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 Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.

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Message#Sujet: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Lun 8 Mai - 15:02





 

Henry & Flynn

“ Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. ”
A
h, Pré-au-Lard, les Trois Balais ! Cet endroit m'a manqué, en fin de compte. On se rend compte des lieux qu'on affectionne le plus quand on les abandonne un temps, sans quoi on prend des habitudes, et on ne se rend plus compte de la valeur de ce qu'on possède. Philosophique, hein ? On va dire que oui, c'est ma spécialité, après tout, de me faire passer pour plus intelligent que ce que je suis, c'est une illusion, une imposture de longue haleine qui me réussit visiblement bien puisque, en plus d'être un auteur publié, je suis un auteur à succès. Enfin, c'est quand même la réalité, j'aime bien retrouver cet endroit, surtout parce que je l'ai quitté pendant un moment. Mon dernier voyage m'a pris plus de temps que prévu. C'est que je me suis plu, en Inde, et à force de flâner, il m'a fallu plus de temps que je l'imaginais pour avancer dans mon écriture et m'imprégner de l'ambiance et des lieux. Mais voilà, après plusieurs mois d'absence, je suis de retour, au moins pour un temps, en Angleterre, et je me plais à retrouver mes réflexes.

C'est ici, aux Trois-Balais, que je passe le plus clair de mon temps quand je suis en Grande-Bretagne. J'aime bien écrire dans ce genre d'endroits, les bruits environnants ne me dérangent pas, au contraire, je les préfère au silence de mon appartement (même si j'y héberge ma nièce, on ne peut pas dire qu'elle soit très bavarde ou très bruyante, ce n'est pas elle qui va générer un tel brouhaha chez moi). Un verre d'hydromel sous le nez (il s'agirait de ne pas se laisser abattre, tout de même), j'ai ouvert mon carnet, trempé ma plume dans l'encrier, et je commence à écrire. Quand quelqu'un entre ou sort, je lève les yeux par curiosité, et je me remets au travail. Du moins jusqu'à ce qu'une silhouette connue fasse son apparition. Il s'agit de Flynn Bennett, un journaliste et auteur plein de promesses, que j'ai très envie d'encourager dans cette voie. Je lui fais un signe de la main pour lui proposer de s'installer avec moi. Je ferais bien une pause, de toute manière.

"Flynn ! Ça me fait plaisir de te voir ! Comment vas-tu ? Et ton roman ?"

Je vais enfin pouvoir me mettre à la page. Je me suis un peu déconnecté du monde et des autres, au cours de mon voyage, c'est le moment de revenir à la réalité, et de me tenir un peu informé de ce qui a continué de bouger pendant mon absence.


         
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Lun 3 Juil - 19:02

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
Flynn venait d’avoir une longue discussion avec une vieille dame au sujet de son défunt mari, qui avait fait énormément de recherche sur des plantes médicinales. L’homme avait fait beaucoup de recherche, beaucoup de découverte et un article sur lui devait être écrit en hommage à ces recherches justement. Comme Flynn avait déjà fait de bons articles hommages, le jeune homme avait été mis sur cette article. En soit, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus passionnant, mais Flynn n’allait pas se montrer trop exigeant non plus. Il savait qu’il avait de la chance de ne pas être trop rabaissé à la Gazette des Sorciers, donc il n’allait pas jouer les journalistes en manque de reconnaissance. Et puis, ça lui faisait vraiment du bien d’écrire. Même si forcément, depuis qu’il avait rejoint la résistance, Flynn ne manquait pas d’occupation. Entre son travaille à la Gazette, la résistance, sa relation avec Caelan c’était à se demander comment il parvenait à trouver du temps pour écrire. En fait, il n’en trouvait pas autant qu’il le voudrait, mais il n’avait pas non plus vraiment le choix. Le jeune homme ne pouvait pas décider d’arrêter son travail à la Gazette, tout comme il n’avait pas l’intention d’abandonner la résistance. Il avait des priorités dans la vie et ça lui faisait du bien, ça lui faisait vraiment du bien. Il avait le sentiment que sa vie avait une importance, qu’il servait à quelque chose.

Puisqu’il se trouvait à Pré-au-Lard, le jeune homme décida de se rendre aux Trois Balais pour commencer à écrire son article. Il faudra bien sûr qu’il mette au propre à la Gazette des Sorciers, mais il allait quand même déjà traiter ses notes. Ça ne lui ferait pas de mal de s’installer dans le pub, devant un verre, pour faire un peu le tri de tout ce qu’il avait noté sur son parchemin. Mais quand il entra dans les Trois Balais, il fut appelé par une voix qu’il connaissait bien. Le jeune homme afficha un grand sourire en voyant Henry, et s’approchant de lui. Cela lui faisait vraiment plaisir de voir le romancier.

« Je suis content de te voir aussi. Je ne savais pas que tu étais de retour parmi nous. »
Parce qu’aux dernières nouvelles, Henry était en voir en Inde lui semblait-il, dans le but d’écrire un autre roman. Vraiment, Flynn considérait l’homme sous ses yeux comme un modèle. Tout en s’installant d’ailleurs avec lui, en faisant signe à la serveuse qu’on lui apporte quelque chose à boire, il soulagea un peu la curiosité du romancier. « Je vais bien. Mon roman… avance très doucement, mais il avance. » Il n’allait pas mentir, on ne pouvait pas dire qu’il avançait énormément en ce moment, mais ce n’était pas pour autant qu’il n’avançait pas non plus. Il n’avait simplement pas le temps de se consacrer à l’écriture toute la journée. « Et toi, comment tu vas ? C’était bien ton voyage ? »

À son tour d’être curieux.
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Sam 15 Juil - 13:24





 

Henry & Flynn

“ Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. ”
T
ous ceux qui me retrouvent récemment me font la même remarque : ils ne savaient pas du tout que j’étais de retour en Angleterre. En même temps, c’est logique, je n’ai prévenu personne. J’aurais peut-être dû, qui sait, mais c’est trop épuisant que de harceler mon entourage de hiboux pour la peine, quand je suis de retour, ils le voient, après tout. Je considère que c’est largement suffisant. D’autant plus suffisant que ce n’est pas comme si la vie ne pouvait pas continuer. Ce n’est pas le genre de choses que je n’ai pas la prétention de croire. Oui, je suis de retour, au final, c’est tout ce qui est susceptible de compter. Je ne pense pas avoir manqué affreusement à grand-monde non plus.

-Je suis rentré il y a quelques jours seulement.

Je me permets de le préciser afin qu’il n’ait pas le sentiment que je le snobe, même si souvent, je compte sur le hasard pour retrouver les uns et les autres. À quelques exceptions près tout de même, bien sûr. Mais j’aurais fait l’effort de partager ne serait-ce qu’un café avec Flynn, je pense, pour en apprendre plus sur l’avancement de ses projets. Je n’ai plus rien à prouver en tant qu’auteur, même si je cherche toujours à m’améliorer, mais j’ai envie d’accorder de l’attention à mon interlocuteur, aux jeunes talents qui attendent encore d’émerger. Je suis convaincu que son roman, quand il sortira, connaîtra tout le succès qu’il mérite. J’en suis sûr et certain. Et je serai le premier à défendre son talent. Il m’apprend que son roman avance doucement, d’ailleurs… mais encore relativement lentement. Ce n’est pas bien grave. Si je suis impatient de lire enfin le manuscrit fini, je considère qu’il faut laisser le temps au temps, quitte à ignorer la pression des éditeurs. Je peux mettre des années entre deux ouvrages, je me laisse le temps de voyager, de peaufiner, ça m’est égal. Et j’encouragerais Flynn à faire de même. Si cela peut l’inspirer d’une façon ou d’une autre.

- C’était très bien, très enrichissant, lui réponds-je quand il me demande comment s’est passé mon voyage. Je pense que c’est ce qu’il me fallait pour mettre un point final à mon manuscrit. Je lui adresse un léger sourire. Tu devrais peut-être y songer, partir un peu, changer d’air, ça te donnerait peut-être un regain d’inspiration.

Ce n’est pas que je veux jouer les vieux sages pétris d’excellents conseils non plus, chacun à sa manière d’appréhender la création littéraire, et il n’y a pas de meilleure manière qu’une autre. L’essentiel, c’est d’être en harmonie avec ses convictions et ses intentions, et ne pas dévier pour se conformer à la mode, quoi qu’il puisse en être. Pour cela, je fais confiance à Flynn, je lis régulièrement ses articles, je sais pertinemment qu’il a son propre style, sa propre patte. C’est pour cela que je suis si sûr de moi quand j’affirme qu’il ira loin et saura rencontrer un succès mérité auprès de ses lecteurs. Au moins ceux qui, comme moi, sauront se montrer sensibles à son style, en tout cas.


         
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Mer 30 Aoû - 22:43

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
Flynn afficha un léger sourire quand Henry affirma que cela ne faisait que quelques jours qu’il était de retour. Cela ne faisait aucun doute au journaliste, il se doutait bien que cela ne faisait pas des semaines que l’écrivain était de retour chez eux. Sinon, ils se seraient vus depuis. Le jeune homme ne disait pas cela dans le but de lui faire des reproches évidemment, il disait ça simplement comme ça. Il n’attendait pas du tout de la part d’Henry de ne pas l’avoir prévenu qu’il était de retour en Angleterre. Il n’attendait pas de sa part qu’il le fasse en tout cas. Tant qu’ils pouvaient quand même se voir, c’était le principal. Et maintenant, ils pouvaient donc discuter plus directement du voyage que l’écrivain avait fait. L’homme affirma d’ailleurs que son voyage était très bien, que c’était très enrichissant. Le journaliste appréciait donc d’entendre ce genre de propos, parce qu’il appréciait de savoir que le voyage de son ami s’était bien passé. Surtout si cela avait permis à l’homme de terminer son manuscrit et de mettre un point final à son écrit grâce à ce voyage. Et d’ailleurs, il ne manqua pas de lui affirmer qu’il devrait peut-être en faire de même aussi, sachant qu’en plus il venait quand même de préciser qu’il avançait lentement sur son manuscrit. Flynn prenait les paroles d’Henry comme un précieux conseil, en même temps il se trouvait quand même en face d’une personne qui avait vraiment de l’expérience. Même si le journaliste écrivait souvent pour ses articles de la Gazette des Sorciers, cela ne voulait pas dire qu’il avait le niveau pour écrire tout un roman quand même.

« Peut-être que ça me ferait du bien en effet. »
Confirma-t-il effectivement, parce qu’il ne pouvait pas nier qu’il manquait cruellement d’inspiration en ce moment pour écrire. Ou alors, c’était aussi de temps qui lui manquait clairement. En même temps, avec son travail, sa jeune relation, le rôle qu’il avait à présent dans la résistance, ce n’était quand même pas rien. Il avait constamment des choses à faire, il avait peu de temps pour lui. « Mais je ne pense pas pouvoir le faire pour le moment. »

Même s’il n’avait pas l’intention de rentrer dans les détails avec Henry. Non pas qu’il cherchait spécialement à lui cacher quoi que ce soit (même si Pomona était sa nièce et que forcément, il y avait des choses qu’il se devait de garder pour lui), mais il ne voulait pas aborder ce sujet. Il laissait donc ses propos comme ça, espérant que Henry allait simplement se dire qu’il avait beaucoup trop de travail en ce moment pour pouvoir se permettre de partir. Ce qui n’était pas faux en soit et ce qui était une très bonne chose d’ailleurs. Parce que pendant un temps, il n’avait quand même rien en termes de travail.

« Je suis content que tu aies pu mettre un point final à ton manuscrit. J’ai hâte de le lire. » Et il était sincère. « Il est complètement terminé du coup ? »
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Jeu 31 Aoû - 16:41





 

Henry & Flynn

“ Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. ”
J
e hoche la tête quand il affirme que voyager un peu ne lui ferait pas de mal. Je pense en effet que ce genre de voyages, de moments d’évasion, sont nécessaires quand la création littéraire entre en jeu, et en même temps, il pourrait très bien en avoir besoin dans le seul et unique but de se ressourcer, bien évidemment. Mais après, il peut bien faire ce qu’il veut. Je ne suis pas de nature à imposer mes conseils aux autres, d’autant que je sais bien qu’ils ne sont pas toujours bons. Qu’ils sont même très souvent mauvais, en réalité. Donc je ne vais vraiment pas m’amuser à lui imposer des choses. D’ailleurs, il m’apprend que, pour le moment, il ne pense pas qu’il aura l’opportunité de partir. Je ne peux pas m’empêcher de me montrer curieux à ce sujet. Qu’entend-il par là ? Est-ce qu’il fait référence à son travail ou autre chose ? J’ai bien envie de l’interroger, mais puisque le jeune homme change de sujet, je garde mes interrogations dans un coin. Je pourrais toujours les ressortir plus tard, et j’y compte bien. Il choisit de me parler de mon manuscrit, et je décide de ne pas me faire prier. Après tout, c’est ce qui nous a réuni pour commencer. Notre talent pour l’écriture. Enfin, talent est peut-être un bien grand mot dans mon cas… mais je ne dois pas être si mauvais, puisqu’on accepte toujours de me publier malgré tout.

-Je n’ai plus aucune envie d’y retoucher, en tout cas, je lui réponds, et c’est vrai. Je considère que dès l’instant où j’ai fini un livre, il ne m’appartient plus, et je ne veux plus en entendre parler du tout, même s’il faut bien que j’en cause pour les quelques interviews que j’accepte. Je ne devrais que les accorder à Flynn, en fait. Avec lui, les interviews ressemblent à de simples rencontres cordiales. Mais j’imagine que mon éditeur trouvera forcément une chose, ou dix, ou cent à y redire, mais le plus dur est passé. C’est cette phase qui m’ennuie le plus, parce que je n’aime pas me remettre en question. Mais bon, c’est mon gagne-pain, après tout, alors il faut bien que je l’accepte. Je peux déjà te passer mon premier jet, si tu veux, je serais curieux de savoir ce que tu en penses. Et son jugement à lui aurait à mes yeux beaucoup plus de valeur, effectivement. Et maintenant qu’on a parlé de ça, je m’intéresse au reste. Comment ça se fait que tu n’aies pas le temps de partir un peu ? Le travail ?



         
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Lun 16 Oct - 23:30

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
Henry affirma qu’il n’avait plus envie de toucher à son manuscrit, Flynn comprit donc que c’était bel et bien terminé. Enfin, le jeune homme se doutait aussi que ce n’était pas tout à fait fini pour autant. Même s’il n’avait jamais eu à faire concrètement avec un éditeur de roman, même s’il n’avait pas comme Henry un pied dedans – même si c’était quand même quelque chose qu’il aimerait bien, qu’il espérait d’ailleurs – il se doutait que son éditeur allait avoir des choses à en redire. D’ailleurs, Henry ne manqua pas de le confirmer, en précisant que son éditeur allait sans doute avoir une chose, voir beaucoup plus de chose, à redire sur ce qu’il avait écrit. Malheureusement, ça risquait en effet d’arriver. C’était un peu le risque du métier en effet, parce que les écrivains n’avaient pas le dernier mot concernant leur manuscrit. Mais bon, le jeune homme considérait que c’était déjà une très bonne chose que son interlocuteur n’ait pas envie de retoucher à ce qu’il avait écrit. Flynn n’avait aucune idée de ce que cela faisait de terminer un roman – même s’il espérait quand même le découvrir un jour – et de la sensation que cela procurait de mettre un point final à un écrit. Est-ce que c’était juste satisfaisant ou alors cela provoquait un genre de manque… Il n’en savait rien. Il poserait bien la question à Henry, mais les sujets de conversation ne manquaient pas.

« J’aimerais beaucoup lire ton premier jet. »
Répondit-il quand son interlocuteur lui proposa de lui donner son premier jet, afin que le journaliste puisse lui donner son avis. Flynn devait bien avouer qu’il avait bien hâte de lire le manuscrit de Henry et de se faire sa propre idée sur l’écrit de son interlocuteur.

Mais alors que le jeune homme s’apprêtait à dire encore quelque chose, Henry le questionna sur le fait qu’il avait affirmé ne pas avoir de temps et donc qu’il ne pouvait pas partir un peu, se doutant que cela venait de son travail. Flynn n’avait pas spécialement eu envie d’aborder le sujet. Parce qu’il y avait une partie des raisons qui l’empêchait de partir n’était autre que le fait qu’il avait intégré un groupe que la propre nièce de son interlocuteur avait créé afin d’arrêter des mages noirs… ce qui le poussait donc à ne pas avoir envie de s’éloigner. Mais même sans cela, le jeune homme avait d’autre raison de toute façon.

« Le travail en effet, je ne chôme pas du tout à la Gazette. » Ça c’était clair et ce n’était pas réellement pour lui déplaire.« Ça me fait du bien, de reprendre pleinement le travail. »Même si par moment, ça lui causait quelques soucis. « Mais il n’y a pas que ça. » Non, il n’avait définitivement pas l’intention de parler de Pomona et de la résistance à l’homme. « J’ai rencontré quelqu’un. »

Si on pouvait dire ça comme ça, puisqu’il connaissait déjà Caelan d’autrefois. Quand son épouse était encore en vie. Mais puisqu’il l’avait perdu de vue et que leur relation avait clairement changée.
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Mar 17 Oct - 16:44





 

Henry & Flynn

“ Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. ”
J
e hoche la tête quand Flynn confirme qu'il apprécierai de lire le premier jet de mon manuscrit pour pouvoir s'en faire une opinion, ma manière de lui faire comprendre que j'ai bien noté l'information et que je la garde dans un coin de ma tête. Pour la peine, je ne manquerai pas de le noter quelque part et de ramener tout cela au journaliste la prochaine fois que je le verrais. Je ferais en sorte que ce ne soit pas trop long. Je suis parfois tête en l'air, mais je ne veux pas oublier pour cette fois. L'opinion de l'écrivain qu'est Flynn, qu'importe qu'il ne soit pas publié, m'importe, et je pense qu'avoir son avis, qui ne sera pas biaisé par la moindre perspective commerciale, me fera du bien, même si c'est négatif. Il n'est jamais inutile, à aucun moment de sa carrière, de se remettre en question, bien au contraire, même, ce doit être un exercice constant, pour ne pas se reposer sur ses acquis, pour garder un regard digne de ce nom sur son propre travail.

Flynn me confirme ensuite que le travail l'accapare effectivement beaucoup, mais que ça lui fait du bien. Je le conçois sans difficulté. Après ce qu'il a vécu, qu'il ait su retrouver force et équilibre et reprendre une vie normale est une excellente chose et une chance aussi. Je suis ravi pour lui, je comprends qu'il n'ait pas forcément la possibilité ni non plus l'envie de partir pour le moment. Mais il m'apprend qu'il n'y a pas que cela. Il y a une autre raison à cela, et la meilleure raison entre toutes, je pense.

-Oh ! J'accueille la nouvelle avec le sourire.

Après le drame qu'il a traversé, je suis heureux de constater que Flynn a su retrouver l'amour. De la manière dont il m'en parle, en plus, je sens que c'est sérieux. En même temps, à mon humble avis, si ça ne l'était pas, il ne m'en parlerait tout simplement pas. Il n'aurait même pas de raisons de le faire. Il est dans cette période parfaite où on ne demande qu'à dire à tous ceux qui nous entoure le bonheur que l'on vit, c'est l'une des meilleures parties, c'est bien que Flynn puisse revivre ça.

-Je suis heureux de l'apprendre.
Je cède à ma curiosité en ajoutant : Qui est-ce, cette perle rare ?


         
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Sam 9 Déc - 11:56

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
En soit, Flynn ne pouvait pas nier qu’il trouvait ça encore un peu bizarre de dire à ses proches qu’il était avec quelqu’un. Pas du tout désagréable en soit, bien au contraire, mais bizarre. Parce que la plupart de ces personnes savent parfaitement par quoi le journaliste était passé et donc, forcément, ça avait de l’importance. Et justement, ça en avait et Flynn ne se voyait pas ne pas en parler à Henry, même s’il n’avait pas mis le sujet sur la table dès les premières secondes de leur conversation. Il tenait à l’apprendre à l’écrivain, parce qu’en soit, ils ne partageaient pas seulement leur goût de l’écriture (que l’un pouvait réellement mettre en œuvre, comparé à l’autre).

Flynn afficha donc un sourire quand Henry sourit de son côté aussi, accueillant la nouvelle. Quand Henry affirma qu’il était heureux de l’apprendre, Flynn ne prit pas cette remarque comme il pourrait prendre une remarqua banale que tout le monde dirait parce que c’était la convenance. Il pensait vraiment que l’écrivait était sincèrement heureux. Il se trompait peut-être, mais au pire ce n’était pas grave. Le journaliste appréciait de pouvoir apprendre la nouvelle à l’homme, c’était la seule chose qui comptait. Et si Henry n’avait pas été réellement heureux, il ne lui aurait sans doute pas posé des questions. La curiosité était un trait qu’ils avaient en commun.

« Je ne pense pas que tu la connaisses. »
Il ne disait pas ça pour ne pas répondre à la question de Henry, c’était un fait tout simplement. « Elle s’appelle Caelan et elle professeur de vol à Poudlard. »

Il y avait d’autre chose que Flynn pourrait raconter sur Caelan, mais en fait non… il ne pouvait pas dire les autres choses. La jeune femme n’était pas juste un professeur de Poudlard, puisqu’elle était aussi une Auror d’élite qui actuellement combattait les mages noirs en secret. Mais c’était le genre de chose que le jeune homme ne pouvait évidemment pas dire sur sa petite amie et en soit, ce n’était pas un souci. Et en soit, la jeune femme ne se caractérisait pas vraiment que par le fait qu’elle était un professeur de l’école de magie, Flynn pourrait parler d’elle pendant des heures, dire par exemple tout ce qu’elle représentait pour lui. Mais il allait quand même épargner ce genre de discourt à l’écrivain. Cependant, il reprit tout de même la parole, juste pour raconter un peu plus les choses, parce qu’il aimait bien parler de Caelan et parce qu’il anticipait un peu les nouvelles questions de son interlocuteur.

« C’était une amie de Elizabeth. »
Dit-il alors, Henry n’ignorant pas le nom de son épouse décédé. C’était un peu particulier encore maintenant de parler d’elle, mais Flynn sentait bien qu’il avait quand même tourné la page. Et il se concentrait sur le fait qu’elle aurait été heureuse qu’il soit heureux, qu’elle n’aurait pas voulu qu’il ne continue pas de vivre. « On s’est perdu de vue pendant longtemps avant de se retrouver et… » Flynn marqua une pause, affichant un sourire. « Et voilà. »
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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Lun 11 Déc - 19:57






Henry & Flynn

“ Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. ”
J
e n'ai pas éprouvé ce genre de sentiment depuis bien longtemps, mais ça ne m'empêche pas de reconnaître une personne amoureuse quand j'en croise une (et heureusement, car ne pas savoir identifier l'amour quand on se prétend écrivain serait un véritable comble. Qu'on le veuille ou non, l'amour est indissociable de n'importe quelle écriture de personnage si l'on veut que ce personnage soit réaliste et cohérent), et de toute évidence, c'est le cas de Flynn, et ça se voit immédiatement quand il évoque, même brièvement, même sans rentrer dans trop de détails superflus, la femme qui a réussi à rappeler son coeur à l'ordre.

L'heureuse élue s'appelle donc Caelan. C'est un nom qui, effectivement, ne me dit rien. Elle est professeur de vol à Poudlard, mais ça ne va pas m'aider davantage, j'ai quitté cette bonne vieille école il y a beaucoup trop longtemps (et ça ne me rajeunit pas) pour cela, la seule qui aurait potentiellement pu m'en parler était potentiellement Pomona à l'époque, si cette Caelan enseignait déjà là, et bon... Pomona, c'est pas le genre très causante (mais le peu de mots qu'elle s'économise à prononcer ne vont pas tarder à me manquer). Enfin, ce n'est pas grave, je finirais bien pas la rencontrer, après tout, non ? Je suis étonné d'apprendre qu'elle était une amie d'Elizabeth, mais au fond... s'il est parvenu à aller de l'avant ainsi, sans culpabilité et avec confiance, c'est qu'il avait vraiment réussi à passer l'épreuve du deuil, et c'est le meilleur que je puisse lui souhaiter.

-Eh bien... félicitations ?
J'esquisse un sourire. Je n'ai jamais trouvé cette formulation appropriée, mais je n'ai jamais réussi à en trouver d'autre, alors tu vas devoir te contenter de ça.

Et au passage, ça doit faire de moi un écrivain de très piètre envergure. J'imagine que ça devrait être la base, de jongler aisément avec les mots, mais j'ai toujours considéré que ce qui s'appliquait dans la fiction rencontrait une certaine barrière dès qu'on en arrivait à l'application plus pratique de la vie de tous les jours. Dans tous les cas, Flynn a trouvé la meilleure façon du monde de remonter la pente et je la félicite.

-Enfin, j'espère quand même qu'elle ne va pas t'empêcher d'écrire, sinon, ta nouvelle muse part avec un malus.


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Message#Sujet: Re: Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.    Dim 4 Fév - 13:38

Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
Flynn afficha un nouveau sourire quand Henry le félicita, affirmant ensuite qu’il n’avait jamais trouvé cette formulation réellement appropriée, mais qu’il allait devoir s’en contenter. Cela lui convenait, en tout cas. Le journaliste ne pouvait pas réellement donner tort à son ami, mais en même temps il ne pensait pas qu’il puisse y avoir d’autre moyen d’exprimer quelque chose comme ça. En tout cas, le jeune homme prenait les félicitations de Henry avec grand plaisir. Parce qu’en même temps, il y avait peu de raison pour qu’il ne prenne pas bien les propos de son interlocuteur. Il exprimait pour la première fois avec lui le fait d’être de nouveau heureux avec quelqu’un, serein en couple. C’était important pour lui de voir que son ami pouvait être réceptif à son bonheur, parce que mine de rien, le jeune homme ne pensait pas revivre ça un jour. Encore moins avec Caelan, qu’il ne pensait d’une part pas revoir un jour et d’autre part… parce que comme il venait de le préciser, la jeune femme était une amie de Elizabeth. Mais bon, au fond, Flynn ne culpabilisait pas vis-à-vis de son ancienne épouse, parce qu’il se doutait qu’elle serait heureuse pour lui qu’il refasse sa vie avec une personne bien.

« Je le prends alors. »

Dit-il simplement pour répondre à la remarque de Henry, avant que ce dernier ne reprenne en mentionna le fait qu’il ne devait pas pour autant arrêter l’écriture. Flynn ne prenait pas les propos de l’écrivain réellement au sérieux, mais dans tous les cas il n’avait pas l’intention de s’arrêter d’écrire pour autant. S’il devait le faire… au fond, ça ne sera clairement pas à cause de Caelan qui le poussait justement à le faire et qui en prime avait eu l’occasion de lire le début de son manuscrit. Non, il allait avoir encore beaucoup de mal à écrire prochainement, mais ça ne sera pas du tout à cause de la jeune femme en tout cas. Plus des événements qui allaient bientôt avoir lieu et qui allaient, en prime, toucher les deux hommes présents sans que ces derniers ne s’en rendent encore réellement compte. Quand bien même, Flynn savait parfaitement que Pomona Fitz qu’il avait rencontré avant d’entrer dans la résistance n’était autre que la nièce de l’écrivain.

« Ne t’en fais pas pour ça. »
Il n’avait pas envie de laisser Henry croire que sa muse partait avec un malus. Ce n’était pas le cas du tout, bien au contraire. « Je pense même qu’elle pourra me pousser à le faire justement. »

Le souci allait clairement être le manque de temps prochainement, ce qu’il rencontrait déjà maintenant, mais à une proportion moindre. Parce que les événements allaient quand même réellement s’envenimer, sans que Henry et lui n’en aient encore conscience. Sans qu’ils ne se rendent compte encore qu’ils seraient bientôt liés de la même manière d’ailleurs.

« Je suis désolé, il est temps pour moi de me remettre au travail. »
Mine de rien, ils discutaient depuis plusieurs minutes et mine de rien, Flynn avait encore beaucoup de pain sur la planche. « On se revoit rapidement ? Il faudra bien que j’écrire un papier sur ton prochain roman ! »
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