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 ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée

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Message#Sujet: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Dim 3 Fév - 19:51

★ Et ainsi, la guerre fut déclarée ★


Premiers pas dans l'école de magie. Enfin... pas les premiers, non, Herbert avait fait toute sa scolarité dans ce château... mais il avait quand même l'impression de s'y trouver pour la toute première fois. C'était étrange de revenir entre ces murs de pierre après tout ce temps. Il était sûr qu'il était bon pour s'y repommer. Il avait le coeur serré, une gigantesque boule d'anxiété s'était formée dans son estomac à la seconde où il avait dépassé les grandes portes de chêne. Il allait enseigner, lui!! Et il craignait déjà de ne pas être à la hauteur. Inculquer son savoir était une très belle idée, mais il ne pensait pas pouvoir l'exécuter comme il se doit.

... Enfin, il verrait bien. Herbert était arrivé la veille, juste à temps pour intégrer ses appartements, et se rafraichir un peu avant de rejoindre la grande salle pour l'habituel banquet de début d'année. Voir la conséquente masse d'élèves qui se trouvaient dans la grande salle avait eu le don de ne pas du tout altérer ses inquiétudes, mais il avait su se comporter avec ce qu'il fallait de dignité pour ne pas trop en donner l'air... ou tomber dans les pommes, ce genre de choses.

Son tout premier cours devait avoir lieu dans deux petites heures, et le coeur d'Herbert n'arrivait plus à battre normalement depuis qu'il s'était réveillé. Ayant l'estomac noué, il avait négligé les copieux petit-déjeuners de la grande salle, et avait préféré rester dans ses appartements, le temps de relire ses notes une dernière fois. Il avait la même sensation que lors des premières des quelques spectacles dans lesquels il avait joué : ce trac terrible. Il espérait que, comme lors de ces mêmes spectacles, son trac disparaîtrait aussitôt qu'il prendrait la parole, et qu'il se sentirait à l'aise devant ses élèves comme devant un public. S'il se mettait à bégayer, trembler, ou autre... sa réputation en tant que prof serait immédiatement fichue.

Pour oublier un peu ces considérations, Herbert avait décidé de passer ce qu'il lui restait de temps libre en compagnie d'un bon café. Il espérait, en y entrant, que celle-ci serait pleine, et qu'il pourrait bavarder un peu avec ses collègues, qui lui redonneraient confiance en lui à coup sûr. Mais quand il pénétra dans la pièce, il n'y avait personne. On ne gagne pas à tous les coups, comme on dit.
Il se prépara un café, et commença à le siroter, assis sur une chaise, quand la porte s'ouvrit.

Enfin de la compagnie! Et quelle compagnie...

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Ysbridion
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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mar 12 Fév - 21:59

Et voilà, c'était déjà la rentrée. Les vacances étaient passées bien vites. Les meilleures choses ont une fin... Encore que, Zeld' n'était même pas sûre que les vacances représentaient le meilleur moment de sa vie. En fait, il y avait même de grandes chances pour que ce ne soit pas le cas. En fait, elle ne savait pas s'il y avait vraiment une période de l'année qui la satisfaisait plus que l'autre, elle baignait de manière générale dans une espèce de mécontentement tenace contre lequel elle ne faisait rien. Il y avait quelques rayons de soleil pour percer les nuages gris mais c'était tout. Il y avait de mauvaises choses que ce soit lors des vacances ou en période scolaire. Certes, elle ne travaillait pas pendant deux mois, mais durant ces deux mois, elle devait supporter une fille qui aimait se montrer la plus désagréable possible, et il arrivait toujours un moment où elle s'ennuyait et où elle voulait reprendre le boulot. Puis, quand elle reprenait enfin le boulot, les élèves ne tardaient pas à l'exaspérer, et elle avait hâte d'être aux vacances.

La rentrée commençait aujourd'hui. Contrairement aux professeurs de l'école, qui devaient être au taquet immédiatement, du coup, Zeld' savait qu'elle avait un peu de temps devant elle. Les élèves attendaient généralement que la première semaine de cours soit passée avant de se faire porter pâles. Enfin... à quelques exceptions près, hein. Parce que ça, vous pensez bien qu'il y en avait toujours pour vous emmerder à n'importe quel moment de l'année, même au tout début. D'accord, parmi, il y avait de vrais malades. N'empêche qu'il fallait chercher loin pour les trouver.

Et ce matin, personne ne se pressait encore à l'infirmerie. Alors, pour cette raison, Zeld' décida de se chercher un café. Car si vous le saviez pas, elle y carburait, au café. Et il fallait qu'elle le cherche seule. Plus de Pomona pour l'assister. Elle ne l'admettait pas encore, mais cette gamine allait lui manquer...

Elle arriva dans la salle des professeurs et tomba nez à nez avec Beery. Elle ne le connaissait pas, elle pouvait pas avoir grand chose contre lui, mais il traînait avec lui de tels airs candides et naïfs que l'infirmière avait quand même de sérieux doutes en ce qui pourrait concerner une amitié belle et durable. Pour le peu d'amis qu'avait Zelda, de toute façon.


"Bonjour."

Remarquez, elle le saluait, au moins. Avant de s'intéresser plus au café qu'au reste et de se fumer une cigarette.

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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mer 20 Fév - 20:00

★ Et ainsi, la guerre fut déclarée ★


-Bonjour.

Les yeux d'Herbert se posèrent sur l'arrivante, et il reconnut Zelda Sparkley. Il l'avait entraperçu lors du dîner qui avait été organisé pour la rentrée. On la lui avait présenté comme étant l'infirmière de Poudlard, et comme n'étant pas "très commode". Herbert demandait à voir. Il avait apprit à ne pas juger un livre par rapport à sa couverture, et il avait prit pour habitude de ne pas se faire une opinion trop hâtive sur une personne. Il était donc fermement décidé à ne pas écouter les bruits de couloirs, et à voir par lui-même si l'infirmière de l'école était aussi redoutable qu'on le prétendait. Qu'elle le soit ou non, il devait quand même dire que son attitude n'était pas franchement engageante. Zelda Sparkley était une très belle femme, mais son attitude constamment renfrognée ne la servait pas du tout. La beauté de son visage était gâchée par une mine taciturne. Lui parler, c'était comme craindre de se faire mordre à aucun moment. A cet instant, il le ressentait, et ils ne s'étaient dit que "bonjour". Mais non, il n'allait pas s'arrêter à une première mauvaise impression, ce n'était pas son genre. Il décida donc de faire la conversation, même si la demoiselle Sparkley semblait plus disposée à accorder toute son attention à son café et à sa cigarette qu'à lui.

-Bonjour. Nous ne nous sommes pas encore présenté. Je suis Herbert Beery, le nouveau professeur de botanique.


Il lui adressa un sourire amical. Après tout, peut-être que pour décanter toute l'histoire, Zelda Sparkley attendait seulement qu'on se montre poli et amical à son égard... ou alors elle avait juste un caractère de cochon. Il enchaîna immédiatement, comme de crainte de laisser un vide dans la "discussion".
Faisant mine d'ignorer la fumée de cigarette qui lui chatouillait les narines (cette odeur l'insupportait), il s'approcha de l'infirmière et lui tendit la main afin qu'elle la serre.

-Vous êtes Zelda Sparkley, c'est bien ça?


A ce genre de question anodine, elle allait quand même répondre sans le rembarrer, hein? Il ne faisait qu'être aimable et faire preuve d'une politesse raisonnable vu les circonstance.
Elle ne pouvait rien lui reprocher...
...Pas vrai?

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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mar 5 Mar - 0:09

Vraiment? Il se sentait obligé de faire la conversation et les présentations? Il ne voyait pas que Zeld' avait envie qu'on lui fiche la paix? De manière générale, quand on voyait Zelda Sparkley avec une clope dans une main et une tasse de café dans l'autre, il fallait comprendre qu'elle ne voulait parler à personne et que personne n'empiète son espace. Je sais, elle avait presque tout le temps une cigarette aux lèvres ou une tasse de café dans la main, mais elle avait presque tout le temps envie qu'on la laisse tranquille, aussi. Enfin bref, le nouveau venu ne la connaissait visiblement pas, mais il allait vite regretter d'avoir voulu faire sa connaissance. L'infirmière ne se sentait pas d'humeur à être polie ou agréable, elle n'était jamais polie ou agréable. C'était une perte de temps que de faire croire qu'on avait envers les autres une estime qu'on ne possédait pas. Elle était franche et honnête, c'était des qualités, non? Et d'instinct, Zeld' présageait que ce jeune premier ne ferait pas long feu à Poudlard. D'accord, il serait sûrement plus apprécié qu'elle par Monsieur le directeur, mais Mrs Sparkley était bien connue pour savoir que ce n'était pas ça qui faisait la longévité dans l'école de magie, sinon, on l'aurait foutu à la porte depuis longtemps, ce qui n'était jamais arrivé malgré de nombreuses menaces.

"Je sais qui vous êtes, merci bien."
fit Zelda en regardant la main tendue vers elle sans daigner la serrer. Elle ne prit pas la peine non plus de confirmer qu'elle était bel et bien Zelda Sparkley. Puisqu'il l'avait sous le nez, il devait bien voir que c'était le cas, non? Alors bon... "Vous ne devriez pas être en cours?" demanda-t-elle en espérant qu'il dirait oui, qu'il n'avait pas vu l'heure et qu'il se carapaterait à tout vitesse.

Zeld' aimait le calme et le silence, surtout de bon matin, et de manière générale, elle s'épargnait agréablement la présence de ses stupides collègues dès qu'elle en avait l'occasion. En fait, il n'y en avait que deux qu'elle tolérait : Montgomery (et encore, ça dépendait quand même sérieusement des moments) et Purdey, avec laquelle elle commençait à tisser de ces liens d'amitié qu'elle avait longtemps abandonné l'idée de retrouver un jour. Elle n'en était pas mécontente. Elle avait su rendre son été moins désagréable, le sien aussi sûrement. Oui, il fallait au moins rivaliser avec Purdey Potter pour avoir l'estimpe de Zelda. Autant dire que peu de personnes étaient à la hauteur de cela.

Elle porta de nouveau sa cigarette à ses lèvres, soufflant sa fumée dans la direction de l'interlocuteur, des fois que ça l'incommoderait et l'inviterait à se barrer plus rapidement. Bien sûr, elle pouvait très bien filer avec sa tasse de café jusqu'à l'infirmerie plutôt que de rester dans la salle des professeurs qui, par nature, avait des risques d'être envahie, mais on allait pas lui épargner le plaisir de quitter son lieu de travail de temps en temps. Et puis, si quelqu'un devait partir, c'était lui, elle avait sa fierté pour ce genre de choses (et pour plein d'autres).
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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Ven 8 Mar - 11:50

★ Et ainsi, la guerre fut déclarée ★


-Je sais qui vous êtes, merci bien.

Bim!! Prends-toi ça dans la tronche, pauvre professeur inconscient qui a eu le malheur de croire qu'il serait une bonne idée de démarrer cette année dans la bonne entente avec ses collègues, même ceux aux abords les plus antipathiques. La froideur qu'Herbert avait perçu en elle n'était pas liée à une première impression fausse. Zelda Sparkley lui avait définitivement l'air aussi glaciale qu'un iceberg. Elle ne voulait pas de sa présence. Elle avait encore un tout petit peu de politesse pour ne pas le dire aussi clairement, mais c'était malgré tout évident. Elle voulait qu'il s'en aille, la phrase qu'elle prononça ensuite ne laissait place à aucune confusion possible.

-Vous ne devriez pas être en cours?

Une légère angoisse vint parcourir son corps d'un frisson. S'était-il trompé dans ses horaires? Quel sorte d'exemple donnerait-il s'il arrivait en retard à son tout premier cours de l'année. Ce serait comme dans ses cauchemars... à la différence qu'au moins, là, il était habillé... n'est-ce pas? - petit regard inutile pour vérifier que pantalon et chemise sont bien en place- oui, il était habillé. Ouf. Herbert jeta un coup d'oeil à sa montre alors qu'un noeud se créait dans son estomac, ainsi que le sentiment qu'il allait très mal digérer le café qu'il venait de boire. Fausse alerte. Il avait encore une bonne demi-heure devant lui, à son immense soulagement. Mais quand même, la boule dans son ventre ne disparaissait pas complètement, le fait de lui avoir rappelé que son prochain cours aurait lieu bientôt l'avait soudain miné... Et s'il ratait tout?
Il allait forcément tout rater!

-Non, j'ai encore un peu de temps, répondit-il dans un sourire qui avait très envie de se transformer en grimace.

Il n'allait pas bien, pas bien du tout. Il allait hyper-ventilé dans quatre - trois - deux...

-Dites, vous auriez une remède à me conseiller contre le stress?

ça y est, il craquait complètement. Mais en même temps, Zelda Sparkley était bien infirmière, non? Techniquement, elle devait avoir de quoi faire. Enfin... même lui savait que lui demander son aide, là maintenant, et se montrer aussi faible était la pire idée du monde, mais il était trop tard. Vraiment, il était plus angoissé qu'avant n'importe laquelle des quelques premières dans lesquelles on lui avait accordé un rôle. Les élèves étaient le public le plus exigeant qui puisse exister. Même Herbert se souvenait de ne pas avoir toujours été tendre avec ses enseignants. Vraiment, il craignait le pire, là.

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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Ven 29 Mar - 0:05

Il avait encore du temps. Zeld' n'aimait pas du tout, mais alors vraiment pas du tout ce qu'elle comprenait dans cette phrase. ça voulait visiblement dire qu'elle allait se coltiner l'autre pseudo professeur idéaliste jusqu'à ce que ce dernier se donne l'obligation de répondre à l'appel de ses élèves, qui à ses yeux sont surement les huitièmes merveilles du monde. Merlin, ce que Zeld' pouvait détester les gens comme ça! Ils l'horripilaient. C'était viscéral. Et là, l'infirmière avait d'autant plus de mal à supporter la présence d'Herbert qu'on était le matin, qu'il était tôt, qu'elle s'était levée il y a une heure de cela, et que son plus grand désir en cet terre était qu'on lui foute la paix, histoire qu'elle puisse savourer en silence et dans la sérénité la plus total le café le plus noir et le plus corsé possible, en fumant une cigarette ou deux... ou dix. Pourquoi le monde entier avait-il toujours l'air de se liguer contre elle? ça n'y manquait jamais. Dès qu'elle aspirait à un peu plus de calme, voilà qu'on venait la dérangeait. Elle haïssait le genre humain, dans ce genre de circonstances. Elle haïssait souvent le genre humain, oui.

Et Herbert représentait typiquement cette catégorie de personnes que l'infirmière ne pouvait pas encadrer. Elle ne supportait pas l'optimisme béat, et comprenait encore moins ceux qui se vantaient de ressentir quelque chose d'aussi absurde. Bon, anxieux, Herbert avait quand même moins sûr de lui et de l'avenir, mais si c'était pour qu'il lui tape sur le système malgré tout, la mère célibataire se fichait bien que son humeur change... Non mais vraiment, voilà qu'il lui demandait un remède contre l'anxiété. Et puis quoi encore, franchement? Elle était peut-être infirmière, mais elle n'était pas une boîte à pharmacie ambulante. Et surtout, elle ne se voulait pas un grande adepte de la guérison des mots psychologique. Elle avait suffisamment donné avec la petite Neils l'année passée, il ne fallait pas abuser non plus.


"Oui, j'ai des médicaments pour ça. Mais je ne vais pas vous en prescrire."
Oh oui, elle savait être cruelle, quand elle le voulait. ça arrivait souvent, même. Encore plus en présence d'une personne telle que son interlocuteur. "Je vais vous donner un conseil, à la place : apprenez à affronter vos angoisses plutôt que de vous droguer pour parvenir à être crédible auprès de vos élèves. Si tant est que vous en soyez capable. Ce dont je doute sérieusement."

S'il espérait trouver quelqu'un pour apaiser son angoisse avant de faire le grand saut, eh bien il était mal tombé. Rares étaient ceux qui obtenaient l'amitié de Zelda Sparkley, et de toute évidence, le professeur de botanique n'était pas destiné à en faire partie.
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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mar 2 Avr - 15:10

★ Et ainsi, la guerre fut déclarée ★


-Oui, j'ai des médicaments pour ça.

Un fin sourire vint ensoleiller la figure de notre naïf professeur, qui, l'espace d'un instant, et avec cette bien trop grande humilité qu'il possédait, était prêt à admettre qu'il s'était trompé. Ces airs rébarbatifs n'étaient peut-être qu'une barrière derrière laquelle l'infirmière se dissimuler pour se protéger. Sous cette couche de pierre, il se pouvait très bien que la jeune femme ait un coeur, de la compassion, et suffisamment de générosité pour pouvoir aider son semblable alors que celui-ci se sentait mal, angoissé, et en proie à de nombreux doutes existentielles. Sous cette figure morne et sans joie se dissimulait peut-être, oui, une personne douce et agréable, qui en dépit de ses airs revêches avait à coeur de...

-Mais je ne vais pas vous en prescrire.


OK, je n'ai rien dit. En fait, cette femme était juste diabolique. Elle lui agitait de l'espoir sous le nez pour ensuite le lui retirer, et ça, ça s'appelait du pur sadisme. Voilà, cette fois, il se promettait de ne pas se laisser avoir par les propos qu'elle utiliserait. Cette femme, en dépit de ses atours charmants, était odieuse et détestable, et il se ferait un point d'honneur à la haïr. Mais intérieurement, ceci dit, parce que bon, autant le dire, il n'avait absolument pas le cran de lui dire en face ce qu'il pensait de sa réflexion. Ce qu'il su faire de mieux, c'était lui adresser un regard noir. Et oui, je sais que c'est ridicule.

-Je vais vous donner un conseil, à la place : apprenez à affronter vos angoisses plutôt que de vous droguer pour parvenir à être crédible auprès de vos élèves. Si tant est que vous en soyez capable. Ce dont je doute sérieusement.

Tu parles de conseils! Ces mots étaient du poison, un venin qu'elle prenait plaisir à injecter dans ses veines. Méprisable créature! Comment pouvait-elle la juger alors qu'elle ne savait absolument rien de lui? Et elle, dans ses premiers temps en tant qu'infirmière, n'avait-elle jamais eu de doutes? Celui d'administrer la mauvaise dose de médicaments, ou la crainte d'élaborer un mauvais diagnostic et d'être rayée de l'ordre des médecins?

-Vous ne me connaissez même pas, que savez-vous de mes méthodes d'enseignements?


Piqué à vif, Herbert manquait malheureusement de poigne et de répartie, mais il faisait de son mieux pour se garder quand même une petite contenance.

-Occupez vous de ce qui est dans votre domaine de compétence au lieu de me donner des leçons de morale à deux noises sans rien savoir de moi.



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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mer 10 Avr - 23:02

C'est vrai, Zeld ne connaissait pas ce pauvre type qu'elle prenait pour cible. Mais à ses yeux, pas besoin d'avoir sa biographie sous les yeux pour comprendre le personnage. Il était jeune, trop sympathique, trop naïf... La vie ne lui avait pas encore foutu ce fameux coup de pied au derrière qui avait le don de faire grandir tout le monde plus vite, même les plus idiots. Elle ne savait rien de ses méthodes d'enseignement, mais elle était sûre et certaine qu'il devait faire partie de cette école qui considérait les élèves comme des petits prodiges en devenir (alors qu'ils étaient presque tous irrécupérables). Il devait penser qu'il ne fallait pas considérer ces petites têtes blondes de toute sa hauteur mais se mettre à leur niveau et les considérer comme des égaux, parce que, après tout, "on a tous été élèves un jour". Pur foutaise, tout ça. Qui pouvait vraiment trouver intelligent de faire ça? Eh bien, des gens comme Beery, sans aucun doute.

Alors oui, elle ne le connaissait pas, mais il lui ferait difficilement changer la faible opinion qu'elle avait de lui. Ce type était ce qu'il y avait de pire dans le domaine de l'éducation, elle le pariait. Et le pire, dans tout ça, c'était que c'était que ce genre de crétins inutiles devaient obtenir plus d'estime de la part de leur imbécile de directeur que des gens vraiment compétents comme elle (ouaip, elle avait une haute estime d'elle-même, et alors? C'est interdit? ). Et avec ça, le pauvre bougre osait s'essayer à un peu d'insolence? C'était vraiment pathétique. Elle, s'occupait à merveille de son domaine de compétence, elle pensait même être l'une des meilleures dans un domaine franchement trop masculin.


"Mais au moins puis-je me targuer d'avoir un domaine de compétence."
dit-elle dans un sourire mauvais. Vous suggérez avoir le votre en me disant cela, mais je doute qu'une personne telle que vous puisse vraiment posséder des compétences en quoi que ce soit.

Elle passait de froide à profondément mauvaise, c'est vrai, mais elle n'avais pas apprécié que l'on mette en doute ses compétences, ou encore cette fichue insolence dont il avait fait preuve. Personne ne pouvait se permettre ce genre de ton à son égard sans craindre de terribles représailles. Elle n'en donnait peut-être pas à ce point l'air, mais en plus du reste, Zelda Sparkley était une femme rancunière. Elle avait cette fierté mal placée qui faisait toute sa personne et lui interdisait de subir ce qu'elle considérait comme étant un affront. Cet affrontement verbal n'était donc que le premier d'une longue série.


"Je sais exactement quel genre de personnes vous êtes, à courir après des chimères au point de n'avoir aucune notion de ce qu'est exactement la vie, et ce n'est pas en ignorant le monde dans lequel on vit que l'on acquière des capacités, quel que soit le domaine."


Sur ces mots, elle écrasa sa cigarette dans son cendrier, prête à en refumer une autre. Elle avait tout le temps qu'elle voulait pour mettre ce crétin en boîte. Restait à savoir combien de temps, lui, allait tenir.
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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   Mer 17 Avr - 20:33

★ Et ainsi, la guerre fut déclarée ★


-Mais au moins puis-je me targuer d'avoir un domaine de compétence.

Décidément, l'infirmière de Poudlard lui sortait par les trous de nez. De quel droit se permettait-elle, à la fin, de le juger, et de juger ses compétences, alors qu'elle ne l'avait jamais vu à l'oeuvre? D'accord. Herbert avait mille chances sur mille et une de se planter dans les grandes largeurs. Mais quand bien même. Était-ce ainsi qu'il fallait s'exprimer à l'égard de ses collègues? N'était-on pas sensé les encourager, plutôt? Ils allaient définitivement tous le rendre dingue dans cette école de malade. Et dire que notre comédien raté avait été certain que le plus gros problème qu'il aurait à affronter serait de soutenir le regard de ses élèves. Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas songé à ce que ce serait que d'avoir à subir l'humeur des autres professeurs? Il avait dû être l'un de ces élèves aveugles à l'évidence. Ben maintenant, il se la reprenait en pleine poire, et autant dire que ça ne faisait absolument pas du bien. Herbert voulait répliquer. Insulter le métier de Zelda aurait été une façon comme une autre de le faire, mais c'était inutile. Déjà, il savait qu'elle était compétente, elle était aussi bien connue pour ça que pour son caractère. Et ensuite, ce n'était pas en attisant stupidement le feu qu'on évitait l'incendie.

-Je sais exactement quel genre de personnes vous êtes, à courir après des chimères au point de n'avoir aucune notion de ce qu'est exactement la vie, et ce n'est pas en ignorant le monde dans lequel on vit que l'on acquière des capacités, quel que soit le domaine.


Malheureusement (et ça tuait Herbert de l'admettre), il y avait du vrai dans ses propos. Effectivement, il était un idéaliste, et c'est vrai, il courait après des chimères, comme ce rêve de brûler les planches et qui avait l'air de plus en plus lointain. C'est vrai qu'il était naïf, elle n'était pas la première à le lui faire remarquer, mais se braquer en se disant que rien du monde n'était à sauver, Herbert ne trouvait pas cela bien non plus. Loin de là. Bref, si opposés dans leurs opinions tous les deux, il n'y avait aucune chance pour qu'ils s'entendent. Ils devaient être ce qu'on appelle des ennemis naturels. Le problème, c'est que quand Zelda tenait clairement du prédateur, le professeur de botanique se voyait plus en proie vulnérable.

-Pensez ce que vous voulez, votre opinion ne m'intéresse pas une seule seconde.
Il se releva. Et sur ce, je dois y aller, car si vous n'avez pas l'air de vous soucier du fait qu'un élève malade vous recherche peut-être en ce moment, je ne voudrais pas faire attendre les miens. Il appuya sur la poignée de la porte. Merci pour cette charmante conversation. Sur ce, je m'en vais.



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Message#Sujet: Re: ZELDA & HERBERT ★ Et ainsi, la guerre fut déclarée   

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