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 Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]

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Ysbridion
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Message#Sujet: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Lun 6 Jan - 16:33

Et on piétine, on piétine, la réputation de tout le bureau en prend un coup, la presse en fait ses choux gras, ravie de nous voir échouer... Échec temporaire, je m'y engage. Voilà plusieurs jours que je ne quitte plus mon bureau. Aurais-je intérêt à me trouver ailleurs qu'ici, quoi qu'il en soit ? Pas spécialement, puisque rien ne m'attend à l'appartement. J'ai toujours été dévoué corps et âmes à ce service, à mon travail. Rien de surprenant, donc, à ce que, à un moment ou à un autre, je finisse par passer ma vie ici plutôt qu'ailleurs. C'est pour le plus grand bien, après tout. Les dossiers s'accumulent dans nos bureaux, et les résultats sont mauvais, mauvais, mauvais. Ce groupuscule, les neo-grindelwaldiens, nous donnent définitivement du fil à retordre. Nous avons des présomptions de culpabilité, mais sans preuves concrètes, nous ne pouvons pas faire grand chose... C'est infiniment frustrant, il n'y a pas d'autre mots. Nous les prenions pour des clowns, nous pensions qu'ils abandonneraient très vite, que ce serait sans conséquences, que très vite, nous n'entendrions plus parler d'eux, que le soufflé retomberait. Ils ne semblent guère très organisés, alors pourquoi est-il si compliqué de mettre la main sur eux ? Peut-être, justement, parce que nous avons toutes les peines du monde à trouver la moindre logique dans ce flagrant bordel... Oh, nous y parviendrons, même s'il nous faut faire preuve de patience, mais cette absence de progrès n'est guère agréable, je peux difficilement y disconvenir.

C'est pour parvenir à démêler certains dossiers, qui trainent depuis si longtemps sur nos bureaux qu'ils commencent à sérieusement prendre la poussière que j'ai choisi de procéder à divers entretiens avec certains témoins et autres proches de victimes du groupuscule. Nous avons déjà obtenu leurs témoignages, bien sûr, mais à l'heure où nous filons droit dans le mur, ni plus ni moins, il n'est pas un mal, je pense, que de nous concentrer à nouveau sur ces éléments passés. Certains nous auront peut-être échappé, sait-on jamais ? Agir ainsi est toujours mieux que de ne rien faire du tout. Je l'admets volontiers, je déteste l'inactivité plus que toute autre chose. Cela m'exaspère bien plus que n'importe quelle autre chose. C'est insupportable. Alors même si cela me donne un peu l'impression de tourner en rond, voilà plusieurs jours que je reprends ma ronde de témoignages. Et, cette fois, c'est Anya Armyanski, l'épouse d'une des victimes de l'organisation criminele pro-grindelwald, que je dois rencontrer. Un collègue s'était déjà occupé d'elle, mais deux témoignages valent toujours mieux qu'un, et l'ukrainienne ne verrait sûrement pas de mal à ce qu'on élucide enfin le meurtre de son défunt mari.

À l'heure à laquelle j'avais convoqué notre veuve noire (même si loin de moi l'idée de lui attribuer ce statut pour l'heure), on toque à ma porte. Il est certain que je ne pourrais guère lui reprocher son absence de ponctualité.

-Entrez, je vous prie.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Lun 6 Jan - 17:33

Surprenant. Après tout ce temps, on demandait encore à la veuve Armyanski de venir faire une déposition pour la mort de son mari. Et encore, pas le dernier, celui d'avant. C'était, il faut bien le dire, sa plus belle œuvre. Non seulement elle avait un alibi en béton armé, mais en plus ce n'était techniquement pas elle la responsable de la mort de cet homme. Anya avait beaucoup aidé, c'est vrai, mais ce n'était pas elle qui avait donné le coup de grâce.
Soyons clair. Anya avait pendu son premier mari. Ça, c'était fait. Pour se protéger elle l'avait immobilisé et préparé avant un dîner avec des amis et avait prétexté le besoin d'une cigarette pour revenir finir le travail avant de vite retourner là-bas. De cette façon, quand ils l'avaient raccompagné pour saluer l'homme de la maison, elle avait fait mine de découvrir le corps. En s’effondrant au bon moment et de manière convaincante, elle avait écarté de la liste des suspects. Pour le second c'était plus compliqué encore. Cette fois c'était à une soirée mondaine qu'elle devait aller. Pas question donc de s'éclipser aussi facilement. La belle avait donc fait appel à deux amis neo-grindelwaldiens. Après avoir profité un peu de la faiblesse de Mr Andrews, elle était partie et avait laissé à ses amis le soin de s'occuper de lui. En revenant, elle avait en effet trouvé le corps affreusement mutilé de son mari. Elle s'était donc remise à jouer les pauvres veuves jusqu'à son troisième mariage. Là, c'était encore plus facile. Il était potionniste. Il avait suffis de fermer la fenêtre lors de la préparation de la bonne potion et pouf, plus de mari. Étant connu comme un homme distrait, tout le monde en avait conclut à un tragique accident. Voilà ce qui faisait l'histoire de notre veuve noire.

Se retrouver convoquée pour son second mari, par un autre enquêteur en plus, était donc plus que surprenant. Mais Anya ne s'inquiétait pas. Son histoire, elle la connaissait. Son rôle, elle le maîtrisait. Elle ne craignait rien de cet entretient. C'est donc parfaitement à l'heure qu'elle se présenta devant le bureau qu'on lui avait indiqué. Prenant un visage un peu moins assuré, elle toqua à la porte.

-Entrez, je vous prie.

Elle s'exécuta. Mieux valait être docile. Du moins, tant qu'elle ne saurait pas à qui elle avait affaire. Anya serra la main de l'enquêteur avant de s'asseoir en face de lui.

-Pourquoi vouliez-vous me revoir Mr McDowell?

Il n'y avait pas la moindre trace d'agressivité dans sa voix. Anya était presque douce. Presque, parce qu'il fallait tout de même garder une certaine convenance.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Ven 10 Jan - 18:30


-Pourquoi vouliez-vous me revoir Mr McDowell?


Ce n'est jamais qu'un interrogatoire de routine, supposé nous aider à trouver peut-être un détail qui nous aurait échappé. Somme toute, ce n'est donc pas grand chose. On en fait souvent, lorsqu'une affaire piétine, ou réinterroge, on revient sur nos pas, on essaie de trouver un indice qui nous aurait échappé. Parfois, l'élucidation d'un crime repose sur trois fois rien. Parfois, il en faut bien plus pour obtenir un résultat probant, malheureusement. En ayant invité Mrs Armyanski dans mon bureau, je dois admettre que je ne m'attend pas vraiment à ce qu'elle m'apprenne quoi que ce soit de neuf. Son dossier est très complet, je doute qu'elle  ait plus à dire que ce qu'elle a déjà dit, mais sait-on jamais, je ne pars pas défaitiste, en tous cas, et suis bien déterminé à ne pas avoir fait venir mon interlocutrice pour rien. C'est un fait que j'ignorerai peut-être toujours, cela étant, mais je ne me trouve pas dans la meilleure des optiques pour dénouer l'affaire. Mon instinct souvent imparable aurait pu, dû, même, me guider, pourtant. Ne dit-on pas que le coupable est toujours le mari ou l'épouse, sans compter ses antécédents maritaux. Mais non. Je commets l'erreur que commets la bleusaille, je suis obnubilé par ce point irréfutable : les pro-Grindelwald sont derrière tout ça, et je ne parviens pas à associer la femme si digne et charmante qui vient d'entrer dans mon bureau avec cette organisation criminelle. Je me targue de ne commettre que peu d'erreurs, celle-ci sera peut-être la plus grossière de toutes.

-Tout d'abord, merci d'avoir accepté de vous déplacer à nouveau. Vous voulez boire quelque chose ? Un thé ? Un café ?

Je tiens à ce que les choses se passent le mieux possible. Je connais la réticence de ceux que l'on réinterroge, et à qui l'on prouve, de fait, que l'on n'avance pas comme il faudrait dans l'enquête qui les concerne. Quelqu'un qui veut voir un meurtre ne pas demeurer impuni ne fait pas forcément preuve de la plus grande des civilités ni de la plus grande des patiences, croyez-en mon expérience ! Je ne m'égare pas trop longtemps en ronds de jambe malgré tout, il se peut qu'elle veuille que l'on aille droit au but. Je doute fort qu'Anya Armyanski soit de ceux qui apprécient qu'on lui fasse perdre son temps, bien au contraire.

-Comme vous devez vous en douter, je vous ai convoqué afin de faire progresser l'enquête concernant le décès de votre ancien époux. Permettez-moi d'ailleurs de vous présenter mes plus sincères condoléances.
Bien qu'elles arrivent vraiment tardivement. Mon regard vient se planter dans les siens. Un vieux réflexe, je ne lâche jamais l'interrogé(e) du regard, cela peut grandement servir. N'importe quel geste, même le plus minime et en apparence banal peut s'avérer tout à fait révélateur. Alors j'emploie toujours cette technique, même quand elle ne me paraît pas éminemment nécessaire. Je sais que ça ne va pas être évident pour vous, mais j'aimerais que vous relisiez la déposition que vous aviez faite à mon collègue et que vous me disiez si vous trouvez quoi que ce soit à ajouter. N'importe quel indice pourrait nous être d'une aide précieuse.

Sur ce, je lui tends la fameuse déposition qu'elle avait faite à l'époque, et lui laisse tout le temps dont elle a besoin pour la lire attentivement.



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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Ven 10 Jan - 21:26

Christopher McDowell avait l'air d'être ce genre d'hommes que l'on ne trompe pas facilement. Un enquêteur qui devait obtenir de bons résultats avec les affaires les plus épineuses. Mais son affaire à elle était bien compliquée. Il ne fallait pas le blâmer, Anya était un cas particulier. Et cette affaire toute particulière était bien compliquée. Personne n'irait soupçonner la femme d'avoir tué son mari alors que le crime était signé par un autre. Surtout quand le groupe qui avait signé ce crime était connu pour en avoir commis bien d'autres. La belle était donc assez tranquille. Pourtant, elle ne montrait aucune assurance face à cet homme finalement assez naïf. Anya était un peu mal à l'aise, un peu timide. Et dans son regard, elle faisait attention de mettre juste ce qu'il fallait de tristesse compte tenu qu'elle était veuve pour la troisième fois. Ce rôle, elle le connaissait et le maîtrisait à la perfection.

-Tout d'abord, merci d'avoir accepté de vous déplacer à nouveau. Vous voulez boire quelque chose ? Un thé ? Un café ?

Voilà qui confirmait certainement sa pensée. Rien de nouveau n'avait été découvert et elle était encore plutôt tranquille. Prudente, certes, mais tranquille.

-Un thé, je vous remercie.


Ceci dit, Anya avait l'esprit ailleurs. Elle savait quelques petites choses sur l'homme qu'elle avait en face d'elle. En particulier qu'il n'était pas dans le besoin financièrement parlant. Et puisqu'elle était actuellement en pleines recherches, elle se laissait aller à l'observer avec autant d'attention qu'il le faisait avec elle. Il avait l'air tout à fait correcte, propre sur lui, sérieux. Un homme froid, dur, et pourtant certainement assez sensible dans certains cas. Avec sa profession, il devait obligatoirement avoir à affronter certaines situations pénibles.

-Comme vous devez vous en douter, je vous ai convoqué afin de faire progresser l'enquête concernant le décès de votre ancien époux. Permettez-moi d'ailleurs de vous présenter mes plus sincères condoléances.

Ah bah ça, il fallait s'y attendre. Mais du coup, elle avait l'occasion de jouer la pauvre veuve seule et triste. Et ça, elle savait très bien le faire. Parfaitement même. Ce petit regard, ce petit ratatinement sur sa chaise, Anya les maîtrisaient parfaitement. Et tout le monde y avait toujours cru. Bon, sauf Andreï, d'accord. Mais puisqu'il n'avait encore rien dit aux autorités, elle restait plus que crédible.

-Je... je vous remercie. Dois-je comprendre que vous n'avez rien trouvé pour faire avancer l'affaire?

Elle avait presque l'air suppliante. Et surtout profondément triste. Comme cela, elle faisait bien penser être déçue que le meurtrier de son mari (enfin, les meurtriers) n'aient toujours pas été appréhendés. Mais il est vrai que le fait d'être redemandée pour cette raison n'était pas surprenant.

-Je sais que ça ne va pas être évident pour vous, mais j'aimerais que vous relisiez la déposition que vous aviez faite à mon collègue et que vous me disiez si vous trouvez quoi que ce soit à ajouter. N'importe quel indice pourrait nous être d'une aide précieuse.

Respirant un peu plus profondément, comme pour se donner du courage, Anya jeta un rapide regard sur la feuille qui lui était présentée.

-Je... je comprends.

Assez peu assurée (toujours pour son rôle bien entendu) elle pris la feuille entre ses doigts fébriles. Comme si revivre ça lui faisait vraiment peur. Ce qui n'était bien entendu pas du tout le cas. Mais alors pas du tout. Au contraire, c'était presque amusant. Une actrice peut parfois revenir sur ses jeux. Au moins, elle pourrait voir à quel point elle s'était amélioré ou si au contraire elle n'avait pas changé. Bien docilement, elle relut donc sa première déclaration, les sourcils légèrement froncés. Puis elle la tendit de nouveau à son interlocuteur.

-Je suis navrée. Je n'ai rien de plus. Si ce n'est peut-être une légère correction. Ce que j'ai vu ne m'a pas permis de distinguer si il s'agissait d'un homme ou une femme. Or j'ai parlé d'un homme dans cette déposition, sans faire cette précision.

Autant brasser large. C'était bien deux hommes à qui elle avait fait appel. Alors que cette fameuse déposition pouvait laisser planer le doute. Tant qu'à faire, autant le laisser s'embrouiller un peu. Anya baissa un peu les yeux, visiblement gênée.

-Je... je suis désolée. Je ne vous aide pas beaucoup.


Anya n'avait que faire de la pensée de cet homme quand à cette affaire. Tant qu'il n'allait pas trop fouiner là où il ne devrait pas, il n'était pas gênant. Sauf qu'elle devait rester dans son rôle et rester aussi désolée, honteuse.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Jeu 16 Jan - 16:41

-Un thé, je vous remercie.

Un thé, soit. Je m'exécute donc et, d'un geste de ma baguette, mets l'eau à chauffer. D'un geste tenant d'une habitude évidente. Ce ne sont que conformités et banalités, ces "à côté" que l'on sert aux "victimes", "témoins" ou "criminels potentiels"... Je n'y prête même plus garde, ce ne sont rien que des conventions sociales, et je m'y plie avec un mécanisme affolant. C'est bien le seul aspect du métier, d'ailleurs, dans lequel on peut laisser s'instaurer la mécanique sans craindre de passer à côté de l'essentiel. Pour le reste, ce serait commettre un sérieux impair que de penser pouvoir laisser s'instaurer quoi que ce soit de routinier. Dangereux impair. Qui pourrait bien, par la même, laisser filer quelques criminels. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que je ne considère jamais aucune situation comme une situation standard. Tenez, cette rencontre a l'air des plus formelles. Une pauvre veuve que l'on vient encore perturber avec la mort de son défunt mari... Les apparences ne me laissent pas croire que je tirerais quoi que ce soit de cette discussion. Et pourtant, je compte bien insister, sans me reposer sur mes acquis. C'est dans ce genre de situations que l'on peut se laisser surprendre, et dénouer le vrai du faux là où on aurait pas un seul instant cru qu'il résidait.


-Je... je vous remercie. Dois-je comprendre que vous n'avez rien trouvé pour faire avancer l'affaire?

C'est vrai, ceci dit, qu'il est difficile de croire que je puisse obtenir quoi que ce soit d'elle. Je ne suis pas à même de l'observer, mais la veuve noire est diablement douée. Elle ferait passer la plus Sainte des Saintes pour un monstre de cruauté si elle le voulait. Et elle pour un modèle de vertu et d'intégrité. Elle n'a ni plus ni moins que l'air de ce que je la pense être : une femme que la vie n'a pas favorisé. Une femme qui a souffert, mais qui a su rester digne. Une femme qui espère enfin obtenir réparation, mais sans trop y croire pour autant. Oui, elle a l'air irréprochable, sa souffrance semble tout à fait sincère... mais pour autant, je ne baisse pas de vigilance, et ne la lâche pas du regard, tandis qu'elle relit le rapport, la déposition qu'elle a fait dans ce même bureau quelques années plus tôt.

-Je suis navrée. Je n'ai rien de plus. Si ce n'est peut-être une légère correction. Ce que j'ai vu ne m'a pas permis de distinguer si il s'agissait d'un homme ou une femme. Or j'ai parlé d'un homme dans cette déposition, sans faire cette précision.
Oh, vraiment ? Elle semble trouver l'information anodine, mais en ce qui me concerne, elle m'apparaît cruciale. Ou en tous cas, elle peut orienter notre enquête vers de nouvelles pistes, qui à mon humble avis pourraient ne pas être négligeables, même si nous n'avons pour le moment aucun suspect féminin dans le colimateur en ce qui concerne les neo-grindelwaldiens. Je... je suis désolée. Je ne vous aide pas beaucoup.

-Ne le soyez-donc pas
, je lui répond dans un sourire agréable. Bien au contraire, ce que vous venez de nous apprendre pourrait bien nous être d'une aide précieuse. Parce que ça élargit grandement le champ des possibles ? Oui. Mais pas seulement, parce que le fait qu'elle ait pu omettre une réflexion d'une telle importance éveille en moi cet instinct qui ne m'a que peu trompé jusqu'alors. Alors que je lui verse du thé, parfaitement infusé, j'ajoute. À vrai dire, il est encore un point sur lequel vous pourrez peut-être nous être utile. Je lui tends un trombinoscope, la liste des différents suspects (et individus dors et déjà arrêtés) qui sont avérés néo-grindelwaldiens ou soupçonnés de l'être, accompagnée de leurs photographies. L'un de ces noms ou visages vous sont-ils familiers ?
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Jeu 16 Jan - 19:11

Le thé, c'était une tradition anglaise qu'Anya avait eut un peu de mal à assimiler au début. Aujourd'hui, elle aurait du mal à s'en passer. Mais attention. Pas de ce thé noyé dans le lait et le sucre. Elle était du genre à le boire nature mais plutôt corsé. Comme ça elle le trouvait plus vrai, plus authentique. N'allez pas non plus croire qu'elle n'en buvait jamais avec ses parents. Mais comme tous les enfants, elle avait du mal avec ce goût et n'avait pas insisté... avant son déménagement. Ce que ça l'avait embêté ça aussi. En plus de changer de situation elle changeait radicalement de vie. Comme ça, d'un seul coup. Le monde était sadique...

Quoi qu'il en soit, Christopher McDowell avait l'air de tellement maîtriser sa technique qu'il n'y prêtait plus vraiment attention. Intérieurement, Anya le regrettait un peu. Visiblement, il n'avait pas les mêmes goûts qu'elle et laissait infuser le tout bien moins longtemps qu'elle. Ceci dit, puisqu'elle était une respectable veuve, elle ne fit aucune remarque.

Ceci dit, ce type commençait un peu à l'agacer. Pour ne pas vous mentir, elle aurait bien aimé s'y intéresser dans d'autres circonstances. Mais là, avec ses papiers, ses dépositions et ses questions, il devenait lourd. Tant de professionnalisme pouvait être vite gonflant. Et pourtant. Elle était convaincue qu'il pouvait être très intéressant voire même intéressé. Sauf que lui n'avait d'yeux que pour ses affaires. Si elle n'était pas si prudente, la belle pousserait un petit soupir. Elle le retint donc, puisqu'au niveau comédie elle était irréprochable. Elle aurait bien aimé lui montrer ce qu'il y avait d'autre d'irréprochable chez elle mais puisqu'elle était supposé être veuve, seule et triste, elle avait fait un effort vestimentaire qui couvrait tout ce qu'il y avait de tentant à voir. Notez que c'était un bel effort de sa part.

Mener cet homme sur un chemin plus large encore était à la fois sadique et très gentil de sa part. Sadique parce que cela rendait la tâche un peu plus compliquée encore. Et gentil parce qu'elle lui rappelait que les neo-grindelwaldiens n'étaient pas nécessairement des hommes. De ce fait, elle se mettait elle-même en cause. Pas directement puisqu'elle n'était pas encore soupçonnée, mais plus tard cela viendrait peut-être un jour. Pas trop vite cependant. Pour le moment, la belle ukrainienne restait une femme affaiblie par les épreuves douloureuses à répétitions et son travail de mère. Elle s'était pourtant excusé d'être si vague par pure convenance.

-Ne le soyez-donc pas. Bien au contraire, ce que vous venez de nous apprendre pourrait bien nous être d'une aide précieuse.

Toujours par respect de son rôle, Anya répondit un peu tristement à son sourire. Une autre femme l'aurait trouvé bien charitable de ne pas la blâmer. Elle au contraire n'en avait pas grand chose à faire. Il faisait ce qu'il voulait de son baratin après tout. Lorsqu'elle pris sa tasse en main, la couleur du liquide l'attrista un peu. Un anglais aurait trouvé ce breuvage parfait. Elle par contre le trouvait bien fade. Personnellement, la belle l'aurait laissé bien plus longtemps en contact avec les plantes. Mais tant pis. Elle resta silencieuse sur ce détail et laissa son interlocuteur poursuivre.

-L'un de ces noms ou visages vous sont-ils familiers ?

Prenant en main le trombinoscope, Anya réfléchit à une réponse à donner. Elle les connaissaient presque tous. Elle avait même partagé le lit de plusieurs d'entre eux. Alors que certains étaient déjà arrêtés et condamnés, d'autres étaient toujours en liberté et Anya en déduit qu'ils étaient soupçonnés. Soit, elle s'en souviendrait et leur recommanderait d'être prudents. Elle finit par choisir un nom. Un homme qui était encore en liberté au moment du meurtre et qui aujourd'hui était enfermé pour avoir été identifié comme neo-grindelwaldien. Elle ne prenait donc pas beaucoup de risques. Pointant du doigt la pauvre cible, elle répondit un peu hésitante.

-J'ai déjà vu cet homme parler avec John... pardon, Mr Andrews. Ils n'avaient pas l'air de mal s'entendre, mais je ne restais que très rarement près de lui lorsqu'il avait de la visite. Cela ne me regardait pas... mais cela n'avait peut-être aucun rapport...

Le rôle qu'elle tenait n'était pas évident. Mais c'était son meilleur. Il lui demandait à la fois une certaine aisance et une concentration sans faille. Cela faisait pourtant un certain nombre d'années que cela fonctionnait. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin?

-Je suis désolée, j'aimerais vraiment vous aider. Mais il y avait une distance que nous tenions à garder John et moi. Juste pour garder une certaine liberté pour nos affaires respectives. Nous avions tout les deux déjà connu un précédant mariage et c'était un peu compliqué. Et puis il y avait mon fils...


Une pitoyable tentative de justification de la pauvre veuve qu'elle n'était pas. Mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle était crédible. Et c'est tout ce qui comptait.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Jeu 23 Jan - 0:41

Qu'est-ce que j'attends de cette situation ? Un complément d'information, n'importe lequel. Des dossiers à boucler, nous en avons par-dessus la jambe, tous ceux qui se réfèrent aux neo-grindelwaldiens, oui qui y sont apparentés, sont passé d'anecdotique à urgent. Je sais qu'un deuxième témoignage, si longtemps après le premier, a toutes les chances d'être faussées et de ne mener à rien. Il existe à dire vrai des statistiques ce qu'il y a de plus fiables qui mettent en évidence le fait que, passée une certaine période de temps, un dossier avait toutes les chances de ne plus jamais être élucidé. Merlin sait qu'il en est des centaines, des affaires classées, qui trainent dans les archives de mon bureau, et les savoir là, tous ces meurtres impunis, ces criminels qui ne moisissent pas comme il se devrait à Azkaban, ça m'arrache toujours une grimace de dégoût. Mon idéal de justice n'est jamais complètement respecté, et c'est au fond logique. Il n'existe aucun monde où il puisse se concrétiser à la mesure de mes espérances. Mais ma foi, sous mes airs d'investigateur de haut vol, je reste certainement un peu trop optimiste. Non, j'ignore encore ce que j'attends concrètement de tout ça, pourtant, je ne veux pas lâcher l'affaire. J'ai toujours mis un point d'honneur à mener mes enquêtes à termes. Puisque celle-ci m'incombe désormais, elle ne dérogera pas à la règle. Et alors que je pense que ce n'est pas par l'intermédiaire de mon - en apparence - irréprochable interlocutrice que j'obtiendrais quoi que ce soit, j'entrevois quelque chose, une piste nouvelle, une piste que nous n'avions pas exploité.

-J'ai déjà vu cet homme parler avec John... pardon, Mr Andrews. Ils n'avaient pas l'air de mal s'entendre, mais je ne restais que très rarement près de lui lorsqu'il avait de la visite. Cela ne me regardait pas... mais cela n'avait peut-être aucun rapport...


Il est vrai que connaître la nature précise de leurs relations ou de leurs conversations m'aurait davantage aidé. Mais tout de même, c'est un complément clair, précis, et important d'information qui pourrait bien ouvrir à des pistes que nous n'avions jamais envisagé jusqu'alors. Cet homme qu'elle vient de désigner du doigt a déjà été incriminé, certes, mais pas pour ce crime-ci. Peut-être ai-je enfin une information sur laquelle m'appuyer. Peut-être me trompes-je complètement ? Je me promets, en tous cas, de rendre une petite visite à cette homme dès mon prochain trajet pour Azkaban.

-Je suis désolée, j'aimerais vraiment vous aider. Mais il y avait une distance que nous tenions à garder John et moi. Juste pour garder une certaine liberté pour nos affaires respectives. Nous avions tout les deux déjà connu un précédant mariage et c'était un peu compliqué. Et puis il y avait mon fils...


Je la trouve très prompte à s'excuser, cette pauvre veuve. C'est le coup de l'émotion, certainement, le fait d'avoir à affronter une nouvelle entrevue dans le bureau des Aurors. Mais tout de même, ses propos ont déclenché une alarme que je décide de taire, mais garde dans un coin de mon cerveau.

-Je vous l'ai déjà dit, votre aide nous est précieuse, plus, même, que vous ne l'imaginez. Vous venez d'apporter un élément important à notre enquête.
Je marque une pause, et décide d'ajouter ce membre de phrase stratégique qui m'a déjà bien servi par le passé : Pour ne rien vous cacher, nous avons plusieurs pistes sérieuses. Ce que vous venez de m'apprendre pourrait nous aider à les confirmer.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Jeu 23 Jan - 18:59

Cette entrevue commençait un peu à agacer la belle. Elle perdait du temps avec tout ça. Et puis comédienne consciencieuse qu'elle était, si il y allait trop vite ou trop fort, elle finirait par pleurer dans son bureau. Pas parce qu'elle était triste, mais parce qu'elle devrait l'être. Il fallait que ce type la comprenne. Autrement il aurait des problèmes.

Mais Anya commençait à se dire qu'il faudrait qu'elle le surveille. Mr McDowell n'était pas aussi naïf que Dippet. Et certainement moins idiot aussi. Et puisqu'il les surveillaient elle et son groupe, il faudrait lui rendre la pareille. C'était la moindre des choses. La belle n'était pas décidée quand à sa prochaine cible. Et elle ne pouvait ignorer les bienfaits que cela pourrait faire si elle vivait avec un tel homme. Elle pourrait le surveiller de très près, voir où en étaient ses recherches. Mais ce n'était pas gagné. Déjà parce qu'il n'avait pas du tout l'air intéressé, mais aussi parce que finalement, Anya ne le trouvait pas si intéressant. Enfin, pour certains points. Pouvoir être proche de lui était un avantage, c'était certain. Elle verrait bien avec les neo-grindelwaldiens. Eux aussi avaient leur mot à dire quand à ses relations. Parce qu'elle leur demandait bien entendu. Autrement, personne ne pourrait dicter sa conduite à Anya Armyanski.

Lorsque la belle s'était excusé, c'était bien pour amorcer ce fameux risque qu'une veuve ne se mette à pleurer toutes les larmes de son corps devant lui. Ce qui bien entendu serait totalement faux et fabriqué pour elle. Mais qui pourrait être vrai pour une grande majorité de personnes. Le peu à ne peut-être pas y croire seraient ceux qui la connaissaient le mieux. Ce qui n'était pas du tout le cas de l'homme qui était face à elle. Mais pour le moment, elle avait juste l'air honteuse et mal à l'aise.

-Je vous l'ai déjà dit, votre aide nous est précieuse, plus, même, que vous ne l'imaginez. Vous venez d'apporter un élément important à notre enquête.

Anya trouvait cette réponse satisfaisante. Elle se dit que finalement, elle n'aurait peut-être pas besoin de pleurer. Ce qui n'était pas une mauvaise chose. Parce que cela risquerait d’abîmer son maquillage. Et puis elle aurait les yeux rouges après. Ce qui n'était pas sexy du tout. Sauf que pour une femme comme elle, c'était important d'être capable d'être désirée à tout instant. On ne sait jamais sur qui on tombe. Et il y avait tellement de gens susceptibles de lui rendre visite qu'elle ne pouvait pas se le permettre pour rien. La belle se contenta d'un petit sourire rassuré.

-Pour ne rien vous cacher, nous avons plusieurs pistes sérieuses. Ce que vous venez de m'apprendre pourrait nous aider à les confirmer.

C'est cela, cause toujours. Pas besoin d'être une lumière pour savoir qu'il lui disait ça juste comme ça. Parce que le type qu'Anya avait désigné ne risquait pas de le mener bien loin dans l'affaire de son mari. Ou alors c'était Christopher McDowell qui avait été cherché très loin pour pas grand chose. Non, vraiment, ce n'était pas ce prisonnier qui allait l'aider et la pauvre veuve non plus. Mais bon, elle n'allait pas lui dire.

-Ravie de tout de même faire quelque chose. Aviez-vous autre chose à me demander? Je... je veux vous être la plus utile possible, vous comprenez. Je me pose des questions sur cette affaire. Des questions auxquelles je voudrais pouvoir trouver des réponses. Mais j'en suis incapable seule.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mer 29 Jan - 13:05

Non pas que le numéro de veuve éplorée d'Anya ait fini par me mettre la puce à l'oreille (qui suis-je pour avoir des doutes alors même que tous les autres n'y ont vu que du feu, à toute cette affaire), mais il y a chez cette femme quelque chose qui m'intrigue, me dérange. C'est sans doute l'insensibilité totale liée à mon travail qui fait que je suis devenu véritablement incapable de compatir aux malheurs de ceux qui défilent dans mon bureau et pleurent leurs défunts parents ou amis. À force d'en voir, on se fait une raison. Au début, on compatis, on se sent mal, on pense que c'est une bonne chose, parce que cela renforce notre envie de voir régner la justice, mais en vérité, cela nous embrouille l'esprit et nous fait passer à côté des plus grandes évidences. C'est en effet une très mauvaise chose que de s'impliquer émotionnellement. L'on passe à côté d'éléments qui pourraient nous être utiles, notre faculté de jugement est biaisée, nous sommes influencés sans même nous en rendre compte. Oui, voilà longtemps que je ne fais plus que semblant de compatir. Je me contente d'observer ces pauvres victimes de la vie, et je me désolidarise complètement. Est-ce que cela fait de moi un monstre au coeur de pierre ? Je ne pense pas, non, c'est la fatalité, la force des choses qui fait que j'en suis venu à penser comme je pense, et aucune des personnes venues pleurer dans mon bureau n'aura eu à regretter de le faire, vu que je mets un point d'honneur à ne laisser jamais aucune affaire non élucidée. En bref, je ne peux ressentir d'empathie pour ma belle interlocutrice. À la place, je ressens comme... quelque chose de différent. Oh, je ne me doute de rien, elle joue son rôle à la perfection, mais sans que je sache de quoi il peut bien s'agir, j'ai le sentiment que quelque chose cloche... et peu de choses m'horripilent plus que cela, il me faut bien l'admettre.

-Ravie de tout de même faire quelque chose. Aviez-vous autre chose à me demander? Je... je veux vous être la plus utile possible, vous comprenez. Je me pose des questions sur cette affaire. Des questions auxquelles je voudrais pouvoir trouver des réponses. Mais j'en suis incapable seule.

Je n'ai pas vraiment d'autres questions, en vérité, je pourrais même la faire partir de suite si je le voulais. Je doute fort qu'elle lâche un mot intéressant de plus sur l'affaire. Néanmoins, je n'ai pas l'intention de la laisser s'en aller pour le moment. Je veux mettre le doigt sur ce je ne sais quoi qui me dérange, et puisqu'il semble irrémédiablement lié à sa personne, je compte bien la garder un temps dans mon bureau. Sait-on jamais ? Je finirais peut-être par comprendre ce qui me turlupine.

-Quelles sont ces questions ? Je marque une légère pause. Vous savez, dans ce métier, une bonne partie du résultat dépend de notre aptitude à nous pauser les questions qui conviennent. Si vous m'appreniez quelles sont celles qui vous taraudent, peut-être cela nous permettra-t-il d'aborder l'enquête sous un angle nouveau ?

J'en doute fort. Mes propos sont véridiques, certes, mais cette affaires a, à mes yeux, été abordée sous bien trop d'angles pour qu'on puisse encore espérer trouver quoi que ce soit. Avec cette stratégie, du moins.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mer 29 Jan - 15:59

Décidément, quelque chose était étrange chez cet homme. Autant avec Dippet c'était facile, autant lui semblait faire de la résistance. Si jamais il s'était douté de quelque chose, Anya était certaine qu'elle l'aurait vu. Son numéro était tout à fait au point. Et lui ne pouvait pas échapper à la règle. Déclan lui-même avait avoué être parfois un peu mal à l'aise avec elle. Non, la belle était la maîtresse de son jeu et personne ne lui échapperait. Tout aussi brillant qu'il pouvait l'être, elle saurait être à la hauteur. Non, il ne l'aurait pas. Il s'agissait tout de même d'Anya Armyanski.

La pauvre veuve qu'elle jouait toujours avec les nerfs de son interlocuteur et accessoirement avec les siens. Il faisait durer les choses et la belle n'aimait pas ça. Qu'attendait-il d'elle encore? C'était complètement insensé. Raison pour laquelle elle avait signalé très gentiment que leur entrevue pourrait peut-être toucher à sa fin. Franchement ça suffisait comme ça. Alors elle avait essayé de faire ça bien. Parlant de doutes et de questions qui prenaient la plupart des veuves.

-Quelles sont ces questions ? Vous savez, dans ce métier, une bonne partie du résultat dépend de notre aptitude à nous pauser les questions qui conviennent. Si vous m' appreniez quelles sont celles qui vous taraudent, peut-être cela nous permettra-t-il d'aborder l'enquête sous un angle nouveau ?

Bon et bien il la cherchait visiblement. Tant pis pour lui. Parce que si il cherchait les problèmes, il risquait bien d'en avoir. Sans rire, il la provoquait ouvertement là. C'était pas des choses qu'on demandait enfin. Mais d'accord, Anya aurait préféré éviter ça mais d'accord.

-Et bien... si vous voulez.

Allez, c'est parti. Il voulait du questionnement, il allait en avoir. Et un bon coup. Très honnêtement, cela ne risquait pas de l'aider beaucoup mais il l'avait demandé.

-J'aimerais savoir pourquoi. J'aimerais que le coupable soit retrouvé et savoir pourquoi on m'a retiré John. Ce n'était pas quelqu'un de méchant, loin de là. Il s'est occupé de moi, de mon fils. Qu'Andreï soit le fils de mon précédant mari ne l'a même jamais dérangé. Je veux savoir pourquoi je me suis encore retrouvé seule!

Plus elle parlait, plus la belle essayait de faire couler ces larmes qui n'en avaient que l'apparence. Non, vraiment, il l'avait cherché.  Maintenant il n'avait plus qu'à ramasser cette pauvre femme qui faisait de son mieux pour paraître fragile et Ô combien affligée de son sort.

-Si... si j'avais été là. Si j'avais été avec lui. Il serait peut-être encore avec moi si on avait été deux ce soir-là. Je l'ai laissé seul, je l'ai abandonné. Mais même après ça j'ai été assez sotte pour recommencer. Je ne veux plus vivre une chose pareille. J'aimerais être tranquille maintenant, m'expliquer ce qui s'est passé ce jour-là et cesser de me demander pourquoi.


La belle marqua une légère pause, le temps de baisser le regard embrumé de larmes vers ses mains et lâcher sa dernière phrase dans un sanglot.

-Je veux que ça s'arrête.


Bon, ça, c'était fait. Maintenant, Anya savait que cet homme n'était pas son psy. Surtout qu'il ne s'agissait pas d'elle mais de son rôle. Mais puisqu'il lui avait demandé des questionnements, il en avait eut. Et avec toutes leurs explications en plus. Oui, c'était une femme généreuse quand elle le voulait.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mer 5 Fév - 13:02

-Et bien... si vous voulez. J'aimerais savoir pourquoi. J'aimerais que le coupable soit retrouvé et savoir pourquoi on m'a retiré John. Ce n'était pas quelqu'un de méchant, loin de là. Il s'est occupé de moi, de mon fils. Qu'Andreï soit le fils de mon précédant mari ne l'a même jamais dérangé. Je veux savoir pourquoi je me suis encore retrouvé seule!

Et moi aussi, je voudrais comprendre, car le coeur du problème réside en effet en grande partie dans le fait que la victime semble ce qu'il y a de plus inoffensive, l'ancien mari de mon interlocutrice n'était mêlé à aucune affaire louche, bon nombre de témoignages laissent entendre qu'il était un homme bon et irréprochable, en bref, qu'il était loin d'être quelqu'un que l'on aurait pu avoir des raisons de vouloir tuer. Dans le département spécifique où je travaille au bureau des Aurors, le département de criminologie, donc, la psychologie tient une place essentielle. Nous tentons d'établir le plus fidèlement possible le profil psychologique du criminel afin de mieux le cerner... Mais cerner psychologiquement la victime est tout aussi important. Et c'est sans doute parce que le profil de l'un ne coïncide pas avec celui de l'autre dans le contexte où ils se sont rencontrés que nous peinons à nous faire une idée précise de l'assassin du défunt mari de mon interlocutrice, qui parle à présent des réponses qu'elle recherche désespérément. Si tant est qu'elle soit aussi désespéré qu'elle veut bien le faire croire.

-Si... si j'avais été là. Si j'avais été avec lui. Il serait peut-être encore avec moi si on avait été deux ce soir-là. Je l'ai laissé seul, je l'ai abandonné. Mais même après ça j'ai été assez sotte pour recommencer. Je ne veux plus vivre une chose pareille. J'aimerais être tranquille maintenant, m'expliquer ce qui s'est passé ce jour-là et cesser de me demander pourquoi. Je veux que ça s'arrête.


Difficile de ne pas croire en son numéro de veuve éplorée, il faut dire qu'il est très convaincant, et une part de moi compatirait sans doute si mon coeur ne s'était pas fermé à une empathie trop facile et aveuglante. Je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement en lui demandant de me livrer les questions qui lui tiennent à coeur. Le fait est, au final, qu'il n'y a rien de plus dans ses interrogations qui puisse véritablement faire progresser l'enquête. Rien de bien concluants en tous les cas. Ce qui ont perdu un être cher et qui passe par ce bureau ont souvent le même discours. Elle ne m'apprend rien, c'est un fait, et même si je l'ignore pour l'heure, c'est tout à fait calculé. Oh, il y a bien une ou deux réflexions qui peuvent me laisser songeur, et qui sont peut-être à creuser. De là à dire que je tiens l'ombre d'une piste, il y a tout de même un fossé.

-Et c'est ce à quoi je compte m'employer. Je viens seulement de récupérer le dossier, mais je vous garantis qu'il sera élucidé. Je suis réputé pour ne jamais faire d'une affaire une affaire insoluble. Je laverai l'honneur de votre mari, je m'y engage.

Véridique. Et je ne dis pas tant cela pour la rassurer que pour lui faire prendre conscience d'à qui elle a affaire.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mer 5 Fév - 14:49

Anya savait parfaitement quoi faire pour être prise au sérieux. Elle l'avait un peu toujours su. C'était quelque chose que tout les enfants connaissaient depuis leur plus jeune âge. Cette capacité de manipulation était simplement oubliée au fil du temps. La belle n'avait fait que la conserver. Non, mieux, elle l'avait travaillé. Aujourd'hui, elle serait capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.

Très honnêtement, Anya avait dit la vérité sur son second mari. John n'était pas un homme méchant. Il n'avait jamais prêté la moindre attention à une occupation un tout petit peu frauduleuse. Il n'était pas même capable de voler quoi que ce soit. Son seul crime avait été de vivre avec Anya Armyanski. Une femme qui avait de grosse exigences et ne supportait pas qu'on attende quelque chose d'elle. Une femme belle et attirante qui ne pouvait pas rester à un seul homme. Une femme vénale qui détestait être prisonnière d'une situation. Tout ça, son interlocuteur devait le savoir. Mais en rajouter un peu ne coûtait rien tout de même.

Christopher était visiblement un homme intelligent. Ça, Anya ne pouvait pas en douter. C'était trop évident. Mais le beau discours de la belle ne pouvait pas l'aider. C'était le genre de paroles que tout le monde tenait dans une pareille situation. Alors pas besoin d'en rajouter. La belle se dit qu'elle en avait assez dit et se contenta de légèrement pleurer... ou disons simplement pleurer. Quitte à ruiner son maquillage, autant le faire pour de vrai. Mais elle reporta son attention sur lui lorsqu'il repris la parole.

-Et c'est ce à quoi je compte m'employer. Je viens seulement de récupérer le dossier, mais je vous garantis qu'il sera élucidé. Je suis réputé pour ne jamais faire d'une affaire une affaire insoluble. Je laverai l'honneur de votre mari, je m'y engage.
C'est cela. Ceci dit, c'était beau d'espérer. La pauvre femme releva vers lui un regard larmoyant mais un peu rassuré. Un peu, je précise. La pauvre veuve voulait vraiment le croire et espérer qu'un jour tout cela finirait. Mais Anya qui était toujours là et n'aimait pas cet air assuré. Parce que si cet homme disait vrai, elle et ses petits compagnons risquaient d'avoir des ennuis.

-J'espère que vous dites vrai. Je suis fatiguée de tout ça. J'aimerais vraiment que vous puissiez répondre à toute ces questions que vous avez sans doute entendu trop souvent.  
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mar 11 Fév - 10:29

-J'espère que vous dites vrai. Je suis fatiguée de tout ça.

C'est vrai, elle semble effectivement fatiguée, exténuée, même, je peux me montrer aussi cynique et distant que possible, il est difficile d'imaginer qu'une émotion aussi juste peut être feinte. Il se peut bien, après tout, qu'à l'instar de beaucoup d'autres, elle ne soit pas de ces veuves éplorées qui, derrière leurs larmes, dissimulent la satisfaction d'un héritage, ou la joie de se débarrasser de celui qui, à de nombreuses reprises l'aurait frappé, martyrisé, trompé... En fait, je n'ai pas la moindre idée de qui est la femme que j'ai sous les yeux. Elle peut, bien sûr, n'être que ce que je vois d'elle, auquel cas j'ignore pourquoi mon regard s'attarde à ce point sur elle. Ou une manipulatrice. Je n'en sais rien, je n'en sais vraiment rien. Et c'est exaspérant, j'ai pour habitude de cerner autrui en un seul regard, faillir à cette tâche n'est vraiment pas pour me plaire. Mais ça ne signifie pas que je ne parviendrais pas à y parvenir. Au pire, elle n'est pas suspecte, pas que je sache. Tant que les suspects, eux, croupissent comme il se doit derrière les barreaux, je suppose que c'est le principal. Et c'est ce à quoi je vais donc m'employer, corps et âme. Puisque c'est mon travail, et que je n'ai en définitive que lui dans la vie.

-J'aimerais vraiment que vous puissiez répondre à toute ces questions que vous avez sans doute entendu trop souvent.


Eh bien elle n'est pas la seule. Les question qu'elle m'a posée ne sont pas neuves, c'est certain, la plupart des victimes collatérales de ce genre de meurtres se posent les même. C'est tout naturel, mais parfois, l'on aimerait qu'ils s'en posent d'autres, pour éclairer l'enquête sous un jour nouveau, pour parvenir à de nouvelles conclusions, pour avoir l'impression de s'en sortir quoi qu'il en soit. Elle a raison, je les ai trop entendues, mais la différence, c'est que cette fois, elle les posait, et les mots ne résonneraient pas dans le vide. Je n'ai pas menti en lui disant qu'il n'y avait pas pour moi d'enquêtes insolubles. J'ai le meilleur pourcentage de réussite dans mon secteur, une réputation dont je me targue, et que je n'ai pas volé. J'ose espérer que cette enquête-ci n'entachera pas ma réputation, ce serait terriblement dommage, je le sais bien.

-Je vais faire plus que mon possible et je vais réussir, Mrs Armyanski, vous avez ma parole. Et grâce à ma collaboration, je ne doute pas la moindre seconde que nous parvenions chacun à nos fins, et trouvions tous deux nos réponses.

Paradoxes dans mon propos : si l'un trouve ses réponses, l'autre ne les aura pas, si l'un parvient à ses fins, l'autre connaitra l'échec. Mais mon esprit, si aiguisé soit-il, ne le comprend guère. Ou en tous cas, pas encore.

-Merci de votre aide précieuse, quoi qu'il en soit.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Mer 12 Fév - 19:06

Il faut croire que les efforts finissent toujours par payer. Anya était très convaincante et son discours était à toute épreuve. Si elle avait eut un doute, ce n'était visiblement pas cet homme qui trouverait la faille. Tant mieux. Elle était encore un peu tranquille. C'est qu'il était devenu un peu agaçant à la fin. À toujours la fixer comme ça. À lui poser des questions, toujours les mêmes, qui avaient toujours les mêmes réponses. C'était lourd. Et puis cette comédie qu'elle jouait encore et toujours. Au début c'était amusant. Mais bon, faire semblant de pleurer, ça allait bien deux minutes.

Se répéter, c'était parfois nécessaire. Ou même utile dans le cas présent. Parce qu'au moins, il n'insisterait pas trop. C'était trop courant, trop évident. Et peut-être la belle pourrait-elle partir sans trop attendre. Ça serait bien ça. De pouvoir partir dans pas trop de temps. De toute façon, que pouvait-il encore lui demander? Il devait avoir compris maintenant tout de même. Une pauvre veuve triste, pleine de questions stupides, de trouble et de solitude. C'était clair, non?

-Je vais faire plus que mon possible et je vais réussir, Mrs Armyanski, vous avez ma parole. Et grâce à ma collaboration, je ne doute pas la moindre seconde que nous parvenions chacun à nos fins, et trouvions tous deux nos réponses.

C'est cela, si tu veux. Il était gratiné ce type. Cela faisait des années qu'il leur courait après. Ce n'était pas maintenant que les Neo-grindelwaldiens prenaient une grande importance dans le monde sorcier. Pas maintenant qu'ils recrutaient de plus en plus. Christopher pouvait en attraper certains, la nouvelle vague serait déjà en place. Cet homme n'avait aucune chance. L'idéologie de Grindelwald survivrait encore longtemps. Pauvre petit homme.

-Je vous crois. Et je vous souhaite de réussir. C'est une situation qui se fait pesante...

Oui, bon, ce n'était une fois de plus pas honnête du tout. Mais personne n'était parfait non plus. Et Anya était tout sauf parfaite à ce niveau. Le mensonge était une seconde nature. Et puisque tout le monde y croyait, il n'y avait aucune raison de s'en priver. Non, il n'y avait aucune raison. Et elle ne se privait pas du tout.

-Merci de votre aide précieuse, quoi qu'il en soit.

Anya sourit faiblement, comme si elle était un minimum satisfaite. Autant dire qu'en fait elle s'ennuyait profondément et qu'elle arrivait bien heureusement à le cacher. Ce n'était pas le moment de faiblir. Elle n'avait jamais été aussi proche de la sortie. Qu'elle faiblisse maintenant ne serait pas bon, du tout.

-Y avait-il autre chose que vous vouliez me demander?

L'innocence peut bien perdre patience aussi, non? Ceci dit, même si c'était risqué, Anya disait cela comme si elle attendait vraiment qu'il lui demande encore quelque chose. La comédie s'apprend mes petits.
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Message#Sujet: Re: Never trust an angel face [ft. Anya Armyanski]   Lun 17 Fév - 9:13

-Je vous crois. Et je vous souhaite de réussir. C'est une situation qui se fait pesante...

Elle se fait pesante pour tout le monde, je le crains. Pour elle, c'est certain, même si elle a visiblement eu le temps de se consoler de la mort de cet époux avec un autre époux qui, lui aussi, a fini six pieds sous terres (il y a vraiment des personnes qui jouent de malchance)... Je suppose qu'elle veut juste que justice soit faite. Ou alors seulement qu'on lui foute la paix. Peu importe, en définitive. Ses motivations en soi m'indiffèrent un peu du moment qu'elle ne peuvent pas éclairer correctement mon enquête... Par contre, je poursuis bel et bien le même but qu'elle (s'il est effectivement son but que de voir les coupables derrière les barreaux). Bref, voilà où nous en sommes, nous avons peu de résultats mais beaucoup d'intentions. Nous verrons bien ce que ça donnera, ce qui est certain, c'est que quand je dis ne pas vouloir lâcher l'affaire, je le pense vraiment. J'ai la ferme intention d'obtenir un résultat plus probant que mes prédécesseurs qui ont été sur l'enquête, et je pense vraiment que je peux y parvenir. Derrière son mince sourire, je ne sais si je dois cerner un sourire ou pas. En fait, je renonce complètement à la cerner. Si je dois obtenir quelque chose d'elle, je le comprendrais plus tard, et si je ne dois rien obtenir de plus que ce que j'ai déjà obtenu, alors soit, cet entretien a d'autant plus de raisons de toucher à son terme dorénavant, je ne pense pas pouvoir obtenir plus d'elle que ce que j'ai déjà eu. Et de son côté, il me semble qu'elle pense la même chose.

-Y avait-il autre chose que vous vouliez me demander?


Ces propos me le confirment. Je crois qu'elle a hâte que ça se termine, et très clairement, elle n'est pas la seule. Mais il faut accepter, parfois, de ne pas obtenir ce que l'on désire, ou en tous cas pas dans l'immédiat. Je pense qu'elle a désormais mieux à faire et moi aussi. Autant prendre congé, de fait.

-Non, c'est tout. Je vous remercie d'avoir prit la peine de vous déranger une fois de plus.
Ou pas en, réalité, je me soucie peu de l'avoir dérangé. Mais après tout, je suis supposé m'en soucier. À moins que vous ayez des questions à me poser, vous pouvez y aller, je n'aimerais pas empiéter sur votre précieux temps.

Quelle que soit la manière dont elle l'occupe. Ce sur quoi il serait peut-être temps que je songe à me renseigner.
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