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 Conversation forcée... [Slughy]

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Message#Sujet: Conversation forcée... [Slughy]   Mar 15 Avr - 21:59

Quand on y pense, elle en faisait des efforts Anya. Tout ce qu'il fallait faire et pour plusieurs choses et dans un seul but. Alors il y avait dès le départ le problème de compréhension. Pas parce que sa cible était particulièrement sourd. Aux dernières nouvelles, il entendait encore bien ce qu'on lui disait. Pas non plus parce qu'il était aveugle. Visiblement, il n'avait aucun mal à voir certaines petites choses... enfin... petites... bref... non, le problème était la manque cruel de capacité de réflexion d'Armando Dippet. Il fallait bien insister pour que ça rentre. À condition que ça rentre un jour bien entendu. Et avec lui, c'était pas simple. Parce que depuis le temps qu'elle insistait, et plutôt bien quand même hein, elle devrait déjà avoir des résultats normalement. Bah non, rien. C'était même elle qui devait faire le premier pas. Il avait beau dire qu'il choisissait, c'était elle qui l'avait invité au restaurant. Bah oui, mais il faut dire ce qui est. Elle avait proposé ce dîner et aussi la petite sortie qui suivait. Lui il n'avait que suivre, une fois de plus. C'était pathétique. Mais elle tenait bon. Elle insistait.

Aujourd'hui encore elle voulait insister. Elle venait donc une fois encore insister auprès d'Armando Dippet. Ce qu'elle avait fait pendant encore un certain temps. Et à chaque fois ça avait l'air plus long. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce dîner se passerait un peu plus vite. Cette fois il avait intérêt à comprendre quelque chose l'attardé. Elle n'allait pas lui faire du pied non plus! Surtout que ça impliquait une envie qu'elle n'avait pas du tout. Alors elle pourrait toujours lui prendre discrètement la main à l'opéra. Mais bon, on ne pouvait pas faire des miracles hein. Elle ferait comme elle le pouvait. Et si il fallait qu'elle recommence le coup du rendez-vous et bien elle recommencerait. Mais qu'il ne vienne pas se plaindre si elle finissait par l'embrasser après l'avoir fait boire. Parce qu'à un moment ça s'imposerait. Et ce jour-là il risquait une crise cardiaque. Anya ne voudrait pas non plus être accusée d'être une veuve noire alors que pour une fois elle ne l'avait pas voulut... ou pas aussi tôt...

Son entrevue se termina enfin et Anya fut libérée. Elle avançait assez rapidement dans les couloirs. Logique finalement. Après avoir passé autant de temps avec le directeur, son envie la plus pressante était de partir loin de lui. Chez elle de préférence. Trop tôt pour aller chez un autre. Elle marchait donc tranquillement quand elle croisa un autre homme. Assez peu attachant au premier regard aussi. Plus de première fraîcheur si vous voyez ce que je veux dire. Elle n'y prêta pas vraiment attention. Jetant pourtant un regard vers lui et un petit sourire de politesse, elle finit par passer. Mais elle entendit qu'il parlait et se retourna vers lui pour voir si c'était à elle ou à quelqu'un d'autre. Puisqu'il n'y avait personne d'autre et qu'il regardait effectivement vers elle... coincée quoi... elle pris donc sur elle de lu accorder un sourire plus large et arrêta sa marche pour l'écouter.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Lun 21 Avr - 23:00


Conversation forcée
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es vacances scolaires avaient fait beaucoup de bien à notre maître des potions. Depuis quelques temps, le professeur Slughorn avait en effet le sentiment de se laisser dépasser par tout ce qui lui arrivait, que ce soit en ce qui concernait ce qui venait le toucher directement ou ce à quoi il se voyait confronté de manière très indirecte. Entre le départ prématuré de plusieurs élèves en un temps terriblement resserré (dont certains avaient au demeurant appartenu, en plus, au très fermé club de Slug dont il était si fier), les frasques répétées de la Guilde, les néo-grindelwaldiens qui semaient la terreur autant qu'une sacrée pagaille dans tous les esprits, le sien, d'esprit, avait oublié un temps la notion de quiétude. Les vacances avaient eu le mérite de le recadrer. Il avait pu un temps échapper à la pression du quotidien, et puisqu'il avait pris soin de se choisir une destination de congé la plus éloignée possible de la Grande-Bretagne, il n'avait pas assisté à l'épouvantable soirée de Nouvel-an à Pré-au-lard, rentré juste à temps seulement pour compter les morts et leur rendre hommage, la larme à l'oeil et l'air de dire qu'il avait été le plus proche ami de chacun d'entre eux. Bien sûr, la nouvelle l'avait chamboulé, mais tout requinqué qu'il était d'avoir pu un temps abandonner les murs de l'école de magie pour se recentrer, ce qui n'avait pas manqué de lui donner de nombreuses idées, notamment concernant son club dont il envisageait une nouvelle réunion un jour très prochain, il avait su prendre les choses avec un peu plus de décontraction.

Il se sentait même d'une humeur extrêmement guillerette, en contraste avec la pesanteur latente que lui faisaient éprouver à peu près tout le monde, qu'il s'agisse de ses collègues de travail ou même de ses élèves. Pour la peine, et pour se mêler à la masse, il imitait leurs airs contrits et leurs mines découragées, mais ses pensées étaient loin d'être si sombres. Il se sentait comme animé d'une énergie nouvelle, et l'on devait certainement à celle-ci l'énergie qu'il avait mise en œuvre à préparer son cours de la semaine suivante, lui qui d'ordinaire préférait une méthode plus... routinière. Et alors qu'il mettait un point final à sa préparation, il avait bien l'intention d'embrayer avec ses projets « slugiens », son esprit en était totalement accaparé quand, traversant le couloir du premier étage, il croisa une femme qui, bien qu'il l'ait reconnu au premier coup d'oeil, n'avait pas grand chose à faire en ces lieux. Normalement. Il s'agissait d'Anya Armyanski, connu autant pour sa forte influence dans le monde des sorciers que pour son caractère droit et intangible... et dernièrement, elle devait également sa renommée à une rumeur qui se propageait en salle des professeurs. La belle ukrainienne aurait des vues sur Armando Dippet. Slughorn n'était pas totalement convaincu par ce potin, bien que croustillant, mais la présence d'Anya en ces lieux ne desservaient pas les bruits de couloirs. Il lui adressa un sourire respectueux puis se décida à la saluer. Après tout, il avait deux bonnes raisons de vouloir lui adresser la parole : d'une, parce qu'il était curieux, de deux, parce qu'un nom comme le sien était toujours bon à ajouter à son carnet d'adresse. Et Horace Slughorn était un grand opportuniste, ne l'oublions pas.

-Anya Armyanski ? C'est un plaisir de vous rencontrer. Vous avez peut-être entendu parler de moi ? Horace Slughorn, j'enseigne les potions.



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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Jeu 1 Mai - 22:56

Les visites d'Anya au château se faisaient de plus en plus fréquentes maintenant. Il faut dire qu'elle n'y serait pas obligée si le directeur n'était pas si lent. Lent dans tout les sens possibles et imaginables du terme. Lent, mais étrangement accro déjà. Alors ce qui bloquait devait être une sorte de compassion pour son mari décédé ou du bon sens quand à leurs innombrables différences. Quoi qu'il en soit, il s'agissait de défenses qu'Anya devait briser. Et elle y arriverait. À force de venir taper dessus, ça lui passerait. Elle l'aurait bien un jour ou l'autre. Arriverait un jour où il serait plus soumis encore et bien plus proche d'elle qu'il n'osait l'espérer en ce moment. Quoi qu'il en soit, il n'avait pas l'air prêt à ça et Anya enchaînait les rendez-vous.

Cette fois-ci cependant, il semblerait qu'elle n'allait pas pouvoir juste repartir chez elle comme ça. Et non, il y avait encore des vieux bedonnants pour vouloir lui parler. Mais bon, il faisait partie des employés de ce dont elle entendait bien faire son nouveau mari. Un minimum d'efforts étaient à faire. Ce qu'elle fit en se retournant et l'écoutant parler dans un sourire. Ce qui n'était pas du tout sincère en fait. Mais du moment qu'il le croyait, cela suffisait. Anya revint un peu vers lui, avec un sublime faux intérêt pour lui dans le regard. C'était certainement un professeur de son fils en plus, autant se montrer gentille. Un minimum quoi.

-Anya Armyanski ? C'est un plaisir de vous rencontrer. Vous avez peut-être entendu parler de moi ? Horace Slughorn, j'enseigne les potions.

Ah oui, c'est cela, le professeur de potions. Elle en avait entendu parler, et pas qu'un peu. Elle avait entendu parler de lui, du fait qu'il était directeur de la maison de son fils, et qu'il avait pour habitude de faire de petites soirées avec certains élèves... dont son cher enfant. Elle lui avait déjà envoyé des tenues de soirée pour ces occasions. En fait, il était un peu comme elle. Il aimait avoir un carnet d'adresses bien rempli et se servait de réceptions pour le faire. Assez évident comme comportement. Sauf qu'elle était une femme qui voulait être toujours plus importante. Lui n'était visiblement qu'un parasite qui se servait des possibilités des autres pour sortir d'une situation assez pitoyable. En entendant son nom, elle fit mine de resituer après avoir réfléchit à la question quelques secondes. Puis son sourire s'élargit comme si elle était véritablement ravie de le voir.

-Oui, en effet. Mon fils m'a parlé de vous. Je suis également ravie de vous rencontrer.

Elle lui tendit sa main amicalement. Anya espérait qu'elle pourrait peut-être faire grandir un peu plus l'intérêt de ce professeur pour Andreï. On ne sait jamais, cela pouvait peut-être lui servir. Quoi quil en soit, essayer de parler un peu avec cet homme ne pourrait pas faire de mal. Il pouvait peut-être aussi lui en apprendre plus sur ce qu'attendais précisément sa cible.

- Andreï m'a également parlé de vos petites soirée en... club? C'est bien cela? C'est une idée qui me plaît assez en fait. Je trouve que partager ce genre de soirées avec les étudiants peut être enrichissant. Si jamais un jour vous avez besoin... d'aide... ou de moyens... enfin, vous comprendrez que je me sente un peu concernée aussi, par mon fils. Je ne tiens pas non plus à être intrusive, croyez le.

En fait si, totalement. Mais cela ne partait pas d'un mauvais sentiment.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Ven 2 Mai - 18:37


Conversation forcée
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e professeur de potion se plairait certainement à affirmer qu'il n'accordait jamais de crédit ni ne prêtait jamais foi aux rumeurs, mais le fait est que, au contraire, il leur trouvait toute leur importance. En son for intérieur, il considérait que les ragots, quels que soient leur nature et celui ou celle qui les promulguait, ne venaient jamais de nulle part, et décelaient toujours un fond de vérité. Il ne pouvait donc pas oublier, non, les bruits de couloirs qui circulaient au sujet de la belle ukrainienne, même s'ils avaient été promulgués par l'une de ses collègues les plus louches, j'ai nommé le professeur Mathews. C'était assez triste, à bien y réfléchir. Si Slughorn appréciait son supérieur (il devait être le seul de toute l'histoire du professorat de Poudlard à avoir de l'estime pour son directeur), il ne pouvait s'imaginer qu'il y ait véritablement anguille sous roche entre lui et celle à qui il était en train de parler. Par Merlin,  elle aurait eu l'âge d'être sa fille ! Et si c'était le cas pour lui, ça voulait tout dire. Cela étant, il pouvait comprendre quel charme Dippet pouvait potentiellement lui trouver. Son grand sourire et ses allures charmantes avaient effectivement de quoi séduire (même si lui-même avait dépassé le stade de ce genre de considérations depuis bien longtemps).

Bon, mieux valait ne pas trop considérer la question... Tant qu'il n'était sûr de rien, du moins. Et même s'il était sûr de quelque chose... C'était leur vie, après tout... Et dans ce cas, Dippet avait d'autant plus d'intérêt à entretenir de bonnes relations avec son interlocutrice (opportunisme, quand tu nous tiens). Il lui rendit son sourire quand elle mentionna le club de Slug, ah, bah elle lui facilitait la tâche en trouvant LE sujet de conversation au sujet duquel il pourrait parler encore et encore sans jamais s'interrompre. Ses petites réunions de privilégiés qui rassemblaient la crème de la crème étaient clairement sa plus grande fierté.

-Eh bien... mes réunions restent très humbles, je dois l'admettre, rien à voir avec la qualité des réceptions que vous organisez.
Effectivement, il y mettait bien moins de moyen, mais sans doute tout autant d'ambitions. Le but étant, très clairement, de savoir s'entourer des meilleurs afin de mieux pouvoir profiter de leur influence future... ou de celle de leurs parents... C'était pour cela, d'ailleurs, qu'Andreï avait été admit au club de Slug en premier lieu. Ceci dit, toute suggestion est toujours la bienvenue. Il lui adressa un nouveau sourire agréable. Avez-vous un peu de temps devant vous ? Je peux vous offrir une tasse de thé ? Ou un verre d'hydromel ?



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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Jeu 8 Mai - 15:00

Anya était une femme charmante. Quand elle le voulait bien entendu. Mais c'était aussi et surtout une très belle femme. Et elle faisait de son mieux pour qu'on le remarque et qu'on s'en souvienne. Anya adorait sentir des regards se fixer sur elle. C'était un peu reconnaître son travail. Parce que cela en demandait, du travail, pour être toujours comme ça. Mais il n'y avait pas que les regards qu'elle voulait attirer. D'autres choses, plus concrètes, pouvaient très bien la récompenser aussi. Mais bon, ça, ce n'était pas pour le professeur Slughorn. Non, pas du tout. Elle avait tout de même ses exigences. Et lui ne rentrait pas du tout dedans. Alors normalement, Armando non plus. Mais lui, c'était un cas particulier. Ce n'était pas ça qui l'intéressait le plus chez lui. C'était plutôt le fait qu'il soit proche de Dumbledore.... tout comme Slughorn d'après ce qu'elle savait. Raison pour laquelle elle acceptait de lui accorder un peu de temps afin de discuter calmement.

-Eh bien... mes réunions restent très humbles, je dois l'admettre, rien à voir avec la qualité des réceptions que vous organisez. Ceci dit, toute suggestion est toujours la bienvenue.


Ah ça, personne ne pouvait vraiment rivaliser avec Anya dans ce domaine. Ou pas beaucoup en tout cas. C'était un peu sa spécialité. Et ses réceptions étaient connues par beaucoup. Alors que celles de son interlocuteur... et bien, sans son fils, elle n'aurait pas été au courant. Preuve qu'effectivement, ce n'était pas comparable. Anya y passait un certain temps quand même lorsqu'elle devait en organiser une. Alors que lui ne devait pas y passer tant de temps que cela. Ils n'avaient pas non plus les mêmes moyens. Enfin, c'était ce qu'elle imaginait. Puisqu'elle ne lésinait pas quand elle organisait un événement du genre. Des moyens, elle en avait. Alors pas d'hésitation à avoir. Anya fit mine de rougir un peu dans un sourire gêné. Ce qui, en fait, ne lui ressemblait pas du tout.

-Avez-vous un peu de temps devant vous ? Je peux vous offrir une tasse de thé ? Ou un verre d'hydromel ?


Si il lui offrait l'occasion de profiter de lui aussi, pourquoi pas. Elle avait pas mal de temps finalement. Anna s'occupait seule de sa fille aujourd'hui, Andreï était... ben était ici. Alors du coup, Anya pouvait accorder un pe de temps à Slughorn et à son hydromel. Héhé, oui, le thé c'est mignon mais elle appréciait aussi des boissons autrement plus agréables.

-Oh euh, pourquoi pas. Si je ne vous dérange pas non plus bien sûr. Je ne voudrais pas vous ennuyer.

Anya suivit donc le professeur jusqu'à ce qui devait être son bureau. Elle essayait d'être agréable, de lui sourire gentiment et d'agir comme une gentille mère de famille qu'elle avait un peu compris ne pas être. Pourtant c'était une chose qu'elle aurait aimé être. Une mère attentive et attentionnée. Mais ce n'était pas le cas. Elle l'avait bien compris à force. Mais cela ne coûtait rien d'essayer de l'être aux yeux des autres.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Mar 13 Mai - 18:04


Conversation forcée
-V

ous ? M'ennuyer ? Allons bon !

Son ton était jovial, agréable, mais peut-être un peu trop exagéré pour qu'on puisse imaginer qu'il soit parfaitement sincère. Quoi que c'était là quelque chose qui était parfaitement caractéristique du professeur de potions. Dès lors qu'il s'adressait à autrui, il y avait toujours dans le ton de sa voix soit du mépris, soit de la flatterie, soit de l'hypocrisie, il ne faisait jamais dans la demi-mesure. En l'occurrence, il considérait que la meilleure attitude pour lui à l'heure actuelle était de se montrer flatteur. S'il parlait avec emphase, les mots qu'il avait prononcé pour qualifier son interlocutrice n'en étaient pas moins pensés. Elle avait beaucoup d'influence, elle faisait la réussite des dîners mondains, elle avait un carnet d'adresse bien plus rempli que le sien... Bref, il devait à tous prix s'en faire une amie, s'il voulait se conforter dans cette position opportuniste qui faisait le sel de son existence et le but de toute sa vie. Sans ajouter un mot, il la mena jusqu'aux portes de son bureau, où il l'invita à prendre place sur le fauteuil confortable qui lui faisait face avant de préparer à Anya la boisson de son choix. Quant à lui, il se servit un verre bien tassé d'hydromel.

-Pour tout vous dire, je serais assez curieux de savoir ce que votre fils à pu vous dire des réunions de club de Slug...


Une amorce douce à la discussion. Il ne pouvait pas montrer son intérêt trop vite. Et lui faire comprendre de façon flagrante qu'il comptait bien tirer profit de la conversation. Cela étant, il était effectivement très curieux de savoir ce qu'Andreï avait bien pu apprendre à sa mère sur les soirées qu'il organisait. Si le professeur de potions l'avait invité à y participer, c'était en grande partie à cause de la femme qu'il avait en face de lui (comme quoi, ça lui avait servi en effet), mais il ne trouvait pas que le vert et argent en lui-même était quelqu'un de bien intéressant. Lors des réunions, il ne parlait jamais, où le faisait très succintement... Slughorn n'avait jamais réussi à déterminer s'il se plaisait ou non là-dedans, le fait est qu'il venait à chaque fois, ne lâchait pas le moindre mot, et repartait aussi sec. Est-ce qu'il s'amusait ? Est-ce qu'il s'ennuyait à mourir ? Va savoir. Slughorn n'était jamais parvenu à le cerner. Anya, en tous cas, lui semblait bien plus facile d'accès... Mais le fait est qu'il se trompait royalement. De ce qu'il pensait voir et discerner d'elle, il n'y avait pas grand chose de réel, en définitive.


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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Mer 21 Mai - 21:34

Tout le monde était un peu opportuniste dans la vie. Chacun à sa manière et chacun à des niveaux différents. Mais personne n'était vraiment innocent dans ce domaine. Et les deux personnes qui se retrouvaient face à face maintenant étaient très loin d'être innocentes à ce niveau. Horace Slughorn avait une bonne réputation de parasite. Tout le monde ne le savait pas. Mais Anya le savait, et plutôt bien même. D'ailleurs, pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que les élèves de son club avaient ou auraient une certaine influence sur le monde magique. Et quand ce n'était pas eux, c'était leur famille. Dans le cas d'Andreï, même si Anya n'aimait pas l'admettre, c'était certainement son influence à elle qui l'avait mené jusqu'à ce fameux club. Pourtant son fils serait très certainement un bon sorcier, un grand. Il était déjà doué, il savait ce qu'il fallait pour avancer dans la vie. Bref, son fils aurait certainement une bonne place dans cette société opportuniste. Mais le comportement de son professeur laissait penser qu'il n'était pas d'accord avec cela et que la belle représentait pour lui une valeur plus sûre. C'était à la fois gratifiant et affreusement vexant. C'était quand même de son fils dont il était question. Enfin bon, de toute façon, elle comptait profiter de cet homme aussi alors bon, autant se taire un peu au sujet de ce mécontentement.

-Vous ? M'ennuyer ? Allons bon !

Anya faillit avoir un mouvement de recul et de surprise à cette remarque. C'était tellement surjoué, tellement faux. Il avait pratiquement crié ses mots. Ce qui était surprenant alors oui, si elle n'était pas nettement plus douée que lui, Anya aurait réagit étrangement. Pour le coup, elle s'était contentée d'élargir son sourire pour éviter de s'énerver et le laisser continuer. La belle le suivit bien sagement jusqu'à un bureau qui devait être le sien. Elle sentait qu'elle allait en passer du temps dans ce putain de château. Si il s'y mettait aussi celui-là, elle n'aurait pas fini. Elle devait avoir un truc avec les vieux. Entre lui, celui dans sa tour, et certainement d'autres qu'elle ne voyait pas, Anya avait beaucoup de succès auprès d'eux. C'était assez gênant en fait. Heureusement elle n'était pas à plaindre non plus avec les plus jeunes. De toute façon, en règle générale, si elle voulait vraiment avoir quelque chose, ou dans le cas présent quelqu'un, elle l'obtenait. Avec parfois beaucoup de patience ou d'insistance, mais elle restait invaincue. Et c'était à cela qu'elle pensait en suivant le professeur et en prenant place dans un fauteuil qui était plutôt confortable malgré tout, il faut bien l'avouer. Elle accepta avec plaisir un verre d'hydromel qu'elle pris le temps de sentir avant de le goûter. Plutôt pas mal, en effet.

-Pour tout vous dire, je serais assez curieux de savoir ce que votre fils à pu vous dire des réunions de club de Slug...

Petit curieux donc. Anya rit très légèrement à cette remarque, voyant très bien où il voulait la mener. Mais soit. Si il voulait qu'elle lui parle de son fils, elle en parlerait. Et avec plaisir même. Mais toujours en bien, surtout ici. En ce moment, il lui arrivait de penser à lui en se disant qu'il était difficile, qu'il l'agaçait et parfois même qu'elle regrettait de l'avoir eut. Mais elle n'aimait pas cela pour autant. Et rapidement elle se sentait coupable d'avoir pensé cela. Après tout, il faisait avec ce qu'il avait le pauvre. Mais il y avait des moments où elle en avait assez et elle le pensait.

-Et bien, en général, Andreï est un garçon plutôt secret. J'imagine que pour vous parler de sa pensé sa tante serait bien plus efficace que moi. Mais je comprends que cela puisse vous intéresser.

Anya avait repris son sourire peut-être un peu moins faux. Même avec tout ce qui s'était passé, il restait son petit chéri, son bébé. Et elle restait très contente de pouvoir parler de lui et dire à quelqu'un à quel point il était exceptionnel. Et puis avec un professeur, ce n'était pas des paroles inutiles. Surtout un tel opportuniste.

-Il ne m'a jamais parlé de ces réunions de manière négative en tout cas. À l'entendre c'était simple mais efficace. Mais je sais qu'il n'est pas non plus très friand de ces choses-là. C'est un garçon discret. Moi-même je ne sais pas toujours ce qu'il pense. Mais je sais que si vos soirées ne lui plaisaient pas, vous le sauriez déjà.

Anya lui lança un sourire un peu malicieux et amusé. Ces derniers temps, la belle avait remarqué que son fils savait très bien exprimer son mécontentement. Et elle ne doutait pas qu'il puisse le faire avec d'autres qu'elle.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Dim 25 Mai - 7:41


Conversation forcée
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e directeur de la maison Serpentard se délectait du si bon cru d'hydromel qu'il avait choisi de partager avec son interlocutrice, se félicitant lui-même de posséder une si bonne cuvée, quand celle-ci lui parla plus avant de son fils. Bon, il n'y avait donc pas qu'en sa présence, durant ses cours et ses réunions, que le vert et argent se montrait si discret et réservé, apparemment, c'était son comportement au quotidien, et même sa mère n'obtenait pas grand chose de plus de lui. Apparemment, quand il devait montrer son mécontentement, il savait, par contre, hausser le ton et se faire entendre. En bref.... son silence était une bonne chose ? Le directeur allait prendre les choses pour telles. De toute façon, tant qu'il daignait participer à son club, Slughorn, ne comptait pas lui faire trop de reproche. Mieux valait que cet élève l'apprécie, notamment pour qu'il demeure (il s'avançait certainement trop) dans les bonnes grâces de son interlocutrice ici-présente.

-Je vous crois sur parole, dans ce cas.


Il hésita à ajouter quelque chose, notamment au sujet du fait que son fils gagnerait vraiment à se montrer plus expansif, à se livrer aux autres, à se manifester, prendre la parole. Le charisme, à l'époque où ils vivaient, était une qualité essentielle. Certaines personnes pouvaient être douées, d'une grande intelligence, d'une sensibilité rare, mais s'ils ne faisaient preuve, d'un bon sens de la rhétorique, du discours et de la répartie, alors toutes ces belles qualités ne servaient à rien. L'avenir appartenait, c'est un fait, à ceux qui savaient se vendre. Si Andreï pouvait gagner en notoriété à l'avenir, Slughorn lui en saurait gré. Oui, il était opportuniste, et si le jeune homme pouvait lui être utile jusqu'au bout.

-J'ai toujours pensé que votre fils souffrait seulement d'un manque de confiance en lui. Il est très intelligent, bien plus que la plupart de ses camarades. Je lui prédis un grand avenir...


Pour peu qu'il sache, justement, mettre de côté son comportement discret et retenu, silencieux... Mais cela, c'était sous-entendu, sa mère le comprendrait certainement. Et il ne doutait pas qu'elle partageait la même opinion, ne serait-ce que parce qu'une mère avait toujours les plus hauts projets pour sa progéniture. Oui, il faudrait quelque chose, un déclic, pour qu'Andreï mette plus d'aisance à s'exprimer, et exploite toutes ses capacités sans en mettre de côté . Ce qu'il ne savait pas, c'est que le déclic avait plus ou moins déjà eu lieu. Mais cela n'aurait peut-être pas l'effet escompté.


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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Jeu 29 Mai - 12:00

Si la belle n'avait rien à gagner dans cette affaire, il est probable qu'elle n'ait jamais répondu à ce professeur qu'elle ne connaissait pas. Cet homme se montrait plutôt direct et allait directement dans les sujets sensibles. C'était un idiot, lui aussi. Et il avait beaucoup de chance qu'Anya accepte de lui répondre. Avec même une pointe de sincérité. Mais juste un peu. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. La belle était une femme de manipulation alors cela n'avait rien d'étonnant au final. Une sorte d'habitude. Et là en plus cela touchait son fils. Alors bon, ce n'était rien de bien grave, mais cela restait assez gênant de le voir l'interroger ainsi sur son comportement. Elle ne devrait pas avoir à justifier son fils. Il n'avait rien fait de mal. Et très franchement, elle n'était pas même surprise de savoir qu'il ne prêtait qu'un attention minime aux petits jeux de son professeur. Cela n'avait pas l'air très sympathique comme petites fêtes. Largement moins évoluées que les sienne, elle en était certaine. De toute façon, c'était son truc à elle. Lui, tant qu'il arrivait à apprendre quelque chose à ses élèves, cela serait suffisant. Et même ça Anya en doutait...

-Je vous crois sur parole, dans ce cas.

Très bonne idée. Passons à la suite maintenant. Anya lui sourit gentiment, appréciant véritablement qu'il en reste là. C'est vrai quoi, elle pouvait parler de son fils un certain temps si on le lui demandait. Mais là on aurait dit que son professeur ne l'appréciait pas, et Anya n'aimait pas qu'on trouve le moyen de ne pas apprécier un garçon comme Andreï. Enfin, plutôt qu'on trouve le moyen de ne pas apprécier Andreï. Parce qu'en vrai, les autres, elle s'en moquait pas mal. Son fils était devant, un point c'est tout.

-J'ai toujours pensé que votre fils souffrait seulement d'un manque de confiance en lui. Il est très intelligent, bien plus que la plupart de ses camarades. Je lui prédis un grand avenir...

Ah oui mais non, là il ne devait pas avoir bien compris. Stop avec Andreï, le sujet était clos. Et en plus il lui mettait sous le nez ce qu'Anya avait toujours pensé et tenté de corriger. Il avait mal choisit la personne à qui dire ça, vraiment. La belle lui fit comprendre en perdant un peu plus son sourire. Pour le principe elle ne pouvait pas lui lancer un de ses regards noirs. Mais bon, elle n'avait pas l'air ravie non plus.

-Effectivement, il s'en sortira. Seulement je refuse de continuer à me battre pour qu'il devienne quelqu'un d'autre. Sa discrétion est aussi l'une de ses qualités. Ceux qui ne le voient pas ne devraient pas s'y intéresser.

Il avait été limite vexant avec ses remarques qu'elle s'était déjà fait des millions de fois. Si son fils n'était pas assez bien pour lui ce n'était pas son problème à elle. Si il n'était pas satisfait du comportement discret d'Andreï, tant pis pour lui.

-Quoi qu'il en soit j'ai fait au mieux pour lui mais je ne peux pas le changer. Il est timide, je vous l'accorde, mais je ne vois pas en quoi c'est un problème.

Elle s'emportait peut-être un peu, c'est vrai, mais elle n'aimait pas du tout qu'on pense savoir mieux qu'elle ce qu'il y avait à faire avec son fils.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Sam 31 Mai - 16:49


Conversation forcée
I

ntelligente et lucide, Anya l'était, suffisamment pour comprendre, aux yeux de Slughorn, ce qui faisait défaut à Andreï. Elle était une femme charismatique, qui savait à quel point faire preuve de présence, de charme et de talent oratoire était important pour réussir dans la vie quotidienne, son interlocutrice usait et abusait de ce talent, si bien que l'on pouvait se demander comment son fils faisait pour être du même sans qu'elle tant ils avaient des caractères opposés. Qu'elle ne souhaite pas bousculer un peu sa progéniture pour lui permettre d'aller plus loin lui semblait un brin absurde. Mais une mère n'était jamais objective quand il était question de sa progéniture. Pour avoir vu défiler plus d'un parent d'élève dans son bureau, le maître des potions avait bien fini par le réaliser. Elle décrétait qu'elle voulait qu'il reste lui-même. en soi, c'était tout à fait honorable. Après tout, dénaturer la propre nature de quelqu'un ne pouvait jamais être pour son bien. Mais selon Slughorn, pousser le vert et argent à sortir, ne serait-ce qu'un peu, de sa coquille, ne serait pas un mal pour lui, et serait bénéfique plus tard. Chaque être naissait avec un certain nombre de défauts et de qualités (Merlin, en ce qui le concernait, le professeur Slughorn avait plus de défauts qu'à son tour). si ces défauts et qualités étaient forcément constitutifs de l'identité de quelqu'un, ce n'était pas pour autant qu'il fallait tendre à encourager les défauts de chaque être humain. Tout ce que Slughorn disait, c'était que la timidité d'Andreï pouvait lui fermer des portes. Mais après tout, il comprenait que son interlocutrice se braque un peu. Il s'agissait de son fils, de la chair de sa chair. L'on ne pouvait jamais être complètement objectif lorsqu'il était question de son sang.

-Oh, n'entendez surtout pas ce que je viens de dire comme une attaque personnelle à l'encontre de votre fils. Andreï est un jeune homme très intelligent. Mais la timidité a toujours été un frein dans notre société. C'est triste, mais c'est ainsi.


Il s'autorisa à prononcer cette dernière phrase d'un ton jovial. Il était plus difficile d'asseoir ses opinions lorsqu'on se trouvait en présence d'une femme telle qu'Anya Armyanski. Cette dernière avait très clairement le don d'en imposer par sa seule présence. À elle, il semblait plus que difficile de dire non ou de s'opposer, même lorsque l'on pensait avoir intimement raison.

-Enfin, je m'égare. Mes propos ont dépassé mes fonctions.


Quoique pas tellement. C'était  bien le rôle d'un professeur, après tout, que de signaler aux parents d'élèves ce qu'ils considéraient ne pas aller chez leur progéniture, ils les observaient au quotidien, dans un contexte que les parents ne pouvaient pas voir, c'était donc assez normal. Mais entre ses opinions bien tranchées à lui et son fort caractère à lui, il avait bien compris qu'il serait de mauvais ton que d'insister.

-D'autant que votre fils n'est pas toujours si timide que cela. J'ai même le sentiment qu'il s'affirme un peu plus ces derniers temps.

Pas forcément en bien, mais ça...
Oui, il en revenait encore au sujet du fils, mais après tout, c'était ce qu'ils avaient en commun l'un et l'autre pour l'heure. Outre leur sens prononcé de l'opportunisme.

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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Sam 7 Juin - 12:26

Depuis qu'elle l'avait vu, Anya trouvait cet homme trop entreprenant à son goût. En vérité, il ne faisait rien d'exceptionnel. Il ne disait rien non plus qui sortait de l’ordinaire. Anya n'aimait juste pas le sujet de conversation choisit et la position qu'il prenait par rapport à celui-ci. En aucun cas il pouvait se permettre de critiquer la moindre de ses décisions ou le moindre petit trait de caractère de son fils. Même si pour être honnête, il n'avait pas encore vraiment critiqué quoi que ce soit. Sauf qu'Anya était particulièrement sensible avec ce sujet et surtout généralement susceptible. Ce qui expliquait qu'elle était bien vue. Parce que personne n'osait lui faire le moindre reproche. Tout cela était logique et cela s'imposait presque avec elle. Quoi qu'il en soit, ce professeur avait fait un mauvais choix. Il ne pouvait pas prévoir que la belle le prendrait mal après tout. Surtout qu'il pensait certainement avoir affaire à quelqu'un qui accordait du temps et de l'attention au directeur de cette école. Il s'attendait certainement à une femme d'une grande patience et peut-être même un peu simple d'esprit. Histoire de supporter cet homme au moins. Mais non, Anya n'était pas comme ça. Raté pour ce pauvre professeur.

-Oh, n'entendez surtout pas ce que je viens de dire comme une attaque personnelle à l'encontre de votre fils. Andreï est un jeune homme très intelligent. Mais la timidité a toujours été un frein dans notre société. C'est triste, mais c'est ainsi.

Il était effectivement préférable qu'Anya ne prenne pas les paroles de cette homme comme une attaque de quelque nature qu'elle puisse être. Autrement cet homme risquait d'avoir vraiment des problèmes. Puisqu'elle était plus présente dans cette école, autant en profiter pour faire du vide autour de son fils. Et si le professeur Slughorn cherchait volontairement ou non les ennuis, il risquait fort d'en trouver. Et des gros. Anya gardait un regard un peu méfiant malgré tout. Pour que son interlocuteur comprenne qu'il devait fair attention à ce qu'il disait.

-Enfin, je m'égare. Mes propos ont dépassé mes fonctions.

En fait pas vraiment. Mais aux yeux d'Anya, si. Elle n'acceptait pas le genre de réflexions qu'il avait osé faire à propos d'Andreï. Même si elles n'avaient pas été bien méchantes. Enfin, de toute façon le sujet du fil était délicat, avec tout le monde. Aucune raison que cela change avec ce professeur. Surtout un comme lui, aussi opportuniste et potentiellement vicieux. Après tout, Anya ne le connaissait pas. Tout comme lui ne la connaissait pas encore non plus. Mais ça, de toute manière, ils étaient peu à pouvoir le dire.

-D'autant que votre fils n'est pas toujours si timide que cela. J'ai même le sentiment qu'il s'affirme un peu plus ces derniers temps.

Ah ça, il s'affirmait en ce moment. Et pas qu'un peu. C'était depuis la conversation difficile qu'ils avaient eut tout les deux. Cela n'avait rien de vraiment étonnant non plus. Après tout, il avait appris que sa mère, celle qu'il avait aimé de tout son cœur et qui avait pris soin de lui était en vérité une veuve noire. Et encore, ce n'était pas tout. En fait Anya était une tueuse en série depuis de nombreuses années.

-J'ai effectivement remarqué qu'il s'autorisait un peu plus de choses ces derniers temps. Je suis simplement déçue que cela ne soit pas toujours pour être raisonnable.

Il avait tendance à s'énerver de manière plutôt violente. C'était déjà arrivé avant, et sa mère l'avait bien senti passer. Mais maintenant elle avait l'impression qu'il était devenu totalement incontrôlable, se laissant simplement porter par des émotions qu'ils ne comprenait pas toujours. Chose qui inquiétait aussi Anya.

-Ce n'est pas simple pour lui en ce moment. Enfin, depuis le début c'est assez compliqué, mais disons qu'en ce moment c'est particulier. Il doit être un peu perdu...
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Lun 9 Juin - 18:17


Conversation forcée
A

u moins, Anya était un tant soit peu lucide en ce qui concernait sa progéniture. Certaines personnes tenaient tant à ne voir dans leur enfant que la copie conforme de ce qu'ils espéraient le voir devenir qu'ils en oubliaient la plus stricte évidence. Nos enfants nous déçoivent forcément un jour, ils ne sont jamais exactement ce que nous attendions qu'ils soient, le tout est de l'accepter et d'embrasser cette évidence avec moins de mépris que ce que certains affichaient. Non, si la femme en face de lui avait clairement beaucoup d'affection pour son fils, au point de certainement le défendre bec et ongles quelles que soient les circonstances, elle reconnaissait tout de même ses défauts... Cette timidité maladive, notamment, ainsi que ces accès de tempérament dont il faisait preuve dernièrement, et pas toujours à bon escient. Qu'il s'affirme et choisisse de se départir de la part la plus asociale de sa personne, tant mieux, qu'il le fasse pour les mauvaises choses et en invoquant les mauvaises raisons c'était, par contre, bien plus problématique. Non, Andreï ne faisait pas les choses de manière raisonnable, mais en même temps, il était à l'âge des grandes crises d'adolescence, de la quête identitaire, et du besoin de se détacher du lot à grand cris, et sans forcément beaucoup de tact ou de bon sens.

À sa décharge, d'ailleurs, et comme le fit si bien remarquer Anya, le jeune homme avait tout de même des circonstances atténuantes, et pas des moindres. Il venait de subir un nouveau deuil, lui qui, pour un âge si jeune, déplorait déjà la perte de son père biologique et de deux pères adoptifs. Anya avait déjà beaucoup de courage que de garder la tête haute en dépit de tout c qu'elle avait subi, mais Andreï, lui, n'avait jamais que quinze ans, il était certes armé pour affronter tout cela, mais malgré tout fragile. Pas étonnant, au bout d'un moment, qu'il finisse par avoir quelques accès d'effronterie. Aux propos de son interlocutrice, le professeur de potions ne manqua donc pas de hocher la tête.

-Il a effectivement bien des raisons de l'être. Croyez bien que nous nous appliquons à être le plus présents possibles pour lui.


Par "nous", il entendait le corps enseignant de Poudlard. C'était leur rôle, après tout. Et puisque Grindelwald avait engrengé une bonne génération de traumatisés, autant dire qu'ils avaient du pain sur la planche, et un grand nombre d'élèves sur lesquels ils avaient tout intérêt à veiller au grain.

-Bien sûr, s'il y a des choses qu'il nous faudrait savoir et qui nous permettrait de mieux le soutenir...


Lui ? Maladivement curieux ? Pensez-vous ! C'est une illusion. De même qu'il n'espérait pas du tout entendre son interlocutrice affirmer ou infirmer certaines des rumeurs qui couraient à son sujet. Notamment celle concernant son rapprochement avec le directeur de Poudlard...


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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Ven 13 Juin - 17:55

Anya n'était ni aveugle ni idiote. Elle savait très bien qu'elle n'était pas parfaite. Elle savait qu'elle possédait plus d'un défaut. Elle savait également qu'il en était de même pour son fils. Andreï était un garçon qui avait ses qualité et ses défauts comme tout les autres adolescents. La belle ne refusait pas de voir ce qui n'allait pas chez lui comme certaines autres mères. Elle se contentait de garder en tête les bons côtés avant tout. Mais cela en revanche, c'était normal. C'était son fils unique, son bébé, son petit chéri. Il était donc ce qui comptait le plus pour elle, même si il refusait de lui rendre cette affection. Quoi qu'il arrive, elle l'aimerait toujours et prendrait soin de lui comme elle le pouvait. Et en ce moment, ce n'était vraiment pas simple. Il lui en voulait vraiment et sa mère avait bien compris qu'il n'avait pas l'intention de rester avec elle bien longtemps que ce soit pendant des vacances ou même un week-end. Une situation vraiment très pesante. Qui ne lui convenait vraiment pas du tout. Andreï pouvait dire et penser ce qu'il voulait, sa mère était vraiment triste qu'il la repousse comme cela. Il était donc plutôt compliqué d'en parler avec cet homme qui ne pouvait pas comprendre toute la complexité de la situation.

Quoi qu'il en soit, elle avait fait de son mieux, s'était planté, et n'aimait pas du tout entendre cet homme porter un nouveau jugement sur cette affaire. Il n'en avait absolument pas le droit. D'autant qu'Andreï avait plus d'un raison d'être aussi compliqué. Et ça, sa mère le comprenait très bien. Ce professeur par contre ne pouvait pas comprendre. Et Anya ne pensait pas devoir lui expliquer quoi que ce soit. Il n'avait pas besoin de connaître sa vie. Il savait déjà ce dont il avait besoin pour s'occuper de son fils, c'était suffisant.

-Il a effectivement bien des raisons de l'être. Croyez bien que nous nous appliquons à être le plus présents possibles pour lui.

C'est cela. On avait vu comment. Mais Anya fit mine d'être satisfaite de cette réponse. Même si ce n'était pas du tout le cas. Elle ne le pensait pas franchement capable lui non plus. Ce n'était pas comme si elle avait le choix non plus. Elle ne pouvait pas essayer de faire renvoyer tout les professeurs de Poudlard parce qu'elle ne les aimait pas et qu'elle préférait les voir loin de son fils. Pas le choix donc, Andreï passerait encore du temps avec cet homme qu'elle commençait à trouver particulièrement lourd. Cependant elle retrouvait légèrement son sourire, juste assez pour lui montrer qu'elle acceptait cette conversation malgré tout.

-Bien sûr, s'il y a des choses qu'il nous faudrait savoir et qui nous permettrait de mieux le soutenir...

Alors là. Anya le sentait venir, mais gros comme une maison. Le professeur Mathews n'avait pas du tout l'air d'être le genre de femmes à tenir sa langue. Et l'intérêt que portait cet homme pour la belle Armyanski n'était clairement pas désintéressé. C'était évident depuis le début. Et là, c'était une confirmation. Seulement elle espérait qu'il serait assez intelligent pour bien choisir le sujet de cette interrogation. Ce qui n'était pas dit. Faisant mine de ne pas comprendre Anya porta une nouvelle fois son verre à ses lèvres.

-J'ai peur de ne pas vous suivre professeur, pensez-vous à quelque chose en particulier?

La belle marqua une légère pause avant de reprendre, le ton un peu plus dur.

-Que vous preniez soin de mon fils est quelque chose que j'apprécie, mais je ne vois pas en quoi je peux vous éclairer.

Deux phrases, deux chances pour lui d'éviter le pire. Mais Anya était déjà prête à le quitter, sentant bien trop bien venir le sujet sensible.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Jeu 19 Juin - 21:14


Conversation forcée
B

ien évidemment, le professeur de potions ne s'était pas attendu à ce qu'Anya Armyanski se mette à table directement et lui dévoile ses petits secrets sur un plateau d'argent. N'importe qui dans la même situation aurait sans doute réagi d'une manière similaire, mais elle, en plus, était particulièrement plus coriace que pouvaient l'être d'autres parents d'élèves. Elle était un peu froide, un peu secrète, en même temps savait être avenante quand elle le voulait. Elle était une énigme à elle toute seule, ça, il devait bien le reconnaître, et c'était bien pour cela, en plus du reste, qu'il voulait tant percer sa carapace, comprendre ce qui se dissimulait dessous... L'intérêt d'Andreï, au fond, lui importait peu. S'il devait être parfaitement honnête, il ne plaçait pas beaucoup d'espoir dans le jeune Armyanski, par rapport à plusieurs autres de ses protégés (l'un d'entre eux), il ne l'avait jamais invité à son club de Slug que pour l'atteindre elle, celle qui se trouvait actuellement en face de lui et que, il était peut-être en train de perdre, à force de se montrer trop curieux et insistant, comme il n'avait jamais pu s'empêcher de l'être.

-Oh, ne le prenez pas pour vous-même...
dit-il d'un ton un peu embarrassé (et pour cause), alors qu'il avait entendu le ton de sa voix se faire plus sévère, et avait donc supposé, à juste titre, avoir trop tiré sur la corde. Les adolescents, à cet âge, sont toujours compliqués, et souvent, on trouve la source de ces... Il marqua une pause, songeant que finir sa phrase pourrait bien avoir des conséquences désastreuses, néfastes pour lui et pour la réputation qu'elle cherchait à se faire. Des réputations, Anya Armyanski en faisait, mais pouvait tout aussi bien en détruire, c'est bien pour cela qu'il voulait à ce point se la mettre dans la poche. Oh... non, mieux valait qu'il se taise. De toute façon, il était évident qu'elle ne lui répondrait pas. Ou lui donnerait l'excuse qu'il connaissait déjà. La mort de son dernier mari. Il devait bien admettre qu'après une telle accumulation, il était normal que le vert et argent pète un câble. Mais Slughorn restait convaincu que ce n'était pas tout. Désolé, mes mots s'apprêtaient à nouveau à dépasser la mesure de mes fonctions. Que voulez-vous, je ne devrais pas, je le sais, mais je m'attache bien trop aux élèves qui fréquentent mon club.

Ce n'était jamais qu'un semi mensonge, et le geste qu'il fit pour désigner d'un geste de la tête les photographies animées des élèves sortant qui avaient "réussi" posées sur son étagère ne pouvait qu'en témoigner. Certes, il ne croyait pas spécialement en l'avenir d'Andreï, mais il y en avait d'autres auxquels il s'attachait davantage. Et bien sûr, il le regretterait tôt ou tard.


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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Jeu 26 Juin - 15:46

Il y avait deux possibilités. Soit le professeur qui se trouvait devant elle était d'un optimisme assez démesuré, soit il avait tenté sa chance juste au cas où... en fait il devait s'agir d'un mélange des deux. Anya ne pouvait pas en être vraiment certaine. Quoi qu'il en soit, il s'était planté. Comme si elle, Anya Armyanski, allait tranquillement lui parler de faits que même sa famille ignorait. Ce n'était pas du tout son genre. La femme qu'il avait en face de lui était distante, secrète, et entêtée. Pas du genre à s'étendre des heures sur sa vie ou à raconter chaque détails de ce qui lui ait arrivé la veille. C'était même tout l'inverse. Moins les gens en savaient, mieux c'était. Et ce pauvre petit professeur ne savait heureusement pas à quel point. Autrement il n'aurait certainement pas proposé à la belle ce verre dans son bureau. Il ne lui aurait rien proposé en fait. Il se serait contenté d'aller se cacher sans l'ennuyer. Oui, parce que c'était ce qui se passait. Anya s'ennuyait avec lui. Elle n'avait rien à lui dire et visiblement, ce qu'il voulait entendre, elle n'en dirait rien non plus.

-Oh, ne le prenez pas pour vous-même...

C'était plutôt dans son intérêt qu'elle ne prenne pas cela pour elle. Sauf si il voulait affronter à son tour les foudres de l'ukrainienne. C'était plutôt dangereux à affronter quand on n'était pas la bonne personne. Ces derniers temps peut-être plus encore. Il suffisait de voir la relation assez bancale qu'avaient les deux sœurs en ce moment. Malgré le lien très fort qu'elles avaient toujours lié. Alors un petit professeur sans la moindre importance pour elle, si il la cherchait, il risquait de prendre cher.

-Les adolescents, à cet âge, sont toujours compliqués, et souvent, on trouve la source de ces...

Anya leva les yeux vers lui, l'air de lui dire de vraiment s'arrêter là, de ne pas continuer une seconde de plus. Elle ne dit rien, mais elle avait le mérite d'avoir le regard expressif. Et continuer voire finir cette phrase n'était pas du tout une bonne idée. Cela pourrait vite être regretté. Par lui surtout, elle se moquait bien de savoir ce qu'il pensait. Il pouvait penser ce qu'il voulait tant qu'il se gardait de lui poser des questions.

-Désolé, mes mots s'apprêtaient à nouveau à dépasser la mesure de mes fonctions. Que voulez-vous, je ne devrais pas, je le sais, mais je m'attache bien trop aux élèves qui fréquentent mon club.


Cet homme était un peu le genre d'homme qu'Anya adorait éviter. Il était fort probable qu'elle ne prenne plus la peine de venir le voir. Elle lui dirait peut-être bonjour si elle devait le recroiser. Mais elle doutait très sérieusement avoir un jour envie de le revoir intentionnellement. À moins qu'elle lui trouve une autre utilité. Ce qui n'était pas encore gagné. Il était un très bonne enquiquineur pour le moment... mais pas grand chose de plus.

-Je suppose que c'est un lien particulier et qu'il n'est pas non plus inutile.

Ce n'était pas parce qu'elle ne le trouvait pas encore utile que cela n'arriverait jamais. Elle faisait donc un minimum d'efforts pour qu'il n'y ait pas d'accrochage dès leur première rencontre. Enfin, tout dépendait de ce qu'il allait dire et si il oserait aller plus loin ou non. Anya restait une femme de caractère et n'aurait pas trop d'hésitations non plus si il poussait un peu trop...

-Cependant je pense que leur vie privée ne vous appartient qu'à partir du moment où ils vous la confient. Tant qu'ils ne vous parlent pas par eux-même de leur vie ou de leurs problèmes, vous ne devriez pas avoir à vous en occuper.

Bon, elle-même y allait peut-être un peu fort. Mais elle n'avait pas haussé le ton et au moins c'était un peu plus clair. Anya estimait que c'était quelque chose à repréciser à ce gros curieux.

-Si je vous dit cela c'est surtout pour Andreï. Il est naturellement discret et je doute qu'il ait vraiment envie de vous parler de ce qui lui ait arrivé. C'est assez douloureux comme cela et tout aussi attaché que vous puissiez être, j'espère que vous saurez vous arrêter avant d'aller trop loin...

Autrement il aurait effectivement la visite de la belle. Mais pas aussi courtoise, c'était évident.
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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Dim 29 Juin - 16:47


Conversation forcée
L

e ton de la belle ukrainienne demeurait parfaitement courtois et poli, mais le professeur de potion ne pouvait s'empêcher d'y déceler l'ombre d'une menace. Peut-être n'était-ce que lui qui voyait les choses ainsi, parce que son interlocutrice commençait à sérieusement l'impressionner... Au fond, n'importe quel autre parent d'élève aurait peut-être tenu le même discours, et sur un ton pas forcément plus engageant, sans doute bien moins engageant, en fait. C'était tout ce qu'il devinait d'elle mêlé à ce dont (heureusement pour lui) il n'avait pas la moindre idée qui occasionnait sa réaction, cette sorte de crainte qu'elle lui inspirait. Elle le faisait chanter sans même véritablement le faire, et le résultat était au rendez-vous, le professeur n'en menait clairement pas large, et il avait bien compris que, pour son propre bien, il valait mieux qu'il oublie toute tentative de venir "au secours" du jeune Armyanski, c'était tenu pour dit et entendu, Horace Slughorn pouvait se montrer excessivement curieux, il n'en demeurait pas moins qu'il tenait plus à sa peau qu'à celle de ses élèves, surtout quand il s'agissait d'Andreï, qui ne l'aurait de toute manière jamais intéressé s'il n'y avait pas eu sa mère.

C'était clair, tout était dans le non dit, un ordre implicite, une obligation formelle qu'il entendait bien respecter afin de s'éviter le moindre problème. Il laisserait Andreï gérer ses problèmes dans son coin, tant pis si ces derniers paraissaient pour le moins alarmants, et qu'il continuait d'avoir l'impression que sa mère ne lui disait pas tout. Il ne se mêlerait pas de sa vie privée, et écouterait les "conseils" de son interlocutrice. Il restait d'avis que c'était le rôle d'un professeur que de veiller de très près sur ses élèves. La question n'était pas de s'immiscer dans leur vie privée, mais plutôt de palier à tout problème éventuel, déceler la source du problème avant qu'il ne s'aggrave et ait des influences néfastes sur le pauvre étudiant. Dans le cas d'Andreï, il semblait clair au directeur des verts et argent que quelque chose allait au plus mal, et que tout cela risquait fort de se détériorer, mais il préférait encore accepter et tolérer le changement d'attitude du jeune homme que de s'attirer les foudres de sa génitrice.

-Soit, je vous promets que je saurais rester à ma place.
affirma-t-il dans un sourire qui n'aurait pu être plus forcé.

Ils n'avaient de toute évidence pas la même conception de ce que devait être sa place, mais il ne chercherait certainement pas à la contredire. Il n'y comptait pas une seule seconde, même. Il y avait plus important. Comme cette réputation qu'il se forgeait au fil des ans, comme la bonne impression qu'il voulait donner aux meilleurs, quitte à passer à côté de son devoir, quitte à agir en lâche. Après tout, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois qu'il le ferait.


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Message#Sujet: Re: Conversation forcée... [Slughy]   Dim 6 Juil - 13:03

Le professeur Slughorn était un homme particulier. Autant dire qu'Anya n'avait aucune affection pour lui. Vraiment aucune. Le plus important pour le moment était de se faire comprendre sans pour autant devenir vraiment menaçante et méchante avec lui. Elle espérait qu'il n'était pas aussi long à comprendre qu'un certain autre petit vieux de cette école. Autrement il lui faudrait encore insister avec lui quelques temps. Ce qu'elle n'aimerait pas puisque cet homme ne lui inspirait vraiment aucune sympathie et qu'insister voudrait dire le revoir. Et elle n'en avait vraiment aucune envie. Elle surveillerait tout cela de loin bien entendu, parce que c'était son genre. Et qu'il s'agissait d'Andreï.

Anya ne lui apprendrait rien en disant que son fils n'allait pas bien en ce moment. Elle se doutait qu'on l'avait remarqué ici. Mais ele ne voulait que des enseignants qu'elle n'avait jusqu'à maintenant pas trouvé compétents ne vienne mettre son nez dans leurs affaires. Et son fils, c'était son affaire. Elle voulait s'en occuper elle-même. C'était elle sa mère enfin, pas besoin que des opportunistes comme le professeur en face d'elle s'occupent de lui. Leurs problèmes de famille ne regardaient qu'eux. Et il y avait cette forme de fierté qui la poussait à n'accepter aucune aide extérieure. Après tout, puisqu'elle était sa mère, elle devait connaître son fils mieux que les autres qui pouvaient le penser. Quoi qu'il en soit, il était préférable pour le professeur qu'il reste assez loin de ses affaires.

-Soit, je vous promets que je saurais rester à ma place.

Anya lui accorda un sourire satisfait relativement discret tout de même. Déjà plus sincère que celui qu'il lui adressait à son tour. Ce qu'il pouvait être amusant celui-là aussi. Enfin, une distraction qu'elle ne chercherait pas non plus. Il devenait vite peu agréable cet homme. Mais il fallait bien rendre à César ce qui appartenait à César. Et là, il l'amusait un peu. Cela donnait vraiment une scène particulière de voir deux personnes aussi fausses échanger. Et une fois encore, tout le monde savait parfaitement qui dominait l'autre... Anya finit son verre car il était temps de passer à autre chose.

-J'en suis ravie. Maintenant si vous me le permettez j'ai quelques petites choses à faire alors...

Inutile de terminer cette phrase, il avait l'air de comprendre les choses assez bien. Ou a moins mieux que son directeur. C'était le principal à force. Parce que devoir tout détailler et expliciter tout le temps, c'était vite usant. Et si elle avait la patience de le faire avec le directeur, cela ne serait sans doute pas le cas avec lui. Tout simplement parce qu'il n'avait strictement rien à lui apporter.
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