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 HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs

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Message#Sujet: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Jeu 21 Nov - 18:19

★ La tête ailleurs ★


Herbert n'était pas le professeur le plus consciencieux du monde. Parce qu'il était d'un naturel peu scrupuleux, déjà, parce qu'il était du genre à se laisser distraire pour un rien, et aussi, simplement, parce que plus le temps passait, plus il devenait clair qu'il n'était pas fait pour enseigner la botanique. Il aimait toujours autant cette matière, oui, mais il y avait une différence entre s'occuper tranquillement de ses plantes dans son coin et faire face à des dizaines d'élèves irrespectueux et surexcité. Voilà, une fois de plus, tout semblait lui confirmer ce dont il était intimement convaincu en son for intérieur : lui, il était fait pour la scène. C'était ce qui le motivait, l'animait, lui donnait envie de continuer... Accepter de succéder au professeur Terwilliger avait été une erreur. Oui, c'est vrai, il faut bien vivre, et cette vie, il fallait la gagner, mais il était quand même en train de se dire qu'il aurait dû insister encore un peu, essayer de participer à plus de castings, avant de jeter l'éponge.

...Oui, tout indiquait qu'il ne pouvait s'épanouir que dans le spectacle. Tenez, depuis que le professeur Dippet l'avait autorisé à monter son groupe théâtral, il ne se concentrait presque que là-dessus, quitte à totalement négliger ses cours, dérogeant complètement au passage à la promesse qu'il avait fait au directeur de Poudlard : c'est à dire, ne pas donner trop d'importance à ce qui devait rester une activité extra-scolaire pour tout le monde... Enfin ! Tant que personne ne lui en faisait le reproche, il n'allait pas vraiment faire d'efforts...

Il n'y pouvait rien, plus il avançait dans la mise en scène du spectacle, plus les idées fourmillaient dans son esprit. Là, il venait juste de s'offrir une édition détaillée et commentée des contes de Beedle Le Barde chez Fleury & bott, dont il avait choisi de s'inspirer pour la pièce qu'il essayait de monter, et à peine sorti de la boutique, il avait déjà le nez plongé dedans. Si bien qu'il ne vit pas la personne qu'il venait tout juste de bousculer. Heureusement, il semblait avoir juste légèrement heurté la jeune femme, mais pour autant, il se confondit en excuse, se maudissant pour sa maladresse.

-Je suis désolé, je ne vous avais pas vu !


S'il avait prit le temps de regarder où il marchait, en même temps, ce ne serait certainement pas arrivé. Vraiment, Herbert, en plus de ne pas avoir de tête, avait visiblement deux pieds gauches.


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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Mer 27 Nov - 18:41

    Cela faisait plusieurs semaines que je n’avais pas eu de nouvelle de Joel et c’était quelque chose qui ne me rassurait pas vraiment. Je n’avais pas reçu de lettre de sa part ou de message caché, il avait annulé tous nos rendez-vous et de manière globale, cela ne sentait pas bon. Je m’inquiétais vraiment, pourquoi ce silence radio qui ne lui ressemblait pas ? Je savais qu’il allait toujours au boulot mais il ne me donnait plus signe de vie. Cela avait donc clairement un rapport avec moi mais je me demandais pourquoi. Il pouvait au moins me prévenir et m’expliquer. Etait-ce en rapport avec sa bonne femme qui avait tout découvert et qui lui mettait la pression ? ou était-ce à cause de doute de ses opposants politiques ? je n’en avais pas la moindre idée et en tant que journaliste, je détestais rester dans le doute comme ça. J’avais besoin de savoir, c’était plus fort que moi, je devais savoir ! Mais pour le moment toutes mes tentatives n’étaient que des échecs.

    Je marchais d’un pas énergique énervé et inquiet de la situation. L’amour que je lui portais avec cette faculté de me détruire, de me ronger de l’intérieur lorsqu’il était loin de moi. C’était tellement difficile de faire avec. Je me laissais peu à peu submerger par l’émotion de ce rejet car en dépit de tout ce que j’essayais de montrer, j’étais une femme fragile et amoureuse qui souffrait de la situation. Les larmes aux yeux, je ne voyais bientôt plus où je marchais, le regard baissé si bien que... « Je suis désolé, je ne vous avais pas vu ! » Je relevais alors le visage, essuyant aussi rapidement que possible mes yeux. Il m’avait à peine bousculer et je ne lui en voulais pas même si j’aurais préféré n’avoir affaire à personne. Je n’aimais pas être surprise en pleine vulnérabilité. « Ce… ce n’est pas grave. » dis-je d’une voix pleine d’émotion.
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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Sam 30 Nov - 14:32

★ La tête ailleurs ★


L'incident aurait pu s'arrêter là, il lui présentait ses excuses, elle lui répondait que ce n'était pas grave, et chacun repartait vivre sa vie sans plus se soucier de l'autre. Une rencontre et inopinée, sans la moindre conséquence, puisque jamais ils ne se recroiseraient. Mais ce ne fut pas ainsi que les choses se déroulèrent. Et on devait avant tout cela à l'inaptitude totale du professeur de botanique et comédien raté de voir quelqu'un pleurer sans se soucier de ce qui pouvait bien lui arriver.

Il avait beaucoup trop d'empathie et de compassion à revendre, c'est une certitude. Il ne supportait pas de percevoir le mal-être de quelqu'un d'autre, il se sentait l'obligation formelle de faire quelque chose, n'importe quoi, pour y palier du mieux qu'il le pouvait, dans la mesure de ses capacités. Qu'il s'agisse d'une totale inconnue n'y changeait absolument rien (à part peut-être son degré d'implication, c'est sûr), Herbert était le genre de type qui ne savait pas être indifférent, alors quand il perçut les larmes aux bords des yeux de la jeune femme qu'il venait de bousculer, et le tremblement dans le ton de sa voix, il voulut immédiatement faire quelque chose, n'importe quoi, pour qu'elle se sente mieux.

-Vous allez bien, mademoiselle ?


C'est sûr, cette question était un peu stupide. Il suffisait d'un regard en direction de Paige pour deviner qu'elle allait mal, mais c'était encore la manière la plus délicate pour lui de tenter de lui apporter un peu de réconfort sans se montrer pour autant insistant.

Après tout, ils ne se connaissaient pas, elle n'avait aucune raison de lui confier ses déboires si elle n'y tenait pas, et il ne l'obligerait pas à quoi que ce soit. Si elle décidait de ne pas lui répondre et de l'envoyer balader, alors il n'insisterait pas, mais il espérait que les choses ne se dérouleraient pas ainsi. Le pauvre Herbert, qui commettait souvent l'erreur d'être bien trop altruiste, détestait voir une âme en peine et ne rien pouvoir faire pour la soulager. Il n'attendait rien en retour, c'est ça le pire, juste un sourire de la part de la jeune femme, et il aurait le sentiment d'avoir été utile.


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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Mar 3 Déc - 19:00

    « Vous allez bien, mademoiselle ? » Prenant une grande inspiration, je m’essuyai fébrilement les joues. Il semblerait que je ne sois pas tombée sur l’un de ces hommes capable de passer son chemin tout en s’en fichant de pourquoi une femme n’allait pas bien. Je ne savais pas si j’étais contente ou non. Lorsque je me sentais pas bien comme cela, j’avais toujours tendance à me refermer sur moi-même, à vouloir être seule. Je n’aimais pas que l’on me voit fragile comme cela et c’était avec une quasi certitude que je savais que jamais je ne dirais à Joel que j’ai pleuré. De toute façon, il ne me donnait plus de signe de vie, je ne voyais donc pas à quelle occasion je pourrais lui dire. Enfin bref, même si j’avais toujours tendance à repousser les gens autour de moi lorsque j’allais mal, je savais que ce n’était pas la solution. Et je me voyais mal repousser l’homme face à moi qui semblait être très gentil, peut-être trop pour se prendre une réponse sèche.

    « Cela se voit tant que cela ? » dis-je avec un sourire crispé et triste. Je me passai une main dans les cheveux nerveusement. Je ne savais pas jusqu’où je pouvais aller. Enfin, je sentais pas bien que sa question était pleine d’inquiétude et qu’il voulait sans doute s’assurer que je n’allais pas me jeter du pont. Cette idée me terrifiait. Malgré toutes les épreuves que j’avais vécu, qui en soit, n’étaient pas des montagnes, je n’avais jamais eu de pensée suicidaire même dans les moments les plus durs. « Je… hum… des problèmes de cœur… vous savez ce que cela peu faire. » Je fis un sourire plus détendu. On m’avait toujours dit qu’il était plus facile de se confier à un inconnu mais je n’avais jamais eu de certitude là dessus, peut-être que c’était vrai. En tout cas, si cet inconnu était partant pour jouer les cobaye, j’étais bien décider à essayer cela.
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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Mer 4 Déc - 18:57

★ La tête ailleurs ★


La jeune femme aurait été totalement en droit d'envoyer Herbert balader. Il n'est jamais agréable d'être surprit alors qu'on se laisse aller au chagrin, et elle aurait très bien pu l'envoyer balader en lui disant que ses malheurs ne le concernaient pas (ce qui n'était pas faux, d'ailleurs), mais elle n'en fit rien, elle se contenta d'afficher un sourire un peu triste avant d'accepter lui répondre, ce qui renforçait la première opinion qu'Herbert avait eu au sujet de Paige : elle semblait véritablement agréable et sympathique (si la journaliste lui avait fait mauvaise impression, il ne se serait pas permis de l'aborder, en fait).

« Cela se voit tant que cela ? »


Ce fut au tour d'Herbert d'esquisser un léger sourire. Oui, ça se voyait. Herbert n'était pas l'homme le plus subtil et observateur de la création, mais il l'avait remarqué. La jeune femme semblait si malheureuse, elle attirait immédiatement la compassion. Ou alors c'était peut-être lui, en fait, qui avait une sorte de radar, à repérer les âmes en peine, puisqu'il avait un don, il paraît, pour consoler les âmes en peine, même si lui ne s'en rendait pas compte du tout.

« Je… hum… des problèmes de cœur… vous savez ce que cela peu faire. »


C'était donc ça ! C'était souvent le cas, malheureusement. La plupart du temps, les plus grand chagrins étaient causés par des peines de coeur. Et oui, s'il y avait une chose connue universellement (des adultes en tous cas), c'étaient les chagrins d'amour et les problèmes de couple. Il était passé par là comme tout un chacun. Même si célibataire, Herbert cultivait des sentiments pour sa meilleure amie, avec qui il était sorti à Poudlard, et entretenait une amitié forte mêlée de jalousie, puisque Georgie avait réussi là où Herbert avait toujours échoué.

-J'aimerais pouvoir vous répondre non, mais oui, je sais ce que c'est.
répondit-il dans un léger sourire. Puis, après un moment d'hésitation. Ne vous méprenez pas sur mes intentions, mais que diriez vous si je vous invitais à prendre un café. Je refuse de vous laisser déprimer seule.

Sa proposition pouvait être mal interprétée, mais vraiment, elle partait de bonnes intentions. Il était totalement incapable d'en avoir de mauvaises, en même temps, il était dans l'incapacité totale d'être mal intentionné envers autrui.

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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Mar 10 Déc - 18:16


Herbet & Paige ◮ la tote ailleurs
« J'aimerais pouvoir vous répondre non, mais oui, je sais ce que c'est. » Je constatai avec aisance que les relations amoureuses étaient particulièrement compliquées pour tout le monde. Pourtant c’était encore très surprenant dans cet époque où les mariages arrangées existaient toujours. J’avais eu la chance de voir mes parents me laisser choisir mon avenir amoureux et si ils étaient au courant de ce que je faisais, il était certain que je devais sans doute les décevoir. J’avais 26 ans et j’entrais dans la catégorie des vieilles filles. Mais je ne pouvais faire autrement, mon cœur était pris pour un homme, un homme qui avait le malheur d’avoir été uni par les liens du mariage à une autre femme. Je maudissais parfois de l’avoir rencontrée, mais rapidement, je changeais d’avis car malgré les difficultés, il m’apportait un réel bonheur que je n’échangerai pour rien au monde.

« Ne vous méprenez pas sur mes intentions, mais que diriez vous si je vous invitais à prendre un café. Je refuse de vous laisser déprimer seule. » L’expression de mon visage était celle d’une jeune femme prise de court. Je ne m’attendais absolument pas à cette proposition. Et je ne savais pas trop quoi lui répondre. J’appréciais sa gentillesse, il semblait être une personne pleine d’empathie et j’étais quasiment sure et certain que certains devaient en abuser. Cependant, il n’était pas de bien séance d’accepter l’invitation d’un parfait inconnu. Mais franchement, moi de la bien séance, je n’en avais rien affaire. J’étais la maitresse d’un homme marié, alors niveau moral j’étais comme une démone pour certaine puritaine. J’aimerai tellement que la société évolue par rapport à cela. J’avais la sensation que l’on était dans une époque archaïque où si tu n’étais pas marié avec un enfant à moins de 25 ans, tu étais considérée comme avoir une tard et comme une mauvaise femme.

« Je pense que je n’ai rien à craindre à vous suivre dans un endroit public. » Il était clair que ma réflexion était bien plus sur ce tableau là. Je ne voulais prendre aucun risque de me faire avoir par un mec qui pourrait me faire du mal. Mais j’étais une femme prudente et je sentais qu’en je tombais dans un piège. Mais je connaissais bien la rue et je n'accepterai d'entrer que dans un pub ou un salon de thé que je connais.
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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Mer 11 Déc - 14:23

★ La tête ailleurs ★


-Je pense que je n’ai rien à craindre à vous suivre dans un endroit public.

La réflexion de la jeune femme était parfaitement compréhensible. D'autres s'en seraient peut-être offusqué, mais pas Herbert, il trouvait au contraire l'attitude de son interlocutrice particulièrement logique. Ils ne se connaissaient pas, et même si le comédien raté n'avait absolument aucune mauvaise intention à l'égard de son interlocutrice. Il se souciait d'elle parce qu'il la voyait triste, et qu'il ne supportait pas la tristesse. C'était niais, certes, mais comme ça. Il n'envisageait même pas de la séduire ou quoi que ce soit (même si elle était effectivement très mignonne), vraiment, ses intentions étaient pures et honnêtes, et il pourrait le lui prouver, puisqu'elle acceptait de boire un verre avec lui.

-Dans ce cas... pour vous prouver ma bonne foi, je vous laisse choisir le café.


Qu'elle choisisse le lieu lui semblait la moindre des choses, et il se plia à ses exigences. Quand ils s'installèrent à un café, ce fut conformément au choix de la jeune femme. Ils s'installèrent à une table. Il lui adressa un léger sourire avant d'examiner la carte des boissons... Même si, au fond, ce n'était pas vraiment nécessaire. Adepte qu'il l'était du café, il n'y avait pas à chercher longtemps.

-Au fait, je ne me suis même pas présenté. Je m'appelle Herbert, Herbert Beery. J'enseigne la botanique à Poudlard.

Ah l'époque lointaine où il se présentait en tant que comédien. Elle lui manquait, au fond. Mais inutile de parler de ses déboires à son interlocutrice, ce n'était pas ce qui allait lui rendre le sourire. Et, en l'occurrence, c'était son seul et unique objectif pour le moment. Il espérait que cette rencontre aurait au moins le don d'avoir été un rayon de soleil dans un ciel un brin maussade. Il ne voulait pas être le type un peu bizarre qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas, il voulait juste chasser un peu la tristesse de l'esprit de la journaliste. Utopique ? Idéaliste dans l'âme ? Oh que oui, il l'était, ça c'est une évidence, et même lui ne se faisait pas d'illusions à ce sujet. Mais pourquoi être toujours pessimiste ? Quel mal y avait-il à chercher à rendre le monde un peu plus beau ? On ne pouvait pas changer le monde, c'est sûr, mais par quelques gestes quotidiens, une légère fantaisie, et une capacité à aller vers les autres quand ils allaient mal au lieu de les laisser ruminer dans un coin, on pouvait déjà amener un peu de soleil.

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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Dim 29 Déc - 19:29


Herbet & Paige ◮ la tote ailleurs
« Dans ce cas... pour vous prouver ma bonne foi, je vous laisse choisir le café. » J’appréciai le geste et je l’emmenai dans un café/pub dans lequel j’avais mes habitudes. Je m’installai sur une petite table et faisait signe à l’un des employés me connaissant bien. De cette manière j’avais la chance de ne pas avoir à me lever pour aller commander et prendre mes boissons. Je prenais un bon chocolat et le laissais choisir sa boisson. Je passais quelques secondes nerveusement mes mains sur mes yeux bouffi. Cette journée prenait une tournure assez surprenante mais je n’allais pas vraiment m’en plaindre. Cela me permettait vraiment de me changer les idées et si je pouvais avoir des conseils priment c’était toujours bon à prendre.

« Au fait, je ne me suis même pas présenté. Je m'appelle Herbert, Herbert Beery. J'enseigne la botanique à Poudlard. » Je souriais amusée de voir qu’il était de Poudlard. Cela commençait à remonter à quelques années à présent et je devais reconnaître que je me montrais assez nostalgique de cette époque. « Ah Poudlard, cela me manque tellement parfois. » Oui, cela me manque vraiment, ma maison poufsouffle en autre et surtout la vie était tellement moins compliquée à cette époque. Je ne risquais pas de croiser d’homme marié à cette époque sauf si je décidais de taper dans les débris des profs, même si je pouvais à présent constater qu’il n’y avait pas que des débris. « J’aurais beaucoup aimé vous avoir comme profs à mon époque. Vous devez avoir quelques groupies dans vos cours. » Rigolant sur le fait qu’il était assez beau garçon.

« Je suis Paige Hamilton, journaliste politique pour la gazette. » Mon dieu que j’aurais préféré ne pas être une journaliste politique. Je savais que je pouvais être fière surtout qu’à cette époque on considérait encore les femmes bonnes pour rester à la maison et surtout pas à comprendre la politique. Mais si j’avais été journaliste de tout autre chose, ma vie n’aurait pas croisé celle de Joel et je ne serais pas à présent dans cette situation immorale qu’est celui d’être la maitresse d’un homme marié.

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Message#Sujet: Re: HERBERT & PAIGE ★ La tête ailleurs   Ven 3 Jan - 10:24

★ La tête ailleurs ★


Le café choisi par Paige semblait très agréable et confortable, l'ambiance y était sympathique, rien d'austère ni dans le service, ni dans le décor. C'était parfaitement adapté à la situation. Pour une première rencontre entre deux parfaits inconnus, c'était idéal. De son côté, il se commanda un cappuchino, son pêché mignon.

-Ah Poudlard, cela me manque tellement parfois.


Il esquissa un sourire. Herbert entendait très souvent cette phrase de la part de ses interlocuteurs quand il leur apprenait être professer à Poudlard. L'école de magie exerçait sur ses anciens élèves une certaine nostalgie et une grande fascination. C'était compréhensible. Même s'il s'agissait d'une école (et que donc, par définition, ce ne devait pas être le lieu où on rêvait le plus au monde de se trouver), il y régnait une ambiance magique : le château était féérique, le décor idéal pour vous faire oublier que son objectif principal reste de vous faire étudier. En remettant les pieds à Poudlard, Herbert avait à nouveau ressenti ce sentiment de chaleur, cette impression d'être chez soi... Mais elle s'était altérée depuis. Avoir la nostalgie de son ancien collège, c'était aussi avoir la nostalgie de ses amis de l'époque, mais il n'y en avait plus dans cette école, désormais, et ses collègues étaient... terribles. Le professeur de botanique avait toutes les peines du monde à s'intégrer. Il avait beau être sociable, les professeurs et personnel de Poudlard n'étaient vraiment pas facile. Mais bon, il fallait qu'il évite de s'en plaindre. Au moins, il avait un travail. Il était payé, nourri, loger. Ce n'était pas le métier de ses rêves, mais il pouvait s'en contenter.

-J’aurais beaucoup aimé vous avoir comme profs à mon époque. Vous devez avoir quelques groupies dans vos cours.

Nouveau sourire. Il acceptait le compliment avec plaisir. Même si elle ne le connaissait pas encore suffisamment bien pour savoir s'il était bon professeur ou pas. Et il semblait qu'il n'était pas si bon que ça. Son cours comptait bien plus de détracteurs que de groupies, ça c'est certain. Mais c'était tout de même agréable de s'entendre dire qu'on était séduisant, surtout quand la personne n'avait derrière cela aucune arrière-pensée (la pauvre souffrait d'un chagrin d'amour, bien sûr qu'elle n'avait rien derrière la tête).

-Je suis Paige Hamilton, journaliste politique pour la gazette.


Waouw ! Un titre tout à fait remarquable. Travailler à la Gazette était déjà un honneur, couvrir une chose aussi importante que la politique, ça l'était plus encore. Admirable, son travail était admirable.

-Enchanté, Paige. Je suis impressionné, vraiment ! Votre travail doit être fascinant...
Leurs boissons arrivèrent. Herbert en but une gorgée avant de reprendre. Je ferais attention à ma prochaine lecture de la Gazette, dans ce cas. Il sourit. Vous devez adorer votre travail, non ? C'est une chance de pouvoir faire ce que l'on aime.

C'était bien loin d'être son cas.

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