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 Le malheur ne peut se consoler... (James)

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Message#Sujet: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Dim 18 Déc - 0:20

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
Ces derniers temps, Gabrielle ne se sentait pas vraiment au meilleur de sa forme. Elle ne savait pas exactement ce qui clochait, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir un peu désemparé. Il n’y avait en soit rien de très précis, juste quelques détails qui venaient la perturber. Comme le fait qu’en ce moment, elle avait tendance à oublier des choses. La jeune française osait croire qu’elle avait simplement les hormones complètement perturbée et donc que ça n’allait pas fort ces derniers temps. Mais quand même. En plus, avec la rentrée, Raziel était de retour à Poudlard. La jeune femme avait vraiment apprécié les vacances, plus particulièrement quand elle était partie avec Raziel quelques jours en France. Ça lui avait vraiment fait du bien et donc le retour à la réalité était un peu dur. Surtout que rien n’enlevait les « soucis » qu’elle avait de base, concernant l’allégeance de son époux dans la magie noire. Elle comprenait parfaitement que Raziel ne parvienne pas à s’opposer complètement à sa famille, mais elle aurait quand même aimé quelque chose de différent pour son enfant. Enfin… il n’était pas encore là, donc cela ne servait sans doute à rien de se prendre la tête comme elle le faisait, ce n’était pas ainsi qu’elle allait changer les choses. Et ses quelques troubles de la mémoire n’étaient sans doute rien du tout. Du moins, c’était ce qu’elle espérait. En attendant, la jeune femme avait surtout besoin de prendre un peu l’air. Ces derniers temps, elle avait tendance à rester bien trop enfermée chez elle et elle avait quand même tendance à s’ennuyer. Elle n’avait plus grand-chose dans sa bibliothèque comme livre à lire. Et on ne pouvait pas dire qu’Evy lui laisse l’occasion de faire grand-chose chez elle. En même temps… dans son état, elle ne pouvait pas faire grand-chose. En soit, elle pouvait encore bouger correctement, mais Gabrielle devait bien se rendre à l’évidence qu’elle se fatiguait quand même très rapidement. Son ventre se faisait de plus en plus gros en même temps et les inconvénients de femmes enceintes étaient bien présents.

Gabrielle décida donc de sortir de chez elle, pour une fois, pour aller faire un tour. Elle se rendit donc sur le chemin de traverse, qui n’était pas trop plein de monde. Heureusement, parce que la française n’avait pas spécialement envie de se retrouver dans un amas de personne. Au fil de sa promenade, la jeune femme finit par se rendre à la librairie, dans l’espoir de voir James, qu’elle espérait ne pas déranger dans son travail. Elle ne savait même pas s’il travaillait, mais elle tentait sa chance. Au pire, elle se contenterait d’acheter des livres avant de rentrer chez elle, pour bouquiner comme elle faisait la plupart du temps. Mais quand elle passa la porte, la sorcière afficha un sourire en voyant son ami.

« Bonjour James. » Dit-elle en s’approchant du jeune homme, profitant du fait qu’il n’y avait personne aux alentour pour le prendre dans ses bras. Elle était vraiment contente qu’il soit là.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Dim 18 Déc - 11:20


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
L

e mois d'octobre était un mois creux pour la plupart des boutiques du chemin de Traverse, la librairie Fleury & Botts en tête. Pour les hauts dirigeants, ce n'était pas forcément une bonne chose, mais pour James, qui de toute manière était payé de la même manière tous les mois, c'était l'occasion de respirer un peu, et il n'était pas contre. Il détestait le mois de septembre, où les clients s'amassaient tant et tant que ces derniers devenaient des numéros plutôt que des personnes. Les libraires n'avaient pas vraiment le temps de s'attarder au cas par cas sur chacun d'entre eux, et ça exaspérait profondément James. Ce dernier n'avait rien d'un commercial en soi, s'il faisait ce travail, ce n'était pas pour vendre, c'était avant tout pour communiquer sa passion des livres, et il était bien difficile de s'adonner à un tel exercice quand on avait face à soi une véritable marée humaine, qui bien souvent avait de toute manière une liste bien précise d'ouvrages en main et qui ne sollicitaient les libraires que pour les faire courir d'un rayonnage à l'autre, parce qu'ils avaient la flemme de faire eux-mêmes.

À l'heure actuelle, la boutique était donc déserte, il n'y avait pas un chat, et même si ce n'était pas forcément bon pour les affaires, James ne songeait vraiment pas à s'en plaindre le moindre instant, bien au contraire. Il n'était pas franchement d'humeur à se montrer jovial, à faire semblant. Ces derniers temps, il n'allait vraiment pas bien, et si son travail exigeait de sa part qu'il fasse bonne figure, il avait de plus en plus de mal, force lui était de le reconnaître, de se plier à ce contrariant exercice. Là, au moins, il était libre de s'abandonner à sa morosité, tandis qu'il faisait un peu de rangement parmi les étalages de la librairie (car bien sûr, nombre de clients semblaient considérer que remettre un article à sa juste place demandait trop d'efforts pour qu'ils s'adonnent à une bassesse pareille). Oui, il n'était pas au meilleur de sa forme. Le courrier anonyme et menaçant qu'il avait reçu lui pesait sur la conscience, la menace semblait lui venir de partout, et il était constamment stressé de voir son secret exposé, les mettre en danger, lui et Ethan. Et à côté de ça, Lindsay ne le laissait toujours pas voir son fils, et l'état de son amnésique de meilleur ami l'inquiétait... Non, ce n'était pas vraiment la joie, aussi appréciait-il sa solitude du moment, même si elle fut finalement rapidement rompue.

James leva les yeux quand la porte de la librairie s'ouvrit, son sourire de façade, destiné aux clients, aux lèvres. Ce sourire s'élargit, plus sincère, quand il reconnut Gabrielle. Voilà qui il avait réellement, sincèrement besoin de voir. Elle le serra dans ses bras, il resserra l'étreinte, déjà il se sentait mieux.

-Gabrielle. Je suis content de te voir. Tu vas bien ? Tu es venue chercher un livre ?

Il préférait voir son amie que la cliente pour le moment, et il espérait qu'elle avait un peu de temps devant elle, mais il ne devait tout de même pas oublier son rôle, malheureusement.

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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Ven 10 Fév - 17:18

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
Ces derGabrielle aimait voir le sourire de James orner son visage quand il la vit entrer dans la librairie. Et elle se senti bien mieux au moment où, quand elle l’avait pris dans ses bras, il avait resserré l’étreinte. Cela lui faisait vraiment du bien de le voir et encore plus de penser qu’il appréciait sa présence. Si la française avait de plus en plus de connaissance dans ce pays, elle n’avait pas non plus énormément d’ami et encore moins des personnes qui lui faisaient autant de bien que James. Rien que de le voir, de le serrer dans ses bras, déjà la jeune femme se sentait mieux. Ce n’était vraiment pas une mauvaise idée de sortir un peu de chez elle pour venir ici. Gabrielle afficha un sourire plus grand encore quand James lui affirma qu’il était content de la voir. La jeune femme appréciait sincèrement d’entendre ces mots, c’était vraiment agréable. Surtout en ce moment, où elle avait un peu le sentiment de devenir folle. Bon… elle exagérait peut-être un peu (surtout qu’en plus, ce qu’elle vivait n’était rien comparé à ce qu’elle allait vivre bientôt). Mais en tout cas, elle était vraiment contente de voir James, qui lui demanda immédiatement s’il allait bien et si elle était venue acheter des livres. Le fait de se procurer des livres l’intéressait bien sûr, elle se doutait qu’elle allait repartir avec un ou deux ouvrages dans le but de passer le temps (puisque ce qu’elle faisait de mieux en ce moment, c’était de lire), mais elle n’était pas là expressément pour ça non.

« En fait, je suis surtout venue pour te voir. »

Ce qui était vrai, quand Gabrielle avait poussé la porte de la librairie, c’était dans l’espoir de pouvoir voir son meilleur ami. Si le jeune homme n’avait pas travaillé aujourd’hui, elle aurait fait ses achats normalement, mais elle était surtout venue pour le voir.

« Ça va, mais… je ne sais pas trop, en ce moment je suis pas vraiment dans mon assiette. »
Gabrielle n’avait aucune envie de faire penser à James qu’elle venait le voir simplement parce qu’elle n’était pas très en forme et qu’autrement elle ne serait pas venue. Elle adorait passer du temps en compagnie de son meilleur ami et elle ne voulait pas lui mentir non plus. Ce n’était pas la grande forme en ce moment, elle préférait lui dire sincèrement comment elle se sentait. « Tu vas bien toi ? » Parce qu’elle n’oubliait quand même pas son ami et elle espérait qu’il allait bien, ne se doutant évidemment pas qu’il ne passait pas non plus une très grande période ces derniers temps. « Je ne te déranges pas j’espère. »

Il n’y avait personne dans la librairie apparemment, mais James n’avait peut-être pas du temps à lui accorder. Gabrielle arrivait comme ça à l’improviste et s’imposait carrément, elle n’avait aucune envie de déranger son ami. Elle ne voulait pas non plus lui causer des problèmes, avec ses supérieurs par exemple s’ils le découvraient en train de taper la discute pendant ses heures de travail.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Ven 10 Fév - 20:00


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
U

n sourire sincère, naturel, se déposa sur les lèvres de James quand son amie lui affirma qu'elle était avant tout venue pour le voir. C'était ce qu'il avait eu envie d'entendre, peut-être un peu égoïstement, parce qu'il avait grand besoin d'une présence amie ces derniers temps, et plus encore d'une personne à qui il sache pouvoir se confier sans la moindre réserve. Même s'il ne voulait pas accaparer toute l'attention sur lui, malgré tout. Il rendit à Gabrielle son accolade quand elle le serra dans ses bras, dommage qu'il soit sur son lieu de travail, en fait, mais d'un autre côté, la librairie était si vide pour le moment que ça ne devrait pas outre mesure poser problème, malgré tout. La jeune femme lui apprit donc qu'elle allait... Sauf qu'elle ajouta un "mais" qui, aussitôt, inquiéta le libraire. "Ça va mais", ce n'était jamais un bon début de réponse, jamais, vraiment. Elle n'était pas trop dans son assiette en ce moment. Ça pouvait ne pas être grand-chose, mais James n'avait pas besoin de ça pour s'inquiéter, surtout en ce moment, où il avait l'impression que personne dans son entourage n'était jamais ménagé.

-Comme tu vois, je n'ai pas beaucoup de travail pour l'instant,
dit-il en désignant d'un léger geste l'espace autour de lui, déserté par les clients pour l'heure. S'ils pouvaient rester aux abonnés absents pour l'heure, il est certain que ça l'arrangerait grandement. Tu ne me déranges pas du tout, au contraire, je suis content que tu sois là. C'était sincère au possible, véritablement. S'il y avait bien une personne qu'il trouvait rassurant de voir, c'était bien elle. Et ça va... Par réflexe, il avait donné la réponse qu'il donnait à tout le monde en temps normal, ne voulait pas s'épancher sur ses problèmes, d'autant que certains d'entre eux ne pouvaient dans tous les cas pas être abordés avec tout le monde. Mais avec Gabrielle, oui, alors il finit par se montrer plus honnête malgré tout... Ça ne va pas trop en ce moment, non...

Il poussa un léger soupir. C'est compliqué, on va dire. Il esquissa un léger sourire. Il ne voulait pas, malgré tout, accaparer toute l'attention sur lui, d'autant qu'il avait le sentiment que Gabrielle avait besoin de lui parler. Peut-être qu'elle aussi minimisait les choses en disant qu'elle n'était pas dans son assiette.

-Qu'est-ce qui t'arrive ?
demanda-t-il alors, soucieux, qui préférait largement rassurer Gabrielle plutôt que de se rassurer lui-même, même si tous les deux pourraient vraiment se rassurer mutuellement. Ils vivaient vraiment une passe difficile, tous les deux, mais s'ils se soutenaient mutuellement, ils pourraient peut-être mieux s'en sortir. il fallait l'espérer, en tout cas.

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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Ven 31 Mar - 17:59

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
Gabrielle avait vu en effet qu’il n’y avait pas grand monde dans la librairie, elle appréciait de savoir qu’il n’avait pas beaucoup de travail et donc qu’elle ne le dérangeait pas. Gabrielle était contente de voir James aussi, parce qu’elle avait vraiment envie d’une présence agréable. Elle appréciait que son ami pense la même chose. Ainsi, elle ne le dérangeait pas, il était content de la voir, alors la française se disait qu’elle avait vraiment bien fait de venir voir son meilleur ami. Déjà, elle avait le sentiment de se sentir un peu mieux, quand bien même elle n’avait finalement pas dit grand-chose à son ami. Mais le simple fait d’être en sa compagnie, de ne pas être seule chez elle (même si Evi était toujours dans les parages, mais ça n’avait rien à voir), ça lui faisait vraiment du bien. James lui dit alors qu’il allait bien, mais il y avait quelque chose dans son « ça va » qui ne collait pas vraiment. Gabrielle pensait qu’elle connaissait bien James maintenant, qu’elle pouvait lire en lui et en cet instant, elle jurerait que ça n’allait pas si fort que ça. Comme elle en soit, qui avait dit elle allait bien, en ajoutant tout de même un « mais » après. Finalement, James reprit en affirmant que ça n’allait pas trop en ce moment. Gabrielle se sentit soudainement mal pour son ami, elle était venue le voir parce qu’elle avait eu besoin de se changer les idées, parce qu’elle ne se sentait pas très bien, mais sans penser que ça puisse être le cas pour son ami. Et forcément, elle s’inquiétait. Parce que James lui disait quand même que ça n’allait pas bien en ce moment… il ne se contentait pas de dire qu’il n’était pas dans son assiette. C’était grave, elle ne savait pas pourquoi, mais elle était persuadée que ça l’était. Mais sans grande surprise, le jeune homme s’intéressa à elle, lui demandant ce qui lui arrivait.

« Oh, je crois que je suis juste fatiguée, j’ai les hormones qui me bouscule et je ne me sens pas très bien dans cette grande maison toute seule. »

Bon, elle ne pouvait pas le nier, elle minimisait un peu les choses. En soit, Gabrielle avait envie de croire que ce n’était rien, qu’elle n’avait rien de grave, même si ces derniers temps elle ne pouvait pas s’empêcher de se prendre la tête. Et puis, il y avait eu ces trous de mémoire avec Lucretia. Mais bon… ça n’avait vraiment pas d’importance.

« Qu’est-ce qu’il se passe James ? »
Demanda-t-elle alors, posant une main sur le bras du jeune homme, avant que son ami n’ait le temps de rétorquer quoi que ce soit, parce qu’elle n’avait vraiment pas l’intention d’accaparer la conversation avec ses états d’âme. Ça n’avait pas d’importance. Pour l’heure en tout cas, Gabrielle avait juste envie de savoir pourquoi son meilleur ami n’allait pas bien, ce qui arrivait. Et il savait qu’il pouvait évidemment tout lui dire.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Sam 1 Avr - 8:48


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
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abrielle avait beau dire que ce n'était pas grand-chose, juste l'effet des hormones et de la fatigue, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle, et commençait à regretter d'avoir trop vite admis ne pas aller très bien de son côté non plus. Il ne se voyait pas cacher cela à son amie, c'est vrai, mais en répliquant ainsi, il avait sans doute un peu trop tiré la couverture à lui et empêché Gabrielle de se confier plus avant sur ce qu'elle ressentait. La fatigue, l'impression de solitude, ça peut sembler anodin en soi, mais pas forcément dans sa condition, et James regrettait vraiment de n'avoir su être plus présent pour la jeune femme au point qu'elle se voit obligée de venir le trouver ici, alors qu'elle avait manifestement besoin de lui. Il se sentait profondément égoïste. Oui, il avait ses problèmes, et ils n'étaient pas anodins, mais ce n'était certainement pas une raison pour ignorer la jeune femme, être sourd et aveugle à ce qu'elle vivait. James n'avait pas la moindre idée de ce que l'on éprouvait lorsqu'on attendait un enfant (du moins en étant une femme), Lindsay et lui s'étaient séparés au début de la grossesse de cette dernière, alors il n'avait pas exactement su comment les choses s'étaient passées pour elle (d'autant que, avec la rupture, elle ne devait pas être de base au meilleur de sa forme), il compatirait sans doute instinctivement avec son ex femme, présentement, s'il n'était déjà occupé à vouloir compatir avec Gabrielle. Il se sentait un ami pitoyable, en cet instant. Il voulut dire quelque chose mais elle reprit la parole avant qu'aucun mot ne s'échappe de ses lèvres. James hésita à dire quoi que ce soit. Ce serait peut-être plus simple de se taire, de la laisser s'épancher, elle. Mais à ce stade, il ne pouvait pas non plus faire comme s'il n'avait rien dit.

-J'ai reçu un courrier anonyme... quelqu'un sait tout, pour Ethan et moi... Et j'ai peur de ce qui va arriver. Lindsay ne me laisse déjà pas voir mon fils, mais si on lui apprenait toute la vérité, je ne sais pas ce qui arriverait...


Mais il le devinait suffisamment bien pour savoir que ce ne serait rien d'heureux. Sa voix tremblait terriblement. Il avait voulu ne pas trop donner l'impression de s'apitoyer, mais c'était ce qu'il faisait, il s'apitoyait. Il ne voyait vraiment pas de quelle manière il saurait se sortir d'une situation qui lui paraissait bien trop inextricable, et à plus d'un titre. Non, il n'avait pas la moindre idée de ce qui allait se produire, et cette incertitude était insupportable. Pour autant, que Gabrielle n'aille pas très bien lui rappelait qu'il ne devait pas se focaliser sur son seul sort.

-Je suis désolé, je n'ai vraiment pas été assez présent pour toi dernièrement.


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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Ven 26 Mai - 12:26

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
Gabrielle ne voulait pas donner le temps à James de lui demander plus de détail sur son état, parce qu’elle ne s’inquiétait clairement pas pour elle en cet instant précis. Que James n’aille pas si bien que cela n’était peut-être pas si inquiétant que cela, ça arrivait à tout le monde après tout. Et c’était le cas de Gabrielle en ce moment, elle ne se sentait pas en forme, mais en soit, ce n’était pas grand-chose. Du moins, la française se forçait à se dire que ce n’était pas grand-chose. Que c’était juste les conséquences de sa grossesse et donc rien de vraiment particulier, qu’elle se sentait simplement un peu seule en ce moment loin de sa famille. Bref, pas grand-chose et c’était possible que ça ne soit pas grand-chose non plus pour James. Mais il y avait quelque chose dans son attitude, dans son regard, que Gabrielle ne pouvait pas vraiment expliquer mais qui l’inquiétait vraiment. Et elle avait visiblement raison de s’inquiéter.

Parce que quand James reprit la parole, ce fut pour lui affirmer qu’il avait reçu un courrier anonyme et qu’une personne était au courant de tout. Au courant de tout pour lui et Ethan, quelqu’un était donc au courant de la relation des deux hommes. Et ce n’était évidemment pas comme Gabrielle, ce n’était pas une personne qui l’accepterait, sinon il n’aurait pas envoyé un courrier anonyme. Gabrielle sentit un frisson parcourir son échine en comprenant ce qui se passait. Quelqu’un connaissait le secret de son ami et ça n’était pas du tout une bonne chose. Gabrielle ne pouvait que comprendre la crainte de James, il avait de bonnes raisons d’avoir peur. Déjà parce que sa situation n’était pas idéale déjà avec son ex-femme, qui ne le laissait pas voir son fils, mais si en plus sa relation avec Ethan était mise aux yeux de tout le monde. Gabrielle était bouche bée complètement, parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer le pire concernant son ami.

« Mais non ne t’en fais pas. » Gabrielle prit doucement son ami dans ses bras, alors qu’il s’excusait de ne pas avoir été très présent pour elle ces derniers temps. C’était faux en plus et clairement, ce n’était pas Gabrielle qui avait besoin de la présence de James, mais l’inverse. Et ses petits soucis n’étaient vraiment rien du tout comparé à ceux du libraire. « Vous allez faire quoi avec Ethan ? » Il était évident qu’ils ne pouvaient pas rester sans rien faire… Gabrielle osait croire qu’il y avait quand même une solution, quelque chose qu’ils pouvaient faire pour éviter les conséquences. « Qu’est-ce qu’il y avait exactement sur ce courrier ? »

Gabrielle se montrait peut-être un peu trop curieuse, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir envie de savoir. Juste pour savoir exactement ce qui se passait, pour… peut-être réagir comme il le fallait. Même si pour le moment, Gabrielle avait surtout peur des conséquences. Elle savait bien ce que James risquait si d’autres personnes étaient au courant de sa relation avec Ethan et elle ne supporterait pas qu’il lui arrive quelque chose.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Lun 29 Mai - 0:00


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abrielle pouvait bien dire que ce n'était rien, qu'il n'avait pas à s'inquiéter de sa situation, James était bien incapable de relativiser les choses et d'admettre que ses problèmes à lui pouvaient avoir la priorité. Cette considération était si égoïste qu'il se refusait à ce qu'elle lui traverse l'esprit. Et puis, quand bien même son problème serait plus grave (ce dont il était loin d'être sûr), accaparer l'attention à ce sujet n'avait rien d'une solution, bien au contraire. De toute façon, il n'y avait pas de solution. La seule chose qui eut le don de le calmer un peu, ce fut le geste de Gabrielle quand cette dernière la serra dans ses bras. C'était agréable de se sentir soutenu et protégé en de telles circonstances, il savait que la compassion de Gabrielle était absolument sincère, elle ne savait quoi qu'il en soit pas feindre ces choses-là, et cela lui allait vraiment droit au coeur. Il se sentait un peu moins seul, même si, au final, il ne l'était jamais, Ethan était toujours là pour le protéger et le soutenir, lui aussi, et il restait invariablement auprès de lui, même quand la situation devenait chaotique, même quand il lui en faisait voir des vertes et des pas mûres, incapable qu'il était de tout simplement offrir à l'homme qu'il aimait une vie simple et sans heurts. Il était un véritable nid à emmerdes, à la place. Il ne pouvait pas le nier, ça... Bien malgré lui, il céda et accepta de parler plus longuement de lui, quitte à passer les problèmes de Gabrielle au second plan, ce qui était une manière de faire qui lui déplaisait foncièrement et à plus d'un égard.

-Je ne sais pas ce qu'on va faire. Je ne suis pas sûr qu'il y ait grand chose à faire, si ce n'est attendre que le corbeau se manifeste de nouveau. En attendant, ils ne pouvaient pas faire grand-chose contre lui, ils n'avaient pas le moindre début d'idée de qui pouvait être exactement le coupable de cet acte odieux. Ils étaient piégés, et c'était sûrement le sentiment que leur maître chanteur voulait qu'il ressente, d'ailleurs. Il avait bien réussi son coup. Evidemment, James ne demandait qu'à faire abstraction, à suivre les recommandations d'Ethan et à poursuivre le cours de sa vie en profitant pleinement d'une relation dont il ne devrait pas avoir honte, mais c'était toujours plus simple à dire qu'à faire. Il n'y avait rien de précis, dans la lettre. Juste qu'il sait tout, que nous sommes des aberrations de la nature et qu'on le paiera un jour ou l'autre...

James frissonna en prononçant ces mots. Il n'y avait pas de menaces directes, pas de demande de contrepartie, juste ces mots glaçants comme des fantômes...

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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Mar 25 Juil - 22:06

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Gabrielle se doutait que ça ne devait pas être évident pour James et Ethan de savoir ce qu’ils allaient faire tous les deux. La jeune femme arrivait à peine à croire qu’ils puissent se retrouver dans une telle situation. Non pas que le fait que des personnes découvrant leur relation soit incapable de les détester pour la nature de leur amour – malheureusement, Gabrielle n’avait que peu foi en l’humanité – mais elle ne pensait pas qu’ils recevraient ce genre de message. Parce qu’ils se retrouvaient quand même dans une situation où ils n’avaient pas le choix de faire grand-chose en dehors d’attendre donc. Gabrielle sentit son cœur se serrer quand son ami lui expliqua un peu plus en détail le contenue de la lettre, expliquant donc que leur corbeau avait affirmé qu’ils étaient une aberration de la nature et qu’ils le paieraient un jour. La question maintenant était donc de savoir quand ils allaient le payer, ce que l’inconnu allait faire afin de leur faire payer leur relation. Gabrielle ne pouvait pas s’empêcher d’espérer qu’il n’arrive rien à son meilleur ami et son amant, malheureusement elle se doutait que dans ce genre d’histoire il ne fallait pas trop espérer. Parce que le monde ne pouvait pas accepter ce genre de relation, que le gouvernement lui-même ne l’acceptait pas non plus. Mais Gabrielle ne pouvait pas s’empêcher d’espérer quand même qu’il n’arriverait rien à son ami, elle n’avait pas envie qu’il lui arrive quelque chose. Quand bien même elle savait parfaitement que c’était le risque, que c’était quelque chose qu’ils risquaient tous les jours, parce qu’ils n’avaient pas une relation conventionnelle. Mais Gabrielle aurait bien aimé que ça n’arrive pas si rapidement. James avait déjà suffisamment de soucis avec son fils et son ex-femme qui ne le laissait pas le voir.

« Je suis vraiment désolée. »
Gabrielle n’avait aucune idée de ce qu’elle pouvait dire d’autre et elle le regrettait amèrement. Elle aimerait pouvoir aider James comme il le fallait, le soutenir mieux que cela. Mais en même temps, elle était juste incapable de savoir ce qu’elle pouvait dire, ce qu’elle pouvait faire, pour lui venir en aide. Il n’y avait rien à faire sans doute, vraiment rien. Surtout que le corbeau n’avait quand même pas dit grand-chose. Il n’avait même pas affirmé ce qu’il attendait de la part de James et Ethan, juste qu’ils n’avaient « normalement » pas le droit d’être ensemble. « Est-ce qu’il y a quand même un moyen pour vous de trouver qui s’est ? Ou… au moins de vous protéger ? »

Gabrielle se sentait particulièrement bête de poser ces questions, mais elle avait vraiment envie de croire qu’il y avait quand même quelque chose à faire. Sans doute rien, parce que malheureusement leur relation était illégale et qu’ils ne pouvaient rien y faire. C’était un risque qu’ils prenaient évidemment, mais ce n’était quand même pas juste pour eux. Ils ne faisaient de mal à personne. Il y avait des personnes en ce bas monde qui méritait quand même pire qu’eux.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Mer 26 Juil - 18:30


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
J

ames se contenta d'esquisser un fin sourire quand Gabrielle s'excusa auprès de son ami pour sa situation. James savait qu'elle l'était, sincèrement, désolée, mais elle n'avait pas à l'être. James appréciait qu'elle compatisse à son sort, mais il ne voulait surtout pas que la jeune femme s'inquiète outre mesure pour lui. Elle avait assez à gérer de son côté sans avoir en plus à supporter ses propres problèmes et ses propres états d'âme. La situation était ce qu'elle était, et James devait faire avec, passer outre cette situation et en tirer le meilleur parti... Gabrielle n'avait pas à s'en faire, d'autant que pour le moment, même si la menace était présente, il était impossible d'en distinguer la nature, alors autant faire avec... Il n'était pas forcément confiant ou optimiste, mais il était suffisamment pessimiste pour deux, pas la peine que Gabrielle se fasse un sang d'encre pour lui, elle avait suffisamment à gérer de son côté, très clairement. Qu'elle soit désolée sur le moment, c'était une chose, mais il était hors de question qu'elle se fasse du mouron trop longtemps.

-Je ne sais pas trop,
répondit James quand Gabrielle lui demanda s'il y avait un moyen de déterminer l'identité de leur maître-chanteur.

S'il y en avait un, Ethan et lui auraient saisi cette occasion au vol sans hésiter un seul instant, mais il n'y avait rien. Cette écriture pouvait appartenir à n'importe qui, et le courrier n'était bien évidemment pas signé. aucun indice n'avait été laissé concernant son auteur. Les seules personnes susceptibles de savoir, James était incapable de les soupçonner. Gabrielle était de ceux-là, et il savait bien qu'elle était incapable d'une chose pareille. Non, il ne savait pas qui avait fait ça, mais c'était sans doute quelqu'un qui les avait aperçus, parce qu'ils n'avaient pas dû se montrer suffisamment prudents à un moment ou à un autre. Et alors, ça pouvait être n'importe qui... tiens, un voisin, un collègue de travail, peut-être ? N'importe qui, vraiment.

-On sera prudent, ne t'en fais pas. Qui que soit cette personne, il est évident qu'elle n'a pas de preuve, alors ne t'en fais pas, je ne risque rien.

Il disait cela en essayant de s'en convaincre, mais en réalité, il ne le pensait pas vraiment, bien au contraire, lui qui était déjà d'un naturel anxieux comme ça, il faut bien dire qu'il était tout sauf serein, mais il ne voulait pas que tout son entourage en pâtisse. Il les malmenait déjà bien suffisamment comme ça, pas la peine d'en rajouter encore. Déjà qu'en ce moment, il ne savait vraiment pas comment Ethan faisait pour le supporter tant il avait de raisons d'être moroses tout en leur apportant emmerdes sur emmerdes.

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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Sam 9 Sep - 22:43

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
C’était sans doute une question idiote, mais Gabrielle n’avait pas pu s’empêcher de la poster. La jeune femme aimerait tellement pouvoir croire qu’ils pouvaient trouver l’auteur de cette lettre, quand bien même ça n’allait peut-être pas les aider. La jeune femme aimerait vraiment qu’ils n’aient pas à subir tout cela. Ils ne le méritaient vraiment pas. Bon, d’accord, leur monde était incapable d’accepter des relations comme celle de Ethan et James, mais quand même. Gabrielle ne pouvait pas s’empêcher de se dire, de son côté, que tant qu’il y avait de l’amour, alors il n’y avait aucune raison de trouver ça malsain. Mais en même temps, elle savait que de nombreuses personnes qu’elle côtoyait, dont son mari d’ailleurs, n’appréciaient pas plus les moldus. Autant dire que le monde était cruel et que les esprits étaient tellement refermés. Connaître l’identité du maître chanteur aurait pu leur permettre de pouvoir se protéger, sauf qu’ils ne pouvaient pas le savoir. En tout cas, James ne savait pas s’ils pouvaient le faire. En même temps, Gabrielle se doutait que la personne s’était montrée discrète. Une lettre comme ça, c’était surtout là pour faire peur… et ça faisait peur.

Gabrielle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir peur en tout cas, même quand James reprit la parole pour lui dire qu’ils seraient prudents, que la personne qui avait envoyé ce courrier n’avait pas de preuve, et qu’il ne risquait rien. Elle avait envie de le croire, mais ce n’était pas si facile que cela en réalité. Parce qu’elle craignait vraiment que quelqu’un décide de s’en prendre à eux, parce qu’ils n’avaient pas une relation dans la norme. Elle savait que ce monde pouvait être vraiment horrible par moment. Mais bon… si James disait qu’il ne risquait rien, elle allait essayer de s’en convaincre. Parce qu’elle ne voulait surtout pas qu’il s’inquiète à son sujet, qu’il s’inquiète de ce qu’elle puisse penser. Il devait se concentrer sur lui-même.

« Tu me promets que tu seras prudent ? » Demanda-t-elle tout de même, ne pouvant pas s’empêcher de poser la question. Elle se doutait que son ami ne ferait pas n’importe quoi, qu’il allait se montrer prudent. En même temps, il n’avait aucune raison de ne pas l’être. « Que tu ne prendras pas de risque inutile ? »

Gabrielle n’avait en soit aucune raison de poser ce genre de question à son ami, il n’avait aucun compte à lui rendre, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle aimait James, comme s’il était un frère. Il avait été l’une des personnes qui lui avaient permis de se sentir bien dans ce nouveau pays (après Raziel bien sûr, mais elle avait quand même son lot de souci avec sa belle-famille), elle ne pouvait pas supporter l’idée qu’il puisse être en danger. Elle ne supporterait pas de le perdre. Même si c’était un peu égoïste de sa part, mais elle tenait bien trop à lui. Et elle ne pourrait vraiment pas s’empêcher d’être inquiète à son sujet. Ce qui était normal à ses yeux.
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Sam 9 Sep - 23:01


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
J

ames n'avait pas eu la moindre envie d'inquiéter Gabrielle outre mesure, mais ça avait été plus fort que lui, il se confiant à son interlocutrice sur absolument tout, elle était l'une des rares personnes à connaître ce secret qui le pesait de plus en plus, il ne se serait pas vu lui cacher la réalité à ce sujet. Il avait apprécié d'en parler, d'ailleurs, ça lui avait fait du bien, même si ce n'était qu'un soulagement temporaire et que la dure réalité allait bien vite se rappeler à lui, il n'en doutait pas un seul instant. Non, il n'avait pas voulu l'inquiéter, et pourtant, c'était le cas, et maintenant, elle se rendait bien compte du fait qu'elle se faisait du mouron. Comme si elle avait besoin de ça. Il était important qu'elle se concentre sur autre chose et ne se fasse pas inutilement un sang d'encre pour lui. Il s'en sortirait, d'une manière ou d'une autre, il s'en sortirait, ne serait-ce que parce qu'il voulait que Ethan s'en sorte, mais en attendant, il était important pour lui que la jeune femme se focalise sur l'essentiel, à savoir son enfant à naître. Raison pour laquelle il eut tôt fait de reprendre la parole, le tout pour abreuver Gabrielle de propos qu'elle voulait le plus rassurants possibles.

-Je serai prudent, c'est promis.

Et c'était le cas. Même si cette situation ne lui plaisait pas et qu'il ne comprenait pas où se situait la faille, il avait la ferme intention de ne pas faire de vague et de se montrer encore plus vigilant qu'avant. Il tenait à sa liberté, il tenait plus encore à celle de son compagnon, hors de question, donc, de tout gâcher par imprudence, il s'en voudrait beaucoup trop, il ne se le pardonnerait jamais.

-C'est pas mon genre de prendre des risques, tu devrais le savoir,
ajouta-t-il en affichant un sourire qui se voulait aussi rassurant qu'amusé.

Il faisait mine de tourner cela à la plaisanterie. Il voulait détendre l'atmosphère, donner le sentiment d'être moins inquiet qu'il ne l'était réellement (l'ennui, c'est qu'il n'était pas bon comédien du tout), d'un autre côté, il se contentait de dire la plus stricte vérité. C'est vrai, qu'il n'aimait pas prendre des risques. Il n'avait pas le moins du monde un caractère aventureux, et pour cette raison, il ne se sentait pas la capacité de s'en tirer dans cette situation. Lui, il voulait juste mener une vie paisible et se faire oublier le plus possible. Très clairement, il était loin du compte et avait royalement échoué dans son entreprise. Mais il voulait encore croire malgré tout qu'il pouvait se rattraper, d'une façon ou d'une autre. L'avenir pourrait bien être plus radieux que les circonstances ne le laissaient supposer.

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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Mer 25 Oct - 14:54

Gabrielle & James
Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
Gabrielle savait bien qu’elle n’avait aucune raison de demander à James de lui promettre d’être prudent, parce qu’il n’avait tout simplement aucun compte à lui rendre. Et au fond, la jeune femme savait tout de même que son ami n’était pas du genre à être inconscient, bien au contraire. Il n’avait donc aucun compte à lui rendre, mais la jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de lui demander quand même de lui promettre d’être prudent, parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiète pour lui. En soit, cela n’allait peut-être être rien du tout, peut-être que leur maître chanteur n’était qu’un beau parleur et qu’il n’avait rien pour leur faire du mal. Peut-être qu’ils allaient donc tout simplement passer au-dessus de cela et que Ethan et James allaient pouvoir continuer de vivre comme ils le faisaient sans plus de soucis. Peut-être oui, mais Gabrielle ne pouvait pas s’empêcher de craindre le pire. Elle ne savait pas si c’était les conséquences de ce qu’elle avait découvert sur son époux, sur ces mages noirs, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour tout.

La jeune femme afficha donc un sourire quand son ami lui promit qu’il allait être prudent. Il affirma d’ailleurs que ce n’était pas son genre de prendre des risques et que cela, Gabrielle devait le savoir. Elle le savait évidemment, mais au final ce n’était pas tant James qui l’inquiétait. Mais bon, la jeune femme comprenait bien qu’elle devait arrêter de se soucier de tout. De toute façon, il était clair qu’ils ne pouvaient rien faire pour le moment, en dehors d’espérer que cette histoire n’allait pas avoir de répercussion. Cela ne servait à rien de se faire plus de sang d’encre.

« Oui, je le sais. » Répondit-elle donc, dans un fin sourire. Bien sûre qu’elle savait que James n’était pas du genre à prendre des risques, et heureusement. Gabrielle ne pourrait pas être complètement soulagée, parce qu’elle savait que pour cela il faudrait qu’il n’y ait plus la moindre menace sur son meilleur ami. Même si, dans tous les cas, le simple fait qu’il ait une relation de ce genre avec Ethan était une menace. Parce que même si Gabrielle l’acceptait sans soucis, elle ne savait que trop bien que le monde n’était pas apte à accepter ce genre de relation. Malheureusement. « Mais bon, tu sais aussi que c’est mon genre de m’inquiéter pour les personnes que j’aime. »

Elle n’y pouvait rien, elle tenait bien trop à James pour ne pas craindre qu’il lui arrive quelque chose. Ça avait peut-être un coté égoïste en un sens, parce qu’elle ne voulait vraiment pas le perdre. Mais dans tous les cas, elle ne voulait pas qu’il arrive quoi que ce soit à son meilleur ami et à Ethan, qu’elle n’avait pas beaucoup vu mais qu’elle appréciait aussi. Malheureusement, dans le monde où ils vivaient, il ne fallait pas grand-chose pour s’attirer les foudres des autres. Du sang moldu, une sexualité qualifié d’hors norme, des pensées différentes…
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Message#Sujet: Re: Le malheur ne peut se consoler... (James)   Jeu 26 Oct - 21:17


Le malheur ne peut se consoler qu’avec le malheur des autres.
B

ien sûr que Gabrielle le savait, par la force des choses, quel était son tempérament. Elle était l'une de ses meilleures amie (en même temps, puisque Nemesis était morte et Angus disparu on ne sait où, on pouvait même dire qu'elle était sa meilleure amie), et elle le connaissait bien... pour cause, il ne lui cachait rien. Il était la personne, après Ethan, avec qui il se montrait le plus sincère, elle savait ce qui les liait, Ethan et lui, elle savait ce qu'il traversait, il ne lui cachait rien. Alors oui, forcément, il est évident qu'elle savait qu'il n'était pas du tout du genre frondeur, qu'il n'était pas dans sa nature de prendre des risques, de s'exposer à de très grands dangers. Les risques lui couraient après sans qu'il demande quoi que ce soit, mais de son côté, il ne demandait que ça, faire preuve de prudence. D'accord, il y avait quand même plus prudent que de vivre en colocation avec l'homme qu'il aimait à l'heure où son ex-femme cherchait par tous les moyens possibles à le priver de son fils et alors qu'il subissait les pressions et la menace d'un maître chanteur, mais au-delà de ça, il était la discrétion incarnée, en tout cas faisait-il de son mieux. Alors il ne voulait pas que Gabrielle s'en fasse, mais en même temps il comprenait totalement que ce soit le cas, tout comme lui ne saurait pas s'empêcher de s'en faire pour elle (et ça n'allait pas s'arranger avec le temps vu ce qui les attendait et la spirale infernale dans laquelle elle se laissait entraîner bien malgré elle). Il sourit, ça le touchait qu'elle s'inquiète pour lui, qu'elle lui prouve qu'elle tenait à lui. Il le savait, mais ça faisait du bien de se savoir soutenu, il en aurait vraiment besoin dans les temps à venir.

-Je sais, et c'est pareil pour moi... Mais j'ai l'intention d'avoir l'occasion encore longtemps de te donner la possibilité de te faire du souci pour moi.

Même s'il ne voulait pas forcément qu'elle le fasse, ça le touchait, et puisqu'il n'y changeait rien, il voulait quand même le lui faire comprendre, parce qu'il la touchait, tout simplement.

-Et puis, le stress, c'est pas bon pour le bout de chou,
ajouta-t-il en souriant. Comme une manière de désamorcer la situation, en faisant dériver le sujet vers autre chose.

En même temps, c'était vrai. Elle était enceinte, et être stressé quand on est enceinte, ce n'est pas une bonne chose, voilà tout. Ce qui n'allait pas forcément l'empêcher d'en éprouver, bien évidemment, bien au contraire, même. En tout cas, James préférait largement parler de ces sujets plus légers que de se lamenter sur son sort.

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