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 Le devoir nous appelle

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Ysbridion
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Message#Sujet: Le devoir nous appelle   Dim 24 Aoû - 20:34


L'idée fait du chemin dans beaucoup d'esprits, dernièrement. En fait, je pense que ça nous est venu à l'esprit à peu près tous en même temps. À époque différentes, situations similaires, et même si nous ne sommes plus ceux que nous avons été, et que nous ne pouvons plus prétendre l'être, nous reconnaissons notre ami, et souhaitons agir en conséquences. Les Warden se sont dissous il n'y a pas si longtemps de cela, et pourtant, cela semble correspondre à une éternité, pour moi. Après la défaite de Gelert Grindelwald, j'ai pour ma part tout simplement abandonné le terrain, pour me concentrer sur un travail de bureau qui devrait, techniquement, me préserver des dangers des combats hasardeux, des expéditions suicidaires qui auraient pu nous coûter la vie plus d'une fois. Tous, nous avons fait nos choix, et beaucoup d'entre nous sont allés jusqu'à décider de se ranger, d'abandonner pour de bon le combat. L'ennemi était vaincu, nous étions victorieux, c'était logique. Seulement, les sujets de Grindelwald n'ont pas voulu en rester là, seulement, ils ont attaqué, menacé, détruit, tué. Seulement, il y a eu la soirée de Nouvel An à Pré-au-lard. Tout à coup, il nous a fallu renouer avec nos vieux démons. Nous avons découvert un nouvel enjeu, comprit que rien n'était fini, que tout recommencé. Et le même instinct, j'en suis sûr, s'est éveillé chez nous tous. Nous l'avons pensé en même temps, non sans hésitations, sans craintes, sans doutes...

Recomposer les Warden ? Plus j'y pense, plus je crois que c'est la chose à faire, mais les doutes s'amoncèlent. Je ne doute pas de la capacité de la plupart (je doute davantage des miennes, pour tout dire), plutôt de leur investissement. Quand on a failli tout perdre ou, dans le cas de certains, déjà tout perdu, il est difficile de s'aventurer de nouveau sur un terrain si dangereux. Je le sais pour sûr. Beaucoup d'entre nous ont perdu des personnes qui leur étaient proches. Je porte encore le deuil de mon épouse. Je ne suis pas le seul. Mais que valent nos vies individuelles, quand le danger gronde et menace ? Quand le devoir nous appelle.

Au Ministère, on s'alarme, je le vois bien, on veut exterminer la menace au plus vite. L'on comprend vers qui il faut se tourner. Quand l'on m'a dépêché pour rappeler Purdey auprès des Aurors, je n'ai pas cillé, j'ai accepté. Pas tant parce que j'avais l'assurance de son retour (ce n'est pas du tout le cas), mais parce qu'il me fallait la voir de toute façon. Nous le savons tous, nous avons besoin d'elle. À un moment ou à un autre, j'aurais dû la trouver. Je m'aventure donc jusqu'à chez elle. Elle doit m'attendre, j'ai prévenu de mon arrivée. Je toque à sa porte, j'attends qu'elle m'ouvre. Même si je ne lui ai rien spécifié dans la lettre que je lui ai envoyé, je suis convaincu qu'elle sait pourquoi je suis là. Ça n'en rendra pas forcément la tentative plus simple.
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Ysbridion
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Ven 5 Sep - 23:59

Purdey avait emmenée ses enfants à Godric's Hollow pour le week-end, loin du grand et silencieux château Camron. Pour eux comme pour elle, il était nécessaire de temps en temps de s'éloigner de la gigantesque demeure devenu lugubre par son aspect vide. Bien que tout aussi empli de souvenirs, la maison de Godric's Hollow était plus chaleureuse que le château. Pendant que ses enfants faisaient une partie d'échec sorcier dans leur chambre, assise sur son canapé Purdey lisait un livre en sirotant un thé. Un feu crépitait dans l'âtre et prodiguait une douce chaleur qui, par un ingénieux système, se répandait dans toute la maison. Pourtant malgré les apparences son esprit n'était pas tranquille, Christopher l'avait prévenu qu'il passerait. En d'autre temps elle aurait cru à la simple visite de courtoisie, mais pas là, pas dans les circonstances présentes. L'ancienne auror aurait mis sa main à couper que son ancien frère d'armes venait pour lui demander de reprendre du service...et Purdey n'avait aucune idée de sa réponse. Pour tout dire elle avait même peur de cette question, terrifiée de la réponse qu'elle allait donner et de ce que cela impliquait. Ni son cœur ni sa tête ne semblait pour le moment d'accord sur la décision à prendre, Purdey restait déchirée entre l'envie de rester avec ses enfants et celui de finir le travail qu'elle avait commencée.

Son cœur bondit dans sa poitrine et s'accéléra quand elle entendit frapper à sa porte. Elle ferma son livre, le posa sur la table de chevet et ouvrit la porte. Elle sourit et serra Christopher dans ses bras, le saluant avec chaleur. Même si la discussion qui s'annonçait n'était pas la plus joyeuse, il restait un de ses amis les plus proche, leur amitié s'était forgée au combat, dans le sang et les larmes et rien en pourrait effacer ce lien solide entre eux. La galloise invita son ami à rentrer et se dirigea vers la cuisine :

- Tu veux du thé ? Elle lui tendit une assiette avec des cookies, J'ai fait des cookies...ca va nous rappeler des souvenirs

Elle adressa un sourire à son ami, rappelant à Chris le souvenir des cookies de Miranda ou Purdey pendant les briefing au QG. L'ordinaire des Wardens était plutôt de mauvaise qualité et assez déprimant mais dès que le quartier général le permettait, Miranda puis Purdey après le départ de la pâtissière égayaient le quotidien. En attendant que l'eau bout, elle récupéra sa tasse et s'assit en face de Chris, elle demanda alors, plus pour la forme que pour réellement savoir (elle savait très bien pourquoi il était là) :

- Alors qu'est-ce qui t'amènes chez moi ?
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Jeu 18 Sep - 17:35

-Un thé ne sera pas de refus.

Je le pense effectivement. La conversation que nous nous apprêtons à avoir ne va pas être de tout repos, pour l'un comme pour l'autre. Agrémenter le tout avec une tasse de thé sucré et, tant qu'à faire, quelques cookies (j'ai toute confiance dans les talents culinaires de Purdey pour en avoir profité plus d'une fois), ne nous fera pas de mal. Je la suis à l'intérieur, prend place dans le salon, savoure l'un de ces fameux cookie (qui, en effet, est excellent) et attend qu'elle s'installe finalement. Cela m'amuse de l'entendre me demander les raisons de ma venue. Parce que j'ai pertinemment conscience qu'elle sait pourquoi je suis là. Elle analyse tout, rien ne lui échappe, et il n'y a pas grand chose qu'elle ne sache pas bien avant tous les autres. Je me targue d'être un fin observateur de la nature humaine, mais je soutiens difficilement la comparaison avec elle. Cela me frustrerait presque si je ne m'étais pas fait à cette évidence depuis longtemps déjà.

-Comme si tu ne le savais pas.
Je réponds, sûr de moi.

Et au fond, le fait qu'elle comprenne d'office la raison de ma venue m'arrange. Je préfère ne pas avoir à l'expliciter, cela permet de rentrer plus aisément dans le vif du sujet. Et ce sujet n'est pas des moindres, on ne peut plus délicat. Je sais très bien ce que cela peut impliquer pour elle, elle qui doit s'occuper de ses deux enfants, deux enfants qui ne veulent sûrement pas qu'elle retourne en guerre… déjà que pour moi ce n'est pas forcément plus simple, même si mon grand gaillard a largement passé l'âge de ne pas être autonome. Ce n'est pas rien que de retrouver, de notre propre volonté, ces vieux démons que nous avions cru laisser au placard, et définitivement. On pourrait laisser le flambeau à d'autres. On pourrait.. Sauf que ces autres connaissent moins bien l'ennemi que nous, et que je ne les enverrai pas en pâture, ils ne tiendraient pas la route. Sauf leur respect, je ne leur confierai pas une charge si importante, et encore moins alors que je suis persuadé qu'il y a des traîtres parmi ces jeunes premiers (sans viser personne, évidemment).

-Je comprendrais, si tu décidais de ne pas revenir, aucun de nous n'aurait l'idée de te blâmer pour cela.


Ce que je veux qu'elle comprenne, en premier lieu, c'est que la décision est sienne. J'ai trop de respect pour elle pour la forcer à quoi que ce soit. En vérité, bon, on me met la pression au bureau des Aurors pour que j'aille la convaincre franchement, pas pour que je me contente de la laisser libre de son choix… Sauf que les conséquences d'une telle décision, qu'ils ne prennent visiblement pas en considération, moi je les vois et ne les oublie pas. Tout comme je n'oublie pas qu'elle est un être humain, une mère, pas juste une Auror chevronnée.
Après, c'est vrai, si je dois vraiment exprimer le fond de ma pensée, j'aimerais qu'elle revienne. Même, j'en aurais besoin.
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Lun 20 Oct - 11:31

Purdey regarda son ancien frère d'armes dans les yeux, elle ne pouvait cacher une insondable tristesse au fond de ces derniers. Elle ne répondit rien d'abord, commençant à griffonner un portrait  sur un morceau de papier. Chris n'était pas étranger à cette bizarrerie de sa chef, son tic caractéristique d'une intense réflexion. Purdey était effectivement perdue dans ses réflexions, ne sachant toujours pas si elle allait retourner au combat ou pas. La voix d'Auror dans sa tête s'était plus forte de jour en jour, couvrant peu à peu la voix de la mère. La galloise savait pertinemment que le moment du choix définitif tant redouté était arrivé et il lui était impossible de reculer à nouveau.  Après quelques secondes de silence, elle répondit enfin à son ami :

- Tu te souviens de notre serment ? « Nous jurons de défendre les innocents et de combattre les mages noirs jusqu'à la fin »...

Le sifflement de la bouilloire interrompit sa phrase. Purdey se leva pour verser l'eau bouillante dans une théière qu'elle posa avec deux tasses sur la table. Tout en faisant ça, elle continua son monologue, un trémolo dans la voix qu'elle tentait maladroitement de contrôler. Elle qui se plaisait d'habitude à avoir un contrôle quasi-absolue sur ses émotions lâchait du lest en présence d'un de ses amis les plus proches. Même face à ses propres enfants, elle s'était échinée à cacher le trouble qui l'habitait, elle tentait au maximum de le leur cacher. Elle n'était cependant pas dupe, ils étaient aussi intelligents que leur père et avaient sûrement déjà deviné certaines choses. Depuis leurs discussions elle ne doutait pas que ses enfants, Cenlyn en première, soit convaincu qu'elle retournait au combat voire même qu'elle était déjà reparti.

- Lorsque Grindelwald est mort nous avons accompli notre devoir, respectés notre serment. La guerre était finie, je pouvais enfin me consacrer à mes enfants, à reconstruire ce que la guerre avait détruit...

Elle prit un cookie dans l'assiette et mordit à petites dents dedans. Elle était à nouveau perdue dans ses réflexions, elle penchait de plus en plus vers une solution mais une énorme partie d'elle-même bloquait à cette idée. Réintégrer les Aurors, retourner au front, cela lui semblait son devoir. Purdey était connue pour son respect absolu de la parole donnée, elle ne marchandait ni barguignait avec son honneur. Cela allait de pair avec son caractère volontaire, quand la galloise s'était fixée un objectif rien ne pouvait l'en détourner. Jusqu'à présent sa vie avait été somme toute assez simple, pour la première fois deux promesses, deux objectifs qu'elle s'était fixés devenait contradictoires et insoluble.

- J'ai promis à mes enfants de ne pas repartir au front, dit-elle sur un ton qui ressemblait malgré elle à une supplique.

Elle avait mis autant de conviction qu'elle avait pu dans cette phrase mais force était de reconnaître que la personne qu'elle essayait le plus de convaincre n'était pas Chris mais elle-même. Les grands yeux de Purdey se voilèrent plus qu'à l'habitude, il y avait déjà beaucoup de tristesse dans ses yeux mais cette fois on pouvait clairement y voir le conflit intense qui l'habitait. Le liquide ambré brûlant coula dans les tasses, la galloise tendit une tasse de thé fumante à son ami.
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Lun 27 Oct - 16:21

Un fin sourire s'affiche sur mon visage alors qu'elle me rappelle le serment que nous avons tous prêté à l'époque, tous avec la même ferveur, avec la même détermination et la même dévotion à notre cause. Bien sûr que je me souviens de ce serment. Combien de fois m'a-t-il redonné courage dans les plus grands moments de doute. Il nous rappelait la justice que nous servions, cela nous rappelait qu'il ne fallait jamais baisser les bras, même dans les pires moments, car nous agissions pour le plus grand bien. À l'époque, on pensait être allés jusqu'au bout et avoir accompli notre devoir. Sauf qu'on se trompait. Un mal erradiqué, il y a toujours un autre mal pour le remplacer. "Jusqu'à la fin"... Je crains fort que notre fin arrive bien avant la leur. Anéantir le mal pour de bon, c'est une belle idée, mais sûrement irréalisable. En attendant, s'engager dans cette lutte constante, protéger et défendre, c'est comme ancré dans nos veines. Dans les miennes, je suis sûr, et dans les siennes, je veux bien le parier. On a cru, en même temps, que c'était fini, et que nous nous étions acquittés de notre tâche. Nous avons tous su, en même temps, que ce n'était pas le cas, et qu'il fallait reprendre du service. Pour moi, ça n'a pas été bien difficile de prendre ma décision, je n'ai rien qui me retiens... Pour Purdey, c'est différent, et les raisons de sa réticence sont bien celles que j'avais imaginé. Elle a sa vie, ses enfants... Et elle leur a fait une promesse. Et je sais très bien à quel point Purdey est intègre à ses promesses.

-Je comprends.
dis-je doucement.

Je comprends en effet. La famille est fondamentale, pour elle comme pour moi, et déjà que nos familles à tous les deux, il est normal que nous cherchions à préserver ce qu'il nous en reste. Je comprends, oui, mais je n'imagine pas repartir au front sans elle. Aucun de nous ne le concevra, j'en suis sûr, mais tous respecterons son choix.

-Tu sais... je me risque à suggérer sans vouloir la brusquer. Tu peux toujours te joindre à la cause sans partir au front pour autant...


Il y a peut-être un moyen de faire concorder son sens du devoir et sa promesse à ses enfants. Nous nous exposerons au danger de toute façon... Mais il n'est pas nécessaire qu'elle soit en première ligne. À distance des combats, il y a fort à faire aussi. Mais je doute vraiment que cela lui suffise. Je connais très bien Purdey, à force, et j'ai suffisamment combattu à ses côtés pour deviner quelle frustration elle éprouverait à demeurer à distance, et même si elle restait impliquée dans nos actions, dans nos projets, il viendrait forcément un moment où ça ne suffirait plus. Il suffit de voir avec quelle rapidité elle avait repris les rennes quand les néo-grindelwaldiens ont attaqué le soir du Nouvel An.
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Mer 12 Nov - 11:43

Un rire franc et honnête illumina l'espace d'un instant le visage de la galloise quand elle entendit la remarque de Chris. Il savait tout aussi bien qu'elle qu'il lui était impossible de se contenter d'un poste à l'arrière. Purdey faisait partie de ces leaders-nés qui sont toujours en première ligne, à partager le même sort que leurs hommes. Elle n'hésitait jamais à donner de sa personne, à montrer l'exemple en toutes circonstances. Non il lui était impossible, impensable même de rester en arrière pendant que d'autres prendrait les risques sur le terrain. Oh elle respectait parfaitement les secrétaires, cuistot et autre services qui ne voyaient pas la bataille, ils étaient décisive dans la coordination entre unités, le renseignement et le soutien des troupes (rien de tel qu'un bon repas pour maintenir le moral des troupes) mais ça n'était juste pas son poste à elle.
Sa formation était celle d'Auror, on l'avait entraînée à affronter et traquer des mages noirs et c'était là qu'elle excellait le plus dans la guerre.  Rester en arrière lui donnerait l'impression de n'être engagée qu'à moitié, de ne pas faire complètement son travail or Purdey ne s'engageait jamais à moitié, elle allait au fond des choses, s'y donnait corps et âme.
Elle but une gorgée de son thé avant de mordre dans son cookie. Ses yeux se plantèrent dans ceux de Chris et elle répondit en souriant :

- Allons Chris, tu sais bien que je vais pas pouvoir subir l'idée de vous envoyer vous battre pendant que moi je vais rester ici à cajoler mes gosses. Si je repars c'est pour me battre...pas pour compter les points sur le banc des spectateurs.

Il devait bien y avoir un moyen de satisfaire les deux parties d'elle-même, une manière de concilier les deux. Bien sûr cela ne serait pas la meilleure solution, d'une manière ou d'une autre il ne s'agissait que d'un difficile compromis, mais peut-être que cela serait viable pour elle et les enfants. Après tout le front n'était plus une lointaine région d'Europe, il était ici-même dans son propre pays. Les néo-grindelwaldiens avait frappé à quelques kilomètres à peines de son nouveau lieu de travail, là même où elle essayait de changer de vie. Si Purdey croyaient à la destinée elle y aurait sûrement vu un signe, seulement voilà l'ancienne auror était une cartésienne, convaincu qu'elle et personne d'autre ne prenait de décisions sur sa vie.

Les traits esquissés par Purdey se firent plus rapides et plus nerveux. Le portrait qui se dessina se révéla ne pas être un portrait de Chris mais de l'ennemi qu'ils avaient traqués pendant six longues années. L'allure sévère de Gellert Grindelwald apparut sur le morceau de papier, tenant sa baguette et regardant les deux anciens Wardens de son regard hautain et méprisant. La galloise ne s'était même pas rendu compte du portrait qu'elle avait dessinée, la chose lui était venu inconsciemment. Elle resta un moment interdite, regarda Chris et posa son crayon en poussant un grand soupir. Toute cette histoire commençait vraiment à lui monter à la tête, elle allait devenir folle à retourner le problème dans sa tête ainsi. L'ancienne auror observa un moment le dessin, elle réfléchit  combien cette guerre s'annonçait différente de celle qui venait de s'achever.  Avec Grindelwald l'ennemi était déclaré, visible, occupant des territoires mais aujourd'hui les néo étaient cachés parmi la population, combattant dans l'ombre.

- Cette guerre...elle est différente de celle qu'on a connu, nos ennemis ne portent plus un uniforme distinctif, ils sont parmi nous...vivant avec nous quand ils ne sont pas en train de tuer des civils

Purdey but une gorgée de son thé, par dessus sa tasse elle regarda son ami. Pour qui la connaissait bien, les grands yeux de la galloise exprimait avec clarté une réflexion intense. Sa décision mûrissait dans sa tête, déjà presque prise dans les grandes lignes.

- On doit changer si on veut les affronter...

Le « on » trahissait déjà la décision de Purdey, bien plus que ce qu'elle aurait voulu elle-même.   Elle commençait à entrevoir une solution, l'annonçant à mots couverts à son ancien frères d'armes. Tout était encore brut, un projet à peine esquissé mais qui méritait d'être discuté....
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Message#Sujet: Re: Le devoir nous appelle   Lun 17 Nov - 15:18

Je préfère la voir rire que grave et sévère, même si la situation ne prête sans doute pas à sourire ou à plaisanter. Purdey possède ce genre de sourire qui vous mettent immédiatement en confiance. Qui me mettent immédiatement en confiance. Et je sais exactement pourquoi elle se permet de réagir ainsi. Je pense pouvoir me targuer d’assez bien la connaître, depuis le temps. Imaginer qu’elle puisse demeurer en recul pendant que nous prendrons les risques, qu’elle ne participerait pas immédiatement au combat, c’était plutôt absurde, vraiment absurde. Après tout, qui s’était immédiatement lancé dans la bataille quand les neo-grindelwaldiens avaient attaqué le soir de Nouvel An ? Cela veut tout dire, à mon humble avis (et mon avis n’est pas si humble que cela, en vérité). Elle adore ses enfants, je n’en doute pas, mais elle est née et faite pour le combat, elle peut lutter contre tout contre sa vraie nature. Oui, bien sûr, je sais bien qu’elle ne restera pas simple spectatrice (ça même s’il y aura du travail à fournir, même en dehors du terrain). Dans sa situation, si mon fils était plus jeune – et donc pas à même de se débrouiller seul, je sais très bien ce que je ferais, et même si nous n’avons pas toujours les mêmes opinions ni les mêmes procédés, je sais que sur ce point nous sommes entièrement d’accord. Déjà, je devine que sa décision est prise. Et, c'est peut-être égoïste de ma part, mais je m'en réjouis. Je m'imaginais mal reprendre le combat sans elle. Je pourrais peut-être faire sans certains de mes anciens compagnons d'armes, mais sans Purdey, non. J'avoue songé davantage à la suite, à notre combat, qu'à ses enfants, à l'heure actuelle. Ce n'est pas forcément à mon honneur, mais qu'importe.

C'est à mon tour de sourire quand je l'entend parler de la manière dont il nous faut agir. J'approuve point par point ce qu'elle vient de dire. En effet, les choses seraient différentes, cette fois, l'ennemi n'a pas de visage, il est plus difficile de savoir de qui il convient de se méfier, les néo-grindelwaldiens peuvent être partout... Et j'en soupçonne même d'avoir infiltré le ministère et le bureau des Aurors. Je ne dis rien, je me contente de l'écouter parler, tout en sirotant mon thé. Pour l'heure, ma plus grande certitude est que Purdey Potter est de nouveau de retour à son poste, et je dois dire que ça me rassure. Pas parce qu'on me foutra la paix au bureau des Aurors, mais parce que je n'avais pas envie de poursuivre sans elle. Je devine ses intentions, je comprends qu'elle a une idée derrière la tête, et, bien sûr, je veux en savoir plus.

-Bon retour parmi nous.
je lui répond sans prendre trop de risques, convaincu que j'ai lu distinctement entre les lignes. Qu'est-ce que tu as en tête, précisément ?

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