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 Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)

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Moldu
Isabel Beresford
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Message#Sujet: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeJeu 12 Juil - 12:10


Malgré les réticences de sa famille, Isabel était convaincue du fait qu'épouser Bill était la meilleure décision qu'elle ait jamais prise. Cela dit, elle pouvait bien reconnaître qu'elle n'avait pu prendre conscience des difficultés d'un ménage avec un ancien détenu.

Heureusement, elle pouvait assumer à elle seule les besoins du foyer, grâce à ses rentes plus que généreuses, mais elle se doutait que la vie serait plus simple et plus agréable pour son époux s'il lui était donné de retrouver du travail... malheureusement, un casier judiciaire, et a fortiori aussi chargé que celui de Bill, ne facilitait pas la réinsertion professionnelle. Pas étonnant qu'il soit parfois de sale humeur, qu'il puisse lui arriver de lever la main sur elle. Revenir au monde après en avoir été exclu devait être une épreuve, et une épreuve que la jeune femme n'était que capable d'entrevoir.

Isabel, quoi qu'il en soit, pardonnait tout à son mari, et était sûre que son humeur s'améliorerait dès lors qu'il aurait trouvé son équilibre. Et elle était prête à tout lui offrir. Le soutien financier, elle le lui accordait déjà, un socle familial stable et uni, elle comptait bien le lui offrir sur le long terme. L'anéantissement de ses démons passés, elle y travaillait avec application. Et, elle en était certaine, à force de persévérance, Isabel trouverait du travail à son époux.

Elle avait un certain réseau, elle pouvait faire jouer le nom de ses parents en sa faveur. Bill était un politicien brillant, un homme intelligent, un tacticien de génie, elle n'avait pas l'intention de gâcher son potentiel en emplois de seconde main. Retrouver les hautes sphères politiques n'était pas simple après plusieurs longues années de prison, mais ce n'était pas impossible, et Isabel y croyait, elle l'espérait, même, car elle était certaine que son époux, à force de persévérance, pourrait bien être capable de changer le monde.

Elle revenait d'un rendez-vous éprouvant avec quelques-unes de ses connaissances, dont un ambassadeur. Elle doutait que l'échange ait été concluant, mais comme toujours, elle ne perdait pas espoir. Toutes à ses pensées, elle avait décidé de se promener un peu avant de rentrer chez elle, et avec donc choisi de faire un petit crochet par Hyde Park, profitant de l'air printanier et du beau temps, qui n'était pas si fréquent en Angleterre, quand les cieux londoniens vous gratifiaient de quelques rayons de soleil, il fallait en profiter.

Elle chercha finalement un banc où s'installer et lire un peu (la lecture, son péché mignon), mais elle n'en trouva aucun où elle puisse être seule. Ce n'était pas pour la déranger. La jeune femme était naturellement sociable. Malgré tout, elle demanda avec sa politesse naturelle à l'homme déjà installé.


"Ca ne vous dérange pas que je m'installe à côté de vous ?"





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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeMar 18 Sep - 11:00

 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons
Hyppolite était de retour, les choses se passaient bien. Voilà, c’était la seule chose qui résumait ces derniers temps la vie. Les choses se passaient bien. La situation avec Adrian s’arrangeait petit à petit et il avait le sentiment que son fils l’acceptait un peu plus dans sa vie. Bon, ce n’était pas encore complètement gagné, mais quand même. Adrian était au courant que lui et Queenie voulaient se marier et il n’était pas contre l’idée. La boulangerie était sur le point d’ouvrir… définitivement, la vie de Jacob prenait clairement le tournant qu’il avait rêvait. Tout allait bien donc, et tout allait aller pour le mieux. Bon, Jacob avait conscience que le monde magique n’était peut-être pas près à ce qu’un no-maj ouvre un commerce dans la partie sorcière, mais franchement, il n’avait aucune envie de se prendre la tête avec ces « détails ». La seule chose qui comptait, c’était le fait qu’il était heureux avec Queenie, qu’il était heureux avec Adrian (même si par moment il se sentait encore un peu mal à l’aise, mais ça allait venir petit à petit. Ils allient tous trouver leurs marques et la prochaine étape sera de vivre ensemble, tous ensemble. Enfin, après l’ouverture de la boulangerie, mais celle-ci était sur la bonne route.

En attendant, Jacob était juste heureux et c’était agréable. Il était heureux, il avait le sentiment que ça faisait des années qu’il ne l’avait pas été de cette manière. Et en fait, il savait que la dernière fois, c’était quand il vivait tranquillement son idylle avec Queenie avant qu’elle ne décide de mettre fin à leur relation. Sans qu’il ne lui en veuille bien évidemment, il ne pourrait pas lui en vouloir. Alors, parce qu’il avait le cœur léger, Jacob avait décidé de se promener un peu. Queenie était occupé, Adrian était encore à Poudlard, Norbert et Tina avaient d’autres choses à faire et lui, il avait le sentiment de ne pas avoir pris la peine de visiter autant Londres qu’il ne le devrait. Bon, il en avait beaucoup déjà et des choses que les êtres non magiques anglais n’avaient pas vu, mais quand même. Il n’avait pas autant pris la peine de se promener qu’il aurait dû le faire, donc il avait décidé de le faire. Et quoi de mieux que Hyde Park pour se promener ? Rien du tout. Ça faisait bien une heure qu’il s’y trouvait quand il avait décidé de s’installer sur un banc libre, denrée rare dans le parc pour l’heure. Il était installé depuis quelques minutes quand une jeune femme, ravissante, lui demanda si elle pouvait s’installer.

« Bien sûr. »
Ce n’était pas un problème pour le boulanger (ou futur boulanger dans le cas présent), bien au contraire. Il aimait bien la compagnie des autres personnes, sociable comme il était. Et il n’était pas du genre bougon au point de ne pas accepté qu’une jeune femme prenne une partie du banc où il était installé. « Jacob Kowalski. » Dit-il en tendant sa main vers la jeune femme, pour se présenter.
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Isabel Beresford
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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeJeu 20 Sep - 11:15


« Bien sûr. »


L'homme à côté de qui elle vint s'asseoir était manifestement quelqu'un d'agréable, de sociable et de facile d'accès. Le genre de personne qu'Isabel appréciait tout particulièrement. Elle aimait parler, faire de nouvelles rencontres, apprendre des autres, mais quand on s'adressait à des inconnus, beaucoup se fermaient malheureusement à la conversation.

Alors elle était ravie. D'accord, elle se serait bien contentée de lire un peu, dans sa bulle, et tant pis si personne n'était là pour lui tenir compagnie. Mais pour le coup, elle serait ravie de troquer sa lecture contre une discussion animée et plaisante avec cet homme qui y semblait parfaitement ouvert, puisqu'une fois qu'elle fut installée, il se présenta directement à elle.


« Jacob Kowalski. »


Elle lui répondit par un sourire plus que radieux. Elle n'envisagea plus de sortir son livre de son sac, en tout cas pas tout de suite. Ils avaient l'air de vouloir tous les deux parler. C'était ce qui comptait.


"Isabel Beresford", répondit-elle en serrant la main qu'il lui tendait. "Vous êtes du quartier ?"

C'était une manière comme une autre d'engager la conversation. C'était une chose que de discuter avec un parfait inconnu, c'en était une autre que d'avoir vraiment des choses à se dire.

Pour Isabel, ce n'était pas forcément un exercice bien complexe, parce qu'elle pouvait vraiment être bavarde quand elle s'y mettait, mais il fallait toujours une première approche.

En tout cas, même si Londres était une grande ville, et qu'on ne pouvait pas escompté avoir déjà croisé tous ses habitants (même si Isabel avait estimé en connaître la plupart de son côté), elle pensait que c'était la première fois qu'elle le voyait dans ce parc où elle avait l'habitude de son côté de se rendre assez fréquemment (notamment parce que l'appartement qu'elle partageait aujourd'hui avec Bill n'était pas très loin et qu'elle adorait se perdre dans les immenses parcs londoniens).

Demander à une personne où elle vivait, c'était une façon sous-jacente de l'interroger sur l'endroit d'où elle venait, et c'était un bon point de départ pour une discussion. En tout cas du point de vue d'Isabel. Tout le monde avait une histoire intéressante à raconter. Elle était certaine qu'il en était de même pour son interlocuteur.



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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeLun 3 Déc - 15:13

 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons
La femme le salua et se présenta également, puisque Jacob s’était présenté. Elle s’appelait donc Isabel Beresford, ce nom ne lui disait rien du tout mais en même temps il ne connaissait pas tous les noms non plus. En même temps, il savait bien qu’il ne connaissait pas cette jeune femme, c’était juste un moyen comme un autre de lancer la conversation, puisqu’elle s’installait sur le même banc que lui. Et la femme ne manqua pas de lui demander s’il était du quartier. Encore une fois, c’était simplement une façon de poursuivre la discussion, ce qui convenait très bien au no-maj. Il aimait discuter, même quand c’était avec des personnes qu’il ne connaissait pas du tout. C’était comme ça, il était particulièrement sociable et il appréciait d’entamer une conversation.

« Non pas vraiment, je prends la peine de visiter. » Dit-il dans un fin sourire pour répondre à la jeune femme. « En fait je viens des États-Unis, je viens seulement de m’installer en Angleterre. » Il n’avait pas forcément besoin d’entrer dans ce genre de détail, mais c’était ainsi que débutait une vraie conversation. Deux personnes se croisaient, ils commençaient à parler, ils entraient un peu plus dans les détails et les choses coulaient de sources tout simplement. « Vous êtes du quartier vous ? Vous venez souvent ici ? »

Puisque la jeune femme ne s’était pas retenue pour lui poser des question, Jacob ne voyait pas pourquoi il le ferait de son côté. Alors, il se permettait de se montrer curieux, sans avoir l’intention de forcer une seule seconde Isabel à répondre. Si jamais elle n’avait pas envie de lui dire quoi que ce soit, il ne lui reprocherait pas. Et en même temps, il se disait qu’il y avait quand même peu de chance qu’elle n’accepte pas de répondre à ses questions, puisqu’elle était la première à lui avoir posé des questions.

En tout cas, l’homme ne connaissait pas du tout cette Isabel, mais il avait déjà un bon feeling avec elle. Il ne pouvait pas réellement se faire encore une opinion sur elle, mais il y avait quelque chose de doux qui se dégageait d’elle. Jacob n’avait en tout cas aucune raison de se forcer pour discuter avec la jeune femme, bien au contraire, ça lui semblait vraiment naturel. Bon, en même temps, même avec les personnes moins sociables (salut Norbert), il parvenait quand même à créer des liens.
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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeLun 10 Déc - 11:12

« Non pas vraiment, je prends la peine de visiter.En fait je viens des États-Unis, je viens seulement de m’installer en Angleterre. »

Ah, c'était donc de là qu'il venait, son accent ! Elle avait donc affaire à un Américain, et des dizaines de questions lui venaient immédiatement à l'esprit. Elle-même n'avait que peu voyagé au cours de son existence, et elle n'avait jamais eu l'occasion de se rendre outre-Atlantique. Pour elle, tout ce qui concernait les Etats-Unis était par conséquent aussi intrigant que fascinant.

Elle avait très envie d'en apprendre plus sur le pays natal de son interlocuteur et ce qu'il faisait là-bas, même si, semble-t-il, il était ici pour s'y installer... Ce qui posait d'autres questions, de fait... Elle avait très envie de savoir ce qui le motivait à vivre à Londres à présent... En bref, ils faisaient à peine connaissance qu'ils avaient à leur disposition un nombre incalculable de sujets de conversation.


« Vous êtes du quartier vous ? Vous venez souvent ici ? »

Il l'avait devancée avant qu'elle n'ait eu l'occasion de poser la moindre question, ce qui lui allait très bien, en réalité. C'était bien la preuve qu'elle était en compagnie de quelqu'un de sociable, qui n'avait aucun mal à faire la conversation, et la jeune femme appréciait cela. Elle adorait faire de nouvelles rencontres. Chaque nouvelle personne rencontrée pouvait lui apporter quelque chose à titre personnel.

"Oui, j'habite à quelques rues d'ici. J'aime beaucoup me promener ici, je trouve cet endroit... paisible, pas vous ?"


Elle marqua une pause. Sa curiosité ne l'avait pas lâchée et elle comptait bien la laisser s'exprimer. Elle était convaincue que son interlocuteur ne le prendrait pas mal dans tous les cas.


"Le ciel anglais doit beaucoup vous changer de l'Amérique ? vous viviez où, là-bas ?"

Chaque chose en son temps, une question après l'autre, c'était l'avantage, entre deux bavards, il était assez simple de rebondir l'air de rien sur les propos de l'autre, et le tout menait bien souvent à un échange très enrichissant.

Isabel était d'avis que n'importe quel échange était enrichissant, d'ailleurs. Elle était d'avis qu'aucune vie n'était inintéressante et que tout un chacun, à sa manière, était capable par sa présence et son expérience d'apporter quelque chose d'unique aux autres.

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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeVen 15 Fév - 12:55

 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons
Jacob ne put se retenir de hocher de la tête quand la jeune femme lui affirma qu’elle trouvait l’endroit paisible, lui demandant si c’était son cas également. Ça l’était, vraiment. Jacob devait bien avouer que cet endroit était vraiment agréable. Isabel venait donc régulièrement ici, puisqu’elle n’habitait qu’à quelque rue. Elle avait bien raison de profiter de cet espace. Il aurait pu dire quelque chose de plus, Jacob avait bien des choses à dire au sujet de cet endroit d’ailleurs, mais dans tous les cas Isabel avait reprit la parole et laissé parler sa curiosité. Jacob ne lui en voulait en aucun cas, bien au contraire, parce qu’il s’était montré curieux de son côté. Il n’allait pas reprocher à la jeune femme de lui poser des questions qu’il lui avait posé un peu plus tôt, en lui demandant si elle vivait dans le coin. Jacob appréciait les conversations de ce genre, il était sociable tout simplement. Et mine de rien, s’installer dans un nouvel endroit, c’était quand même rencontrer de nouvelles personnes. Clairement, Jacob en rencontrait énormément depuis qu’il s’était installé en Angleterre et il adorait ça. Ça lui rappelait les moments où il faisait connaissance avec les nouveaux clients de sa boulangerie, il avait hâte de pouvoir en faire de même dans le monde des sorciers.

« Je vivais à New-York, j’avais une boulangerie. »
Répondit-il à la question de la jeune femme donc, enchaînant. « C’est sûr que le ciel est bien différent ici, ces deux pays ne se ressemblaient pas vraiment. » Ce n’était pas non plus le noir et le blanc d’un coup. Mais il fallait quand même reconnaître que la culture était différente, sans compter le climat. Bon, en prime, Jacob en rajoutait une couche en vivant la plupart de son temps avec des sorciers, autant dire que ça lui sortait de sa vie de no-maj des États-Unis. « Mais je me sens très bien en Angleterre. » Ajouta-t-il, quand bien même il n’était peut-être pas nécessaire qu’il le précise.

Mais c’était naturel pour lui de parler, quand bien même il ne pouvait pas non plus tout dire de sa vie. Il appréciait discuter, avec des personnes qu’il connaissait, mais aussi avec des inconnues comme Isabel. Et cette jeune femme semblait aussi sociale que lui, semblait apprécier autant que lui de parler. Et c’était bien parce qu’il trouvait cette conversation parfaitement naturelle qu’il ne se retint pas de relancer, de rebondir sur ce qu’ils se disaient.

« Vous avez déjà voyagé ? » Demanda-t-il alors, ne pouvant pas s’empêcher d’être curieux donc.

En soit cette question pouvait semblait rien du tout, mais le jeune homme était tout simplement curieux. De son côté, Jacob avait clairement voyagé, mais ce n’était pas la première fois, il avait déjà passé du temps en Europe pendant la première guerre. Et il se demandait donc si la femme sous ses yeux avait eu l’occasion de voyager de son côté.
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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeMer 20 Fév - 9:26


« Je vivais à New-York, j’avais une boulangerie. »

New York. La seule évocation de cette ville aiguisait l'imagination d'Isabel. Elle n'était jamais allée dans cette ville, mais elle en avait vu des photographies. Ces immeubles qui tutoyaient le ciel, la statue de la Liberté, cette architecture hors-norme...

Elle était vraiment curieuse, mais chaque chose en son temps. Même si elle ne pourrait pas forcément retenir cette question qui lui accaparait l'esprit plus que les autres : pourquoi cet homme qui avait une vie bien installée, propriétaire d'une boulangerie à New York, avait décidé de se rendre en Angleterre pour refaire sa vie outre-Atlantique.


« Vous avez déjà voyagé ? »
Isabel fit doucement non de la tête. Enfin, c'était mentir que d'affirmer qu'elle n'avait jamais voyagé du tout, mais ce n'était pas grand-chose. Elle avait été en Ecosse, et au Pays de Galles, ce n'était pas non plus des destinations vraiment lointaines et exotiques. Elle n'avait jamais dépassé les frontières de la Grande-Bretagne, en tout cas.

"Pas suffisamment à mon goût"
, répondit-elle dans un sourire.

Non, son intention n'était pas de se plaindre, c'était juste un constat. Elle n'était pas trop aventureuse, elle se plaisait parfaitement à Londres, mais c'est vrai qu'elle aimait tout de même voyager, et elle espérait qu'elle en aurait l'occasion... Prochainement, peut-être ? Après tout, Bill et elle n'avaient pas eu droit à leur voyage de noce encore, ça pourrait bien arriver.


"Je ne suis jamais allée en Amérique, en tout cas."
Elle marqua une légère pause.

Ils n'étaient que deux inconnus qui faisaient la conversation et se tenaient compagnie tous les deux. Il y avait peut-être des sujets qu'il était trop indiscret d'aborder... mais Isabel tentait le coup malgré tout. Si Jacob l'estimait trop indiscrète, il pourrait toujours se dérober à ses questions et ne pas lui répondre. Elle ne lui en voudrait certainement pas. Elle comprendrait, bien sûr.


"Qu'est-ce qui vous amène en Angleterre, alors ? Pourquoi avoir déménagé ?"


Elle espérait que les raisons n'en étaient pas malheureuses ou sordides, un décès, une faillite ou que savait-elle encore... auquel cas elle regretterait immédiatement d'avoir posé la question. Mais après tout, ça pouvait aussi être une belle histoire, de bonnes raisons, et c'est ce qu'elle escomptait entendre.


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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeVen 10 Mai - 14:28

 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons
Jacob afficha un léger sourire quand son interlocutrice affirma qu’elle n’avait pas suffisamment voyagé à son goût, avant d’ajouter qu’elle n’avait jamais pris la peine d’aller en Amérique. En soit, Jacob n’était pas spécialement surpris, parce que ce n’était pas donné à tout le monde de se rendre aux États-Unis, surtout quand on vivait en Europe. Jacob avait déjà eu l’occasion de venir dans cette partie du monde lors de la première guerre, ça n’avait pas été une partie de plaisir. Maintenant, son retour était évidemment bien plus agréable. L’homme n’était donc pas spécialement étonné d’entendre la jeune femme affirmer qu’elle n’avait pas mis les pieds en Amérique. Ce qui en soit n’était pas un souci non plus, ce n’était pas forcément quelque chose d’indispensable de voyager. À moins qu’on en ait envie, bien évidemment.

La jeune femme le questionna un peu plus, sans que cela ne soit un souci pour Jacob. Il n’avait aucune raison d’être agacé par les propos de Isabel, même s’ils étaient inconnus. Ils ne se connaissaient pas, elle lui posait des questions, mais ce n’était pas un souci. Après tout, Jacob adorait faire de nouvelle rencontre, il adorait parler aux gens, il aimait faire connaissance. Ce n’était pas pour rien qu’il avait toujours eu un bon rapport avec ses clients dans sa boulangerie, il ne manquait pas d’être particulièrement sociable. Il adorait faire de nouvelles rencontres donc et d’apprendre à connaître de nouvelles personnes. Il n’avait aucune raison de ne parler un peu de sa vie en retour, c’était donnant donnant. Surtout qu’en soit, la question était plutôt anodine et la réponse était plus qu’agréable.

« Une femme. » Répondit-il d’abord, un plus grand sourire s’affichant sur son visage. En même temps, il n’y pouvait rien, dès qu’il pensait à Queenie, il ne pouvait pas s’empêcher de sourire. Il l’aimait tellement en même temps, il était vraiment heureux de pouvoir partager sa vie à présent, de pouvoir faire partie de la vie de Adrian également. Même si ce n’était pas toujours facile, il était plus qu’heureux à présent. « La femme que j’aimais venait s’installer en Angleterre, alors… j’ai décidé de tout quitter pour la rejoindre. Alors j’ai décidé de m’installer ici aussi et d’ouvrir une nouvelle boulangerie. »

Et Jacob avait envie de se dire que cette histoire était belle. Bien évidemment, il y avait des points un pu plus difficiles que d’autres, Jacob ne savait pas toujours comment s’y prendre avec Adrian, il y avait eu l’absence de Hyppolite, mais les choses reprenaient leur sens tout simplement. Alors, forcément, Jacob avait juste envie de se dire que tout ça, était beau, que ce qu’il vivait été merveilleux, que son histoire, leur histoire, était belle.

« Et vous, vous êtes mariés ? » Demanda-t-il en se permettant à son tour de se montrer curieux, se disant qu’il n’y avait aucune raison qu’elle le prenne mal. Après tout, cette conversation était agréable pour tous les deux.
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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeMar 14 Mai - 12:09



« Une femme. »

Une réponse concise, mais qui en soi se suffisait entièrement à elle-même. Qu'ajouter de plus ? Oh, Isabel voulait en savoir davantage, bien sûr, et elle comptait sur son interlocuteur pour lui donner les précisions qui lui manquaient encore, mais ces seuls mots en disait déjà long, surtout conjugués au sourire qui illuminait le visage de son interlocuteur.

Isabel était une grande romantique, elle croyait en l'amour et en tous les sacrifices qu'il pouvait nous inviter à faire tout autant qu'aux nombreux dons qu'il pouvait nous apporter. Pour Bill, Isabel aussi serait absolument capable d'aller jusqu'au bout du monde, de soulever des montagnes... Pour lui, elle avait accepté son passé peu reluisant, et sa situation complexe d'ancien prisonnier. Elle l'aimait à ce point. Alors oui, elle comprenait totalement son interlocutrice sans qu'il ait besoin d'en dire plus. Mais, pour son plus grand bonheur, il se livra davantage.


« La femme que j’aimais venait s’installer en Angleterre, alors… j’ai décidé de tout quitter pour la rejoindre. Alors j’ai décidé de m’installer ici aussi et d’ouvrir une nouvelle boulangerie. »

C'était sans doute la plus belle preuve d'affection que l'on pouvait donner à quelqu'un. Cette femme avait de la chance. L'homme avait tout abandonné pour être à ses côtés... C'était vraiment beau. Elle espérait que cette femme le méritait réellement. Mais à en juger par le sourire rayonnant du boulanger, c'était effectivement le cas.

Ce genre d'histoires, romantiques et à l'issue heureuse, Isabel et raffolait, elle avait envie de connaître le moindre détail de cette histoire, mais Jacob reprit la parole, l'interrogeant à son tour. Après tout, c'était donnant-donnant. Il lui en disait plus sur lui, il lui en disait plus sur elle.


« Et vous, vous êtes mariés ? »

Ce fut au tour d'Isabel de sourire à l'évocation de l'homme qui partageait sa vie avant de hocher la tête avec douceur.


"Oui. Je ferais n'importe quoi pour mon mari, comme vous pour cette femme"
, répondit-elle avec la douceur qui lui est coutumière. Pour elle, ils étaient deux chanceux que la fortune avait réunis. C'était une pensée agréable. "Il est ce que j'ai de plus précieux dans la vie."

Et la réciproque ne saurait être plus fausse, même si elle faisait de son mieux pour se voiler la face.


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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeSam 17 Aoû - 17:32

 
Quand on parle du soleil, on en voit les rayons
Jacob n’avait aucun souci à raconter son histoire, il aimait le faire d’ailleurs. En même temps, objectivement, le no-maj trouvait que cette histoire était belle. Elle avait mis du temps avant d’être pleine et entière, mais elle était belle tout de même. Évidemment, Jacob ne pouvait pas se permettre de tout raconter, affirmer qu’il avait un fils et que la femme qu’il aimait l’avait quitté en apprenant être enceinte parce que dans son monde il n’était pas possible qu’une sorcière fréquente un sorcier. Mais il pouvait quand même raconter l’essentiel, et cet essentiel était qu’ils s’étaient enfin retrouvé après tout ce temps et que Jacob avait décidé de tout quitter aux États-Unis dans le but de rejoindre Queenie en Angleterre, Queenie et leur fils bien évidemment. Jacob aimait raconter son histoire, parce qu’elle était belle, il la trouvait la plus belle de toute. Bon, le jeune homme manquait cruellement d’objectivité, mais ce n’était pas l’important.

L’homme ne perdit pas son sourire après avoir retourné la question à son interlocutrice et la voyant afficher l’un de ces sourires qu’il affichait tout le temps quand il pensait à Queenie. Elle lui confirma qu’elle était mariée, et qu’elle ferait n’importe quoi pour son mari comme lui pour celle qu’il aimait. Forcément, Jacob ne pouvait que se retrouver dans les paroles de la jeune femme avec qui il discutait. Ils ne se connaissaient pas tant que cela, mais il ne pouvait que constater à quel point ils avaient des points communs tous les deux tout de même. Cette âme de romantique en tout cas. Mais dans le cas de Isabel, ce n’était évidemment pas une bonne chose, sauf que Jacob n’en savait rien et qu’il se réjouissait donc d’entendre ces mots.

« Alors, nous sommes deux chanceux. » Affirma-t-il, toujours le même sourire sur le visage. Il le pensait bien, ils étaient chanceux tous les deux parce qu’ils avaient trouvé leurs âmes sœurs. En tout cas, Jacob avait trouvé son âme sœur depuis longtemps, mais il pouvait enfin l’aimer au grand jour comme il avait rêvé de le faire tant et tant autrefois et toutes les années où il n’avait pas pu être avec Queenie. « J’ai hâte qu’elle soit ma femme. » Ajouta-t-il alors.

C’était le cas, il avait sincèrement hâte que Queenie l’épouse, même s’ils devaient encore patienter un peu. Cela dit, au vu du nombres d’années où ils avaient patienté jusqu’à présent, ce n’était pas grand-chose au final. Au contraire, ils étaient clairement rodés à l’exercice. Ce qui ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas pour autant impatients, loin de là.
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Message#Sujet: Re: Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob)   Quand on parle du soleil, on en voit les rayons (Jacob) Icon_minitimeMar 20 Aoû - 18:51



« Alors, nous sommes deux chanceux. »

Isabel hocha la tête dans un sourire rayonnant. Certains cessaient de croire en la chance, ce ne serait jamais son cas. Elle n'avait pas vécu que des choses faciles, dans sa vie, mais elle savait malgré tout que la vie lui avait offert des dons qu'elle avait su reconnaître, et que beaucoup d'autres n'avaient pas eu la chance de connaître de leur côté.

Parmi ces dons, à ses yeux, l'amour était le plus beau d'entre eux, et elle savourait cette chance. Elle en avait complètement conscience, et elle aimait en parler. Alors ce pouvait être prendre le risque d'ennuyer ses interlocuteurs avec cela, mais peu importe, elle savait que la personne à laquelle elle s'adressait était entièrement capable de le comprendre.

Oui, ils étaient deux chanceux dont les chemins s'étaient croisés. Il était probable qu'après cela, ils ne se revoient plus jamais, mais au moins, ils auraient vraiment échangé et partager quelque chose, Isabel trouvait de l'intérêt à n'importe quelle rencontre, et celle-ci lui plaisait vraiment beaucoup.


« J’ai hâte qu’elle soit ma femme. »

Comme elle le comprenait. Le mariage était un moment magique. Isabel revivrait cent fois son union avec Bill si elle le pouvait tant elle en avait éprouvé une incroyable euphorie. Un homme amoureux ne pouvait qu'avoir hâte d'épouser sa fiancée, aimée de longue date.


"Comme je vous comprends. Le mariage est un moment merveilleux."
Surtout quand il était choisi, quand on était entouré de tous ses proches. "C'est prévu pour quand ?" demanda-t-elle avec curiosité.

Le mariage, sans vouloir verser dans le lieu commun, était une affaire qui concernait davantage les femmes que les hommes, au sens où les hommes se sentaient généralement moins investis que les femmes. Mais ce n'était pas toujours le cas.

Elle voulait bien croire que la future épouse était elle aussi très enthousiaste, mais en l'occurrence, c'était le futur époux qui lui faisait face, et elle avait envie d'en savoir plus sur ce mariage. En soi, c'étaient les noces de deux inconnus, elle n'avait pas de raisons de se sentir concernée ou investie, mais quand même, elle se permettait de l'être. Et si Jacob avait plus de détails à lui donner, elle serait ravie de les entendre afin de poursuivre cette plaisante discussion.



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