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 Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)

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La tornade blonde
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Message#Sujet: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Jeu 24 Mai - 21:32

Dix minutes montre en main. Bonnie avait dû manger en dix minutes à midi. Ce n'était pas un repas ça ! Habituellement, elle restait au moins une demie heure assise dans la Grande Salle, profitant de la pause de la mi-journée. Enfin, non. Ce n'était pas une journée entière de cours pour la jeune fille puisque cet après-midi elle n'avait rien sur son emploi du temps. Sauf qu'à 18 heures il fallait qu'elle se rende en retenue. Deux heures encore une fois, pour avoir trop « bavardé » en classe d'histoire de la magie. Mais cette fois-ci ce n'était pas la faute de Bonnie, le cours était tellement ennuyeux qu'elle se devait de discuter avec sa voisine pour faire passer le cours plus rapidement. Toujours est-il que le concierge va s'en donner à cœur joie. Il ne voit pas la jeune Gryffondor d'un très bon œil et c'est d'ailleurs réciproque. Et puis, être collé plusieurs fois en une semaine ne fait pas de vous une élève exemplaire qui mérite le respect. Surtout pas venant du concierge.
Mais revenons au repas. Aujourd'hui, Bonnie avait englouti tout un plat de pommes de terre à elle toute seule. Elle mourrait de faim car elle n'avait pas pu déjeuner le matin même. De ce fait, son estomac s'était rapidement manifesté lorsque les neuf heures sonnaient. Ses amis ne s'en étonnaient même plus.


- On ne va pas te voler ton assiette, tu peux manger tranquille Bonnie.


La jeune fille avait en effet mangé à toute vitesse, et elle ne répondit pas tout de suite. Elle essuya ses lèvres à l'aide de sa serviette. Elle lorgna sur une pomme bien rouge, qui trônait au milieu des autres fruits qui étaient plus de saison, et se releva.

- C'est juste que je dois y aller là. On m'attend
, dit-elle avant de se retourner vers la sortie.

Elle n'avait pas attendu que quelqu'un lui réponde ou lui demande où elle allait. Elle n'avait pas le temps et en plus elle était déjà en retard.

Plus tôt dans la matinée, elle avait reçu un mot de Clyde Hornby, un Poufsouffle de septième année, par l'intermédiaire de connaissances communes. Il lui demandait de le rejoindre au troisième étage, dans une salle de cours, sans d'autres explications.
Le plus étrange dans tout ça, parce que bien sûr c'était vraiment étrange, c'est de recevoir un mot de la part de Clyde. Ce n'était pas quelqu'un que Bonnie avait l'habitude de fréquenter. Surtout pas même. C'était le garçon le plus insupportable qu'elle connaissait. Elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi flemmard, d'aussi désinvolte, d'aussi mou. C'est vraiment quelqu'un que la jeune fille préfère éviter. Il l'agace tellement, même de loin, sans qu'il ait à parler ou à bouger. Donc, devoir le rencontrer relevait de l'exploit pour la Gryffondor.
Encore fallait-il qu'elle y arrive à temps. Elle devait y être il y a déjà cinq minutes. Et même si la ponctualité n'était pas une préoccupation majeure pour la jeune fille, il fallait encore qu'elle grimpe les trois étages.
« Mais qu'est-ce qu'il me veut ? » se demandait t-elle. Non vraiment, ce n'était pas clair tout ça. Et elle avait beau se poser mille questions, comme à son habitude, elle ne trouvait aucune raison à tout cela.

Arrivée dans le couloir du troisième étage et un peu essoufflée, elle enleva son gilet noir. Le temps se réchauffait en Angleterre. L'été arrivait à grand pas et aujourd'hui, beaucoup d'élèves en profiteraient pour passer l'après-midi au soleil, dans le parc. Même dans le château, à son habitude si froid, la température remontait peu à peu. De ce fait Bonnie était beaucoup plus à l'aise avec seulement son chemisier blanc. Elle remonta ses manches et garda son gilet à la main lorsqu'elle rentra dans la salle que lui avait indiquée Clyde. Ce dernier était d'ailleurs de dos, face à un bureau d'élève.
Ne sachant pas quoi dire, elle se racla la gorge pour signifier sa présence au Poufsouffle. Puis elle finit par lui demander :


- Tu as quelque chose à me dire ?

Commençons bien, la question était déjà bien idiote. Évidemment qu'il voulait lui parler, sinon elle ne serait pas là. Tant pis, de toute façon elle n'était pas là pour faire de l'esprit.

- Et pourquoi tu m'as demandé de venir ici ? Il n'y a plus personne, toutes les salles sont vides.

Ça y est, Bonnie commençait à enchaîner les questions. Bientôt, il ne pourrait plus en placer une. Mais c'est quand même louche tout ça. Elle décida donc de se taire, exceptionnellement.
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Sam 26 Mai - 12:28

    Qu'ils aillent tous se faire voir! Ses parents, ses oncles, ses tantes, ses arrières grands-parents, le coiffeur de sa mère (oui oui, le coiffeur de sa mère). En fait non. Blâmer sa famille ne suffisait pas, que l'Eglise aussi aille se faire foutre (Note : j'ai conscience de proférer un blasphème, je m'excuse auprès de tous les croyants de la création – dont je fais partie – et je vous affirme que l'opinion de cette loque de Clyde est sans similitudes avec celle de son créateur), et tous les clampins qui avaient érigés le mariage en institution alors que rien n'y obligeait dans la bible. La nouvelle était tombée la veille au soir, comme un couperet. Une lettre longue, chargée de phrases inutiles, dont le jaune et noir n'avait retenu que quatre mots : Tu vas épouser Bonnie Adams. Bonnie Adams. La bonne blague! À tous les coups, ses parents étaient bourrés (allez savoir ce qu'ils faisaient quand leurs enfants avaient le dos tourné) et s'étaient rendus compte que Bonnie et Clyde... ça faisait Bonnie et Clyde. Oui, dans un premier temps, en lisant cette lettre qui arrivait sans prévenir, de nulle part, sans qu'il puisse y être préparé, il s'était senti ennervé. C'était un sentiment très rare, chez lui. Il avait acquis, avec le temps, une capacité très élevée à se foutre de tout et de tout le monde. Seulement là, ça le concernait de trop près.

    Il n'était pas vraiment surprit, ceci dit. Au sens où il savait depuis un moment que tout cela allait lui retomber sur la tronche, il se souvenait même avoir eu une conversation là-dessus avec sa soeur il n'y a pas si longtemps que cela. Clyde était un cas désespéré, le seul moyen pour Mr et Mrs Hornby d'espérer en faire quelque chose était encore de lui trouver épouse (puisque ce n'était certainement pas lui qui irait s'e faire de son plein grès passer la corde au cou). Il avait regardé parmi ses camarades de classe, et s'était imaginé beaucoup de futures épouses, à commencer par Cara et Vasilissa, qui lui avaient semblé être les candidates les plus probables. Pas un seul instant il n'avait pensé à Bonnie. Et pour cause, de manière générale, il évitait de penser à Bonnie.

    Il ne l'aimait pas. J'entends par là non pas qu'il ne l'aimait pas d'amour (ça c'était une évidence, mais en même temps, Clyde ne croyait pas vraiment dans la notion de sentiment amoureux) mais qu'il ne l'aimait pas tout court. Elle faisait partie de ce groupe de personnes que Clyde ne prenait même pas plaisir à taquiner tant sa seule présence parvenait à l'exaspérer. Elle était trop... trop tout. Certes, elle était mignonne (encore heureux, il fallait bien quelque chose pour sauver la situation). Expansive, hyperactive, bavarde, enjouée, enthousiaste... Autant d'adjectifs qui la qualifiaient elle, et ne le qualifiaient certainement pas. Ils étaient à l'opposé l'un de l'autre.
    Non, vraiment, quitte à avoir une femme, il aurait préféré qu'il s'agisse de n'importe qui d'autre. Passer plus que quelques minutes dans la même pièce qu'elle était une perspective qui le fatiguait.. au plus haut point.

    ...Mais il allait devoir s'y résigner. Il ignorait si Bonnie était déjà au courant, mais même si c'était le cas, il allait bien falloir qu'ils en parlent. Ça l'ennuyait d'avance, mais il le fallait. Alors même s'il n'était pas de ces personnes qui prenaient d'ordinaire des initiatives (trop fatigant), il fit transmettre à la rouge et or un mot dans lequel il lui donnait rendez-vous dans une salle de classe, à une heure où il serait sûr de la trouver vide.

    Il fit même, pour l'occasion (qui n'était pas des moindres) l'effort d'être à l'heure. Pour lui, qui était un grand habitué des retards, c'était une première. Il s'était assis sur l'une des chaises disponibles de la salle, et attendit, espérant que Bonnie, puisqu'elle était tout le contraire de lui, serait ponctuelle. Ce fut effectivement le cas. Elle fit son entrée, et même si elle parla moins qu'à son habitude, Clyde sentait déjà qu'il allait se fatiguer à suivre son rythme.


    “Je ne vois pas l'intérêt d'entrer dans une salle de classe quand elle est pleine.”
    déclara-t-il d'un ton légèrement désinvolte, sans prendre la peine de saluer sa camarade.

    Effectivement, notre redoublant de poufsouffle était un habituée de l'école buissonière, il n'aimait jamais tant les salles de cours que lorsqu'elles étaient vides. Son regard se posa plus longuement sur Bonnie. Il faisait, comme d'habitude, mine qu'il ne se passait rien de grave, mais la vérité, que son pauvre esprit, qui détestait par dessus tout réfléchir , était en pleine ébulition.


    “Tu as entendu la dernière?”
    Il marqua une pause, son ton était toujours léger, comme s'il ne se passait rien de grave. “Nos parents veulent nous marier”.

    En disant ces mots, il tira la lettre de ses parents de la poche de son pantalon et le tendit à Bonnie.

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Lun 28 Mai - 22:22

Comme elle s'y attendait, Clyde ne s'était pas embêté à lui dire bonjour. Bon d'accord, Bonnie ne l'avait pas salué non plus. Mais quand même ! Déjà ça commençait bien. Le ton qu'il avait pris pour lui répondre que rentrer dans une salle pleine n'était pas digne d'intérêt agaçait déjà la jeune fille.
« Charmant » se disait-elle. Comment pouvait-on apprécier une personne qui vous parle comme ça ? Ceci dit, pour ne pas envenimer les choses dès le départ, elle ne préféra pas répondre à ça, même si elle mourrait d'envie de le remettre à sa place. Elle ne fit que soupirer et s'avança vers Clyde qui était assis sur une des chaises de la salle de classe. Mais Bonnie, comme à son habitude, ne pouvait pas rester une seconde sans bouger. Alors elle posa son gilet sur une table non loin de son camarade.
Mais lorsqu'elle se retourna vers lui, elle fut presque frappée de voir Clyde en train de la regarder. La raison de cette rencontre devait donc être importante, puisqu'il était sur le point de dire quelque chose. Malgré tout, le Poufsouffle avait l'air calme et imperturbable.


Tu as entendu la dernière?commença t-il.

À quoi devait s'attendre Bonnie ? Si c'était encore une rumeur absurde émanant de la sœur de Clyde, elle serait prête à répliquer. Alors elle arqua un sourcil en attendant la suite. Et elle ne se doutait pas du tout de ce qu'elle allait entendre.


Nos parents veulent nous marier

Un coup de poing dans l'estomac. Voilà l'effet produit. Un coup bref et puissant. Qui se répandit dans tout le corps de la jeune fille. « Marier ». Non. Ce n'était pas ce qu'elle avait entendu. Elle avait dû mal comprendre. Ce n'était pas possible.
Pour la première fois depuis longtemps, elle ne bougeait pas un petit doigt. Elle n'avait rien à dire, rien à répondre. La nouvelle l'avait complètement sonnée.
Pas elle. Pas lui. Elle ne s'était jamais douté de ça. Pourtant, les manigances de ses parents étaient claires. Puisqu'elle ne réussirait pas seule, comme ses frères, alors ses parents avaient décidé de marier leur fille à un jeune homme d'une autre famille de sangs purs. Qu'elle serve au moins à quelque chose...

Le temps que l'information arrive à son cerveau, Clyde lui avait tendu une lettre. De ses parents sûrement. Au cas où elle ne le croirait pas.
Elle posa les yeux sur lui., cherchant dans son regard une once de réaction. N'importe laquelle. Mais non rien, il avait l'air tout à fait normal. Comme si cette nouvelle ne l'avait pas perturbé. Super, elle ne se sentait pas du tout toute seule... Heureusement que son camarade est aussi compatissant !
Machinalement, elle attrapa la lettre tout en ne le lâchant pas des yeux. « Bon... physiquement il y a pire. Vraiment pire... » pensa t-elle. Elle détourna immédiatement son regard, elle commençait à divaguer ou quoi ? Ses parents avaient choisi le pire candidat au mariage. Le garçon le plus insupportable de toute la planète ! Et ils allaient être liés...
Tout en lisant la lettre, Bonnie n'arrêtait pas de se dire que les Adams et les Hornby avaient décidé de faire de l'humour. Bonnie et Clyde. Ah ah très très amusant. Il faudrait peut être penser à arrêter le Whisky Pur Feu là...


- Et donc toi tu t'en fous ?

Ça y est, elle avait retrouvé l'usage de la parole. Clyde avait gardé son flegme habituel et Bonnie ne voulait pas laisser passer ça.

- On dirait que tu m'annonce que nous allons être partenaires pour un cours de Potion.

Elle soupira un bref instant. En plus de ça, ses parents n'avaient pas pris la peine de lui écrire quelque chose pour la prévenir. Ce silence était rempli de sens pour la jeune fille. « Tu ne fais pas ce que tu veux. Nous décidons. Tu vas devoir te débrouiller avec ça. » Sadiques. Ses parents étaient des sadiques. Loin d'ignorer que la jeune fille ne voulait pas se marier, il fallait qu'ils en rajoutent une couche.

- Et en plus je suis la dernière au courant...
murmura t-elle.

Tout en disant cela, elle s'était déplacée jusqu'à la fenêtre sans même y jeter un coup d'oeil. Elle ne voulait pas rester en place voilà tout. Elle fit donc demi-tour et attrapa son gilet. Elle le contempla quelques instants puis le reposa.
« Ce n'est pas possible, je vais me réveiller » se répétait-elle pendant qu'elle se frottait les yeux. Mais elle savait qu'elle ne rêvait pas...
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Jeu 31 Mai - 17:35

    Et donc non, il ne s'en foutait pas. Ce qu'il aurait voulu pouvoir ne rien en avoir à fiche! Laisser glisser cette nouvelle sur lui comme l'eau de pluie sur les plumes du proverbial canard (oui, le proverbial canard). Avec le temps, Clyde avait acquis la capacité de ne s'emporter pour rien, et de juger que rien n'était grave... pas au point en tous cas qu'il daigne lever le petit doigt pour améliorer les choses. Et là.. c'était à croire que le destin lui envoyait tout cela sur la tronche pour se venger du manque d'intérêt total que lui accordait le jaune et noir. Parce que même s'il était impassible, prêt à encaisser énormément et à garder le sourire, il avait ses limites, comme tout être humain... et ces limites étaient dépassées. Entre Pomona Fitz qui venait lui apprendre des horreurs sur sa soeur et ses parents qui choisissaient ce moment pour lui trouver l'épouse avec laquelle il était le plus incompatible au monde... on pouvait comprendre qu'il considère que les bornes étaient dépassées, non? Et pourtant, il continuait de ne rien en montrer... en faisant semblant que ça ne l'atteignait pas, ça finirait vraiment par ne plus l'atteindre. C'était sa philosophie, du moins (contestable, je ne vous le fait pas dire). Alors en un sens, il était plutôt satisfait d'entendre que Bonnie n'en avait rien à foutre. D'une part parce que c'était un plaisir de la contrarier (et là on pouvait dire qu'il n'y était pas allé de main morte) d'autre part parce qu'au moins, on ne pourrait pas dire de lui qu'il ne restait pas fidèle à lui-même.

    Bon, c'est vrai qu'il n'avait pas du tout choisi la façon la plus délicate de procéder et qu'il aurait pu ménager sa future épouse (sa future épouse... brrr...) mais qu'est-ce que ça aurait changé, si'l avait décidé d'employer un ton grave ou dramatique? Dans le fond, quel que soit le ton qu'on emploie, la réalité reste la même, il y a une sorte de conformiste à utiliser telle expression du visage ou tel timbre de voix selon la circonstance... Et Clyde était un anticonformiste de première. Qui plus est, s'il avait voulu avoir le ton de quelqu'un d'affecté ou de malheureux, il n'était pas certain qu'il y serait arrivé, tant il s'était habitué à ne jamais arborer rien d'autre que ses airs nonchalants et je m'en foutiste. Un sourire s'afficha sur le visage de Clyde quand Bonnie lui fit remarquer qu'il avait annoncé la nouvelle avec autant de détachement que s'ils venaient d'apprendre qu'il étaient partenaires en potion, comme si elle venait de sortir une bonne blague. Oui un sourire, il ne pourrait pas lui offrir mieux.
    Oh et puis, après tout, était-ce si différent que d'être en binôme en cours? Pour Clyde, c'était la même chose, mais en plus court. Dans les deux cas, ils devaient rester proches l'un de l'autre sans l'avoir voulu, dans les deux cas ils devaient s'obliger à remplir des obligations qu'ils n'avaient pas envie de remplir, dans les deux cas ils ne s'adresseraient la parole que pour se dire le strict minimum. Dans les deux cas, ils éviteraient tout contact visuel et physique, autant qu'ils le pourraient. Que de rigolade en perspective, hein?

    Clyde pouvait parfaitement comprendre la frustration de la rouge et or. Il n'y avait rien de plus désagréable que de réaliser que tout le monde avait été au courant d'une chose qui vous concernait vous... sauf vous. En plus d'apprendre une nouvelle désagréable, elle l'apprenait d'une façon totalement désagréable aussi (Clyde ne faisait bien sûr rien pour ménager les sentiments de son interlocutrice). Clyde ne fit pas de remarques particulières à ce sujet, qu'aurait-il pu dire de toute façon. A la place, il bailla aux corneilles.


    "T'as raison, c'est tragique."
    Il avait dit cela avec ironie, mais dans le fond, c'est ce que c'était. a tragédie, c'est bien le destin qui vous file au train et qui finit par vous rattraper, non? Là c'était pareil. "Alors on organise ça comment, je t'offre une corde et tu me la passes au cou?"

    Il glissa ses mains dans ses poches, un léger sourire collé aux visages. Mieux valait en rire qu'en pleurer. Comme d'habitude.

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Ven 1 Juin - 23:35

Il ne dégageait aucune émotion. Et Bonnie se donnait toutes les peines du monde à chercher quelque chose qui pouvait trahir les sentiments de Clyde, elle ne trouvait rien. Ce garçon était incompréhensible. Tout lui passait vraiment au-dessus de la tête ? Même la perspective de son propre mariage ? Là c'était impossible. Bonnie savait très bien qu'il faisait exprès. Un vrai gamin... Quoi qu'elle-même n'était pas mieux : s'imaginer que ses parents la laisseraient tranquille jusqu'à la fin de ses jours et que continuer à les emmerder ne faisait pas de Bonnie Adams une adulte mature. Loin de là. Mais elle n'avait pas envie d'être une adulte sérieuse qui prend des décisions. Oui bon... des décisions c'était vite dit puisque elle n'avait même pas son mot à dire en ce qui concernait son fiancé.
Quoi qu'il en soit, son camarade avait décidé de jouer au con avec elle. Même si ça ne changeait pas de d'habitude. Et pourquoi serait-il différent ? Parce qu'ils allaient se marier ? Surtout pas. Bonnie ne pourrait pas partager sa vie avec quelqu'un qui se fiche de tout. L'avenir s'annonçait radieux...

Mais la jeune fille devrait faire avec. Elle ne pouvait pas se permettre de refuser la décision de son père et de sa mère. Il en a toujours été ainsi. Et puis qu'allait t-elle faire si elle décidait de s'enfuir, sans personne pour l'aider. Pas grand chose.
Elle allait devoir subir tout ça. Et la suite n'était pas réjouissante. Elle allait devoir vivre avec quelqu'un qu'elle n'aime pas et qui en plus ne l'aimera probablement jamais. D'ailleurs, enlevez le probablement.
Déjà que ses relations avec les garçons n'étaient pas brillantes, voire même inexistantes puisqu'elle n'est jamais réellement tombée amoureuse... Bref la cata quoi. Et aujourd'hui, youpi ! Un fiancé ! Bonnie remercierait chaleureusement sa famille pour ce cadeau.
Étonnée, Bonnie remarqua le sourire sur le visage de Clyde. Il écoutait quand même ce qu'elle disait. C'était déjà ça. Enfin de là à lui répondre, il ne fallait pas trop en demander. Il faut dire que la jeune fille était habituée à une vraie conversation. Bon conversation n'était pas le mot juste puisqu'en général c'était plutôt elle qui parlait et les autres écoutaient. Bonnie a toujours quelque chose à dire, tout le temps. C'est comme ça. Elle n'y peut rien. Le pire c'est qu'elle sait que ça agace beaucoup de monde. Mais elle n'a pas envie de changer pour les autres.


"T'as raison, c'est tragique."


Elle aurait pu l'étrangler sur place. Quel plaisir retirait-il à être aussi chiant avec elle ? C'était inutile de chercher à savoir pourquoi, Bonnie savait très bien que son camarade ne pouvait pas la sentir. C'était bien pareil de son côté, sauf qu'elle ne cherchait pas les emmerdes. Et puis cela lui aurait fait encore plus plaisir de la voir s'énerver.
Toujours avec ironie, il avait rajouté :


"Alors on organise ça comment, je t'offre une corde et tu me la passes au cou?"


Cette fois-ci, Bonnie n'avait pas pu s'empêcher de sourire. Elle avait baissé la tête, comme en geste de désespoir. Parce que oui la situation était désespérante...


- Oh non voyons...

Elle s'était assise sur l'une des tables en bois destinées aux élèves, de façon à être en face de son « merveilleux fiancé ». Elle arborait un regard faussement amoureux et termina sa phrase :

- Te passer la corde au cou serait te rendre service très cher. Je préfère nous imaginer tous les deux ensembles jusqu'à la fin de nos vies. J'en ai toujours rêvé !


Bonnie savait très bien que rentrer dans son petit jeu était inutile. Qu'importe. Si elle réussissait à le contrarier ne serait-ce qu'un tout petit peu, sa journée ne serait pas perdue. Si on enlevait le fait qu'elle devait se marier avec cet idiot bien sûr...
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Lun 4 Juin - 22:44

    Bonnie et Clyde (oui je sais, Bonnie et Clyde) tous les deux, ensemble, jusqu'à la fin de leurs jours... Prenons le temps de mettre les choses en perspective, voulez-vous. Bon. Voilà. Le temps est pris. Ce qu'on obtenait ? Un tableau ou bien pathétique, ou bien profondément risible. Clyde s'imagina un instant vieux et décrépi, plus un poil sur le caillou, et la bedaine proéminente (il fallait bien que ses excès vis à vis de la nourriture se remarquent un jour), en train de se balancer sur son rocking-chair sur la véranda, l'oeil vide et abruti, en train de regarder Bonnie, ses jolis cheveux blonds devenus blanchâtres, des rides rendus plus prononcés par tant d'années passées à froncer les sourcils (c'est ce qui arrive quand on passe trop de temps avec le poufsouffle), l'engueuler parce qu'il ne s'est à nouveau pas bougé de la journée tandis qu'elle-même avait passé la journée à faire le ménage, la cuisine et tout le reste (oui, parce que vu que Clyde n'en foutrait pas une, ils ne seraient jamais assez riches pour avoir leur propre elfe de maison comme maintenant). Ou c'était tout à fait comique, ou c'était particulièrement tragique. En fait, c'était sûrement un peu des deux, mais comme d'habitude, Clyde préférait en rire. Sa vie serait minable, c'était une évidence, et il entraînerait Bonnie dans sa chute, puisqu'on la lui avait choisi. En soi, ça avait quelque chose d'un brin jouissif.
    Bref.

    Evidemment, Clyde n'avait pas prit la remarque de Bonnie au sérieux. Le jaune et noir était aussi lent qu'un paresseux, mais il n'était pas idiot pour autant. Certes, son charme était irrésistible (oui... oui...) mais la rouge et or y demeurait incompréhensiblement insensible. Elle passait sûrement trop de temps à s'agiter dans tous les sens pour pouvoir sentir le parfum des fleurs, et observer la beauté du monde (hum... ). Bref, sans se démonter un seul instant, et un sourire espiègle sur le visage, il se rapprocha de son interlocutrice, jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres d'elle.


    « Je savais que tu n'étais pas insensible à mon charme. »
    Il marqua une légère pause, ménageant son effet.  « C'est pas de ta faute, tu n'as pas à t'en vouloir, je fais toujours cet effet là aux demoiselles. »

    Il lui adressa un clin d'oeil avant de s'écarter d'un pas.


    « Au risque de te décevoir, tu n'es pas mon genre. C'est pas contre toi, hein mais tu passes tellement de temps à t'agiter que quand je te vois, je n'imagine qu'une forme complètement floue. »


    Oui, ce n'était pas très sympathique. En même temps, le but n'avait pas été de l'être.


    « Enfin, si l'un de nous est heureux, c'est déjà ça... évidemment, tu m'autoriseras quand même à voir ailleurs, n'est-ce pas ? »


    N'était-ce pas ce qui arriverait s'ils se mariaient, de toute façon ? Si sa famille attendait de la part de Bonnie un héritier Hornby, ils allaient devoir attendre qu'elle trouve son bonheur ailleurs. Un bâtard pour héritier... Cette perspective avait quelque chose d'infiniment satisfaisant au regard de Clyde.

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Jeu 14 Juin - 0:12

Vraiment, il fallait qu'elle remercie ses gentils géniteurs de lui avoir choisi un fiancé aussi pénible. Elle n'arrêtait pas d'y penser. Elle devrait le supporter toute sa vie. Du moins après Poudlard... Finalement redoubler pourrait avoir du bon. Elle aurait une année de plus de tranquillité. Sauf qu'elle ne le ferait pas. Elle ne s'appelait pas Clyde Hornby. Mais un jour elle porterait ce nom. Fantastique ! Même toutes ses pensées convergeaient vers lui. Vivre avec cet énergumène serait un calvaire. D'ailleurs, la jeune fille n'arrivait pas à se faire à cette idée. Clyde prendrait tous les jours un malin plaisir à la faire enrager comme il aime le faire en général avec le monde entier.

« Je savais que tu n'étais pas insensible à mon charme. »

Vous voyez ? Il continuait encore. Même si Bonnie s'attendait très bien à ce qu'il réplique. Il avait pris son temps cependant. Peut être que l'idée de finir sa vie avec la rouge et or lui trottait dans la tête. Mais il était impossible pour la jeune fille de savoir ce qu'il en pensait. Cela devait se rapprocher de ce que Bonnie ressentait aussi quand même. Il devait être aussi ravi qu'elle...

« C'est pas de ta faute, tu n'as pas à t'en vouloir, je fais toujours cet effet là aux demoiselles. »


En disant cela, Clyde s'était rapproché de Bonnie. Trop même. Et il pensait la déstabiliser peut être ? En tout cas elle n'avait pas cillé. Elle le regardait droit dans les yeux alors qu'il jouait son numéro de charmeur. Enfin c'était vite dit. La Gryffondor n'y croyait pas un seul instant. D'ailleurs elle ne connaissait pas cette facette de sa personnalité. Quoi qu'elle ne connaissait rien de Clyde en même temps...
Elle avait étouffé un petit rire lorsqu'il termina sa phrase. Venant de lui, ça paraissait tellement ridicule. Mais cette fois-ci, Clyde ne s'était pas arrêté là.


« Au risque de te décevoir, tu n'es pas mon genre. C'est pas contre toi, hein mais tu passes tellement de temps à t'agiter que quand je te vois, je n'imagine qu'une forme complètement floue. »

S'il voulait vraiment s'aventurer sur ce terrain là, il allait être servi car Bonnie ne trouvait rien de bien gentil à lui dire également. Elle n'allait pas se laisser faire. Elle essaya de garder son calme tant bien que mal mais le Poufsouffle se montrait très désagréable envers elle. Normal me direz-vous.

- Oh une forme floue? Ça tombe bien que tu en parle car je pourrais dire tout le contraire à propos de toi. Tu serais plutôt du genre point fixe. Le truc qui ne bouge jamais, qui fait partie des meubles quoi...


Bonnie se demandait bien comment une fille douée d'une raison tout à fait saine pouvait s'intéresser à un mec pareil. Il était odieux. Et les qualificatifs ne manquaient pas dans ce cas-là. Il était impossible de discuter sérieusement avec lui. Surtout lorsque le sujet était le mariage. Elle se fichait éperdument de savoir si elle lui plaisait ou non. Elle le savait de toute façon.

« Enfin, si l'un de nous est heureux, c'est déjà ça... évidemment, tu m'autoriseras quand même à voir ailleurs, n'est-ce pas ? »

Quelle grosse blague... Impossible de répondre à ça.
Le mariage était une chose lointaine et abstraite pour Bonnie. Elle n'avait pas pensé qu'un jour elle se lierait pour la vie à quelqu'un d'autre. Alors lorsqu'il lui demanda ça, la notion de mariage lui éclata à la figure. Voir ailleurs... déjà que sa vie ne serait pas très rose, Bonnie devrait supporter ça. Elle n'ajouta rien. Il valait mieux. Elle n'avait jamais envisagé une situation comme celle-là....
Elle regarda ailleurs, elle soupira à nouveau. Elle joua un moment avec ses cheveux comme elle en a l'habitude lorsqu'elle est agacée.


- C'est vrai que ton truc c'est plutôt les chiantes de Serpentard...


Bonnie était restée vague. Elle avait appris que le Poufsouffle était sorti avec une certaine Cara. Mais elle ne savait rien de plus car les potins que peuvent lui raconter les élèves à propos de Clyde n'était pas sa priorité.

- Mais je m'excuse de ne pas plaire à sa majesté. Cela me chagrine tellement...


Elle faisait mine de ne pas être touchée par ses paroles, elle passa une main dans ses longs cheveux et posa son regard sur la fenêtre de la salle de cours. Mais il n'en était rien...
Pour une fois dans sa vie, elle n'avait rien d'autre à dire. Son fiancé n'en sera que ravi. Fiancé... elle ne s'y habituera jamais...
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Lun 18 Juin - 19:47

    Clyde sourit (pour ne pas changer) lorsque Bonnie la traita de point fixe. La rouge et or voulait peut-être par ce biais lui faire prendre conscience de quelque chose, le blesser, ou au moins heurter sa fierté, mais ce qu'il faut comprendre au sujet de Clyde Hornby, c'est que celui-ci n'a aucune fierté, aussi ne sut-il que s'amuser de la réplique de sa future épouse. Un point fixe, voilà qui lui convenait effectivement très bien. On pouvait croire, lorsqu'on voyait le poufsouffle qu'il évoluait à une vitesse moitié moins rapide que le commun des mortels, et c'était sans doute vrai, il faisait tout, absolument tout à une lenteur ce qu'il y a de plus exécrable. Il marchait lentement, mangeait lentement, dormait longtemps, vivait au ralenti... on pouvait penser que c'était une perte de temps, qu'il passait à côté de sa vie, qu'il la gâchait, même... mais à cela, Clyde répliquait, en bon épicurien qu'il était, que ce n'était pas lui qui était trop lent mais tous les autres qui étaient trop rapides. Ils ne prenaient pas le temps de s'arrêter sur ces petites choses qui donnaient du piment à la vie, ils ne savaient pas respirer le parfum des roses (lui non plus n'avait jamais reniflé la moindre rose, ceci dit, mais c'est une façon de parler, après tout).

    Elle enchaîna avec le fait qu'il était normale qu'elle ne soit pas son type, puisqu'il devait lui préférer les « chiantes de serpentard ». Marrant (oui, Clyde trouvait tout marrant), d'où sortait cette réflexion ? Si le poufsouffle ignorait le peu d'estime que Bonnie avait pour sa personne, il aurait pu croire qu'elle était jalouse. Il avait beau fouiller dans sa tête, il ne voyait pas ce qui pouvait faire penser à son interlocutrice que... d'accord, sa sœur était à serpentard, et c'est vrai qu'elle pouvait être chiante, parfois... souvent (quoi, c'est sa sœur, normal qu'il le pense!), mais c'était sa sœur... ou bien... ah oui, c'était peut-être parce qu'il était sortie avec Cara. Il est vrai que sur plusieurs points, elle répondait à ces critères. Pourtant, globalement, les verts et argents ne recevaient pas la sympathie de Clyde. Il était à Poufsouffle, de ce fait, il avait droit comme tout jaune et noir qui se respècte aux quolibets méprisants (qu'il ignorait sublimement) de la part de ces demoiselles vêtues de vert. Non, vraiment, les vertes et argent, ce n'était pas son truc, raison pour laquelle il avait craint d'être fiancé à l'une d'entre elles (la plupart des enfants de sang pur étaient dans cette maison, c'est bien connu)... mais pour le coup, même si son vœu de ne pas finir avec une serpentard avait été exaucé, il n'était pas sûr d'avoir gagné au change. Bonnie, quoi ! Bonnie !

    Nouveau sourire quand Bonnie lui déclara être attristée par le manque d'intérêt qu'elle lui portait. Au moins, la jeune fille savait manier l'ironie. C'était une bonne chose. Faute de pouvoir espérer vivre tous deux d'amour et d'eau fraîche (il ne fallait pas se leurrer), ils pourraient jouter verbalement jusqu'à ce que la mort les sépare, et c'était déjà une bonne chose.


    « Je suis désolé ma belle. Tu peux pleurer si tu veux, laisse toi aller. »


    Le même sourire imperturbable flottait sur son visage. Finalement, la nouvelle avait beau être mauvaise, il s'amusait plutôt bien.

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Jeu 21 Juin - 0:19

Le plus drôle avec Clyde... Non, drôle est parfaitement inapproprié dans ce cas-là en fait. Mais Bonnie ne savait pas du tout sur quel pied danser à ce moment précis. Son interlocuteur ne faisait que sourire à chaque mot qu'elle pouvait sortir. La moindre phrase dite blessante à son égard n'avait aucun effet et il continuait simplement à sourire. Au moins, Bonnie pourrait dire tout ce qu'elle voulait devant lui sans craindre les reproches de la part de son futur époux. C'était peut être le seul bon côté. Enfin, s'il y en avait un. Mais ce sourire était désarmant pour la jeune fille. Dans le sens où elle ne le comprenait absolument pas. En fait... elle ne comprenait pas du tout ce garçon. Elle ne saisissait pas sa manière d'être. Il ne ressemblait pas aux autres garçons que Bonnie pouvait connaître. En règle générale elle s'entendait bien voire même très bien avec la gente masculine. Sauf que là, la Gryffondor était complètement déroutée. Pire, elle redoutait que Clyde ne le décèle dans son regard. Et croyez le, il sauterait immédiatement sur l'occasion pour pouvoir se moquer d'elle. La rouge et or fit donc très attention à ne rien laisser transparaître mais c'était très difficile, elle avait tellement l'habitude d'être si expressive avec les autres... Elle aurait voulu lui crier d'arrêter de sourire en plus de ça. Mais c'est à peine s'il écouterait...

« Je suis désolé ma belle. Tu peux pleurer si tu veux, laisse toi aller. »


Encore en train de sourire bêtement, bien sûr... La jeune fille trouvait qu'il avait un certain talent pour jouer le petit merdeux. Quoi qu'il ne jouait pas, c'était un merdeux.

- Je m'en remettrais je pense... dit-elle en feignant d'essuyer une larme au coin de son œil.
Mais pour en revenir à ta question, je ne pense pas que tu auras besoin de mon autorisation pour batifoler avec la première fille venue. De toute façon je m'en contrefous.

Sur ce point-là, ce n'était pas totalement vrai. Clyde pouvait aller voir ailleurs, qu'importe, mais ce n'était pas dans les intentions de la jeune fille de faire la même chose. Bonnie est une personne très fidèle. Rassurez-vous, pas envers son fiancé personnellement, mais en général. Une fois unie dans un engagement aussi sérieux que le mariage, Bonnie ne pourrait jamais se permettre de l'enfreindre. C'était peut être idiot et Clyde ne le saura jamais mais elle tenait à se regarder dans le miroir sans avoir honte d'elle-même.

- En parlant de batifoler...

Bonnie s'était relevée et affichait un petit sourire en coin. Elle fit deux pas pour se rapprocher de son interlocuteur comme il l'avait fait une poignée de secondes auparavant. Là encore elle ne s'attendait à aucune réaction de la part de Clyde, de toute façon les informations parvenaient très lentement à son cerveau et Bonnie préféra enchaîner :

- J'espère que tes parents ne s'attendent pas à une descendance. Il est hors de question que j'élève des gamins.


Non mais vous imaginez le tableau ? Clyde ne la toucherait jamais et elle n'irait sûrement pas voir ailleurs. Surtout qu'elle serait seule à s'en occuper. Eh oui, il est difficile de penser que Clyde pourrait avoir la fibre paternelle. Ce serait même risible. Et puis Bonnie était incapable de s'occuper de quelqu'un d'autre. Elle a déjà du mal à s'assumer seule alors toute une famille...

- Encore moins des petits frisés comme toi
, elle s'était penchée vers Clyde et avait attrapé une de ses boucles.
Mes parents seront tellement déçus... Une nouvelle fois, elle usa de l'ironie qu'elle maitrisait très bien.

Pendant un instant, elle considéra le Poufsouffle. C'est fou comme elle pouvait adorer les garçons aux cheveux bouclés. Elle se rendit d'ailleurs compte qu'il était plutôt mignon. Dommage que Bonnie ne puisse pas le supporter.
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Sam 23 Juin - 12:38

    Bonnie avait raison. Normal, elle était une jeune fille horriblement raisonnable, du genre à savoir réfléchir de façon censée et intelligente. Tout ce que Clyde trouvait de profondément ennuyeux. Voilà une chose qui le contrarierait atrocement quand ils seraient contraints de vivre ensemble : l'entendre avoir sans arrêt raison pendant que lui s'obstinerait à avoir tort. Effectivement, il n'était pas du genre à demander la permission à qui que ce soit pour faire ce qu'il avait envie de faire. En fait, sans être un vrai rebelle dans l'âme (c'était une attitude bien trop fatigante), il n'avait pour autant aucun respect envers les personnes supposées représenter l'autorité : qu'il s'agisse de ses professeurs ou de ses parents... Il n'obéissait qu'à lui-même... qu'à son instinct, en quelque sorte. Et cet instinct en question l'invitait à faire des choses souvent peu recommandables. Comme jouer avec ces demoiselles avec bien peu de considération. Toutes les fois où Clyde était sorti avec une fille, il ne s'était pas pour autant dérangé pour aller voir ailleurs. Le concept de fidélité le dépassait complètement, en fait. Il trouvait qu'on faisait rapidement le tour des personnes avec qui l'on décidait d'avoir une relation plus... approfondie. Il se laissait rapidement de ceux et celles à qui il s'autorisait à accorder un peu d'affection. Le jaune et noir serait totalement capable de rester fidèle même à l'épouse la plus adorable du monde. Passer des dizaines d'années de sa vie avec la même femme... quel intérêt cela pouvait-il avoir ? Existait-il vraiment des personnes capables de rester ensemble une vie entière sans céder à la moindre tentation ? Clyde, lui, rendait les armes au bout de deux jours.

    Clyde s'amusa beaucoup d'entendre Bonnie dire qu'il ne fallait pas espérer de descendance de sa part. Au moins, sur ce point, ils étaient d'accord. Leurs parents étaient vraiment idiots. Si les parents de sang pur mariaient leurs enfants, c'était pour que leur famille perdure, mais dans ce cas, pourquoi n'avaient-ils pas la jugeote de choisir à leur enfant un promis ou une promise qui lui soit compatible (enfin... quelqu'un pouvait-il seulement être compatible avec Clyde) ? Hors de question que Clyde s'occupe d'une marmaille qui lui courait dans les pattes et le réveillerait à quatre heures du matin.


    « Et les miens ! »


    Un éclair de satisfaction traversa le visage du poufsouffle en imaginant ses chers parents, en proix au désespoir à force d'attendre un héritier qui n'arriverait jamais. Ah ça leur ferait les pieds, ça c'est sûr ! Quelle perspective délicieuse ! Et étant donner qu'ils ne pourraient pas compter sur Olive, et qu'il n'imaginait pas Abby se laisser passer la bague au doigt sans rien dire, il y avait de fortes chances pour qu'avec eux s'éteigne la famille Hornby. Pensée qui séduisait le jeune homme au plus haut point.

    « Mes parents seraient capable de nous empoisonner à l'amortentia juste pour qu'on leur ponde deux trois moutards. Mais ne t'en fais pas, j'épargnerai à ton corps cette ignoble déformation naturelle. Déjà que je vais devoir te voir devenir vieille et fripée... »

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Ven 29 Juin - 1:46

Tiens. Pour une fois les deux sorciers étaient d'accord sur quelque chose. Même si en soi ce n'était pas si étonnant que ça que deux adolescents renoncent à être parents. Personne ne pense à ça à 17 ans. Mise à part certaines dindes que Bonnie pouvait croiser de temps à autre et qui aimaient s'imaginer déjà vivre le mariage parfait avec l'époux parfait dans la parfaite maison. Et plus tard de charmants bambins pour agrandir la famille. Beurk... Quelles drôles d'ambitions elles avaient là. Au fond, les mœurs n'avaient pas vraiment évolué depuis le 19ème siècle... ce n'était pas du tout le genre d'avenir que Bonnie s'imaginait vivre. Certes, elle n'avait rien planifié du tout mais elle ne voulait pas vivre la vie de la plupart des sangs purs. Vivre dans un manoir, s'occuper de la vie de famille, éduquer les enfants,... Réflexion faite, cela ne risquerait pas d'arriver puisque Clyde ne serait pas foutu de bouger le moindre petit doigt pour travailler.
Bonnie avait toujours voulu voyager à la place. Elle voulait découvrir le monde. Rencontrer plein de gens. Apprendre des choses que l'on n'apprenait pas en Angleterre. Et surtout, se détacher de l'autorité de ses parents. Mais ce n'était plus d'actualité maintenant. Elle allait devenir une Hornby et devrait supporter l'énergumène qu'elle avait en face.


« Mes parents seraient capable de nous empoisonner à l'amortentia juste pour qu'on leur ponde deux trois moutards. Mais ne t'en fais pas, j'épargnerai à ton corps cette ignoble déformation naturelle. Déjà que je vais devoir te voir devenir vieille et fripée... »

Supporter ses remarques surtout... La réflexion était digne d'un enfant de 9 ans. Pas besoin de faire des enfants vous voyez, Bonnie allait vivre avec l'un d'eux. Bon elle-même n'était pas un grand exemple de maturité mais elle n'avait pas pour habitude de sortir des trucs pareils.


- Charmant Clyde...

D'une certaine manière, elle rendait un grand service à la communauté sorcière. Grâce à elle, le gêne Clyde Hornby ne pérennisera pas et le monde n'en sera que meilleur. Son seul lot de consolation sera de voir ses parents désespérer jusqu'à la fin de ne pas voir de descendants pour leur parfaite petite famille. Ah les joies des grandes familles de sangs purs. Quoi qu'après ce que venait de dire Clyde, la Gryffondor se demandait si ses parents ne feraient pas la même chose... allez savoir, ils ne cessaient pas d'étonner la jeune fille.

- Heureusement je ne m'en fais pas, tu es bien la dernière personne sur cette terre qui serait susceptible de me mettre en cloque.

Bonnie avait dit ça spontanément cette fois-ci. Elle n'avait pas cherché à le blesser dans son égo même si manifestement c'était une chose impossible. Enfin, elle avait toute la vie devant elle pour l'emmerder comme elle le pourrait.
Et elle avait déjà une petite idée. Quitte à vivre avec l'infidélité de son futur époux, Bonnie s'amuserait au moins à informer ses « conquêtes » (si elles existent) que le tombeur de ces dames a une femme. Et dans la mesure du possible, si cela pouvait les maintenir à distance de Clyde, la jeune fille en serait très satisfaite. N'y voyez pas de la jalousie là dedans, car il n'y en aura pas, mais juste de l'amusement. Finalement, l'avenir ne s'annonçait pas si ennuyant quand on y réfléchissait bien.
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Mar 10 Juil - 14:53

    Charmant, Clyde ? Toujours ! Ses propos tenaient toujours d'une classe et d'une distinction naturelle, pensez-vous ! Ce n'était certainement pas son genre que de mettre les pieds dans le plat et faire preuve d'une totale irrévérence. Et bien sûr, quand c'était le cas, il ne le faisait absolument pas exprès. Il était un exemple de tact, de raffinement, de... Bon, ok, j'arrête ici. Effectivement, le poufsouffle n'avait jamais entendu qui que ce soit employer le mot « charmant » en sa présence sans qu'y soit adjointe une criante ironie. Et en matière d'ironie, la belle Bonnie n'était pas la dernière à y aller de ses réflexions caustiques. Ils auraient au moins ça pour eux, quand ils se balanceraient sur le rocking-chair de leur maison en ruine (parce que Clyde n'aurait eu ni les moyens, ni l'envie de la retaper), le visage ridé, et que lui-même aurait les muscles complètement atrophiés à force de ne les avoir jamais utilisé.

    La rouge et or ajouta qu'il serait sans doute la dernière personne au monde qui soit susceptible de la mettre en cloque. Ça voulait dire quoi, ça ? Qu'elle le pensait ramolli en toutes circonstances ?
    … Si elle savait. Enfin. Peut-être n'avait-elle pas l'esprit aussi mal tourné que lui et voulait-elle simplement dire qu'elle n'avait aucune attirance pour lui et ne risquait pas d'en avoir un jour. Mais en même temps... l'ennui faisait parfois faire des choses regrettables, et Merlin sait qu'ils auraient le temps de s'emmerder de concert, lorsqu'ils seraient mariés. Après tout, dans ce domaine, Clyde marchait à la pitié, à l'ennui, et à la provocation. Si un jour, l'idée absurde d'avoir Bonnie au sens le plus physique du terme lui traversait l'esprit, il était entièrement convaincu qu'il n'aurait pas le moindre mal à parvenir à ses fins. Il y parvenait toujours. Enfin... sauf quand il s'agissait d'avoir ses ASPIC, mais avait-il seulement voulu les obtenir ? La question se posait. Le fait est que glander une année de plus à Poudlard plutôt qu'entrer directement dans la vie active n'était pas pour lui déplaire. Bref, Bonnie, bien qu'attirante physiquement, ne lui attirait pas suffisamment de sympathie pour qu'il puisse songer à la séduire (quoique c'aurait pu être un facteur, justement), il n'empêche que quand il entendait ce genre de phrases, un philactère lumineux semblait se suspendre au-dessus de sa tête, faisant clignoter un « challenge accepted » pile sur ses cheveux bouclés.


    « Il existe donc en ce bas monde quelqu'un susceptible de te mettre en cloque ? »
    Il marqua une pause, comme s'il réfléchissait. Le ton de sa voix restait détendu et amusé, comme s'il se contentait de raconter une blague ce qu'il y a de plus légère, et qui n'était absolument pas offensante. « Tu dois avoir raison, j'ai entendu parler d'un type qui est né sourd et aveugle. »

    Rooo... Comment ça, Clyde est de mauvaise foi ? Voyons, c'est si loin de lui, ce genre d'attitude.
    Oui. Bon. Non, d'accord. La personne qui voudrait d'elle aurait juste besoin d'être sourd.
    Quoique... la voir s'activer comme ça, tout le temps... Merlin que c'était fatigant !

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Lun 3 Sep - 20:50

L'inconvénient quand on discute avec Clyde Hornby – bon... un parmi tant d'autres, parce que s'il fallait les énumérer un à un, Bonnie n'aurait même pas le temps de dormir cette nuit – c'est que rien n'a de fin. Il faut toujours qu'il raffle le dernier mot, la dernière moquerie. Très agaçant en somme... Comme tout ce que fait Clyde de toute façon. La discussion n'en finissait pas et Bonnie avait de plus en plus de mal à rester calme face au mutisme légendaire du jeune homme. On les obligeait quand même à se marier ! N'importe quel individu, si mou soit-il, montrerait un peu plus de réaction. Et la colère qu'elle éprouvait pour ses parents ne désemplissait pas. Elle n'arrivait pas à croire à un coup pareil venant d'eux. Le geste était tellement sournois de leur part. Évidemment c'était une chose assez commune dans les grandes familles de sorciers. Le mariage était au centre de toutes les attentions des parents. Il était le moyen de garder le sang sorcier aussi pur que possible. Les Adams n'y échappaient pas, il n'était pas question de présenter un futur gendre né moldu ou sang mêlé à Monsieur et Madame Adams, cela allait de soi. Voilà pourquoi Bonnie ne parlait jamais de ses relations avec les garçons à sa famille. Comme son histoire avec Steve par exemple. La jeune fille n'avait pas honte de lui mais elle avait plutôt de honte de sa famille. Elle ne voulait pas qu'il voit à quel point les Adams gardaient des valeurs aussi ridicules que celles du sang. Alors le seul moyen d'être tranquille : ne rien dire du tout. Cela valait mieux. Bonnie s'imaginait souvent ce qu'aurait pu être sa vie dans une famille moldue ou d'un milieu plus modeste. Serait-elle plus heureuse ? Serait-elle plus calme ? La jeune fille n'en savait rien, mais elle se plaisait à aspirer à une vie plus simple en tout cas. Et donc une vie sans Clyde. Autant dire que ça ne se réaliserait jamais.

« Il existe donc en ce bas monde quelqu'un susceptible de te mettre en cloque ? »
« Tu dois avoir raison, j'ai entendu parler d'un type qui est né sourd et aveugle. »


Tout en finesse, encore une fois. Bonnie lui admettait quand même un peu d'imagination avec toutes les vannes qu'il pouvait lui renvoyer.

- C'est fou, mon petit cousin me sort ce même genre de phrase. À ceci près qu'il n'a que sept ans. Vous allez bien vous entendre tous les deux.

Clyde s'imaginait vraiment blesser l'orgueil de la Gryffondor ? Dans ce cas il avait faux sur toute la ligne.


- Et puis des garçons j'ai pas de mal à en trouver, bon ils ne sont pas aussi nombreux que tes prétendantes, qui ne rêvent ne serait-ce que d'une nuit avec toi et... ah non... pardon je me trompe de personne, toutes mes excuses.

De surcroît, Bonnie ne cherchait pas de garçons en particulier, ce n'était pas primordial dans sa vie à Poudlard. Elle ne rêvait pas de prince charmant ou d'âme sœur ou d'autres niaiseries en tout genre. De ce côté-là, la jeune fille se sentait différente de ses camarades. Elle les entendait jacasser toute la journée sur un tel ou sur truc ou sur machin, « oh il est trop beau ! », « ah... c'est vraiment le mec parfait ». bon avouons-le, elle adorait quand même savoir qui était avec qui ou qui venait de rompre. Ça les potins elle en redemandait à chaque fois mais elle ne pourrait pas supporter toute une conversation sur la superbe chevelure du Serdaigle de la table d'à côté, voilà la différence. Et bizarrement le nom de Clyde Hornby ne revenait pas souvent aux oreilles de la jeune fille. Quoi que... il faudrait qu'elle fasse attention la prochaine fois. Sauf qu'au moment où tout le château apprendrait leurs fiançailles, il ne serait jamais question de parler de Clyde entre filles. Tout le monde sera forcément au courant un jour ou l'autre. Et Bonnie n'aura sûrement pas la force d'affronter les questions... Ça promettait de joyeuses soirées solitaires dans le dortoir jusqu'à la fin de l'année. Il ne restait certes peu de temps avant les examens mais quand même. En tout cas, Bonnie tiendrait peut être sa langue cette fois-ci et n'irait pas crier à droite à gauche qu'elle est fiancée. Est-ce que Clyde en ferait autant, ça elle n'en savait rien du tout.

Spoiler:
 
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Jeu 6 Sep - 14:52

    Tiens... Qu'était-ce sur le visage de Clyde ? Un autre sourire ? Il faut bien croire que oui. Le jaune et noir savait être une véritable tête à claque, et afin de ne pas faillir à ce trait de caractère qui lui plaisait tant, il ne pouvait jamais s'empêcher de sourire au moment où la personne qui lui faisait face cherchait à tous prix à heurter ses sentiments. Il fallait se lever de bonne heure pour heurter les sentiments de Clyde Hornby, ce qui lui permettait de ne jamais prendre mal les réflexions désobligeantes à son égard, c'était cette profonde indifférence qui le caractérisait si bien. Qu'on souligne ses pires défauts, il s'en foutait, pire encore, ça l'amusait. Il adorait mettre les gens en rogne, et quand c'était la délicieuse Bonnie qu'il parvenait à mettre en boule, sa satisfaction n'en était plus grande. La rouge et or venait, bien évidemment, souligner sa puérilité ô combien navrante en le comparant à son petit cousin de sept ans, mais cela n'avait pour effet que d'amuser, éternelle source d'agacement pour bon nombre de personnes. Oui, ça ne faisait aucun doute, Clyde était un gamin. Et pour cause, l'idée de grandir l'emmerdait royalement. Il était bien plus simple de jouer les insouciants et d'embêter son monde. Il n'avait pas l'intention de gagner un jour en maturité, sa chère et tendre épouse devrait s'y faire. Il faudrait qu'elle soit adulte pour deux, car lui ne ferait jamais l'effort de grandir, encore moins pour elle.

    Quand Bonnie ajouta qu'elle n'avait aucun mal à trouver des individus de sexe masculin pour s'intéresser à elle, son sourire n'alla qu'en s'agrandissant. Le fait qu'elle cherche à se justifier face à lui lui donnait une certaine impression (certainement fausse) de supériorité. En fait, ce devait être vrai. Clyde savait que Bonnie n'était pas totalement innocente, puisqu'elle avait eu quelques conquêtes à son actif, notamment l'un de ses amis : Steve. Ça pouvait se comprendre, c'était, ça ne faisait aucun doute, une jeune femme particulièrement attirante. Mais ce caractère ! Merlin, ce caractère ! Quand on voyait à quoi ils en étaient réduits après quelques minutes de conversation, qu'est-ce que ça allait être après des années de mariage ! Mieux valait ne pas y penser... Ce serait soit très drôle, soit extrêmement déprimant... Heureusement que le jaune et noir avait l'art de tout prendre à la légère. Il faut savoir rire de tout, voilà son credo. Raison pour laquelle il ne se vexa pas lorsque Bonnie mit en doute sa capacité à attirer la gente féminine.


    « Tu es pardonnée, va. C'est normal que ton esprit soit embrouillé, je me doute que ma présence te trouble. »


    Clyde adressa un clin d'oeil à Bonnie avant que d'ébouriffer sa jolie chevelure blonde. Comme c'était parti, leur vie de couple allait être des plus... intéressante. Le poufsouffle espérait juste que la rouge et or lui laisserait le temps de s'ennuyer malgré tout (oui, ce n'est pas si mal, au fond, de s'ennuyer).


    « Mais ne t'en fais pas, tu auras tout le temps de t'y faire. »

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Mer 12 Sep - 23:26

Par Merlin ce sourire ! Qu'importe ce qu'elle pouvait dire, Clyde arborait toujours ce foutu sourire. À savoir s'il le faisait exprès ou non, il jouait le rôle du pauvre type à merveille. Ça ne servait à rien de parler avec lui. Même si on appellerai pas ça parler dans le cas présent. Plus Bonnie parlait et plus Clyde était ravi. Ravi dans le sens où rien ne le heurtait et tout se transformait en sourire. La Gryffondor l'avait bien compris ça, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de le renvoyer paître, ça lui faisait du bien.

« Tu es pardonnée, va. C'est normal que ton esprit soit embrouillé, je me doute que ma présence te trouble. »

Pendant un dixième de seconde, Bonnie avait été tentée de planter ses ongles dans le poignet de Clyde au moment où il lui avait ébouriffé les cheveux. Un vieux réflexe qui datait de l'époque où elle jouait encore avec ses frères. Et quoi ? Il fallait bien qu'elle se défende tout de même ! Ses frères répondaient aussi très bien, et Bonnie ne faisait pas le poids devant la force de deux garçons. Sauf que là c'était une grande asperge qu'elle avait en face d'elle, et mou comme il était, Clyde n'aurait pas eu l'ombre d'une pensée pour répliquer. Et puis soyons honnête, Bonnie avait passé l'âge de mordre et de griffer les gens qui l'agaçaient. Quoi que certains le méritaient bien.


« Mais ne t'en fais pas, tu auras tout le temps de t'y faire. »

Il recommençait, encore et encore, à parler à la légère. La discussion tournait en rond. Clyde se faisait un malin plaisir à faire tourner en bourrique la Gryffondor. Et elle tombait dans le panneau à chaque fois parce qu'elle avait la manie de réagir au quart de tour, notamment quand il s'agissait de Clyde. Comment un être humain pouvait-il être aussi horripilant ? Non vraiment ça promettait des crises de nerf aussi nombreuses que les cheveux qu'elle pouvait avoir sur la tête. Ou alors elle s'habituerait à sa présence et à sa mollesse. En vérité elle avait plus de chances de chevaucher un Abraxan rose que de s'habituer à son cher futur mari.
Hélas encore une fois, elle ne put s'empêcher de lui répondre :


- Je sais pas si j'arriverai à freiner mes ardeurs... Tu es si irrésistible, dit-elle dans un soupir. Au moins pouvait-elle espérer un avenir dans le monde du théâtre.

Sans attendre une nouvelle débilité de son interlocuteur, Bonnie attrapa le gilet qu'elle avait posé quelques minutes auparavant. Quoi qu'elle dise et quoi qu'elle fasse, cela n'avait pas d'importance alors le mieux était de laisser les choses là où elles en étaient pour l'instant avec son nouveau fiancé. Moins de temps elle passerait avec lui et mieux elle se porterait. Pendant un temps seulement puisqu'ils étaient forcément amenés à se revoir tous les deux. D'ailleurs, Bonnie se demandait si les deux familles n'avaient pas déjà prévu une rencontre ou quelque chose dans ce genre-là pendant les vacances d'été. Quelle superbe perspective estivale pour la Gryffondor.

- Bon, comme j'imagine que tu n'as pas plus pire à m'annoncer, on peut en rester là pour aujourd'hui? J'ai des parents à incendier par hibou, par centaine de hiboux.

Le pire, c'est qu'elle était vraiment capable d'envoyer cent lettres à ses parents. La démesure ne la quitterait jamais, quoi qu'il arriverait.
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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Dim 16 Sep - 14:40

    Clyde ne se retint de répondre un « je sais » ô combien prétentieux au « tu es tellement irrésistible » de Bonnie que parce que la rouge et or ne lui en laissa pas le temps. C'est vrai, à choisir, le poufsouffle aurait préféré avoir une compagne plus... agréable... et compatibles, dirons-nous, mais en y réfléchissant bien, personne ne pouvait véritablement s'entendre sur le long terme avec Clyde Hornby, alors même si Bonnie était tout l'inverse de ce qu'il était, ce n'était pas forcément la pire épouse qu'on pouvait lui mettre dans les pattes, presque la pire, mais pas la pire. C'est sûr, elle allait le fatiguer, sur le long terme, mais une épouse qui lui opposait un peu de résistance, ce serait sans doute plus amusant qu'une femme au foyer docile et effacée... Bon... avoir une femme qui lui ferait la popote, lui masserait les pieds, et le laisserait glander sans râler serait loin d'être désagréable (oui, Clyde était un brin misogyne, et il l'assumait complètement), mais sans doute un peu ennuyeux, à la longue. Oui, il n'y aurait pas que des inconvénients à avoir son interlocutrice pour femme... mais beaucoup quand même.
    au
    Bonnie coupait court à la conversation, et quand bien même le jaune et noir l'aurait bien prolongé uniquement pour embêter son interlocutrice, choisit de la laisser faire et de (presque) lui laisser le dernier mot. Il est vrai que leur conversation commençait à tourner en rond. Ils auraient tout le temps d'avoir d'autres discussions telles que celle-ci. Lui, il allait... faire la sieste. Oui, oui, faire la sieste. Contrairement à Bonnie. Clyde n'avait pas l'intention de protester contre ses parents. Il savait depuis des années qu'on le marierait de force, il s'était fait à l'idée. Et d'ailleurs, même s'il avait voulu se battre, ça lui aurait été demandé trop de force pour qu'il le fasse effectivement.


    « Tu as raison, je vais te laisser. J'ai été ravi de discuter avec toi.» Il avança de quelques pas en direction de la porte. « On se revoit à notre mariage, ma belle. » Sur ces mots, il adressa un clin d'oeil à la jolie blonde.

    Pauvre pauvre Bonnie, elle était vernie, avec un futur mari comme lui. Ce devait être un soulagement pour elle de le voir enfin quitter la pièce. Et c'en était un pour lui aussi, dans un sens. Il était parti avant qu'elle ait eu le temps de... répliquer... ou de lui sauter à la gorge... au bon moment, en tous cas. Il aimait provoquer les autres, et savait reconnaître les moments où il dépassait les bornes. Et dans ce genre de situations, il devait admettre qu'il préférait fuir les représailles. Oui, fuir, c'était lâche, mais pourquoi s'ennuierait-il à être courageux. Ça demandait bien trop d'efforts, et les efforts, au cas où vous ne l'aviez pas comprit, ce n'était pas son for.
    Et maintenant, il allait retrouver sa salle commune... et dormir, tiens !

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Message#Sujet: Re: Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)   Lun 24 Sep - 19:47

Par chance, Clyde n'insista pas, il lui laissait même l'honneur d'avoir le mot de la fin de cette si intéressante discussion. Tant mieux, Bonnie avait de plus en plus de mal à rester calme. Qu'est-ce que ça donnerait dans quelques années? Très bonne question. La jeune fille était au moins sûre d'une chose, ce ne serait pas de tout repos. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur elle? La vie conjugale n'était déjà pas un cadeau mais il fallait que ce soit avec Clyde. Ses parents voulaient-ils la pousser au meurtre peut être? Parce qu'elle ne tiendrait pas longtemps, rien que cette entrevue suffisait à fatiguer la jeune fille et à la mettre sur les nerfs.
Enfin... peut être qu'elle trouverait des bons côtés à son futur époux. Au moins ce n'était pas un de ces arrogants de Serpentard. Non un vert et argent aurait été une catastrophe invivable pour Bonnie. Au moins Clyde était différent. Oui ça pour être différent, il était différent. Ne recherchait-elle pas ça quelque part, la différence? En effet, Bonnie ne voulait pas faire comme les autres, cela faisait partie d'elle-même. Mais là c'était quand même trop pour elle.
Heureusement, son fiancé n'opposa aucune résistance et commença même à se diriger vers la porte. Dans le cas contraire, elle l'aurait poussé avec grand plaisir.


« Tu as raison, je vais te laisser. J'ai été ravi de discuter avec toi. On se revoit à notre mariage, ma belle. »

Cette fois-ci, c'est Clyde qui ne lui laissa pas le temps de répliquer. Ça lui était bien égal pour l'instant, car une fois mariés, elle ne lui laisserait rien passer. Bonnie n'allait quand même pas se laisser faire.
Elle le regarda sortir de la salle tout en pensant à l'avenir. Qu'allait-il se passer une fois que Bonnie serait rentrée chez elle à la fin de l'année? Des cris et des contestations, ça c'était obligé. Mais elle savait très bien qu'elle ne pourrait rien empêcher malgré son refus catégorique. C'était sa famille après tout. Elle aurait dû se douter qu'elle passerait par la case mariage arrangé. Quelle joie de vivre parmi les sang-purs britanniques...

Elle soupira. La clémence du printemps ne l'atteignait plus de la même façon que tout à l'heure. Bon ce n'était pas la fin du monde non plus, mais il fallait maintenant qu'elle se fasse à l'idée. Pour l'instant elle était encore un peu tranquille. Mais qu'allait-elle faire dans l'immédiat? Elle n'en savait rien. Que fait-on généralement quand on apprend qu'on va se marier? Ça elle aimerait bien le savoir. En tout cas, elle était presque sûre que Clyde était parti roupiller quelque part. À chaque fois qu'elle le voyait, soit il dormait, soit... il avait l'air de dormir. Rien ne pouvait le perturber. Ce n'était pas plus mal d'un côté.

Elle resta un moment, immobile et seule dans cette classe. Les pas du Poufsouffle s'estompèrent peu à peu jusqu'à ce que le silence reprenne ses droits dans les alentours.
Elle n'avait plus qu'à regagner sa salle commune après tout. Avec un peu de chance elle tomberait sur quelqu'un qui serait susceptible de papoter avec la jeune fille. Cela lui ferait le plus grand bien en tout cas.


FIN
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Si c'est une blague, elle n'est pas drôle (Clyde)

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