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 Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)

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Esther Fitz
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Message#Sujet: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeLun 9 Avr - 23:00

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
Ce n’était jamais arrivé autrefois et c’était quand même particulièrement… angoissant en un sens. Quand Bradley quittait leur maison pour se rendre au ministère de la magie afin de commencer sa journée de travail, Esther se sentait soulagée. Soulagée parce que son mari ne se trouvait plus chez eux, soulagée parce qu’elle n’avait plus besoin de faire semblant. En fait, elle ne parvenait plus à faire semblant comme autrefois, comme quand Pomona était une déception pour eux deux, mais qu’elle était encore en vie. Lors de l’abandon de sa fille, la sorcière s’était senti vraiment mal, mais elle s’était montrée forte dans le but de ne pas faire baisser son image, parce que c’était ainsi qu’elle devait être. Et maintenant… elle avait de plus en plus de mal à prendre sur elle. Non, elle ne prenait même plus sur elle en fait. Et quand Bradley quittait leur maison afin de partir pour sa journée de travail, Esther appréciait de se retrouver seule, de ne plus l’avoir à ses côtés. C’était une sensation vraiment étrange, quelque chose que la sorcière n’avait jamais connu avant. Parce que Bradley avait toujours été son pilier, l’homme sur qui elle comptait, l’homme sur qui elle se reposait. L’homme sur qui elle pourrait normalement se reposer dans une telle épreuve, mais elle n’y parvenait pas. Elle n’y parvenait plus.

Et elle s’en voulait en un sens, mais ce n’était pas pour autant qu’elle pouvait y faire quelque chose. Elle aimait toujours son époux, rien ne pourrait changer ça. Mais elle ne savait même pas si cet amour était suffisant puisqu’elle se sentait mal… terriblement mal. D’ailleurs, l’une des choses qu’elle fit une fois que Bradley l’ait laissé seul dans leur maison… ce fut d’ouvrir de vieux album de famille. Ça ne lui faisait forcément pas du bien, Esther en avait conscience. Mais elle en avait besoin, elle avait besoin de poser son regard vers des photos d’eux, quand ils étaient encore heureux. Bon, Esther avait conscience que rien n’était parfait, sinon Pomona n’aurait pas pris la décision de couper les ponts avec ses parents. Mais en même temps, elle n’avait pas envie de voir ça, elle avait envie de voir une vie heureuse à trois. Même si ça n’allait vraiment pas l’aider à tourner la page… si seulement elle avait envie de tourner la page. À quoi bon. Sa fille ne se contentait pas de ne plus avoir envie de l’avoir dans sa vie, elle n’avait plus de vie du tout. Si au moins elle pouvait se dire qu’elle était heureuse quelque part. Mais non, elle n’était plus du tout. Esther était tellement plongée dans ses pensées, dans ses larmes aussi qui coulaient abondamment sur ses joues sans qu’elle ne s’en rende compte à présent, qu’elle fut surprise quand on frappa à la porte de chez eux. Esther essuya rapidement son visage, rangea l’album, avant de se rendre à la porte pour l’ouvrir. En temps normal, elle devrait sans doute se faire du souci de l’image qu’elle allait donner, mais elle n’y parvenait plus. Et par chance, ce fut un visage familier qu’elle aperçu derrière la porte.

« Oh, Wilhelmina. »
Elle était surprise oui, parce qu’elle ne s’attendait pas à sa visite. « Entre. »

Pourquoi était-elle là ? Elle n’en savait rien, mais en un sens, elle appréciait déjà sa présence. Depuis que son amie était devenue ministre de la magie, elles n’avaient pas vraiment eu l’occasion de se voir.
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Wilhelmina Tuft
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeJeu 12 Avr - 11:55


Wilhelmina considérait avoir toujours été une amie loyale et digne de confiance. Elle n'avait pas pléthore d'amis non plus, mais justement, les quelques-uns qui rentraient dans ses bonnes grâces avaient l'assurance de sa fidélité et de sa considération.

Malheureusement, quand on accédait au poste de ministre de la magie, l'on réalisait bien vite que ce qu'on nous autoriserait d'interactions sociales se limiterait bien souvent à des rendez-vous d'affaires et à d'insipides dîners destinés à la mise en oeuvre de négociations diplomatiques.

Wilhelmina avait un mal fou à se meubler le temps nécessaire pour l'accorder à ses proches. Même à Ignatius, qui était pourtant la prunelle de ses yeux, elle peinait à consacrer toute l'attention qu'elle voudrait. Le coeur n'y manquait pourtant pas, mais elle était muselée, tenaillée par la somme de ses responsabilités. Heureusement que son fils travaillait au ministère, cela leur simplifiait un peu la tâche... mais ce n'était jamais suffisant.

Cela faisait des mois qu'elle voulait se donner le temps d'aller voir Esther. Cette dernière était l'une de ses plus proches amies, et la ministre s'en voulait de ne pas être plus présente à l'heure où Esther venait de perdre sa fille... même si elle ignorait combien cette perte était éprouvante pour son amie. Si Wilhelmina devait découvrir qu'Agrippine était une terroriste et que cette dernière finissait à Azaban... elle était assez convaincue de n'être non seulement pas surprise... mais pas davantage émue. Au fond, elle en serait peut-être même soulagée, on lui retirerait une épine du pied. Mais on ne peut pas réellement présumer d'une situation tant qu'on ne l'a pas vécue.

Elle sortait d'un rendez-vous professionnel qui était plus court que prévu, et contre l'avis de son conseiller et des gardes du corps qu'elle obligeait maintenant à poireauter dans la rue qui longeait le manoir des Fitz, elle avait décidé d'en profiter pour voir Esther, qui n'habitait pas loin de l'endroit où elle avait eu rendez-vous.


« Oh, Wilhelmina. Entre. »

Esther était visiblement surprise de la voir, ce qui était normal, puisque la ministre n'avait pas pris la peine de s'annoncer. Enfin, elle ne tombait pas à un mauvais moment, au moins.

"J'espère que je ne te dérange pas, surtout. Je passais dans le coin et j'avais très envie de te voir."
Elle afficha un sourire. "Comment tu vas ?"
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Esther Fitz
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeMer 13 Juin - 16:09

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
Esther avait le sentiment que ça faisait une éternité qu’elle avait pas eu l’occasion de voir Wilhelmina, ce qui était sans doute en parti vrai. Ça faisait des mois qu’elles n’avaient pas eu l’occasion de se parler. Depuis sans doute la nomination de Wilhelmina au poste de ministre de la magie. Ce qui était normal, évidemment, Esther n’irait en aucun cas le reprocher à son amie. Surtout qu’elle était fière d’elle, après tout ce qu’elle avait vécu c’était une très bonne chose et Esther considérait que son amie le méritait vraiment, qu’elle avait sa place au ministère. Que c’était une très bonne chose d’avoir une femme au pouvoir. Sur ce point, les sorciers étaient plus évolués que d’autres, mais il n’y avait pas beaucoup d’autres points où ils l’étaient. Mais Esther ne s’en formalisait pas de toute façon.

« Du tout, au contraire, je suis contente que tu sois venue. »
Lui répondit-elle vivement quand la ministre lui affirma qu’elle passait dans le coin et qu’elle avait eu envie de la voir. C’était une bonne occasion en effet, elle ne regrettait clairement pas qu’elle soit venu. Bien au contraire. Elle était vraiment heureuse de la voir, ça ne pouvait que lui faire du bien sans doute. Parce que là, vraiment, Esther avait besoin d’ami. De vraie amie, pas comme ces femmes qu’elle voyait constamment et avec qui elle devait jouer la comédie, parce que l’image importait énormément. Quand bien même, Esther tenta de le faire un peu avec son amie.

« Ça va. » Lui répondit-elle donc, quand elle lui posa la question, en affichant du mieux qu’elle pouvait un sourire de circonstance qui avait de plus en plus de mal à être crédible. Qui ne l’était sans doute plus du tout en réalité. Ce n’était pas faute d’essayer, mais c’était difficile de renier ses sentiments. Mais elle le savait, elle n’était vraiment pas à la hauteur à se laisser aller comme elle le faisait. « Et toi ? Je te sers quelque chose ? Du thé ? Ou autre chose ? » Demanda-t-elle, cherchant à garder contenance un minimum quand même. « Je n’ai même pas pris la peine de te féliciter pour ton nouveau poste. » Enchaîna-t-elle en invitant Wilhelmina à prendre place dans le salon. « Je suis vraiment heureuse pour toi, c’est incroyable. Tu le mérites vraiment ! » Sur ce point, elle était sincère.

Elle adorait la force de son amie. Elle avait réussi à surmonter la perte de son mari, elle avait remonté la pente, elle avait tenu bon, au point d’arriver maintenant au poste le plus important du ministère de la magie. Esther était tellement impressionnée par tout cela. Alors qu’elle, elle avait le sentiment de perdre pied parce qu’elle avait perdue sa fille. Sa fille qui ne lui parlait plus, à qui elle ne parlait plus et qu’elle avait renié parce que c’était ses convictions. Parce qu’elle devait le faire. Ce que Wilhelmina pouvait comprendre, elles se ressemblaient sur ce point, avec leurs filles qui se détournaient du droit chemin. Mais Esther ne se sentait vraiment pas assez forte.
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Wilhelmina Tuft
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeVen 15 Juin - 15:50


« Du tout, au contraire, je suis contente que tu sois venue. »


Tant mieux, Wilhelmina s'en serait voulu de débarquer au mauvais moment, déjà qu'elle arrivait à l'improviste. Ce n'était pas parce qu'elle était ministre qu'elle devait croire qu tout lui était permis et qu'elle pouvait se permettre de déranger les gens à tout va.

Il se pouvait qu'Esther se contente de dire ces mots pour ne pas la contrarier, mais Wilhelmina avait envie de penser que non. Elle connaissait bien son amie, ou en tout cas estimait bien la connaître, suffisamment pour se dire qu'elle était effectivement ravie de pouvoir bavarder un peu avec elle. Tant mieux, elles avaient pas mal de choses à rattraper, dernièrement.

« Ça va. »

Là, en revanche, Wilhelmina ne fut pas dupe, et un pli soucieux barra son front tandis qu'elle regardait son amie avec une sincère inquiétude. Elle n'avait pas vraiment l'air d'aller, non, ou du moins, certains signes semblaient trahir le fait qu'elle avait déjà été largement mieux.

Si ça n'allait pas trop, la ministre se félicitait d'autant plus d'être passée voir Esther. Elle avait besoin d'une oreille attentive, sans doute, et Wilhelmina était toute prête à la lui accorder... mais sans vouloir la brusquer non plus.

« Et toi ? Je te sers quelque chose ? Du thé ? Ou autre chose ? »


"Du thé, ce sera très bien", confirma Wilhelmina avec un sourire, le plus amical possible.

Si boire un thé en sa compagne pouvait lui remonter le moral, alors ce serait parfait.

Wilhelmina suivit Esther dans le salon et s'y installa.

« Je n’ai même pas pris la peine de te féliciter pour ton nouveau poste. Je suis vraiment heureuse pour toi, c’est incroyable. Tu le mérites vraiment ! »


"J'aurais préféré obtenir ce poste dans d'autres circonstances mais..."

Elle avait dit ces mots comme elle les prononçait souvent, parce que c'était la vérité. Elle estimait avoir toutes les compétences pour agir en tant que ministre de la magie, mais elle aurait préféré ne pas devoir l'obtention de son poste au décès de son prédécesseur.

Et évidemment, c'était maladroit, puisque le décès de son prédécesseur impliquait directement la fille d'Esther... Tout était toujours trop lié, malheureusement.


"Désolée, je..." Elle ne savait même pas comment l'exprimer tant elle imaginait que la situation devait être délicate pour Esther. "Est-ce que tu es sûre que tu vas vraiment bien ?"

Elle avait perdu sa fille, ce n'était pas rien. Certes, elles n'étaient plus en contact, mais une telle nouvelle devait être bouleversante. Comment elle réagirait, elle, si Agrippine subissait le même sort ? Elle craignait un peu d'y être insensible. Mais Pomona avait compté pour sa mère à une époque, elle.
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Esther Fitz
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeSam 25 Aoû - 15:16

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
Puisque Wilhelmina avait envie de boire du thé, elles allaient donc boire du thé. Elles s’installèrent dans le salon, et il ne fallut pas longtemps pour qu’elles se retrouvent toutes les deux avec une tasse de thé et quelques petits gâteaux histoire d’aller avec, parce que c’était la moindre des choses. Esther avait envie de se concentrer un peu sur son amie, afin de ne pas trop penser à sa propre situation. Elle avait de plus en plus de mal à supporter la présence des personnes autour d’elle, même celle de Bradley, mais la présence de Wilhelmina lui faisait du bien. Pour le moment en tout cas, ça n’allait peut-être pas vraiment durer. Surtout qu’elles ne manquaient pas de mentionner un détail qui se rapprochait un peu trop des « ennuis » de Esther. Ce n’était pas vraiment l’intention de la jeune femme au début, alors qu’elle prenait la peine de féliciter son amie de se retrouver au poste de ministre de la magie. Elle était sincère en affirmant que Wilhelmina méritait son poste, qu’elle méritait sa place. C’était le cas, elle le pensait vraiment et c’était agréable de voir une femme diriger le gouvernement magique.

Mais bien sûr, les circonstances de la nomination de Wilhelmina au poste de ministre de la magie s’était déroulée d’une manière un peu spéciale. Son amie affirma qu’elle aurait préféré que ça se soit passé d’une façon différente et quand elle s’arrêta… Esther savait parfaitement ce à quoi elle pensait. Wilhelmina ne serait pas ministre de la magie si jamais Pomona n’avait pas tué son prédécesseur…. Esther avait toujours beaucoup de mal à se dire qu’elle pouvait être une criminelle de ce genre, que sa fille pouvait avoir fait ça, mais en même temps elle avait quand même été condamnée pour ce crime. Esther afficha un léger sourire forcé quand la ministre de la magie s’excusa, elle n’avait aucune raison de le faire. Après tout, elle n’y était pour rien. La seule responsable était Pomona après tout, même si ça lui serrait le cœur de penser ça.

« Oui, ça va. » Dit-elle alors, répétant son mensonge précédent. Esther se devait quand même de répondre de la sorte, parce que son image comptait forcément énormément, mais elle ne pouvait pas nier qu’elle avait beaucoup de mal à faire illusion à présent. Elle y était parvenue quand Pomona avait déjà décidée de s’éloigner de sa famille, elle s’était contentée de faire croire à tout le monde que ça ne la touchait pas parce qu’elle ne le méritait pas. Mais ce n’était pas du tout la même chose à présent. « Enfin… » Elle ne devrait pas, mais elle parvenait avec difficulté à faire illusion. « Je dois bien avouer que tout n’est pas simple ces derniers temps. »

Et c’était déjà beaucoup trop dit de sa part, elle ne devrait pas se permettre de le faire. Mais en même temps, elle ne avait bien besoin quand même.
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Wilhelmina Tuft
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeLun 27 Aoû - 15:59


« Oui, ça va. »
Esther pourrait bien le répéter encore et encore, et de mille façons différentes, ce n'est pas pour autant que la ministre serait véritablement capable de la croire. Est-ce que c'était son attitude, sa voix qui la trahissait ? Ou juste le fait que Wilhelmina pensait sembler connaître suffisamment Esther pour ne pas s'y laisser prendre.

Dans tous les cas, si son amie était malheureuse, elle ne voulait surtout pas rester sur le bas côté et être celle qui n'aurait rien vu quand il serait trop tard. Elle n'avait pas la moindre envie de tenir un tel rôle, ni maintenant, ni jamais.

Aussi regarda-t-elle son amie avec insistance, dans l'espoir qu'elle se dévoile un peu plus. Si Esther lui refusait la vérité, elle ne pourrait pas l'obliger, mais elle ne voulait réellement pas en arriver là.

Peut-être Esther l'avait-elle compris, ou bien avait-elle juste besoin de se confier enfin, après des semaines et des mois de silence au cours desquels elle avait dû faire bonne figure comme si elle ne vivait pas un véritable deuil... En tout cas, Wilhelmina était heureuse de l'entendre s'exprimer, même si elle aurait préféré qu'elle n'ait pas à le faire.


« Enfin… Je dois bien avouer que tout n’est pas simple ces derniers temps. »

La ministre se doutait qu'il s'agissait là d'un euphémisme pur, mais de la part d'une femme comme Esther, qui avait appris à faire en sorte que ses émotions n'empiètent jamais sur les apparences, elle savait que c'était déjà un gigantesque effort. Un effort que Wilhelmina comptait bien encourager.

"Je m'en doute..."
, répondit-elle avec douceur.

Elle s'était toujours identifiée à Esther, même si elle savait pertinemment que leurs parcours restaient malgré tout différents et ne pouvaient pas être complètement comparés (notamment dans le rapport qu'elles entretenaient avec leurs filles respectives).

Alors forcément, elle réussissait à se mettre à ma place. Esther avait dû aimer Pomona comme elle-même aimait son fils. Peu importe les crime qu'on oserait lui reprocher, elle ne serait plus jamais la même si elle devait le perdre.

"Si tu as besoin d'en parler..."
Elle lui adressa le regard le plus sincère du monde. "Je peux te promettre que je n'en parlerai à personne, ça restera entre toi et moi."
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Esther Fitz
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeVen 2 Nov - 15:03

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Ce n’était vraiment pas rien de la part de Esther d’affirmer ainsi à Wilhelmina que la situation était difficile, que ce n’était pas simple ces derniers temps. Ces mots ne reflétaient pas du tout la réalité, parce que la sorcière ne se retrouvait pas dans une situation peu simple ces derniers temps, c’était tout bonnement improbable, impossible, invivable. Mais même si elle s’ouvrait un peu à son amie, ce n’était pas pour autant évident pour elle d’en dire plus. Elle avait l’habitude de cacher ses sentiments, afin de pouvoir apparaître le plus parfaitement possible. Et forcément, au vu de la situation, normalement elle ne devrait pas se laisser tant abattre par la disparition de Pomona. Parce qu’elle avait quitté ses parents, parce qu’elle avait assassiné le ministre de la magie, elle ne devrait même pas être triste de la mort de sa fille… normalement. Mais elle l’était, Esther ne pouvait rien à l’encontre de ces sentiments. Et personne ne parvenait à la comprendre… ou presque. Bradley ne la comprenait pas en tout cas c’était évident.

Wilhelmina affirma qu’elle se doutait, que la situation n’était pas simple. Est-ce qu’elle pouvait vraiment le comprendre ? Esther ne savait pas, mais en même temps elle avait bien envie de se dire que si une personne pouvait la comprendre, c’était son amie. Après tout, la nouvelle ministre de la magie avait des enfants (enfin, surtout un enfant, il n’y avait pas besoin de revenir sur le cas de la fille de Wilhelmina) et Esther savait que son amie était proche de son fils. Sans doute qu’elle pouvait comprendre ce que cela faisait de perdre un enfant, ou en tout cas se l’imaginer surtout. Et Esther espérait vraiment de tout cour que Wilhelmina n’aurait pas à vivre le genre de chose qu’elle vivait de son côté.

« Je… » Esther hésita, suite aux propos de son amie. Elle lui affirmait qu’elle pouvait se confier, qu’elle n’en parlerait pas, que personne ne serait au courant, que ça allait rester entre elles. Et Esther savait bien qu’elle pouvait avoir confiance en Wilhelmina. Mais ça n’enlevait pas le fait qu’elle n’avait vraiment pas l’habitude. « Elle me manque tellement. » Reprit-elle finalement en décidant de se dévoiler un peu plus. « C’est vraiment difficile, je sais bien qu’elle est une criminelle et qu’elle ne mérite sans doute pas ma peine mais… c’est comme si on m’avait arraché le cœur. »

Esther en revenait à peine de ce qu’elle était en train de dire à son amie. Même à elle-même, la sorcière avait du mal à s’avouer ce genre de chose, alors à l’avouer à quelqu’un c’était terrible. Et en même temps, elle ne pouvait pas nier que ça lui faisait vraiment du bien. Elle ne savait pas ce que ça allait changer non plus, ça n’allait en fait rien changer sans doute parce que rien ne pouvait lui ramener Pomona (elle était bien loin de se douter qu’elle n’était pas morte). Mais au moins… ça lui faisait du bien.

« Depuis… j’ai l’impression que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde avec Bradley. »
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Wilhelmina Tuft
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeMar 6 Nov - 13:16



« Je… Elle me manque tellement. C’est vraiment difficile, je sais bien qu’elle est une criminelle et qu’elle ne mérite sans doute pas ma peine mais… c’est comme si on m’avait arraché le cœur. »


Le coeur de Wilhelmina se serra douloureusement en entendant les propos de son amie. Elle était soulagée de l'entendre se confier à elle, parce que les mots qu'elle avait sur le coeur étaient très clairement des mots qu'elle ne s'était pas autorisée à prononcer jusqu'ici. Et elle devait en avoir besoin, même si parler de cela était forcément douloureux.

Wilhelmina n'avait pas l'intention de juger Esther pour ce qu'elle lui confessait. Elle savait ce qu'était l'amour maternel, elle savait qu'elle aurait peine à y survivre si Ignatius devait se trouver dans une situation similaire, alors elle comprenait. Le problème, ce n'était pas les crimes commis par Pomona Fitz, le problème, c'est qu'Esther était une mère qui avait perdu sa fille.


« Depuis… j’ai l’impression que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde avec Bradley. »

Esther regrettait de l'entendre. Dans une situation comme celle-ci, il était important de pouvoir compter sur les personnes qui nous étaient le plus proche, mais chacun supportait le deuil à sa façon, et Wilhelmina, qui souffrait encore du décès de son époux, en savait quelque chose, pour la peine.

Wilhelmina voulut dire quelque chose, mais la première chose qu'elle trouva à faire, c'était de serrer Esther dans ses bras. Elle savait que ce simple geste d'affection ne suffirait pas à son interlocutrice, mais c'était le mieux qu'elle puisse faire. Elle se disait que tous les mots du monde ne suffiraient pas à apaiser sa peine. Le temps seul accomplirait peut-être ce miracle... Si le temps pouvait suffire.


"Tu n'as pas à te reprocher d'être malheureuse"
, répondit-elle doucement. "C'est normal..." Elle était sa chair, son sang, oui, c'était normal (même si Wilhelmina savait faire des exceptions à ce titre). "Et Bradley l'est peut-être aussi, plus qu'il ne le prétend."

Mais en fait, elle parlait sans savoir, et elle était loin d'en être sûre, elle se disait juste que ça pourrait bel et bien rassurer Esther... En tout cas, elle essayait de la soutenir comme elle le pouvait. Elle se sentait impuissante face à sa douleur.

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Esther Fitz
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeMar 15 Jan - 12:45

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
C’était la première fois que Esther prononçait ces mots réellement, qu’elle exprimait pleinement ce qu’elle ressentait. Elle savait qu’elle pouvait avoir toute confiance en Wilhelmina, elle savait parfaitement que la femme n’allait pas s’amuser à crier son désarroi sur tous les toits. Elle en était là oui, elle se confiait à son amie en se disant qu’elle n’allait pas dévoiler sa peine au reste du monde, quand bien même il était évident qu’elle souffrait et qu’elle avait énormément de mal à le cacher. Mais elle se confiait quand même pour la toute première fois et ça lui faisait du bien, c’était réellement comme si elle se lâchait enfin. Alors qu’elle se contenait depuis la mort de Pomona. Même un peu avant d’ailleurs, mais ça avait été plus facile de savoir Pomona loin d’elle en sachant qu’elle était en vie. Maintenant, elle devait vivre avec sa peine et forcément tous les regrets qu’elle avait.

Et en prime, elle avait conscience qu’elle ne devrait même pas craquer. Mais Wilhelmina eut tout simplement la meilleure réaction qu’elle puisse envisager, puisqu’elle la prit dans ses bras. Esther ferma les yeux, se laissant emporter par cette étreinte, ne manquant pas de l’intensifier un peu. Ça lui faisait un bien fou. C’était évident que ça n’allait pas résoudre tout ses soucis et elle n’allait pas voir sa peine disparaître juste avec cette étreinte, mais ça lui faisait quand même du bien sur le moment. Elle appréciait de sentir le soutien de son amie, ce qui ne pouvait que lui confirmer qu’elle avait bien fait de se confier justement. C’était bien plus puissant que des mots, surtout que Esther se doutait que les mots ne seraient pas suffisants.

La preuve, quand la ministre de la magie lui affirma qu’elle n’avait pas à se reprocher de souffrir, Esther avait bien du mal à le croire. Elle savait que son amie était sincère, ce n’était pas le souci, mais elle ne parvenait pas à s’empêcher de se le reprocher. Et elle savait que Bradley le lui reprochait d’ailleurs. Même si c’était normal de souffrir. Toute mère souffrait forcément de la perte de son enfant. Et concernant les pères et Bradley ? Esther appréciait les propos de Wilhelmina, mais elle avait vraiment beaucoup de mal à y croire.

« Merci. »
Dit-elle de prime abord, se doutant que son amie cherchait surtout à la rassurer. « Mais je ne suis pas aussi sûre que toi. » La sorcière n’avait pas spécialement envie de se morfondre et de se plaindre à longueur de temps, mais elle ne pouvait justement pas le faire autrement. « Nous nous sommes… disputés l’autre jour. » Et le simple fait qu’ils se soient disputés en disait long. C’était l’une des rares disputes de leur vie de couple, malheureusement ça allait devenir plus récurant. « Il était en train de vider la chambre de Pomona et je ne pouvais pas le laisser faire. Il est si froid, si insensible. »

Et c’était des choses qu’elle appréciait normalement chez lui, sa capacité à garder la tête froide à tout moment. Mais pas avec elle, surtout pas avec elle.
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeLun 21 Jan - 14:12


« Merci. Mais je ne suis pas aussi sûre que toi. »

Elle s'en serait doutée. En même temps, dans la situation où se trouvait la pauvre Esther, ce n'était sans doute pas les mots de son amie qui allaient suffir à la consoler. Wilhelmina ne savait pas à quoi ressemblait la vie d'Esther en ce moment, elle ne savait rien de ce qu'était le comportement de Bradley vis-à-vis d'elle ni de la manière dont cet homme supportait réellement la situation.

Esther avait les faits et l'incapacité de les observer avec l'objectivité nécessaire. Cette objectivité, Wilhelmina, elle, l'avait peut-être (encore que forcément influencée par son amitié pour Esther qui la ferait forcément se ranger de son côté), mais il lui manquait les faits. Pour l'heure, elle parlait sans savoir... Pour cause, Esther ne s'était jamais exprimée à coeur ouvert concernant Pomona.

Du jour au lendemain, la jeune femme avait disparu de la vie de ses parents, et tout le monde, le couple Fitz en premier, avait fait comme si de rien n'était. A ce moment-là, Wilhelmina aurait peut-être dû ou pu intervenir, mais elle n'avait rien fait. Pour ce qui était de garder pour elle des secrets et des sentiments trop lourd, en refusant toujours de les livrer à qui que ce soit, elle était plus ou moins passée experte. Alors loin de s'immiscer chez autrui, elle préférait laisser les autres venir vers elle s'ils s'en ressentaient le besoin.

Ceci dit, elle regrettait d'être venue si tard, en l'occurrence. Sa bonne vieille méthode ne fonctionnait pas toujours... et allait lui retomber dessus tôt ou tard d'ailleurs.


« Nous nous sommes… disputés l’autre jour. Il était en train de vider la chambre de Pomona et je ne pouvais pas le laisser faire. Il est si froid, si insensible. »

Les disputes conjugales liées à la perte d'un enfant étaient sûrement monnaie courante... Chacun gérait le deuil à sa manière, chacun faisait à l'autre les reproches qu'il n'acceptait pas de se faire. Wilhelmina ne voulait pas prendre à tout prix la défense de Bradley, surtout qu'elle ne le connaissait pas tant que ça... mais elle se disait qu'elle aurait peut-être eu la même réaction que lui.


"Tu sais, après la mort d'Elliott... Le lendemain de son enterrement... J'ai mis toutes ses affaires dans des cartons, je les ai consignées au grenier. Je n'arrivais plus... Je ne supportais plus de voir la moindre trace de lui chez moi. Peut-être qu'il a pensé la même chose ?"
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeSam 30 Mar - 12:01

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
Esther n’avait aucune raison de ne pas se confier à Wilhelmina, mais en même temps ce n’était pas l’exercice le plus facile qu’elle devait faire. Même en compagnie d’une amie très chère, ce n’était pas évident de parler des soucis qu’elle rencontrait avec Bradley. Esther se doutait bien que tous les couples qui perdait un enfant devait vivre des moments difficiles, mais elle ne savait pas du tout comment les choses allaient se passer à présent avec son époux. Esther avait besoin de Bradley et elle avait le sentiment que de son côté, l’homme n’avait pas forcément besoin d’elle. Elle se sentait perdue, vraiment, mais elle ne savait pas vraiment si Wilhelmina pouvait l’aider. Quand bien même, mine de rien, ça lui faisait du bien de pouvoir se confier sur tout cela, de dire ce qu’elle avait sur le cœur. Elle avait bien trop tendance à se renfermer sur elle-même, parce que c’était ce qu’elle devait faire, elle n’avait pas spécialement pris la peine de se confier quand Pomona avait décidé de quitter leur maison. Cette fois-ci, au vu de la situation et du fait qu’elle était morte, c’était différent.

Wilhelmina ne manqua pas, de son côté, d’y aller de ses propres confidences. Forcément, elles avaient parlé lors de la mort de Elliott, Esther avait été présente pour son amie, mais encore une fois elles vivaient dans un monde où on ne se confiait pas réellement sur leurs émotions. Même si elles étaient proches. Wilhelmina lui affirma donc que le lendemain de l’enterrement de son mari, elle avait rangé toutes ses affaires dans des cartons avant de les mettre dans le grenier, ne supportant plus de voir sa trace dans leur maison. C’était rapide, si rapide. Esther ne s’imaginait vraiment pas capable de faire la même chose qu’elle et forcément… ça mettait certaine chose en perspective. Est-ce que ça allait forcément expliquer le comportement de son époux, la sorcière n’en était pas certaine. Mais elle appréciait quand même d’entendre les propos de son amie.

« Peut-être. » Répondit-elle, elle voulait bien croire que c’était peut-être le cas, mais encore une fois elle ne pouvait pas en être certaine. « Je ne sais plus vraiment à quoi il pense en ce moment. »

Et c’était bien là le souci. Le couple Fitz avait toujours été très proche, très complice, mais force était de constater que ce n’était plus le cas actuellement. Esther n’avait aucune idée de ce à quoi son mari pouvait bien penser ces derniers temps, elle ne le comprenait plus, elle ne savait plus réellement si elle pouvait être sur la même longueur d’onde que son mari. Si ce dernier parvenait à la comprendre aussi. Au point qu’elle ne pensait même pas réellement pouvoir se confier à Bradley. Elle avait déjà perdu sa fille, elle n’avait pas envie de perdre son mari non plus. Mais en même temps elle ne pouvait pas se contenter de faire comme si de rien n’était.
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeLun 1 Avr - 11:44


« Peut-être. »

Esther restait sceptique. Wilhelmina ne lui en voulait pas. C'était normal, la ministre n'avait pas la réponse concrète aux interrogations de son amie, elle pouvait simplement tenter de la rassurer en se focalisant sur sa propre expérience... ce n'était pas pour autant que cette expérience faisait loi, et que le cas d'Esther était comparable au sien.

Au fond, ça ne pouvait pas être comparable, la relation d'Esther à Bradley n'était pas la même que celle que Wilhelmina avait eu avec Elliott. Oh, il y avait d'évidents traits communs, comme le fait qu'elles s'étaient toutes deux mariées par amour (ce qui était généralement plutôt rare), mais le couple Fitz n'avait sans doute pas autant dérivé que le couple Tuft... En tout cas, Wilhelmina n'imaginait pas un seul instant Esther tromper son époux. Et réciproquement. Quoi qu'elle était la preuve vivante qu'il fallait se méfier de l'eau qui dort.


« Je ne sais plus vraiment à quoi il pense en ce moment. »

Wilhelmina ne pouvait que compatir avec ce que lui disait Esther. Elle savait ce que cela faisait de perdre un être cher. Elle savait ce que cela faisait de voir un enfant se détourner de soi. Elle savait ce que cela faisait que de voir son mariage se déliter.. Et elle n'avait rien fait pour arranger les choses. Elle ne voulait vraiment pas ça pour Esther.

Wilhelmina hésitait. Elle avait bien envie de lui dire que tout irait mieux, mais elle ne voulait pas bercer son amie de faux espoirs. Et d'un autre côté, elle se disait que l'espoir était justement tout ce dont avait besoin son interlocutrice à l'heure actuelle.


"Peut-être qu'il a du mal à t'en parler justement parce que tu es concernée par tout ça ? Si tu lui laisses du temps, il finira peut-être par revenir vers toi de lui-même, tu sais..."


Wilhelmina ne savait pas si elle donnait vraiment les bons conseils à son interlocutrice, mais elle essayait, en tout cas. Elle n'avait vraiment pas envie de laisser Esther dans cet état.


"Est-ce que tu as essayé de lui parler... de ce que tu ressentais ?"


Elle se doutait que oui, mais certaines personnes attendent que l'on devine leurs émotions sans jamais les afficher. Wilhelmina réagissait souvent comme ça, alors elle en savait quelque chose.

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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeVen 28 Juin - 14:53

Vivre c'est survivre à un enfant mort.
Esther ne parlait finalement que très peu de sa situation, de Pomona et de sa souffrance. Même avec Bradley, au final, elle n’en parlait presque jamais parce que ça ne se faisait pas forcément. Alors qu’au fond, c’était sans aucun doute ce qu’elle avait besoin. En cet instant précis, le fait de se confier à Wilhelmina, ça lui faisait du bien, elle avait besoin de se confier, mais surtout elle avait sans doute besoin de conseil. Rien ne disait à Esther que son amie pouvait réellement l’aider, mais rien que de se savoir écoutée, entendue, et d’entendre des conseils, ça lui faisait vraiment du bien.

La sorcière écoutait donc attentivement les propos de son amie, qui lui affirma que Bradley avait peut-être tout simplement du mal à parler de tout cela avec elle, parce qu’elle était concernée. Encore une fois, Esther se disait que c’était possible en effet. Et qu’elle devrait sans aucun doute lui laisser simplement du temps. C’était quelque chose que Esther s’était dit en effet, qu’ils avaient besoin de temps, mais plus le temps passait, plus elle avait le sentiment de s’éloigner de son époux. Et ça la faisait souffrir. Elle ne savait pas comment ça allait se terminer. Peut-être que le fait de perdre complètement Pomona était en train de les perdre totalement, qu’ils n’avaient plus aucun lien tous les deux. Esther n’avait aucune envie de le croire, elle ne voulait pas se dire ça, mais elle ne pouvait pas s’empêcher.

« Oui… » Dit-elle pour répondre à la question de son amie, quand elle lui demanda si elle avait pris la peine de lui parler de se ce qu’elle ressentait. « Ça n’a jamais vraiment mené à quelque chose. Il me reproche seulement de pleurer une criminelle. »

Et elle n’y pouvait rien, elle savait bien qu’elle ne devrait pas se laisser happer par tout cela, qu’elle devait se montrer forte, mais elle ne parvenait pas à le faire. Sa fille, même si elle ne faisait plus réellement partie de sa vie, était quand même la prunelle de ses yeux. Elle savait bien que Pomona n’était pas ce genre de criminelle, qu’elle ne pouvait pas avoir fait ce qu’on le lui reprochait. Quand bien même, Esther ne devrait pas parler de tout cela avec Wilhelmina, au fond elle était quand même un peu concernée.

« Enfin, assez parlé de moi. » Reprit-elle. Ce n’était pas qu’elle ne voulait plus se confiait, qu’elle ne voulait plus trouver une épaule sur laquelle se reposer, mais elle savait qu’elles ne allaient sans doute tourner un peu en rond dans cette situation. Et puis, ça ne lui ferait pas de mal de parler d’autre chose en un sens. « Comment ça se passe alors pour toi, ton nouveau poste ? » Parce que Wilhelmina ne se contentait pas de travailler, elle était quand même la ministre de la magie. Ce n’était pas rien. « Ce n’est pas trop difficile ? »

On ne pouvait pas dire que le climat soit très reposant en plus.
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeVen 5 Juil - 16:49


« Oui… Ça n’a jamais vraiment mené à quelque chose. Il me reproche seulement de pleurer une criminelle. »


Wilhelmina serra les dents. Les mots du mari d'Esther avaient été cruels... mais en même temps... eh bien, même si la ministre évitait d'en parler, elle ne remettait pas en cause le travail de ses Aurors (même si certains, de fait, avaient trompé les attentes du département de la justice magique), alors elle pensait effectivement que Pomona Fitz était bel et bien responsable du décès tragique de son prédecesseur.

Malgré tout, c'était une chose de savoir que la chair de sa chair était une criminelle, c'en était une autre que de le dire haut et fort.... bon, cela dit, elle le faisait bien avec Agrippine. Mais ce n'était pas pareil malgré tout. Et puis, Agrippine n'avait jamais été soumise au baiser du détraqueur.

Wilhelmina ne savait que dire pour réconforter son amie, elle avait envie de la soutenir, de l'aider. Elle ne voulait pas prendre la défense de Bradley inutilement, elle voulait juste... que son amie souffre le moins possible.

Et finalement, ce fut Esther qui la sauva de l'impasse, de son incapacité à dire quoi que ce soit, puisqu'elle rebondit sur une question toute différente. Changer de sujet était sûrement une bonne idée... même si Wilhelmina ne considérait pas que parler d'elle soit vraiment avisé ou nécessaire en ces circonstances. D'autant que, dans tous les cas, elle ne pensait pas qu'elle ait besoin de le faire.


« Enfin, assez parlé de moi. Comment ça se passe alors pour toi, ton nouveau poste ? Ce n’est pas trop difficile ? »

"Très difficile"
, répondit-elle avec prudence.

Et pour cause, non seulement ce poste lui avait été ttribué brutalement, mais elle n'officiait pas dans les temps les plus cléments qu'on puisse imaginer. Certes, être ministre de la Magie ne saurait être de tout repos ce peu importe les circonstances, mais la situation présente n'arrangeait rien. Et compliquait tout.


"C'est à peine si j'ai le temps de respirer, en ce moment."


Et c'était ce pour quoi elle prenait le moment qu'elles passaient ensemble toutes les deux : comme une véritable respiration, dont elle savourait pleinement la valeur. Même si leur conversation n'était ni simple ni apaisée, malheureusement.


"Mais je sais que j'en suis capable. Même si tout le monde n'est pas de cet avis."

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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeSam 12 Oct - 16:57

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Esther ne savait pas vraiment si se contenter de changer de sujet et de se concentrer sur Wilhelmina allait réellement l’aider, mais en même temps elle se disait que ça pouvait être une bonne chose de se concentrer un peu sur autre chose, de parler d’autre chose que de Pomona et Bradley. Forcément, la sorcière n’arrêtait jamais de penser à sa fille, mais au moins elles pouvaient quand même parler un peu d’autre chose. En tout cas, la jeune femme appréciait de pouvoir parler d’autre chose et de se concentrer un peu sur son amie, qui vivait quand même un moment plutôt important dans sa vie dernièrement. Après tout, ce n’était pas rien ce qu’elle vivait, elle venait quand même de devenir la ministre de la magie. Après une tragédie qui concernait directement la fille de Esther, mais on n’avait pas besoin de revenir sur ce détail (qui était loin d’être un détail en réalité).

Wilhelmina apprit donc à la sorcière que c’était très difficile pour elle d’assumer son nouveau poste, ce qui en soit ne surprenait pas réellement Esther. Elle aurait évidemment aimé entendre que son amie s’en sortait très bien, mais on ne pouvait pas réellement se retrouver dans un tel poste sans connaître quelques difficultés.

« Évidemment que tu en es capable ! » Répondit Esther, quand bien même Wilhelmina n’avait peut-être pas réellement besoin de son soutien pour considérer qu’elle pouvait s’en sortir, après tout elle l’affaire elle même qu’elle en était capable contrairement à ce que d’autres personnes pensaient apparemment. Mais ça n’enlevait pas l’envie de la sorcière de soutenir son amie, au contraire. Ce n’était même pas quelque chose qu’elle avait besoin de forcer, elle le faisait naturellement. « Et ceux qui ne le croie pas vont rapidement se rendre compte de leur erreur. »

Esther n’avait pas spécialement besoin de questionner la nouvelle ministre de la magie pour comprendre ce qu’elle entendait par le fait que tout le monde n’était pas de l’avis qu’elle en était capable. Wilhelmina, toute légitime pour le poste qu’elle occupait, était une femme et forcément, certains hommes devaient sans doute s’imaginer qu’ils s’en sortiraient mieux à ce poste qu’une femme. Esther n’était pas le genre de femme qui avait une carrière et qui cherchait à égaler les hommes – le rôle de femme au foyer lui avait toujours parfaitement convenu, même si aujourd’hui il n’avait peut-être plus réellement de sens –, mais ça ne l’empêchait pas de soutenir les personnes qui le faisaient et d’autant plus les femmes bien sûr. Wilhelmina était de ces femmes là, qui prouvaient qu’elles pouvaient avoir des postes à responsabilités sans que cela ne soit compromettant, bien au contraire. Wilhelmina allait sans aucun doute s’en sortir bien mieux que de nombreux ministres hommes.
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Message#Sujet: Re: Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)    Vivre c'est survivre à un enfant mort. (Wilhelmina)  Icon_minitimeMar 22 Oct - 11:15



« Évidemment que tu en es capable ! Et ceux qui ne le croie pas vont rapidement se rendre compte de leur erreur. »

Wilhelmina afficha un sourire satisfait. Elle estimait s'être faite toute seule et ne pas avoir besoin de dépendre des encouragements de ses proches pour aller plus loin, mais ce serait mentir malgré tout que de prétendre que cela ne lui faisait pas du bien de se sentir soutenue par les personnes dont l'opinion comptait le plus pour elle.

Des amis, Wilhelmina n'en avait pas beaucoup, et elle avait par trop tendance à ne pas savoir les maintenir comme il se doit. Mais cela ne l'empêchait pas de tenir chacune de ces amitiés, qu'elle soit lointaine, distante ou plus soutenue, comme quelque chose de précieux. La ministre ne choisissait pas ses amis au hasard, c'était une chose à laquelle elle réfléchissait peut-être même un peu trop, au point de parfois attendre très longtemps avant de taxer untel d'amitié alors qu'il le méritait corps et bien.

L'opinion d'Esther lui était par ailleurs d'autant plus importante qu'elle savait que cette dernière avait de bonnes raisons (meilleures que la plupart) de ne pas vouloir l'encourager. Même si elle parvenait à faire la part des choses, elle savait tout de même que sans l'intervention (selon toute vraisemblance) de sa vie, Wilhelmina ne se trouverait pas à son poste d'influence à l'heure qu'il était, et c'était le cas. Ce n'était pas chose facile, et dans un tel cas de figure, ne pas savoir précisément faire la part des choses serait ni plus ni moins que compréhensible.


"Rapidement, je l'espère, mais j'ai bien peur que cela prenne plus de temps que je ne le désirerais..."


Ce n'était pas pour être pessimiste, Wilhelmina se sentait réellement capable de changer la donne, de faire les choses de la bonne manière, d'agir au mieux, elle croyait réellement que c'était dans ses cordes, mais elle n'avait pas affaire à de simples soucis étatiques, elle n'intervenait pas en temps de paix, et il était diffiile (elle n'osait dire impossible) d'éradiquer ainsi un mal que l'on avait tant de peine à comprendre, en fin de compte, et cela malgré tous ses efforts, et elle en fournissait vraiment autant qu'elle le pouvait pour mieux appréhender la situation qui était la sienne.


"Promulguer la paix est une bien mince promesse électorale, et ce sera pourtant le travail de toute une vie."

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