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 Là où tout à débuté [Many]

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Message#Sujet: Là où tout à débuté [Many]   Dim 28 Oct - 17:27




 Aelycia & Manfred -  Là où tout à débuté
« Pourquoi un papillon, doté de magnifiques ailes, aime-t-il les feuilles mortes ? »






    Chaud. Il faisait une telle chaleur que les rues étaient presque désertes en ce début d’après-midi ‎caniculaire. Sa robe collant à la peau à cause de la chaleur moite et étouffante, Aelycia avançait ‎difficilement, la respiration haletante. Il avait suffi de quelques pas hors de l’abri de sa chambre ‎pour qu’elle soit découragée. Mais pour autant, la Gryffondor n’était pas retournée sur ses pas. ‎Sa mère lui avait fortement déconseillé de sortir, mais elle n’en pouvait plus d’être enfermée ‎dans sa grande demeure. Habituellement la solitude ne lui déplaisait pas, au contraire, et elle ne ‎manquait jamais d’activités pour tuer le temps. Or, elle avait déjà revu tout son programme des ‎années précédentes, et s’était même renseignée et avancée sur ce qui l’attendait pour son année ‎d’ASPICS. La jeune fille se sentait tout à fait prête à entamer sa dernière année scolaire, et ‎attendait la rentrée avec une impatience grandissante. ‎
    Le ciel si bleu qui s’étendait à l’infini au-dehors l’appelait. Elle avait été prise d’une irrésistible ‎envie d’attacher ses longs cheveux dorés avec l’un de ces rubans à la mode et de s’évader ‎pendant quelques heures. Rien que le temps de profiter du peu de liberté qui lui restait, comme ‎lorsqu’elle gambadait dans les bois sous sa forme de louve.  ‎

    Ce que présentement, elle regrettait. Aelycia avait l’impression de suffoquer, le manque d’air ‎se faisant cruellement sentir. C’était une sensation horriblement désagréable, et elle était tentée ‎de sortir sa baguette pour remédier à ce problème. Malheureusement les moldus qui épiaient ‎par leur fenêtre cette folle qui osait braver la fournaise risquaient de la voir, et Ae’ voulait ‎éviter le moindre problème avec la justice magique si peu de temps après avoir enfin obtenu le ‎droit de se servir de sa baguette.‎
    ‎ ‎
    Elle marchait sans vraiment savoir où aller. Le but était de mettre un pied devant l’autre sans ‎trop se fatiguer, et cela lui prenait toute son attention. Aussi, sans avoir idée de où elle ‎s’engageait, la jeune fille se laissait porter au gré d’un vent malheureusement inexistant. Par ‎Morgane, quelle idée aussi ! N’était-elle pas censée être l’un des individus les plus réfléchis de ‎l’école, hm ? Son instinct de survie avait sacrément régressé pour ainsi se confronter au soleil ‎de plomb qui lui grillait les cellules grises au lieu de rester au frais dans son salon. ‎

    Au bout d’une vingtaine de minutes sans autre bruit que le son de ses semelles sur la route ‎goudronnée; Aelycia aperçut un petit coin de paradis : un parc. Et qui disait parc, disait arbres. ‎Et qui disait arbres, disait ombre. ‎
    Sans hésiter une seconde, la demoiselle se rendit au coeur même de l’endroit, sans prendre la ‎peine de s’interroger. S’interroger sur quoi, me diriez-vous ? Par exemple, de l’étrange ‎sentiment de mélancolie qui lui étreignit le coeur dès qu’elle posa les yeux sur l’endroit désert ‎et desséché. L’herbe folle, brûlée par le soleil, était envahie par les orties et les mauvaises ‎pousses. Étrange. Cet endroit semblait à l’abandon.  Des feuilles de papiers et des restes ‎d’objets non identifiés traînaient un peu partout. Un cigare ici. Une cigarette par là. Rien de ‎très engageant en fin de compte. Mais elle avait tellement chaud, il lui fallait un abris.  ‎

    Aelycia se stoppa net. Ce triste lieu ne lui semblait pas inconnu. Et pourtant, elle n’avait pas ‎mémoire d’être venue ici les années précédentes. En vérité depuis son entrée à Poudlard elle se ‎concentrait tellement sur ses études qu’elle restait enfermée au domaine familial, dans la ‎bibliothèque ou dans le jardin lorsque l’envie lui prenait. Mais la Gryffondor avait quasiment ‎coupé les ponts avec la vie extérieure, se renfermant sur elle-même et devenant cette fille quasi ‎asociale qu’on n’aimait pas approcher ; car trop solitaire, trop renfermée peut-être. Quoi qu’il ‎en soit, cela faisait des années qu’elle n’avait pas pris la peine de visiter son quartier, et elle ‎n’avait aucune idée de ce qu’il était devenu. ‎
    Mais cet endroit... Étrangement, cela lui déplaisait de le voir dans un tel état de décrépitude. ‎Les bancs étaient retournés, et il était fort probable qu’il ne soit plus fréquenté par d’honnêtes ‎gens. Plus ? Aelycia avait une terrible envie de crier. Qui avait bien pu laisser le temps prendre ‎le dessus sur ce parc ? C’était infâme.‎

    La jeune fille alla s’abriter à l’ombre d’un énorme chêne dont les branches élancées semblables ‎à des bras semblaient vouloir toucher le ciel. Le ciel, qui était d’un bleu azur intensément ‎brillant qui attirait irrésistiblement le regard. Et pourtant, toute l’attention d’Aelycia était ‎tournée autre part.‎
    Ne pouvant se retenir, la demoiselle s’agenouilla dans l’herbe tout en prenant grand soin de ne ‎pas froisser sa robe blanche à pois rouge (si, si, c’était très important !), et commença à arracher ‎mécaniquement la mauvaise herbe. « Scrash. Scrash » qu’elle faisait en se détachant du sol dur. ‎Hm. Pas moyen de mettre le doigt sur ce à côté de quoi elle passait, un quelque chose sans ‎doute très important. Mais elle était persuadée que ça ne devait pas être comme ça. Les ‎couleurs étaient jaunies, ternies, à la manière des vieilles photos de sa grand-mère. Quelque ‎chose n’allait pas. Et elle devait y remédier.‎

    S’essuyant le front déjà recouvert d’une fine pellicule de sueur, Aelycia poursuivie sa tâche ‎comme on poursuit un morceau de rêve qui ne veut pas se laisser atteindre.



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Message#Sujet: Re: Là où tout à débuté [Many]   Dim 4 Nov - 19:27




Là où tout à débuté -
« Les choses de l’enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons. »



    Agréable. Oui, à vrai dire, c'était le mot. D'un côté, c'était les vacances. Enfin! De l'autre côté, il faisait beau. Un temps clair, au ciel bleu et dégagé, à la chaleur légèrement caniculaire. Un temps auquel on n'est pas forcément habitué lorsqu'on habite en Angleterre, et que Manfred appréciait pleinement à sa très juste valeur. Mais surtout, surtout, il était chez lui. Et ça, c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. Ce pour quoi il adulerait littéralement l'homme qui avait pensé à inventer le concept des vacances, s'il était encore en vie et qu'il le croisait dans la rue.

    Il avait retrouvé son monde à lui, ses stylos-bille qui ne faisaient pas des tâches partout, son poste radio, ses affiches de joueurs de baseball moldus et le ronflement de l'aspirateur qui nous réveille trop tôt le matin. Même les parcmètres de sa rue lui semblaient merveilleux. Mais à vrai dire, le principal résidait quand même dans une personne. Noah. Son jumeau, sa moitié. Il lui avait littéralement sauté dessus lorsqu'il était sortit de la gare.

    Aujourd'hui avait ressemblé à la plupart de ses journées vacancières. Manfred avait fait la grasse matinée dans son lit jusqu'à onze heures passées, avant de se traîner hors de son lit telle une loque en direction de la douche. Une fois propre et les cheveux légèrement humides, il était déjà un peu plus réveillé, et apte à rejoindre ce qui constituait l'entité Oliver pour le déjeuner. Oui, bon. Ce n'est pas forcément un mode de vie très sain. Certains diront que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Ou que se lever tôt quand il fait chaud est le mieux que l'on puisse faire, agrémenté d'une sieste lors des heures les plus chaudes. Bon. Et alors? Tant pis. De toute manière, ce n'est pas vraiment comme s'i y avait quelqu'un pour le sermonner. Entretenir deux enfants lorsqu'on est une mère célibataire, ça prend du temps. Et ça donne peu de vacances. L'avantage, c'est que les enfants sont généralement plutôt débrouillards. Et qu'ils apprennent à s'occuper tout seuls.

    Ce qui fait qu'en ce début d'après midi, Manfred et Noah étaient sortis dehors. Certes, il faisait chaud. Mais bon, c'était toujours mieux que de s'enfermer à l'intérieur dans cet espace un peu trop petit des maisons industrielles. Armés de gants et de balles, ils s'occupaient à se lancer la balle en évitant les coups fourbes pour ne pas trop avoir à courir partout sous ce soleil un peu trop présent. Mais bon, ils ne sont pas vraiment des joueurs professionnels non plus, et la balle finit par atterrir un peu loin.

    Il allait se pencher pour la ramasser lorsque son regard s'attarda sur une silhouette. En plissant les yeux, il reconnu la jeune fille. Aelycia, et sa robe à pois. Il ramassa sa balle et l'interpella, un sourire hésitant aux lèvres.

    - Hey! Salut.

    Il s'était rapproché un peu, allant à son encontre. Il n'en restait pas moins qu'il ne savait pas trop comment réagir en sa présence. Dans sa tête, il avait séparé Aelycia en deux. Celle de Poudlard, et celle de Londres. Sauf qu'au final... Elle restait une seule et unique personne.

    - Qu'est-ce que tu fabriques?

    Et à vrai dire, l'interrogation était légitime. Aelycia, en train de ... arracher de l'herbe? Cela ne lui ressemblait pas... Autant pour le fait que la tâche qu'elle accomplissait était en quelque sorte inutile que pour le fait que ce soit elle qui l'accomplisse.



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Message#Sujet: Re: Là où tout à débuté [Many]   Sam 10 Nov - 22:55




 Aelycia & Manfred
« Pourquoi un papillon, doté de magnifiques ailes, aime-t-il les feuilles mortes ? »





    A vrai dire, Ae’ ne savait pas ce qui lui prenait d’arracher cette maudite herbe avec un acharnement qui frôlait le ridicule. Heureusement que personne ne la voyait dans cette position compromettante, sinon elle se serait sentie sacrément mal. Ce n’était pas vraiment digne d’elle que de s’accroupir pour faire ce genre de tâches… C’est ce que sa mère aurait dit avec étonnement. Sa fille chérie qui supportait très mal les activités sportives, et encore moins les changements brusques de température sortait par canicule pour arracher de l’herbe. Présenter comme cela, on pouvait se demander si elle allait aussi bien qu’elle voulait le faire croire.

    - Hey! Salut. Qu'est-ce que tu fabriques?

    Dans un sursaut de surprise, Aelycia se tourna les yeux vers l’inopportun qui lui adressait la parole. Pour se retrouver face à…

    « Manfred ?! Que fais-tu ici ? »

    Ebahie, elle resta figée un instant. Impossible qu’elle soit en train de rêver, sinon elle se serait déjà réveillée (elle le savait d’expérience puisque lorsque Manfred venait s’incruster dans ses rêves, elle n’avait jamais le temps de parler). Manfred. Elle ne s’attendait absolument pas à ce que Merlin le place sur sa route. Encore moins à ce qui lui semblait être l’ébauche d’un sourire et d’un bonjour civilisé de sa part. Son cœur rata un battement, et Aelycia ne put résister à lui rendre son sourire avec la même réserve. A vrai dire, elle n’aurait pas dû être aussi étonnée. Mais elle s’était tant habituée au Manfred désagréable et farouche de Poudlard que retrouver son ami épanoui et radieux… Ça lui semblait illusoire. Comme s’il était une autre personne. Pourtant, Manfred était toujours le même quelle que soit son humeur. Et elle l’aimait toujours autant même lorsqu’il lui était désagréable.

    « ....Bonjour.  »

    La jeune fille ne savait pas vraiment comment se comporter. Il avait l’air de bonne humeur. Et pas trop en colère de la voir. Etais-ce bon signe ? Surement. N’empêche qu’Aelycia était sérieusement perturbée. D’un côté, cette rencontre inattendue lui donnait envie de lui sauter dans les bras. De l’autre, elle était tentée de s’enfuir en courant de peur de voir encore ses maigres espoirs se fissurer. Comme lors de leur dernière discussion… ou plutôt dispute. A chaque fois qu’elle essayait de se rapprocher de lui, de regagner sa confiance perdue des années auparavant ; elle avait l’impression de s’adresser à un mur. Aelycia était intimement persuadée que Manfred la détestait pour ce qu’elle était –une sorcière. Mais ses quelques efforts de lui faire aimer la magie malgré qu’elle l’ait séparée de Noah se finissaient par un échec cuisant. Parce qu’il était sacrément buté lorsque ça lui prenait.

    Du coup elle se demandait comment réagir. Elle craignait de sortir encore une réplique maladroite. Elle se mettait toujours dans un état incompréhensible lorsqu’ils se croisaient, et même en essayant d’être calme et censée, elle finissait par dire une bêtise.

    Elle se souvenait maintenant du pourquoi ce parc lui paraissait si familier. Tout simplement parce que c’était là qu’elle retrouvait les jumeaux lorsqu’ils étaient gamins. Elle n’y était pas retournée depuis son entrée à Poudlard, soit six ans auparavant. Ce qui expliquait qu’elle ne l’ait pas reconnu en premier lieu. C’était triste. Vraiment triste. Elle réalisait à peine à quel point elle s’était repliée sur elle-même au moment d’entrer à Poudlard. Et maintenant elle n’était même plus capable de reconnaître un lieu dont elle chérissait pourtant les moindres souvenirs.

    « Je… J’essayais d’enlever les mauvaises herbes. C’est que ce n’est pas très esthétique alors… Et puis ce n’est pas normal que ce parc soit laissé à l’abandon. A l’époque  c’était beaucoup plus beau. Je ne sais pas qui doit s’occuper de l’entretien, mais il faudrait que quelqu’un aille lui dire quelques mots. On ne peut pas laisser des enfants venir, avec toutes ces choses qui traînent au sol… » et voilà qu’elle se mélangeait les pinceaux. Mais pour sa défense, il était difficile de parler clairement sous le regard scrutateur de Manfred. Non, rester maître d’elle-même en face de celui qu’elle tentait tant bien que mal de se sortir de l’esprit depuis le début des vacances (sans grand succès) n’était pas tâche facile. Loin de là. Elle se sentait de plus en plus enchaînée à ce sentiment mystérieux qui la liait à Manfred. Pourquoi elle ? Pourquoi avait-il fallu que sans s’en rendre compte elle tombe sous le charme de tout ce qui le caractérisait ; même de ce qui faisait que beaucoup le détestaient ? Elle était la seule assez folle peut-être pour s’y être laissé prendre. Mais elle ne pouvait nier que les rares moments où elle ne pensait plus ni aux études, ni aux problèmes familiaux ni à rien d’autre à part celui avec qui elle se trouvait… c’était avec Manfred. « Je sais que ce serait plus rapide avec la magie mais j’aurais des problèmes si un moldu me voyait. »

    Aelycia releva les yeux, fixant Manfred d'un air sceptique.  Il avait encore grandit, non ? Ou bien étais-ce simplement parce qu’elle était assise que cette pensée lui venait. Cela ne faisait que renforcer un fait : le temps où elle le dépassait d’une bonne tête était bel et bien révolu. Ce qui était injuste : elle avait un an de plus que lui tout de même !

    « Ça fait plaisir de te voir . » dit-elle d’une voix basse, sincère pour une fois. Allez, rien qu’une phrase innocente, sans sous-entendus de reproches ou la moindre excuse brodée… Juste cette fois. C’était une belle journée. Même s’il faisait beaucoup trop chaud, le ciel était pur, l’air aussi, et elle avait la chance d’être tombée sur un Many d’apparente bonne humeur… Autant essayer d’être gentille. Il fallait profiter de ce rare instant.

    Avec un doux sourire qui en disait bien plus long que toute explication, Aelycia se releva complètement avant de s’approcher lentement de l’adolescent qui lui faisait face. Son attention fut attirée par la balle dans sa main. Ainsi, il n'était pas là par hasard, mais pour récupérer cette balle... hum.

    « Comment vas-tu? »




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Message#Sujet: Re: Là où tout à débuté [Many]   Sam 16 Fév - 13:33




Là où tout à débuté -
« Les choses de l’enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons. »



    - Manfred ?! Que fais-tu ici ?

    S'il s'était attendu à la surprendre un peu, il ne s'attendait cependant pas à cette réaction. C'était vrai quoi. Ils habitaient dans le même quartier, même s'il était vrai que ça faisait vraiment longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus dans un autre lieu que Poudlard à la réflexion. Manfred ne savait pas trop pourquoi d'ailleurs. Il n'avait jamais vraiment changé ses habitudes. Justement parce que, au fond, il avait peur de ne pas réussir à retourner à la vie moldue pendant ses vacances. Alors il s'accrochaient aux rituels qu'il avait avant son entrée à Poudlard, histoire de paraître le même à son frère et à sa mère. Ne pas changer. Si sa mère n'avait pas sembler le remarqué, Noah n'était pas passé à côté. Mais il n'avait rien fait remarqué, se contentant de faire comme si rien n'était. Et Manfred lui en avait été reconnaissant.

    Donc oui, au final, c'était peut être étrange qu'ils se rencontrent à nouveau dans ce parc. Non pas à cause de la présence de Manfred, mais à cause de celle d'Aelycia. Ce qui fait qu'il ne savait pas trop quoi répondre à sa question en fin de compte... Car à vrai dire, ce qu'il faisait ici était logique. Ce que elle faisait ici, en revanche... Un peu hésitant quant à l'attitude à tenir, il fit rouler la balle entre ses doigts, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien dire. Oh, à Poudlard, tout aurait été plus simple. Il se serait contenté de lui renvoyer sa question sans y répondre, rétorquant au passage qu'il faisait absolument ce qu'il voulait et que cela ne la concernait en rien. Suite à quoi il l'aurait raillé un moment sur le fait qu'elle arrachait de l'herbe. Mais ici, maintenant... Ben il ne savait pas comment réagir. Alors il se contenta de hausser bêtement les épaules et de répondre une phrase bateau.

    - Je joue au baseball.

    - ....Bonjour.

    Le sourire qu'elle lui adressa en réponse au sien, bien qu'un peu hésitant, le rassura un peu. Visiblement, elle aussi faisait la part des choses entre Poudlard et Londres. Cela rendait la conversation... Plus aisée. Peut être pas plus naturelle, mais plus simple. Elle ne lui tenait pas rancune de ses écarts sorciers, et il acceptait d'être sympathique. Plus simple. Ou plus difficile, car plus étrange?

    - Je… J’essayais d’enlever les mauvaises herbes. C’est que ce n’est pas très esthétique alors… Et puis ce n’est pas normal que ce parc soit laissé à l’abandon.

    Il ne put s'empêcher de laisser un sourire moqueur s'afficher sur ses lèvres. Aelycia avait toujours le don de partir dans des explications alambiquées. Ce dont il se moquait souvent intérieurement. Voire ouvertement par moment. Mais cela l'amusait aussi beaucoup.

    - A l’époque c’était beaucoup plus beau. Je ne sais pas qui doit s’occuper de l’entretien, mais il faudrait que quelqu’un aille lui dire quelques mots. On ne peut pas laisser des enfants venir, avec toutes ces choses qui traînent au sol…

    Sa première phrase lui fit perdre le fil de son discours. Oh, il continuait à l'écouter d'une oreille oui, mais l'oreille en question n'était plus très attentive. Oui, c'était vrai. Ils s'étaient souvent retrouvés tous les trois pour jouer dans ce parc. Avant. Il lui en restait de bons souvenirs. De bons souvenirs qui faisaient qu'il n'arriverait sûrement jamais à détester Aelycia un jour, malgré tout ce dont il essayait de se convaincre. Qu'elle lui avait mentit. Qu'elle soit une sorcière. Qu'elle se fichait qu'il soit séparé de Noah. Car à côté de tout ça, il restait leurs paris débiles, leurs parties de cache-cache, les chats perchés et leurs concours d'escalade d'arbre que la demoiselle perdait toujours.

    Elle disait que c'était plus beau. A vrai dire, Manfred aurait été incapable de dire si oui ou non le parc avait changé depuis ce temps là. Ses souvenirs étaient faits de mots, d'éclats de rire et de course poursuite. L'état du parc à ce moment-là était passé au second plan. Et puis, il avait vu le parc vieillir au fil des ans.

    D'un autre côté, ils ne venaient pas vraiment du même endroit. La route qui serpentait au nord du parc, remplit de belles et grandes maisons, aux jardins parfaitement entretenus n'avait pas grand chose en commun avec la route droite aux petites maisons de briques rouges, parfaitement alignées et aux escaliers interminables un peu plus à l'ouest.

    - Je sais que ce serait plus rapide avec la magie mais j’aurais des problèmes si un moldu me voyait.

    Il se tendit légèrement à ces mots. Il aurait aimé, simplement, que le mot magie n'arrive pas dans la conversation. Qu'il ne vienne pas polluer sa vie londonienne. Même si cela faisait belle lurette qu'il l'avait polluée... Il aurait aimé qu'elle ne le prononce pas, même si cela le rendait gamin.

    - Ça fait plaisir de te voir.

    Ah. Euuh. Là, elle avait gagné. Il ne savait plus comment réagir. Heureusement pour lui, elle enchaîna.

    - Comment vas-tu?

    -Plutôt bien. C'est agréable d'être enfin de retour ici. L'appart est hyper chaud, mais bon, on fait avec.

    Et il était bloqué. Ne voulant pas évoquer Poudlard, il ne pouvait pas parler des devoirs de vacances qu'il n'avait pas commencé et qu'il ne ferait certainement jamais. Non plus qu'il ne voulait comparer sa vie d'ici avec le château, louant la fraîcheur des couloirs de pierre. Il ne voulait pas non plus parler des camarades sorciers qu'ils avaient en commun, d'une parce qu'ils n'en avaient pas beaucoup en commun, et de deux parce qu'ils étaient sorciers justement. Ce constat lui arracha une légère grimace d'agacement.

    - Noah va bien. Et le ventilo est en panne. Et toi?




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Message#Sujet: Re: Là où tout à débuté [Many]   Mar 25 Juin - 12:50




 Aelycia & Manfred
« Pourquoi un papillon, doté de magnifiques ailes, aime-t-il les feuilles mortes ? »






    « Je suis contente que Noah aille bien. Cela fait si longtemps que  je ne l'ai pas vu... »

    Si longtemps. Aux dernières vacances, elle l'avait croisé, mais sans échanger autre chose que des salutations polies. L'amitié de l'enfance s'était estompée, Noah était devenu autre, avait construit sa vie loin de Aelycia, loin de la magie. Bien loin était partit le béguin qu'elle avait naguère pour le petite garçon qu'avait été Noah. Maintenant son cœur battait stupidement pour un autre qui ne lui retournerait jamais ses sentiments. L'amour était décidément inutile et blessant. Rien de plus.
    Aelycia hocha la tête aux mots de Manfred, même si elle ne comprenait pas tout. "Ventilo"?! Elle tenta de se remémorer ses cours d'étude des moldus, mais elle n'avait aucune idée de ce qu'était un "ventilo"... Ah! Il avait parlé de la chaleur, à cause d'un "ventilo" en panne. Peut-être étais-ce une abréviation? C'était semblait-il la mode chez les anglais. "Ventilo" pouvait donc être l'abréviation de.... de.... ventilateur, bien sur! Cet engin utilisé par les moldus pour rafraîchir l'air. Ingénieux, certes, mais un peu casse-tête. Avec la magie, c'était tellement plus simple.

    « Chez moi la température est idéale, tout ça grâce à Dinny, mon elfe de maison. Elle a pensé à lancer un sort réfrigérant pour que je ne souffre pas trop de la chaleur. » Car Aelycia avait toujours été très sensible aux changements de température, ce qui expliquait qu'elle ne sorte que si peu souvent. D'ailleurs, pourquoi sortir? Elle n'avait pas d'amis à aller voir. Elle n'en avait plus du moins. Parce que, enfant, il y avait bien Manfred et Noah, ces deux motivations qui la faisaient mettre pied dehors; qu'il pleuve ou qu'il vente, rien que pour le plaisir de passer du temps en leur compagnie. Or maintenant Manfred devait la détester et Noah l'avoir ranger dans les dossiers du passé.

    Aelycia avait bien remarqué que Manfred parlait de tout sauf de la magie. Elle se rembrunit légèrement. Tout ça, c'était de sa faute. Si elle lui avait tout avoué alors qu'ils étaient encore enfants... rien de cela ne serait arrivé. Leur éloignement. Manfred devenant si.. brutal. Peut-être qu'elle ne serait pas tombée amoureuse? Et quelle idée, de tombée amoureuse d'un né moldu alors qu'elle était sang pur... Enfin, ce n'était pas n'importe quel né moldu. C'était sans doute le seul qui voulait ne rien avoir à faire avec la magie et qui donnerait sa main pour redevenir normal. Manfred était incroyable. Un incroyable idiot. Mais pas beaucoup plus qu'elle.

    « A part cela... Mes parents sont peu présents de par leur travail; alors j'ai la maison à moi toute seule, pour étudier. »

    Que dire d'autre? Elle n'avait pas grand chose à raconter. Ou alors si, mais tout avait à voir avec la magie. Elle en avait déjà trop parler, il allait se renfermer, sans doute. Il détestait en parler. Mais la vie de Ae' était étroitement liée avec la magie, comment parler d'elle même sans y faire un minimum allusion? Elle était magique, elle aimait la magie. Elle ne comprenait qu'à moitié la répulsion de Manfred à son égard, tant de choses merveilleuses pouvaient être faites grâce à cela!!

    Le silence s'étira. Long. Froid. Plein de non dit et de choses qu'elle aurait voulu lui confier. Mais elle n'avait pas tant de courage que cela. Aller à Gryffondor était juste un moyen de faire plaisir à ses parents. Le Choixpeau, il la voyait à Serdaigle ou à Serpentard. Elle avait du forcer, pour obtenir ces couleurs du courage qui ne lui seyait pas si bien que cela. Maintenant, elle comprenait pourquoi elle n'avait pas été d'office placée à Gryffondor. Parce que ses parents n'étaient pas ses parents biologiques. Cela expliquait beaucoup.

    ............. Silence.
    Aelycia n'osait même pas regarder Manfred en face. Cette rencontre impromptue, ces circonstances étranges, ça lui donnait envie de lui dire... de dire ce qu'elle aurait déjà du dire depuis longtemps. Non pas son amour -ça, elle essayait de l'enterrer au mieux. Autre chose. De tout aussi important, parce que c'était de là que tout partait. En quelque sorte.

    « Ecoute. Je... Je pense qu'il faut qu'on parle. Sérieusement. Et je sais que tu n'en a pas du tout envie. Mais on ne pourra pas éternellement l'éviter. » Aelycia inspira profondément, le temps de trouver ses mots, des mots qui n'agaceraient pas trop Manfred. Mais c'était difficile. Elle n'était pas douée pour parler avec les autres, et avec Manfred, c'était encore plus difficile que la normale. Mais cela lui pesait trop sur la conscience. Il était temps, sans doute. « J'aurais du m'excuser il y a bien longtemps. Pour vous avoir menti. Pour ne pas vous avoir dit que j'étais une sorcière. Pour avoir interféré dans votre vie sachant que nous étions de deux mondes différents et qu'on ne pourrait jamais vraiment être sincères. Je sais que tu m'en veux. Et je suis désolée. Si j'avais su que toi aussi... J'aurais pu vous le dire. Mais les règles de la magie sont absolues. Je n'avais pas le droit. »

    Au fur et à mesure que les paroles sortaient, Aelycia s'était détournée, tournant le dos à Manfred pour qu'il ne puisse pas voir son visage. Elle n'était pas capable de garder le contrôle de ses émotions avec lui, et certainement pas avec un sujet aussi épineux. Or, elle devait le lui dire. Qu'elle était vraiment désolée. Que sa fierté le lui avait toujours empêché, et aussi le caractère de Manfred qui la repoussait douloureusement à chaque nouvelle tentative d'approche. Mais là, c'était différent. Ils étaient en quelque sorte hors du temps, hors de Poudlard. Il n'y avait que eux deux et ce décor familier. Peut-être que ce serait la dernière fois qu'elle pourrait lui parler ainsi. Car le temps passait tellement rapidement, et dans un an elle serait propulsée dans la vraie vie magique; tandis qu'il resterait à Poudlard, puis qu'il chercherait sans doute à retourner à une vie normale avec Noah. Mais égoïstement, elle espérait pouvoir lui faire changer d'avis. Lui montrer que la magie était belle et pas despotique. Que ce n'était pas ce qui l'éloignerait de Noah, que cela lui offrait de nouveaux horizons... Tant de choses à dire. Mais si peu de temps et de mots pour le faire.


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Message#Sujet: Re: Là où tout à débuté [Many]   Ven 6 Sep - 21:28




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« Les choses de l’enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons. »





    - Je suis contente que Noah aille bien. Cela fait si longtemps que  je ne l'ai pas vu...

    Savoir qu'elle n'avait pas vu son frère depuis longtemps ne l'étonna même pas. A vrai dire, il s'y était fait. Il s'était habitué à la chose, a cet éloignement qui s'était peu à peu installé entre eux deux, sans qu'il ne se motive jamais à faire quelque chose contre. Les premières années, Noah demandait systématiquement des nouvelles de la blonde. A présent, c'était lorsqu'il y pensait. Ou lorsque quelque chose lui rappelait leur passé commun. Et cela ne dérangeait bizarrement pas plus Manfred que cela. Noah faisait partie de son univers Moldu et Aelycia... Le cas d'Aelycia était plus complexe. Elle avait fait partie de l'un, avant de chavirer complètement dans le deuxième. Et en réalité, c'était peut être là tout le problème. Elle était une incohérence. Un trouble qui venait semer le désordre et la confusion dans son monde binaire. Elle n'était ni complètement blanche, ni complètement noire mais de cet espèce de gris bizarre, étrange et unique, qu'il n'arrivait à classer nulle part. Sorcière? Moldue? Passé ou Avenir? Les deux? Mélange confus de sentiments incertains.

    - Chez moi la température est idéale, tout ça grâce à Dinny, mon elfe de maison. Elle a pensé à lancer un sort réfrigérant pour que je ne souffre pas trop de la chaleur.

    Il contracta automatiquement les muscles de sa mâchoire, sans même y penser. Et lorsqu'il s'en rendit compte, il s'en voulu autant qu'il en voulu à Aelycia. Il avait parfois l'impression qu'elle jouait avec lui. A tester ses limites. Voir jusqu'où il lui était possible de supporter une conversation parlant magie et sortilèges afin d'en ajouter un soupçon de plus à la prochaine. Une sorte d'entrainement. De tester son endurance, et de l'améliorer.

    Il se força à penser à autre chose. A vrai dire, il ne pensait pas la Gryffondor capable de cela. C'était juste... que la magie faisait partie de son quotidien. Tout comme il devrait normalement être le sien... Il détendit ses muscles. Ils étaient à Londres. Inutile de déclencher les hostilités.

    - A part cela... Mes parents sont peu présents de par leur travail; alors j'ai la maison à moi toute seule, pour étudier.

    Ah. Etudier. En cela, ils étaient bel et bien différents. Chaque année, ses professeurs ne manquaient pas de lui rappeler au choix son incompétence, son manque de motivation ou sa paresse. Et à chaque fois, le motif était le même. Devoirs de vacances inachevés. Un joli terme pour ne pas dire non commencés... Un silence gêné s'était installé entre eux. Et pour tout dire, Manfred ne savait plus trop quoi faire. Ni quoi dire. Il avait l'impression d'avoir fait une bourde, d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas. La jeune fille ne le regardait même pas. Dire que même le sol était plus intéressant que lui aux yeux d'Aelycia...

    Sa balle logée dans sa main, Manfred ne se sentait tout simplement pas à sa place, et ce silence qui s'étirait ne faisait rien pour arranger les choses. Il s'apprêtait même à lancer un "Bon, ben... A la prochaine." lorsque Aelycia repris la parole.

    - Ecoute. Je... Je pense qu'il faut qu'on parle. Sérieusement. Et je sais que tu n'en a pas du tout envie. Mais on ne pourra pas éternellement l'éviter.

    Rien que le fait qu'elle déclare qu'il n'en avait pas du tout envie le dissuadait déjà. Cette conversation, Manfred n'était pas du tout, mais alors pas du tout sûr de vouloir l'avoir. Même si au fond, il s'interrogeait sur le sujet qu''Aelycia voulait évoquer. Oh, il en avait bien une vague idée, mais de là à en être certain...

    - J'aurais du m'excuser il y a bien longtemps. Pour vous avoir menti. Pour ne pas vous avoir dit que j'étais une sorcière. Pour avoir interféré dans votre vie sachant que nous étions de deux mondes différents et qu'on ne pourrait jamais vraiment être sincères. Je sais que tu m'en veux. Et je suis désolée. Si j'avais su que toi aussi... J'aurais pu vous le dire. Mais les règles de la magie sont absolues. Je n'avais pas le droit.

    Ah. Ouais. Pour le coup, il se sentait juste stupide. Planté comme un piquet, Manfred regardait le dos de son amie d'enfance, bien plus qu'étonné. Il ne s'était pas attendu à ca. Pas à des excuses du moins. Et s'il avait trouvé des tonnes de raisons d'en vouloir à la blonde, et bien, elles lui semblaient toutes plus stupides les unes que les autres à présent. Oui, Aelycia était plus mature que lui. Cela ne faisait aucun doute, et Manfred ne s'était jamais trompé la dessus. Elle venait juste de lui en fournir une preuve supplémentaire.

    Il lui en avait voulu. Lui en voulait toujours. Pour des broutilles. Mais des broutilles qui lui semblaient alors très importantes. Elle lui avait mentit! Lui avait caché un nombre incalculable de choses, alors que lui et Noah lui racontait tous les ragots et commérages de leur immeuble. Sa fierté en avait prit un rude coup alors. Et l'être têtu qu'il était alors et qu'il était toujours s'était fourré dans le crâne qu'elle était fautive. Par la suite, il avait aggloméré tous ses problèmes en un seul, Aelycia étant devenue en quelque sorte l'incarnation de ses problèmes moldus-sorciers. C'était idiot. C'était stupide, et pourtant, il ne s'en rendait compte que maintenant qu'elle lui faisait des excuses.

    Il poussa un léger soupir. Oui, elle avait raison, il était temps qu'ils aient cette conversation... Il bougea légèrement, allant s'asseoir contre l'arbre. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir lui dire maintenant? Lui balancer un 'C'est pas trop tôt" ou un "Ouais, franchement, t'as abusé sur ce coup" n'arrangerait rien. Mais voulait-il vraiment arranger les choses? Il posa sur son ancienne amie son regard d'encre.

    - J'imagine que j'ai aussi été stupide de réagir comme ça... T'y es, il hésita un instant. Ces mots, si courts, mettait sa fierté à rude épreuve. T'y es pour rien.

    Il expira bruyamment, comme s'il soufflait son mépris à la face du monde entier. Et maintenant, ils allaient faire quoi, hein? En ronchonnant, Manfred ajouta rapidement:

    - J'suis stupide, c'est tout...

    Oh, stupide, têtu, colérique, buté et tout un tas d'autres choses Manfred !




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