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 Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)

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Message#Sujet: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 11 Juin - 12:10

Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
La dernière fois qu’Adrian était rentré de Poudlard pour un week-end, il était rentré chez les Dragonneau et avait retrouvé sa mère apprenant par la même occasion qu’elle venait vivre en Angleterre, qu’elle avait un appartement pour eux et donc qu’ils allaient continuer leur vie ici. Ça avait été une bonne chose, maintenant Adrian appréhendait son retour. Il rentrait, normalement c’était juste pour rentrer, parce qu’il avait envie de passer un week-end en compagnie de sa mère dans leur nouvel appartement. Même si les vacances de noël approchaient, ils avaient prévu qu’il rentre là parce qu’ils avaient simplement besoin de se voir. Sauf qu’en cet instant précis, Adrian ne savait plus vraiment s’il avait envie de voir sa mère. Enfin, si, il avait envie de la voir, dans le seul but de la mettre devant le fait accompli de ce qu’il venait de découvrir. Il était en colère, vraiment. Il avait donc quitté Poudlard un peu à reculons, n’oubliant surtout pas le miroir à double sens que Cassiopée lui avait offert pour son anniversaire, afin qu’ils puissent discuter pendant qu’il serait chez sa mère. Chez sa mère oui, non chez eux finalement, Adrian ne voyait plus les choses comme ça. Il ne savait pas vraiment comment il devait voir les choses en réalité. Il se sentait complètement perdu et ça n’allait clairement pas aider le dialogue.

Adrian n’en revenait vraiment pas ce qu’il avait découvert sérieusement… et de la part de son cousin en plus, même pas des « adultes » de leur famille. Ils avaient l’intention de lui en parler un jour ? Ou alors ils se contentaient simplement de se moquer de lui ? Après tout, visiblement, ils s’amusaient vraiment à lui cacher la vérité. Et Adrian devait reconnaître que si Hyppolite n’avait pas décidé de lui déballer ce qu’il avait découvert, ce qu’on lui avait caché, alors il serait encore dans le flou. Mine de rien, cela l’agaçait aussi profondément qu’il doit considérer qu’il avait une dette envers son cousin. Bon, en soit, ce n’était pas si grave, mais c’était quand même la personne avec qui il s’entendait le moins qui lui apprenait la vérité et c’était vraiment frustrant. Enfin, de toute façon, il ne pouvait pas revenir en arrière maintenant.

Il rentra donc chez sa mère, où celle-ci l’attendait sans doute. En même temps, il y avait peu de chance qu’elle ne le fasse pas. Il inspira longuement avant de passer le pas de la porte de l’appartement, dans le but de se donner du courage. Parce qu’en réalité, il n’avait aucune idée de comment les choses allaient se passer, de s’il voulait parler de tout cela avec sa mère, s’il voulait juste rester dans son coin. Mais il y avait peu de chance que la sorcière le laisse justement dans son coin. Ce n’était pas comme quand il rentrait chez les Dragonneau et que Tina acceptait de le laisser un peu seul dans sa chambre même pendant tout un week-end, se doutant qu’il n’allait pas très bien. Il inspira donc et passa la porte, ne sachant absolument pas comment les choses allaient se dérouler.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 11 Juin - 20:08


Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Q

ueenie ne l'aurait pas cru, elle qui avait tant attendu de pouvoir enfin retrouver son fils et de passer du temps avec lui, mais elle appréhendait, aujourd'hui, le retour d'Adrian chez eux. Pourtant, son enthousiasme à l'idée de passer du temps avec lui, son impatience à la perspective de pouvoir lui consacrer du temps qu'elle n'avait pas pu lui accorder pendant trop longtemps (au point d'insister pour qu'il passe le plus de week-ends possible chez eux quand bien même la plupart de ses camarades passaient généralement leur fin de semaine à Poudlard dans tous les cas), étaient toujours présents et intacts. Rien n'avait changé, si ce n'est une chose, une seule et unique chose, mais d'une importance capitale. Jacob était de retour dans sa vie, et donc, il devait finir par l'être dans celle d'Adrian également. Queenie était heureuse, elle filait le parfait amour avec Jacob, elle avait enfin retrouvé l'homme de sa vie, et elle était convaincue que plus rien ne les séparerait à présent... mais il y avait un mais. Il y avait leur fils. Si Jacob revenait dans sa vie à elle, il était également important qu'il fasse son retour (pour ne pas dire son entrée, en réalité) dans la vie d'Adrian... et Queenie ne savait vraiment pas comment ça allait se passer.

Elle avait convenu de parler tout d'abord seule à seul avec son fils avant de présenter officiellement le père et le fils. Sauf qu'elle ne savait pas par quoi commencer, ni comment faire pour qu'Adrian accepte la réalité. Car parler de Jacob, c'était avouer que son oncle et sa tante avaient continué de le fréquenter tout ce temps, c'était avouer que c'était son existence qui les avait séparés (quand bien même Queenie ne regrettait rien, vraiment rien)... C'était inviter Adrian à accepter plein de choses qu'il était complètement en droit de refuser (en tout cas, Queenie serait bien incapable de le lui reprocher, c'était à elle-même qu'elle faisait tous les reproches). Mais dans tous les cas, elle ne pouvait plus reculer. Ce week-end, elle allait tout lui dire... même si cette idée l'angoissait sincèrement... et sans se douter qu'en réalité, Adrian était déjà au courant de tout. C'était donc avec l'impatience de le revoir et l'anxiété de lui parler qu'elle le vit ouvrir la porte, elle l'accueillit tout de même avec son sourire de rigueur.

-Bonjour mon chéri !
Elle l'enlaça pour accompagner ses salutations. Elle avait tendance à se montrer trop tactile, sans doute, mais c'était dans sa nature, et avec son fils qu'elle n'avait pas pu serrer si longtemps dans ses bras, plus encore. Tu as fait bon voyage ? Comment tu vas ?

Pas très bien, certainement, mais puisque Queenie se faisait violence pour ne pas lire dans les pensées de son fils, elle ne s'en rendait pas encore compte.



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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 16 Juil - 18:40

Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Sans vraiment de surprise, Adrian fut accueillir chaleureusement par sa mère. Celle-ci vint le retrouver, le serrer dans ses bras, pour le saluer. En temps normal, Adrian aurait été heureux de se retrouver dans les bras de sa mère, mais la situation était vraiment compliquée en cet instant précis. Il sentait son cœur se briser sous l’étreinte de sa mère. Il aurait vraiment aimé se réjouir de son retour dans leur nouveau chez eux, mais en même temps il ne pouvait pas s’empêcher de sentir la trahison le ronger de l’intérieur. Il ne savait pas du tout s’il devait parler maintenant ou pas, s’il devait dire ce qu’il avait sur le cœur ou pas, mais en même temps il sentait bien qu’il n’allait pas pouvoir tenir bien longtemps sans le dire. Parce qu’il se sentait mal rien qu’en voyant sa mère, rien qu’en se disant qu’elle lui avait mentit. Son père était là, quelque part, sans doute chez son oncle. Est-ce qu’elle le fréquentait ? Est-ce qu’ils se fréquentaient depuis toujours, mais on l’avait gardé à l’écart pour une quelconque raison. Il ne comprenait vraiment plus rien.

Adrian afficha un léger sourire quand sa mère commença à lui poser plein de question. Comment il allait, s’il avait fait bon voyage, le jeune homme pouvait difficilement répondre. Bon, en soit il avait fait bon voyage. Mais on ne pouvait pas réellement dire qu’il allait bien. Bien au contraire, il allait vraiment mal. Pendant quelque seconde, Adrian ne répondit rien du tout et se contenta d’observer le visage de sa mère. Ce n’était évidemment pas le bon moment, le jeune homme en avait bien conscience, mais en même temps il savait qu’il n’allait pas pouvoir tenir comme ça pendant bien longtemps. Il savait qu’il avait besoin de parler à sa mère, de comprendre. Qu’elle prenne le temps de lui expliquer, même s’il se doutait d’avance que ça n’allait pas être facile. Finalement, il reprit la parole.

« Papa est là ? » D’accord, ce n’était clairement pas la bonne manière de s’y prendre. Il ne pouvait pas s’empêcher de se montrer quelque peu cynique, parce qu’il avait le sentiment d’être pris pour un idiot par tous les membres de sa famille (en dehors de son cousin, mais bon ça…). « Il se cache où ? Dans ta chambre ? Chez tante Tina ? »

Au moins, sa mère ne risquait pas d’ignorer le fait qu’il était au courant. Adrian ne pouvait vraiment pas se montrer plus clair. Quand bien même la sorcière se demanderait sans doute comment il serait au courant. Adrian ne manquerait pas de lui fournir toutes les explications possible le moment venu, pour l’heure il se contentait simplement de fixer le visage de sa mère dans le seul but de voir sa réaction. Il était évident en tout cas que les minutes à venir n’allaient vraiment pas être des plus agréables. Mais en même temps, c’était nécessaire. On ne pouvait pas vraiment dire qu’ils avaient le choix, il fallait mettre carte sur table.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 16 Juil - 19:01


Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Q

ueenie s'abstenait au mieux de lire dans les pensées de son fils, une promesse est une promesse, mais malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir que quelque chose n'allait pas, qu'Adrian était troublé par quelque chose, et cette pensée lui faisait du mal. Bon, elle ne pouvait nier l'éventualité qui voudrait que ce soit simplement ses appréhensions qui lui donnent de la réalité une vision faussée, mais elle avait quand même le sentiment qu'il y avait autre chose. Elle sentait quand elle le prenait dans ses bras que l'étreinte n'était pas complètement partagé, et son sourire manquait... de lumière... Et elle devait bien vite comprendre pourquoi. Ce qui la rongeait le rongeait également. Queenie ne sut s'empêcher d'afficher une mine stupéfaite, interdite, en entendant le propos d'Adrian : il savait que Jacob était ici... mais comment pouvait-il être au courant ? Elle voyait tout à coup ses beaux discours préparés d'avance étouffés dans l'oeuf... Il savait tout... Ou presque tout ? Queenie n'avait pas la moindre idée de ce qu'Adrian avait pu découvrir. Toute la vérité ? Une partie seulement ? Dans tous les cas, il savait à présent qu'on lui avait menti, tout au long de sa vie... Il y avait de la rancoeur dans sa voix, parfaitement dinstincte et compréhensible, et Queenie sentit son coeur se briser sous le choc. Ce n'est pas comme ça qu'elle avait voulu que les choses se passent.

-J'avais l'intention de t'en parler...,
dit-elle faiblement. Dans quelques minutes, même, elle avait bel et bien eu l'intention de lui en parler. Mais pourquoi la croirait-il, à présent ? Il aurait toutes les raisons du monde de penser qu'elle cherchait seulement à se dissimuler derrière de fausses excuses, en attendant, elle avait bel et bien caché à son fils la vérité pendant des années. Et elle ne pourrait en aucune façon se dédouaner de cela. Alors qu'elle l'avait enfin retrouvé, elle allait peut-être le perdre. Cette idée la terrifiait, la déstabilisait totalement. Il n'est pas ici, admit-elle alors, il est chez ton oncle et ta tante. Elle marqua une légère pause... elle ne savait même pas quoi dire. Elle se doutait que les questions devaient être légion dans l'esprit du jeune homme. Mais elle aussi s'en posait plus d'une. Je... Non, autant attendre qu'il l'interroge de lui-même, quitte à subir sa déception et sa rancoeur. Comment tu l'as appris ?

Ce comment impliquait d'autres questions encore, elle voulait savoir comment il avait découvert la présence de son père, mais aussi ce qu'il avait découvert précisément... Le fait qu'il lui demande si Jacob était ici lui imposait plus d'une réflexion... avait-il compris qu'ils étaient de nouveau ensemble. Peut-être qu'un de ses camarades les avait vus tous les deux ?


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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 30 Juil - 18:36

Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Adrian savait que sa mère ne pouvait pas nier les faits – si elle l’avait fait, clairement il aurait vu rouge – mais il avait quand même tout le mal du monde de l’entendre affirmer qu’elle avait eu l’intention de lui en parler. C’était bien, qu’elle en ait l’intention, mais c’était trop tard parce qu’il était déjà au courant de tout (ou presque). Il se faisait en grande partie des films, mais cela n’empêchait qu’il était quand même au courant. Elle affirma qu’il ne se trouvait pas là (et encore heureux, parce qu’il n’aurait vraiment pas supporté de découvrir qu’il était caché dans la chambre de sa mère – ouais on imaginait pas ses parents dans une chambre hein – même si ça semblait logique qu’il ne soit pas là, puisqu’il n’était pas censé être au courant), qu’il était donc chez son oncle et sa tante. D’accord, il le prenait aussi mal. Évidemment qu’il était chez Norbert et Tina, il vivait là bas apparemment. Alors que lui même avait vécu avec les Dragonneau pendant plus d’un an, n’est-ce pas. Que tout le monde connaissait son père, et pas seulement de vue, et que personne ne lui avait rien dit.

Adrian ne répondit rien pour autant, se contentant de croiser les bras et d’observer durement sa mère. Il lui en voulait, vraiment, parce qu’il se sentait blessé. Il y avait eu plus d’une raison pour lui d’en vouloir à sa mère quand elle avait décidé de l’envoyer en Angleterre, mais ça n’avait jamais été aussi loin qu’en cet instant précis. Elle lui demanda alors comment il savait, se demandant sans doute ce qu’il savait aussi. Est-ce qu’elle avait des choses à lui cacher ? Il se faisait des films de toute façon.

« Ça n’a pas d’importance comment je sais. » En réalité si, mais Adrian n’avait aucune envie de dire à sa mère que c’était son cousin qui avait balancé la bombe. « Je sais c’est tout. »

Adrian ne s’était jamais montré aussi dur avec sa mère qu’en ce moment précis. Il devrait sans doute s’en vouloir un peu, mais en fait il se sentait tellement en colère, qu’il n’y parvenait pas. Et c’était à son tour de poser toutes les questions qu’il avait en tête.

« Tu comptais m’en parler quand ? Tina et Norbert sont au courant depuis toujours ? » Depuis quand est-ce qu’on se foutait de sa gueule en somme. « Tu es avec lui depuis toujours ? » Il ne savait pas que sa mère était son père s’était récemment mis ensemble, il se contentait simplement de se laisser aller à la paranoïa. « Tu le voyais en secret à New-York ? » Parce qu’il savait aussi que ce Jacob Machin-Chose venait de là-bas, alors forcément... peut-être que sa mère et lui coulaient des moments agréables pendant qu’il était à Salem. « Tu es venu vivre ici pour lui ? »

Sa voix se brisa légèrement à sa dernière question. Il savait que c’était idiot, mais il ne pouvait pas s’empêcher de se poser la question.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 30 Juil - 19:02


Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
O

ui, Adrian avait raison, bien sûr qu'il avait raison, même si Queenie se posait sincèrement la question, il était plus qu'évident que le problème ne résidait pas tant dans l'identité de celui qui avait appris au jeune homme la vérité (à moins qu'il l'ait déduit par lui-même d'une autre manière ?)... Mais elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question... Elle sentit son coeur se briser en entendant avec quelle dureté son fils s'exprimait. C'était la première fois qu'il s'adressait à elle si froidement, et pourtant, il aurait eu plus d'une occasion de lui en vouloir, surtout après qu'elle l'ait envoyé en Angleterre, mais c'était la première fois qu'il affichait tant de... Queenie ne savait pas trop... de la déception ? de la colère ? ... de la haine ? En tous les cas, un sentiment qu'elle aurait voulu ne jamais le voir ressentir, et encore moins à son égard... Mais cet assaut était justifié. Adrian avait raison d'être en colère... Il découvrait qu'on lui avait menti toute sa vie, forcément, qu'il était en colère.

Et le flot des questions commença. Quand est-ce qu'elle comptait lui en parler ? Maintenant... mais ça paraissait si absurde, à présent... Est-ce que Tina et Norbert étaient au courant depuis toujours ? Oui... et elle savait qu'il n'aimerait pas cette réponse. Norbert était devenu un véritable modèle, une référence pour lui, et au fond, Queenie s'était sentie soulagée qu'il ait au moins une figure masculine dans son entourage qu'il puisse considérer comme un exemple, il n'allait pas supporter cette trahison, et pourtant, sa soeur et son beau-frère étaient si peu responsables... Les questions suivantes lui glacèrent le sang... Alors il savait qu'ils étaient à nouveau ensemble, ça lui semblait évident... mais ses déductions étaient fausses, non fausses. Queenie se sentit blessée qu'il puisse imaginer que Jacob et elle se soient vus dans son dos, mais le pire fut la dernière question qu'il posa.

-Quoi ?
demanda-t-elle d'une voix éteinte, teintée de la plus totale incompréhension.

Est-ce qu'il croyait vraiment ça ? Qu'elle ne s'était pas installée en Angleterre pour lui. Pendant seize ans, il avait été tout ce qu'elle possédait, il avait été son univers tout entier, s'éloigner de lui lui avait brisé le coeur, et maintenant, il remettait en cause jusqu'à l'amour si profond qu'elle ressentait pour lui. C'était de bonne guerre, c'était tout ce qu'elle méritait pour ses mensonges... Mais tout de même, ça faisait véritablement mal.

-Je n'avais pas vu ton père pendant plus de seize ans
, dit-elle alors d'une voix tremblante, mise à mal par la violence des accusations de son fils. Je ne savais pas qu'il était en Angleterre quand on s'est revus... Elle planta son regard dans celui du jeune homme dans l'espoir qu'il la croie. Tout ce que j'ai fait, Adrian, je l'ai fait pour toi.

Y compris se séparer de son père...



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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Jeu 10 Aoû - 15:38

Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Adrian avait bien conscience qu’il était vraiment trop dur avec sa mère, qu’il se montrait trop violent dans ses propos. Mais il n’y pouvait rien, il se sentait tellement blessé et trahit qu’il ne faisait plus réellement attention à ses paroles. Il se laissait complètement envahir par la colère et les hypothèses idiotes qui avaient traversés son esprit. Il n’avait pas pu s’empêcher de se demander en effet si sa mère était venue vivre en Angleterre pour être avec son père. Idiotement bien sûr, parce qu’il voyait sa mère arriver dans ce pays en même temps que son père apparemment. Il était normal qu’il se pose des questions non ? Mais alors que sa mère exprimait sa surprise, d’une voix éteinte, il sut qu’il avait été bien trop loin dans ses propos. Il n’était pas sans ignorer tout l’amour que sa mère ressentait pour lui, autant qu’il en avait pour elle. Il savait à quel point la situation avait été difficile à vivre, à quel point elle avait souffert de devoir l’emmener en Angleterre alors qu’elle restait à New-York. Il se sentait un peu bête, mais en même temps c’était bel et bien ce qu’il pensait sur le moment. Et puisqu’elle avait passé sa vie à lui mentir, il était en droit de se questionner.

La voix de sa mère était tremblante alors qu’elle affirmait qu’elle n’avait pas vu son père depuis seize ans, depuis sa naissance donc, ou un peu avant. Pendant un temps Adrian s’était demandé si son père l’avait connu tout jeune, sans qu’il ne soit capable de s’en souvenir. Apparemment, sa mère ne savait pas qu’il se trouvait en Angleterre. Adrian pourrait faire preuve d’une grande mauvaise fois en affirmant qu’elle mentait, qu’elle devait dire n’importe quoi, mais il en était incapable. Pour la simple et bonne raison qu’il lisait bien trop de sincérité dans le regard de sa mère. Il n’avait pas la possibilité de lire dans son esprit – ce qui lui aurait été utile en réalité – comme elle le faisait, mais il pensait quand même la connaître assez pour savoir si elle était sincère ou non ? Sans doute pas en réalité, puisqu’elle lui avait menti toute sa vie. Elle ajouta alors que tout ce qu’elle avait fait, elle l’avait fait pour lui. C’était bien sympa, mais en attendant il n’avait pas spécialement l’impression d’avancer. Il ne savait pas plus ce qui s’était passé, pourquoi son père était là, ce que tout le monde savait, les mensonges et tout le tralala.

« Alors dis-moi pourquoi il m’a abonné ? » Demanda-t-il vivement. « Pourquoi est-ce que je n’ai pas eu de père toute ma vie et maintenant, on m’en donne un qui vit en plus chez tante Tina ? » Le fameux pote venu des États-Unis et qui squattait chez son oncle et sa tante, qu’Hyppolite avait vu et qu’il avait compris être son père. Sans que son cousin ne se soit trompé visiblement, puisqu’il avait bel et bien un père et qu’il était bien là. « Et pourquoi il s’amuse à venir voir mes amies ? »

Bon, amie ce n’était pas réellement le terme pour qualifier Aulne, mais Adrian ne parlerait pas d’Aulne comme ça à sa mère.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Jeu 10 Aoû - 16:02


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Q

ueenie savait bien que ce n'était pas les quelques propos qu'elle était parvenue à articuler, encore sous le choc, qui allaient aider Adrian à y voir plus clair. Elle aurait bien aimé être capable de tout lui expliquer avec les mots suffisants et l'émotion nécessaire, mais elle avait peur qu'il ne comprenne pas malgré tout. En attendant, forcément, les questions fusaient en tous sens, et pour une bonne raison. La réponse de Queenie avait sans doute soulevé plus de questions qu'elle n'avait apporté de réponses. C'était à elle, maintenant, de l'aider à y voir plus clair. Elle supposait d'avance qu'il ne lui pardonnerait jamais, mais au moins, comme ça, elle pourrait réhabiliter Jacob dans l'estime de son fils, et à ses yeux, c'était capitale. Elle pouvait supportait l'idée que son fils le déteste, même si difficilement, mais elle voulait que le père et le fils puissent finalement se découvrir et s'apprécier, quitte à, elle, devoir rester en retrait. Ce ne serait que justice, après tout. C'était elle qui les avait empêchés de se voir toutes ces années. Les questions s'accumulèrent donc, jusqu'à une dernière, bien plus inattendue que les autres ?

-Voir tes amis ?
répéta-t-elle, dans l'incompréhension la plus totale. Elle n'avait jamais entendu parler de cette histoire, et elle reconnaissait ne pas comprendre. Bien sûr, sonder l'esprit de son fils lui aurait facilité la tâche, mais elle s'était jurée de ne pas le faire. A la place, elle prit une grande inspiration et entreprit de lui raconter toute l'histoire. Ton père ne t'a pas abandonné. C'est... c'est ma faute. Jacob est un no-maj... On se voyait en cachette... Quand je suis tombée enceinte de toi, j'ai su que je vous mettrai tous les deux en danger, si je restais avec lui, alors je l'ai quitté. Sa voix tremblait d'émotion, elle avait l'impression de ne pas savoir bien exprimer les choses, il y avait tant de choses qui ne passaient pas en quelques mots : l'amour profond qu'elle éprouvait pour Jacob, la détresse ressentie en le quittant, l'amour qu'elle avait ensuite éprouvé pour son fils, qui ne lui avait certes pas épargné tous les regrets, mais certains quand même. Jacob est très ami avec Tina et Norbert, je ne pouvais pas les empêcher de se voir...

Elle avait e sentiment que son histoire était plus absurde résumée que vécue, et elle se sentait aussi honteuse qu'elle avait été cruelle, parce qu'elle avait privé Adrian de l'affection d'un père qui ne demandait qu'à l'aimer, parce qu'elle avait privé Jacob des joies de la paternité. Bien sûr, leur vie à New York aurait été chaotique, mais est-ce que ça n'en aurait pas valu la peine, tout compte fait ?



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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 20 Aoû - 17:28

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Adrian savait qu’il parlait sans doute trop et qu’il n’aurait pas dû parler du fait que son père s’était retrouvé en compagnie d’Aulne. Sa mère souleva ce point, mais le jeune homme décida de ne pas y prêter attention. Pour le moment, ce qu’il voulait savoir, c’était pourquoi cet homme l’avait abandonné. Sa mère affirma alors qu’il ne l’avait pas abandonné. Avant même qu’elle ne poursuivre son explication, il avait envie de lui rétorquer que s’il ne l’avait pas abandonné, il aurait eu un père. Mais évidemment, il s’emballait un peu trop vite, puisque sa mère précisa bien rapidement ses propos. C’était de sa faute d’après elle, parce que Jacob – son père donc – était un no-maj. Forcément, Adrian ne pouvait que voir où sa mère voulait en venir, parce qu’il savait bien que d’où il venait, les sorciers ne pouvaient pas avoir de rapprochement trop grand avec les no-maj. Aucun sorcier ne pouvait fréquenter un no-maj, encore moins l’épouser. Mais c’était e qu’avait fait Queenie, elle avait vue en cachette son père. Bon… Adrian voulait bien croire que c’était compliqué, qu’il y avait des circonstances atténuantes. Mais bon.

Forcément quand sa mère était tombée enceinte, elle avait décidé de le quitter parce que sinon, elle les mettait tous en danger. Adrian ne savait pas exactement ce qu’on réservait aux enfants à demi no-maj, parce qu’il n’avait jamais vu le cas arriver. Il savait qu’ici, il n’y avait aucun souci avec ce genre de relation. Et justement, ça avait le don d’agacer encore plus le jeune homme. Et donc, pour conclure, le fameux Jacob était un super ami de son oncle et sa tante. Donc c’était bien ça. Tout le monde savait tout, mais personne ne lui avait rien dit.

« Vous m’avez menti toute ma vie. »
Dit-il alors, sentant les larmes lui monter aux yeux. Il pouvait comprendre que sa mère ait eu envie de le protéger, admettons. Mais est-ce que c’était nécessaire de lui mentir ? Tout le monde l’avait fait. Même son oncle et sa tante. Tout le monde savait qui était son père et tout le monde avait fait comme s’il n’en avait pas. « Il le savait ? Que tu étais enceinte ? »

Demanda-t-il alors, en croisant les bras. Il parlait évidemment de ce Jacob, son père, se demandant s’il avait accepté que sa mère le quitter afin de se protéger. S’il avait décidé de l’abandonner donc, parce que ça serait un abandon, afin de se protéger. Que parce que ce n’était pas possible, il avait fait pour sauver sa vie comme s’il n’existait pas. Si c’était le cas, Adrian n’avait aucune envie d’exister une seule seconde pour cet homme dont il ne connaissait rien et dont il n’avait aucune envie de connaître quoi que ce soit pour le moment.

« Et pourquoi vous n’êtes pas venu vivre ici ? Pourquoi t’as abandonné comme ça ? » C’était facile pour lui évidemment de refaire l’histoire, de mettre le doigt sur les décisions de sa mère en disant que ce n’était pas les bonnes. Mais il n’avait juste pas conscience de ce qu’elle avait vécu à l’époque.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 20 Aoû - 18:02


Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
L

a situation était insoutenable. Queenie voyait bien que son fils souffrait, et pourtant, elle ne pouvait rien faire, elle savait que toutes ses tentatives pour le consoler ne feraient qu'envenimer les choses. Elle détestait voir les larmes au coin de ses yeux, qui l'empêchaient d'autant plus de contenir les siennes, et elle ne demandait qu'à le prendre dans ses bras, mais elle était convaincue qu'il la rejetterait, et elle ne supporterait pas ça. Le constat qu'il fit était douloureux mais malheureusement réel : oui, on lui avait menti toute sa vie. Tous ceux qui l'avaient fait l'avaient fait dans le but de le protéger, mais elle doutait fort qu'il l'accepte si facilement. Jacob avait su s'acomoder courageusement de cette nouvelle, c'est vrai, mais Jacob était adulte, et il connaissait leur situation de l'époque. Adrian était un adolescent, et il n'en avait pas la moindre idée. C'était normal qu'il ne comprenne pas. Elle ne dit rien à ce sujet, à quoi bon puisqu'il avait raison ? Elle aurait voulu que tout ça n'ait pas de retombées si directes sur Tina et Norbert, qui n'avaient jamais que couvert ses mensonges... mais il était de toute évidence trop tard.

Elle fit vivement non de la tête quand Adrian lui demanda si son père était au courant. Non, il ne l'était pas, il ne savait pas qu'elle était enceinte, et elle tenait à ce que cette information soit bien claire pour lui. Elle était la seule responsable de la situation, elle ne voulait pas que Jacob en accuse les retombées. Il ne l'avait pas abandonné, il ne savait pas, c'est tout... Et aujourd'hui, il savait et voulait retrouver son fils, mais est-ce que ce dernier accepterait ?

Elle eut toutes les peines du monde à contenir ses larmes quand Adrian lui demanda pourquoi elle n'avait pas emménagé en Angleterre, tout simplement. C'est sûr que dit comme ça, ça paraissait si simple, et au fond, rétrospectivement, elle ne pouvait s'empêcher de se dire que ça aurait sans doute été possible. Seulement à l'époque, eh bien... elle n'avait pas pu, elle n'avait pas su. Il n'avait sans doute pas tort en affirmant qu'elle avant abandonné, et pourtant, Queenie avait toujours vu cet épisode de sa vie comme une lutte acharnée. Une lutte pour préserver un fils qui, maintenant, la haïssait peut-être... et pour toujours, qui sait.

-C'était pas si simple... Sa vie entière était en Amérique... la mienne aussi... Elle savait d'avance que cette excuse ne lui suffirait pas, mais que dire, elle ne pouvait lui expliquer ce qu'elle avait vécu à l'époque, pour cela, il faudrait qu'il puisse se mettre à sa place, à cette période... J'avais peur pour lui, pour toi, je... Elle réprima un sanglot. J'ai pensé à ton bien avant tout le reste.


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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 3 Sep - 16:00

Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
Au moins, le no-maj ne savait pas que sa mère était enceinte de lui à l’époque. Adrian ne savait pas exactement ce qu’il allait pouvoir faire de cette information, mais au moins il se disait qu’il savait et qu’il pourrait… il ne savait pas, aviser en connaissance de cause. Quelque chose comme ça. Il était clair que si Jacob avait su qu’il existait, il lui en aurait voulu de ne pas avoir cherché à se battre pour lui, comme tout père devrait faire. Mais il ne savait pas. En un sens, c’était un point pour son père, mais un point en moins pour sa mère. Elle avait donc menti à l’homme, autant qu’elle lui avait menti, entraînant son oncle et sa tante dans ses mensonges. Et sans doute que cela aurait continué encore un moment si jamais Hyppolite n’avait pas décidé de vendre la mèche. Bon, ça, c’était ce qu’il se disait, même si ce n’était pas la vérité. Mais il ne parvenait pas à imaginer les choses d’une autre manière.

En attendant, il ne comprenait vraiment pas comment sa mère avait pu abandonner aussi rapidement que ce qu’elle avait fait. Elle avait décidé de tout abandonner afin de le protéger, comme elle le disait, mais Adrian se disait qu’ils auraient pu vivre en Angleterre. Bon, Adrian n’aurait pas connu Cassiopée et ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait souhaiter, mais en même temps… et bien, il aurait eu un père. Évidemment, le jeune homme ne pouvait pas refaire l’histoire, mais il avait quand même envie de comprendre. Il avait besoin de comprendre ce que sa mère avait vécu, ce par quoi elle avait traversé. Est-ce que ça allait l’aider à lui pardonner, il n’était pas sûr non, mais c’était quand même quelque chose dont il avait besoin. Elle affirma alors que la vie entière de son père était aux États-Unis, comme la sienne d’ailleurs. Et qu’elle n’avait finalement pensé qu’à son bien dans l’histoire, parce qu’elle avait eu peur pour lui et pour le no-maj qu’il avait comme père. Forcément, Adrian avait bien conscience que la situation aux États-Unis n’avait rien de simple, mais quand même.  Adrian ne pouvait vraiment pas s’empêcher de se dire que sa mère avait abandonné bien trop vite. Et elle devait le croire aussi de son côté, même s’il ne pouvait clairement pas comprendre sa situation de l’époque. Il ne l’avait pas vécu.

« Et donc pour le protéger, tu m’as menti. J’aurais pu avoir un père, mais tu en as décidé autrement. »
Le jeune homme ne pouvait pas s’empêcher de se montrer vraiment désagréable avec sa mère, même s’il s’en voulait un peu. Un peu oui, parce que dans tous les cas, il lui en voulait pour ses mensonges. « Et maintenant, ta vie n’est plus là-bas ? Et la sienne ? Il va se passer quoi ? »

Adrian avait compris que sa mère n’était pas revenue pour son père, mais quand même. Il ne pouvait pas s’empêcher de se demander comment les choses allaient se passer ensuite.
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Message#Sujet: Re: Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants... (maman chérie)   Dim 3 Sep - 18:28


Ni feu, ni charbon, ne sont aussi brûlants qu'un amour secret que chacun ignore.
M

alheureusement, le résumé qu’Adrian faisait, en une phrase bien concise, de la situation, était parfaitement exacte, et ça ne rendait la situation que plus douloureuse aux yeux de Queenie. Elle rêvait de remonter le temps et de tout changer à ses décisions, et elle ne le pouvait pas, elle ne pouvait donc qu’accepter les reproches de son fils sans pouvoir se justifier. C’était la vérité, pour protéger Jacob (et Adrian aussi, mais il ne l’entendait visiblement pas de cette oreille), elle avait menti à tout le monde et obligé Tina et Norbert à faire la même chose de leur côté, elle était responsable de tout ça… elle n’avait pas d’excuse. Si ce n’est celle d’avoir voulu bien faire et d’avoir lamentablement échoué dans cette entreprise. C’est certain, elle devait bel et bien être la pire mère du monde, et de bien trop loin. Et elle ne savait pas quoi faire pour se rattraper… Il n’y avait rien à faire. Adrian lui en voulait. Et il lui en voudrait toujours. C’était évident. Et c’était normal. Elle songea qu’elle avait de la chance, déjà, d’avoir été aimée d’un fils aussi exceptionnel pendant seize ans. Elle ne devait pas en demander davantage. A ces réflexions, elle s’était contentée de hoche la tête, ne sachant que dire d’autre. Ce sur quoi le bleu et bronze reprit la parole… et là, les choses allaient certainement se compliquer encore plus, c’était certain. Il était légitime qu’il s’interroge sur la manière dont les choses allaient se passer à présent, mais la vérité, c’est que ça allait complètement dépendre de son fils. S’il ne voulait pas rencontrer son père ou ne plus entendre parler d’elle, ce serait son choix, ce serait son droit, elle n’aurait rien à y redire… mais elle avait envie de croire qu’ils allaient pouvoir se retrouver tous les trois, former une famille. Mais est-ce que ce n’était pas juste complètement utopiste ?

-Ma vie, c’est toi, Adrian...,
répondit-elle doucement, la voix toujours tremblante d’émotion, quand Adrian lui demanda où était sa vie. La question ne se posait pas pour elle, même s’il était normal qu’Adrian, lui, l’interroge. Après tout, elle l’avait laissé seul avec son oncle et sa tante pendant plus d’un an. Mais une fois encore, c’était en pensant à son bien et en se fourvoyant royalement. Elle prit une grande inspiration et reprit. Je t’ai menti, oui, mais pas quand je t’ai dit que ton père était l’homme de ma vie. C’était vrai à l’époque, c’est toujours le cas aujourd’hui. Elle marqua une légère pause. Elle craignait que chacun des mots qu’elle prononçait creuse un peu plus le fossé entre eux. Jacob va emménager en Angleterre… Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. Elle marqua une nouvelle pause. Je sais, c’est beaucoup trop pour toi et c’est ma faute. N’en veux pas à ton père ou Tina et Norbert. C’est entièrement de ma faute.

Si il devait lui en vouloir, qu’il le fasse, même si ce serait douloureux, mais elle tenait à ce que les autres membres de sa famille n’en patissent pas.


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