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 Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |

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MANGEMORT
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Message#Sujet: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Ven 22 Mar - 11:56

Caleb & Lena ♥
« Knockin' On Heaven's Door. »


    Assise face à la bibliothécaire de l'école, je baissais la tête, piteuse. Maintenant j'avais l'habitude de me faire gronder par cette vieille mégère pour un oui ou pour un non, ça ne me faisait plus ni chaud ni froid, mais je devais néanmoins continuer de lui faire croire à ma fragilité et ma sensibilité face à ses haussements de ton. C'était une petite dame qui devait m'arriver à l'épaule, avec de grand cheveux argentés. Ses rides tombaient vers le bas du visage, preuve qu'elle ne devait pas avoir beaucoup souris durant sa vie. Elle menait avec une poigne de fer sa bibliothèque comme si c'était un temple sacré. Bien sûr je partageais son amour pour le silence et les livres, mais parfois je ne pouvais m'empêcher de la trouver intolérante et grossière. Non pas que je sois de toute finesse non plus, mais moi au moins j'avais le bon sens de cacher mes travers. Depuis un quart d'heure que ça durait, elle ne semblait pas prête d'arrêter de me faire la leçon.

    « Je ne sais pas où tu as la tête ma petite, mais ça ne peut plus durer. Tu es d'une humeur exécrable, tu fais tout tomber et tu as fait pleurer une petite fille ce matin en la traitant de grenouille véreuse. Je te préviens, si tu pose encore des problèmes j'irai voir le professeur Dippet pour qu'il... »

    J'en avais marre. Ma patience avait des limites tout de même. Je n'entendis pas la fin de sa phrase puisque je m'étais levée vivement et avait quittée la pièce. L'air frais des couloirs en pierre me fit du bien. La sensation d'étouffement que procurait la réserve de livres était accablante en cette saison. Cette vieille folle me tapait sur les nerfs mais je dépendais d'elle jusqu'à ce qu'elle prenne sa retraite. Et puis au fond elle n'avait pas complètement tort. Je faisais beaucoup d'erreurs ces derniers temps, des fautes d'inattention. Je n'étais pas à ce que je faisais. Puisque la bibliothèque ne rouvrirai pas avant deux heures, je fis le mur. Pré-au-lard semblait un endroit parfait pour me distraire et cesser de penser à lui. Je ne l'avait pas revu depuis le dernier jour de cours de l'année dernière. Si les vacances m'avaient semblé longues, ce n'était rien comparé au temps qui s'écoulait au château. Il s'égrenait petit à petit, sans se presser, comme dans un sablier. Que faisait-il là-bas au ministère ? Je doutais sincèrement que ce boulot trouvé par son père lui apporte le moindre bonheur. Comme il devait s'ennuyer dans ces bureaux tellement propres qu'il n'y avait plus d'odeurs en dehors des produits ménagers. La puissante fragrance des vieux livres devait lui manquer plus que je ne l'imaginais au départ. Je ne pouvais que comprendre un tel manque. Je n'aurais pas pu le supporter, personnellement.

    Aux Trois Balais, l'ambiance était chaleureuse, amicale. Les gens discutaient, riaient, chantaient aussi quand ils avaient un peu forcé sur la dose d'alcool. Un serveur me désigna une table dans un coin et je ne me fis pas prier pour m’asseoir près de la fenêtre. ici, je pouvais travailler en paix. Je sortis de mon sac le registre des livres prêtés aux élèves et un parchemin détenant les dates où les manuels devraient être rendus. C'était mon boulot d'envoyer des avertissements aux élèves qui ne rendaient pas leurs livres dans les délais. Ironie du sort, puisque j'étais ( à leur âge ) l'élève qui ne rendait jamais ses bouquins à temps. Ma plume griffonnait sur une page vierge mais mon regard glissait vers la vue que j'avais sur la rue. Je m'ennuyais un peu. Perdue dans mes pensées, je ne me rendis compte que trop tard que j'appuyais trop fort sur la page. Ma plume se brisa en un CRAC sonore.

    « Oh zut ! C'est pas vrai ! » je ronchonnais.

    C'était pas dans mes habitudes d'être aussi maladroite. J'avais vraiment un sérieux problème d'inattention.

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Dim 24 Mar - 21:26

Cela fait à présent presque trois mois que je suis entré dans ce qu'on appelle la "vie active". Est-ce que cette situation me convient? Je ne sais pas trop. Je crois que oui. C'est vrai, mon métier au ministère de la magie, soigneusement choisi par mon père, est loin d'être le plus passionnant du monde, mais je m'en satisfais. L'ambition de ma vie n'était pas de classer des dossiers, servir du café, envoyer du courrier et corriger des communiqués, mais je m'en contente. Je n'ai jamais eu de grandes ambitions d'un point de vue professionnel dans ma vie de toute manière. Je n'ai jamais eu un "métier de mes rêves, jamais. Enfin... écrivain, à la limite, mais ça n'a jamais été pour moi qu'un lubie, un fantasme, pas une vraie passion. Alors oui, ma vie peut sembler monotone et ennuyeuse, mais elle me convient. J'aime ce train-train, le fait que ma vie soit ainsi orchestrée comme sur du papier à musique, et tant pis si cela ne laisse que peu de place à la fantaisie et aux surprises... Ce ne sont pas des choses dont je suis très friand, de toute manière. Je ne demande pas à vivre des choses exceptionnelles, juste à mener une vie sur laquelle je puisse avoir un peu de contrôle, et c'est le cas.

Pour ce qui est des surprises et de l'inattendu, je sais de toute manière que les chevaliers de Walpurgis m'en serviront plus que nécessaire, alors qu'importe. A propos des chevaliers, je dois dire qu'il me manque. Je sais qu'une nouvelle réunion doit avoir bientôt lieu, j'ai hâte d'y assister, hâte de les revoir. Hâte de la revoir. Ces derniers temps, je n'ai pas beaucoup pensé à Elena. Pas de cette façon obsédante dont Pomona parvient à hanter mes pensées sans cesse, mais suffisamment souvent pour que je ne puisse pas l'ignorer.

Ce jour là, je ne travaille pas. Mon employeur est malade, et pour la peine, faute de travail, a-t-il dit, mais je crois qu'il craint de me voir gérer la boutique en son absence, j'ai le droit à une journée de congé. Qu'il me faudra rattraper, bien sûr, rien ne peut jamais être trop beau. Quoique passer du temps à outrance au travail ne me dérange pas particulièrement, en vérité.
Je décide de changer d'air, d'abandonner mon appartement et mes livres, et d'aller prendre un verre. Je choisis les Trois-Balais tout simplement parce que j'ai passé de très bons moments entre ces murs, et que j'aime y retourner.

Alors que je met un pied à l'intérieur, je la vois. Preuve que le hasard fait parfois bien les choses. Un sourire éclaire mon visage, mon coeur bat légèrement plus vite tandis que je m'approche d'elle. Elle ne me repère pas. Et elle semble être de mauvais poil. Elle gratte je ne sais quoi sur du papier, sa plume se brise. Ce qui me permet l'amorce idéal. Je fouille dans mon sac, y cherche ma propre plume, et la lui tend.

-Oh zut ! C'est pas vrai !

-Besoin d'aide?

Je lui adresse un sourire avant de m'asseoir en face d'elle.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mer 17 Avr - 17:53

    Tout est une totale catastrophe dans ma vie ces temps-ci. Entre Luna qui a réussi à échapper au procès pour le meurtre de Morgan, la nouvelle froideur d'Olive en ma présence, les piques acerbes et continuelles de Vincent et l'absence de Caleb, je ne sais plus où donner de la tête. La vérité c'est que je me sens un peu seule et que ma personnalité cruelle est de nouveau en train de grignoter le peu d'humanité qu'il me reste. Je me souviens parfaitement de ces quelques heures en compagnie de Caleb où mon côté doux et attentionné s'était révélé à ma plus grande surprise. Cette sensation de calme me manquait plus que ce que j'espérais. Au fond, ça aurait été plus simple de rester une vulgaire peste sans sentiments, mais j'avais profondément échoué à cette tâche. Alors que mon désarroi était à son apogée, une main apparut dans mon champ de vision, portant une jolie plume. Je connaissais cette main, mais je pris le temps d'en savourer de nouveau chaque détail avant de lever les yeux vers mon interlocuteur. L'angoisse me tordait l'estomac alors que mon coeur battait à cent à l'heure. Lorsque mon regard croisa le sien pétillant de malice, la magie s'opéra de nouveau. Ce fut comme une cascade de bonheur qui noya toutes mes pensées négatives. Son sourire se fend lorsqu'il me demande :

    « Besoin d'aide ? »

    Je jette un coup d’œil à mon parchemin où l'encre a bavé. D'un coup de baguette, je nettoie tout ça et accepte avec joie la plume qu'il me tend. je ne peux m'empêcher de me trouver ridicule. Si ça se trouve ça fait un moment qu'il est entré et je ne l'avais même pas vu. En plus, ça doit pas faire très malin de s'énerver pour un simple accident comme celui-ci. Je rougis un peu et lui présente la chaise face à moi avec l'espoir qu'il s'y installera pour prolonger ce moment de pur bien-être.

    « Merci beaucoup Caleb... Mais assieds toi, ça fait longtemps qu'on s'est pas vus. »

    Mon regard voltige dans la pièce et sur mon parchemin où ma main gribouille les derniers noms d'élèves à coller. Quand j'ai terminé, je range le tout et pose mes coudes sur la table. Mes deux mains se joignent en croisant les doigts et je pose agréablement mon menton sur ce support improvisé. J'aime bien me tenir ainsi, ça fait à la fois féminin et détendu. Le rose de mes joues s'intensifie encore un peu quand je murmure de façon presque inaudible :

    « Tu... Tu m'as manqué pendant ces deux mois. »

    C'est vrai, même si je refusais de l'admettre au début, je n'ai pas cessé de penser à lui depuis ce fameux après-midi au bord du lac. C'était un moment irréel où je n'avais pas eu à être celle que je m’efforçais d'être avec le reste du monde. Je ne saurais probablement jamais pourquoi ce déclic avait opéré avec lui et seulement lui. tout ce que je sais, c'est que c'est arrivé et que je ne l'en remercierai jamais assez. Mes yeux bleus finissent par accrocher les siens pour ne plus les lâcher. Mon regard est intense, il a la couleur de l'eau gelée mais la chaleur d'un soir d'été. D'habitude, mon regard fait peur et impressionne les gens. Caleb, lui, ne semble pas régir de la même façon. j'ai même parfois l'impression que mes yeux lui plaisent. Je reste ainsi, sans en rajouter. je sais que je ne peux pas tomber amoureuse de lui, ce serait stupide de ma part. La phrase qu'il avait prononcée l'année dernière me reste en mémoire douloureusement : " J'aime Ashley. Je ne suis pas amoureux d'elle, mais je l'aime. Comme une soeur. Je n'ai envie d'aimer personne plus que cela. Je me garderais bien d'aimer tout court, d'ailleurs. "

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Ven 19 Avr - 19:48

-Merci beaucoup Caleb... Mais assieds toi, ça fait longtemps qu'on s'est pas vus.

Je m'exécute, je n'ai nulle envie d'être ailleurs, de toute façon. Boire un verre en bonne, en excellente même, compagnie est tout ce que je demande et souhaite à cette seconde. Et c'est tout de même mieux, il faut bien le dire, que de boire tristement en solitaire. Je m'assois sans minauder, sans y songer, seulement ravi de me retrouver en présence de cette amie qui, si je suis un peu honnête avec moi-même est tout de même plus que cela à mes yeux. Cette journée s'apprête apparemment à prendre un tour qui me plaît beaucoup. En une seule phrase, en un seul sourire, elle a su rompre la monotonie de mon quotidien.

-Tu... Tu m'as manqué pendant ces deux mois.


Mon sourire s'élargit en l'entendant prononcer ces mots. Moi aussi, j'ai beaucoup pensé à elle. Plus qu'à beaucoup. Pas plus qu'à elle, malheureusement, mais sans la détrôner, elle avait su monopoliser agréablement beaucoup de mes pensées. J'ai songé plusieurs fois à lui écrire, à la contacter, pour finalement me dire que ce serait déplacé. Certes, nous avions beaucoup parlé, nous nous étions clairement rapprochés. Mais pouvais-je vraiment attendre d'elle qu'elle compte me revoir? Son attitude me laisse entendre que oui, ça m'allège le coeur. Mais je préfère, au final, l'avoir croisé, ainsi, à l'improviste. Je crois difficilement au hasard. Nous nous trouvons tous les deux au bon endroit au bon moment, et cette perspective me ravit.

-Tu m'as manqué aussi.
Je répond, très sincèrement.

Il est difficile de définir clairement ce qui se passe entre moi et Elena, moi-même je n'en suis pas vraiment capable. Je sais seulement qu'il y a quelque chose, de plus fort, et de différent par rapport à ce que partagent la plupart des individus. Cela va au-delà de la complicité que j'ai pu avoir avec Ashley... mais en-deça de ce sentiment dévorant, de cette torture que je subis en présence de Pomona. En un sens, je préfère, en sa présence, je me sens tout simplement bien, moi-même. Oui, je sais, j'envisage peut-être un peu trop ma relation avec Elena selon une perspective qui n'aura peut-être jamais lieu... Mais voilà, je suis presque convaincu que cette chose forte entre nous, elle la ressent aussi, et elle ne peut pas faire de nous de simples amis. Je crois... j'espère.

-Alors, ce travail de bibliothécaire?


J'amorce par quelques banalités, il est vrai, mais je les considère comme des banalités nécessaires, d'autant que nous ne nous sommes pas vu pendant deux longs mois. J'ai tout envie de savoir sur ce qui a pu se passer durant ce temps où ne nous sommes pas vu. Je veux savoir comment elle va, si tout s'est bien passé pour elle, si elle est heureuse... Bref, je sais déjà que c'est un signe. Je ne suis pas du tout de nature, ordinairement, à me soucier de qui que ce soit ou quoi que ce soit, mais son sort, à elle, m'intéresse. Et connaître le moindre détail de sa vie, même le plus insignifiant ne me dérange pas.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Sam 20 Avr - 17:46

    J'ignore comment interpréter le large sourire et le regard chaud de Caleb lorsque je lui dit qu'il m'a manqué pendant les deux mois de vacances d'été. Ce qui me surprend d'autant plus, c'est qu'il affirme que je lui ai manqué également. D'accord nous nous entendons bien et au fond j'aimerais beaucoup que ça aille plus loin, mais je sais parfaitement qu'il ne cherche pas de relation amoureuse. Mais dans ce cas, à quoi joue-t-il ? Je trouve ça un peu déplacé de laisser entendre à une personne qu'elle a toutes ses chances, si ce n'est pas le cas. Enfin, j'imagine qu'il ne le fait pas exprès, aussi je ne fais aucune remarque quand à son comportement aguicheur. C'est certainement une erreur d'interprétation.

    Nous enchaînons rapidement sur un sujet qui me met bien plus à l'aise. Mon travail occupe les trois quarts de mon temps au château. Le dernier quart étant composé de mon infiltration dans le personnel et de l'essentiel pour survivre ( nourriture, eau, douche, dodo... ). Je ne sors presque jamais de mon appartement et de la bibliothèque collée à celui-ci. Aujourd'hui, ma pause est une exception et il faut avouer que c'est une sacré chance de tomber sur Caleb. A moins qu'il vienne ici régulièrement contrairement à moi ? Je soupire légèrement et baisse les yeux.

    « Ça dépend des moments. J'aime aider les élèves à trouver les livres qu'ils cherchent, à comprendre un devoir ou à faire des recherches dans la réserve. En revanche, je ne supporte plus les corvées que me donne sans vergogne la vieille bibliothécaire. Là j'étais en train de préparer les heures de colle des élèves qui n'ont pas rendu leurs livres à temps. De la paperasse, toujours plus de paperasse... »

    Soudain je m'interrompt et pose une main sur ma bouche en rougissant, confuse. Perdue dans mes pensées, je me suis mise à déballer tout ce que j'avais sur le coeur. Pauvre Caleb, il n'a peut être pas envie d'en savoir autant, peut être que ce n'était qu'une simple question de politesse.

    « Désolé, je parle trop... Et toi, comment ça va ? »

    Une fois de plus, je ne comprend pas ce qui m'arrive. Je me sens intimidée et embarrassée en sa compagnie. En général je sais rester naturelle avec mes camarades, même dans une situation gênante. Mes émotions que je contrôle d'ordinaire à la perfection échappent à mon autorité mentale. Je prend une grande inspiration pour me détendre alors que mon coeur martèle ma cage thoracique à toute allure. Pourquoi ça fait mal, comme ça ?

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mar 30 Avr - 11:23

- Ça dépend des moments. J'aime aider les élèves à trouver les livres qu'ils cherchent, à comprendre un devoir ou à faire des recherches dans la réserve.

En fait, c'est exactement le genre de choses que je m'imagine pouvoir aimer faire. Je crois que j'aurais été complètement épanoui en faisant le même travail qu'Elena... enfin, si l'on oublie que j'aurais sûrement eu du mal à me faire à la présence d'élèves braillard profanant le lieu que je préférais dans toute l'école. Avoir enfin le droit de les réprimander de la façon qu'ils méritent ne m'attire pas outre mesure, à vrai dire. J'ai toujours été de nature discrète, je ne compte pas changer sur ce point. C'est plus le fait d'être environné de livres, qui me plairait, je me satisferais clairement plus d'un travail de libraire sans le sous que de celui que j'ai maintenant. Mais j'ai rapidement comprit que ma profession ne serait qu'une chose secondaire dans ma vie, une sorte... d'étape naturelle, qu'il faut bien satisfaire pour pouvoir continuer à vivre, comme manger, dormir... Bref. Qu'importe qu'Elena ait le boulot dont j'aurais pu rêver. Je préfère la voir satisfaite elle que moi. En fait, qu'importe que ma vie ait des aspects décevants si je sais que la sienne lui convient.

-En revanche, je ne supporte plus les corvées que me donne sans vergogne la vieille bibliothécaire. Là j'étais en train de préparer les heures de colle des élèves qui n'ont pas rendu leurs livres à temps. De la paperasse, toujours plus de paperasse...


Bon, tout travail ne peut pas avoir que des aspects positifs. Pour ce que je sais de la bibliothécaire de l'école (et pour ce qui est de son caractère, surtout), et j'en sais pas mal étant donné que j'y passais presque tout mon temps, à la bibliothèque, je ne m'étonne pas de la voir agir ainsi avec son assistante. Vivement qu'elle casse sa pipe et qu'elle lui lance le champ libre, tiens! Connaissant Elena, apprendre la mort prématurée de la bibliothécaire de la vieille bibliothécaire ne me surprendrait même pas, maintenant que j'y pense.

-Désolé, je parle trop... Et toi, comment ça va ?

Elle n'a pas à s'excuser. En fait, je peux l'écouter parler des heures, je crois que je ne me lasserai pas. Je suis naturellement patient, c'est vrai, mais il s'avère que quoi qu'Elena me dise, je pense qu'elle arrivera à m'intéresser. Un signe de plus qui ne trompe pas, en somme.

-Ça va parfaitement bien, maintenant.


Phrase bateau s'il en est, pourtant j'en pense chaque mot. Une conversation de deux minutes avec Elena, et j'oublie mes problèmes, mes considérations absurdes, et tous ces maux qui peuvent parasiter mon esprit. Tout disparaît. Tout a l'air simple, tout a l'air de couler de source, avec elle. Je me déteste souvent de m'embarrasser d'une passion à sens unique quand je pourrais simplement avoir une relation saine avec autrui. Un moment, je songe qu'il faut que je cesse cela, que je cesse d'"envisager" sans cesse Elena. C'est presque de l'irrespect, à ce stade. Et d'un autre côté, je suis lucide...

-Hum... en fait, il y a quelque chose que j'aimerais te dire.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mar 30 Avr - 13:18

    Je suis là, face à Caleb, et je me demande comment j'ai pu penser que cette journée était nulle. Rien que pas sa présence, il l'illumine complètement. Comme d'habitude je parle trop, mais il ne semble pas s'en offusquer. Il a a cette façon de m'écouter, les lèvres entrouvertes comme une grenade mûre, qui me donne envie de parler, de parler encore. Tout ce que je garde pour moi tout le temps, tous mes secrets - sauf un ou deux -, je sais que je pourrais tout lui dire sans crainte d'être jugée. J'imagine que c'est ça, le véritable amour. Cela n'a rien à voir avec ce que je ressentais pour Vincent ou pour ce que je ressens pour Abraxas. C'est un sentiment plus pur que tout ce que j'ai pu connaître. Je peux toujours essayer de me mentir de façon répétitive, je sais au plus profond de moi qu'il est trop tard pour être raisonnable et garder mes distances. Ici, maintenant, je tombe déjà follement et désespérément amoureuse de lui. Comment c'est arrivé ? Je ne suis même pas sûre qu'il m'ai remarqué avant de me trouver en larmes au bord du lac l'année dernière.

    Je souris un peu plus lorsqu'il laisse entendre qu'il va parfaitement bien parce qu'il est avec moi. J'aimerais bien dire que je ne marche pas aux compliments, mais ce serait mentir encore. J'adore qu'on me fasse des compliments, et ce surtout quand ça vient de celui que j'aime. Je ne peux m'empêcher de rougir à nouveau et de rire nerveusement. Dans le silence où je prend un malin plaisir à détailler ses yeux, un serveur arrive et dépose deux bières au beurre devant nous. Je lui paye généreusement les deux boissons et avale une gorgée du délicieux breuvage. Erreur fatale, j'ai maintenant une fine moustache de chat en mousse au dessus de la lèvre. Je ne pensais pas que je pourrais un jour devenir rouge à ce point là. D'un revers de manche, j'essuie la marque peu séduisante en espérant que Caleb n'ai rien remarqué. Je soupire de soulagement lorsqu'il entame un autre sujet de conversation.

    « Hum... en fait, il y a quelque chose que j'aimerais te dire. » dit-il.

    Ma gorge se serre et mon coeur redouble de vitesse dans ses battements. J'ignore par quelle magie je ne suis pas encore tombée dans les pommes. Il est tellement mignon que je pourrais saigner du nez rien qu'en posant les yeux sur lui. Pourtant, son ton est grave, on ne peut plus sérieux. Pour détendre l'atmosphère, en temps normal, j'aurais fait une bêtise ridicule et j'aurais rigolé. Pourtant, mon instinct me dit que ce serait très mal venu de l'interrompre maintenant. Je repose mon verre et hausse un sourcil interrogateur. Qu'est-ce-qu'il peut y avoir de si important pour avoir la mine si crispée ? On dirait qu'il veut avouer quelque chose. J'évite de me faire trop d'espoirs, même si l'idée qu'il m'avoue des sentiments me trotte dans la tête. Je me racle la gorge et murmure d'une voix qui malgré mes efforts tremble un peu.

    « Euh... Oui, tu peux tout me dire. Ça a l'air grave ton truc, t'es sûr que ça va ? »

    Du coin de l'oeil, j'aperçois au dehors de gros nuages noirs s'étaler sur le ciel. J'espère qu'il n'y aura pas d'orage, sinon la situation risque de prendre un tout nouvel aspect. Un aspect que je suis presque certaine de ne pas aimer du tout. Je n'ai que de trop bons souvenirs de ce qui se passe quand un éclair fend le ciel. Je grimace en y pensant, puis reprend mes esprits en songeant que Caleb pourrait se méprendre sur la tête que je tire. bien sûr, je n'ai rien contre le fait qu'il me dise ce qui le tracasse !

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Ven 3 Mai - 10:22

Je dois être fou, cinglé, un illuminé de première catégorie. Je ne sais même pas pourquoi je m'apprête à faire tout ça. C'est comme si elle annihilait toute pensée cohérente, comme si elle m'invitait par le seul fait d'être à oublier ce qu'il peut pourtant y avoir de logique, de cohérent et de responsable dans mon comportement. Il aurait été tellement plus simple, clairement, de parler de tout et de rien, de la météo, de nos goûts communs, BREF, de n'importe quoi qui n'ait pas le moindre rapport avec mes états d'âme, et pourtant, voilà qu'après à peine deux minutes de conversation, je me décide déjà à plomber l'ambiance, pour prononcer à son adresse des mots qui auraient toutes les raisons du monde d'être accueillis avec le plus souverain des mépris par celle qui mérite plus que l'attention que je lui porte, qui mérite toutes les attentions, en fait. Je songe un moment à reculer. Je peux être lâche et aborder un autre sujet que celui que je m'apprêtais à partager, non? Oui, je le peux, mais ce serait comme retarder l'échéance. Un jour ou l'autre, ces mots sortiront quand même. Et ils feront peut-être plus mal si j'attends un peu trop longtemps. Je dois donc faire un pas entre les canines de ce loup qui m'attend la gueule ouverte, et attendre une réaction que je redoute, même si elle serait normale.

-Euh... Oui, tu peux tout me dire. Ça a l'air grave ton truc, t'es sûr que ça va ?


Non, bien sûr que non, ce n'est pas grave. Pas pour elle, du moins. Il lui suffira d'oublier qu'on s'est parlé un jour, et tout ira pour le mieux, voilà. Et non, je ne suis pas sûr que ça va, en fait je suis certain de ne pas aller, si j'allais bien, je n'en serais pas là, si j'allais bien, je ne ferais pas ÇA. Merlin, ce que j'aimerais n'être qu'un simple d'esprit. À force de cogiter, à force de réfléchir à la portée de chacun de mes actes et de chacune de mes paroles, je suis en train de me rendre purement et simplement malade. Et je m'apprête, paradoxalement, par trop d'intelligence (quoi que pas suffisamment humaine) à faire ce que je présage être une connerie monumentale. Je suis comme la princesse de Clèves faisant ses piètres aveux à son mari. Et Morgane sait que j'ai voulu la frapper cent fois, cette bonne femme, à la lecture de ce roman classique.

-Ça va, c'est juste que...
Allez, Caleb, il n'est pas encore trop tard pour faire marche arrière! Bon, je vais te parler franchement. Voilà, cette fois il est vraiment trop tard. Mes yeux se plantent dans les siens, et même si je sais que je vais être cent fois tenté de détourner le regard, je me jure de ne jamais quitté ces jolies prunelles. Je t'ai dis que je ne serai jamais capable d'aimer quelqu'un autrement que comme une soeur. Et ça... c'est parce que, je crois que j'aime quelqu'un. Et c'est complètement stupide, parce que je n'envisage absolument rien avec elle, même si elle voulait de moi, c'est moi qui ne voudrait pas d'elle. C'est juste que j'ai du mal à la chasser de mes pensées. Je me déteste de parler de tout cela à Elena. Elle doit me trouver considérablement stupide. Les seules fois où j'arrive à la chasser de mon esprit... je marque une légère pause. C'est quand je pense à toi, ou que tu es près de moi. C'est... confus, en fait. J'ai des sentiments pour toi, Elena, et non, pas comme les sentiments d'un frère envers sa soeur... Je ne peux pas t'imposer ça, je ne peux pas m'imposer non plus de prétendre ne vouloir être que ton ami... J'avoue que je suis un peu perdu...
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Dim 5 Mai - 17:53

    Je l'écoute, j'entends bien ce qu'il me dit, pourtant c'est comme si je ne comprenais pas le sens de ce qu'il s'efforce à m'annoncer. Je suis comme foudroyée par sa première explication. Il aime une autre fille, je suis stupide. Je me suis attachée à un garçon qui ne s’intéresse pas à moi. Mon visage s'assombrit mais je garde mon regard planté dans le sien. Il continue à parler mais je suis même pas sûre d'avoir envie d'en entendre plus. Je ne pensais pas qu'il voulait se séparer d'Ashley pour cette raison. Maintenant tout est clair. Je me suis fait des idées. Quelques larmes me piquent les yeux mais je reste forte. Je refuse de me laisser aller devant lui. Je ne mettrai pas notre amitié en miettes parce que j'ai été assez conne pour avoir des sentiments superflus.

    Je hoche la tête et écarquille les yeux lorsque ses paroles atteignent mon cerveau. Que veut il dire par là ? Si je parviens à lui faire oublier la fille qu'il aime, ça veut dire qu'il m'aime un peu aussi, non ? Oui, il a des sentiments pour moi. Son regard est chaud, il me couve, s'empare de mon attention et me fait oublier tout ce qui nous entoure. Mon coeur frappe ma cage thoracique comme un lion qui chercherait à s'échapper de sa cage. Cette fois, une larme roule hors de mon œil, mais c'est une larme de soulagement et de bonheur. Il ne comprend pas, je m'en fiche complètement d'être la deuxième dans son coeur. L'important c'est que j'y sois, finalement. Le souffle me manque tant cette déclaration peu commune me perturbe. J'ai la gorge nouée par l'émotion. Je bois machinalement la deuxième moitié de ma bière cul-sec et pose le verre sur la table en cherchant une réponse à cela.

    « Je...euh... »

    J'esquisse un léger sourire coincé. En fait je crois que je ne réalise toujours pas que mes sentiments sont partagés. M'imposer ses sentiments ? Mais il déconne ou quoi ? Oui il est perdu, mais sûrement pas autant que moi à cet instant. Une seconde larme roule et je l'essuie grossièrement avec la paume de ma main. Mes doigts triturent le tissu de mon pull en laine. Je repousse nerveusement la mèche de mes cheveux qui tombe devant mes yeux. Tout ceci, sans jamais quitter son regard à lui. Peut être que c'est le moment de m'ouvrir, d'être moi-même. J'ai la trouille, mais je rêve de pouvoir être plus qu'une amie à ses yeux. Je pourrais continuer de choisir la sécurité comme je l'ai toujours fait en étant " la méchante que personne n'approche ", mais face à tant d'honnêteté et de détresse, je ne parviens pas à rester solide et impassible. Ma main tremblante traverse la table et se pose délicatement sur la sienne.

    « Caleb, t'es pas perdu du tout. T'es sur la bonne voie. Je crois même que c'est toi qui me rend si vivante. Ça faisait longtemps que je m'étais pas sentie aussi heureuse d'être moi-même. Tu ne veux pas m'imposer tes sentiments, d'accord. J'accepte et je respecte ça. mais accepteras tu les miens ? »

    Je fais une pause pour inspirer avec difficulté. Je suis angoissée. Pour la première fois depuis le début de notre discussion, je dévie le regard. Je ne peux pas le dire, pas en face de ses prunelles brûlantes. J'ai trop honte. Ces trois petits mots, je l'ai ai parfois dits, mais jamais réellement pensés. Dans un souffle, je les lui offre, comme une promesse d'amour infiniment grande.

    « Je suis amoureuse de toi. Depuis l'été dernier. Je... Je t'aime, Caleb. »

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mar 7 Mai - 10:38

-Je...euh...

Une boule d'angoisse se forme au creux de mon ventre. Elle va me rejeter. C'est sûr, elle va me rejeter. Si j'étais elle, c'est ce que je ferais. C'est logique. C'est normal. C'est évident. Qui, franchement, fait sa déclaration à une fille en entamant le tout par le fait qu'il en aime une autre? Il doit vraiment me manquer une case. Si ce n'est, en fait, plusieurs. Il aurait été plus simple de juste lui dire que j'avais des sentiments pour elle. Personne n'a jamais su pour Pomona, pourquoi commencer maintenant à déballer mon secret, et à la fille qui pourra peut-être me la faire oublier, en plus? Parce que je ne veux pas démarrer une relation sur de la malhonnêteté. Enfin, quelle relation. Elle va forcément m'envoyer balader, m'aurait sans doute envoyé balader aussi si je ne lui avait rien dit d'autre que ce qu'il aurait fallu qu'elle entende. Je n'ai plus qu'à espérer qu'elle ait suffisamment de considération pour moi pour ne pas me rire au nez et ne pas pointer du doigt le ridicule que je fais.

-Caleb, t'es pas perdu du tout. T'es sur la bonne voie.


J'essaie de comprendre, mais quelque chose en moi refuse encore de croire que cette phrase présage pour moi du meilleur. Au final, au moment où elle m'assure que je ne suis pas le type paumé que je crois être, j'ai la sensation d'être plus perdu encore. Si seulement, l'espace de quelques secondes, je parvenais à m'empêcher de penser ! J'en suis au point qu'un trop-plein d'analyse me rend incapable de saisir un instant dont il faut pourtant que je me souvienne.

- Je crois même que c'est toi qui me rend si vivante. Ça faisait longtemps que je m'étais pas sentie aussi heureuse d'être moi-même.


Voilà, je commence à percuter. Si ses propos ne signifient pas qu'elle a des sentiments pour moi, alors je renonce à comprendre la gente féminine un jour. D'un seul coup, le poids dans mon ventre semble se faire plume légère, elle ne m'humilie pas, elle m'offre un peu de joie dans la morosité de mon existence.

-Tu ne veux pas m'imposer tes sentiments, d'accord. J'accepte et je respecte ça. mais accepteras tu les miens ?


Ses yeux se détournent des miens, je comprends qu'elle est comme moi. Nous avons du mal, l'un comme l'autre, à dire de vive voix les secrets de nos coeurs.
Est-ce que j'accepte ses sentiments ? S'ils sont ce que je pense qu'ils sont je ne m'en sens, à la vérité, même pas à la hauteur, en s'intéressant à moi, elle me fait trop d'honneur. Et en même temps, elle me rend moins... incomplet.

-Je suis amoureuse de toi. Depuis l'été dernier. Je... Je t'aime, Caleb.

Ces mots suspendent les battements de mon coeur quelque secondes. Je me sens à la fois euphorique... et angoissé par ces paroles. Elena mérite-t-elle de m'aimer ? Même si égoïstement, cela me rend plus heureux qu'il n'est permis, je pense qu'elle mérite mieux que moi. Et une fois de plus, les pensées que je veux à tous prix chasser prennent le pas sur ce que mon coeur a envie d'exprimer de satisfaction.

-Elena...


Ma main attrape la sienne et la caresse du bout des doigts.

-Je refuse de te faire du mal. Je veux tout faire pour l'oublier. Pour toi, et pour moi aussi...
Je marque une légère pause. Je t'aime aussi. Et je veux être avec toi. Mais je ne supporterais pas que tu doutes sans arrêts, ou de te rendre tout simplement malheureuse.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mer 8 Mai - 10:53

    Je l'écoute, sans l'interrompre, le visage inexpressif comme si nous étions en train de parler météo ou examens. Seule ma main, légèrement tremblante dans la sienne plus grande et plus chaude, témoigne de mon émotion. Mes larmes ont séchées et les rougeurs de mes joues se sont évaporées. Je dois rester forte et garder une main autoritaire au dessus de cette infime partie de moi qui désire être douce, tendre et fragile. La fragilité ne m'a apporté que des problèmes. Aujourd'hui, j'obtiens grâce aux Chevaliers de Walpurgis une assurance méritée après des années d'efforts et de travail sur moi-même. Je ne suis pas prête à abandonner cette merveilleuse noirceur qui m'habite et me protège de mes ennemis, même si c'est pour un garçon aussi génial que Caleb.

    Sa façon de souffler mon prénom comme quelque chose de précieux qu'il se doit de respecter me fait frissonner. Je ne prétend pas pouvoir entrer dans sa tête, je ne suis pas aussi bonne legillimens qu'occlumens, mais je pense savoir ce qui le met mal à l'aise. Ses sentiments pour cette fille le freinent, il ne sait pas jusqu'où il pourra aller avec moi sans regretter l'autre ou me délaisser. Mon coeur se serre un peu et je me met à hésiter. Bien sûr je l'aime, plus que tout au monde. Mais est-ce-que je pourrais supporter la douleur d'être dans ses bras quand il désire une toute autre que moi ? Puis-je me contenter d'être une solution de remplacement, une roue de secours ? Et si cette fille mettait le grappin dessus ? Pas de doute, Caleb me quitterai, et tout ce que j'ai battit comme défenses autour de moi se retrouverait effondré devant la peine et la détresse que ça créerait en moi.

    Je secoue la tête pour chasser ces pensées épouvantables qui m'attristent. je n'ai pas de dons de voyance, je ne peux pas prédire l'avenir. Abandonner sans avoir essayé revient un peu à de la lâcheté. Mais d'un autre côté, ça revient aussi à de la prudence. Mes premières années à Poudlard m'ont été fatales et ont développée une carapace en moi. Seul Caleb parvient à passer au travers comme un simple nuage de fumée. Je pèse le pour et le contre en l'écoutant me dire qu'il ne veut pas que je souffre, qu'il aimerait bien oublier l'autre, mais qu'il y arrive pas. Je soupire. Je viens de prendre une décision. Je retire ma main en me redressant, mon dos appuyé sur le dossier de ma chaise. Une tristesse immense se lit dans mes yeux bleus embués.

    « Là c'est moi qui suis perdue, Caleb. Tu ne peux pas me dire que tu m'aimes et me repousser comme ça sans me donner la moindre chance. C'est bien beau de savoir ce que toi tu ne veux pas ressentir, mais tu t'es demandé ce que MOI je ne veux pas ressentir ? Tu as tout changé en moi, t'es arrivé comme un ouragan dans ma tête et tu m'as rappelée la fille que j'étais avant, cette fille que je ne voulais plus écouter par crainte d'être blessée. »

    Je ne sais pas où ces paroles me mènent, mais je n'arrive pas à m'arrêter. J'ai gardé trop longtemps ces choses pour moi, il doit savoir, il doit comprendre ce qu'il se passe dans ma tête. Sans cela, on ne pourra jamais imaginer un avenir possible ensemble.

    « Quand je suis avec toi, j'oublie tout ce qui a fait de ma vie un enfer, tu m'apporte une paix intérieure jamais égalée auparavant, et tu oses me dire que tu ne veux pas me rendre malheureuse ? Malheureuse, Caleb ! Je le suis chaque jour depuis mes six ans, sauf quand tu es là. »

    Je m'arrête enfin. Pas parce que j'ai fini de vider mon sac, mais parce que ma gorge est tellement serrée par les larmes que je refuse de laisser couler, que ma voix ne peut plus sortir. Le souffle me manque et je met ma min sur mon visage comme pour cacher ma honte et ma souffrance. Pourquoi est-ce-qu'il ne comprend pas ? Je l'aime bon sang, est-ce-que c'est si mal ? Ais-je quoi que ce soit à me reprocher dans cette histoire ? Je commence à me demander si le destin de s'acharne pas sur moi.

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Ven 10 Mai - 10:59

-Là c'est moi qui suis perdue, Caleb. Tu ne peux pas me dire que tu m'aimes et me repousser comme ça sans me donner la moindre chance.

Au final, j'ignore qui, de nous deux, comprend le moins. Car en prononçant les mots que j'ai prononcé tantôt, je ne m'attendais pas à une réaction aussi vive de la part de mon interlocutrice. Je ne la repousse pas, je n'en ai pas l'intention, et je suis loin d'avoir l'envie de ne lui laisser aucune chance. Elle n'a pas comprit ce que mes mots impliquaient. Et pour cause, j'ai dû m'exprimer le plus mal du monde. Ça m'apprendra, ma foi. Il faut toujours savoir peser ses mots, et éviter les images quand la situation est sérieuse. Je le sais, pourtant, je suis passé expert dans l'art de trop réfléchir à chaque phrase que je vais prononcer. Enfin, il faut croire que me trouver en présence d'Elena me fait oublier jusqu'à mes principes de base. Il est encore temps de se rattraper, néanmoins. Non, je n'ai pas voulu la rejeter, je voulais seulement lui signifier que je comprendrais si elle comptait me rejeter. Je doute qu'entretenir une relation avec moi soit la chose la plus saine et la plus agréable qui soit. Je voulais juste qu'elle en ai conscience. Mais de toute évidence, j'ai parlé de travers. J'ouvre la bouche, le temps de mettre un terme à ce quiproquo, mais Elena se perd dans un flot de paroles qui me désarme quelque peu.

-C'est bien beau de savoir ce que toi tu ne veux pas ressentir, mais tu t'es demandé ce que MOI je ne veux pas ressentir ? Tu as tout changé en moi, t'es arrivé comme un ouragan dans ma tête et tu m'as rappelée la fille que j'étais avant, cette fille que je ne voulais plus écouter par crainte d'être blessée.


Je me sens, pour le coup, extrêmement mal. Je ne supporte pas les malentendus, et encore moins de faire du mal à quelqu'un sans l'avoir voulu. Croit-elle vraiment que je ne me soucie pas de son ressenti. C'est à cause de celui-là même que je la met en garde. En garde contre moi-même. Elle ne veux plus être blessé, elle ne veut pas d'une déception amoureuse. Puis-je lui promettre de ne pas en être une? Bien que je le veuille, et le plus sincèrement du monde, je ne peux répondre à cette question en toute certitude. Je ne sais pas. Il faut que j'arrête de penser. Je gâche un moment qui devrait me rendre parfaitement heureux. Puisque je l'aime, puisqu'elle m'aime, pourquoi se compliquer la vie ? Il faut croire que je ne sais pas vivre autrement. Et à cet instant, je donnerais vraiment tout pour être un autre que cet imbécile de Caleb Lestrange. Je suis vraiment un inadapté social.

-Quand je suis avec toi, j'oublie tout ce qui a fait de ma vie un enfer, tu m'apporte une paix intérieure jamais égalée auparavant, et tu oses me dire que tu ne veux pas me rendre malheureuse ? Malheureuse, Caleb ! Je le suis chaque jour depuis mes six ans, sauf quand tu es là.


Cette déclaration m'arrête le coeur quelques secondes. Je ne m'attendais pas à pouvoir être si important aux yeux de quelqu'un. J'ai été habitué à ne compter qu'un peu, et à tout faire pour ne pas compter plus. Elena m'accuse d'avoir été comme un ouragan qui aurait soufflé sur sa vie. Que dire de l'influence qu'elle sait avoir sur la mienne? Je veux la rassurer, lui faire comprendre, j'ai peur que les mots, une nouvelle fois, ne correspondent pas à ma pensée.

-Je ne voulais pas dire que...
Ça y est, du coup, je ne sais même pas par où commencer. Finalement, songeant que faute de propos probants, les actes valent parfois mieux que les mots, j'approche mon visage du sien et rompt mes propos par un baiser. Je n'ai jamais eu l'intention de te rejeter. Et je ne l'aurais jamais.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Lun 13 Mai - 12:34

    « Je ne voulais pas dire que... »

    Quoi ? Il ne voulait pas dire que je ne serais jamais à la hauteur de la superbe nana sur laquelle il craque actuellement ? Peut être que c'est moi qui me fait des films mais ses paroles peuvent porter à confusion, faut l'admettre. Peut être qu'il ne voulait pas dire qu'il avait la trouille de me faire du mal, mais il l'a dit, je ne l'ai pas inventé. Tout tourne dans ma tête, j'ai l'impression de faire un 100m entre les divers sentiments qui se poussent dans mon coeur pour prendre la place. Mon coeur tambourine dans ma poitrine et je me demande si je vais pas faire un malaise, là, maintenant. J'pense pas que ça arrangerait les choses, mais ce serait un gain de temps pour réfléchir à une réponse plus organisée face à ses propos. Mais au moment où je m'apprête à l'envoyer se faire voir, ses lèvres se posent sur les miennes.

    Le temps s'est arrêté. Les yeux mi-clos, je savoure la texture souple et chaude des lèvres de Caleb. Je n'arrive pas à croire que ça m'arrive. Je me souviens avoir déjà rêvé de cet instant, au moins un million de fois depuis le printemps dernier. Quand je commence à réaliser que c'est bien réel, le rêve éclate comme une bulle de savon. Il s'est reculé mais son regard s'est profondément adouci. J'y lis un peu de peur, de l'appréhension, et beaucoup - mais genre vraiment beaucoup - d'amour. Je suis trop stupide. Comment j'ai pu croire un seul instant que je pourrais tourner les talons et claquer la porte sans me retourner ? Ses mots, comme des flèches dans mon coeur, font office d'électrochocs.

    « Je n'ai jamais eu l'intention de te rejeter. Et je ne l'aurais jamais. »

    Je rougis et détourne légèrement le regard. Comment dire ? Je n'ai jamais eu une impression aussi claire d'être la fille la plus conne du monde. Je me suis énervée pour un rien, juste parce que je n'ai pas su décrypter ses paroles précédentes. Je regrette aussitôt mon long speech sur son comportement désagréable quand au fait de me rejeter sans me laisser de chance. C'est pas une chance qu'il faudrait me laisser là, mais une corde avec un tabouret. Finalement l'idée de tomber dans les vapes tient toujours, elle est là au fond de mon esprit, comme une grande pote avec un panneau lumineux " ISSUE DE SECOURS " dessus. Pourtant, je suis loin d'être une fille lâche et je me dois de présenter des excuses.

    « Je suis désolée, je me suis emportée pour un rien. Je suis stupide. »

    Je ne peux m'empêcher de rire un peu de moi même. Tout ce scandale pour en arriver là, toute timide - ce qui me ressemble guère -, les lèvres incandescentes, avec un cerveau qui imprime toujours pas que je viens d'être embrassée par le mec de mes rêves. Je me sens plus niaise que jamais, et pourtant j'adore ça. J'ignore si c'est une très bonne idée, mais j'ai envie de goûter encore à cette sensation unique. A mon tour, je me penche et dépose un baiser tendre et un petit peu plus long sur ses lèvres. Ceci fait, je me redresse avec le sourire, et je dis avec un peu plus de conviction que tout à l'heure :

    « Moi non plus, je n'aurais jamais l'intention de te rejeter. Je te fais confiance, je veux t'aider à oublier cette fille. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour devenir la seule et unique fille intéressante à tes yeux. »

    Je marque une pause, puis murmure en riant :

    « Je t'ai déjà dit que je finissais toujours par obtenir ce que je voulais ? »

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mer 15 Mai - 15:11

- Je suis désolée, je me suis emportée pour un rien. Je suis stupide.

Stupide? Elena? C'est le dernier adjectif que j'utiliserais pour la qualifier. Non, si une chose en ce monde peut être affirmée avec aplomb, c'est qu'Elena Gordon est tout sauf quelqu'un d'idiot. Elle dispose au contraire d'un intelligence peu commune. Ce qui m'a - entre autres - particulièrement séduit en elle. Si quiproquo il y a eu entre nous deux, c'est évidemment de mon fait, mes propos prêtaient à confusion. Ce qui ne fait pas de moi quelqu'un de stupide non plus pour autant. Disons plutôt que quand les sentiments entrent en ligne de compte, on perd beaucoup plus facilement ses moyens. Ceci dit, je me dis que c'est une bonne chose, ce malentendu. Je réalise qu'elle tient beaucoup à moi pour s'emporter comme elle le fait, et oui, ça me plaît. Pourquoi est-ce que je perds tant de temps à penser à l'autre. Je veux qu'Elena accapare mes pensées. Elle me plaît trop pour que j'accepte de passer à côté d'elle. Et ce que je ressens, à cette seconde, quoi qu'il en soit, c'est de l'amour, j'en suis certain. Après tout, il existe bien plusieurs formes d'amour en ce monde : celui qu'on accorde à sa famille, celui que l'on éprouve pour ses amis. Je crois, de toute évidence, que j'expérimente deux formes de ce que l'on veut regrouper en une seule entité dans l'inconscient collectif : l'amour pétrarquiste, par essence impossible, et cet amour plus concret, plus sain, qui font les couples heureux et unis. Au fond c'est une chance pour l'ancienne bleu et bronze que je ressente envers elle non le premier mais le second sentiment. C'est plus simple et moins douloureux pour elle. Je ne veux rien faire qui puisse la faire souffrir, je tiens trop à elle, et je sais qu'elle sort d'une relation dont le dénouement a été douloureux pour elle. Sur ce point, je m'engage à ne jamais lui causer le moindre tort.

- Moi non plus, je n'aurais jamais l'intention de te rejeter. Je te fais confiance, je veux t'aider à oublier cette fille. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour devenir la seule et unique fille intéressante à tes yeux.


Je ne demande que ça, qu'elle y parvienne. J'en ai plus qu'assez de ma fascination stupide pour Pomona Fitz, qui pourtant n'a jamais rien fait pour l'alimenter, loin de là. Je veux qu'elle soit la seule à compter, je le veux vraiment... Et si, l'un comme l'autre, nous le souhaitons, pourquoi n'y arriverions-nous pas, hein?

- Je t'ai déjà dit que je finissais toujours par obtenir ce que je voulais ?


Mon visage se fend d'un sourire. Elle n'a pas besoin de me le dire, je n'en doute pas la moindre seconde. Elena est typiquement le genre de personnes qui peut avoir tout ce qu'elle souhaite, dotée d'autant de volonté et de détermination, je n'imagine pas que grand chose puisse lui échapper. Quand elle veut quelque chose, j'en suis convaincu, elle l'obtient. Et personnellement, je ne demande qu'à ce qu'elle ait ce qu'elle veut.

-Je n'en doute pas une seconde.


Puis, substituant aux mots les actes, je l'embrasse à nouveau.Ces lèvres fonctionneront mieux sur moi que n'importe quel sortilège d'amnésie, j'en suis sûr.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Lun 20 Mai - 21:41

    Il m'embrasse encore et Merlin que c'est bon ! J'ai la drôle d'impression de planer comme un chérubin, avec des ailes dans le dos. Enfin pour ça il faudrait déjà que j'ai quelque chose d'angélique. De divin, peut être, mais certainement pas d'angélique. Je me vois plutôt bien dans les limbes de ce monde infect. Un sourire s'étire sur mes lèvres alors que toute tension s'est évaporée. Du coup, tout cela signifie que nous sommes officiellement en couple je suppose. Sortir avec Caleb était un rêve auquel je n'osais croire, de peur de tomber de trop haut. Maintenant qu'il se réalise, je suis très heureuse. Son sourire me répond comme un miroir, nos bonheurs s'entremêlent et se confondent. En fait, je crois que je peux maintenant parler de " notre " bonheur, à tous les deux. Je n'oublie pas la fille qui occupe tant ses pensées. Si elle devenait un élément trop perturbateur, serais-je forcée de tuer à nouveau ? Caleb saurait que ça viendrait de moi. Non, trop risqué.

    « Eh bien moi je ne doute pas une seconde que tu n'en doute pas une seconde. »

    Mon regard glisse de façon inquiète vers la fenêtre à côté de nous. Je suis en train de gâcher un moment tendre et extrêmement important pour moi comme pour lui. J'aimerais pouvoir me focaliser sur la beauté de ses yeux qui pétillent de joie, mais je n'arrive pas à oublier ces gros nuages noirs qui s'enroulent dangereusement au dessus du paysage. Un grondement lointain retentit et je me crispe un peu. Mon regard qui était si clair et si brillant s'assombrit. Je fixe la table, comme si c'était le seul moyen de ne pas m’effondrer de terreur. Je suis mal à l'aise, il n'y a que deux personnes qui savent que j'ai une peur panique des orages : ma tante - chose normale après tout puisqu'elle m'a pratiquement élevée -, et Aby, mon meilleur ami et un peu amant de l'été dernier. Je n'aime pas me sentir en position de faiblesse et je serai parti si je n'avais pas eu une telle confiance en Caleb pour comprendre.

    J'inspire profondément et essaye de détendre mes muscles qui se sont tendus. Un éclair zèbre le ciel non loin et je sursaute en retenant un petit cri. Sans pouvoir me contrôler, mes mains se rabattent sur mon visage pour cacher mes émotions et m'éviter la vision de ce phénomène météorologique qui me pétrifie tant. Qu'est-ce-que mon nouveau petit-ami pense de moi, maintenant ? Je ne suis qu'une gamine effrayée par un petit orage. Voilà comment gâcher douze ans d'efforts pour devenir plus forte et moins sensible. Je passe pour la reine des idiotes. C'est pas fameux comme premier rendez-vous romantique. Un éclair tombe tout près et le tonnerre éclate à en faire vibrer les fenêtres. Même si les carreaux ne risquent pas de casser, je n'arrive pas à avoir un raisonnement logique. Un nouveau sursaut me secoue et des larmes jaillissent, terminant de faire de moi une poule mouillée.

    « Oh je suis désolée, je voulais pas que tu me vois comme ça... C'est l'orage, ça me terrifie. »

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Ven 24 Mai - 15:11

-Eh bien moi je ne doute pas une seconde que tu n'en doute pas une seconde.

Ça n'en donne pas l'air, mais ces mots résonne en moi comme la conclusion d'un pacte, l'arrangement, ou plutôt la promesse sur laquelle se fonde une relation que je me promets de voir durer : je m'engage à l'oublier, elle s'engage à m'y aider. Pour la première fois de ma vie, ou du moins depuis que j'ai rencontré mon inaccessible, j'arrive à croire que je suis bel et bien capable de l'oublier, de tirer un trait sur elle, et cela me soulage d'un poids immense. Je peux y arriver, je le sais, je le sens. Si dans ce sentiment d'abandon que provoque en moi le contact de nos lèvres, j'arrive à ne penser à rien, et surtout pas à elle, alors c'est que tout est possible, tout est envisageable.

Je me sens bien... Juste bien. Comme si j'avais enfin réussi à trouver ce semblant d'équilibre qui manquait cruellement à mon existence. Et ce n'est pas qu'une impression. Je l'ai effectivement trouvé, elle le personnifie. Et dans le climat d'une pure confiance nouvellement acquise, je ne peux m'empêcher de savourer mon bonheur, et une quiétude que je ne suis même pas certain de mériter.
...Mais c'est de courte durée. À côté de moi, je vois le comportement d'Elena changer, et je ne peux m'empêcher de me demander ce que j'ai fais, certain, à ce moment là, que je suis la cause de l'attitude troublante de ma nouvelle petite amie. Je ne fais pas le lien avec les éclairs qui zèbrent le ciel. Il faut dire que pour moi, les éclairs, la foudre, l'orage... ça ne m'inspire pas la moindre frayeur.

-Oh je suis désolée, je voulais pas que tu me vois comme ça... C'est l'orage, ça me terrifie.


Sur le coup, je ne peux dissimuler ma surprise. Je ne m'y attendais vraiment pas. Elena Gordon est une telle force de la nature, capable de temps de self-control et d'impassibilité, que jamais je n'aurais cru qu'elle puisse avoir peur de quoi que ce soit. Je ne songe pas à me moquer d'elle. Je ne suis pas mesquin, et je sais par ailleurs à quel point les phobies peuvent être irrationnelles. En fait, même si je déteste voir Elena dans cet état, j'aime à la découvrir sous un nouveau jour. Il y a tellement plus à apprendre d'elle que ce que la plupart veut bien croire. Et j'aime à découvrir ces différentes facettes de sa personnalité. Et je ne verrais aucun problème à passer tout mon temps à les découvrir toutes. Je la prends dans mes bras dans l'espoir de la rassurer un peu, laissant mes doigts caresser sa chevelure dorée.

-Ne t'excuse pas.
je lui murmure à l'oreille avant de déposer un baiser sur son front. Tu veux qu'on trouve une place à l'écart des fenêtres?

J'avoue ne pas savoir exactement comment il convient de se comporter face à une personne extrêmement phobique, confrontée à sa plus grande peur. C'est la première fois que cela m'arrive, en fait.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Lun 27 Mai - 12:40

    Dans les bras de Caleb, je me permet de fermer les yeux. Même si je tremble encore pas mal, ma respiration s'est apaisée avec une facilité déconcertante. C'est donc si simple que ça de guérir d'une phobie ? Être dans les bras d'un être cher suffit ? C'est bien. Ses doigts qui glissent dans mes cheveux absorbent mon attention et je ne perçois plus le grondement sauvage de l'orage là-dehors. Je ne sens plus que lui, ses bras autour de moi, son odeur, sa chaleur, sa douceur, la timidité dans sa voix, l'inquiétude dans son regard. J'oublie tout ce qui ne fait pas partie de sa personne. J'ai encore du mal à réaliser que nous formons dès à présent un couple. Ce n'est décidé que depuis dix minutes, mais j'ai l'impression d'être avec lui depuis des années, comme si nous étions destinés à s'aimer.

    Je croyais que de telles pensées étaient une faiblesse que je ne pouvais pas me permettre d'avoir, mais je me trompais lourdement. C'est surtout une grande source de force et de joie. A ses côtés, peut être que le monde me semble moins sombre et moins voué à l'auto-destruction. Dans son sourire si secret et si rare, j’aperçois des rêves d'avenir, des moments de joie et de peine, une vie entière à découvrir. Je me demande si on ressent ça à chaque fois qu'on trouve l'amour. Est-ce-que toutes les femmes ont l'impression d'avoir des papillons dans l'estomac lorsqu'elles tombent amoureuses ? Leur coeur bat-il si fort qu'il pourrait déchirer leur poitrine et s'en échapper ? Ont-elles cette impression de paix intérieure comme moi en ce moment ? Je soupire d'aise contre Caleb en songeant que si je suis la seule à ressentir cela, je suis sûrement la plus heureuse des femmes de cette planète.

    Je rouvre mes yeux et dépose un baiser doux et léger sur le cou de mon petit-ami, un sourire peint sur ma bouche que je n'arrive pas à effacer. C'est mignon de sa part de proposer qu'on s'éloigne de la fenêtre, mais à vrai dire ça ne changerait rien. Je me sens mieux. En fait, je pourrais aller sous la pluie en pleine tempête sans avoir la moindre crainte, s'il restait ainsi collé à moi. Mon esprit vagabonde un peu, imaginant un tas de scènes niaises et pourtant tellement agréables. Je me dis qu'un jour il faudra bien lui dire que j'ai eu une aventure avec notre meilleur ami en commun et que j'ai eu un passé assez douloureux auprès de Vincent ( même s'il peut l'imaginer, déjà, j'en suis sûre ). Je ne sais pas comment se présenteront les choses. Nous appartenons tous les deux corps et âmes à un homme cruel qui n'a pas d'autre but que de régner sur le monde. Nous ne serons jamais parfaitement libres de nous aimer. Et si un jour Tom ordonnait à l'un de nous de tuer l'autre ? Serais-je capable d'achever Caleb ? Non. Je ne pense pas. Stop, je dois arrêter de m'inquiéter, cela n'arrivera pas. Il n'y a aucune raison pour que Tom désire la mort de l'un d'entre nous.

    « Non, c'est bon. Comme ça je n'ai plus peur. Merci. »

    Je referme les yeux et pose ma tête contre son torse, écoutant les battements réguliers de son coeur. Bon sang, mais pourquoi est-ce-que même ce genre de détail est parfait chez ce mec ? On dirait qu'il a été fait pour m'attirer comme du miel pour une fourmi.

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mar 28 Mai - 15:18

- Non, c'est bon. Comme ça je n'ai plus peur. Merci.

De cet élan de panique, de cette angoisse incontrôlable et irrationnelle que j'ai vu naître dans son regard, naît un soudain sentiment d'apaisement. C'est tout du moins ce que je décèle dans cette respiration qui reprend soudain un rythme plus calme, de même que pour les battements ce coeur que je sens battre contre le mien. Tout ça au simple contact de mes bras. Est-il possible que je possède un tel pouvoir? Que d'une simple étreinte, de simples caresses, je sache dissiper ses maux et ses angoisses? Je ne sais pas... en fait, je m'en fiche. J'aime la savoir rassurée, j'aime la savoir confiante. J'aime le contact de sa peau contre la mienne, la douceur de sa voix (douceur qu'elle n'emploie pas avec tous, et je le sais bien). Cet instant pourrait durer, nous absorber, ça ne me dérangerait pas. À cette seconde, mon esprit est vide de toutes pensées, et c'est si agréable. Je hais tant qu'elles se bousculent dans mon pauvre crâne, le martyrisant, comme transperçant mon cerveau de mille coups de poignard. Là, il n'y a plus rien, pas même elle, ou son visage qui ne me semble plus qu'être une forme abstraite. À quoi bon, quand la plus concrète source de bonheur est blottie au creux de mes bras. Je ne veux pas briser l'étreinte. Je ne veux plus la lâcher, plus jamais, j'aurais peur qu'elle ne revienne plus jamais, peur de ne plus vivre à nouveau un tel instant. Au final, elle me rend si faible et si forte.

Je comprends ceux qui rejettent avec violence ce sentiment qui semble s'être échappé de nos esprits et fondu en minuscules molécules pour mieux charger l'air qui nous entoure tous deux et nous maintenir dans une bulle ou rien, ni l'orage, ni l'air, n'existent. J'ignore à cet instant si ce moment sera ma victoire ou ma défaite. Je sais juste que, pour tout l'or du monde, je ne voudrais être ailleurs ou en présence de quiconque d'autre. Pas même elle, non. Je dépose un nouveau baiser sur ses lèvres et songe que personne n'est plus chanceux que qui a appris à vraiment connaître Elena Gordon. Avoir découvert en elle toutes ces failles ne me la fait pas baisser dans mon estime, non. C'est tout le contraire qui se produit. Elle me plaît un peu plus à chaque chose que je découvre d'elle. Pense-t-elle pareil? À chaque faiblesse que je découvre en elle je veux m'attacher un peu plus. Mais mes faiblesses, à moi, me semblent ridicules et détestables. Pourtant, elle les découvrira un jour ou l'autre, et je veux qu'elle les découvre. Je ne veux rien lui cacher. Ni ne le peux, d'ailleurs. Contre l'aveu de sa phobie, qu'elle n'a pas dû faire à grand monde, je me dis qu'elle mérite bien que je lui fasse aveu de la mienne.

-Tu sais...
je lui dis très doucement, pour ne pas rompre trop brusquement l'instant. Craindre l'orage, je trouve ça plutôt rationnel. Plus qu'avoir peur des insectes en tous cas. Quand je vois une sauterelle, je fuis en prenant mes jambes à mon cou.

Je lui adresse un sourire. Tout ça pour dire, au fond, que ce n'est pas si grave.
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mer 29 Mai - 19:09

    Un baiser de plus, et mon coeur s'allège un peu plus encore. Bientôt, faudra me mettre des poids aux chevilles pour pas que je décolle du sol. Je me sens déjà pousser des ailes. Quelques personnes du café se sont retournées pour nous regarder, mais c'est à peine si je leur donne du crédit. Il n'y a rien au monde de plus important que Caleb, maintenant. Suite à mon calme qui est revenu aussi vite qu'il était parti, mon amoureux se détend un peu et se laisse aller à quelques confessions amusantes. Les sauterelles, hein ? Original. Malgré mon contrôle sur mes émotions, je ne peux retenir un petit rire. Je dépose un baiser dans son cou avant de lever les yeux au ciel. Est-il donc prêt à tout pour me faire oublier l'orage qui gronde dehors ?

    « Personnellement je n'ai aucun problèmes avec les insectes. Mon patronus est une énorme araignée. Je vais peut être éviter de le faire ici, je voudrais pas t'effrayer. »

    Je me sens détendue, j'ai envie de rigoler et de parler de tout et de rien. J'ai même envie de tout apprendre de lui jusqu'aux petits détails comme sa couleur ou son dessert préféré. C'est bête mais je pense qu'on ne pourra pas former un vrai couple harmonieux si on n'apprend pas tout l'un de l'autre. Maintenant que nous savons le plus important, pourquoi ne pas s'attaquer aux petites choses ?

    « Au niveau des bestioles, j'ai un chat parlant du nom de Kuro. Il est casse-pied, collant et parfois un peu grossier, mais je l'aime bien. Et toi, aucun animal ne t’intéresse ? Du tout ? »

    Je raconte n'importe quoi, mais j'imagine que c'est ce qui se passe quand on aime quelqu'un. Mes pensées bien ordonnées et mon esprit pratique semblent être partis prendre une pause pour la soirée. C'est un peu déstabilisant au début, mais je sens que je vais vite m'y faire. Le plus désagréable ce sera de retrouver l'ennui du quotidien, loin de lui et de son sourire attendrissant. Le serveur passe et je me commande un whisky pur feu, histoire de me réchauffer un peu. Malgré la position câline que Caleb et moi avons, je dois avouer que j'ai un peu froid. Ces derniers temps, le soleil se fait rare et le froid de l'hiver s'installe sans se faire prier. Bientôt, il y aura de la neige. La boisson ambré arrive et j'en bois deux petites gorgées qui me brûlent la gorge. Je ferme les yeux en souriant. Ça fait drôlement du bien.

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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Mar 4 Juin - 14:33

-Personnellement je n'ai aucun problèmes avec les insectes. Mon patronus est une énorme araignée. Je vais peut être éviter de le faire ici, je voudrais pas t'effrayer.

Une araignée géante, vraiment? Comme c'est... peu ragoûtant. J'ai moins de mal avec ces créatures qu'avec les sauterelles mentionnées plus tôt, mais je n'en mènerai pas large pour autant. Tout ce qui a un nombre incongru et trop conséquent de pattes, c'est à bannir, selon moi. Je sais, l'Héritier Lestrange intimidé par des bestioles qui font le millième de sa taille, c'est complètement pathétique, c'est pour cela que c'est la première fois que j'en parle. En présence d'un insecte, vous ne me verrez pas prendre mes jambes à mon cou, non, mais vous ne pourrez pas non plus imaginer tout le self-control dont je dois faire preuve afin de garder une contenance et de n'avoir l'air de rien. De l'avantage d'avoir trop de fierté, cela vous renforce, vous oblige à braver vos peurs au nom de ce qui est raisonnable et bon pour son égo et son image. Mettez que Voldemort apprenne ma phobie des insectes ou sa phobie des orages, nous aurions l'air de bien piètres chevaliers. Mais l'un à l'autre, nous n'éprouvons aucune gêne à nous l'avouer. Une autre m'aurait dit qu'elle craignait que je sois effrayé par un simple patronus, blessé dans mon honneur, j'aurais sûrement répliqué de manière assassine. Mais en ce qui la concerne, je sais qu'elle se contente de plaisanter. Et puisqu'elle connaît ma faiblesse autant que je connais la sienne, il n'y a nulle inquiétude à avoir. Nous sommes quittes.

- Au niveau des bestioles, j'ai un chat parlant du nom de Kuro. Il est casse-pied, collant et parfois un peu grossier, mais je l'aime bien. Et toi, aucun animal ne t’intéresse ? Du tout ?


Ce genre de conversations me dérange, la plupart du temps, parce que la vie d'autrui a cette fâcheuse tendance à ne pas m'intéresser la moindre seconde mais Elena fait à nouveau exception. Elle pourrait me parler de la couleur de ses chaussettes, je suis presque certain que ça m'intéresserait. J'arque un sourcil quand elle mentionne son chat parlant. J'ignorais qu'un chat ou n'importe quel animal puisse parler, même après qu'on lui ait lancé un sortilège. Je ne suis pas certain d'apprécier cette perspective. Un chat, dès que ça miaule trop, ça m'agace déjà, mais si ça doit parler, en plus. Pour répondre à sa question, non, les animaux ne m'intéressent pas.Je ne les déteste pas non plus, mais ils m'indiffèrent complètement. Leur présence ne m'attendrit pas, leur absence ne me pèse pas.À mes yeux, ils sont juste des organismes vivants parmi tant d'autres. Rien qui soit franchement palpitant.

-Non, pas particulièrement.


Et peut-être que, tout à coup, je lui semble complètement morne, blasé et inintéressant. Mais en même temps je ne vais pas commencer à gagater devant un clébard abruti sous le seul prétexte que ça me rendrait plus charmant.

-Je ne savais pas que les chats pouvaient parler.
j'ajoute dans un sourire avant de laisser mon regard contempler la fenêtre.

Il commence à se faire tard.

HJ : je pense que ce serait pas mal de clôturer ce rp, non? Razz
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Message#Sujet: Re: Knockin' On Heaven's Door. | Caleb & Lena |   Jeu 13 Juin - 19:51


    [ Tout à fait d'accord ! Je clos ]

    Ce genre de conversation m'ennuie habituellement, mais là c'est comme si je pouvais dire n'importe quoi pendant des heures sans jamais m'en lasser. Le fait que Caleb ne soit pas fan d'animaux ne me dérange pas, après tout notre amour ne signifie pas que nous sommes obligés d'avoir que des points en commun. Les différences pimentent un peu la vie d'un couple, bien que je ne sois pas certaine d'avoir besoin de pimenter notre vie d'avantage, étant donné que nous sommes déjà tous deux impliqués dans une secte maléfique déterminée à changer le monde de façon plus que radicale. Tout ceci m'amène d'ailleurs à songer à ce que nous réservera notre avenir ensemble. Nous sommes sous les ordres de Tom Jedusor à un point indéfinissable, alors, si l'un d'entre nous recevait l'ordre de faire taire l'autre de façon définitive, que se passerait-il ? L'idée d'avoir à tuer Caleb m'est insupportable, je préfère ne pas y songer à moins d'y être forcée.

    Je souris de façon rassurante et dépose un baiser tendre sur sa joue. Son côté blasé par le bruit d'un animal, sa manière de cacher un maximum d'émotions, c'est ce qui me plait le plus chez lui. Au fond nous sommes les mêmes, esclaves d'une vie que nous n'avons pas choisie, poussés par un besoin incurable de prouver sa valeur, de se détourner d'un chemin déjà tracé. Ce besoin de choisir son destin au lieu de pencher pour la facilité fait de nous des savants, le début d'une nouvelle génération plus grande, plus intelligente et plus forte que les autres. Nous sommes le futur.

    « Je ne savais pas que les chats pouvaient parler. » déclare-t-il en souriant.

    Je ris. Je ris comme si je n'avais aucune peur, comme si je n'avais pas conscience que le chemin que j'ai choisi de suivre est plongé dans les ténèbres et qu'il est trop tard pour faire demi-tour ou regretter des actes. Les dernières paroles de mon père ne représentaient rien à mes yeux il y a encore quelques semaines, et aujourd'hui elles me troublent.

    " Tu ne pourras pas fuir l'amour. Il te rattrapera. Il finit toujours pas nous rattraper. "

    Mais alors si j'avais su, à cet instant, que tuer mes parents ne changeraient rien à ce que je suis, peut être seraient ils toujours en vie. Peu importe combien de fois j'agirai de façon odieuse et cruelle, cela ne rendra que plus évidentes mes émotions et mes faiblesses. L'amour mène à la peine, la peine à la douleur et la douleur mène à la rancœur. Finalement, pour haïr, il faut bien avoir aimé un jour.

    Je jette à mon tour un regard vers l'extérieur. Il est tard, il faut que je rentre chez moi. Je ne pourrai pas entrer dans Poudlard à cette heure, il va me falloir affronter l'isolement de ma grande demeure. Inutile que je demande à Caleb de m'y accompagner, je compte agir selon les règles avec lui. Nous auront tout le temps de devenir plus proches. Passer une nuit seule ne me fait pas peur.

    « Je vais devoir rentrer chez-moi. Je n'avais pas prévu de rester aussi longtemps dehors. »

    Je parle posément, sans émotion aucune. Il est temps pour la fausse Elena de reprendre sa place. Sans plus de cérémonie, je me lève et dépose quelques pièces sur la table pour ma consommation. Je croise une dernière fois les yeux de l'homme que j'aime, y puisant la force de tenir le coup jusqu'à notre prochaine rencontre. Il va me manquer. Lentement, comme si j'abandonnais une partie de moi-même, je dépose un baiser sur ses lèvres, puis je fais demi-tour et sors précipitamment du bar. Je n'ai jamais eu autant de mal à quitter quelqu'un, même en sachant que ce n'est que partie remise.

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