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 Stop pretending you're sick... (free)

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Ysbridion
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Message#Sujet: Stop pretending you're sick... (free)   Mar 27 Avr - 21:47

-Ailleuuuuuuu!! ça fait mal!!
-Chochotte! grimaça l’infirmière en retirant l’énorme seringue qu’elle venait de planter dans le derrière d’un ado boutonneux et à l’air profondément stupide.
Elle rangea la seringue dans sa boîte, l’air satisfaite. Encore un petit teigneux qui fermerait son clapet la prochaine fois qu’il aurait envie de faire semblant d’être malade pour éviter elle savait pas quel cours. La seringue servait qu’à ça, Zelda s’en servait jamais autrement, pas besoin, d’un coup de baguette magique, elle guérissait à peu près tout et n’importe quoi, du vilain petit bobo à la maladie un peu plus grave, et ce que sa jolie baguette ne pouvait pas guérir, c’était plus son affaire, mais celle de l’hôpital ste mangouste. Elle avait récupéré cette seringue moldue un jour qu’elle était de passage chez son vieille maman, qui s’était faite infirmière pendant la guerre, même si elle risquait d’y perdre ses dernières dents (Zelda la soupçonnait de chercher à clamser très rapidement sans se suicider, question de croyances religieuses ou un truc comme ça). La seringue était son outil préféré, les gens qui recevaient cette aiguille dans les fesses (pas jojo le cadeau), avaient rarement l’envie de se porter pâle une nouvelle fois, et ce qu’elle y mettait était complètement inoffensif.
-Allez, retourne en cours!
L’élève se fit pas prier, et se carapata comme si une armée de dromadaires lui avait couru après.

Zelda le regarda partir en poussant un soupir de satisfaction. Enfin seule! C’est pas qu’elle aimait pas la présence des élèves, non, elle aimait juste pas les faux jetons, et en fait, Poudlard en était bourré. Qu’est-ce qu’ils étaient pas prêts à inventer, tous, pour sécher les cours... Comme si ça leur servait à quelque chose... à part de se débiliser encore plus (et pourtant c’était dur). Les cours, fallait y passer, c’était comme ça. Elle les louperait pas, tiens, le jour où ils seraient vraiment pas biens! Heureusement qu’il y en avait quelques uns pour rattraper le tout, sinon Zelda aurait définitivement arrêté de croire à l’honnêteté... Mais pour le moment, la journée ne lui apportait que des cas. Des jeunes qui détruisaient la gorge en faisant semblant de tousser, des filles qui s’étaient poudré le nez de trop (se poudrer le nez non mais quelle idée) pour faire croire qu’elles étaient paleottes . C’était p’têt sadique, mais là, Zelda aurait bien voulu un bon vieux malade à l’ancienne pour pas trop désespérer.

Mais en attendant qu’un malade miraculeux ne pointe le bout de son nez ruisselant de morve (la poésie c’est pas son truc), elle s’assit sur sa chaise et jeta un regard autour d’elle. ça faisait un moment qu’elle pensait à refaire la déco. Là, ça ressemblait trop... à une infirmerie. Ouais, c’était c’que c’était, mais si elle ajoutait des murs capitonnés un peu partout, elle serait certaine que y’aurait vraiment que les malades, les desespérés et les en fin de vie qui accepteraient d’approcher. Douce perspective. Elle croisa les bras, regarda sa montre... 14h45... Bref, encore toute la journée devant elle, à voir défiler des gamins braillards et menteurs.
Pour s’occuper, elle commença à astiquer une bouteille de pouss’os qu’elle remarquait à peine, en sifflotant vaguement. A ce moment là, la porte de l’infirmerie se rouvrit.

"Oui, c’est pour quoi?"
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Message#Sujet: Re: Stop pretending you're sick... (free)   Ven 7 Mai - 20:35

Music: It's The Fear - Within Temptation


    Jeudi Midi… Les interminables cours s’étaient enfin terminés. Cela ne faisait que quelques semaines qu’elle est rentrée à Poudlard, et déjà la lassitude de certains cours commence à se faire sentir. Et pourtant, Olive n’était pas franchement pressée de l’arrivée des prochaines vacances… Cela avait été la libération lorsqu’elle était revenue à Poudlard au début de cette année. Comme tous les ans. Car mine de rien, rester cloîtrée dans le manoir des Hornby, aussi grand soit-il, pendant presque trois mois entiers, ce n’était pas joyeux-joyeux. A l’école de Sorcellerie, personne sur son dos, à part peut-être le Concierge, mais ce n’était pas pour les mêmes raisons…

    Dans sa longue robe noire à l’effigie des Verts et Argents, la miss tourne en rond dans son dortoir inoccupé. L’avantage d’étudier en Septième Année, c’est que tout le monde n’a pas les mêmes emplois du temps. On choisit les cours qui nous intéressent le plus et qui sont nécessaires à ce que l’on veut faire plus tard. Alors quand on n’a que peu d’ambition comme la miss Hornby, les cours sont vite restreint. L’avantage de vouloir devenir Contrôleuse des Réseaux de Cheminettes ? Le Jeudi après midi est totalement vide. Un luxe que peu d’élèves peuvent se permettre… Généralement, Olive en profite pour aller se promener, ou bien pour faire ses devoirs. Pour échapper à Mimi geignarde lorsqu’elle apparaît devant elle aussi…

    Mais aujourd’hui, la Serpentard ne fait rien de tout ça. Anxieuse et inquiète, elle tourne en rond, et retourne dans tous les sens. Si elle n’avait aucune pitié pour ses ongles, elle serait en train de les ronger… Elle fini toutefois par stopper sa marche silencieuse face au lit le plus lointain de la porte d’entrée. Un rapide regard vers ce dernier, et sa main gauche s’élance prestement pour attraper une cape. Et c’est direction la sortie, pendant qu’elle enfile le vêtement. Mine de rien, Septembre, ça devient frais… Surtout pour les frileuses dans son genre. La brunette à la peau pâle descend les escaliers, regarde à gauche puis à droite. Personne. L’avantage des Jeudi après midi, comme dit précédemment. La Salle Commune des Ambitieux en tout genre est justement vide d’Ambitieux.

    En quelques enjambées, elle la traverse et fait son arrivée dans les Sous sols. Le but de son expédition ? Le Troisième Etage… Se donnant un air neutre muni d’une pointe d’hypocrisie marquante, Olive monte les Etages un à un, déjouant les tours des Escaliers, un peu endormis par le manque de passage. Elle prend la direction de la bibliothèque. Comme dans un mois. Et comme l’année précédente d’ailleurs. Et si on lui demande, c’est sa destination finale d’ailleurs. La Bibliothèque. Qui est au même étage que l’Infirmerie.

    Arrivée devant le monument aux Livres, Olive semble plus nerveuse. Inquiète, elle regarde rapidement derrière elle. Rien que l’apparition de la Dame Grise qui traverse le couloir pour se fondre dans le mur opposé et disparaître de nouveau. La miss souffle un peu, et pointe le bout de son nez derrière le tournant du couloir. Et tout ça pour observer un petit Poufsouffle s’éloigner du But Ultime d’Olive en jurant et en se massant le derrière. Un haussement de sourcil plus tard et Olive se tient devant la porte de l’infirmerie, inquiète de se faire surprendre par quelqu’un. Elle pourra toujours mentir en prétextant un mal de crâne soudain… Mais au bout d’un moment, ses maux de crâne vont se dérouler à une fréquence un peu trop élevée pour être crédibles…

    Ne prenant pas la peine de frapper, Olive pousse légèrement la porte et se glisse furtivement à l’intérieur de l’Infirmerie. Un coup d’œil dans la pièce la rassure. Personne d’autre n’est là, hormis Sparkley, Infirmière en Chef. Elle referme doucement et sans bruit la porte entrouverte derrière elle.


    - Oui, c’est pour quoi?

    De dos, l’adulte ne l’a pas vue… un petit raclement de gorge peu élégant, et les lèvres de l’étudiante s’entrouvrent pour laisser filer quelques mots un peu hachés. Mal à l’aise, Olive aimerait surtout partir d’ici le plus vite possible.

    - Bonjour Madame… Ce serait pour…

    La fin de sa phrase s’étouffe dans sa gorge, tandis que les prunelles d’Olive, auparavant fixées sur l’adulte, dévient tout d’un coup vers la gauche. Ce n’est pas vraiment grave… Après tout, elle sait très bien pourquoi Olive est là… A part une grippe en Cinquième Année, la miss a évité l’Infirmerie pendant toute sa scolarité. Ce n’est que depuis la moitié de l’année précédente et le début de son traitement qu’elle vient périodiquement, une fois tous les deux mois…

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Dernière édition par Olive Hornby le Lun 17 Mai - 19:38, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Stop pretending you're sick... (free)   Sam 8 Mai - 22:03

"Bien sûr."

C'était Olive Hornby, un cas particulier, et surtout pour Zelda. Elle connaissait son nom, et même avant que la serpy ne pointe le bout de son nez à Poudlard. La jeune fille était atteinte d'une maladie grave, très très grave. Le genre qui vous laisse pas beaucoup d'espoir, quoi. Zelda avait une certaine sympathie pour cette fille, parce qu'elle savait qu'elle allait clamser, surtout, elle était une des rares à pas faire partie des petites natures ou des malades imaginaires qui faisaient son fond de commerce habituel. Mais c'était plus de la compassion que de la sympathie, au final, parce que si Olive n'était pas sur le point de crever à tout moment, Zelda ne lui trouverait rien de particulier. La serpy se justifia pas, elle finit même pas sa phrase, pas besoin de se donner cette peine puisque l'infirmière avait déjà tout capté. Zelda, toujours bien consciencieuse quand il s'agissait de son boulot, avait suivi de près toutes les recherches concernant cette maladie rarissime. Au final, rien de concluant, en tous cas rien qui puisse sauver cette pauvre gamine. Mais au moins, dernièrement, on avait inventé quelques pilules magiques qui pourraient peut être au moins rallonger son temps de vie. Pauvre gamine, va! Si c'était pas triste de d'voir se résigner à mourir si vite. Evidemment, Zelda irait pas pleurer sur sa tombe, elle la connaissait pas assez. Pour elle, c'était plus un 'sujet médical', un rat de laboratoire qu'un être humain, bien sûr c'était pas un monstre non plus, et quand elle apprendrait sa mort, ça lui ferait mal au coeur, mais c'était la vie... la mort... Enfin bref.


"Assied toi!"
l'invita-t-elle du ton sec qui la caractérisait, même si pour l'occasion, elle avait quand même esquissé un sourire, et sourire c'était pas son truc.

Elle ne regarda pas si elle s'asseyait ou pas, elle lui avait tourné le dos histoire de plonger son nez dans un de ses placards. Les médicaments étaient toujours rangés très haut, sur les étagères les plus inaccessible, histoire d'éviter tout chapardage. Pendant qu'elle cherchait les fameuses pilules miracle (ou presque), elle ajouta :


"ça tombe bien que tu sois là. J'vais te faire passer quelques petits examens si ça t'ennuie pas. Et même si ça t'ennuie, d'ailleurs..."


C'était pas la reine du tact, Zelda, mais au moins elle disait la vérité. Pour les personnes malades comme elle, un petit check up de temps à autres, ça pouvait pas faire de mal, ça pouvait même faire du bien, c'était là pour ça. Elle tira un flacon de pilule d'un tiroir, elle se retourna et l'agita en direction d'Olive.

"Voilà déjà pour toi." fit-elle en posant les médicaments à côté d'elle.

Elle tira la chaise qui était face à son bureau et l'installa en face de la jeune fille. Elle la regarda pendant un long moment, comme si elle l'observait avec un rayon X, prêtant attention à chaque recoin de sa peau diaphane. Elle avait pas l'air d'aller trop mal, c'était déjà ça.


"Alors..." dit-elle de son ton haché de d'habitude, l'air soudain plus professionnel qu'avant. "comment tu te sens?"
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Message#Sujet: Re: Stop pretending you're sick... (free)   Mar 11 Mai - 14:35

Music: Pale - Within Temptation


    - Bien sûr.

    Finalement, le fait que la miss n’ait pas achevé sa phrase ne pose aucun problème. Comme prévu… L’infirmière l’a reconnu. Chouette. Pourtant, Olive esquive l’Infirmerie tant qu’elle peut. Peut être parce que dans son esprit, Infirmerie et hôpital sont liés, et que l’on y va que lorsqu’on est souffrant. Or, ce qui intéresse Olive, c’est justement qu’on ne découvre rien. Ni sa maladie, ni le fait qu’elle est en quelque sorte obligée de se trouver ici, à l’Infirmerie. Le lieu pour les infirmes… Quel mauvais goût. Son regard s’échappe par la fenêtre, mais un ordre vient la rappeler au rôle qui lui est attribué. Délaissant à regret les quelques nuages gris qui cachent un soleil un peu maigre, Olive tend l’oreille.

    - Assied toi!

    Un ton sec, une injonction, l’Ordonnatrice Suprême a parlé, et Olive n’a plus qu’à s’incliner. Un petit sourire fait son apparition, atténuant quelque peu l’autorité de Madame Sparkley. Laissant à Olive le soin de se rappeler comme l’on s’assoie lorsqu’on est tellement mal à l’aise qu’on a l’impression d’avoir un balai dans le cul, l’infirmière lui tourne le dos. Raide comme un piquet, la Serpentard se laisse tomber sur le tabouret le plus proche. Immobile, elle attend la suite des événements, bien que ses pupilles suivent une Zelda en train de farfouiller dans ses multiples placards…

    - Ça tombe bien que tu sois là. J'vais te faire passer quelques petits examens si ça t'ennuie pas. Et même si ça t'ennuie, d'ailleurs...

    A comprendre : « Tu n’as pas le choix, je vais te retenir ici aussi longtemps que je le désire. Et personnellement, ce n’est pas mon problème si un élève débarque ici, c’est le tien. Alors coopère sagement, et ça ira plus vite. » Bon… Peut être qu’elle interprète un peu trop notre Olive sur ce coup là. Mais au fond d’elle, c’est ainsi que ça se passe. Sans doute l’inquiétude d’être surprise ici lui fait-elle réagir excessivement… Après tout, cela va bientôt faire un an (bon, un peu moins) qu’elle vient ici tous les mois, et pour e moment, personne ne s’est retrouvé dans cette pièce avec elle, hormis l’infirmière, bien sûr.

    Au final, l’infirmière trouve les pilules et se retourne vers sa patiente en les agitant sous son nez. Grimaçant légèrement, Olive essaye de ne pas penser au fait qu’elle se trouve l’air d’un chien dans lequel on agite une balle avant de la lui lancer. Non. Ne pas penser à ça. Trop humiliant d’avoir de telles pensées. Surtout lorsqu’on ne peut rien changer à la situation.


    - Voilà déjà pour toi.

    Les médicaments se posent à côté d’elle. Prestement, Olive s’en empare et les fait disparaître dans l’une des poches intérieures de sa robe de sorcière. Ouf. C’est ça de moins. Pendant ce temps, Sparkley tire une chaise et vient s’asseoir en face d’elle. Chouette. L’interrogatoire peut commencer…Les prunelles acérées de la femme l’observent sous toutes les coutures, semblant chercher une quelconque imperfection. Ou plutôt une quelconque anormalité. Car bon, Olive n’est pas parfaite, loin de là. Peut être Inès, et encore. Au final, l'examen s’arrête. Et Olive recommence à respirer. Ouf. Apparemment, rien de trop grave. L’infirmière à l’air satisfaite.

    - Alors… Comment tu te sens?

    Et voilà les questions qui commencent. Mal à l’aise, Olive se tortille une seconde sur sa chaise. Merlin qu’elle déteste ça ! Etre le centre de l’attention, ça peut encore passer, mais au sujet de sa maladie ?! Ah bah non alors ! Elle a déjà assez à faire avec les questions que lui pose Tom ! Poussant un léger soupir, Olive consent à répondre.

    - … Ca va. Je n’ai pas trop l’impression qu’il y ait quelque chose de changé. J’ai la peau un peu sèche, mais ça ne change pas beaucoup de d’habitude. Je mettrais de la crème hydratante ce soir…

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Message#Sujet: Re: Stop pretending you're sick... (free)   Mar 11 Mai - 21:34

Zelda écoutait Olive d'une oreille distraite tout en tirant de sa poche sa baguette magique. Ce qu'elle disait avait pas grand chose d'étonnant. En fait, du moment qu'elle lui annonçait pas qu'elle était agonisante, Olive était tout bêtement dans son état normal, avec un bonus de longévité en plus. Elle avait plus posé cette question par politesse, et parce que c'était quand même la base, si elle devait la questionner, autant commencer par là, même si Zelda avait l'oeil, si y'avait eu un problème, elle aurait pas mis deux secondes à le repérer et à y remédier. Elle pointa sa baguette sur le visage de la jeune fille, tout contre sa peau. Une lumière blanchâtre s'échappait du bout de sa baguette et se déposait sur la peau d'Olive. Tout en focalisant son attention sur la lumière en question. Elle répondit, l'air un peu ailleurs :

"De la crème hydratante, hein? Des vrais conneries, ces machins. Excuse mon langage, hein?"

De toute manière, tous les produits qui venaient pas de l'infirmerie, c'étaient des conneries, pour Zelda. C'était qu'elle savait vendre son infirmerie, hein. Ouais bon, c'était pas mauvais en soi, la crème hydratante, ça.. hydratait. Et la peau d'Oly en avait bien besoin mais bon. Passons, elle disait ça, elle disait rien, hein!
Pendant ce temps, la lumière blanche continuait de caresser la peau de la jeune fille. Elle aurait pu le dire à première vue, ce qu'elle venait de faire le confirmait , la peau d'Oly était certes en piteux état, mais rien d'anormal, étant donné l'état dans lequel sa "patiente" se trouvait. Sa peau était exactement telle qu'elle devait être étant donné les circonstances, et pour Olive, au final, c'était bon signe.


"Bon c'est bien, la maladie évolue normalement."


Y'avait façon plus délicate de dire les choses, elle aurait pu juste dire que son état était normal, ou autre, pas insister sur l'inéluctabilité de sa maladie. Mais tant pis, elle était pas là pour faire dans les bons sentiments, elle était réaliste, la maladie évoluait comme elle devait évoluer, et c'était bon signe, même si c'était dit assez crument. Zelda rerangea sa baguette dans sa poche.

"Je suppose que tu n'as pas eu de vertiges, de malaise, ou autres ces derniers temps, sinon tu serais venue.
" Zelda en doutait mais bon. "Pas de crises, pas de plaques rouges... Quoi que ça te donnerait des couleurs, un peu... " Gentillesse et tact, maîtres mots (ou pas) de l'infirmière. "Donc bref, tout va bien. Dans la mesure du possible, bien sûr".

Une fois toutes ces phrases, prononcées sur un ton haché, prononcées, elle se leva de sa chaise.

"Je vais pas t'obliger à rester plus longtemps. Ni toi ni moi n'avons que ça à faire, je suppose. Enfin j'ose l'espérer pour toi, en tous cas."

En fait, Zelda avait pas grand chose à faire, il était encore trop tôt dans l'année pour que trop de malades imaginaires viennent lui pourrir l'existence, mais elle avait pas à retenir Oly, d'autant plus qu'elle avait pas franchement l'air de vouloir rester ici pendant cent plombes.
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Message#Sujet: Re: Stop pretending you're sick... (free)   Mer 12 Mai - 11:25

Music: Final Destination - Within Temptation


    Au final, on avait presque l’impression que l’infirmière en avait rien à faire d’elle. Elle semblait ne pas l’écouter, se désintéresser d’elle. Mais ce n’était qu’une impression. Maintenant, Olive commençait à la comprendre un peu. Au tout début, l’attitude de Sparkley l’avait un peu énervé… Et c’était passé. Comme tout. Au bout d’un certain moment, tout finit par passer. Elle avait tiré sa baguette magique. Ou son instrument de travail, appelez ça comme vous le désirez. Et elle la pointa si près de sa figure qu’Olive se sentit un court instant menacée. Après tout, au bout d’un moment, oui, encore un, on finit par acquérir des réflexes… Il en faut bien, si on veut survivre par la suite… Même si ce n’est pas bien longtemps…Une lumière blanche s’écoula de la baguette de houx, comme lorsque l’on fait jaillir une fontaine d’eau à l’extrémité de sa baguette. Avec un débit faible, le fluide s’étendit sur sa peau, lui procurant une sensation de bien être. Elle ne savait pas ce que c’était comme sort, mais Olive comptait bien se renseigner par la suite. Bah oui ! Elle ferait comment quand elle sortirait de Poudlard l’année prochaine, hein ? Hors de question d’aller à Ste Mangouste périodiquement !

    - De la crème hydratante, hein? Des vraies conneries, ces machins. Excuse mon langage, hein?

    Olive une lueur interrogative se lut dans les prunelles brunes de la miss, avant qu’elle ne hausse les épaules, histoire de faire comprendre que ce n’était pas grave… Elle ne se formalisait pas de si peu…Mais bon…Malgré ce que disait Sparkley, la crème, ça marchait très bien. Et si le besoin s’en faisait sentir, Olive n’hésiterait pas à appliquer la « connerie » sur sa peau.

    - Bon c'est bien, la maladie évolue normalement.

    Les dents d’Olive se serrèrent… Un court instant, elle hésita à lui balancer un cruel « Yahoou ! Ah, au fait, vous pouvez me dire quand est-ce que je meurt à ce train là ? » mais rien ne sortit. Après tout, l’infirmière était bien capable de lui répondre...

    - Je suppose que tu n'as pas eu de vertiges, de malaise, ou autres ces derniers temps, sinon tu serais venue.

    Cause toujours ! Comme si Olive serait venue… Elle est pas folle la vieille ! Une fois tous les deux mois, c’est déjà trop, alors ce n’est pas des vertiges qui la ramèneront ici… Encore, si elle se mettait à cracher du sang et autres… pourquoi pas. Mais bon, elle n’en était pas encore là…

    - Pas de crises, pas de plaques rouges... Quoi que ça te donnerait des couleurs, un peu... Donc bref, tout va bien. Dans la mesure du possible, bien sûr.

    Bla crises, blabla plaques rouges, blablabla te donner des couleurs ?! Olive ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel. Quel mauvais goût dans ses blagues pourries…Mais bon, apparemment, l’infirmière suprême n’avait rien vu et s’était levée de sa chaise. Privilège !!! Olive n’avait eu droit qu’à un tabouret inconfortable !!!

    - Je vais pas t'obliger à rester plus longtemps. Ni toi ni moi n'avons que ça à faire, je suppose. Enfin j'ose l'espérer pour toi, en tous cas.

    Oh ? Au final, les protestations allaient attendre un peu. Après tout, elle lui offrait la porte de sortie sur un plateau en or massif, elle n’allait pas s’attarder ici plus longtemps pour des inepties du genre « mon siège est pas confortable !!! » Bref, vous m’avez compris. Olive hocha la tête et se leva de l’inconfortable tabouret.

    - Pleins de devoirs en effet… Bon et bien… Au revoir Madame.

    Beurk. Au revoir. Et dire qu’elle devrait bientôt revenir ici… Fiente de Hibou mal séchée ! Et Olive se dirigea vers la porte. Hésitant un instant, la Serpentard décida de remettre les remerciements à plus tard. Après tout, Zelda Sparkley lui en faisait voir de toutes les couleurs avec ses remarques à deux mornilles…Et hop, la porte s’ouvre. Et hop, Olive disparaît et la porte se referme en douceur…

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