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 Quelle joie d'être mères (pv Purdey)

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Ysbridion
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Message#Sujet: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Jeu 26 Mar - 0:39

Quelle joie d'être mères


   Non, bien sûr que non, Zelda n'avait pas oublié. L'infirmière de Poudlard était une femme de parole, et quand elle promettait quelque chose, l'on pouvait être certain qu'elle ne revenait pas sur cette promesse. Elle tolèrerait trop mal qu'on lui fasse l'affront de lui faire remarquer qu'elle n'avait pas été respectueuse de ses engagements. Il n'y avait, du coup, aucune promesse qu'elle faisait à la légère. Pouvait-elle toutes les tenir ? Pas forcément, mais elle faisait de son mieux dans tous les cas, et dans ce cas précis, ce n'était au fond pas bien compliqué. Elle avait promis à Louisa de parler à Purdey, pas de la raisonner ou de la faire changer d'avis, elle comptait seulement lui parler des angoisses de ses enfants, et veiller avec elle à ce que les choses se passent au mieux. Zeld admirait Purdey, elle ne blâmerait pas l'ancienne Auror d'élite de vouloir reprendre du service, même s'il fallait pour cela faire quelques concessions, ça ne faisait pas d'elle une mauvaise mère. Zeld' savait pertinnamment que Purdey aimait Rhian et Cenlyn autant que l'infirmière aimait Louisa (qui ne le lui rendait pas franchement, c'est le moins que l'on puisse dire)...

   Elle n'avait pas oublié, mais elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de tenir sa promesse pour le moment. Était-ce parce que le professeur de vol consacrait son temps libre à ce que lui soupçonnaient ses enfants ? Ou pour une raison toute bête d'emplois du temps contradictoires, mais Zelda, qui avait espéré pouvoir croiser Purdey à l'improviste pour lui parler, n'en avait guère eu l'occasion durant toutes ces semaines dernières. Et pour sa part, ce n'est pas comme si elle avait chômé non plus. Avec ça que le dirlo givré du bulbe avait mené crécher sa poule de luxe et nouvelle femme dans son infirmerie... et qu'elle devait donc s'occuper de la veuve noire à moitié mourante en plus de ses autres "patients" (et elle en avait eu des corsés, dernièrement, comme cette rouge et or qu'on lui avait amené dans un piteux état et qui avait refusé jusqu'au bout de lui apprendre ce qui lui était arrivé)... elle n'avait pas franchement le temps de se tourner les pouces, ni de tenir ses engagements auprès de sa fille. Mais le temps passait, et il fallait vraiment qu'elle se rattrape. Quand Purdey aurait reprit les armes, il serait trop tard. À moins que ce soit déjà le cas ?

   Elle lui avait donc transmis une note lui offrant de se retrouver dans la salle des professeurs, à une heure où elle savait qu'ils ne seraient pas dérangés par leurs "très chers collègues", Zeld' n'avait pas explicité les raisons pour laquelle elle souhaitait les voir, il était probable qu'elle les devine tout de même. Assise sur l'une des tables de la salle des professeurs, elle s'alluma sa première cigarette en trois heures (et Merlin ! Ça ne faisait pas semblant de faire du bien) et en savoura une première bouffée alors que la porte de la pièce s'ouvrait enfin.


   
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Dim 12 Juil - 23:16

L'emploi du temps de Purdey n'était pas des plus simples ces derniers temps. La galloise avait appris que cumuler trois emplois n'était pas de tout repos. Depuis le départ de Morticia c'est Purdey qui assurait les cours de Défense contre les Forces du Mal en plus de ses heures comme professeur de vol. Caelan allait bien bientôt assurer ce dernier poste mais pour le moment c'est la galloise qui s'en occupait. En plus de tout cela, une partie des nuits étaient dévolus à l'Ysbridion. En conséquence, Purdey dormait peu et elle avait peu de temps libre. Heureusement, la guerre lui avait enseigné à faire des micro-siestes, dormir assise une dizaine de minutes entre deux assauts pouvait parfois faire une grande différence.
Les sorts crépitaient dans la salle de cours sous l’œil attentif de l'Auror. Cette dernière passait entre les élèves, rectifiant la position d'un élève, aidant un autre à jeter son sort de protection. Un coup d’œil sur sa montre à gousset lui permit de voir que le cours touchait à sa fin.  Elle tapa dans ses mains, les élèves cessèrent leur exercices. D'un coup de baguette magique elle remit les tables et chaises en place et laissa les élèves s'installer et sortir encre, plumes et parchemins. Elle leur dicta un rapide résumé du thème du jour : le sortilège de désarmement, et leur donna des exercices à pratiquer  et des livres à étudier pour la semaine prochaine.
Ses élèves à peine parti, Purdey ressortit d'une de ses poches la note que Zelda lui avait transmise. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas vu son amie. Elle replia le mot qu'elle rangea dans une des poches intérieures de son long manteau puis se dirigea vers la salle des professeurs. Zelda l'y attendait déjà, elle la salua avec un grand sourire et la serra dans ses bras. En peu de temps, l'infirmière était devenue une amie proche de Purdey, quelqu'un en qui la galloise plaçait une confiance aveugle. Après tout, elle avait littéralement mis sa vie entre les mains de Miss Sparkley. Peu de gens avait le droit à ce genre d'effusions de la part d'une femme qui avait appris à cacher ses émotions.
Purdey s'excusa et se servit un grand café noir, prit des donuts dans la corbeille puis s'assit près de son amie. Elle mordit à pleines dents dans le gâteau, qui se révéla mangeable si on mourrait de faim, or il advint que c'était le cas de la galloise.  Elle ronchonna dans sa barbe puis recentra son attention sur Zelda :

- J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on s'est pas vu, quoi de neuf ma belle ?
(HJ : tout petit poste, dsl mais au moins j'ai rep^^)
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Sam 8 Aoû - 22:28

Quelle joie d'être mères


Zelda venait d'écraser sa cigarette dans son cendrier portatif quand elle vit la porte de la salle des professeurs s'ouvrir. C'était juste une question de timing, mais pour le coup, ça tombait vraiment très bien, parce que quelques instants après avoir mis un pas à l'intérieur, Purdey vint la serrer dans ses bras. Un sourire s'afficha sur le visage de l'infirmière. Autant le dire tout net, ce genre de geste d'affection, Zeld' ne les acceptait de presque personne (enfin, elle les accepterait de sa fille, mais pour l'instant, elle pouvait toujours courir), mais Purdey faisait exception. Elle comptait parmi le cercle vraiment très fermé de ses amis sincères, et elle devait d'ailleurs reconnaître qu'elle s'en voulait un peu de la faire venir pour une raison particulière alors qu'elle se serait aisément contentée d'une conversation simple et amicale, sans problème ni tensions. Si Purdey pouvait encore assumer de prendre du temps pour elle, avec son emploi du temps de ministre, à présent qu'elle assumait deux cours en même temps (ça et potentiellement ses activités anti-criminelles, mais sur la question, elle n'avait que des présomptions et les angoisses de ses enfants).

"Une éternité, oui. En même temps, il faut prendre rendez-vous, maintenant, si on veut pouvoir te parler deux minutes." Ce n'était pas un reproche, juste une remarque amicale. "Moi ça va... enfin, c'est la routine, toujours... J'ai l'impression d'avoir fait le tour de mon travail, à Poudlard, j'ai l'impression de tourner en rond."

Ce n'était pas nouveau, comme discours, de sa part. En même temps, on ne pouvait pas dire qu'elle avait un jour vraiment éprouvé le sentiment d'être épanouie au travail. Elle avait décidé de travailler à Poudlard pour sa fille avant tout, mais si elle aimait le travail en soi, les enfants geignards qui, la moitié du temps, venaient chouiner dans son bureau tout ça pour sécher leur contrôle d'arithmancie. Elle se servit une nouvelle tasse de café et en bu une très grande gorgée avant d'entrer, parce qu'il le fallait bien, dans le but du sujet.

"Louisa est venue me parler."
En prononçant ces mots, elle aurait aimé avoir le sourire jusqu'aux oreilles, parce que la communication aurait été rétablie avec sa fille. Sauf que cette-dernière avait eu une idée derrière la tête. "De Cenlyn et Rhian, notamment."

Elle ne précisa pas plus son propos. Purdey avait dû deviner tout de suite, de toute manière. Si Louisa était venue la voir alors qu'elle refusait autrement de lui parler, c'est qu'elle avait une idée derrière la tête. Si elle avait parlé de Rhian et de Cenlyn, c'était dans l'espoir qu'elles aient la conversation de maintenant. Sauf que Zelda ne pensait pas spécialement obliger Purdey à changer d'avis. Elle voulait juste savoir où elle en était, et si elle comptait ou non honorer la promesse faite à ses enfants.
   
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Dim 16 Aoû - 17:55

Lorsque son amie lui dit que sa fille était venue la voir, un large sourire apparut sur le visage de Purdey. Il s'effaça aussitôt en voyant que Zelda ne souriait pas, elle imagina tout de suite que l'entrevue s'était (encore) mal passé et que mère et fille Sparkley s'étaient copieusement engueulés. Elle allait demander à l'infirmière ce qui s'était passé pour qu'elle tire une tête pareille mais cette dernière devança sa question et lui répondit. Le moins que l'on puisse dire est que Purdey s'attendait à tout sauf à ça. Au tout début elle ne comprit pas et le manifesta par le haussement d'un sourcil et un air aussi dubitatif qu'interrogateur puis soudain tout s'éclaira dans sa tête. Noon, ils n'avaient pas osé tout de même ? Ils n'étaient pas allés jusqu'à demander à Louisa si sa mère pouvait faire pression sur la leur pour qu'elle reste en arrière ?
Pour ceux qui la connaissaient bien, Purdey s'avérait quelqu'un de très expressif. Particulièrement si on s'attardait sur ses grands yeux bleus. Présentement, le visage de l'Auror s'assombrit et ses yeux se firent le reflet d'un certain agacement. Il n'était aucunement dirigé contre son amie (à titre personnel elle trouvait même touchant et honorable que Zelda ait accepté de faire ça) mais plutôt contre ses enfants qui s'avéraient aussi têtu que leur mère et diablement intelligent comme leur père. Purdey laissa d'abord un silence s'installer, elle avala une bouchée de donuts, but une longue gorgée de café et seulement après prit la parole :

- Ta fille t'a demandé de venir me parler de leur part n'est-ce pas ? Elle t'a tout raconté ?

Le ton n'était aucunement agressif, inquisiteur ou menaçant il était même légèrement amusé. D'un certaine manière, elle était assez impressionnée par l'ingéniosité déployée par ses enfants pour la convaincre de ne pas se battre. Elle n'en voulait en fait à personne en particulier. Ses enfants étaient trop jeunes et trop marqués par la perte de leur père (et de leur tante) pour comprendre que ce qu'elle faisait était la meilleure manière de les protéger. Elle-même également ne pouvait supporter l'idée que tous ses frères et sœurs d'armes était morts pour rien.
Elle voulait dire tout cela, s'expliquer en espérant que quelqu'un d'autre qu'un Warden ne la comprenne. Pourtant elle resta silencieuse, attendant puis écoutant la réponse de son amie. Si elle savait ce que voulait ses enfants en faisant appel à Zelda, elle était curieuse de savoir ce que pensait l'infirmière elle-même de tout cela.
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Dim 13 Sep - 1:11

Quelle joie d'être mères


Zelda avait su qu'il ne fallait pas plus qu'une Si l'infirmière se sentait la nécessité d'informer sa collègue et amie du fait que sa fille était venue lui parler de ses enfants, ce n'était pas pour lui rapporter une quelconque anecdote (auquel cas elles n'auraient pas fini, puisque la fille Sparkley et les enfants Potter se voyaient et parlaient tout de même très régulièrement) ou pour meubler la conversation, c'est bien qu'un sujet spécifique avait été abordé en amont. Purdey était loin d'être idiote. Au contraire, Zelda la considérait comme la femme la plus intelligente dont elle ait jamais croisé la route, elle savait donc que ses jumeaux avaient parlé à Louisa des "problèmes" qu'ils rencontraient avec leur mère, et que c'était à l'infirmière que revenait le rôle de faire pression sur son amie. Rôle qu'elle comptait tenir ? Elle ne savait pas trop ce qu'elle avait l'intention de faire pour l'instant. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il était nécessaire que toutes les deux en parlent et de là, elle aviserait. Entre la parole d'un enfant, qui n'avait pas toujours les clés en main pour comprendre la situation à laquelle il était confronté et celle d'un adulte, la différence n'était pas mince, et donc, après avoir entendu la voix de l'enfance, elle voulait connaître celle de l'adulte. Elle hocha la tête, n'ayant pas l'intention de nier quand Purdey suggéra que Louisa avait tenu à ce qu'elles se parlent.


"Elle m'a demandé de te parler, mais pour ce qui est de tout m'avoir raconté, c'est à toi de me le dire."
Entre ce qu'elle avait pu rapporter et les faits, il pouvait qu'il y ait une grande différence, que ce soit par défaut d'interprétation, ou parce que Louisa avait décidé d'en rajouter pour mieux la sensibiliser. "Elle m'a dit que tu comptais repartir au front, c'est tout."

Et Zelda savait bien que ce n'était pas une décision prise à la hâte, sur un coup de tête. Si Purdey avait bel et bien pris cette décision, elle avait dû réfléchir à toutes les conséquences, et contrairement à tout ce que devaient penser ses enfants, elle n'agirait jamais à l'encontre de leur intérêt. Ce n'était pas pour rien que Zelda se sentait proche de Purdey : elles avaient tous les deux perdus leurs époux, elles avaient toute les deux dû élever leurs enfants seuls. Purdey tenait autant à Rhian et Cenlyn que Zelda à Louisa, et tout comme Zelda ne prendrait jamais de risques inconsidérés sans oublier de penser au bonheur de sa fille, elle savait que Purdey ferait la même chose.


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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Lun 26 Oct - 19:59

Il y eut un long silence, Purdey but une gorgée de café et mordit dans son donut. Elle replongea ensuite ses grands yeux dans de ceux de son amie et cette dernière put lire qu'une décision avait déjà été prise. Plus que n'importe qui l'Auror comprenait les peurs de ses enfants mais eux-même ne pouvait voir qu'elle faisait ça pour les protéger.  Le silence commençait à devenir gênant quand Purdey le brisa :

- J'étais au nouvel an à Pre-au-lard, cinq de mes hommes sont mort ce jour-là...

Sa voix était ferme, vibrante de rage et de colère contenue. Outre les principes, c'était devenu une affaire personnelle, ses hommes ne devait pas être mort pour rien et ceux qui les avait tués allait le payer. Maintenant qu'elle avait fait son choix, Purdey ne regrettait rien elle s'était remis sur les rails en sachant que c'était la meilleure chose à faire.

- Ces hommes avait gagné le droit à une vie tranquille, ils avaient donnés suffisamment pour le mériter. Quinze de mes hommes, dont mon mari et ma sœur, ont donné leur vie pour vaincre Grindelwald mais alors que nous pensions que la menace était derrière nous, elle nous attendait patiemment ici...

Elle serrait sa tasse tellement fort que ses jointures étaient blanches, sa voix s'était faite plus forte à mesure qu'elle parlait. Le ton ne contenait ni reproche ni colère envers Zelda mais dévoilait la force des convictions de Purdey.   Le temps des hésitations étaient passé, maintenant celle qui était redevenue une Auror avançait sur le chemin qu'elle avait choisi sans se retourner. Purdey détourna ses yeux et regarda par la fenêtre les élèves qui jouaient dans le parc.  Elle but une nouvelle gorgée de café, laissant son esprit se calmer. Ses mains se détendirentDe fait, quand elle reprit la parole son ton était plus doux, quoique toujours aussi décidée :

- Sur le continent, je me battais en sachant que mes enfants ici serait en sécurité...mais ils sont plus menacés que jamais.

Elle plongea ses grands yeux dans ceux de son amie, sa voix s'était presque tremblante sur la fin de sa phrase. Les deux femmes se connaissait bien et Purdey n'avait aucune sur le doute sur le fait que Zelda avait compris ce que la galloise ne disait pas. Tout ceux qui connaissait la professeure savait qu'elle n'aimait pas particulièrement se battre mais ne refusait jamais le combat quand il s'agissait d'une bonne raison.  Elle n'aimait pas du tout le fait d'avoir brisé la promesse qu'elle avait faite à ses enfants, elle avait honte de leur mentir chaque jour mais au fond d'elle-même elle savait qu'elle le faisait pour une bonne raison. A sa manière, l'Auror les protégeait et seuls ses amies les plus proches savait qu'elle ne retournait pas au front pour le plaisir mais par devoir et par amour.
Elle ne quitta pas du regard son amie, ses grands yeux ne cachant rien du torrent d'émotions puissante et contradictoire qui bouillonnaient sous les cheveux en bataille. Elle ne prononça pas la phrase tant attendue mais quiconque connaissait Purdey aurait pu à cet instant lire en elle comme dans un livre ouvert. Face à Zelda, la galloise n'avait pas sa carapace d'insensibilité, cette apparence de roc que rien ne touchait, Il y avait juste la femme de devoir, l'amie et la mère bataillant pour trouver un compromis.
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Jeu 26 Nov - 21:48

Quelle joie d'être mères


À la dernière remarque de Zelda succéda le silence, mais un silence qui avait sa signification propre et indéniable. Purdey lui avait adressé un regard qui ne pouvait pas s'interpréter de mille et une façon, et qui pour l'infirmière en tous cas donnait lieu à une interprétation très claire : elle avait pris sa décision, une décision mûrement réfléchie, elle allait repartir au front, parce qu'elle n'éprouvait pas d'autres choix, pour garantir à ses enfants un avenir qu'ils lui reprocheraient peut-être de passer loin d'elle, qui sait. Elle avait de bons motifs, c'est sûr. Zelda savait ce qui s'était passé le soir de Nouvel An, et pour cause, même si elle n'avait pas été sur place, il était d'une part impossible de passer à côté de l'information, et d'autre part, certains blessés qui pouvaient difficilement être transportés jusqu'à Sainte-Mangouste, car dans un état bien trop critique, avaient été rapatrié dans son infirmerie. Elle avait vu par cette intermédiaire l'horreur en marche. Cinq des hommes de Purdey étaient morts cette nuit-là. Zelda entendait la colère dans le ton de sa voix. Normal qu'elle ne veuille pas rester à l'écart de ce qui se passait, qu'elle veuille intervenir. La menace était directe, et de plus en plus grande, si des éléments comme Purdey ne faisaient pas opposition, c'est la vie de leurs enfants qui pouvaient être menacées, comme celles de Rhian et Cenlyn l'avaient été cette nuit-là d'ailleurs. Ce cas ne serait pas isolé, et Purdey avait déjà trop perdu pour accepter que le cauchemar se reproduise. Tout cela, Zelda le comprenait. Elle compatissait aux angoisses de leurs enfants, bien sûr, mais elle n'empêcherait pas Purdey d'agir, au contraire. Elle-même se sentait assez impuissante face à tout ce qui se produisait.

"Je comprends."

Ce fut tout ce qu'elle répondit dans un premier temps. Et elle comprenait en effet. De toute façon, elle n'avait pas eu l'intention de s'opposer aux choix de Purdey, elle les aurait accepté dans tous les cas (sauf si elle les avait vraiment trouvé trop stupide, mais ce n'était pas le genre de l'ex-Warden), elle voulait juste en avoir le coeur net, car elle ne pouvait pas se fier au seul discours de sa fille, surtout pas de sa fille, malheureusement.


"J'aimerais pouvoir faire quelque chose."
ajouta-t-elle.

Au sens où elle aurait bien dû mal à savoir Purdey risquer sa vie et elle, inutile observatrice dans un conflit qui pourrait bien coûter la vie de Louisa.


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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Dim 6 Déc - 19:56

Purdey regarda son amie droit dans les yeux, son regard était toujours empreint de cette colère contenu. La sollicitude et la compréhension de Zelda la touchait bien plus profondément qu'elle n'aurait voulu l'admettre. C'était bon de parler de tout ça avec quelqu'un d'extérieur, qui ne soit pas un ancien Warden, c'était bon de savoir que cette même personne comprenait et respectait son choix. La dernière phrase surprit presque la galloise, elle avait parfaitement compris le sous-entendu de l'infirmière. Elle haussa un sourcil en signe d'étonnement, but une gorgée de café pour se laisser le temps de réfléchir. L'ancien chef des Wardens avait pour devise de ne jamais repousser les volontaires, surtout ceux comme Zelda qui possédait des talents très utiles. Elle n'aurait jamais osé lui proposé, non pas qu'elle doute du courage de Zelda mais parce qu'elle ne voulait pas infliger à l'infirmière le même débat et les mêmes craintes que les siennes. Seulement si elle-même voulait aider, cela aurait été stupide de refuser. Elle se racla la gorge et se lança :

- Tu pourrais aider, nous n'avons pas de médecin, tu te sens pour le poste ?


Les infirmières et médecins de combat était comme les anges gardiens des hommes. Dès qu'on était touché on prenait le réflexe de crier « Doc ! » et aussitôt une personne avec un brassard blanc avec une croix-rouge surgissait au milieu de la bataille pour te soigner ou te traîner en sécurité. L'Ysbridion n'avait pas de personnes dédiées à cela, leur médecin avait été tué à Pré-au-lard en tentant de soigner des victimes et Purdey n'avait pas trouvé de remplaçant. Quand elle y pensait, elle se trouvait stupide de ne pas pensé plus tôt et plus sérieusement à Zelda. S'il y avait bien une infirmière en qui elle avait une confiance absolue c'était celle de Poudlard. La professeure engloutit le dernier donut, finit son café et continua :

- La décision t'appartient Zel' mais je dois te prévenir tu seras tenu au secret absolu. Personne ne doit jamais savoir et...et il est possible que tu y laisses la vie. Tu dois en être consciente...


C'était sans aucun doute prendre Zelda pour plus stupide qu'elle l'était mais Purdey tenait à ce que les choses soit claires. Les autres, Purdey compris, savait pour quoi ils signaient. Ils avaient déjà connu la guerre et son lot de morts et de tristesse. Zelda avait perdu son mari mais n'avait jamais été en première ligne, la galloise voulait qu'elle soit pleinement consciente de l'engagement qu'elle prenait.
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Message#Sujet: Re: Quelle joie d'être mères (pv Purdey)   Mar 9 Fév - 23:20

Quelle joie d'être mères


Bon, cette fois, c'est sûr, Louisa ne lui demanderait plus jamais rien étant donné ce qui découlait de la seule et unique fois où elle l'avait appelée au secours depuis une bonne éternité. En venant trouver Purdey, Zelda ne s'attendait pas du tout à la proposition qu'elle venait de lui adresser, mais en même temps, plus elles dérivaient vers ce sujet, plus elle avait espéré qu'il s'arrête sur cette proposition précise. Oui, Louisa lui en voudrait sans doute, comme les jumeaux en voulaient à leur mère (la différence était quand même que Louisa en voulait déjà à sa mère de manière générale), mais l'infirmière avait pris sa décision avant même qu'on ne lui offre quoi que ce soit. Elle ne pouvait pas rester là, les bras croisés, à ne faire que le minimum vital alors que tant de vies étaient directement en danger. C'est sûr, elle n'avait rien d'une Auror, au combat, elle tomberait au bout de deux minutes, mais si elle n'avait que de maigres notions pour les positions d'attaque ou de défense, il y avait une chose pour laquelle elle était douée. Elle était une infirmière hors pair (pas très modeste, comme manière de penser, mais l'humilité n'avait jamais étouffé la jeune femme). Il leur fallait un médecin. Elle était faite pour le post.

Zeld' allait accepter derechef et très spontanément, quand Purdey prit le parti de modérer tout de même son enthousiasme, l'infirmière se laissa un peu plus de temps de réflexion, pour répondre en parfaite connaissance de cause. Qu'elle soit tenue au secret absolu, c'était parfaitement normal à ses yeux, elle ne craindrait pas de faire le serment, même un serment inviolable, de ne jamais rien ébruiter de ce qu'elle pourrait voir ou découvrir. Ce qu'elle lui dit ensuite était un peu plus compliqué à avaler. Ce n'était pas comme si elle ne le savait pas, au fond, mais c'était toujours un peu plus sévère et violent de se l'entendre dire. Est-ce qu'elle était prête à sacrifier sa vie ? Elle aurait dit oui sans hésiter, s'il n'y avait pas Louisa. Mais en même temps, ne rien faire, laisser le venin se propager, ne pas intervenir pour changer les choses, c'était peut-être exposer Louisa à de plus grands dangers encore. L'infirmière laissa le silence les envelopper plusieurs longues secondes avant de répondre, d'un ton qui ne tolérait pas le moindre retour en arrière.


"J'en ai conscience."
répondit-elle avec une grande détermination. "Et j'accepte."

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