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 Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)

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Message#Sujet: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 17 Mar - 9:14

Phèdre & Septimus
Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang.
Quand Septimus avait un jour de congés, comme actuellement, il aimait le passer en compagnie de sa fiancée. Depuis qu'ils vivaient ensemble, ils n'avaient pas vraiment beaucoup plus de temps pour passer du temps ensemble. Le jeune homme travaillait énormément au ministère, enchaînant par moment les heures supplémentaires, dans l'intention d'offrir à Cedrella un train de vie bien plus agréable que celui qu'il avait normalement. Sauf que ce n'était pas vraiment une réussite. Certes, le rouquin travaillait plus, mais en même temps, ils étaient deux maintenant et il devait subvenir aux besoins de sa fiancée (heureusement qu'ils n'avaient pas encore d'enfant). Les deux amants n'étaient pas sur la paille non plus, il ne fallait pas exagérer, mais ils n'avaient clairement pas le même train de vie que quand Cedrella vivait encore aux crochets de ses parents et pouvait jouir de la fortune des Black. Si tout cela n'était pas une preuve d'amour, Septimus se demandait bien ce que c'était. Sa fiancée avait tout quitté pour lui, sa fortune, son rang, son nom même puisque même s'ils n'étaient pas encore mariés et qu'elle ne s'appelait pas encore Weasley, la jeune femme n'avait pas vraiment le loisir de profiter de son nom. Aux yeux des Blacks, elle n'était plus une Black. Aux yeux de la communauté des sangs purs qui haïssaient les moldus en fait, plus précisément. Enfin bon, Septimus aimait donc profiter de sa fiancée quand il avait un jour de congés, mais ce n'était malheureusement pas toujours possible. Le jeune homme avait promis à son père de passer un peu du temps en sa compagnie, entre homme. Ce dernier lui avait fait le reproche de ne plus accorder de temps à ses parents. En même temps, quand il ne travaillait pas, le jeune homme privilégierait évidemment le temps qu'il pouvait passer avec sa future épouse, c'était évident. Pendant si longtemps ils s'étaient cachés, il avait envie de profiter d'elle autant qu'il le pouvait à présent. Mais son père avait besoin de passer un peu de temps en sa compagnie, alors le jeune homme avait accepté. Ils avaient erré ensemble ici et là dans le chemin de traverse, parlant principalement des moldus. Le fait que Septimus soit fasciné et amoureux (on pouvait bien le dire) des moldus, ne venait pas de nul part. Il baignait dedans depuis qu'il était petit, comme tout mini Weasley rouquin qui se respectait (ses fils serait pareil, c'était évident). Mais le temps filait rapidement et les deux hommes avaient dû se quitter pour chacun rejoindre leurs foyers. Le jeune homme marchait donc tranquillement dans la rue, quand il percuta quelqu'un alors qu'il ne prêtait pas vraiment attention où il marchait.

« Désolé. »

Lança-t-il mécaniquement, avant de lever son regard vers la dites personne, regrettant immédiatement ses propos. Phèdre Snowden était l'une des personnes avec qui le jeune homme s'entendait le moins. Et il y avait quand même une liste assez grande de personne ne pouvant pas supporter le Weasley qu'il était, de par sa naissance. Cedrella aussi à une époque avait été sur cette liste, mais les choses étaient bien différentes maintenant. Pour Phèdre, ils ne se supportaient toujours pas.

« En fait non, je ne suis pas désolé. »

Ajouta-t-il finalement. Septimus était d'un naturel pacifiste, mais en même temps il anticipait un peu cette conversation qui allait être compliquée.
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 17 Mar - 17:29


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hèdre n'avait jamais vraiment apprécié l'atmosphère régnant sur le chemin de traverse, et ce depuis la première fois où elle y avait mis les pieds. L'agitation, le bruit, la promiscuité, autant de choses qu'elle avait en horreur et qui avaient toujours rendu les courses scolaires laborieuses à ses yeux, une perspective plus détestable encore que la rentrée scolaire en elle-même. Non, vraiment, Phèdre détestait cet endroit, et pourtant, elle ne pouvait pas y couper, elle devait traverser ces lieux tous les jours que Merlin faisait. Il n'y avait pas de dispositifs de transplanage au sein de la gazette du Sorcier, et pour cause, il était plus qu'évident que cela aurait causé souci pour éviter l'intervention d'éventuels gêneurs ou de concurrents qui en profiteraient pour laisser traîner leurs oreilles dans ces bureaux. À l'heure où la priorité sur l'information a plus d'importance que tout le reste, c'était une chose que la Gazette, si elle voulait rester la revue d'information numéro un, ne pouvait pas se permettre. Il fallait donc en passer par la poudre de cheminette via une boutique annexe (et c'était un mode de transport que Phèdre ne supportait vraiment pas), ou utiliser l'accès par le chaudron baveur, ce à quoi la jeune femme avait fini par se résigner, malgré sa répugnance à y découvrir un nouveau constat d'une frontière absurde entre sorciers et moldus. Les sorciers devaient écraser les moldus, non pas se cacher d'eux comme si c'était eux, la vermine. Enfin...

Elle revenait donc du travail, et avait emporté dans sa sacoche du travail complémentaire, à finir chez elle. Si cela était possible, elle ne travaillerait que dans le confort et la solitude de son appartement londonien, mais il est évident que son rédacteur en chef ne lui accordait pas cette confiance. Il ne lui accordait aucune confiance tout court, malgré tous ses efforts pour lui prouver son assiduité et sa volonté, et qui passaient par le fait d'emporter du travail chez elle. Bon, en l'occurrence, ce n'était pas uniquement pour l'impressionner, c'était également parce qu'elle était perfectionniste et qu'elle ne supportait pas de bacler son travail, si elle ne pouvait pas le finir dans les temps, elle trouvait toujours un moyen de le peaufiner au mieux. Elle était déjà en train de réfléchir à la façon d'organiser sa soirée, sachant qu'elle devait également se rendre à une réunion de l'Hydre plus tard, quand elle traversait à grande vitesse le chemin de traverse afin d'échapper aussi vite que possible à la foule. Mais dans son empressement, il sembla qu'elle bouscula quelqu'un. Ou alors ce quelqu'un l'avait bousculée, elle ? Il semblait que oui, puisqu'une voix s'éleva pour s'excuser. Une voix désagréablement familière. Désagréablement, oui, car Phèdre en eut la confirmation en croisant son regard, il s'agissait bel et bien de Septimus Weasley, traître à son sang par excellence, qui rivalisait chaque jour d'inventivité pour déshonnorer son rang, quitte à détourner une Black du droit chemin dans le processus. Il se ravisa aussitôt, d'ailleurs, et récupéra ses excuses quand il comprit à qui il avait à faire.

-Tant mieux, je ne veux pas de tes excuses, ni de quoi que ce soit d'autre qui vienne de toi, Weasley.
Elle l'observa, hautaine. Tu ferais mieux d'aller voir ailleurs, il doit bien y avoir une boutique bas-de-gamme qui acceptera de te voir écouler tes trois noises de salaire.




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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Sam 30 Avr - 23:04

Phèdre & Septimus
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Septimus avait l’habitude d’être détester par tous les sorciers qui se considéraient comme pur et bien plus supérieur aux moldus. C’était comme ça depuis le jour de sa naissance, parce que les Weasley n’avaient pas la même vision du monde que toutes ces familles. Cela n’était pas agréable, mais le rouquin préférait largement être considéré comme cela, que de penser comme eux. Il n’avait rien à envier aux autres, même s’il était évident que sa famille ne roulait pas sur l’or. Mais en même temps, le peu d’or qui se trouvait dans son coffre avait été gagné honnêtement. Le jeune homme n’était pas certain que les richesses des grandes familles de sang pur avaient été gagnées honnêtement. Septimus n’avait pas honte de ce qu’il était et il faisait avec les reproches des autres. D’ordinaire, le jeune homme parvenait à ne pas y faire attention, mais il y avait certaine personne avec qui s’était bien plus difficile. Comme Phèdre, qui se trouvait présentement sous ses yeux. Septimus n’avait aucune envie de lui adresser ses excuses. Il ne l’aimait pas, c’était comme ça depuis toujours. La jeune femme lui rendait bien son ressentiment. Le rouquin savait parfaitement qu’il devait se montrer plus diplomate que ces sangs purs aux idées bien trop primitives, mais il y avait des moments où c’était bien plus difficile que d’autre. Il était pacifiste, mais pas toujours quand même.

Phèdre ne manqua pas de lui lancer qu’elle n’avait pas envie d’obtenir quoi que ce soit de lui, il avait bien fait de ravaler ses excuses. Elle ne méritait vraiment rien de sa part. La jeune femme aurait pu s’arrêter là et se contenter de reprendre son chemin, mais elle ne manqua pas de l’attaquer de nouveau en soulignant le fait justement qu’il ne roulait pas sur l’or. Septimus de son côté pouvait très bien décider de passer l’éponge et ignorer la remarque de la journaliste, continuant donc son chemin pour rentrer chez lui et retrouver sa magnifique fiancée, mais il n’y parvint pas. Il devait répondre quelque chose, même si ce n’était vraiment pas glorieux.

« Je ne savais pas qu’une femme gagnait à ce point sa vie. » Lui rétorqua-t-il, même s’il avait un peu honte de l’attaquer de cette manière. Mais en même temps, il ne faisait que dire la stricte vérité. De ce qu’il savait, les femmes qui travaillaient n’avaient vraiment pas le même statut qu’un homme. Septimus trouvait ça idiot – même s’il préférait voir Cedrella s’occuper de leur futur enfant que de travailler, c’était l’époque qui voulait ça hein – et il regrettait presque de pointer du doigt ce détail. Ça ne lui ressemblait pas vraiment, mais Phèdre ne méritait pas qu’il se montrer courtois avec elle. « Ou alors ce sont tes parents qui t’aident encore pour tes dépenses expansives ? »

Ce que ne faisaient plus Mr et Miss Weasley, même si cela venait surtout du fait qu’ils n’en avaient pas les moyens. Ils avaient mérité de pouvoir profiter de leur argent pour eux tout seul, Septimus se débrouillait de son côté.
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Dim 1 Mai - 9:06


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I

l est certain que Phèdre n'était pas la mieux placée pour attaquer Septimus sur son salaire alors qu'elle-même ne gagnait pas des mille et des cents, loin s'en faut, avec son salaire de journaliste (qu'elle avait récemment découvert deux fois moins élevé que celui de certains de ses collègues masculins. joie), mais la nature de ses revenus n'était pas connu de Septimus, alors que n'importe quel sorcier un tant soit peu informé savait que les Weasley ne roulaient pas sur l'or. Elle faisait donc comme tout le monde, elle choisissait l'attaque la plus simple, qui reposait sur la basse fortune de son interlocuteur, quand bien même elle était certainement plus élevée que la sienne propre... Et elle ne regrettait pas de l'avoir attaqué si bassement étant donné ce qu'il lui rétorqua alors. Sa remarque transpirait la mysoginie, elle en serait presque surprise, de la part d'un homme comme lui, mais ça lui convenait. Chaque prétexte à le détester lui convenait. Phèdre n'était pas particulièrement féministe, pourtant, mais elle avait tout de même la fierté de s'être construite toute seule en assumant ses choix, sans l'appui de quiconque. Raison pour laquelle elle avala d'autant plus mal la réplique que son interlocuteur lui adressa ensuite.

-Pour ta gouverne, Weasley, je n'ai jamais eu besoin de l'aide de personne. Toutes les femmes ne sont pas comme ton imbécile de fiancée, à se laisser entretenir par sa famille ou par un pauvre crétin dans ton genre. Pour le coup, on ne peut pas dire qu'elle ait misé sur le bon cheval...


Oui, Phèdre se montrait très agressive, mais il faut dire qu'elle ne prenait pas vraiment de plaisir à entendre parler de ses parents. Toute sang-pur qu'elle était, Phèdre avait évolué dans un milieu modeste. Malgré leurs faibles revenus, ses parents l'auraient sans doute soutenue financièrement s'ils avaient eu encore ce genre de conscience matérielle et si elle n'avait pas coupé les ponts avec eux. Si elle en partageait l'opinion, Phèdre n'appartenait pas à ces riches familles de sang pur qui jouissait d'un confort de vie excessif, au-delà de la moyenne, et qu'il arrivait souvent à la jeune femme de jalouser. Elle, elle avait des parents au mode de vie simple, qui s'étaient respectivement laissés sombrer dans l'alcoolisme et la dépression, tout ça à cause d'un moldu. Elle ne roulait pas sur l'or, mais elle était toujours parvenue à s'en sortir. C'était une fierté qu'on ne pourrait pas lui ôter, et certainement pas un type comme Septimus Weasley. S'en prendre à Cedrella Black était bas, sans doute, mais c'était une manière comme une autre de blesser son interlocuteur, et il est certain que Phèdre n'avait pas l'ombre d'une estime pour elle. D'aucuns pourraient trouver cela beau et héroïque que le récit de cette femme ayant quitté luxe, richesse, confort et réputation avec l'unique but de se jeter dans les bras de l'homme qu'elle aimait, elle, elle trouvait cela d'une stupidité sans nom. Surtout quand l'homme en question était celui qu'elle avait sous les yeux.




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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 26 Mai - 13:02

Phèdre & Septimus
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Septimus valait sans doute bien mieux que les propos qu'il tenait à la jeune femme sous ses yeux, mais elle avait vraiment le don de le faire sortir de ses gongs. Le jeune homme était habitué à recevoir des remarques sur sa famille, même sur son physique (qu'est-ce qu'ils avaient tous contre les roux sérieux ?). D'ordinaire, il n'y prêtait pas attention, préférait largement l'ignorance à la défense. Sauf que quand il se trouvait en face de Phèdre, c'était bien différent. Il y avait quelque chose chez cette femme qui le poussait toujours à répliquer et pas forcément de la bonne manière. Septimus attaqua donc la journaliste sur le salaire misérable qu'elle devait avoir. Weasley savait parfaitement qu'il n'y avait pas besoin d'être riche pour être heureux, il l'était lui, alors il n'avait aucune raison de pointer du doigt le fait que la jeune femme ne devait pas gagner grand-chose. Mais ça avait été plus fort que lui. C'était insupportable de voir une personne avoir une attitude hautaine avec soit, alors que sa situation n'était pas bien mieux. Parce que même si Septimus ne connaissait pas exactement l'étendu du compte en banque de Phèdre, il savait parfaitement qu'elle gagnait moins que la moyenne. Parce qu'elle était une femme. C'était idiot et il ne pensait pas vraiment que les femmes méritaient de gagner moins que leurs homologues masculins, mais elle gagnait moins dans tous les cas parce que c'était la société qui était comme cela. Il était évident que le salaire de la journaliste n'avait rien à voir avec celui de ses collègues. Et en prime, Septimus attaqua aussi Phèdre sur ses parents, ce qui ne sembla pas lui plaire. Parce que la jeune femme ne manqua pas de lui renvoyer son venin et elle s'en prit évidemment à Cedrella. Si Weasley n'avait aucun mal à entendre des remarques sur lui - enfin visiblement pas toujours - c'était une autre paire de manche concernant sa fiancée. Il ne supportait pas d'entendre quelqu'un la rabaisser de cette manière.

« Tu l'ignores sans doute, mais on ne mise pas forcément sur un cheval pour l'argent qu'il peut rapporter. »

Oui, bon, il était vraiment en train de continuer de se comparer à un cheval ? Visiblement. Il ne réfléchissait pas vraiment en répondant à la journaliste, parce qu'elle arrivait vraiment à le mettre hors de lui. Il le savait pourtant, qu'il ne devait pas prendre trop à coeur les remarques de la jeune femme sous ses yeux. Sauf que c'était bien plus fort que lui.

« Contrairement à toi, elle est capable de ressentir des choses. » Bon, il disait ça gratuitement encore une fois, il n'avait aucune idée de ce que pouvait bien ressentir la jeune femme. « Ce n'est pas parce que tu es jalouse que tu dois t'en prendre à elle. »

Encore une fois, Septimus ne pouvait pas affirmer qu'il savait qu'elle était jalouse ou non. Il disait ça simplement comme ça, pour tenter d'appuyer sur un sujet sensible. Peut-être que ça toucherait, peut-être pas. Honnêtement, pour le moment, il avait simplement envie de répliquer quelque chose afin de ne pas laisser la satisfaction à Phèdre de "gagner".
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Ven 27 Mai - 22:37


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hèdre et Septimus avaient tant pris pour habitude de se détester et de se sauter à la gorge chaque fois qu'il leur prenait l'occasion de se croiser qu'ils en venaient à se disputer sur des sujets qui auraient pourtant pu les mettre d'accord, au fond. Quand Septimus affirmait que l'on pouvait faire un pari sur l'avenir en reléguant les intérêts pécuniers au second plan, elle savait bien qu'il avait raison. Après tout, son parcours, en ce sens, n'était pas bien différent de celui de Cedrella Black. Toutes les deux avaient décidé de ne pas laisser autrui dicter leur conduite et avaient agi selon leur conscience, sans se soucier financiers que cela pourrait bien engendrer... Mais aux yeux de la jeune journaliste, le nombre de leurs points communs s'arrêtaient là. Elle se retint à grand-peine de faire remarquer à Septimus qu'il venait tout de même, l'air de rien, de se laisser comparer à un cheval, et nota à la place qu'il n'était vraiment pas comparable d'évoquer le destin d'une femme qui se complaisait dans le rôle de femme au foyer quand Phèdre, pour sa part, faisait quelque chose de sa vie. Le rouquin se montrait plus mordant, depuis quelques secondes, et Phèdre était prête à parier que c'était parce qu'elle avait su appuyer sur une corde sensible, à savoir sa future épouse. Soit, s'il ne fallait que cela, elle poursuivrait dans ce sens, quitte à essuyer quelques remarques déplaisantes au passage, car on ne pouvait pas franchement dire que les propos de Septimus étaient à son goût. Elle afficha une moue sceptique quand il évoquait Cedrella qui, contrairement à elle, serait capable de sentiments, étant donné que la jeune femme se coltinait quand même le charmant surnom de reine des glaces, la journaliste se permettait d'émettre de sérieux doutes à ce sujet. Et Phèdre n'était pas si rarement que ça en restes en termes d'émotions, par ailleurs. Ce n'était pas sans lui poser, même, quelques soucis, par moments.

-Jalouse ?
répéta-t-elle en écarquillant les yeux. Ça, c'était le pire des arguments qu'elle pouvait lui opposer. Quitte à jalouser quelqu'un, Phèdre préférait de très loin jalouser les grands de ce monde, mais certainement pas la future épouse de Septimus. Certes, elle trouvait cette femme très belle, la liste des choses qu'elle pouvait potentiellement lui envier s'arrêtait néanmoins là, et tant mieux, d'ailleurs. Je serais curieuse de savoir de quoi je devrais être jalouse, exactement. décréta-t-elle, très curieuse, les bras croisés.

Oui, elle était curieuse de l'entendre, car elle aurait de fait le plus grand plaisir à démonter un à un tous ces potentiels arguments. S'il y avait bien un défaut qu'elle n'avait pas envie qu'on lui attribue, c'était celui-là, elle qui cherchait à se construire d'elle-même depuis toujours, en évitant de se calquer sur le moindre modèle, envisager de jalouser quelqu'un serait un rien contreproductif à ses yeux.




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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 7 Juil - 15:39

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Leurs discussions ressemblaient un peu à une chamaillerie de gosse, mais en même temps c’était toujours comme cela quand ils se croisaient. Septimus savait rester maître de ses émotions la plupart du temps, mais étrangement Phèdre savait toujours le faire sortir de ses gongs. Le rouquin n’avait, habituellement, pas envie de prêter attention aux personnes qui pouvaient le critiquer. En même temps, il y en avait tant dans le monde sorcier. Entre les sorciers de sang pur qui ne supportaient pas qu’une famille comme les Weasley apprécient les moldus, ceux qui reprochaient au jeune homme d’avoir détourné une noble Black de son rang, ceux qui considérait qu’il ne fallait pas faire confiance à Cedrella, les remarques étaient nombreuses. Septimus passait outre d’habitude, il ne se préoccupait pas du regard des autres. Sauf qu’il y avait des moments, comme celui-là, où ce n’était pas si évident. Encore plus quand il se retrouvait confronté à une personne comme Phèdre, qui ne manquait pas de critiquer Cedrella. Si Septimus parvenait à ne pas faire attention aux remarques qui le concernaient, ce n’était pas aussi évident concernant sa fiancée. Et en répliquant, il n’était pas forcément bien intelligent. Le jeune homme savait qu’il ne devait pas s’abaisser à ce genre de conversation, ce genre de réplique, mais c’était plus fort que lui. Quand il affirmait que Cedrella savait faire preuve de sentiment contrairement à Phèdre, c’était une attaque parfaitement gratuite parce qu’en réalité il ne connaissait pas grand-chose à la vie de la journaliste. En fait, on pouvait même dire qu’il n’y connaissait rien du tout. Il n’avait jamais cherché à en savoir plus, comme celle-ci n’avait pas dû chercher à approfondir non plus son existence à lui. Ils ne s’entendaient pas, c’était largement suffisant, ils n’avaient pas besoin d’en savoir plus. Tout comme quand il affirmait que Phèdre était jalouse, il n’avait aucune preuve concernant ce détail. Le rouquin était simplement piqué au vif par sa remarque précédente, par son attaque contre Cedrella. Sauf qu’il en fallait évidemment plus pour démonter la journaliste.

« Tu es jalouse, parce que nous, nous sommes heureux tout simplement. »

En soit, le rouquin avait parfaitement la possibilité d’affirmer qu’il était heureux avec Cedrella. C’était le cas, même si tout n’était pas parfait. Le jeune homme aimerait avoir plus d’argent pour pouvoir offrir une vie plus décente à sa future femme, mais cela ne les empêchait pas d’être heureux. Tout simplement parce qu’ils étaient ensemble et qu’ils s’aimaient. Encore une fois, Septimus ne pouvait pas vraiment se permettre d’affirmer qu’il était plus heureux que Phèdre, puisqu’il ne connaissait rien de sa vie. Mais ça se saurait s’il savait faire preuve d’un peu de maturité quand il se trouvait en compagnie de la journaliste. Cela faisait des années qu’ils se crêpaient les chignons dès qu’ils en avaient l’occasion, dès qu’ils se croisaient. Et le rouquin n’avait pas vraiment grand espoir sur le fait que ça puisse changer un jour, il y avait de fortes chances pour que cela continue à jamais.
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 7 Juil - 22:04


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our Phèdre, la jalousie ne pouvait s'opérer que dans certains contextes bien spécifiques. D'un point de vue social, quand on enviait quelqu'un qui gravitait les échelons plus vite que vous, avait une plus grande popularité, et qui gagnaient plus que vous. Et d'un point de vue sentimental, quand quelqu'un vous vole la personne pour laquelle votre cœur bal. La jeune femme ne se sentait sujette ni à l'une, ni à l'autre de ces jalousies, aussi ne se sentait-elle pas le moins du monde visée par les propos de son interlocuteur, sauf qu'elle avait omis une forme bien spécifique de jalousie, celle du bonheur d'autrui. Et à celle-ci, peut-être était-elle plus sujette que ce qu'elle avait bien voulu admettre. Oui, peut-être enviait-elle plus le bonheur d'autrui que ce qu'elle voulait bien reconnaître. Car oui, le bonheur était peut-être un idéal que Phèdre avait toujours indirectement cherché à atteindre et toujours envié aux autres sans même s'en rendre compte. Tout ce qu'elle faisait en venait peut-être à rechercher encore et encore un bonheur qui ne lui avait jamais été accordé. Et oui, peut-être qu'au fond, ce qu'elle exécrait chez Septimus sans pouvoir vraiment le confirmer, sans réussir à le déterminer, c'était ça, cette joie qu'il réussissait à ressentir malgré une situation moins qu'idéal, le bonheur qu'il éprouvait avec Cedrella, et qu'aucun homme ne lui avait fait ressentir (pour l'heure)... Mais quand bien même ce devait être le cas, il est évident qu'elle ne l'affirmerait pas tel quel, elle ne ferait certainement pas ce bonheur à son interlocuteur.

-Si pour toi, le bonheur, c'est ta vie ou celle de Black, alors je m'en passe très bien, crois-moi.


Même si, au final, elle ne savait effectivement rien de sa vie, rien du tout, elle se permettait de juger sans connaître, comme lui-même la jugeait sans la connaître. C'était une habitude chez eux. Une véritable habitude à laquelle ils ne cherchaient pas à palier, loin s'en faut. Ils se cantonnaient l'un comme l'autre aux apparences, alors qu'il y avait peut-être plus à découvrir en l'autre que ce qu'ils pouvaient bien voir. Mais ils ne le sauraient sans doute jamais. Phèdre, en tous cas, en ce qui la concernait, n'avait pas la moindre envie de faire un tel effort.

-Crois-le ou non, mon bonheur n'a absolument rien à envier au tien.

Même si elle n'était, en vérité, pas véritablement convaincue par son propre bonheur. Elle ne savait même pas si elle avait vraiment un jour expérimenté une telle plénitude, peut-être que ça n'arriverait jamais. Elle ne pensait pas en avoir besoin. Elle se trompait certainement, allez savoir. Mais quoi qu'il en soit, elle pensait avoir d'autres priorités, et elle comptait bien faire en sorte que sa vie ne ressemble pas à celle de son interlocuteur. Alors même qu'elle aurait peut-être tout à y gagner.




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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Jeu 4 Aoû - 13:19

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Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait, Septimus ne changerait pas d’avis sur ce qu’il pensait. En même temps, c’était comme ça depuis toujours. Le jeune homme avait tendance à juger sans connaître la vie de Phèdre. De la journaliste, le rouquin ne connaissait finalement pas grand-chose. Il ne connaissait rien du tout de sa vie, mais pour autant il se permettait de la juger. En même temps, c’était comme cela depuis toujours. Ils étaient bien incapables de s’apprécier, ils ne seraient sans doute jamais capables de le faire d’ailleurs. Ils ne vivaient pas dans le même monde après tout. Septimus était la preuve que cet aspect pouvait s’enlever, qu’il n’y avait pas forcément de barrière quand on ne vivait pas dans le même monde. Après tout, Cedrella et lui étaient heureux alors qu’ils ne venaient pas du tout du même monde. Ils n’étaient normalement pas censés s’aimer et pourtant, c’était le cas. Alors, si tout le monde faisait des efforts, le monde s’en porterait mieux sans doute. Mais si Septimus avait réussi à le faire bien souvent, il n’y parvenait pas avec Phèdre. Au final, il ne savait même pas pour quelle raison valable il n’aimait pas la jeune femme sous ses yeux, c’était comme ça. Il ne la supportait pas et donc, il n’était pas bien objectif. Il n’avait pas envie de faire d’effort, cela l’étonnerait qu’elle ait envie d’en faire de son côté. Et ce n’était pas avec leur manière de se parler qu’ils allaient arranger la situation.

Phèdre pouvait donc affirmer qu’elle se passerait très bien du bonheur qu’il pouvait avoir avec Cedrella dans sa propre vie, il n’y croyait pas. Mais en même temps, si elle avait affirmé être jalouse de lui comme il venait de le dire, il ne l’aurait pas cru non plus. Parce qu’il se serait dit qu’elle cherchait simplement à se jouer de lui, à le manipuler. Ainsi donc, il ne prenait pas au sérieux ses propos, même quand elle affirmait que son bonheur n’avait rien à envier au sien. « Crois-le ou non », c’était exactement ça au final. Il ne croyait pas une seule seconde ses propos, mais ça c’était simplement parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de vouloir la contredire.

« Je ne te crois pas en effet. »
Affirma-t-il sans avoir l’intention de se démonter une seule seconde. Si d’ordinaire, le jeune homme n’aimait pas trop chercher les ennuis, il n’avait pas l’intention de faire profil bas devant Phèdre. Même s’il avait un peu une attitude de gamin. « Si c’est ce que tu arrives à te convaincre, on va dire que c’est bien. »

Encore une fois, Septimus jugeait vraiment trop la vie de Phèdre, puisqu’il n’y avait aucune raison qu’elle ne soit pas heureuse dans sa propre vie. Septimus l’était avec Cedrella, mais la journaliste pouvait très bien l’être aussi. Seule ou pas, d’ailleurs, en réalité, le rouquin n’avait aucune idée de comment elle vivait actuellement. S’il se doutait que sa vie professionnelle n’était pas forcément évidente, parce que la société était ainsi faite. Mais au final, il ne connaissait rien de la vie de la jeune femme.
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Sam 6 Aoû - 19:27


Écrivons sans grâce, mais avec notre sang.
P

hèdre poussa un soupir exaspéré quand Septimus affirma qu'il ne la croyait pas. En somme, il était convaincu qu'elle était malheureuse sous l'unique prétexte qu'elle se contentait d'un vague et absurde bonheur à l'eau de rose pour faire sa journée. Honnêtement, oui, bon, il avait peut-être raison de ne pas la croire. Si le bonheur devait véritablement se conformer à sa vie, à son état au quotidien, alors le bonheur ne serait pas ce fantasme qui alimentaient tant d'ouvrages de philosophie et de fiction. Mais quand bien même, ce n'était pas son problème, il ne savait rien de sa vie et il était hors de question qu'il se permette de la juger de quelque manière que ce soit, et encore moins sur des critères dont il ne savait absolument rien. Oui. Bon. D'accord. Elle-même faisait exactement la même chose de son côté, mais à aucun moment il ne fut dit qu'elle devait être de bonne foi pour sa part. Elle se voyait encore moins capable de l'être quand son interlocuteur savait à ce point lui taper sur le système. Non mais sérieusement. À eux deux, ils régressaient au niveau du bac à sable, et ce n'était pas charmant, c'était alarmant. Et bien sûr, si Phèdre observait le comportement de Septimus comme étant particulièrement puéril, elle refusait catégoriquement d'admettre que le sien ne l'était pas moins. Ce serait quoi qu'il en soit toujours de la faute de Septimus (et ça aussi, notons que c'était un comportement on ne peut plus mature).

-C'est ça...
répliqua-t-elle du ton las de la personne qui a vu assez de gamineries pour sa journée. Sauf que, bien sûr, elle était au moins (si ce n'est plus) à cinquante pour cent responsable de la scène (ô combien pathétique) qui venait tout juste de se jouer entre eux. Sur ce, il y a d'autres débilités dignes d'un gamin de cinq ans que tu comptes me servir encore ou bien je peux disposer ?

En soi, elle aussi avait agi comme ne gamine de cinq ans. La jeune femme n'agissait pas mieux que son interlocuteur, mais ce n'était pas la question, elle voulait avant tout mettre fin le plus vite possible à cette discussion qu'elle trouvait de plus en plus déplaisante (et déjà, au départ, elle n'avait rien eu d'agréable, donc c'est tout dire)... C'est vrai, il aurait suffi pour cela qu'elle passe son chemin sans mot dire et l'affaire aurait été réglé, ce n'était pas comme s'ils se devaient de se dire au revoir, de quelque manière que ce soit, mais la fierté de Phèdre agissait pour elle, de toute évidence, et lui dictait très clairement sa conduite. Elle avait envie d'avoir le dernier mot, tout simplement. Ceci dit, il était fort possible que Septimus ne lui accorde pas cette faveur, en définitive. Elle n'en serait pas surprise, du moins.





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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Mer 28 Sep - 14:46

Phèdre & Septimus
Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang.
Il était plus que clair que la conversation entre Septimus et Phèdre n’avait rien d’un grand niveau. On dirait deux gamins qui sortaient à peine des bacs à sable et qui se prenaient la tête alors qu’ils n’avaient aucune vrai raison de le faire. En soit, les deux sorciers pouvaient très bien se contenter de poursuivre leur chemin sans se soucier de l’autre. Rien ne les retenait vraiment, rien ne les forçait à se parler. Et justement, ça serait sans doute mieux pour tout le monde qu’ils se contentent simplement de se dire au revoir et de ne plus se parler. Sauf que c’était quelque chose de foncièrement difficile pour la journaliste et l’employé du ministère, ils ne pouvaient pas s’empêcher de sauter à la gorge dès qu’ils en avaient l’occasion. Comme deux gamins en somme. Autant dire que Phèdre pouvait dire ce qu’elle voulait, Septimus ne pouvait pas la croire quand bien même il la jugeait sans savoir. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, mais tout était différent quand il se trouvait devant la journaliste. La jeune femme savait parfaitement comment l’énerver et comment le faire répliquer, alors que la meilleure des réponses pour lui serait de l’ignorer tout simplement. Ce qu’il ne pouvait vraiment pas faire, parce qu’elle avait le don de le faire sortir de ses gongs. Au fond, Phèdre était peut-être heureuse, Septimus ne pouvait pas le savoir, mais il n’admettait pas qu’elle décide de le juger sur sa vie (ce qu’il faisait évidemment de son côté en réponse, comme quoi il ne valait pas mieux qu’elle). Il savait parfaitement que le monde sorcier jugeait sa relation avec Cedrella, mais c’était autre chose quand la journaliste le faisait directement sous ses yeux. Il n’aimait pas ça non. Parce qu’il ne s’était jamais sentit aussi heureux que depuis que Cedrella avait abandonné son mariage arrangé par sa famille, pour venir vivre avec lui et faire de lui son fiancé. Elle avait tout abandonné pour lui, personne ne pouvait vraiment le comprendre et certainement pas une personne comme celle que le rouquin avait sous les yeux.

« Disposes si tu veux, ça va me faire de l’air. »
Rétorqua-t-il alors quand Phèdre lui demanda s’il avait d’autre débilité d’un gamin de cinq ans à lui sortir. Comme si son niveau volait plus haut que le sien. D’ailleurs, Septimus serait même amené à croire que c’était elle qui volait le plus bas, parce qu’elle le cherchait et ne faisait donc que le trouver. Si elle n’avait rien de mieux à faire de sa vie que venir l’agacer, il n’y pouvait rien lui. En tout cas, il n’avait pas spécialement envie de lui laisser le dernier mot (même si ça ne faisait pas forcément de lui quelqu’un de plus mature en adoptant cette attitude, mais il avait bien envie de se voiler la face). « Fuis donc, pas de souci, si tu n’as rien à répondre de plus. La prochaine fois, je te saurais gré de ne pas venir m’importuner. »
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Message#Sujet: Re: Ecrivons sans grâce, mais avec notre sang. (Phèdre)   Mer 28 Sep - 18:20


Écrivons sans grâce, mais avec notre sang.
D

ans cette altercation verbale puérile, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre, ils étaient tous les deux redescendus à un niveau qu'ils n'avaient sans doute pas atteint depuis leurs classes de maternelle. De l'extérieure, ils devaient offrir un spectacle diablement pathétique, mais c'était une chose dont Phèdre n'était guère à même de se rendre compte, dans la situation où elle se trouvait, transie d'une colère absurde envers cet homme qu'elle détestait sans même pouvoir réellement se l'expliquer, sans vraiment le connaître, au fond, tout comme lui-même ne le connaissait pas du tout. Il n'était vraiment pas nécessaire, il est vrai, justement, de s'échauder autant pour quelqu'un qui dans les faits nous importent si peu, mais c'était plus fort qu'elle, un rien mettait le feu au poudre quand ils se trouvaient dans le champ de vision l'un de l'autre, et elle éprouvait en l'occurrence une vive envie de s'éloigner de lui faute de lui régler physiquement son compte (il était probable, elle n'aimait pas le reconnaître mais c'était vrai, qu'il la batte haut la main si leur altercation dépassait le stade de la simple joute verbale).

Oui, elle avait véritablement envie de s'en aller pour retrouver son calme et se délester de la colère sourde que son interlocuteur lui inspirait corps et bien. Mais cette envie fut quelque peu réfrénée par les propos de Septimus, qui avait su parfaitement titiller son esprit de contradiction plus que prononcé. Alors qu'il lui demandait de disposer, même, alors qu'il l'encourageait à fuir, elle mourrait d'envie de faire tout l'inverse de ce qu'il lui suggérait... même, de ce qu'il semblait lui ordonner. S'il y avait bien une personne de laquelle elle refusait de recevoir quelque ordre que ce soit, c'était bien lui, sans l'ombre d'un doute, si bien qu'elle demeura sur place, ne voulant plus se réduire à ce qu'elle avait prévu de faire plus tôt, à savoir tourner les talents sans plus un regard à l'égard de Weasley. Il la cherchait, elle ne pouvait pas partir sans répliquer. Si elle n'avait pas le dernier mot sur cette discussion, elle aurait le sentiment (une fois de plus, immature au possible) de l'avoir laissé gagner. C'était là un scénario qu'elle n'avait pas la moindre envie d'envisager.

-De la part du type qui m'a littéralement foncé dedans avant de m'insulter, c'est savoureux
, décréta-t-elle quand il lui demanda de venir l'importuner.

Comme si elle l'avait réellement décidé, elle, hein ! Ce n'était pas de sa faute si Septimus Weasley était le dernier des empotés et lui avait foncé dedans avant de retirer ses excuses à son adresse... bon, il se serait excusée qu'elle l'aurait quand même taillé pour la peine, mais en l'occurrence, c'était lui qui avait commencé... Oui, c'était lui qui avait commencé... Vous situez la maturité du débat, là ? Sans parler de l'état d'esprit de Phèdre à ce moment précis, moins adulte que jamais.

-Ce n'est pas toi que je fuis, Weasley, c'est ta bêtise.


Et cette fois, elle lui tourna le dos, dans l'espoir qu'il ne répliquerait rien d'autre afin de quitter brillamment la scène, avec un sentiment totalement absurde de victoire. Elle traçait son chemin, en tout cas, prête à faire la sourde oreille à tout ce que Septimus pourrait éventuellement lui répliquer.




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