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 On peut toujours compter sur sa famille.

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Message#Sujet: On peut toujours compter sur sa famille.   Lun 8 Mai - 8:30





 

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
L'
Inde est un très beau Pays. Pauvre, chaud, mais tout de même superbe. J'y ai vécu une expérience très enrichissante. Ce genre de voyages pourraient vraiment finir par me faire croire que l'humanité a de l'avenir, ce dont l'immense majorité de mes congénères arrive autrement à me faire douter complètement. J'ai pu me ressourcer, et je crois bien que j'en avais besoin, car j'en suis arrivé plus prolifique que jamais, plus inspiré, comme je ne l'avais pas été depuis très longtemps. Ce n'est pas pour rien que j'ai décidé de prolonger mon voyage là-bas. Mais il y a toujours un moment où il faut remettre les pieds sur terre. Et ce moment est arrivé. Il y a plus déplaisant quand même, malgré tout. Je suis quand même content de pouvoir passer du temps dans mon chez-moi. Je vais et viens si rapidement dans mon appartement dernièrement qu'on a plus l'impression que c'est Pomona qui m'héberge que l'inverse. C'est sans doute pas plus mal, ainsi je suis sûr qu'elle s'approprie vraiment les lieux sans se penser squatteuse, et moi, ça me permet de retrouver de la vie chez moi quand je rentre, ce qui me plaît aussi. Et puis, pour garder l'appartement nickel, je peux compter sur Pomona, elle est un peu maniaque mais c'est très bien. Voilà qui compense ma propension à mettre le bordel partout où je passe. Dans tous les cas, je suis de retour, et j'ai même hâte de retrouver ma nièce. J'ai eu quelques échos de sa part via Christopher, et ils sont plutôt bons, mais j'ai bien envie de lui parler en personne. J'apprécie de parler avec elle. C'est agréable de soutenir la conversation avec quelqu'un qui en a et qui est capable d'une vivacité d'esprit que même moi je lui envie, beaucoup même.

Il est assez tard quand je passe le pas de la porte de mon appartement. Je n'ai pas prévenu Pomona que je rentrais. J'aurais peut-être dû, c'est vrai, mais ce n'est pas le genre auquel je pense. Je vous l'ai dit, je suis tout sauf quelqu'un de très organisé. C'est même tout l'inverse. Je ne pense pas prendre beaucoup de risque à ne pas avoir perdu dans tous les cas. Alors Je rentre, la lumière est encore allumée, mais je ne repère pas tout de suite ma nièce. Elle est peut-être dans sa chambre, va savoir. J'hésite à la déranger mais je me dis qu'elle n'appréciera pas de ne découvrir que demain matin que je suis de retour.

-Pomona ? Tu es là ?



         
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mer 10 Mai - 5:47


Pomona n'avait jamais été ni paresseuse, ni une grande dormeuse, raison sans doute d'ailleurs pour laquelle elle savait si bien être exaspérée par des individus tels que Clyde Hornby, qui étaient des procrastinateurs-nés. Quand elle ne s'activait pas à quelque chose, elle se sentait inutile, son cerveau était en constante ébullition, et elle ne lui laissait jamais la moindre seconde de répit.

Alors oui, le sommeil était à ses yeux une perte de temps évidente et elle se l'évitait autant que possible quand cela était possible, juste le strict minimum, parce qu'on ne peut ignorer complètement la fatigue non plus.

Elle dormait généralement quatre à cinq heures par nuit, pas davantage, et elle n'avait aucun mal à occuper son temps, entre la résistance et son travail de criminologue, qu'elle prenait très à cœur.

Mais dernièrement, c'était encore autre chose, cela faisait des nuits et des nuits qu'elle ne dormait plus du tout, ou bien des microsiestes plus épuisantes qu'autre chose. Elle n'y arrivait pas.

Chaque moment d'inactivité était un moment où ses pensées allaient vers Seth, et penser à lui était insupportable. Enfin, même quand elle était active, elle pensait à lui sans arrêt. Elle avait beaucoup de mal à se concentrer sur son travail, et forcément, il en patissait. Elle ne se sentait plus elle-même, et c'était épuisant.

Ce soir-là comme beaucoup d'autres, aidée par la potion qu'elle consommait en surabondance dans l'espoir de garder un minimum de prise sur la réalité, dans l'ambition de faire quelque chose de concret et de se guérir de sentiments qu'elle n'aurait jamais dû ressentir, elle était assise sur le sol de sa chambre et contemplait la multitude de dossiers qui s'amoncelaient de partout. Elle avait apporté du travail chez elle, mais il lui était difficile, voire impossible de se concentrer comme il se devait. Tout devenait plus complexe, plus inaccessible.

Elle était coupée, dans sa bulle, habituée à y demeurer, au point qu'elle n'entendit pas la porte d'entrée s'ouvrir. Elle n'était pas habituée à ça, elle n'avait plus l'habitude des allées et venues de son oncle à l'appartement. Il y avait si longtemps qu'il n'était pas revenu. Elle ne comprit sa présence que lorsqu'elle entendit sa voix.

-Pomona ? Tu es là ?
Pomona se releva d'un coup, tirée de ses pensées. Elle aimait sincèrement son oncle, elle l'admirait pour ce qu'il était et lui était redevable pour tout ce qu'il avait fait pour elle, mais elle n'aurait jamais cru que sa présence puisse lui faire plaisir à ce point. Se retrouver seule dans ce grand appartement n'arrangeait pas ses angoisses, il faut dire.

Elle quitta sa chambre pour aller trouver son oncle, il ne pouvait s'imaginer combien le savoir de retour lui faisait du bien. C'était la seule chose de bien qui lui était arrivée depuis un très long moment.

"Henry." Elle se retint presque de lui sauter dans les bras. Étrange. Comme si elle était du genre à prendre les autres dans ses bras. "Je ne savais pas que tu devais revenir ce soir." Elle reprit la parole, parler de tout sauf d'elle-même, c'était l'idée. "Comment était l'Inde ?"


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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Ven 12 Mai - 2:45





 

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
U
n grand sourire étire mes lèvres quand Pomona vient à ma rencontre. Je suis ravi de la rencontrer. Je ne sais le lui prouver qu'à ma manière, qui n'est pas forcément la bonne, mais Pomona est comme ma propre fille. Quand elle réussit, j'éprouve pour elle la même fierté qu'un père pour sa fille, le même pincement au cœur, quand elle va mal, et j'éprouve la distance quand je pars très longtemps. Pourtant, c'est une grande fille, je le sais bien. Dès sa sortie de Poudlard, dès lors que je l'ai pris sous mon aile, j'ai découvert chez elle une jeune femme d'une maturité assez remarquable. Alors je sais qu'elle se débrouille très bien par ses propres moyens et qu'elle n'a pas forcément besoin de mon aide. D'ailleurs, à présent qu'elle a un vrai métier, je suis convaincu qu'elle ne tardera pas à quitter les lieux et à trouver son propre appartement. Pour tout dire, ça me fera un grand vide. J'aime bien le fait qu'elle soit là quand je reviens au terme de l'un de mes voyages. J'ai eu de ses nouvelles par l'intermédiaire de Christopher, je ne lui en ai pas demandé directement, bien sûr, et ce ne sera peut-être pas le même son de cloche. En tout cas, je suis content qu'elle ne soit pas encore couchée (même s'il vaudrait peut-être mieux), j'ai bien envie de parler un peu avec elle. Elle est surprise de me revoir, logique, puisque je ne l'ai pas prévenue. Je crois que la surprise n'est pas désagréable pour elle... même si elle m'a l'air... vraiment très fatiguée, mais c'est peut-être juste une impression.

-Magnifique, je lui réponds quand elle me demande comment s'est passé mon voyage en Inde, je n'ai pas adjectif plus juste pour en parler, ça a vraiment été une expérience, exceptionnelle. Tu devrais y aller, un jour, je suis sûr que ça te plairait. Je marque une pause, je l'observe. J'ai l'impression que quelque chose cloche, mais je n'ai pas envie de la brusquer non plus. D'ailleurs, je me trompe peut-être. Contrairement à elle, je n'ai jamais été doué pour cerner les gens au premier regard. Tu vas bien ? je demande quand même, parce que j'ai le sentiment que quelque chose ne se passe pas bien. Tu as l'air... fatiguée.

Ce n'est pas vraiment le mot juste, je crois mais je me dis que cet adjectif la brusquera moins qu'un autre. Je débarque et déjà je la questionne. Mais c'est comme ça, je me fais du souci pour elle.


         
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mar 16 Mai - 7:09

-Magnifique. Tu devrais y aller, un jour, je suis sûr que ça te plairait.

Pomona tenta une esquisse de sourire à l'adresse de son oncle, qui avait toujours été l'un des rares à y avoir le droit, mais elle ne pensait pas que le résultait ait été bien convaincant, elle souriait déjà peu en temps normal, mais ce lui était encore plus difficile maintenant, tout simplement parce qu'elle ne voyait vraiment aucune raison de sourire... pas même le retour de Henry, même si elle était contente de le retrouver.

Elle en était sûr, l'Inde devait être un pays magnifique, et sans doute Pomona y trouverait-elle quelque chose qui soit susceptible de lui plaire, mais la jeune femme n'était pas une voyageuse dans l'âme du tout, elle était sédentaire au possible, elle ne tenait pas forcément à partir à l'autre bout de la terre, à parcourir le globe, même si sa curiosité l'entraînait à vouloir connaître ces autres cultures. Un ethnologue est supposé courir le monde, après tout, c'est comme cela que les choses fonctionnent.

Elle ne voulait pas contredire son oncle, mais dans tous les cas, la jeune femme savait que son destin chamboulé n'aurait jamais rien à voir avec tout ce qu'elle avait planifié, ou même avec ce que Henry avait peut-être imaginé pour elle. Parfois, Pomona se disait qu'il se voyait un peu en elle. Il allait sans doute être déçu, mais elle ne voulait pas parler de tout cela.


-Tu vas bien ? Tu as l'air... fatiguée.

Fatiguée était sans doute un autre mot pour dire "abattue", mais Pomona était heureuse que son oncle ait eu le tact de formuler les choses de cette manière, il serait plus simple de cette façon de se dérober à sa question.

Elle n'aimait pas mentir à Henry, elle avait d'ailleurs été toujours été très franche avec lui. Mais là, elle ne pouvait rien lui dire. Comment lui parler de tout cela ? Comment lui apprendre que son appartement était devenu une sorte de QG de la Résistance contre Lord Voldemort (s'il devait rester assez longtemps, elle allait devoir trouver un autre endroit où se rassembler... il y avait bien la demeure de Miyria, mais elle détestait se rendre là-bas, trop de mauvais - et de bons d'ailleurs - souvenirs) ?

Comment lui parler de Seth ? Même si sa situation était normal, elle aurait déjà bien trop honte d'avouer être au plus mal pour cause de cœur brisé, mais là, en plus, sa situation était vraiment trop complexe, et en plus d'avoir honte, elle avait mal. Non, elle n'allait pas bien, mais elle ne pouvait pas présenter les choses de cette façon à Henry.

"Ça va oui, mais tu as raison, je suis assez fatiguée." Elle fit un léger signe de tête en direction de sa chambre. "J'étais en train de travailler, j'avais sûrement besoin de faire une pause."


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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Dim 21 Mai - 10:06





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
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atiguée n'est pas vraiment le mot approprié, non. Elle le sait. Je le sais (on le sait). Mais je vais quand même faire semblant de m'en contenter, même si pour tout dire, Pomona m'inquiète un peu. Nous n'avons échangé que quelques mots, je le concède, mais vraiment, elle n'a pas l'air bien,  et je m'y connais. Quand j'ai surmonté ma propre dépression, je n'en menais pas large non plus. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que Pomona, pour une raison ou pour une autre, serait dépressive ? Je m'en veux d'avancer une telle hypothèse, mais tout de même, je suis diablement inquiet. Quand elle a décidé de rompre tout contact avec ses parents, je l'y ai encouragé, et en l'invitant à vivre sous mon toit, je me suis imposé une double responsabilité. Je ne peux pas l'avoir encouragée dans ses choix de vie pour ensuite décider de lui tourner le dos sous le prétexte qu'elle est suffisamment grande pour se débrouiller seule. Bien sûr qu'elle est assez grande pour se débrouiller seule, on est bien d'accord là-dessus, mais n'importe qui a besoin, à un moment ou à un autre, de sa famille, je ne fais pas exception à la règle, je ne pense pas qu'elle non plus. Je suis sa seule famille, elle est aussi la mienne. Normal, donc, que je me soucie d'elle et cherche à la comprendre. J'aimerais qu'elle se confie à moi, qu'elle m'explique ce qui ne va pas, mais je sens bien que je peux toujours attendre. Un profond mal-être paraît l'agiter. J'aimerais savoir lui être d'une aide quelconque.

-Je ne t'apprends rien si je te dis que ce n'est pas en se tuant à la tâche qu'on est efficace, pas vrai ?

Je lui adresse un fin sourire dans l'espoir de la rassurer un peu. En même temps je le pense. J'ai un respect immense pour les travailleurs acharnés, mais je pense que quiconque s'abandonne trop à son travail finit par en oublier certaines choses, bien plus importantes en fin de compte. Primordiales, même, à vrai dire.

-Pas de pause pour toi, il est trop tard pour travailler encore.
Je le pense, qui bosse encore à cette heure-ci ? Tu m'étonnes, que le courant passe si bien entre elle et Christopher. J'ai l'impression de l'avoir en face de moi, en plus jeune et en plus... féminin, quand même. Au fait, je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter pour ton poste d'Auror. Je suis fier de toi. Pas surpris, je savais que ça arriverait, mais fier, oui.


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Lun 22 Mai - 2:41

-Je ne t'apprends rien si je te dis que ce n'est pas en se tuant à la tâche qu'on est efficace, pas vrai ?

Pomona donna pour toute réplique un fin sourire à cette remarque. Il était évident qu'elle ne pouvait pas donner tort à Henry, à trop vouloir en faire, on finissait par perdre en efficacité et à ne plus faire les choses qu'à demi. Elle le savait, elle en avait complètement conscience. Mais elle n'avait pas forcément d'autre choix. Il fallait qu'elle fasse des efforts, il était important qu'elle redouble de vigilance, qu'elle soit présente au bureau des Aurors et pour la résistante.

Mais ça ne faisait pas d'elle quelqu'un d'efficace, ces derniers temps. En attendant, la tâche à laquelle elle s'acharnait était tout ce qu'il lui restait... et tout ce qu'elle aurait jamais dû avoir... Elle essayait de se guérir de Seth, par tous les moyens possibles. Ce n'était pas particulièrement efficace, c'est vrai, mais elle avait besoin de s'en sortir. Elle avait un rôle, une responsabilité.


-Pas de pause pour toi, il est trop tard pour travailler encore.

Pomona aurait bien contesté, mais à vrai dire, elle n'en avait pas réellement la force. Il avait raison, elle n'était pas en disposition de reprendre le travail. Et puis, au final, la jeune femme n'avait plus vraiment envie de reprendre son ouvrage, maintenant. Elle avait enfin une chose intéressante à vivre, en dehors de son complexe quotidien.

Henry était de retour. Pour elle, c'était une libération, même si, au fond, rien ne la libèrerait jamais de l'étau qui lui compressait la poitrine. Elle se sentait mal, si mal... seules deux personnes pouvaient l'aider à aller mieux (puisque Seth ne le pouvait plus) : Miyria, qu'elle ne reverrait jamais, et Henry. Même si elle tenait à son indépendance et appréciait d'avoir l'appartement pour elle, elle espérait vraiment qu'il n'avait pas besoin de repartir avant un moment.


-Au fait, je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter pour ton poste d'Auror. Je suis fier de toi. Pas surpris, je savais que ça arriverait, mais fier, oui.

Voilà, grâce à lui, elle allait pouvoir se concentrer sur les choses positives. Entendre son oncle la féliciter, lui dire qu'il était fier d'elle, c'étaient des petits riens, mais elle en avait vraiment besoin, maintenant.

Henry avait toujours cru en elle, c'était pour cette raison qu'il avait accepté de l'héberger, c'était pour cette raison qu'il avait accepté de parler d'elle à monsieur McDowell... et elle aimait ne pas avoir déçu ses espoirs, pas un seul instant.


"Merci", répondit-elle très honnêtement. "Reconnais que tu es surtout fier d'avoir eu raison. Je crois que ce travail est fait pour moi."

Et elle n'y avait pas cru tout d'abord. Elle, elle voulait écrire, comme lui, elle voulait devenir anthropologue, mais ces ambitions étaient lointaines, maintenant, et cela grâce à l'instinct de Henry.
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mar 30 Mai - 6:45





  

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“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
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ne esquisse de sourire s'affiche au coin de mes lèvres quand Pomona me réplique que je dois surtout être heureux d'avoir raison. Je ne vais pas mentir, c'est effectivement ce que je pense, et il y a de ça. Oui, je suis ravi d'avoir eu raison, en effet, et je ne regrette décidément pas d'avoir recommandé ma nièce à Christopher. Je n'aurais pas fait perdre son temps à ce dernier si je n'avais pas été sûr à cent pour cent du fait qu'elle ferait parfaitement l'affaire. De toute façon, Pomona, de manière générale, est une battante, une petit brin de femme exceptionnel, appliqué et impliqué. Elle aurait pu briller au bureau des Aurors sans pour autant considérer que c'était sa voie. Mais en plus, elle avait trouvé sa vocation. Oui, je suis fier de mon coup, mais si je suis fier d'elle, ce n'est pas (uniquement pour ça), c'est aussi et surtout que je la trouve vraiment digne et que j'apprécie de la voir s'épanouir. Je me sens une grande responsabilité vis-à-vis d'elle. Et quoi de plus logique, après tout ? Elle n'a plus que moi, enfin, je veux dire par là que je suis sa seule et unique famille. Je l'ai prise sous mon aile, et même si je ne suis pas très présent (ce qu'elle préfère, à mon humble avis), je me sens concerné par tout ce qui peut bien la concerner.

-C'est vrai, j'aime avoir raison. Mon sourire s'agrandit un peu. Mais ça deviendrait presque lassant, à la longue. J'ai toujours raison, tu sais ?

C'est faux, évidemment, je n'ai pas la science infuse. Et je me trompe souvent, il le faut, puisque ce sont nos échecs qui nous construisent à coup sûr. Mais j'apprécie de me faire mousser, et en l'occurrence, on peut dire que j'ai eu le nez creux, je suis vraiment content pour Pomona. Même si je le serais davantage si je sentais qu'elle était réellement épanouie. Seulement voilà, je n'ai pas du tout le sentiment que c'est le cas. Quelque chose ne va pas, je le sens. Pomona n'a jamais été très enthousiaste ou très enjouée, je ne dis pas, mais j'ai l'impression que le problème, en l'occurrence, vient d'ailleurs, sans que j'arrive vraiment à le déterminer. Je ne sais toujours pas s'il est de bon ton de lui parler. Elle n'est plus une adolescente mais elle reste une jeune adulte. Avec des problèmes que je ne suis peut-être pas capable de comprendre, mais au sujet desquels j'ai envie de me sentir concerné. Bon tant pis, si elle me trouve trop insistant, elle pourra toujours m'envoyer sur les roses.

-Et j'ai raison en pensant que quelque chose ne va pas, n'est-ce pas ?


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mer 31 Mai - 8:58


Pomona le savait, Henry n'était pas dupe. Avec la manie qu'elle avait de constamment se montrer impassible et taciturne, difficile de discerner ses sentiments derrière le masque, mais là où la plupart y avait toujours échoué (même Miyria, même Seth, au fond, ils avaient pu voir derrière le masque uniquement parce qu'elle leur en avait laissé l'accès... et en avait diablement souffert en retour), ce n'était pas le cas de Henry.

C'était peut-être le fait qu'ils étaient du même sang, ou que leur caractère étaient assez similaires. Elle n'en savait rien, mais c'était le cas, en tout cas, alors elle savait que quand elle prétendait que seule la fatigue expliquait son état, il n'avalait pas sa réponse.

Elle crut, pourtant, qu'il aurait la délicatesse de changer de sujet pour de bon, qu'il ne reviendrait pas là-dessus. Tout le laissait croire alors qu'il rebondissait sur ce qu'elle disait.


-C'est vrai, j'aime avoir raison. J'ai toujours raison, tu sais ?

Pour toute réponse, elle se contenta de lever les yeux au ciel, elle savait pertinemment que son oncle n'avait pas besoin d'être conforté dans son ego, il se débrouillait très bien de son côté sans l'aide de personne, ça elle avait pu le constater.

Mais oui, il avait eu raison, il l'avait aidée à trouver sa voie, et ce n'était qu'un exemple parmi des milliers, il savait constamment la guider dans les moments les plus sombres... et peut-être qu'il serait le meilleur guide pour elle dans les circonstances actuelles. Mais la parole restait bloquée. Elle n'osait pas parler.


-Et j'ai raison en pensant que quelque chose ne va pas, n'est-ce pas ?

Pomona poussa un profond soupir. Elle avait bien envie de nier une fois encore, mais à quoi bon ? Ce serait inutile, complètement vain. Et visiblement, il se sentait d'humeur à insister, alors elle ne se déroberait pas à sa curiosité, dans tous les cas.

"D'accord, tu as raison", répondit-elle alors, un peu à contrecoeur. "Et puisque tu sais tout sur tout, tu dois aussi savoir que je n'ai pas forcément envie d'en parler."

Mais le simple fait qu'elle prononce cette phrase démentait un peu son propos. En fait, elle avait sûrement besoin de se confier. Mais qui parler ?

Au final, elle était seule, et personne n'avait jamais eu connaissance de sa relation avec Seth... et elle comptait moins encore apprendre à qui que ce soit le statut de l'homme qu'elle avait aimé, qu'elle aimait encore, de crainte qu'on ne l'enferme.


"C'est stupide, de toute façon."

Ou plutôt, elle était stupide. Et s'imaginer en train de pleurer sur ses peines de cœur en compagnie de son oncle, c'était la cerise sur le gâteau.
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Sam 3 Juin - 3:22





  

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“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
J'
apprécie que ma nièce daigne admettre que quelque chose ne va effectivement pas. Je n'ai pas envie de me montrer intrusif ou trop insistant, mais je ne peux pas non plus faire comme si je ne voyais rien, comme si je n'avait pas conscience du fait que quelque chose la préoccupe. Je le vois, je le sais, je le sens. Et comme je me fais du souci pour elle, je veux pouvoir l'aider. Mais pour cela, il faut bien sûr qu'elle me laisse faire, ce qui n'a rien de franchement simple, en réalité. Je sais qu'elle est bornée, je sais qu'elle est introvertie, je sais qu'elle veut être capable de gérer son travail toute seule. Mais il y a toujours des situations où accepter de l'aide n'est pas le moins du monde une faiblesse, plutôt une forme de nécessité. Si quelque chose la préoccupe et la rend triste (visiblement c'est le cas), je veux qu'elle en parle, et je veux surtout qu'elle comprenne qu'elle peut se confier à moi, sans crainte, sans appréhension et sans honte. Cela dit, même si elle reconnaît que ça ne va pas, elle lui fait remarquer aussi qu'elle n'a pas forcément envie d'en parler non plus. En effet, c'est une chose que j'avais devinée. Mais ça ne va pas m'empêcher d'insister pour autant. Elle ne s'en rend pas compte, mais je suis sûr que si je l'aide à crever l'abcès, elle se sentira mieux ensuite. Il est possible que je me trompe, évidemment. Mais je suis à peu près certain que parler lui fera le plus grand bien. Pomona ajoute que c'est stupide. Je ne la crois pas une seule seconde. Si quelque chose préoccupe Pomona, brillante et intelligente comme elle est, ça ne peut pas être quelque chose de stupide. Mais c'est peut-être stupide parce qu'elle n'admet pas que ce puisse être important. En ce sens, je me dis que je comprends peut-être ce qui lui arrive.

-Je doute fort que quoi que ce soit venant de toi puisse être stupide, Pomona. Je marque une pause et je tente le tout pour le tout. Libre à elle de m'envoyer sur les roses si je me trompe ou si elle me trouve trop indiscret. Je verrai bien, j'ai l'intention de l'aider du mieux que je peux, dans tous les cas. Comment il s'appelle ?

Voilà, j'assume mon hypothèse, je pense que Pomona souffre d'un mal inédit qu'elle a par conséquent du mal à admettre, un mal de son âge, et qui peut faire de sérieux ravages si l'on n'y prend pas garde. Je me dis que c'est typiquement le genre de choses qu'elle voudrait croire stupide, à tort.


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mar 6 Juin - 7:21


-Je doute fort que quoi que ce soit venant de toi puisse être stupide, Pomona.

Il n'y a pas si longtemps, Pomona aurait parfaitement adhéré aux propos de son oncle et n'aurait même pas cherché à le contredire, car elle aurait considéré que Henry avait effectivement complètement raison...

Mais plus maintenant, pas cette fois, après avoir été sujette à une humiliation telle que celle qu'elle s'était infligée à elle-même en tombant de si haut, en acceptant de se laisser entraîner haut... si haut qu'elle avait cru pouvoir atteindre les nuages et voir ce qu'il y avait au-delà d'eux. Elle s'était leurrée, elle s'était fourvoyée du début à la fin, et son attitude n'avait pas été celle d'une jeune femme intelligente.

Elle avait cru qu'elle était intelligente, elle avait cru son esprit de déduction sans pareil, elle s'était convaincue qu'elle deviendrait une Auror digne de ce nom (et c'était ce qu'il lui avait dit, d'ailleurs), elle avait pensé que rien de l'esprit humain ne lui échapperait jamais. Elle avait cru qu'elle n'était pas faible... Elle avait eu tort...

Être faible, ce n'était pas être complètement idiot. Mais pour Pomona, ça revenait au même. Elle s'était laissée abuser. Elle avait laissé ses sentiments prendre le pas sur tout le reste. Sur la raison pour commencer, elle avait failli commettre une erreur, une terrible erreur... Et le pire, c'est qu'elle avait beau le savoir, elle mourrait d'envie de la commettre encore. Elle se faisait violence pour ne pas aller retrouver Seth, pour ne pas ignorer les signaux d'avertissement pour juste s'enfouir dans ses bras. Est-ce que ce n'était pas idiot, ça, hein ?

Si, c'était stupide à un point à peine concevable.


- Comment il s'appelle ?

Pomona leva un regard intrigué en direction de son oncle. Il venait de la prendre de court. Est-ce que ça se voyait tant que ça, que c'était l'amour qui la faisait tant souffrir ? En même temps, la déduction pouvait se faire assez simplement compte tenu de son âge. Sauf que les hommes ne faisaient pas partie de ses préoccupations avant Seth. Et elle avait cru que ce ne serait jamais le cas.

Henry, de son côté, voyait visiblement plus clair en elle qu'elle-même. Et ça y est, Pomona se sentait plus humiliée encore. Elle voyait son secret percé à jour. Tu parles d'une idiote !! Voilà, elle se sentait plus bête encore.

"Comment tu..." Non, elle ne voulait pas savoir, finalement, et puis, c'était évidemment qu'il avait compris. Tout ça devait se voir comme le nez au milieu de la figure, finalement. "C'est pas important... c'est fini, de toute façon..."

Sa voix s'étrangla un peu en en parlant. Elle était aussi stupide que pathétique.

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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Jeu 15 Juin - 1:43





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
S
achez-le si vous en doutiez (mais personne n'avait de doutes, pas vrai ?), je ne suis pas devin, pas plus que je ne suis extralucide ou que sais-je encore. Je crois que j'arrive à bien décrypter les cerveaux qui m'entourent (quand ils ne sont pas atrophiés, ce qui est malheureusement fréquent) - et Pomona a visiblement ce trait de caractère aussi, comme quoi c'est peut-être de famille, mais je peux me tromper. On a tous le droit à une marge d'erreur, après tout. J'ai avancé une hypothèse en me disant que j'allais peut-être droit dans le mur, et j'aurais pu me tromper totalement. Malheureusement pour ma nièce (et je vais éviter de le lui dire parce que je pense qu'elle le prendrait mal), je me suis tout bonnement fié à des statistiques. Ce qui est le plus à même de meurtrir un cœur à tout âge, mais plus encore à celui de la jeune femme, quand on est en proie à ses premiers tourments amoureux, ce sont bien les ruptures sentimentales. Je gage donc qu'il doit y avoir un jeune homme derrière tout ça, même si, Pomona n'étant pas comme les autres, je ne me serais pas spécialement vu surpris si elle m'avait assuré qu'il s'agissait de tout autre chose. Et je n'aurais pas le moins du monde mis sa parole en question. Mais sa réponse me laisse entendre que j'ai tapé en plein dans le mil, et pour cette fois, je le regretterais presque. Je tire toujours une certaine satisfaction des déductions que je parviens à faire et qui visent juste. Mais là, mon ego ne se sent pas flatté du tout, pour tout vous avouer. Pomona affirme que ce n'est pas important. Elle essaie sûrement de s'en convaincre. Mais sa voix et son attitude la trahisse.

-Pomona...

Je m'approche d'elle et dépose une main sur son épaule. Dans la famille, on a jamais été bien démonstratif, et je crois bien que présentement, c'est un souci. D'un autre côté, je pense que si je daigne ne serait-ce qu'envisager de la prendre dans mes bras pour la rassurer, elle va m'envoyer brillamment paître, et à juste titre. Je ne tente donc pas plus loin le diable.

-Je vois bien que c'est important. Sinon, elle n'aurait même pas daigné évoquer le sujet, je suis sûre de ça. Il n'y a pas de honte à avoir, tu sais, ça ne fait pas de toi quelqu'un d'idiot ou de superficiel...

J'extrapole beaucoup, ça je m'en rends bien compte. En même temps, je dois bien y aller de mes hypothèses si je veux dénouer toute cette affaire, et on ne peut pas dire que Pomona soit du genre à accumuler les confidences.



          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Ven 16 Juin - 5:47



-Pomona...

La jeune femme tressaillit quand elle sentit la main de Henry se déposer sur son épaule. C'était le genre de gestes auxquels il ne l'avait pas habituée. On ne pouvait pas dire que les Fitz étaient des personnes... tactiles, du genre à se témoigner leur affection... Certes, Pomona était quand même plus proche de son oncle que de n'importe qui dans sa famille... ce qui n'était pas bien difficile vu les autres membres de sa famille.

Ce geste était inattendu, c'est vrai, mais il était tout sauf désagréable, il avait le don de l'apaiser, en tout cas. Tout à coup, en un seul geste, elle se sentait soutenue, et elle découvrait qu'elle s'était trompée sur un point : elle n'était pas seule.

Solitaire dans l'âme, elle avait cru n'avoir besoin de personne, mais elle s'était trompée. Le départ de Miyria, disparue sans laisser de nouvelle, sa rupture avec Seth... c'étaient des épreuves qui l'avaient plus éprouvée que quoi que ce soit d'autre. Seule, elle était démunie. Et même si elle avait quelques "amis" au sein de la Résistance, c'était sans comparaison possible.

Sauf qu'elle avait oublié que même quand elle s'était pensée livrée à elle-même, ce n'était pas le cas. Ce n'était pas le cas, parce qu'il y avait Henry, qui avait toujours veillé sur elle, trop discrètement pour qu'elle prenne conscience de son importance. De sa très grande importance. Il avait été présent pour elle, et il ne l'avait pas seulement soutenu matériellement, en l'hébergeant et en lui trouvant un emploi, il était un pilier indéfectible, et elle avait terriblement besoin de s'y appuyer.


-Je vois bien que c'est important. Il n'y a pas de honte à avoir, tu sais, ça ne fait pas de toi quelqu'un d'idiot ou de superficiel...

Pomona ne voulait même plus nier. Si elle l'avait fait, Henry n'aurait pas été dupe pour autant. Il savait, il savait que tout ça comptait pour elle, que ça comptait peut-être plus que n'importe quoi d'autre en la circonstance. Alors elle n'allait plus prétendre. Qui sait ? Ce ne serait peut-être pas un mal pour elle de baisser la garde.

Est-ce qu'elle pensait qu'elle n'était pas idiote ou superficielle ? Non, c'était idiot d'avoir cru en son histoire avec Seth... mais elle pouvait peut-être reconnaître que, par contre, il n'était pas si idiot que ça d'être tombée amoureuse.

Pomona voulut quand même répliquer quelque chose, confirmer qu'elle était stupide malgré tout. Mais ça ne prenait plus. Elle n'avait pas la force de l'entendre affirmer une fois encore qu'elle se trompait. Et les meilleurs arguments qu'elle possédait, elle ne pouvait pas les répéter.

Finalement... elle baissa totalement les armes et sentit les larmes lui monter aux yeux.


"Je ne pensais pas que ça faisait aussi mal...", avoua-t-elle d'une voix étranglée.
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Lun 19 Juin - 3:58





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
J
e vois des larmes au coin des yeux de Pomona, et ça me déstabilise. Je crois que je ne l'ai jamais vu pleurer de toutes ma vie, et pourtant, je la connais depuis sa plus tendre enfance. Je l'ai connue quand elle ne tenait pas encore debout, je l'ai connue quand elle n'avait pas encore prononcé ses premiers mots, bref, à l'âge où, normalement, ben... ça pleure sacrément (pfouuu parler de ça vient de me filer un de ces coups de vieux, je vous raconte même pas... enfin, je viens de vous le raconter mais... bref). Mais non, même dans cette période, je ne crois pas l'avoir vue pleurer. Bon, en même temps, on ne peut pas dire que j'ai été très présent pour elle à l'époque (j'avoue, votre honneur)... à cette période-là, j'évitais déjà ma famille comme la peste, mon frère autant que les autres, et devenir tonton ne m'avait pas ému outre mesure, d'ailleurs. J'étais convaincu du fait que cette gosse serait pourrie comme n'importe quelle Fitz, qu'il n'y aurait rien à en tirer. C'est sûr que pour le coup, on ne pourra pas dire que j'ai été lucide et très clairvoyant. Je me suis trompé sur toute la ligne. Et tant mieux.

J'aurais regretté de ne pas avoir une nièce aussi brillante... même si présentement, ce n'est pas ce qui s'observe en premier lieu chez elle. Plutôt un sincère désarroi. Je déteste la voir pleurer. Sentir qu'elle va mal me fait mal à moi aussi... et pour ce qui est de consoler les gens, j'ai toujours été d'une nullité phénoménale. J'abats mes dernières barrières, mes dernières réserves, et je la prends dans mes bras. Elle aura le droit de m'envoyer paître si elle veut, mais puisqu'elle a besoin de se confier, puisqu'elle m'avoue honnêtement qu'elle va mal, et je ne peux pas juste la regarder comme ça, les bras croisés. Je ne sais pas trop comment m'y prendre, mais il y a une chose que je sais. Je sais ce que c'est que de souffrir d'une peine de cœur. J'en ai connues, moi aussi, bien sûr. Et la première est évidemment la plus difficile de toutes. On a l'impression que tout s'effondre, le sentiment que plus rien n'a de sens. Je ne me rends pas compte d'à quel point le cas de ma nièce est encore spécial, mais pour ce qui est de compatir à un chagrin d'amour, ça va, je pense que je maîtrise un minimum.

- Ça finira par passer..., lui dis-je doucement. Ça passe toujours.


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mar 27 Juin - 7:52

Pomona n'avait presque jamais eu droit à ce genre de gestes de réconfort. Pas de la part de ses parents, c'est sûr, pas depuis un certain âge en tout cas. Et la dernière fois remontait.... eh bien, au soir d'Halloween, avec Seth... et ce n'était vraiment pas en nourrissant ce genre de pensées, là, maintenant, qu'elle allait se sentir mieux.

Au contraire, les larmes ne firent que couler de plus belle, beaucoup plus franchement, cette fois. Mais tout de même, la jeune femme se sentait soulagée, réconfortée. Malgré toute l'estime qu'elle avait pour son oncle, même s'il était le membre de sa famille le plus proche..., c'était la première fois qu'ils brisaient ainsi la distance.

Et vraiment, c'était le meilleur moment pour ça, Henry ne se doutait sans doute même pas d'à quel point elle était contente que ce soit, ici et maintenant, qu'il soit rentré et qu'il daigne être présent et attentif alors que rien ne l'y forçait. Elle aurait aimé lui réserver un meilleur accueil, mais il ne semblait pas lui en vouloir, et ça, ça comptait pour elle.

- Ça finira par passer... Ça passe toujours.

Ce pouvaient être des paroles en l'air, mais Pomona était convaincue que Henry parlait d'expérience... Et ce serait logique. Pomona n'avait jamais aimé, avant Seth, alors forcément, elle n'avait jamais connu de chagrin d'amour, et c'était d'autant plus douloureux qu'elle n'avait jamais eu à appréhender une chose pareille.

Elle s'en doutait, que ça finirait par passer, et ce serait tant mieux, parce qu'enfin, elle pourrait redevenir elle-même. Et en même temps, elle n'avait pas envie que ça passe, elle aurait pour de bon l'impression que ça ne voulait rien dire du tout. C'était le cas, pour Seth, elle l'avait bien compris, mais pour elle, ça avait représenté beaucoup. Il ne lui en resterait rien.

Elle ne dit rien, pendant plusieurs secondes, en se contenta d'attendre que ses sanglots se dissipent un peu. Ce ne fut qu'alors qu'elle daigna briser leur étreinte, essuyant d'un revers de manche les larmes qui s'étaient écoulées de ses yeux le long de ses joues.

Sa dignité en avait pris un coup, c'est le moins que l'on puisse dire, elle ne se rappelait même pas avoir déjà pleuré comme cela un jour. Généralement, elle prenait soin de n'avoir pas de public, quand elle craquait comme maintenant, mais on ne réussit pas toujours.

"Merci...", sut-elle répondre doucement, encore un peu honteuse, tout de même. "J'imagine que tu t'attendais à un autre accueil, hein ?" dit-elle en forçant une esquisse de sourire à se déposer sur ses lèvres.
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Sam 1 Juil - 12:07





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
C'
est complètement déstabilisant, comme sentiment, l'impuissance. Je suis là, je ressens toute la détresse de Pomona dans le moindre de ses sanglots, et je ne sais pas quoi dire ni quoi faire pour la rassurer et l'encourager, pour l'aider à se sentir mieux. Je me dis que l'idéal serait sans doute qu'elle m'explique tout, qu'elle ne me cache rien de ce qui la tourmente... Je ne vais pas insister parce que je sais qu'elle va se braquer et ne rien me dire pour autant, mais je m'inquiète tout de même beaucoup, et je me sens assez inutile. Je ne sais pas si une simple étreinte, pour nous qui n'y sommes pas habitués, va vraiment lui faire du bien, mais je l'aiderai à mon échelle. Il n'y a sans doute pas beaucoup de remèdes contre les chagrins d'amour. Il faut juste attendre que ça passe. Ce peut être plus ou moins long, mais dans tous les cas, les options ne sont pas particulièrement nombreuses. Je ne peux pas me changer en bureau des pleurs, elle ne peut pas se changer en... jeune femme normale juste pour les circonstances. Nous sommes qui nous sommes, voilà tout, mais c'est peut-être ça qui lui permettra de surmonter l'épreuve. elle est plus forte que n'importe qui, et ça je le sais. Finalement, après un moment, notre étreinte se brise. Elle me remercie, je lui adresse un sourire. Je crois que ses remerciements sont sincères, et donc, au moins, j'aurait été un peu utile, même si j'aurais quand même préféré pouvoir faire plus, ce que je n'ai malheureusement pas réussi. Je ne nie pas quand elle suppose que je m'attendais à un autre accueil, je ne peux pas nier le contraire. En même temps, je n'ai jamais vu Pomona sous cet angle. Mais on a tous plus d'une facette, après tout.

-Je le reconnais, j'avoue sans perdre mon fin sourire. J'imaginais que tu aurais le nez plongé dans un dossier et à peine deux mots à m'accorder, en bon bourreau de travail que tu es.

Et ça aurait pu être le cas si elle n'avait pas perdu contenance. Je lui en sais gré. Je préfère qu'elle fasse preuve de cette franchise avec moi, et je me dis qu'il était grand temps que je rentre, en tout cas. Je suis heureux de ne pas avoir prolongé mon voyage.

-J'ai bien fait de rentrer, je crois. Et attends. Petit éclair de lucidité, je retourne à mon sac et fouille à l'intérieur pour en sortir une boîte artisanale, je l'ouvre. Les gâteaux qu'elle contient ont un peu mal tenu le voyage, mais sont toujours apétissants. Des Jalebi, spécialité indienne. Ça te tente ?


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mer 5 Juil - 7:55

-Je le reconnais. J'imaginais que tu aurais le nez plongé dans un dossier et à peine deux mots à m'accorder, en bon bourreau de travail que tu es

Cette réponse parvint à décrocher un sourire à Pomona, ce qui n'était pourtant pas une mince affaire en règle générale, et encore moins dans les circonstances exceptionnelles où elle se trouvait, présentement.

Elle pouvait difficilement donner tort à son oncle, en même temps. Si les circonstances avaient été différentes, si la jeune femme était restée elle-même, c'est sans doute ce qui se serait passé. elle aurait veillé jusque tard dans la nuit, oui, parce qu'elle n'avait pas attendu après Seth pour souffrir d'insomnie, partagée entre son travail pour le bureau des Aurors et son implication au seuil de la Résistance.

Elle aurait été ravie de retrouver son oncle, très sincèrement, mais elle le lui aurait très certainement vraiment mal montré, particulièrement mal montré, parce qu'elle n'était pas démonstrative et parce que les relations humaines n'étaient pas, n'avaient jamais été, et ne seraient jamais son fort. Elle ne fit aucun commentaire. De toute façon, il savait qu'il avait raison, il savait toujours qu'il avait raison.

-J'ai bien fait de rentrer, je crois. Et attends.


Oui, il avait bien fait de rentrer. Pomona avait sincèrement conscience, présentement, du fait qu'elle avait diablement besoin de lui. Il était son soutien silencieux, un pilier si discret qu'elle manquait sans doute bien souvent de reconnaissance à son égard.

Il avait bien fait de rentrer, oui, parce que maintenant, elle se sentait un peu plus capable d'affronter la suite, de poursuivre sa route, tout simplement parce qu'elle n'était pas seule. Ce n'était pas ce qui rendait forcément la situation moins pénible, mais en tout cas un peu plus supportable. Vu les circonstances, c'était dors et déjà miraculeux. Même si elle savait qu'elle ne devait pas lui en demander trop non plus. Ni trop se reposer sur lui. Qui sait quand il repartirait, après tout.

Elle attendit donc quand Henry fouilla dans ses affaires. Il en extirpa une boîte de gâteaux à l'air appétissant. Elle allait se consoler en sucreries, voilà qui complèterait parfaitement le tableau. Mais au point où elle était, après tout... pourquoi pas.

- Des Jalebi, spécialité indienne. Ça te tente ?

Pomona hocha doucement la tête et s'empara d'une des pâtisseries. C'était très sucré, mais pas déplaisant, pas du tout.

"C'es très bon", dit-elle en hochant la tête. "Bon alors, ce roman, tu as pu avancer ?"

Changer de sujet, c'était encore le mieux selon elle. Elle s'était assez épanchée sur ses malheurs.

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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Sam 15 Juil - 7:10





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
D
es fois, il n’y a pas à dire, rien ne vaut de contenter son estomac pour apaiser son esprit. Je sais que tout le monde ne fonctionne pas de la même manière, mais moi, quand je me délecte de l’une ou l’autre pâtisserie, surtout parmi les plus sucrées, je me sens instantanément mieux. J’imagine que ça doit venir du sucre. J’ignore si les attraits de ce dessert oriental sauront toucher au cœur la jeune femme, ce qui est certain, c’est qu’elle apprécie l’attention, et à mes yeux, c’est déjà un excellent point de gagner. Je ne suis pas la personne la plus sûre et la plus compétente qui soit au monde, mais je fais en tout cas de mon mieux. J’essaie de la rassurer, de la réconforter, et j’ai l’impression que certains manches se débrouillent tout de même moins bien que moi. Finalement, c’est Pomona, après une bouchée de jalebi, qui décide de changer de sujet de conversation, je la laisse faire et ne cherche même pas à l’en empêcher. Je sais qu’elle m’en a déjà dit beaucoup, bien plus que ce qu’elle s’autorise d’ordinaire à dire à son entourage, ou même que ce qu’elle s’autorise à penser pour elle-même, alors je ne vais pas tirer sur la corde. J’apprécie juste la confiance qu’elle place en moi, et je lui prouverais que cette confiance est fondée, et qu’elle ne l’exprime pas du tout en vain, bien au contraire. Elle me demande si j’ai pu bien avancer dans mon roman, et je prends soin de lui répondre en toute honnêteté, j’imagine que parler de mon travail est la meilleure manière de dissiper le malaise et de retrouver nos bonnes vieilles conversations, beaucoup moins intimes, beaucoup plus distantes. Nous sommes proches, pourtant, mais nous avons une manière bien… disons… « fitzienne » de l’être, qui peut en dépasser plus d’un, à certains moments.

- Je l’ai même fini,
lui annoncé-je fièrement alors qu’elle me demande juste si j’ai bien avancé dans mon roman.

On ne peut mieux, puisque j’en ai clôturé le dernier chapitre. Je crois que c’est l’ouvrage dont je suis le plus fier pour le moment (ce qui signifiera peut-être que mon éditeur le détestera… je ne suis pas sûr qu’il soit assez « grand public » en fait). Ce qui ne signifie pas non plus que j’en suis complètement satisfait. Mais j’ai fini par admettre que je n’atteindrai jamais la perfection telle qu’on la suppose. Parce que la perfection n’existe tout bonnement pas, ce qui ne facilite bien évidemment pas les choses.

-Je t’en ferai lire quelques pages, si ça te dit, je serais curieux d’avoir ton avis.

Surtout que je suis sûr qu’elle ne mâcherait pas ses mots pour me dire ce qu’elle pense réellement. Et son avis objectif ne me fera pas de mal.


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mar 18 Juil - 3:55


- Je l’ai même fini.

Pomona était sincèrement ravi de l'apprendre. Elle savait que Harry ne succombait jamais aux sirènes des éditeurs ni ne se laissait assommer par la pression qu'on pouvait lui faire subir (l'avantage d'être un auteur à succès était qu'on lui accordait quand même plus de largesses qu'à la plupart), mais elle savait aussi que les pannes d'inspiration ne devaient pas être un cadeau. Elle aimait, en conséquence, savoir que Henry n'en avait pas souffert et que son voyage avait été enrichissant à plus d'un titre.

Elle aimait beaucoup les livres de son oncle. Et elle ne le disait pas uniquement parce que c'était son oncle. Peut-être que ça jouait inconsciemment, mais Pomona n'était pas franchement du genre influençable, ni à ménager les sentiments de ses proches, et elle pensait en outre disposer d'un bagage littéraire suffisant pour pouvoir parler des œuvres de Henry Fitz sans se jouer de subjectivité.

Elle lisait depuis sa plus tendre enfance, dès qu'elle en avait eu l'âge, elle avait dévoré les œuvres de Dickinson, des sœurs Bronte, de Jane Austen, de Shakespeare, d'Oscar Wilde, d'Edgar Alan Poe et j'en passe (les Moldus avaient un don en terme de littérature, qu'elle retrouvait rarement chez les sorciers, peut-être parce que l'omniprésence de la magie dans leur quotidien diminuait leur capacité à imaginer). Alors elle avait quelques connaissances, quelques critères et quelques attentes.

Ce qui est sûr, c'est qu'elle attendait avec une grande impatience de pouvoir lire ce nouvel ouvrage. N'importe quoi qui serait capable de lui changer les idées ne lui ferait pas de mal, en revanche. Même si elle n'était pas sûre d'avoir le temps pour ça. De manière générale, elle n'avait de temps pour rien, c'était même assez désespérant, en fait. Enfin... ne plus être avec Seth allait lui réserver du temps... mais elle devait consacrer ce temps à la résistance. Elle s'était naïvement laissée distraire, elle ne recommencerait certainement pas.

-Je t’en ferai lire quelques pages, si ça te dit, je serais curieux d’avoir ton avis.

C'était une offre qu'elle ne risquait pas de refuser. Elle savait que nombre de ses lecteurs souhaiteraient être à sa place, avoir entre les mains le tout dernier manuscrit de leur auteur favori. Alors c'est sûr, elle allait apprécier à sa juste valeur l'honneur qui lui était donné.

Elle hocha donc la tête sans hésitation. S'il la voulait comme première lectrice, même pour quelques pages, elle n'allait certainement pas refusé, et elle comptait bien au passage lui communiquer une opinion la plus objective possible.


"Avec grand plaisir", assura-t-elle. "Mais ce soir, je crois que je ne vais plus être capable de lire quoi que ce soit."

Même si la fatigue ne gagnait qu'un léger terrain. Elle la ressentait, mais elle savait que si elle se risquait à s'allonger dans son lit, les insomnies regagneraient du terrain.

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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Lun 24 Juil - 8:47





  

Henry & Pomona

“ On peut toujours compter sur sa famille. ”
J'
ai des lecteurs attitrés, les mêmes depuis des années, et je n'en changerai jamais, pas un seul instant, parce que j'ai confiance en eux, je sais qu'ils sont très objectifs. Leurs avis ne sont pas toujours agréables à avaler, parce qu'ils ne me ménagent pas, mais au moins, ils sont honnêtes, et grâce à eux, je peux m'améliorer. Certains de mes livres n'auraient vraiment pas la même tête sans eux. Mais j'aime bien, de temps à autre, soumettre mes manuscrits au regard d'autres personnes, du moment que je les estime et que leur opinion me tient à cœur. Et évidemment, Pomona appartient totalement à cette catégorie. Elle est très intelligente, elle a une capacité d'analyse très affinée... Et elle est jeune. C'est ce qui me manque, parmi mes lecteurs. Je touche les vieux de la vieille, qui me lise pas habitude. Mais si je peux plaire à un plus jeune lectorat, alors tant mieux. Ce n'est pas que je veuille plaire à tout le monde, mais je ne vais pas mentir. L'opinion de mes lecteurs compte énormément à mes yeux, revêt une importance capitale. C'est mon gagne-pain, après tout, et même si j'écris par passion, je ne vais pas prétendre non plus que je ne le fais pas pour l'argent. Logique, après tout. Je me répète, mais c'est mon boulot, à la fin. Alors oui, je suis impatient que ma nièce me lise et me dise ce qu'elle pense de tout ça. Si elle peut apporter un nouvel éclairage à mon manuscrit, alors ce sera parfait, vraiment parfait. Mais rien ne presse, bien sûr.

-Je ne t'aurais pas laissé faire si tu m'avais dit le contraire, je lui assure dans un sourire amusé. Et c'est vrai. Là, pour l'instant, elle a besoin de repos, de repos et de rien d'autre. Si elle y arrive... Je crois qu'il est temps pour toi comme pour moi d'aller nous reposer un peu. Je lui adresse un regard entendu. Se reposer, hein, pas retourner travailler.

Je ne serais pas mécontent de retrouver mon lit et ma couette après tout ce temps. En Inde, parfois, le confort était tout relatif, malheureusement, ce n'est rien de le dire. Je n'aurais pas de mal à retrouver mes vieilles habitudes, et puis, le voyage combiné à cette soirée haute en couleur n'ont pas aidé mon épuisement. Si Pomona ne trouve pas le sommeil, je veillerai sur elle, sinon, j'avoue que je piquerai bien un petit roupillon, là.


          
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Message#Sujet: Re: On peut toujours compter sur sa famille.   Mer 26 Juil - 6:36


-Je ne t'aurais pas laissé faire si tu m'avais dit le contraire.

Un nouveau sourire parvint à décorer les lèvres de la jeune femme, très fin et discret une fois encore, mais c'était déjà mieux que rien, c'était même beaucoup. De sa part, d'une part, et aussi parce qu'elle se sentait si désespérée, ces derniers temps, qu'elle pensait ne plus jamais être capable de sourire du tout, d'une façon ou d'une autre.

Elle appréciait définitivement de constater la manière dont il prenait soin d'elle sans forcément en donner l'air. Elle aimait l'idée que quelqu'un se fasse sincèrement du souci pour elle. C'était sans doute égoïste, mais là elle en avait besoin.

Ils étaient vraiment très peu à pouvoir se targuer d'avoir obtenu d'elle son affection, et parmi eux, l'une avait disparu dans la nature, un autre l'avait trahi et lui avait brisé le cœur. Henry, lui, discret mais fidèle au poste, remplissait son rôle à merveille, et une fois encore, il lui prouvait qu'il se souciait sincèrement d'elle, tout simplement.

-Je crois qu'il est temps pour toi comme pour moi d'aller nous reposer un peu.

Il avait raison, évidemment, il était particulièrement tard, et elle devait se coucher si elle voulait reprendre le travail, le lendemain. Elle devait abandonner les dossiers en cours et tenter de fermer les yeux.

Bon, ce n'était pas parce qu'elle le savait qu'elle pensait être capable de sombrer dans le sommeil, les questions la taraudaient toujours, alors ça n'allait pas aider du tout. Elle verrait bien ,dans tous les cas, elle devait au moins tenter le coup. Peut-être que savoir une présence à proximité calmerait au moins un peu ses angoisses pour cette nuit. Ou pas, mais dans tous les cas, elle n'allait pas déranger son oncle avec ça.

- Se reposer, hein, pas retourner travailler.

Bon, d'accord. Ils ne se voyaient pas forcément beaucoup, mais ils se connaissaient malgré tout très bien. C'est vrai que si elle n'avait pas été là, elle n'aurait pas levé le nez de ses dossiers, elle en aurait été juste incapable.

Elle ne se défendit pas vraiment, elle ne pensait pas que ce soit utile, et elle savait que, une fois de plus, elle ne serait pas dupe, quoi qu'il puisse advenir.

"Tu as raison", répondit-elle. Et elle ajouta de suite, avant de lui laisser le temps de répliquer qu'il avait toujours raison (elle était sûre et certaine qu'il en était capable... et ce n'était pas faux, en plus). "Je vais aller me coucher." Ce n'était pas forcément nécessaire de le préciser, mais elle le fit quand même, malgré tout. "Bonne nuit, Henry."

Elle tourna les talons, prête à rejoindre sa chambre, mais elle s'interrompit dans son geste le temps de prononcer quelques mots.

"Je suis contente que tu sois de retour."
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On peut toujours compter sur sa famille.

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