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 Ultimatum (James)

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Message#Sujet: Ultimatum (James)   Mar 16 Oct - 22:34

Lindsay aurait pu, sans vraiment de mal, se complaire dans le rôle de la parfaite ménagère, et de la maîtresse de maison consciencieuse.

Elle s'en rendait compte à chaque fois qu'elle retrouvait son foyer après une longue journée de travail. En lieu et place de mettre les pieds sous la table, rien ne lui faisait plus plaisir que d'enfiler son tablier et de se mettre aux fourneaux.

Ce n'était pas tant le fait de cuisiner en lui-même qui lui plaisait (elle n'était par ailleurs pas très douée dans ce domaine et était une habituée des plats brûlés et des erreurs de dosage), que le fait de le faire pour quelqu'un. C'était agréable, de s'enfermer dans la routine, et de se dire qu'on avait réussi là où beaucoup de femmes échouaient. Elle avait un bel appartement, et un mari à qui elle pouvait préparer de petits plats qui, faute d'être bons, étaient au moins cuisinés avec amour.

Ce soir-ci, Lindsay avait mit les petits plats dans les grands. Si, d'ordinaire, elle se contentait d'une dizaine de menus qui revenait sans cesse dans l'assiette des Hopkirk (la jeune femme n'étant capable de préparer que ceux-là), qui n'avaient rien de bien compliqué ou d'élaboré, elle avait, cette fois, décidé de préparé l'apéritif, l'entrée, le plat, et le dessert.

...Sans raison ? Certainement pas. Ce serait bien mal connaître la jeune vendeuse, qui ne se donnait jamais tant de mal que lorsqu'elle essayait d'obtenir quelque chose. Oui, Lindsay était passée maître dans l'art de soudoyer les gens, et elle n'éprouvait, en cela, pas le moindre scrupule.

Il était, après tout, connu de tous les hommes que ce que les femmes avaient en abondance, c'était leur capacité à savoir amadouer, séduire, puis se servir de la gente masculine à ses fins. Certains mysogines répondaient à cela que c'était le pire de leurs vices, Lindsay, quant à elle, considérait que c'était, au contraire, la plus belle de leur qualité. Derrière chaque grand homme, il y a une grande femme, ne l'oublions pas. Et faute de pouvoir intervenir directement dans les choses du monde, les femmes pouvaient au moins guider la pensée de ces mâles.

Non, la jeune femme n'avait pas la moindre envie de changer le monde, elle se contentait déjà de traiter les affaires de son ménage, et considérait cela comme amplement suffisant.

Elle avait la certitude que James n'était pas plus difficile à amadouer que l'homme moyen, et que le dîner qu'elle avait concocté spécialement pour lui ferait forcément mouche. On peut avoir les hommes par les sentiments, mais de peur que les sentiments de son homme à elle se soient émoussé, la vendeuse préférait miser sur l'estomac de son tendre époux.

Prenant l'expression « dîner aux chandelles » à la lettre, elle avait allumé des bougies (ce qui, en soi, n'était pas bien utile, puisqu'il faisait grand jour au-dehors, et que le soleil n'aurait pu être à un plus beau fixe par cette chaude journée d'été). Elle avait également enfilé sa robe la plus élégante (il n'y a pas que sur le ventre des hommes que les femmes savent avoir le contrôle).

À présent, elle attendait James de pied ferme. Il ne devrait plus tarder à rentrer du travail, à présent.
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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Dim 21 Oct - 17:10

    Oh journée routinière et harassante ! Plus harassante qu'à l'accoutumée, bien qu'il n'ait pas à s'en plaindre outre mesure, mais suffisamment pour qu'il soit bien heureux de pouvoir rentrer chez lui, et mettre les pieds sous la table. Certes, l'ambiance n'était pas la plus détendue qui soit, chez les Hopkirk, en ce moment. Si Lindsay (merci Merlin) ne savait rien de l'infidélité de James, celle-ci pesait malgré tout sur leur couple et l'ambiance qui régnait au sein de ce dernier... Oh, tout aurait pu rester parfaitement normal, si James n'était pas de ces individus ignoblement cérébraux, qui ont besoin de réfléchir à chacun de leurs actes et de cogiter plus que de raisons, il aurait pu vivre sans culpabilité... et sans ce sentiment qui ne cessait de l'étreindre à chaque fois qu'il le voyait... Mais voilà, James était ignoblement cérébral, et il avait du mal à dissiper le malaise qu'il ressentait à chaque fois qu'il retrouvait Lindsay, quand bien même il avait toujours pour elle autant d'affection pour elle.

    Quand James ouvrit la porte de son appartement, une agréable odeur de nourriture lui parvint jusqu'aux narines. Il n'aurait pas pu espérer mieux. Après une journée de travail comme celle qu'il venait de vivre, au cours de laquelle les clients n'avaient cessé d'affluer, il mourait de faim... Pour autant, il se méfiait. Il n'était pas dans les habitudes de sa tendre épouse de s'affairer si tôt à lui préparer à dîner. Il n'y a jamais de fumée sans feu... Et généralement, quand Lindsay était aux petits soins, comme maintenant, c'était plutôt mauvais signe...


    « Bonsoir chérie. »
    ô joli surnom affectueux qu'il n'employait que pour la forme, alors qu'il y aurait eu sans doute mille hommes plus aptes à chérir comme il se doit la ravissante Lindsay.

    James déposa sa veste sur le porte-manteau de l'entrée, son sac à même le sol, et s'avança à pas prudents jusqu'à la salle à manger... Il ignorait à quelle sauce il allait être mangé, mais il se doutait qu'il n'y avait pas qu'anguille sous roche... plutôt baleine sous gravier. Ses doutes ne firent que se confirmer quand James remarqua les bougies élégamment disposées sur la table. Plus aucun doute n'était permis, soit Lindsay voulait lui demander quelque chose, soit il avait oublié quelque chose. Ce n'était pas son anniversaire, ce n'était pas leur anniversaire... Sa mémoire des dates était suffisamment bonne pour qu'il en soit certain, alors quoi ?
    Quand il vit sa femme, magnifiquement apprêtée, il se dit qu'il avait vraiment dû manquer un épisode... ou faire une grosse connerie (euh... oui, c'est vrai, il avait fait une grosse connerie, mais il n'y avait aucune chance pour qu'elle soit au courant. N'est-ce pas ? Sueurs froides...). Il l'embrassa, peu sûr de lui, se demandant s'il n'allait pas, en contrepartie, se prendre une baffe en pleine figure (c'est que Madame Hopkirk était particulièrement redoutable quand elle le voulait).


    « On fête quelque chose? »
    demanda-t-il d'un ton qu'il espérait le plus détaché possible. Pas la peine de mettre la charrue avant les hypogriffes et de donner à Lindsay l'occasion d'avoir plus de soupçons qu'elle n'en avait peut-être déjà.

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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Lun 29 Oct - 11:42

Il arriva, comme prévu, à l'heure dite. James était un homme très ponctuel. Trop parfois. Sa vie semblait réglée comme une horloge, et il laissait rarement la place aux imprévus. Si bien qu'il était très rare que le libraire parvienne à surprendre son épouse.

… Mais ce n'était pas grave. C'était comme ça, aussi, qu'elle l'aimait. Même si elle aurait aimé qu'il se confie davantage à elle et se laisse parfois aller à plus de fantaisie, elle l'aimait. Et s'il fallait surprendre, eh bien c'était elle qui s'en chargeait. Comme ce soir avec ce dîner aux chandelles improvisés.

À savoir que le dîner en question ne serait sans doute pas la plus grande surprise de la soirée pour James, Lindsay avait une annonce de taille à lui faire... ou plutôt, un projet de taille à lui apprendre, auquel elle comptait bien qu'il participe.


 « Bonsoir chérie. »

Ces surnoms avaient toujours semblé plats, quand ils étaient prononcés par son époux, mais Lindsay se consolait en se disant que ce dernier n'était tout simplement pas très démonstratif. Et c'était en partie le cas, non ? Même quand ils étaient ensemble à Poudlard, il se montrait d'une discrétion parfois exaspérante.

Même ses baisers n'avaient plus la même saveur que ceux des premiers temps. Lindsay s'en contentait, puisque, après tout, elle n'avait jamais embrassé personne d'autre, et ignorait ce qu'un véritable baiser était supposé signifier.



« On fête quelque chose? »

Lindsay répliqua à cette remarque par un sourire. Au moins, il n'était pas encore suffisamment à côté de la plaque pour ne pas réaliser ces moments où l'épouse faisait tous les efforts du monde pour conserver son mari.


"Une femme n'a pas le droit de préparer un bon dîner pour son mari ?"


Cette réponse n'avait rien d'imparable, et pour cause, Lindsay s'embarrassait rarement de tels efforts, et quand elle en faisait, c'était toujours parce qu'elle avait une idée précise derrière la tête. Cette fois-ci n'échappait pas à la règle.


"Assieds-toi, déjà."


Sur ces mots, elle s'assit, elle aussi, après avoir servi un verre à son mari. Elle bu une gorgée de son propre verre avant de reprendre, plantant son regard dans celui de son interlocuteur.


"En fait, il y a une chose dont j'aimerais te parler. Mais rien ne presse, fini ton verre, déjà!"

Lindsay essaierait-elle de soûler son mari pour mieux faire passer la pilule ? Eh bien... oui. Tous les moyens sont permis quand la cause nous semble bonne.
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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Mer 31 Oct - 23:00

    Si une femme n'avait pas le droit de décider de faire plaisir en lui mitonnant un bon petit dîner ? Probablement que non, mais James n'était pas né de la dernière pluie, et quand bien même il n'accordait peut-être pas à la femme qui partageait sa vie toute l'attention qu'elle méritait, il la connaissait depuis suffisamment longtemps pour avoir la certitude que Lindsay n'avait pas choisi d'organiser ce dîner aux chandelles sur un simple coup de tête. Non, elle avait quelque chose à l'esprit. Et d'une manière ou d'une autre, elle cracherait sous peu le morceau... plus de temps s'écoulerait jusqu'à ce qu'elle le fasse, plus ce morceau serait gros, c'était la seule certitude que James avait à l'esprit. Mais que pouvait-il répondre à cela ? Il était évident qu'elle allait lui parler, à un moment ou à un autre. Au nom d'une certaine lâcheté, le libraire préférait que cela arrive plus tard que tôt. Quoique la jolie brune puisse avoir en tête, son mari était convaincu qu'il n'apprécierait pas la tournure que prendrait les choses.

    Et Lindsay ne faisait rien pour le rassurer. Bien au contraire, plus elle persistait à ne rien dire tout en lui faisant comprendre qu'elle avait pourtant beaucoup à dire, plus il était difficile pour James de garder contenance. Que n'aurait-il pas donné pour pouvoir fuir, à cet instant précis ? Il se sentait tout sauf à sa place, dans ce décor de livre à l'eau de rose. Il sentait l'épée de Damoclès, qui depuis plusieurs semaines à présent flottait au-dessus de sa tête, se faire de plus en plus lourde. Il craignait qu'elle ne lui tombe dessus ce soir. Il voyait approcher l'orage, et savait qu'il ne pouvait le fuir. Il ne pouvait que s'armer de patience... et prier. Si ça se trouve, ce ne serait pas si grave...

    Mais il y avait de quoi en douter. Quand Lindsay lui demanda de s'asseoir, James le fit avec autant d'enthousiasme qu'un condamné à mort auquel on aurait sommé de s'installer sur une chaise électrique, il se força malgré tout à adresser un sourire à son épouse, quand celle-ci vint s'asseoir à son tour. Elle lui servit un verre d'alcool. Ce genre d'alcool qu'ils ne sortaient généralement que pour les grandes occasions. James, dans un élan de paranoïa, ne pu s'empêcher d'examiner le verre que sa femme lui avait tendu, se demandant si elle ne l'avait pas drogué ou empoisonné. Non... sa dulcinée savait être vicieuse, mais pas à ce point, tout de même. James but une première gorgée de son verre. En apparence, il avait un goût normal... il sentit malgré tout que le reste du breuvage serait plus difficile à digérer quand Lindsay concéda le fait qu'elle avait quelque chose à lui demander, mais qu'il pouvait, auparavant, finir de boire. Ce qui, somme toute, signifiait qu'elle préférait qu'il soit légèrement alcoolisé avant de se lancer.
    Hors de question. S'il devait y avoir confrontation, ou quoi que ce soit d'autre d'un tant soit peu déplaisant, il préférait avoir l'esprit clair pour affronter la situation de la manière la plus raisonnable possible (autant dire que James tenait extrêmement mal l'alcool) … quitte à se soûler jusqu'à l'oubli une fois cette conversation terminée.


    « Parle m'en tout de suite. Tu m'intrigues, là ! »
    pour ne pas dire qu'elle l'inquiétait, voire l'angoissait.

    Si Lindsay ne parlait pas dans la minute, il risquait fort de commettre un impair de lui-même, tant il trouvait cette situation impossible.

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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Sam 3 Nov - 17:00

Bien sûr, James ne fut pas totalement convaincu quand Lindsay lui dit qu'elle lui avait préparé ce petit dîner dans l'unique but de passer un moment agréable avec lui.

Il la connaissait malheureusement trop bien. C'était là l'une des nombreuses joyeusetés du mariage, il était difficile d'avoir le moindre secret pour l'autre. C'était en tous cas ce que pensait Lindsay (et bien sûr, elle avait grand tort de le penser).

Il lisait en elle comme dans un livre ouvert, il n'avait donc aucun mal à savoir à quels moments elle avait une idée derrière la tête. Et il devait avoir comprit que celle idée là était si gigantesque (même pour elle) qu'un dîner mitonné par ses soins accompagnée d'une coupe de mousseux ne ferait pas forcément passer la pilule.

Elle avait espéré qu'il finisse son verre, puis qu'elle lui en resserve un autre, et un autre... Lindsay n'ignorait pas que son très cher mari ne tenait pas bien l'alcool, et ceci aidant, il digérerait mieux l'information. Du moins l'espérait-elle.



« Parle m'en tout de suite. Tu m'intrigues, là ! »

James n'était pas forcément impatient, mais en ce qui concerne les choses importantes, il avait plus de mal, et Lindsay le comprenait parfaitement. En matière d'impatience, la jeune femme n'était pas du tout en reste, et déjà d'ordinaire. Si son mari lui faisait le même coup que celui qu'elle lui faisait, elle ne supporterait pas l'attente d'une réponse claire à ses question (mais en même temps, ce qu'elle aurait voulu que ce soit lui qui prenne cette initiative!).

Lindsay finit son propre verre d'une traite, laissant le liquide alcoolisé brûler sa gorge, puis son estomac. Il lui fallait au moins ça pour lui donner le courage suffisant.

Elle ne savait pas comment le formuler. L'idée était on-ne-peut-plus claire dans son esprit, mais comment la faire comprendre à son mari, comment faire passer le message en douceur, sans que celui-ci ne se braque ou ne prenne la tengente?

Elle avait anticipé ce moment, avait imaginé plusieurs versions, mais à présent qu'elle se retrouvait face à James, elle en perdait quelque peu ses moyens. Encore aujourd'hui, son seul regard parvenait à la troubler.

Elle prit une grande inspiration. Au fond, ce n'était pas si grave, c'était même une question logique à poser... à ce stade de leurs vies... mais ça ne rendait pas la bombe plus facile à larguer, bien au contraire.


"En fait... j'ai pas mal réfléchi, ces derniers temps... et je me suis dit qu'on devrait peut-être, tu sais..."
elle poussa un léger soupir, c'était encore moins évident dans les faits que ce qu'elle avait bien pu penser. "... agrandir la famille..."

Voilà, c'était dit. Et à présent, Lindsay osait à peine soutenir le regard de James tant elle craignait qu'une réponse négative s'abatte sur elle comme un couperet.
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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Sam 10 Nov - 15:56

    Lindsay prit une grande inspiration. Pour que son épouse, qui ne faisait généralement pas de mystère et était la plupart du temps des plus franche et honnête, semble avoir autant de difficultés à dire ce qu'elle avait en tête, c'est qu'il devait vraiment s'inquiéter. Que ce devait être grave et important. Finalement, elle ne le fit pas languir plus longtemps... et le libraire fut bien forcé de se demander si le contraire n'aurait pas été préférable. Quand James entendit sa femme parler d'agrandir la famille, il parvint à peine de se retenir de recracher le contenu de son verre sur sa promise. Agrandir... la famille ? Même en se faisant passer pour l'être le plus idiot du monde, il n'aurait pas réussi à faire mine de ne pas avoir compris (d'autant plus qu'il était supposé être un minimum intelligent). Lindsay voulait qu'ils aient un enfant.

    Un enfant... pour beaucoup de couples de leurs âges, installés depuis aussi longtemps qu'eux, ça semblait... logique, inévitable, même. Pourtant, James n'y avait jamais songé. D'accord, comme tout le monde, il s'était un jour visualisé dans l'avenir, un bébé dans les bras... mais là, maintenant, tout de suite, il n'en voulait pas. Ni jamais, en fait. Pas dans cette vie. Il ne pouvait pas faire naître son enfant au sein d'un foyer où ses parents ne s'aimeront pas... ou feront tout simplement semblant de s'aimer. Mentir à Lindsay était une chose. Mentir à son enfant... Mais comment le dire à son interlocutrice sans heurter ses sentiments ? Ça lui semblait impossible.

    … Et pourtant, il n'avaient aucune excuse. C'était pour eux le moment idéal pour « agrandir la famille », comme le disait si bien Lindsay... Toutes les excuses qui lui venaient en tête n'étaient pas valables... Lui dire qu'il avait trop de travail pour se consacrer à un enfant ? C'était totalement faux. Lui dire que ses parents n'approuveraient pas ? C'était plus faux encore. Hopkirk mère n'attendait rien davantage que de devenir grand-mère. Non, il n'avait pas d'excuses. Et quand il y réfléchissait, il devait admettre que ça devait bien arriver un jour ou l'autre. Si ce n'était pas maintenant, ce serait plus tard. Et si ce n'était pas plus tard... il risquait de perdre Lindsay.

    D'accord, cela aurait peut-être été rendre service à la jolie brune que de se séparer d'elle, mais James ne pouvait s'y résigner. Il ne voulait pas la faire souffrir, qu'elle ait à subir les affres d'un divorce... et oui, autant l'admettre, il ne voulait pas non plus subir le jugement que ses parents ne s'épargneraient pas d'émettre à son sujet. À force de cogiter, les secondes passaient... et il ne répondait rien. Il se sentait juste pâlir... et il n'avait pas la moindre idée de la réponse qu'il devait donner. Finalement, après plusieurs longues minutes d'hésitations...


    "Euh... c'est..."


    C'est... c'est... mais qu'il arrête de bégayer !! Pourquoi ne trouvait-il pas quelque chose à dire ? Il afficha un pâle sourire...


    "Je m'attendais pas à ça... Tu veux bien m'accorder un peu de temps, avant que je te donne ma réponse ?"


    C'était le meilleur compromis qu'il ait trouvé, même s'il avait conscience que celui-ci n'était pas le meilleur. Restait à espérer que Lindsay ne prendrait pas trop mal sa décision.

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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Ven 16 Nov - 9:19

Pas de réponse. A sa suggestion s'ensuit un long silence que Lindsay ne peut s'empêcher de surinterpréter dans son esprit.

Il ne veut pas, il va lui répondre un non catégorique, et ses espoirs seraient réduits à néant. Ou alors il la quitterait, il la quitterait comme elle le soupçonnait d'avoir déjà eu envie de le faire. Elle était la seule, du couple, à vouloir raviver cette flamme qui avait brûlé entre eux il n'y a pas si longtemps. Ou l'avait-elle imaginé, cette flamme.

Tandis que, anxieuse, elle regardait son mari, visiblement estomaqué, son esprit à elle menaçait de lui faire faux bond tant il y avait de pensées pour s'y bousculer. Et aucune qui soit bien plaisante, bien entendu.

Elle tenta d'anticiper sa propre réaction à un refus qui, désormais, lui semble inévitable. Elle n'avait jamais conçu l'idée de ne pas fonder de famille, elle ne pensait pas, d'ailleurs, pouvoir faire un tel sacrifice au nom du caprice d'un époux qui ne savait visiblement jamais ce qu'il voulait.

Enfin, alors qu'elle allait reprendre la parole, ne supportant pas le vide et le silence qu'il laissait entre eux deux. Il parla. Ou du moins, il bégaya quelques mots, ce qui eut loin d'avoir le don de la rassurer.


"Euh... c'est..."


A cela, elle pouvait ajouter tous les adjectifs qu'elle voulait, les pires comme les meilleurs. Evidemment, aucun adjectif qui ne soit vraiment plaisant ne lui venait à l'esprit.

Elle imaginait ces derniers : c'est... fou, c'est... inconcevable, c'est... stupide, c'est... trop tôt. C'est... pas avec toi que je m'imagine fonder une famille? Oui, elle divaguait un peu trop, mais comprenez que cette situation mettait sérieusement ses nerfs à vif.

Finalement, il n'y eut pas d'adjectif du tout pour succéder à son début de phrase, et c'était certainement pire.


"Je m'attendais pas à ça... Tu veux bien m'accorder un peu de temps, avant que je te donne ma réponse ?"

Elle pouvait comprendre qu'il soit surpris. Quand bien même il s'agissait d'un sujet de conversation qu'il était normal d'aborder à leurs âges et dans leur situation, quand le sujet venait sur le tapis, on était forcément un peu perturbé, car il s'agissait d'un grand bouleversement dans une vie, et lorsqu'on s'attendait à l'une de ces conversations du quotidien...

Lindsay était-elle pour autant satisfaite de cette réponse? Bien sûr que non. Elle ne s'attendait pas à un "oui" fort et convaincu dès les premières secondes suivant sa proposition (bien qu'elle aurait aimé que les choses se passent ainsi), mais elle pensait qu'il accepterait au moins qu'ils en parlent tous les deux, pas qu'il se replierait dans son coin, pour "réfléchir".


"Tu me laisses pas le choix, de toute manière, pas vrai?"
Elle poussa un léger soupir. "Tu ne le crois peut-être pas, mais on est prêts, tous les deux. Et je ne changerai pas d'avis." Elle croisa les bras. "Si tu refuses, je ne suis pas sûre que ça ait encore un sens, tout ça... nous deux."

Non, non, aucune pression, mais tout de même. Elle était sûre de ce qu'elle désirait. Et si James le lui refusait... elle supporterait la honte d'un divorce, la colère de ses parents et la douleur de perdre celui qu'elle aimait. Au nom de sa fierté manifeste, que son mari aurait grand tort de sous-estimer.


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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Lun 19 Nov - 22:03

    Est-ce que c'était lui, qui ne lui laissait pas le choix, ou plutôt elle ? Pour le coup, il la trouvait un peu injuste. D'accord, il était l'une des personnes les moins à même de prendre positivement la perspective d'avoir un enfant, mais qui, à sa place, n'aurait pas besoin d'un temps de réflexion ? Avoir un enfant, c'est quand même une sacré responsabilité. Personne ne pouvait répondre d'emblée « oui, d'accord » sans avoir au préalable besoin de rester seul avec soi même et d'envisager les pour et les contre. D'accord, un mari normal songerait à des problématiques qui n'avaient même pas encore eu le temps d'atteindre l'esprit de James. Comme : « quelle liberté aurais-je ? » , « est-ce que j'ai la fibre paternelle ? ». Ce qui faisait soucis au libraire, c'était d'avoir malheureusement conscience qu'il n'était pas amoureux de sa femme, et qu'il serait parfaitement hypocrite que de lui faire un enfant, pour la rendre elle, lui, et ce gosse, totalement tristes et malheureux. Lindsay pouvait affirmer avec toute la certitude du monde qu'ils étaient tous les deux prêts, lui était convaincu du contraire. Ou du moins, il était certain que sa femme était prête, et ferait une mère formidable, mais il était tout aussi certain que lui, serait parfaitement pitoyable.

    Sans compter que si ils agrandissaient la famille, il ne pourrait plus jamais envisager de la fuir... était-ce horrible d'avoir une telle pensée ? Certainement. Et pourtant, James, en son for intérieur, ne pouvait s'empêcher d'y songer... mener une vie où il serait parfaitement épanoui. Sa vie avec Lindsay était confortable, mais il ne serait jamais heureux avec elle, il l'avait su avant même qu'ils ne se marient, il en était plus que convaincu, à présent... et l'arrivée d'un bébé ne cimenterait pas ce foyer, comme le pensait la jeune femme, elle le détruirait complètement.

    Lindsay lui posa un ultimatum... Et James sentit la peur le saisir. C'était une vie de famille bien rangée, et la fin de leur mariage. C'était cruel, n'est-ce pas... que de rêver de la seconde solution ? Mais à quoi bon. Il se séparerait de Lindsay, et puis quoi ? Était-ce pour autant qu'il pourrait vivre comme il l'entendait ? Il rejetait ses propres choix et ses propres envies parce que la société où il vivait ne pourrait les tolérer, à quoi ça rimerait de rompre avec sa femme, alors que de toute manière, il ne pourrait jamais assouvir ses vrais désirs, ou être avec une personne qu'il aimait vraiment, la personne qu'il aimait vraiment. Il finirait sans doute par se remarier, par se rementir... ce qui ne le rendrait pas plus heureux que maintenant, et anéantirait Lindsay. S'il devait vivre en homme marié et en père de famille, il était évident que c'était avec Lindsay. Et personne d'autre. Non, la tentation de s'en aller était belle, mais elle ne menait nulle part. Il devait rester avec elle.


    « Écoute... juste un jour ou deux, c'est tout ce que je te demande. »
    C'était presque méchant que de répliquer cela après qu'elle lui ai dit qu'elle le quitterait s'il répondait non. Mais il avait tout de même besoin de prendre du recul, même s'il savait déjà ce qui allait se passer, dans le fond. « Tu veux bien qu'on mange, maintenant ? Ce serait dommage que tu ai préparé tout ça pour rien. »

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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Mer 21 Nov - 21:45

Il fuyait. Son regard, et elle. Ce n'était pas nouveau. Il aurait été agréable et pratique pour elle de se dire que c'était nouveau, mais il n'en était rien. Cela faisait des semaines, des mois, mêmes, que James était distant.

D'accord, il n'avait jamais été l'époux le plus démonstratif du monde, mais dernièrement, il y avait eu plus que cette distance que Lindsay avait toujours mit sur le compte du caractère un peu effacé, tout en retenue, de James.

Elle était passée par de nombreuses suppositions, concernant ce changement d'attitude chez son mari : elle avait d'abord pensé qu'il subissait trop de pression à son travail. Mais puisque son état n'évoluait pas et qu'il travaillait depuis trop longtemps chez Fleury & Bott pour que ce ne soit pas une crise passagère, elle en avait conclu qu'il devait s'agir d'autre chose.

Alors, elle avait imaginé que, peut-être, il l'avait trompé. Mais on avait tôt fait de la rassurer à ce sujet. James n'avait jamais été un tombeur ou un homme à femmes. Ses amies ne cessaient de lui répéter qu'elles aimeraient bien que leurs maris à elles aussi ne détournent jamais leurs regards pour les tourner vers d'autres femmes. On lui répétait qu'elle était chanceuse, et elle avait fini par admettre qu'envisager qu'il ait pu la tromper était absurde.

Alors elle ne savait plus... elle s'était dit qu'il manquait quelque chose à leur vie. Que c'était peut-être le moment idéal pour évoluer, faire entrer un enfant dans leur foyer? (Contrairement à ce qu'on eut pu croire, elle n'avait pas fait uniquement cette suggestion pour le retenir).

Visiblement, il n'était pas aussi enthousiaste qu'elle, même beaucoup moins.

Elle pouvait comprendre qu'il s'agisse d'un bouleversement, mais lui, devait comprendre, que ce n'était pas une longue période de silence suivi d'une réponse peu convaincante, qu'elle voulait. Elle voulait qu'ils en discutent. Qu'ils pèsent le pour et le contre ensemble, s'ils le voulaient, mais pas qu'il la fuie. Enfin, savait-il donc faire autre chose?


« Écoute... juste un jour ou deux, c'est tout ce que je te demande. »

Un ou deux jours... elle allait mourir d'impatience, oui ! Lindsay devinait qu'un ou deux jours ne suffirait pas à régler leurs problèmes.

"Si tu penses que tu en as besoin."
répliqua-t-elle, dissimulant à peine sa déception.

Elle s'était attendue à ce que les choses se passent ainsi, mais elle avait voulu espérer qu'il en serait autrement, malgré tout. On rêve toujours à ce qu'on a pas. Encore plus à ce que l'on a aucune chance d'avoir.


"Tu veux bien qu'on mange, maintenant ? Ce serait dommage que tu ai préparé tout ça pour rien."

Très joli façon de clore le sujet. Lindsay adressa à son mari à son regard assassin. Ce dîner s'annonçait austère et désagréable... en fait, à bien y penser, elle n'avait plus vraiment faim.

Par contre, une flûte à champagne en plus dans son gosier ne ferait pas de mal. À ce rythme, ce serait loin d'être la dernière qu'elle boirait avant un moment, elle qui pensait pouvoir bientôt annoncer avec bonheur que l'alcool lui était proscrit.

Elle s'assit, entièrement à contrecoeur.


“T'as raison, j'ai passé l'après-midi à cuisiner.”
répliqua-t-elle sèchement avant de se servir (elle et non son mari). “Profite, c'est la dernière fois que je te prépare quelque chose avant un moment”.
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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Lun 26 Nov - 9:14

    Elle l'avait mal pris. À quoi s'était-il attendu, en même temps ? À ce qu'elle accueille sa remarque les bras ouverts ? À aucun moment. James savait bien que Lindsay avait un fort tempérament, et supportait mal que l'on contrecarre ses projets ou que l'on aille pas dans son sens. Pour cela, d'ailleurs, elle s'était trouvé le mari idéal. Le libraire passait bien trop de temps à éviter de faire la moindre vague pour se risquer à mettre sa « dulcinée » en rogne pour qu'elle puisse lui faire des reproches. Enfin... à part maintenant, quoi. Même s'il devinait ce que ressentait Lindsay... et le comprenait, d'une certaine manière, il la trouvait plutôt injuste, avec lui. Il savait bien qu'il était loin d'avoir l'attitude la plus exemplaire qui soit... mais d'autres hommes auraient sûrement réagi de la même manière que lui face à un tel ultimatum, non ? Il n'en était pas certain, car il n'avait jamais su que faire mine d'agir comme le commun des mortels quand, en vérité, il peinait à savoir quelle place il devait tenir. Toujours sur la défensive, la jeune femme fit comprendre à James (non sans chercher à le culpabiliser, c'était l'évidence) qu'elle avait fait beaucoup d'efforts (culinaires mais pas seulement) en vue de cette soirée, et qu'il avait tout gâché... Elle lui fit par la même comprendre que son caractère rancunier prendrait le pas sur leur relation, du moins tant qu'il n'aurait pas prit de décision. Autant lui mettre un couteau sous la gorge, lui demander de choisir entre la peste et le choléra... (voyons, il exagérait à peine...).

    Tandis qu'il remplissait son assiette, il se demanda vraiment pourquoi il lui était venu l'absurde idée de poursuivre ce dîner alors qu'il était plus qu'évident que l'atmosphère allait être pesante et à la limite du tolérable. Par moments (souvent), il manquait tout de même considérablement de jugeotte. Il aurait été plus logique de s'en aller, de lui dire qu'il allait prendre l'air, et de la laisser en plan. Certes, ça n'aurait pas été une attitude des plus galantes, mais celle-ci aurait évité qu'ils se regardent bêtement en chiens de faïence pendant une éternité sans rien avoir à se dire. Car c'était inévitablement ce qui devait se passait. Chacun mangeait en regardant à peine l'autre, ne levant presque pas les yeux du contenu de son assiette, et ne s'adressant à son partenaire que pour proférer quelques banalités.

    « C'est très bon, chéri. »


    Du genre de celle-ci. James tentait ostensiblement d'arrondir les angles, le tout pour un résultat médiocre. Évidemment, qu'un simple compliment sur ce qu'il était en train de manger n'allait pas suffire à rendre la soirée plus agréable. Alors, quand enfin, James eut avalé son dessert, il courut à la recherche du premier prétexte qui lui permettrait de fuir cette table. Et cet appartement. N'en trouvant pas de meilleur qu'une semi-vérité, il se leva de sa chaise, débarrassa la table (soyons galants un minimum).


    « Je vais prendre un peu l'air. »


    Il avait bien l'intention de ne rentrer qu'une fois que son épouse serait couchée... Le meilleure moyen de ne pas souffrir des conflits est encore de les éviter, après tout. Non, James était loin de ne pas être lâche. Il se leva donc, chercha à déposer sur les lèvres de Lindsay un baiser qu'elle allait certainement repousser, et quitta l'appartement.

_________________


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Message#Sujet: Re: Ultimatum (James)   Sam 1 Déc - 18:47

"C'est très bon, chéri."

Il le pensait peut-être. Ou pas. Peu importe, dans le fond. Il n'avait dit ces mots que pour détendre l'atmosphère, et ça n'avait fait que l'apesantir un peu plus.

En vérité, elle se moquait totalement des heures de travail qu'elle avait passé aux fourneaux. Ils auraient dû être récompensés par un mot, un seul : « oui », et ce mot n'avait pas été prononcé. Il avait tout gâché, absolument tout.

Elle n'avait plus très faim. Elle essayait d'avaler un peu du repas qu'elle avait préparé, mais elle n'avait plus goût qu'à s'énerver, à présent, alors il était très difficile d'apprécier ce qu'on lui proposait.

Elle n'était sûre que d'une chose : cette nuit, s'ils devaient la passer ensemble, allait être désagréable et tourmentée.

Ils ne passeraient pas la nuit ensemble.

Ils avaient mangé dans un silence pesant comme du plomb, puis finalement, James se leva de table, eut l'absence d'incivilité de débarrasser ses couverts (comme elle aurait voulu pouvoir lui reprocher de ne pas l'avoir fait!), et prononça quelques mots pour excuser son départ imminent.


« Je vais prendre un peu l'air. »


Sa façon à lui de lui faire comprendre qu'elle ne le reverrait sans doute pas avant le lendemain, ou bien très tard. Dans quel lit allait-il se débarrasser de ses idées noires et de la pensée de leur rixe ? Elle ne voulait même pas le savoir.

Résigné, elle ne le regarda même pas, fixant le fond de son assiette quand son mari appuya sur la poignée de la porte.

La porte claqua derrière lui. Lindsay se leva d'un bond. Elle serra les poings, et, sans prendre la peine de rien nettoyer (son cher conjoint n'aurait qu'à s'en charger à son retour), elle quitta la salle à manger, laissant ses pas la conduire jusqu'à cette chambre où elle passerait sa nuit seule.

Ce dîner n'aurait pas pu plus mal se passer. À mille lieux de ce qu'elle s'était imaginée.

Maintenant, elle ne voulait plus que chercher le sommeil et oublier cette conversation déplaisante, même si elle savait qu'il lui serait complexe que d'oublier que les mots qui venaient d'être prononcés l'avaient été pour de vrai.

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Ultimatum (James)

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