, sinon, hein?
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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Ven 15 Juin - 4:51

J'aimerais bien savoir ce qu'il pense, à cet instant. Lire dans les pensées des gens doit être terriblement tentant, quand on en a le pouvoir. Ne serais-ce que pour connaître le propre impacte de ses paroles sur l'esprit des autres. J'ai presque envie de regarder Lestranges et l'examiner sur toutes les coutures pour voir si je m'y prends mal ou bien, pour savoir ce qu'il faut dire. Je ne suis pas aussi douée que Pomona à ce petit jeu d’observation, mais j'en comprends au moins les bases. Mais non, rien ne me indique oralement si je suis sur la bonne route, et le dévisager serait une bien mauvaise idée. Il est, je pense, bien trop tôt pour s'attendre à des résultats. Peut-être que cette conversation causera ma perte à l'avenir, peut-être qu'elle sera au contraire d'une utilité incroyable. C'est tellement, dur de se projeter dans l'avenir, et mes dons de voyance étant très fortement limités, je ne risque pas d'avoir une vision soudaine de ce qui nous attend. Parait-il que je suis trop terre-à-terre pour cela, ça ne m'étonne qu'à moitié. Ma mère était douée pour la divination et la cartomancie. Je n'ai manifestement pas hérité de ses talents. Moi, j'excelle surtout en potion, en étude des runes et en sortilèges. Pour le reste, la pratique à parfois du mal à suivre la théorie, qui elle, est excellente.... J'aime bien aussi le soin des créatures magiques... Oui, j'ai un "truc" avec les animaux.

Un jour, j'essaierai de me tirer les cartes, histoire d'en rire un peu. Je peux présumer sans trop de mal que le destin qui m'attend ne sera ni joyeux, ni rempli de jolies couleurs arc-en-ciel. C'est à la catastrophe qu'on court, à mon avis. Et pourquoi? Parce qu'on a décidé de se battre, parce que les voyageurs m'ont conforté dans mon idée qu'il ne faut pas baisser les bras. Qu'il y a vraiment un nuage terriblement noir qui se profil à l'horizon. Même si j'ignore le rôle des voyageurs dans tout cela.
Du moins, pour l'instant.

Je ne peux m'empêcher de sourire un instant devant la remarque fermée de Caleb. Ce n'est pas vraiment un sourire joyeux, plutôt ironique. Je m'y attendais un peu à ce genre de réponse. Il clôt ce sujet, je peux évidemment continuer, mais il y a peu de chance que j’apprenne quoi que ce soit pour l'instant. Ceci dit, pour moi ça prouve seulement ce que je pense déjà. Il se passe quelque chose. Quelque chose qui l'occupe? Je ne peux que difficilement en déduire plus avec si peu d'information. Plus tard, peut-être.
J'ai l'impression de cogner contre un mur. Je vais continuer jusqu'à quand comme ça? Est-ce qu'il se fissurera à force, ou je le ferai avant lui?

Je t'en prie...

Dis-je rapidement pour répondre à son faux remerciement.
Quant à sa seconde remarque de Caleb, elle ne me blesse pas outre mesure, car il y a une part de vérité dedans. La vie sociale. Je m'y intéresse moyennement, à vrai dire. Certes, j'ai des amis, et certes je tiens à eux, mais pour moi, les voir ou leur parler ça passe grandement au second plan. C'est compliqué, mais le fait d'apprécier quelqu'un ne veut pas dire pour moi être collé avec. Rester des mois sans parler à Cathy ne me dérange pas (par contre en général à la fin elle m'en veut). Et c'est justement parce qu'on a cette même vision de l'amitié que Pomona et moi nous entendons aussi bien. Je l'avoue, je ne suis pas sociale et absolument pas doué dans le domaine de l'amitié, mais on ne peut pas exceller dans tout, c'est ainsi. Les génies sont souvent des billes en relation humaine, et on assume. Les études et la magie sont bien plus importantes à mes yeux que quelques discutions sans fond, ni valeur. Froide? Non, réaliste. A quoi ça sert d'aimer, de s'attacher et de s'entourer si l'on est incapable de se protéger ou protéger ceux à qui on tien, à coter? Chaque personne qu'on aime est une faiblesse, un poids qu'on finira forcement par retourner contre nous si on ne prend pas les précautions nécessaires.
Je suis prudente à l'outrance, je le conçois, raison pour laquelle j'éloigne de moi toutes personnes liées à Jedusor, mais je préfère toujours prévoir à l'avance. Même l'imprévisible.

Je ne donne que peu d'importance à l'entretient de ma "vie sociale".

Fis-je avec un geste dérisoire, comme si je chassais une mouche, tout en retournant écrire deux trois kanjis sur le bas de ma feuille de notes, me rappelant soudainement d'un détail important du cours. Il y a une part de vérité et de mensonge dans ce que je viens de dire. Je donne peu d'importance a mes relations avec les gens en général. Mais quand je le fais, ce n'est pas à moitié, hélas. Pomona ou Perséphone en sont la preuve. Il faudrait que j'apprenne à faire des demi-mesures, un jour.

Quant aux raisons qui me poussent à te parler, on appelle ça la courtoisie, Lestranges, chose qu'on apprend à utiliser en murissant. Tu verras, "murir", c'est fort sympathique... Si cela t’arrive un jour, naturellement.

Paroles acides enrobées de miel, sur un ton courtois et léger, alors que je prends toujours quelques notes distraitement. Si je reste trop passive, ça sera de toute façon suspect. Alors, bon. Me venger pour tout à l'heure? Naaaaaaan, c'est bien trop immature pour être moi, voyons... Au fond, on agit parfois réellement comme des gamins. Il est beau, l'avenir du monde sorcier.

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Dim 17 Juin - 21:35

- Je ne donne que peu d'importance à l'entretient de ma "vie sociale".

Tu m'en diras tant... Il aurait fallu que je sois aveugle pour ne pas le remarquer tant c'est une évidence. Si Miyria accordait un quelconque intérêt à sa vie sociale, une quelconque valeur aux amis qu'elle pourrait potentiellement se faire, alors elle en aurait sans doute plus. Je peux comprendre qu'elle ne s'intéresse pas outre mesure à ses relations affectives. Elle est sûrement une solitaire, misanthrope dans l'âme... Un peu comme moi, en vérité. J'en donne moins l'air à présent, car après tout, j'ai fait de nets efforts depuis mes premières années Poudlard, mais je ne suis pas bien différent de Miyria en terme de sociabilité. Durant mes premières années à l'école de magie, je ne parlais à personne ou presque, je restais dans mon coin (souvent dans cette même bibliothèque, d'ailleurs), j'agressais la première personne qui daignait m'accorder la parole. Mes premiers vrais amis, je me les suis fait par l'intermédiaire de Tom, qui, n'ignorant ni mon nom ni la teneur de mes résultats scolaires, est venu à moi, et m'a forcé à sortir de ma coquille. Après, j'ai fini par me faire à la présence des autres, même par apprécier certaines personnes pour qui je n'aurais pas soupçonné pouvoir avoir eu de l'affection. Enfin, il y a eu Ashley... Oui, il est évident que j'ai beaucoup évolué, d'un point de vue social. Il n'en demeure pas moins que l'on ne peut totalement renier sa nature, et dans le fond, je reste un grand solitaire, qui a souvent besoin de s'isoler. Je n'aurais d'ailleurs pas été contre un peu de solitude, là, maintenant... Je sais qu'on a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, ceci dit. Même si en l'occurrence, je ne sais pas trop pourquoi je n'ai pas droit d'avoir ce que je veux. Non, vraiment, je ne saisis pas l'insistance de Miyria à vouloir me parler. C'est avéré, nous n'avons rien à nous dire. Nous ne nous sommes rien dit des années durant, pourquoi ainsi bouleverser les habitudes, de bonnes vieilles habitudes qui jusqu'ici nous ont toujours arrangé ? Nous ne nous parlons pas car nous n'avons aucun intérêt à le faire. Je ne saisis pas ses raisons, et celles qu'elle me donne ne me satisfont guère.

- Quant aux raisons qui me poussent à te parler, on appelle ça la courtoisie, Lestranges, chose qu'on apprend à utiliser en murissant. Tu verras, "murir", c'est fort sympathique... Si cela t’arrive un jour, naturellement.


La courtoisie. Voilà un terme bien étrange à entendre de la bouche de quelqu'un qui n'en a jamais vraiment fait preuve à mon égard. Bon, elle n'a jamais non plus totalement manqué de courtoisie à mon égard, ceci dit, disons que nous nous contentons d'ordinaire de nous voir tout simplement le moins possible. Cela dit, ne pas se dire bonjour lorsque nous nous croisons dans un couloir, c'est déjà manquer de courtoisie, et nous le faisons sans arrêt.

-Tu as raison, quoi de plus matûre que de me traiter implicitement de quelqu'un de pueril ? Je dois admettre que c'est avec beaucoup de courtoisie que tu me traites d'idiot, je ne suis pas certain de vouloir faire autant d'efforts pour te rendre le compliment...


Sur ce, je retourne à mon livre. Ce n'est pas tout ça, mais je suis là pour travailler, tout de même !

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Ven 29 Juin - 2:57

Il est vexé ou quoi? En tout cas, je trouve qu'il manque un peu de reparties, bien que pour une fois, c'est un mal pour un bien. Cela évite que le ton de cette conversation monte, et que les choses s'envenimes bien trop vite pour que je puisse contrôler quoi que ce soit. J'ai un... Certain orgueil, il faut l'avouer. Et dans ce genre de moment, ça peut vite poser problème. Car s'il veut le dernier mot, il n'y a aucun doute que moi aussi. Oui, tout cela est particulièrement puéril. Pourtant, depuis le début de l'échange, il n'y a pas un mot au-dessus de l'autre. D'un œil extérieur, on pourrait presque nous croire en train d'avoir une conversation tout ce qu'il y a de plus normale. Pour ma part, je trouve tout cela plus agréable que parler avec Chaser (en même temps, même avaler du verre pilé serait plus agréable), mais moins qu'avec Lou. Attention, je n'ai jamais dit que c'était simple avec elle. Juste... C'est Lou, quoi.

Je souris. Sa réponse me donne presque envie de rire. Presque. C'est plus fort que moi, je préfère de loin me chicaner avec lui que de devoir me montrer bavante de politesse jusqu'à la fin. Quoi qu'il en soit, je soupire théâtralement pour toute réponse, sortant un autre parchemin, n'ayant plus de place sur celui là pour continuer mes notes. J'adore les parchemins vierges. Pas vous? Surtout ce petit moment où on y pose pour la première fois sa plume, laissant de sublime traces d'encre noire sur cette terre inviolée. Ah, magnifique... Quoi? Non, je ne suis pas bizarre... C'est juste... Ah, laissez tomber, vous ne pouvez pas comprendre, c'est un truc d'érudit.

Mais quand même, ces serpentards, on fait l'effort d'être poli avec eux, et ils ne retiennent que le seul moment où on se permet un demi micro pas de côté. Je lève les yeux au ciel en me rendant compte que je ne suis pas mieux, de ce côté-là. Mais d'une autre façon. D'une façon peut-être même pire, en fait. Cependant, là ce n'est pas de moi qu'il est question, mais de Caleb. Et si je laisse un petit silence de quelques secondes s'installer (le temps de finir mon paragraphe), je ne suis pas du tout décidée à lui laisser le dernier mot. Évidemment.

L'objectivité même ce Lestrange, hum? Mes remarques ne sont qu'à la hauteur de ta repartie. Et puis, toutes courtoisies finis par s'émousser devant tant... D'indélicatesse.

"Indélicatesse", pour ne pas crier de connerie butée à l'état brut et pur. Sourire tranquille, pique discrète. Vous savez, au fond, je crois qu'avec Lestrange, on avait tout pour s'entendre, et paradoxalement, pour les mêmes raisons, tout pour ne jamais pouvoir le faire. Cette bibliothèque n'est pas assez grande pour deux rats. Mais si Jedusor n'existait pas, aurions-nous pu être amis? Hum... Autant ne pas y penser, ça ne sert à rien de refaire le monde avec des si. Jedusor est et restera là, autant se faire une raison, et se préparer pour ce qui nous attend.
La question serait plutôt : qu'est-ce qui nous attend? C'est justement pour le savoir que je fais tout ça, non? Que de pression.

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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Sam 30 Juin - 22:14

- L'objectivité même ce Lestrange, hum? Mes remarques ne sont qu'à la hauteur de ta repartie. Et puis, toutes courtoisies finis par s'émousser devant tant... D'indélicatesse.

Et c'est elle qui me parle d'indélicatesse ! Je rêve... Je n'ai rien demandé. Si, avoir la paix, pouvoir travailler tranquillement, et m'épargner les saillies tout sauf drôlatiques de la jeune fille. Il est vrai qu'en termes de répartie, j'ai déjà fait nettement mieux, mais en vérité, je n'ai pas spécialement envie de fournir d'efforts à l'instant. Si c'est pour m'envoyer toutes ces joyeusetés au visage, elle aurait pu me laisser prendre son bouquin et aller voir ailleurs si je m'y trouve (comme si ça pouvait l'intéresser), ça m'aurait évité une conversation des plus désagréables, et dont je ne saisis absolument pas l'intérêt, mais passons. J'ai presque envie de renoncer, de lui laisser son fichu bouquin (d'ailleurs, après l'avoir feuilleté un moment, il se trouve qu'il n'est pas si intéressant que cela), mais ma fierté de mâle m'oblige à rester assis ici, et à ne pas bouger. À supporter toujours impassiblement ses piques pendant qu'elle m'en lance d'autres. C'est d'ailleurs avec toujours le même détachement que je réplique :

-Ne te donne pas tant de peine, je me suis toujours amplement satisfait de ne pas t'adresser la parole. Fais de même et travaillons.


Un quidam qui ne nous écouterait pas, et regarderait seulement de loin notre conversation pourrait penser que nous échangeons simplement quelques courtoisies, et ce en toute politesse. Je ne hausse jamais le ton, ce n'est pas dans mes habitudes, et je pense qu'il en est de même pour Miyria. Depuis six ans que je la connais, et même si nous ne sommes certainement pas proches, je n'ai pas le souvenir de l'avoir vu s'ennerver une seule fois, ou se mettre vraiment en colère. C'est pareil pour moi. Je suis d'un naturel calme et raisonné, je préfère jouer la carte de la distance plutôt que d'être comme ces personnes caractérielles et grossières qui s'emportent à chaque mot prononcé à leur encontre. Je trouve cela... inélégant, et totalement inapproprié. Pour ma part, je préfère les joutes verbales qui n'ont de joute que le nom. Je n'en viendrais jamais aux mains. Je ne suis de toute façon pas d'une constitution physique susceptible de me donner l'avantage. Enfin, en l'occurrence, puisqu'il s'agit de Miyria, la question ne se pose pas. Les principes avant tout : jamais je ne lèverais la main sur une jeune femme, si hautaine et exaspérante soit-elle. J'ai une morale, entendons nous bien! Et une éthique, aussi... Parfois quelque peu mise à mal par les circonstances, mais pas sciemment.

Je retourne à mon livre, prends quelques notes. C'est bien simple, je ne perturberais pas le silence si elle-même ne le fait pas. Etant donné qu'elle ne semble pas vouloir s'en priver (et je ne comprend toujours pas pourquoi, au terme de moults années d'ignorance, cette conversation vient soudainement souligner notre évidente incompatibilité quand nous aurions pu seulement continuer à nous enferrer dans un mutisme bienfaiteur), je ne suis pas certain que ma démarche soit très fructueuse.
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Message#Sujet: Re: Ennemis naturels [Caleb]   Mar 10 Juil - 1:21

Et évidemment, encore une fois il me demande de me taire. C'est qu'il en devient presque prévisible, le Lestrange. Ou alors, je l'ai vite cerné. Que la réponse soit la première ou la seconde hypothèse, je me contente, en tout cas, d'un bref rictus tout en levant les yeux au plafond. J'ai de toute façon bien assez joué à ce petit jeu là, insister serait malvenue. Et très peu habile.

S'il n'y a que cela pour te faire plaisir, soit. Pour cette fois.

Fis-je, contre toute attente, en continuant à griffonner mes notes de façon assurée et rapide. A trop insister, on peut vite faire le contraire de ce qu'on désire. La pente est déjà assez glissante comme cela, pas besoin de la bidonner d'huile. Ce qui d'ailleurs est déjà fait, quand on regarde les rapports chaotiques que j'entretiens avec Daniel. Il y a tant de rancoeurs et de regrets que je ne saurais dire si je suis malade, en colère ou contente de le voir, et à chaque fois c'est la même chose. Sans parler de Lou. Mais Lou m'a donné une deuxième chance, elle.
A coté de ces deux-là, parler avec Lestrange est presque reposant. Au moins je n'ai pas à craindre un quelconque pique de colère soudain. Et ça, c'est bien. Quant à son animosité, j'en ai strictement rien à faire. J'ai tellement d'ennemis que ce genre de sentiment me passe bien au-dessus, tant que je ne ressens rien pour la personne d'en face (et Merlin en soit remercié, je n'aime pas Caleb).

Ah, quoi qu'il en soit, je laisse tomber. Pas que je sois énervée, mais insister ne servira à rien, sauf à peut-être le faire se montrer encore plus inhospitalier... Si cela est possible. Soit, si monsieur veut jouer l'huître, je l'aurai à l'usure, j'ai tout mon temps, après tout... Enfin... Plutôt tout le sien. Eh oui, les jours passent, et la fin d'année approche. Avant que je n'aie le temps de m'en rendre compte, la moitié des larbins de Jedusor serons parti. Tant mieux, ça nous fera de l'air.
Je tapote un instant avec ma plume, sur mon parchemin, puis la range, ainsi que tout mon attirail. J'avais prévu de passer la journée ici mais... J'ai besoin de prendre l'ai un instant, et puisque je suis en avance d'un an sur mes révisions, je n'ai pas trop de raisons de m'inquiéter...

He bien, sur ce, je vais te laisser réviser en paix, mais épargne moi le sourire triomphant ou je reste. De plus, dans ma grande gentillesse, je te laisse le livre, ne suis-je pas un ange?

L'ironie est plus que visible, alors que je soupire, avant de me détourner de lui, sans lui laisser le temps de répliquer. C'est donc, sur ces derniers mots que je prends et garde (ahah, c'est moi qui les ai cette fois-ci), je m'en vais voir la bibliothécaire, à qui j'emprunte cinq livres, les rangeant dans mon sac, avant de me rendre à la forêt interdite. Changement de programme, réviser toute la journée est une chose, le faire après avoir parlé avec Caleb en est une autre. J'ai grandement besoin de me vider l'esprit et me détendre un peu maintenant.
Je m'énerve rarement, mais m'agace très vite.

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