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 Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]

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Message#Sujet: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Lun 10 Sep - 21:02


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

e silence total. Depuis le dîner catastrophique avec les parents d'Adrian, Luna et lui ne s'étaient plus adressé le moindre le mot... Et c'était compréhensible. Luna savait très bien ce qu'il devait penser d'elle. Elle lui avait menti, elle avait trahi sa confiance... Il avait toutes les raisons du monde d'être déçu, d'être fâché contre elle, de ne plus rien vouloir avoir à faire avec elle. Ce n'était pas agréable pour autant... Depuis qu'elle l'avait perdu, elle avait l'impression d'avoir tout perdu. Pourtant, elle savait bien que cette situation ne pouvait pas durer, et qu'elle ne s'en tirait pas à si mauvais compte si l'on considérait le fait que si elle avait perdu Adrian, elle avait au moins retrouvé ses amis, sains et saufs. Elle l'avait su, dès le début, que leur histoire était vouée à l'échec. Elle pourrait, çà et là, grapiller quelques instants de bonheur ensemble, mais ça n'irait jamais plus loin. C'était comme ça... Mais à mesure que le temps passait, elle avait été de moins en moins capable à imaginer un seul moment de son existence duquel Adrian ne ferait pas partie... Même quand elle se voyait retournée dans son époque, de retour auprès de son père, ça ne l'empêchait pas de le visualiser auprès d'elle. Et c'était fini.

Oh, elle l'avait croisé plus d'une fois, depuis. C'était inévitable, puisqu'ils faisaient partie de la même maison, et que même si Poudlard était grand, ils ne pouvaient pas non plus espérer ne jamais se croiser entre ses murs... Et à chaque fois, elle s'était dérobée, elle n'avait pas osé accuser encore davantage sa déception et sa colère... Et il n'avait pas l'air de vouloir aller vers elle non plus (pour des raisons parfaitement compréhensibles)... alors il fallait sans doute que ça s'achève ainsi. Elle quittait Poudlard pour de bon. Elle allait rejoindre les autres voyageurs et Pomona au QG de la Résistance, et elle se focaliserait là-dessus. C'était ce qui importait, après tout... Oui...

Elle éprouvait de la nostalgie, à l'idée de prendre ce train qui l'entraînait loin de Poudlard, où il était très probable qu'elle ne remette plus jamais les pieds. Mais son vague à l'âme n'était pas tant le fait de sa nostalgie que de la tristesse qu'elle éprouvait... Elle avait l'impression qu'on l'avait démunie d'une partie de son coeur. On ne s'imagine pas combien cette sensation peut être douloureuse quand on ne l'a jamais vécue. Elle était décidée à se faire toute petite, à se choisir un wagon et contempler la vue en somnolant, jusqu'à arriver à Londres, d'où il ne lui resterait plus qu'à rejoindre ses amis, mais alors qu'elle errait de wagons en wagons à la recherche d'un disponible, elle tomba littéralement nez à nez avec Adrian.

-Oh... Salut...







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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 14 Oct - 14:45

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
La fin de l’année avait des airs de libération. Non pas que Adrian n’aimait pas Poudlard, c’était même une école qu’il adorait et qui l’avait poussé à espérer que sa mère ne décide pas de le ramener aux États-Unis. Mais là, il avait juste besoin que les vacances arrivent. Il n’en pouvait plus. C’était à peine s’il avait pu se concentrer sur ses examens et il ne serait pas vraiment surpris de n’avoir que des mauvaises notes. Il n’en pouvait plus, il avait besoin de quitter le château, de rentrer chez lui et sans doute s’enfermer pendant les deux mois d’été dans sa chambre. Il ne voulait ni voir, ni parler à personne. Que ça soit ses parents, son oncle, sa tante, son cousin et même Cassie… ça devenait difficile. Et évidemment, la dernière personne à qui il avait envie de parler c’était Aulne.

C’était bien pour cela que cette fin d’année avait des allures de libération, parce qu’il savait que Aulne – ou Luna apparemment, puisque c’était comme ça qu’elle s’appelait en réalité… et lui il préférait largement Aulne, la fille qu’il aimait et qui ne venait pas du futur… – allait quitter l’école de magie pour de bon, puisque c’était sa dernière année. D’ailleurs, il ne savait même pas ce qu’elle faisait à Poudlard. Il le saurait sans doute, s’il avait pris la peine d’écouter les explications de la jeune femme, mais le simple fait d’apprendre qu’elle venait du futur avait été bien trop pour lui. C’était de la folie et il s’était rendu compte que sa petite amie s’était joué de lui pendant tout ce temps, qu’elle lui avait menti. Et pas le genre de petit mensonge non. Il aurait bien aimé que ça soit qu’une simple mauvaise farce, mais il savait que ce n’était pas le cas. Et quand il y pensait, il y avait des choses qu’il remettait en perspectives. Depuis ce diner donc, Adrian avait évité le plus possible Aulne, incapable de lui parler. Et il se disait que c’était sans doute une bonne chose parce que maintenant il n’allait plus jamais la croiser et en même temps… il sentait un énorme vide dans sa poitrine. Il la détestait pour ses mensonges, mais elle lui manquait terriblement.

Il avait le sentiment d’avoir tout perdu, et il n’avait aucune idée de comment il allait faire. Par moment, il avait juste envie d’aller voir Aulne, d’oublier tout ce qui avait été dire, de rependre où ils s’étaient arrêtés. Mais il suffisait qu’il réfléchisse une seconde pour se rendre bien compte que ce n’était pas possible. De toute façon, il allait quitter Poudlard et Aulne allait le faire pour de bon. Et ils n’allaient plus jamais se voir. Normalement… parce que le destin avait décidé de les réunir visiblement.

« Salut… » Dit-il sans parvenir à regarder le visage de Aulne alors qu’il tombait nez à nez sur elle, alors qu’il cherchait un wagon de libre. Il pourrait peut-être dire quelque chose, mais il ne parvenait pas.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 14 Oct - 15:26


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

e coeur de Luna (pour ce qu'il en restait du moins, parce qu'elle avait le sentiment, depuis sa rupture avec Adrian, qu'on l'avait passé au broyeur et qu'il ne restait de lui qu'une fine poussière) se serra en entendant avec quel ton le jeune homme s'adressa à elle. Il y avait tant de froideur dans sa voix, et ça lui ressemblait si peu... ça ne lui ressemblait pas, et ça lui faisait du mal de le voir comme ça, d'autant plus de mal qu'elle savait bien qu'elle était entièrement responsable de ce comportement. S'il réagissait ainsi, c'était parce qu'elle l'avait fait souffrir, et Luna ne se pardonnerait jamais d'avoir fait autant de mal à la personne qui comptait le plus au monde pour elle (car oui, c'était ce qu'était devenu Adrian pour elle, la personne la plus importante dans sa vie... même si elle savait pertinemment que les choses ne devraient pas se passer ainsi). Elle aurait voulu, tout de même, qu'il soutienne son regard, qu'il parvienne à la regarder en face, mais elle comprenait que c'était au-dessus de ses moyens... Elle devrait donc se satisfaire d'un simple "salut"... et quelque part, elle savait que c'était déjà énorme, parce qu'il aurait tout à fait pu se contenter de l'ignorer, de tracer son chemin en prétendant ne pas l'avoir vue ou entendue... d'autres dont elle avait été clairement moins proche ne se privaient certainement pas de le faire. Décontenancée face à tant de froideur (même si elle ne devait pas s'attendre à autre chose de sa part pour commencer, en rélité), elle savait à peine comment réagir... Ce qu'elle savait en revanche, c'est que si ça devait s'arrêter, ça ne devait pas passer comme ça... Elle avait besoin qu'il la quitte en bonne et due forme, qu'ils en parlent réellement, pour tenter de réparer son coeur à elle, mais surtout le sien à lui.

-Est-ce qu'on peut parler un peu... ?
demanda-t-elle d'une voix incertaine.

Elle n'aurait jamais cru qu'en présence d'Adrian, elle aurait peur, peur de sa réaction, peur qu'il la rejette, mais c'était le cas... Elle savait qu'il avait toutes les raisons du monde de l'envoyer balader sans rien écouter ses explications... ce n'était pas comme si aucune d'entre elles, quoi qu'il en soit, ne pouvait les mener où que ce soit. Quoi qu'elle dise, ça ne changeait rien aux faits... et surtout à ses erreurs, qui étaient certainement impardonnables. Ce n'était pas son pardon qu'elle attendait, d'ailleurs, elle voulait simplement qu'il comprenne, faute d'accepter.

-S'il te plaît... ?
ajouta-t-elle, cherchant toujours à attirer son regard.

Elle fut tentée d'attraper sa main pour l'entraîner dans le compartiment vide le plus proche, mais elle s'abstint.






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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Sam 27 Oct - 19:57

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
Adrian n’avait aucune idée de comment il devait réagir en compagnie de Aulne – enfin de Luna du coup, mais le jeune homme parvenait difficilement à s’y faire –, mais il y avait une chose qui était certaine, il se sentait particulièrement mal. Le fait de poser son regard sur elle, ça lui serrait tellement le cœur. Il avait envie de revenir en arrière, de faire comme si de rien n’était, comme s’il n’avait pas découvert son histoire et juste… eh bien juste être avec elle. Leur relation lui avait fait tellement de bien. Il avait tellement heureux avec elle et en même temps, il était plus malheureux que jamais maintenant. Tout cela parce qu’il avait découvert la vérité sur la jeune femme, sur son identité, sur l’endroit d’où elle venait… et qu’il savait que tout était impossible logiquement.

Aulne prit la parole, lui demandant s’ils pouvaient parler un peu. La voix de la jeune femme montrait clairement qu’elle avait peur, sans doute qu’il n’accepte pas de lui parler. Et il était évident qu’ils ne devraient pas parler normalement. Adrian devrait se contenter de faire demi-tour, ignorer la jeune femme et faire comme si de rien n’était. Mais c’était bien plus facile à dire qu’à faire, surtout quand elle décidait de le supplier. Le jeune homme savait bien que ce n’était pas une bonne idée et en même temps… eh bien, il ne pouvait pas faire comme s’il ne ressentait rien pour elle. Parce que forcément, le jeune homme en voulait à son ex petite amie – parce que oui du coup, on ne pouvait clairement pas considérer qu’ils étaient encore ensemble au vu de la situation… –, de lui avoir mentit, d’être sorti avec lui alors qu’elle n’avait normalement pas le droit de le faire, mais en même temps… eh bien, il ne pouvait pas non plus tirer un trait définitif sur les sentiments qu’il avait pour elle. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait ignorer, qu’il pouvait balayer d’un revers de la main. Mais ce n’était pas non plus quelque chose qu’il pouvait se permettre de prendre encore en compte normalement…

« Je ne crois pas qu’on ait grand-chose à se dire… » Dit-il d’une voix moins sèche que précédemment, reflétant surtout le fait qu’il souffrait de cette situation. Il aimerait vraiment pouvoir revenir en arrière et juste se contenter de profiter de la présence de Aulne, mais il ne pouvait pas le faire. « Tu aurais… tu aurais dû me dire la vérité. »

En fait, en réalité, la jeune femme aurait dû surtout rester éloignée de lui, mais il ne parvenait pas à lui dire ça. Même s’il le pensait, même s’il aurait aimé s’épargner ce genre de situation. Parce qu’en même temps, il n’avait pas envie de faire comme si ses sentiments n’existaient pas et comme s’il n’avait pas été heureux avec elle. Même s’ils n’en avaient pas le droit normalement. Mais bon… c’était si compliqué.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Sam 27 Oct - 20:21


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

a réponse d'Adrian ne laissait aucun doute quant à la douleur que ressentait le jeune homme, et à la pensée de lui faire du mal, le coeur de Luna se serra de plus bel. Peut-être qu'elle avait tort de vouloir lui parler. Elle se disait que résoudre la situation d'office les aiderait peut-être à plus facilement faire le deuil de leur relation (car il était évident que cette dernière n'avait pas d'avenir - elle n'en avait jamais eu, mais clairement, il fallait s'y résoudre une bonne fois pour toutes à présent), mais elle n'était plus sûre de rien, maintenant. Peut-être qu'elle n'allait jamais que remuer le couteau dans la plaie et faire immensément de mal à celui qu'elle aimait encore, pourtant. Dans un premier temps, il affirma que parler ne servait à rien, et elle songeait qu'elle ne serait pas capable de contre-argumenter. S'il ne voulait pas lui parler, elle ne se voyait tout simplement pas contrevenir à ses envies, à ses intentions. Elle avait mal, mais ce n'étaient pas ses plaies qu'elle voulait panser, elle penser mériter cette douleur, ce qui en revanche n'était pas le cas d'Adrian qui ne méritait clairement que d'être heureux...

Mais alors qu'elle pensait qu'il tournerait simplement les talons en l'ignorant sublimement, il n'en fit rien. A la place, il reprit la parole, et prononça ces mots qu'elle s'était déjà adressés à elle-même. Bien sûr qu'elle aurait dû lui dire la vérité... Et plus d'une fois, même. Elle avait si souvent retourné la question dans son esprit... Elle pouvait bien se dissimuler derrière de fausses excuses, prétendre qu'elle était tenue au secret et que c'était impossible, ce serait mentir. Oui, quand elle s'était présentée à lui pour la première fois, bien sûr qu'elle se devait de lui mentir, comme à n'importe qui, mais pour la suite, elle n'avait pas d'excuses... D'ailleurs, ses mensonges n'étaient pas le seul problème, loin s'en faut... Son erreur, ça avait été de se mettre avec lui dans un premier temps tout en sachant pertinemment que leur relation serait forcément vouée à l'échec, que c'était sans espoir, qu'ils n'avaient absolument rien à faire ensemble tous les deux. Elle hocha doucement la tête. Elle se faisait violence pour ne pas céder à la tentation des larmes. Ce serait trop facile, et elle n'avait pas l'intention de l'appitoyer non plus, loin de là.

-Je n'ai pas d'excuses, je sais. J'étais tellement bien avec toi... J'avais pas envie de me dire que c'était pas possible. Jamais j...

Jamais elle n'avait voulu lui faire du mal, jamais elle n'avait ressenti ça. Et elle avait tout gâché, pourtant, et les dégâts étaient irréparable.

-Désolée, tu mérites beaucoup mieux.









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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 28 Oct - 13:34

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
Ils ne devraient pas se parler, sans doute, cette conversation ne devrait pas avoir lieu. Ils devraient se contenter de s’éviter, ça serait bien mieux pour tout le monde. Mais en même temps… eh bien, est-ce qu’ils ne devaient pas se parler au moins pour mettre un terme à tout cela. Adrian n’en savait rien, la seule chose qu’il savait c’était que depuis qu’il connaissait la vérité, il avait le sentiment d’avoir le cœur brisé en deux, broyé en mille morceaux même, qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire, penser et qu’il était juste malheureux. C’était la seule chose qu’il était sûr et certain, il était malheureux, il se sentait mal et il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire. Ce n’était pas vraiment le bon moment pour parler avec Aulne sans aucun doute, mais en même temps c’était peut-être la seule occasion maintenant. Est-ce qu’ils devaient la saisir ? Le jeune homme ne savait pas vraiment, mais en même temps ils semblaient quand même bien partis pour.

Parce qu’il ne pouvait pas complètement s’empêcher d’affirmer qu’Aulne n’aurait pas dû lui mentir, parce que c’était ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait. Adrian se sentait mal, il se sentait trahi, il y avait tant de chose qu’il aurait aimé s’épargner. Pas forcément sa relation avec la jeune femme, mais juste des mensonges. Tout apprendre comme ça d’un coup, c’était un coup dur vraiment. Aulne affirma alors qu’elle n’aurait pas dû lui mentir, qu’elle n’avait pas d’excuse, puisqu’elle se sentait juste bien avec lui. Adrian ne pouvait pas nier le fait que c’était plaisant d’entendre de tels propos, parce qu’il préférait largement que leur histoire n’ait pas rien été pour la jeune femme. Il ne pouvait pas s’empêcher de tourner et tourner encore cette histoire dans sa tête et il espérait vraiment que la jeune femme ne s’était pas contentée de se moquer de lui, de se servir de lui. Il n’avait pas envie de le croire, mais en même temps ça avait quand même un peu traversé son esprit. Pourquoi est-ce qu’ils sortaient ensemble, alors que c’était impossible ? Alors qu’elle savait parfaitement qu’ils ne pouvaient pas, qu’ils n’en avaient pas le droit.

« C’est ça le souci. »
Dit-il, en tentant de se contenir le plus possible. Il n’avait aucune envie de craquer en cet instant précis, mais c’était quand même difficile pour lui de supporter de discuter avec Aulne alors qu’il connaissait la vérité maintenant. Il avait envie de juste la prendre dans ses bras et faire comme si de rien n’était, mais ce n’était pas aussi simple que ça. « Je ne suis pas sûr de mériter mieux… » Il marqua une pause. « De vouloir mieux… »

Parce qu’il était évident que le jeune homme ne pouvait pas seulement tourner la page, il avait bien conscience que c’était impossible et qu’il ne pouvait pas envisager quoi que ce soit. Mais en même temps, il ne pouvait pas ignorer entièrement ses sentiments pour Aulne.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 28 Oct - 14:06


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

a réponse d'Adrian acheva de serrer le coeur de Luna (comme si c'était vraiment possible, à ce stade, elle avait le sentiment qu'on l'essorait comme un torchon, c'était ridicule... ridiculement douloureux)... Au fond, elle aurait peut-être préféré qu'il soit en colère contre elle, qu'il la déteste, ce serait plus simple pour lui de se remettre. Mais ce n'était pas de la haine qu'elle lisait dans sa voix et son regard, juste de la détresse, et ça la rendait malade. Le garçon qu'elle aimait était malheureux, et il l'était par sa faute, parce qu'elle n'avait pas été capable de prendre les décisions. Si elle ne s'était pas imposée dans sa vie, elle n'aurait pas eu à ressentir ça, il n'aurait pas eu à se poser des questions qui n'avaient pas lieu d'être, ils auraient vécu leurs vies en parallèles, leurs destins ne se seraient pas croisés pour mieux s'éloigner.

Parfois, Luna avait su se convaincre qu'on ne les avait pas placés sur le chemin l'un de l'autre sans raison, mais elle devait bien vite admettre que leurs chemins ne devraient pas se croiser, peu importe les circonstances, au bout du compte. Quand il affirma être sûr de ne pas mériter mieux, elle se sentit odieuse... Elle avait ébranlé sa confiance en lui, et pourtant, il méritait ce qu'il y avait de meilleur au monde. Quand il ajouta qu'il n'était pas sûr de vouloir mieux, c'était encore pire. A mot couvert, il lui laissait comprendre qu'il l'aimait encore, malgré tout le mal qu'elle lui avait fait. Et si quelque part, c'était une chose qu'elle aimait entendre, elle savait qu'il ne faudrait pas qu'elle l'entende, elle lui avait brisé le coeur, elle détestait cette manière de vivre et de penser.

-Adrian...


Elle avança doucement sa main en direction de la sienne dans l'intention de la serrer, un moindre geste d'affection pour apaiser sa peine, mais elle se ravisa bien vite. Ce n'était clairement pas ainsi qu'elle allait arranger les choses. Mais elle voudrait tellement pouvoir le soulager en un mot, en un geste... mais pour cela, il faudrait certainement changer le cours des choses, le cours du temps. Et pour cette fois, malheureusement, ce n'était tout simplement pas possible. Ce n'était définitivement pas possible, quoi qu'elle veuille, quoi qu'elle fasse.

-Tu mérites mieux. Tu mérites quelqu'un de sincère, et d'être heureux...

Elle ne s'était jamais considérée comme une menteuse, et pourtant, c'était ce qu'elle était devenue, envers et contre tout, et elle n'était vraiment pas fière d'elle. C'était... proprement injuste. Elle avait envie de répéter, encore et encore, qu'elle était désolée, mais c'était vraiment, vraiment difficile.







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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Jeu 1 Nov - 18:04

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
Adrian savait bien qu’il devait se contenter juste d’être en colère contre Aulne, parce qu’elle lui avait menti et pas quelque chose de léger. Ce n’était pas rien quand même de mentir sur le fait qu’on venait du futur. Il était évident qu’ils n’avaient aucune raison d’être ensemble et pourtant… elle avait joué avec ses sentiments. C’était ça, le jeune homme avait un peu le sentiment qu’elle avait joué avec ses sentiments. Mais en même temps, le jeune homme savait bien que ce n’était pas le cas non plus, pour la simple et bonne raison que la jeune fille était bien trop pure et douce pour faire une telle chose. Il avait envie de se dire qu’elle avait quand même été en partie honnête, qu’elle s’était laissée emporter par la situation autant que lui. Qu’elle l’avait aimé, même si elle n’avait pas eu le droit et que du coup, ils souffraient tous les deux. Il se trompait peut-être, mais il n’avait vraiment aucune envie de penser autrement.

Et quand elle commença à approcher sa main de la sienne, le jeune homme en eu la certitude. Même si elle ne termina pas son geste, il avait envie de croire qu’elle tenait réellement à lui. Même si ça n’arrangeait pas forcément sa situation. En un sens, ça aurait été plus facile de tourner la page si jamais Aulne s’était simplement moqué de lui. Ça aurait été difficile dans tous les cas, il aurait énormément souffert, mais il aurait pu se faire une raison peut-être. Adrian écouta ses propos, mais il ne parvenait pas réellement à les entendre. Il le savait pourtant qu’il méritait une autre histoire, que sa destiné était d’être avec quelqu’un d’autre. Et puis, en soit, ils étaient bien jeune, ils n’auraient pas pu garantir qu’ils étaient faits pour vivre ensemble toute leur vie. Mais ça n’enlevait pas que tout ça, ça lui arrachait quand même le cœur.

« Je… » Adrian tourna son regard, il sentait les larmes revenir dans ces yeux. Cette fin d’année était vraiment une épreuve pour lui, c’était de plus en plus difficile. Et se retrouver devant Aulne n’aidait pas du tout la situation. Ce n’était pas pour rien qu’il l’avait évité. « Je t’en veux terriblement, je… » il poussa un soupire. « C’est de ta faute tout ça. » Il n’avait pas forcément envie de lui faire du mal, il se contentait surtout d’exprimer ce qu’il ressentait. Et c’était ainsi qu’il voyait les choses. Aulne avait conscience de la vérité, elle aurait dû éviter qu’ils se rapprochent, même si au fond de lui il espérait qu’elle en avait simplement été incapable parce qu’elle l’aimait trop. « Mais… » Adrian hésita une seconde, il ne savait pas s’il faisait bien de dire ça. « Tu me manques tellement. »

Il savait bien qu’il n’avait pas le droit de l’aimer, mais ça n’enlevait pas le fait qu’il l’aimait quand même. On ne pouvait pas tourner la page sur des sentiments de ce genre comme ça.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Jeu 1 Nov - 18:55


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

es mots d'Adrian étaient douloureux à entendre, mais définitivement pas inattendus. Et pour cause, le jeune homme avait les meilleures raisons du monde de lui en vouloir, et c'était bien normal qu'il le fasse, après tout. Elle lui avait menti, et pas sur des détails anodins de son existence, sur son identité même, elle l'avait fait souffrir, et il n'était responsable de rien dans l'affaire. On dit souvent que, dans une rupture, les torts sont partagés. Dans leurs cas, cela ne se confirmait absolument pas. Elle était entièrement responsable. Adrian avait entièrement raison : c'était sa faute, à elle et à elle seule... Et elle se détestait pour le mal qu'elle avait fait... Elle se détestait pour le mal qu'elle se faisait. Et elle se détestait parce qu'elle mourrait d'envie d'oublier toutes ces histoires et de revenir en arrière, juste pour être avec lui : mettre ses oeillères, éviter de participer à ce dîner de famille et continuer, encore, même si c'était la pire idée du monde. Oui, c'était sa faute, et Adrian était totalement en droit d'être en colère, même si l'idée qu'il le soit contre elle n'avait forcément rien d'agréable. Sauf que le bleu et bronze ne s'arrêta pas là. Il y avait un mais, et pas des moindres.

Elle lui manquait. Elle ne put s'empêcher de sourire légèrement en entendant ces mots. D'accord, elle devrait sans doute le retenir de dire une chose pareille, lui rappeler, simplement, que ce n'était pas possible, que c'était une très mauvaise chose et que pour son propre bien, l'oublier était le mieux à faire, mais elle n'y arrivait pas. Au fond, elle était soulagée d'entendre, dans ces mots, en filigrane, qu'il l'aimait encore. Comme elle l'aimait toujours, comme elle avait le sentiment qu'elle ne réussirait jamais à arrêter de l'aimer... Elle n'avait pas décidé de voir ces sentiments naître, elle doutait fort que l'on puisse décider du moment où ceux-ci s'éteignaient. Et si cet amour était semblable à celui qu'elle nourrissait pour ses proches, était-il vraiment possible de croire que ça prendrait effectivement fin ?

-Tu me manques aussi...
, répondit-elle doucement, les yeux baissés.

Elle n'arrangeait rien en disant cela, mais après avoir tant menti, elle pouvait au moins se montrer honnête sur ses sentiments. Et les sentiments qu'elle avait pour lui, eh bien... ils étaient là, ils n'avaient pas disparu, et ils lui serraient le coeur. Elle l'aimait, il lui manquait... Et le mieux qu'ils pouvaient espérer, c'était que le temps et la distance les aideraient à mieux supporter cette situation. Au fond, c'était une chance qu'elle ne retourne pas à Poudlard l'année suivante. Maintenant, elle allait se concentrer sur la résistance, trouver un moyen de retourner à son époque, retrouver son père... et tenter de guérir cette blessure à vif qui lui faisait tant de mal.

-Tu sais je... j'ai pas menti... pour tout le reste, j'ai pas menti.

Sur ses sentiments, en somme, elle avait été la plus honnête du monde.






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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 4 Nov - 17:22

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
Adrian avait parfaitement conscience qu’il ne devait pas dire ce qu’il venait de dire, mais en même temps il ne pouvait pas non plus complètement mentir. Aulne lui manquait terriblement, ce n’était pas quelque chose sur laquelle il pouvait changer quoi que ce soit. Le jeune homme avait parfaitement conscience que son ex petite amie ne devrait même pas avoir été une petite amie, mais en même temps… bah il ne pouvait pas mettre de côté le fait que ses sentiments étaient sincères. Il avait vraiment aimé Aulne et en fait, il l’aimait encore bien évidemment. Il ne pouvait pas juste tirer un trait sur des sentiments si forts, sur le fait qu’il était amoureux de la jeune femme. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait oublier comme ça, dans un claquement de doigt. Même si bien sûr, Adrian savait bien qu’il n’y avait rien de possible et qu’il ne devrait même pas prendre la peine de lui dire qu’elle lui manquait.

Mais en même temps, quand Aulne affirma qu’il lui manquait également. Adrian ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle n’avait pas tout le temps mentit et qu’elle avait vraiment eu des sentiments pour lui. Adrian ne devrait pas penser comme ça, il savait bien qu’au final il se faisait sûrement plus de mal encore, mais il ne pouvait vraiment pas croire que tout c qu’ils avaient vécu n’était que mensonge. Et d’ailleurs, Aulne – enfin Luna, mais Adrian ne parvenait vraiment pas à s’y faire – affirma qu’elle n’avait pas menti sur tout le reste. Elle avait menti sur l’endroit d’où elle venait, elle avait menti sur son nom, sur son histoire (et encore, le jeune homme espérait quand même qu’elle n’avait pas menti sur toute son histoire, que quand elle lui avait raconté certaines choses, c’était la vérité), mais c’était parce que la situation était forcément particulière. Il ne pouvait pas complètement comprendre et il continuait de lui en vouloir d’avoir menti, certes, mais surtout de l’avoir laissé se rapprocher d’elle. Elle aurait dû mettre un frein directement, quitte à lui faire du mal au début pour qu’il ne souffre pas ensuite.

« Je… je sais. »
Il le savait oui, en fait il avait vraiment envie de la croire parce qu’il avait besoin de la croire. Il avait besoin de se dire qu’elle ne lui avait pas menti sur toute la ligne, parce qu’il avait encore des sentiments pour elle. « Mais ça ne change rien… » Malheureusement, ça ne pouvait rien changer normalement. Malheureusement, Adrian se sentait toujours trahi, toujours mal parce qu’il n’était pas avec la jeune femme, parce qu’il l’aimait, mais qu’ils ne pouvaient pas être ensemble. Que même s’ils avaient envie de l’être, ils ne pouvaient pas… « Je sais pas du tout ce que je vais faire… »

Il savait ce qu’il devait faire, juste tourner la page et juste passer à autre chose, il devait oublier Aulne, se concentrer sur sa vie, mais il se sentait juste incapable de le faire.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Dim 4 Nov - 17:50


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

a jeune femme afficha un fin et triste sourire quand son interlocuteur lui dit qu'il avait bien conscience du fait que ses sentiments pour lui n'avaient pas été une invention de sa part, qu'elle l'avait vraiment aimé. Elle empirait peut-être leur situation en disant une chose pareille, mais elle lui avait suffisamment menti pour vouloir au moins être honnête à ce sujet. Elle tenait à lui, vraiment, elle était amoureuse de lui, elle n'avait pas su contrôler ce sentiment, et une fois né, elle n'avait pas réussi à le taire. Elle avait mal agi, évidemment qu'elle avait mal agi, mais une part d'elle ne réussissait pas à regretter complètement. Parce qu'elle avait aimé chaque moment passé avec lui. Et elle ne regretterait jamais de les avoir vécus, alors qu'ils avaient illuminé son existence. Est-ce que cela, pour autant, compensait le mal qu'ils se faisaient à présent ? Non, bien sûr que non. Rien n'excusait son attitude, rien n'excusait ses mensonges... Mais au moins, le jeune haomme acceptait de la croire concernant la nature de ses sentiments, et ça la réconfortait tout de même un peu.

Il le savait donc, mais il n'oublia pas d'ajouter que ça ne changeait rien. Elle le savait parfaitement, elle aussi, et elle n'avait pas demandé à lui parler pour y changer quoi que ce soit. Leur histoire était terminée parce qu'elle devait l'être, parce qu'elle n'avait pas d'avenir. Elle le savait, il le savait... Ils ne pouvaient pas modifier le cours des choses, seulement accepter qu'il ne varierait pas, que la situation demeurerait telle qu'elle était. Elle savait, oui, que ça ne devait rien changer, mais elle avait juste eu besoin, envie de le lui dire, et elle espérait, au fond, qu'il ne lui en voudrait pas d'avoir fait preuve d'une telle sincérité. Il ajouta qu'il ne savait pas ce qu'il allait faire à présent, et son coeur acheva de se serrer. Elle ne pouvait pas le conseiller, elle ne pouvait pas l'aider, elle ne pouvait pas le rassurer... Lui seul pouvait surmonter l'épreuve. Elle, pour sa part, ne pouvait rien dire ou faire pour le consoler.

-Je suis sûre que tout ira bien pour toi, répondit-elle avec douceur. Tu mérites d'être heureux, et je suis sûre que tu vas l'être.

Il n'avait pas besoin d'elle pour l'être. Il avait une famille incroyable, aimante, qui veillait sur lui, et prenait soin de lui, elle était au moins rassurée de savoir que cette situation, il ne l'affrontait pas seule, tout comme Luna aurait ses amis pour l'aider et lui remettre les pieds sur terre, ce dont elle avait très clairement besoin à l'heure actuelle. Luna hésita, quelques secondes, puis osa finalement serrer Adrian dans ses bras. Bien sûr que c'était une mauvaise idée. Mais ce serait la dernière fois, alors...



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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Ven 11 Jan - 12:57

Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
Au fond, peut-être que ça aurait été plus simple de se contenter de détester Luna, de se dire qu’elle était un monstre, qu’elle l’avait manipulé. Ainsi, il n’aurait plus qu’à s’en vouloir à lui-même de s’être fait berner et tourner la page afin de reprendre le cours de sa vie sans se préoccuper de la jeune femme. Sauf que non, Adrian n’avait aucune envie de la détester. Ce n’était pas forcément une bonne chose, au fond, qu’il continue de se dire qu’elle l’aimait vraiment… parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que c’était injuste, qu’ils pouvaient être bien ensemble. Mais Adrian préférait savoir la vérité, qu’un horrible mensonge. Même si ça pourrait l’aider à tourner la page, le jeune homme n’avait aucune envie de ne pas connaitre la vérité. Surtout qu’au fond, il souffrait quand même moins de se dire qu’ils avaient tous les deux de la souffrance en cet instant précis, qu’ils s’étaient tous les deux retrouvé dans cette situation en se laissant emporté par les événements, que Luna n’avait pas eu envie de lui faire du mal et qu’elle avait du mal aussi. Quand bien même, le jeune homme avait conscience qu’il parviendrait peut-être à passer à autre chose s’il détestait purement et simplement Luna. Parce que même s’il lui en voulait, qu’il aurait aimé qu’elle décide simplement de ne pas aller trop loin et de lui épargner tout cela, il l’aimait beaucoup trop pour faire comme si de rien n’était, pour passer à autre chose.

Pour que tout aille bien pour lui. Les propos de Aulne était difficile à entendre encore une fois. Il appréciait au fond qu’elle soit capable d’affirmer que tout allait aller pour lui, mais en même temps il n’avait aucune envie de l’entendre lui dire ça. Adrian ne pouvait pas entièrement donner tort à son… son quoi ? Sa petite amie, la fille qu’il aimait, son ex du coup…, il osait croire qu’il méritait quand même d’être heureux parce qu’en ce bas monde il n’y avait à ses yeux que très peu de monde qui ne méritait pas de l’être. Mais quand même, c’était dur.

« J’étais heureux avec toi… » Ne put-il pas s’empêcher de dire. Parce que c’était le cas oui, il se sentait heureux quand il était avec sa petite amie. Alors, Adrian avait conscience qu’il s’était peut-être emballé un peu trop, qu’il avait peut-être mit la charrue avant les hippogriffes, mais il avait cru qu’ils pourraient vivre ensemble, qu’ils allaient parcourir le monde ensemble. Il s’était emballé, vraiment, mais il avait été heureux. « J’ai pas envie… » Adrian poussa un soupire. « J’ai pas envie d’être heureux sans toi. »

Encore une fois, Adrian avait conscience qu’il ne devait pas dire ça à Aulne, mais en même temps il se montrait sincère tout simplement. Il l’aimait, il ne pouvait pas juste tirer un trait sur ce qu’il ressentait pour elle. Il était heureux avec elle, il avait eu envie d’être heureux avec elle… mais c’était impossible.
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Message#Sujet: Re: Quand le train est passé, on ne le rattrape pas. [pv Adrian <333]   Ven 11 Jan - 17:11


Quand le train est passé, on ne le rattrape pas.
L

es mots que prononçait Adrian, Luna avait eu envie de les entendre, bien sûr. Même si ça n'apaisait aucune douleur, elle voulait entendre que cette histoire avait compté pour lui comme elle avait compté pour elle. Ce n'était pas juste une aventure anodine, une expérience anecdotique... ou même une amourette adolescente. Il avait été heureux avec elle, et elle, elle avait été heureuse avec lui. Il avait su lui donner le sourire dans des situations qui n'avaient semblé prêter qu'au désarroi, pourtant. Quand elle avait cru ses amis morts, c'était vers Adrian qu'elle s'était tournée, et sans lui, elle ne savait pas comment elle aurait supporté cet insupportable. Il avait mis de la lumière dans le moindre épisode de son existence. Cette lumière, elle la voyait encore vivoter, d'ailleurs, quand elle lui parlait, mais bientôt, ce serait l'obscurité, parce qu'il ne servait à rien de raviver cette flamme, même s'ils en avaient envie tous les deux. L'impossible était ce qu'il était... et si Luna avait un regret, ce n'était pas d'avoir vécu cette histoire jusqu'à son terme, c'était de faire souffrir son... ex, dans la foulée.

Elle sentit un voile humide passer sur ses yeux globuleux quand le jeune homme ajouta qu'il n'avait pas envie d'être heureux si ce n'était pas avec elle. Son coeur déjà serré se brisait à entendre ces mots. Elle voulait qu'il soit heureux, et puisque ce n'était pas avec elle, elle voulait qu'il le soit malgré son absence, malgré la fin de leur relation. Mais ce que ça lui faisait mal de le faire ainsi. Elle avait envie de le serrer dans ses bras et de ne pas le lâcher, mais elle savait qu'elle devait conserver entre eux cette distance nécessaire qui ne leur ferait peut-être pas moins mal... mais au moins un minimum. Il n'en avait pas envie, mais elle espérait que les circonstances l'y pousseraient sans qu'il s'en rende compte. Un jour, il se surprendrait à sourire, à avoir moins mal, peut-être qu'un jour aussi, plus tard (c'était même sûr), il s'étonnerait de croiser la route d'une autre fille, honnête et accessible, qui le rendrait heureux pour de bon. dans tous les cas, elle devait disparaître du paysage, ce n'était pas seulement une décision réfléchie, c'était une nécessité. Ca ne pouvait pas durer.

-Je suis désolée...,
répéta-t-elle. Elle ne savait pas quoi dire d'autre. Si ce n'est qu'ele pensait exactement la même chose le concernant. Mais à quoi bon retourner le couteau dans la plaie ? Clairement, la plaie en question était déjà à vif, et douloureuse. Ce n'était vraiment pas la peine d'insister. J'aimerais pouvoir faire quelque chose...

Mais il n'y avait rien à faire, et ils le savaient pertinemment, aussi bien l'un que l'autre.



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