AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
SORCIER
avatar
▌ Messages : 3372
Humeur :
0 / 1000 / 100

En couple avec : Le savoir?

QUI SUIS-JE?
Baguette: Bois de Sakaki et crin de Qilin, 25 cm
Camp: Bien
Avatar: Kiko Mizuhara

Message#Sujet: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Lun 4 Déc - 23:42

Luna
&
Miyria
Si je n’étais plus humaine, je pourrai enfin te faire face avec un sourire...
 
Si proche, et pourtant infiniment loin...
Tu y es presque, tu peux voir le château d'ici, mais ses grilles ne t'étaient plus ouvertes, désormais... S'armer de patience, voilà la seule chose que tu pouvais faire. Ça, et essayer d'envoyer une lettre au directeur Dumbledore, peut-être, ce qui risquait d'être probablement plus efficace que de faire le piquet derrière une grille...

Cependant, tu ne voyais pas comment tourner ta demande et missive. Comment dois-tu présenter les choses? Savait-il pour les voyageurs? Assise au bureau de ta minuscule chambre de bonne, tu cherches les bons mots, mais aucun ne te viennent. Que dire? Comment expliquer? Tu n'es ici que pour vérifier l'improbable, espérant en vain qu'un survivant, qu'un espoir persiste, mais tout ça pour quoi? Elle ne reviendra pas, tu sais...
Quoi qu'il en soit, tourner en rond dans ta chambre ne rendra pas cette feuille moins blanche, aussi finis-tu par sortir, retournant, presque timidement te balader dans les rues boueuses de pré-au-lard, tes yeux suivant bien malgré toi chaque groupe d'élève que tu croises, cachant qu'à grande peine ton envie, ta jalousie. C'est une époque révolue, désormais, il te faut l'accepter...

« Pluie ».
Voilà qui définis parfaitement et en un mot les saisons humides, froides et grises de la Grande-Bretagne. De la pluie tout le temps. Pourtant, malgré le fait que cette dernière était tout ce qu'il y avait de plus froid, elle t'avait presque manqué, tout comme cette odeur d'humidité s'infiltrant partout, même au cœur des maisons.
Néanmoins, et malgré toute ta nostalgie, tu cessas bien vite d'apprécier ce mauvais temps. En fait, tu cessas de l'apprécier à la seconde même ou ta bottine se coinça - avec un brui de suçon des plus charmant - dans une énorme flaque de boue. Fantastique, n'est-ce pas? Dans un élan instinctif, tu essayas de la dégager en tirant en avant, et tu réussis en effet à dégager ton pied, mais uniquement lui, laissant ta bottine disparaître joyeusement, engloutie par ta nouvelle ennemie.
Quelle joie d'être de retour à la maison, n'est-ce pas?

Salie et passablement humiliée, après une lutte acharnée pour récupérer ton bien et la perte de ta deuxième chaussure dans la bataille, tu décidas de capituler, fuyant ton assaillant en retournant sur les chemins de fortune qu'une dizaine de pas avaient lézardés dans tout pré-au-lard avant toi, finissant ta route presque machinalement devant le trois balais.
Il faut croire que les habitudes reprenaient le dessus.

Une fois la porte des lieux poussée, la première chose qui te frappa fut la chaleur des lieux. Un véritable délice après une heure à courir les rues. Cela n'avait rien de surprenant vu le temps, mais le trois balais semblait plein à craquer. Partout où tes yeux se posaient, tu ne voyais que des élèves. Le brouhaha ambiant était à peine supportable, mais n'ayant aucune envie de retourner dans le froid, tu te fis une raison. Raison d'autant plus facile à te faire qu'il te manquait une chaussure...

Ne voyant aucune table de libre, tu dus te résoudre à rejoindre le bar, prenant place sur un des rares tabourets libres, avant de te tourner vers la salle, l'examinant en silence, cherchant quelque chose, n'importe quoi de rassurant, une longue chevelure d'un blond sale, une tignasse flamboyante, ou même une cicatrice en forme d'éclair...
C'était totalement idiot, il y avait peu de chance que l'un d'eux ait survécu, alors qu'en plus il soit ici, à boire une bierraubeurre le plus tranquillement du monde, relevait du fantasme. Mais justement, que te restait-il, hormis ce genre d'espoir fou? Tu avais passé trop de temps sans agir, désormais, tout était préférable à l'inaction...
CODAGE PAR AMIANTE

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Temporel
avatar
▌ Messages : 4121
Humeur :
98 / 10098 / 100

En couple avec : Adrian
Nouveau nom (voyageurs temporels) : Aulne Quibber

QUI SUIS-JE?
Baguette: 19,42 cm, bois de saule et griffe de botruc
Camp: Bien
Avatar: Evanna Lynch

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Mar 5 Déc - 19:53


Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin.
L

una ne saurait trop déterminer si leurs rencontres régulières leur faisaient du bien ou remuaient seulement le couteau dans une plaie bien trop béante encore... Sans doute devait-il s'agir d'un mélange subtil des deux. Quand elle revenait de ses rendez-vous avec Ginny, une part d'elle se sentait bien, parce que la retrouver était essentiel, d'autant plus qu'elle l'avait perdue de vue pendant beaucoup trop longtemps, une autre part d'elle, en revanche, criait au supplice. Dans le tumulte de l'école de magie, il était simple de se laisser happer par un quotidien quelque part rassurant, par une routine insensée mais plaisamment chronophage... mais seule à seule avec Ginny, elle n'avait d'autre choix que de voir la vérité en face, la bulle, cette bulle si familière et confortable qui l'avait aidée à surmonter la mort de sa mère, puis l'absence de son père, explosait avec une aisance singulière, et elle était alors confronté à ce chaos qu'entraînent immanquablement le deuil, l'absence de repères, et l'incertitude. Elles s'étaient promises de se battre, pour eux et pour les autres aussi, et elles le feraient, mais elles semblaient encore trop fragile pour savoir gravir cette montagne qui leur semblait à plus d'un titre immense, elles ne savaient pas par quel angle l'aborder, elles perdaient du souffle avant même l'ascension. Et ainsi à chaque fois. En attendant, le temps passait.

Ginny était rentré chez elle (ou en tout cas dans le chez elle qu'elle s'était improvisée), et elle ressentait à nouveau ce sentiment de manque et de soulagement, cette appréhension et ce besoin d'être à la prochaine fois. Elle n'était pas habituée aux dichotomies de ce genre. Ou du moins plus depuis longtemps. C'était comme revenir au début, quand il y avait Aulne, et qu'il y avait Luna, comme si elles n'étaient pas les mêmes. Depuis, beaucoup de choses avaient changé. Puis changé encore. Luna voulait rester avec Ginny. Ou retourner à Poudlard. Aulne se mêlait aux élèves présent en surabondance en ce jour de sortie scolaire, enfin, se mêlait sans se mêler, puisqu'elle prêtait plus d'attention - fait rare chez elle - à la masse qu'aux individus, pour l'heure. Ce fut mécaniquement qu'elle se rendit aux Trois-Balais. Pas pour contrer le mauvais temps, ou parce qu'elle éprouvait le besoin impérieux de boire une bièraubeurrre. Juste pour... le bruit. Sur place, l'espace était bondé. Elle balaya du regard le pub surpeuplé et ses yeux toujours trop grand ouverts tombèrent sur une jeune femme à la chaussure unique, attablée au comptoir. Elle ne la reconnut pas, mais d'instinct, se rapprocha dans son dos et s'adressa à elle de son habituelle timbre éthéré.

-Il te manque une chaussure...

Comme si elle avait la moindre chance, dans quelque configuration que l'on puisse concevoir, l'ignorer.


code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SORCIER
avatar
▌ Messages : 3372
Humeur :
0 / 1000 / 100

En couple avec : Le savoir?

QUI SUIS-JE?
Baguette: Bois de Sakaki et crin de Qilin, 25 cm
Camp: Bien
Avatar: Kiko Mizuhara

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Jeu 7 Déc - 2:10

Luna
&
Miyria
Si je n’étais plus humaine, je pourrai enfin te faire face avec un sourire...
 
Et plus les minutes passent, plus les heures s'écoulent, plus tu abandonnes l'idée qu'ils puissent encore exister. Finalement, tu abandonnes tout court, te retournant vers le bar où la commande d'un Whisky devient vitale.
L'alcool, hein? Ce n'était pas une habitude que tu avais prise consciemment, ce travers s'étant pernicieusement insinué dans ta vie au travers de tes nuits d'insomnie, d'abord en Amérique, ensuite en Angleterre, finissant par devenir une solution pour que rien ne déborde, te permettant de tenir un jour de plus, puis un autre, et ainsi retarder la tempête qui gronde dans les brumes de l'ivresse. Existait-il une meilleure solution? À l'instant, tu n'en voyais aucune, et puis même si on avait pu t'en donner, probablement n'aurais-tu pas voulu écouter, sotte que tu es...

S'il t'avait fallu une heure pour te décider à commander, c'est en bien moins de temps que tu descendis ton verre de poison, en commandant même un second, puis un troisième, finissant pas regarder leur cadavre en silence, tandis que le quatrième se préparait. Ce n'était ni le goût, ni le feu que tu cherchais, mais seulement l'absence de tout. L'absence de pensées, l'absence de douleur, mais surtout l'absence de peur.
Peur? Bien sûr que tu avais peur, comment aurait-il pu en être autrement? Cette victoire de Jedusor sur les voyageurs était terrible, pire encore que tout ce que tu aurais pu imaginer. Comment pouvais-tu garder espoir, toi, s'il réussissait à vaincre des êtres connaissant jusqu'à son futur? Tu étais téméraire, certes, mais lucide. Trop, peut-être.
Alors, c'était le désespoir pur, simple et cruel, qui te menaçait désormais, lorgnant voracement sur ta conscience à de chacune de tes nuits blanches et chacun de tes jours sombres. Mais tu ne pouvais le laisser gagner, pas encore du moins, pas comme cela. Alors l'alcool : si tu ne pouvais penser, il ne pouvait plus agir. Simple, mais efficace.
C'était à double tranchant, certes, mais c'était le genre de sacrifice que tu ne rechignais plus à faire, désormais...

Cependant, à peine le quatrième verre arriva devant toi, qu'une voix résonna, inimitable, semblant au-dessus de tout le reste. Elle n'avait aucunement élevé la voix, mais elle aurait pu crier que cela aurait été le même chose pour toi.

-Il te manque une chaussure...

fermant les yeux un instant, tu prends une longue respiration. S'ils restent secs, ton cœur, lui, rate tout de même un battement.

- Perspicace, commences-tu en balançant ton pied nu sous ton tabouret, un brin ironique, avant de finir timidement, presque doucement, comme toujours...

Il te faut bien du courage, bien des efforts pour te retourner. Pour l'affronter... Bien que cela n'aura rien d'un affrontement, tu le crois, tu l'espères. Elle n'a pas de raison de t'en vouloir au fond, si? Toi, tu t'en veux assez pour que personne n'ait à le faire, de toute façon. 4Attrapant ton verre, tu en prends une longue gorgée, et te retournes enfin. Elle n'a pas changé, enfin, si, mais tu aimerais qu'elle n'ait pas changé.
Tu lui laisses un instant pour qu'elle comprenne avant de reprendre presque maladroitement, comme une enfant timide.

- Bonjour Luna... Comme s'il y avait encore de bons jours. Tu utilises son nom cette fois, le vrai. Plus d'artifices. Plus entre vous.

Tu ne peux empêcher un léger rictus d’apparaître sur le coin de tes lèvres. Cette scène, elle, toi, au trois balais, il y a comme un arrière-goût de déjà vu. Ce n'est pas la première fois que vous vous retrouvez ici pour pleurer les morts.Une coïncidence?
Qui croit encore au coïncidence, en ce monde?

- Déjà vu, non? Fais-tu en faisant un large mouvement de ta main pleine, désignant la pièce, puis ton verre que tu lèves comme pour la saluer avant de l'amener à tes lèvres, laissant un instant de silence. Je n'ai pas les mots. Ni les excuses. J'aimerais mais...

Tu ne pouvais pas les avoir. Avouer tes fautes serait revenu à tomber volontairement, or tu ne pouvais plus te permettre de choir. Pas pour le moment en tout cas, pas sans quelque chose pour te relever. Tout ce que tu pouvais faire c'était garder la tête haute, le port fier, cachant ton malheur sous un trop-plein d'arrogance, et ta peine sous une colère explosive.
Quel autre choix y avait-il désormais?

- Mais je resterai, jusqu'à la fin, cette fois...

La tienne ou la sienne, cela n'a guère d'importance, il n'y a pas de nobles sacrifices dans une guerre, seulement des morts à lamenter.

CODAGE PAR AMIANTE

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Temporel
avatar
▌ Messages : 4121
Humeur :
98 / 10098 / 100

En couple avec : Adrian
Nouveau nom (voyageurs temporels) : Aulne Quibber

QUI SUIS-JE?
Baguette: 19,42 cm, bois de saule et griffe de botruc
Camp: Bien
Avatar: Evanna Lynch

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Jeu 7 Déc - 18:38


Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin.
L

una voudrait dire que certaines choses ne s'oublient pas, que certains visages restent gravés dans vos mémoires, dans tous leurs détails les plus précis, de même que certaines voix, dans leurs inflexions, leur tonalité, leur timbre... Mais l'expérience lui avait appris que ce n'était pas si simple. Elle l'avait compris après le décès de sa mère. Elle avait fini par oublier jusqu'au son de son rire. Il y avait eu les photos, bien sûr (et maintenant, elle n'avait plus ça), mais ça ne suffisait pas à rendre la beauté de son sourire, la douceur de ses expression... Maintenant, elle commençait à oublier jusqu'au son de la voix de son père... Pour autant, cette voix, elle lui fut immédiatement familière. Elle ne la remit pas immédiatement pour autant, ceci dit, avant tout parce qu'elle ne s'attendait vraiment pas à retrouver Miyria, ni dans ce contexte, ni dans aucun autre. La jeune femme semblait juste s'être... évaporée dans la nature. Jusqu'à aujourd'hui. Quand elle daigna se retourner, quand elle l'appela par ce prénom que seul un cercle très fermé lui connaissait, Luna la reconnut, et elle comprit. Ou non, elle ne comprit pas tout, mais elle retenait l'essentiel : Miyria était revenue.

Elle ne répondit rien, quand son interlocutrice lui fit remarquer que cette situation avait comme un air de déjà-vu. Toutes les deux, dans ce même lieu, dans des circonstances bien différentes, pourtant, à une époque qui lui semblait appartenir à un passé lointain, comme à une autre vie. Il faut dire que beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts, depuis. Mais certaines circonstances, qu'elles se seraient sans doute épargnées, étaient toujours observables : le deuil, et Miyria qui n'en était peut-être pas à son tout premier verre. Il ne servait à rien de dire quoi que ce soit, ni revenir sur le passé si c'était pour le remuer inutilement... même si c'était peut-être un passage obligatoire. Tout comme Luna se demandait où Miyria avait disparu, Miyria se demandait sans doute ce qui s'était passé, tout ce qui s'était passé... Elle s'excusa, à sa manière, du moins, promit de rester jusqu'au bout, et Luna était convaincue de la sincérité de cette promesse. Une promesse qu'il était agréable d'entendre à l'heure où les certitudes étaient moins que nombreuses, où les repères et les points d'ancrage nécessitaient d'être reconsidérés. Luna, avant de prononcer la moindre réponse, afficha un sourire avant de venir s'assoir à côté de la jeune femme.

-Je te crois
, affirma-t-elle doucement. Elle n'avait pas forcément de raisons de le faire, et elle avait bien dû reconnaître à force d'expérience que toutes les promesses ne devaient pas être entendues ni réalisées, mais à l'heure actuelle, elle prenait le soutien d'où il lui venait et y puisait toute la force possible. Où est-ce que tu étais ?



code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SORCIER
avatar
▌ Messages : 3372
Humeur :
0 / 1000 / 100

En couple avec : Le savoir?

QUI SUIS-JE?
Baguette: Bois de Sakaki et crin de Qilin, 25 cm
Camp: Bien
Avatar: Kiko Mizuhara

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Ven 8 Déc - 0:30

Luna
&
Miyria
Si je n’étais plus humaine, je pourrai enfin te faire face avec un sourire...
 
Où? Ah, une bien vaste question pour une réponse probablement trop courte, trop pudique face à tout ce que tu aurais à en dire. Mais tu ne peux pas, n'est-ce pas? Tes yeux se détournent, retournant se noyer au fond de ton verre, dont tu prends machinalement une autre gorgée. Vivement que tu en viennes à bout.
Vivement que tu en viennes tous à bout...

- Loin, beaucoup trop. Au Japon. Tu n'aimerais pas. Tu laisses un silence, passant ton doigt sur le bord de ton verre, happée par ses reflets. Et je n'y retournerai pas. Finis-tu, catégorique.

Tu n'en parleras pas. Tu ne peux pas, cela reviendrait à geindre, et tu ne peux pas geindre, encore moins devant Luna, pas après tout ça, pas face à tant de victimes. Alors tu te contentes de boire pour oublier, pour te convaincre que tu te dois de rester forte, que toute ton histoire appartient au passé, et qu'il serait enfantin de rester bloqué dessus.
Qu'importe si ta vie vole en éclats, que toutes tes certitudes disparaissent et que tes repaires s'écroulent, face à des enfants perdus dans le temps qu'un monstre décime un à un, comment ta propre douleur pourrait-elle avoir un sens?

En parlant des voyageurs, il te faut la prévenir. Pour le manoir, pour ta famille... Si tu en portes encore le nom, tu le mérites désormais autant qu'un traître à son sang. Après tout, la différence est minime, eux comme toi ont fait une croix sur tout ce qu'ils avaient pour suivre une voie que personne ne voulait les voir emprunter.
Si tu ignores pour l'instant ce que tu y as gagné, tu n'ignores rien de ce que tu as perdu...

- Je ne sais pas si vous... Le manoir, je veux dire... Tu hésites, maladroite, ne sachant pas réellement comment amener la chose. Ce n'est plus chez vous. Comme si cela avait pu l'être un jour. Mais tu continues, faisant fis de ton impaire. Ce n'est plus chez moi. Termines-tu en même temps que ton verre, comme pour illustrer tes paroles. Tu te sens brumeuse, mais suffisamment lucide pour parler, et pour écouter, surtout. Car des choses à entendre, tu en as, quand bien même tu aimerais aujourd'hui encore que ce ne soit qu'un cauchemar, un mensonge, ou un piège. Tout, sauf une réalité...

- Et toi? Et vous? Comment... Commences-tu, en tournant légèrement la tête vers Luna désormais assise à ta droite, t'exprimant presque dans un murmure, comme si tu craignais de la casser en élevant la voix. D'ailleurs, tu n'oses pas finir ta phrase de crainte de lui faire mal par inadvertance, te montrant d'une inhabituelle sollicitude pour qui connaît ta rudesse et ton franc parlé.
Peut-être est-ce trop tard, peut-être est-ce inutile, mais tu essaies au mieux, malgré toi, d'agir avec autant d'humanité que tu peux, comme une vieille connaissance essayant prétentieusement de réconforter une amie presque inconnue pour elle. Tes maladresses sont palpables, ta gênes est évidente, mais tu essaies désormais, quittes à échouer.
Qu'importe les remords, tout est préférable aux regrets...  

CODAGE PAR AMIANTE

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Voyageur Temporel
avatar
▌ Messages : 4121
Humeur :
98 / 10098 / 100

En couple avec : Adrian
Nouveau nom (voyageurs temporels) : Aulne Quibber

QUI SUIS-JE?
Baguette: 19,42 cm, bois de saule et griffe de botruc
Camp: Bien
Avatar: Evanna Lynch

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   Ven 8 Déc - 19:36


Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin.
M

iyria, tout ce temps, se trouvait donc au Japon. D'accord. Cela ne répondait jamais que très partiellement à sa question, lui demander où elle se trouvait, c'était aussi s'interroger sur ce qu'elle faisait, mais si elle ne voulait pas lui répondre, la bleue et bronze se voyait mal insister. Tout comme elle se retint de contester quand Miyria supposa que le Japon ne serait pas à son goût. Luna n'était pas de cet avis, ce pays lui avait l'air, au contraire, magnifique, au-delà de magnifique, et puis, il y avait des animaux intéressants, au Japon, qu'on ne risquait certainement pas de trouver ici, en Angleterre, mais elles n'étaient pas là pour discuter tourisme, dans tous les cas. Quand bien même Luna ne savait rien des motifs du départ précipité de son interlocutrice au Japon, elle avait bien compris que Miyria ne s'y était pas rendue pour le plaisir, et ce n'était sans doute pas le sujet sur lequel elles devaient s'appesantir trop longuement. Elles avaient bien assez à se dire comme cela, dans tous les cas.

Luna ne fit aucun commentaire, donc, et Miyria enchaîna cette fois, pour lui apprendre que le manoir qu'ils avaient longuement accaparé comme leur foyer ne pouvait plus les accueillir. C'est vrai qu'ils avaient accaparé ce manoir pendant longtemps, et longtemps encore après le départ de Miyria. Ce n'avait pas été sans scrupules, mais ils n'avaient nulle part d'autre. Ils avaient dans l'intention d'aller ailleurs, dès lors qu'ils auraient rassemblé suffisamment d'argent pour cela (ce qui avait progressé à son très petit rythme), mais les derniers événements, eh bien... avaient décidé pour eux. Dans tous les cas, à l'heure actuelle, plus personne ne vivait au manoir. Elle, elle était à Poudlard, et Ginny avait fugué il y a un moment, alors...

-Il n'y a plus personne, de toute façon,
répondit Luna, et c'était une phrase difficile à prononcer pour elle. il n'y avait plus personne au manoir, il n'y avait plus personne tout court. Ginny et moi, on a récupéré toutes nos affaires, alors... c'est bon...

Non, rien n'était bon, mais dans tous les cas, personne, en se rendant au manoir Alliane, ne pourrait s'imaginer qu'il avait été squatté pendant près de deux ans. Et pourtant... Pour ce qui était du reste, en revanche... La question de Miyria semblait en englober tant d'autres que Luna avait peine à savoir quoi répondre précisément, il y aurait des milliers de choses à dire, sans doute, mais en même temps, aucun mot ne semblait convenir, pour répondre aisément à ces questions qui en elles-mêmes déjà n'étaient pas aisées.

-Je ne sais pas ce qui s'est passé, personne le sait. Quand j'ai su ce qui arrivait, il était déjà trop tard, ils étaient déjà...

Une boule d'angoisse lui obstrua la gorge. C'était le genre de phrase qu'elle n'avait pas la moindre envie de finir.



code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥   

Revenir en haut Aller en bas
 

Prends ma main, et marchons ensemble jusqu'à la fin. || Luna ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» A la lueur des actions passées [Jérôme]
» pour un idéal, pour une utopie, allons marchons ensemble enfants de la patrie. (madaury)
» Chez Paillou ♥ [0/1 : CLOSE [jusqu'au Jeudi 23 Octobre] ♥]
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys
» La main invisible
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
T.rouble O.r M.isery (or both) ::  :: 
Pré-au-lard
 :: Aux Trois Balais
-