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 C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie

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Ysbridion
Maisie Winters
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Message#Sujet: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 29 Nov - 10:34

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Maisie était occupée ces derniers temps, avec les projets de l’Ysbridion, mais ce n’était pas un souci pour elle, bien au contraire, elle avait besoin de se sentir utile et occupée. La dernière chose qu’elle souhaitait, c’était de tourner en rond chez elle et trop penser. Elle avait eu du mal à accepter la mort de Pürdey, et encore aujourd’hui, ce n’était pas facile, alors, elle préférait ne pas y penser. Elle avait pourtant cru qu’il y avait un espoir qu’elle se réveille, qu’elle soit là pour ses enfants, pour l’Ysbridion… mais non, elle ne sera plus jamais là pour personne. C’était triste et injuste, mais ce n’était pas une surprise pour Maisie. Même si une partie d’elle avait une vision très pessimiste des choses, elle avait tout de même espéré que Purdey puisse se réveiller.

Mais quoiqu’il en soit, elle ne se laissait pas abattre, Purdey n’aurait pas voulu qu’on la pleure trop longtemps. Ils avaient des objectifs à atteindre, et un mage noir à mettre hors d’état de nuire. Pour le moment, Maisie n’était pas encore convaincue par la Résistance, mais toute aide était la bienvenue comme on disait, dans tous les cas, elle attendait de voir. Elle tentait de récolter des informations, n’importe quoi qui pourrait les aider, mais ce n’était pas simple. Elle était d’ailleurs impressionnée par ce jeune mage noir, eh bien par son âge. Extrêmement jeune et déjà si suivi et puissant… ce ne serait pas une mince affaire, et rien ne garantissait leur victoire, même s’ils avaient combattu Grindelwald par le passé.

Tout en réfléchissant, Maisie décida de faire une halte au chaudron baveur, à cette heure-là, il n’y avait quasiment personne et c’était tant mieux. Elle n’appréciait pas trop la foule, surtout à cause de son esprit instable. Merlin seul savait ce qu’elle serait capable de faire. Alors qu’elle cherchait un endroit où s’installé, elle remarqua une silhouette familière plus loin. Bradley Fitz était là, il semblait pensif. Ils avaient été proches du temps où ils étaient à Poudlard, mais la vie, et surtout la maladie de Maisie les avaient un peu éloignés. Il n’avait pas vraiment l’air dans son assiette, mais quoi de plus normal, étant donné qu’il avait perdu sa fille ? Pomona était bien en vie, mais ça, il n’en savait rien. Elle hésita quelques instants puis s’approcha calmement de lui.

« Bradley ? Est-ce que je peux m’assoir ? »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 29 Nov - 18:44


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
B

radley n'avait pas envie de rentrer chez lui... en fait, cela faisait un moment qu'il traînait les pieds pour rentrer à la maison... Il n'aurait pas cru, avant, que ce serait possible. Depuis des années, il était de ces hommes passionnés par leur travail qui étaient malgré tout plus qu'heureux de retrouver le confort de leur chez-soi une fois leur besogne achevée. Il chérissait chaque instant qu'il passait avec Esther... et rien n'aurait dû changer cela. Rien, si ce n'est la perte brutale et en apparence inéluctable d'un enfant... Il savait qu'Esther allait très mal, sans doute plus mal que lui, et qu'il n'était pas juste qu'il la laisse seule avec ses démons. Seulement, il ne supportait tout simplement pas... la détresse qu'il lisait dans son regard, la douleur qu'elle portait sur elle et ne savait pas cacher comme lui y parvenait si bien. Il devrait la soutenir, et il essayait de le faire, à sa manière bien à lui, mais résultat des courses, elle le prenait pour un monstre, purement et simplement, et quelque part, il se disait qu'Esther devait être soulagée de le voir rentrer du travail plus tard que d'ordinaire... Elle ne s'imposait pas sa présence, de cette manière.

Plutôt que de rentrer chez lui, donc, à sa sortie du ministère, il avait décidé d'aller boire un verre. Une habitude qui était loin de lui ressembler, mais à laquelle il allait finir par s'accoutumer, à la longue, au rythme qu'il adoptait progressivement... Il fallait bien qu'il admette, de toute manière, qu'il n'était plus tout à fait celui qu'il était avant. Et Esther non plus. C'était ainsi. Ils ne seraient plus jamais les mêmes... parce qu'on les avait privés de ce qui leur était le plus cher... et qu'ils avaient oublié de considérer comme tel depuis bien longtemps... Bradley, songeur, sirotait son verre sans vraiment prêter garde à ce qui l'entourait jusqu'à être rejoint par Maisie... Maisie Winters... Il ne savait pas à quand remontait la dernière fois qu'ils avaient parlé tous les deux. Ils étaient proches, pourtant, avant. Mais la vie, les circonstances... Il hocha la tête, il n'avait pas l'intention de la rembarrer. Au contraire, sa présence pourrait bien lui faire du bien, au bout du compte.

-Bien sûr, installe-toi.
Il tenta de se composer le visage amène et agréable qu'il servait à tout le monde en guise de masque. Mais un peu pris au dépourvu, il ne savait pas si ce serait très efficace. Comment vas-tu ?




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Mar 18 Déc - 15:21

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Honnêtement, Maisie n’était pas convaincue que ce soit une bonne idée de s’assoir avec Bradley, ni même s’il en avait vraiment envie. Mais… pourquoi pas après tout ? Ils étaient plutôt proches tous les deux avant, du temps de Poudlard, et même un peu après. Diverses choses avaient fait qu’ils s’étaient éloignés progressivement, ce qui était un peu malheureux tout de même. Mais ce n’est pas pour autant que Maisie avait envie de faire comme si elle ne l’avait pas vu, comme si elle ne le connaissait pas. Parce qu’elle voyait bien qu’il n’allait pas bien, même si dans son quotidien, il ne le montrait pas, de là où elle était, elle le percevait que trop bien. Et personne ne l’en blâmerait. Perdre un enfant devait être la chose la plus difficile et douloureuse qui soit, quand bien même leurs relations n’étaient pas parfaites, et même si techniquement, Pomona était un assassin, c’était toujours une perte qui ne pouvait être comblée. Elle espérait pouvoir donner un peu de réconfort à ancien ami, et elle espérait ne pas faire de gaffes, mais elle ne se faisait pas trop de souci là-dessus. Maisie avait toujours été bonne comédienne, même si pour le coup, il suffisait juste qu’elle ne dise pas certaines choses.

Elle espérait néanmoins que les choses se passent bien, qu’elle puisse lui apporter un peu de réconfort, ce serait déjà ça de gagné. Ou même, réussir à lui changer les idées. Mais rien ne garantissait qu’il accepte sa présence de toute façon. Il avait le droit de ne pas vouloir discuter avec elle, dans tous les cas, mais il est vrai que cela lui ferait tout de même un peu de peine. Même s’ils n’étaient plus aussi proches qu’avant, Maisie apprécierait de pouvoir renouer avec son ancien ami, ne serait-ce qu’un peu. Peut-être qu’elle aurait dû le faire bien avant, sans doute même. Mais elle avait une vie encore plus instable que maintenant, et elle n’osait pas vraiment faire le premier pas. Bradley était un homme fier, alors ce n’était pas toujours simple. Mais au moins, elle espérait qu’il ne soit pas trop tard. Mais de toute évidence, Bradley n’était pas totalement fermé à une discussion, étant donné qu’il l’autorisa à s’assoir avec lui pour un moment. Ce qu’elle appréciait, évidemment.

-Bien sûr, installe-toi. Comment vas-tu ?

Elle lui adressa un léger sourire avant de prendre place en face de lui. Comment elle allait, vaste question. Elle ne pouvait pas se permettre d’entrer dans les détails avec lui maintenant. Mais elle pouvait bien faire un petit effort pour être le plus honnête qu’elle pouvait, ce serait déjà un bon début. Il ne savait pas pour ses problèmes mentaux, et ce n’était peut-être pas le moment d’en parler, ni de l’Ysbridion, encore moins.

« Eh bien… on faut au mieux je dirai. Mais dans l’ensemble, ça ne vas pas trop mal. Je sais qu’on a dû de le dire des dizaines de fois ces derniers temps, mais je suis vraiment navrée pour ta fille… »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Mar 18 Déc - 16:17


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
L

a réponse de Maisie n'était pas très convaincante aux yeux de Bradley. Il aurait, quelque part, préféré entendre son interlocutrice lui apprendre que tout allait bien pour elle... ça aurait au moins été une bonne nouvelle, mais il appréciait la sincérité de son interlocutrice, même s'il préférerait se rassurer sur son état, d'autant qu'il ne savait pas vraiment à quel point il pouvait se permettre de se montrer indiscret à ce sujet.

Il allait pour le moment se contenter d'entendre que ça n'allait pas trop mal de son côté, il creuserait peut-être plus tard, même s'il ne savait pas si ele aurait envie d'en parler. Il était bien placé pour savoir ce que cela faisait que de tout garder pour soi... Et ce que cela faisait de ne pas vouloir que cela change, même si en certaines occasions, on savait qu'il serait assez libérateur de s'exprimer... juste un instant, avant de tout enfouir de nouveau... Et à propos de sentiments que l'on choisissait d'enfouir en lieu et place de les exprimer... Maisie aborda le sujet de Pomona. Ou plutôt, lui présenta ses condoléances.

-En fait non, tu es l'une des seules,
remarqua-t-il avec un léger sourire.

La plupart avaient préféré ne rien dire, pas de condoléances, pas d'excuses présentées, juste une ignorance feinte. Il se doutait que dans son dos, on n'avait pas manqué de parler, mais face à lui, rien n'avait été dit, tout le monde ou presque, à quelques exceptions près, avait fait comme si de rien n'était, et il avait laissé faire... parce qu'il ne voulait pas se senntir touché par la situation... même s'il l'était bel et bien en réalité.

-Après tout, il n'y a aucune raison de pleurer une criminelle
, ajouta-t-il sans le penser réellement...

C'était ce qu'il tentait de faire croire. Pomona était une meurtrière, la justice lui avait réglé son compte. Et c'était dans l'ordre des choses... S'il avait dû être étranger à la situation, il aurait tout à fait pu tenir ce genre de discours sans ciller. Mais il était beaucoup trop impliqué, et même si ses rapports avec sa fille étaient déjà tendus, elle lui manquait atrocement, et s'il avait pensé que cette douleur s'atténuerait avec le temps, il découvrait que c'était un peu plus éprouvant pour lui à chaque jour qui passait.

-Mais... merci.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Mer 2 Jan - 22:35

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Maisie n’avait pas vraiment envie de s’attarder sur elle, parce qu’elle se voyait mal lui compter ses problèmes psychologiques. Déjà parce qu’ils s’étaient peut-être un peu trop éloignés pour qu’elle ose en parler sans le voir fuir, et aussi, parce qu’il devait déjà être déprimé, alors ce n’était pas la peine de rajouter des mauvaises nouvelles. Même si cela faisait maintenant plusieurs années que Maisie était malade, il faut dire que cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas retrouvés tous les deux autour d’un café. Et mine de rien, cela lui avait manqué, Bradley avait été un ami proche depuis Poudlard après tout. Mais évidemment, son autre elle venait toujours tout gâcher, en plus de tous les aléas de la vie.

Mais quoiqu’il en soit, elle n’avait pas envie de parler d’elle, elle avait juste envie de… elle ne savait pas vraiment. Mais elle aimerait pouvoir aider un peu Bradley, ou au moins, tenter d’alléger sa peine pendant quelques instants. Elle ne savait pas si c’était dans ses cordes, mais elle allait essayer en tout cas. Mettre les pieds dans le plat ce n’était peut-être pas la meilleure stratégie, mais autant aborder les sujets lourds tout de suite non ?

-En fait non, tu es l'une des seules

Cela lui fit un petit pincement au cœur, même si, c’est vrai que c’était délicat, étant donné que Pomona était morte en tant que criminelle, des mains de la justice. Enfin, pour la version officielle, puisqu’elle était toujours vivante et coupable d’aucun meurtre, du moins pas à sa connaissance. Donc il était délicat de présenter des condoléances aux proches. Mais les Fitz avaient tout de même perdu leur fille unique.

-Après tout, il n'y a aucune raison de pleurer une criminelle. Mais... merci

Elle lui adressa un léger sourire. Cela se voyait qu’il était encore en plein deuil malgré tout, ce qui était tout à fait normal. Même s’il tentait de faire face à sa manière, chacun réagissait à sa manière, et Maisie ne pouvait pas prétendre comprendre sa douleur, savoir ce qu’il ressentait… déjà parce qu’elle n’avait pas d’enfant, donc elle n’avait pas du tout d’instinct maternel, et même si elle avait déjà perdu des gens très proches. Purdey pour le plus récent, ce n’était pas comparable à perdre un enfant, rien ne l’était.

« Non, mais il y a des raisons pour pleurer un enfant. C’est vrai… Pomona a été reconnue coupable, mais elle reste votre fille, à Esther et à toi. Quand je travaillais encore chez les Aurors, à chaque fois qu’on arrêtait quelqu’un, ce quelqu’un avait une famille, même ceux qui avaient commis les pires atrocités. Parfois même des enfants, un mari ou une femme. Même si on est conscient des crimes de quelqu’un, il a certains moments où l’on passe outre ça… Enfin je te dis ça sans l’avoir déjà ressenti, mais c’est ce que je pense en tout cas. Mais désolé de te parler de ça, ce n’est pas très réjouissant comme… retrouvailles amicales, et je ne voudrai pas t’ennuyer donc n’hésites pas à me dire si tu veux que je me taise, je ne le prendrai pas mal. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 3 Jan - 21:05


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
L

es propos que prononçait Maisie, Bradley avait envie de les entendre... et d'un autre côté, il faisait tout pour les fuir au maximum, autant que possible... Il refusait d'exposer sa faiblesse au grand jour, même auprès de ceux dont il était pourtant certain qu'ils n'en tireraient jamais avantage, qu'il s'agisse de son épouse, ou même de Maisie, qu'il imaginait la dernière à colporter quelque ragot que ce soit pour le seul plaisir de se rendre intéressante. Mais il n'y arrivait pas.

Il avait conscience qu'il en aurait peut-être besoin : abattre ses barrières, avouer ce qu'il ressentait, le vide qui s'était insinué en lui, le sentiment que sa vie ne saurait plus jamais reprendre un cours normal... mais non, il se taisait, au mieux, il ne niait pas la douleur, mais ilétait hors de question pour elle de l'exprimer... et cette fois-ci ne ferait sans doute pas exception, quand bien même les propos de Maisie étaient plus que justes et lui prouvaient qu'en dépit de la distance et de ce qui avait pu altérer leur amitié, il pouvait toujours lui faire confiance.

Il apprécia, d'ailleurs, qu'elle emploie les termes de "retrouvailles amicales". Ce n'était pas grand-chose, mais en ce moment, il avait véritablement besoin d'une présence amie, même si c'était pour parler d'autre chose que de ses problèmes. L'ennui, c'est que ses rares amis étaient d'avis d'enterrer le sujet Pomona comme s'il n'avait pas d'importance... ce qui voulait bien tout dire. Tout bien considéré... il n'avait pas réellement d'amis. Mais Maisie était là, elle, et le simple fait de sa présence lui faisait d'ores et déjà du bien.

-Ne le prends pas personnellement, mais oui... je préfèrerais éviter le sujet.
Même si c'était une fois de plus se fixer des oeillères, mais peu importe. C'est encore trop...

Douloureux. Il se racla la gorge plutôt que de compléter sa phrase. Il n'avait pas envie de le dire. Même si c'était évidemment le cas. Même s'il ne pouvait pas penser différemment.
Cela lui ferait peut-être du bien, juste de formuler cet aveu, mais il n'y arrivait pas, point barre.

-Parle-moi plutôt de toi. Qu'est-ce que tu deviens ?


Depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vus, et même s'il comprendrait qu'elle ne veuille pas tout lui raconter des événements qui avaient ponctué son existence, lui avait besoin de se trouver d'autres sujets de conversation.


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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 10 Jan - 20:16

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Bon, Maisie s’avançait peut-être un peu trop en lui disant tout ça. Probablement, étant donné qu’elle n’était pas la meilleure personne pour discuter de cela avec lui, surtout que cela faisait un moment qu’ils n’avaient plus discuter, et qu’ils n’étaient plus aussi proches qu’ils l’avaient été il y a quelques années maintenant. Mais elle n’avait pu s’en empêcher, elle se doutait que beaucoup devaient être mal à l’aise en présence de Bradley, étant donné que Pomona avait été exécutée pour avoir tué l’ancien Ministre de la Magie, donc en tant que criminelle. Et c’est justement pour cela qu’elle avait voulu se montrer compatissante.

C’était peut-être maladroit de sa part, mais en tout cas, elle pensait vraiment ce qu’elle disait, elle avait été sincère avec lui. Même si elle savait que Pomona était en vie, elle lui avait parlé sans prendre cette information en compte. Elle avait voulu lui témoigner du soutient, du soutient qu’il n’avait pas forcément. Peut-être qu’il n’en voulait pas, c’était son droit après tout, et elle ne lui en voudrait pas si c’était le cas, c’était son choix après tout. Et elle ne voulait le forcer à rien.

Elle-même ne voudrait pas l’être, et avait horreur qu’on la force à quoique ce soit. Ne serait-ce que les thérapeutes. Quand ils la forçaient à parler, à dire ce qu’elle ressentait alors que c’était un jour où elle n’avait pas du tout envie de parler de ça, elle se refermait rapidement, c’était dans son tempérament. Et cela faisait bien trop longtemps qu’ils ne se côtoyaient plus pour qu’elle tente de prévoir ses réactions.

-Ne le prends pas personnellement, mais oui... je préfèrerais éviter le sujet. C'est encore trop...

Elle hocha la tête et lui offrit un léger sourire contrit. Elle comprenait tout à fait, et elle ne le forçait pas. Mais elle se sentait du coup un peu bête, et un peu coupable d’avoir mis les pieds dans le plat… Mais bon, elle ne pouvait pas revenir en arrière à présent. C’était dit. Mais bon, ce n’était pas grave, ils allaient parler d’autre chose si c’était ce qu’il préférait.

-Parle-moi plutôt de toi. Qu'est-ce que tu deviens ?

Bon… Un des sujets qu’elle aimait le moins. Parler d’elle. Il y avait peu de gens avec qui elle se permettait d’être sincère sur elle-même. Uniquement Christopher et Zelda, parce qu’ils étaient les seuls à tout savoir d’elle et à la soutenir quand même. L’ennui, c’est qu’elle ne savait pas quoi dire à Bradley… Elle n’avait pas grand-chose à lui dire qu’elle pouvait, ou qu’elle voulait. Non pas qu’elle n’ait pas confiance en lui, ou qu’elle ne veuille pas se confier, mais cela faisait si longtemps… Maisie était tout de même un peu mal à l’aise, parce qu’elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Et qu’elle détestait mentir, même si pour le coup… c’était plus cacher la vérité, mais ça revenait au même.

« Eh bien… tu risques un peu d’être déçu si tu veux discuter de moi. Je ne deviens… pas grand-chose pour tout dire. Je ne travaille plus au bureau des Aurors depuis quelques temps maintenant, et… voilà. C’est à peu prêt tout ce qu’il y a à dire… »

Tout, mis à part qu’elle oscillait entre Sainte-Mangouste et l’hôpital parce qu’elle était cinglée, mais ce n’était pas vraiment quelque chose qu’elle pouvait lui balancer comme ça. Et le fait qu’elle faisait partie de l’Ysbridion pour faire tomber un nouveau mage noir, et que sa fille qui n’était pas morte venait de souder son groupe de résistants au leur.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 10 Jan - 21:37


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
S'

il était une chose que Bradley avait toujours apprécié chez Maisie (et il aimait constater que ça n'avait pas changé), c'était qu'elle n'était ni intrusive, ni indiscrète, elle respectait toujours les frontières personnelles de chacun et ne cherchait jamais à les outrepasser. C'était franchement agréable, surtout dans des circonstances où parler de lui était pour Bradley une épreuve de tous les instants. Au final, parce qu'elle n'était justement pas de ces curieux maladives qui veulent s'immiscer dans le moindre aspect de votre existence, Bradley songeait que s'il s'était senti à même de se confier, et même s'ils ne s'étaient pas parlés depuis une éternité, ça aurait été son premier choix. Mais ça n'arriverait pas, c'était plus que certain.

En attendant, Bradley préférait s'intéresser à la vie de Maisie. Même s'il savait qu'elle n'était clairement pas la plus expansive quand il était question de parler d'elle-même. Ceci dit, puisqu'ils ne s'étaient pas parlés depuis une éternité, même si ce n'était pas pour parler de ses tourments les plus profonds, elle pouvait au moins lui donner les nouvelles les plus élémentaires sur sa vie. Il ne savait pas ce qu'elle faisait, ni si elle partageait sa vie avec quelqu'un, si elle vivait toujours au mpeme endroit, et même si elle n'avait pas envie de s'exprimer à son propre sujet, il espérait qu'elle se sentirait à même de lui répondre, et en effet, elle fit l'effort, pour son plus grand plaisir.

-Tu ne travailles plus au bureau des Aurors ?
répéta-t-il, décontenancé.

Le fait qu'elle ajoute que cela faisait quelque temps le fit se sentir coupable. Il était totalement passé à côté de cette information, il ne savait pas du tout. Il faut dire qu'il avait eu tendance à ignorer tous les sujets qui concernaient ce département du ministère, même si lui-même y travaillait. L'ignorer, c'était ignorer Pomona, ça avait été plus simple comme ça. Dans tous les cas, ça n'excusait rien. Même s'ils s'étaient perdus de vue, il aurait dû savoir ce genre de choses.

-Désolé, je ne savais pas... Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais, maintenant ?


Il ne voulait pas la presser de question, mais il était sincèrement curieux, et s'in n'insisterait pas si elle décidait de ne pas répondre, il essayait tout de même.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Ven 18 Jan - 14:41

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
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Maisie n’était pas très à l’aise à l’idée de parler d’elle, et de sa vie. Tout simplement, parce qu’elle n’était pas simple à raconter. Il y avait trop d’éléments douloureux, dont elle ne pouvait pas parler, ou juste, qu’elle avait du mal à évoquer. Elle n’était pas très expansive, elle ne l’avait jamais été. Elle avait une vie compliquée, depuis toujours. Rien que de dire que ses parents étaient frère et sœur amenaient les gens à la regarder de travers. Elle préférait donc ne rien dire du tout, ou en dire le moins possible. La seule chose qu’elle avait le droit de dire et dont elle était un peu fière, c’était quand elle était Auror, ce qu’elle n’était plus aujourd’hui... vraiment, elle n’avait pas de quoi se vanter officiellement.

Mais bon, même si elle n’aimait pas parler d’elle, elle pouvait bien faire un effort. Bradley venait de perdre sa fille, du moins pour la version officielle. Elle comprenait qu’il ne veuille pas en parler, et c’en était probablement de même pour son actualité. Elle voulait bien se « sacrifier » mais c’était bien parce que les choses l’y forçaient un peu. Bradley avait été un ami proche pour elle, même s’ils s’étaient éloignés, elle pouvait bien faire un effort. De toute façon, ce serait court, si elle avait bien des choses à dire, il y en avait très peu qu’elle pouvait évoquer. Elle espérait donc que Bradley ne s’attendait pas à des monologues de sa part, sinon, il serait déçu.

-Tu ne travailles plus au bureau des Aurors ? Désolé, je ne savais pas... Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais, maintenant ?

La nouvelle semblait le surprendre. En même temps, elle pouvait le comprendre. Mais cela faisait quelques années qu’elle n’y était plus, depuis la chute de Grindelwald. Elle ne lui en voulait pas de ne pas s’y être intéressé avant, malgré ses excuses, elle comprenait. Il avait sa vie, et ils n’étaient déjà plus vraiment proches à cette époque, alors il n’avait pas de raison à s’intéresser à la sienne. Quand à ce qu’elle faisait maintenant... elle ne pouvait rien lui dire. Mais elle n’était pas forcée de mentir non plus, au niveau de la législation, elle n’avait pas d’emploi.

« Disons que... après la chute de Grindelwald, j’ai eu la sensation que j’avais fait mon temps en temps qu’Auror. Du coup, maintenant je ne travaille pas. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Ven 18 Jan - 18:56


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
B

radley s'en voulait vraiment d'avoir manqué un événement si important de la vie de son interlocutrice. Oui, il avait des circonstances atténuantes, ils s'étaient éloignés, et entre-temps, l'homme avait eu tendance à se replier davantage sur lui-même, mais ça n'excusait rien, bien évidemment. Maisie avait été une Auror d'exception, douée et réputée, et malgré tout, il n'avait pas su qu'elle avait interrompu sa carrière.

Pourtant, ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Il est vrai que la chute de Grindelwald avait forcément eu un impact sur la vie de nombreux Aurors, surtout les plus investis dans la lutte contre le mage noir, et Maisie, en tant que Warden, avait forcément été aux premières loges... Elle avait dû perdre de nombreux frères et soeurs d'armes. Alors oui, ça justifiait qu'elle ait voulu arrêter, ça ou d'autres événements dont il n'avait pas connaissance.

Donc, elle avait rendu les armes, et à présent, elle ne le travaillait plus maintenant. Ce qui ne choquait pas particulièrement Bradley en dépit du jeune âge encore de son amie. Pour lui, les femmes n'étaient pas forcément destinées à travailler (oui, il était tout de même assez rétrograde, dans son genre). Et Auror, c'était un métier où l'on prenait forcément sa retraite en avance, ça semblait assez logique. A moins de se cantonner à un travail de bureau.

-Je vois, c'est compréhensible. Tant que tu es satisfaite de ton choix, c'est tout ce qui compte.


Il voulait embrayer, lui demander à quoi elle occupait son temps libre. Une fois n'est pas coutume, Bradley était rattrapé par ses idées préconçues. Une femme ne travaillait pas, certes, mais elle accomplissait son rôle de parent, elle se mariait. Mais aux dernières nouvelles, Maisie n'était pas mariée... il l'aurait tout de même si si c'était le cas, non ? En tous les cas, il n'osait pas vraiment lui poser la question, même si elle lui brûlait les lèvres.

-Mais je suppose que tu ne chômes pas même sans travailler, pas vrai ? Je te vois mal te contenter de te tourner les pouces.

Voilà, il pensait que c'était la meilleure manière possible d'amener la situation sans paraître trop indiscret, même s'il le serait forcément, dans cette situation. C'était sans doute nécessaire, au regard de la conversation.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Sam 26 Jan - 9:35

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Maisie n’était pas vexée ou blessée que Bradley n’ait pas suivi son actualité professionnelle. Ce n’était pas bien grave, et puis, elle comprenait qu’il ait eu d’autres choses à faire, qu’il devait gérer sa famille et sa propre carrière. Et elle-même, elle ne s’était pas beaucoup intéressée à lui. Pas qu’elle n’en avait pas eu envie, mais bon, depuis qu’elle avait développé cette double personnalité, elle avait commencé à s’éloigner de beaucoup de personnes qu’elle connaissait et dont elle était proche, parce qu’elle avait peur que ça dégénère, ou qu’ils découvrent la vérité. Même s’il est vrai que Bradley et Maisie avaient commencé à s’éloigner avant cela.

Quoiqu’il en soit, ils pouvaient en discuter aujourd’hui, même si les circonstances n’étaient pas très joyeuses, surtout pour Bradley. Mais inutile de revenir encore une fois sur Pomona, mieux valait passer à autre chose, surtout que son interlocuteur n’avait pas envie de s’épancher là-dessus, ce qu’elle comprenait et respectait.

En tout cas, elle avait pu lui dire une partie de la vérité. Tous les Warden, à part Christopher, et Anthony qui était revenu, avaient quitté leur poste d’Auror après que Grindelwald soit tombé. Elle ne lui avait pas menti. Elle aurait apprécié pouvoir faire autre chose, comme ils avaient tous trouvé. Mais… avec le boulet qu’elle se trainait, ce n’était pas vraiment une possibilité envisageable.

-Je vois, c'est compréhensible. Tant que tu es satisfaite de ton choix, c'est tout ce qui compte.

Satisfaite, oui et non. Son travail lui manquait parfois, mais elle ne savait pas si elle serait capable d’y retourner. C’était un milieu très particulier, et où le sexisme était assez présent, mine de rien. Même si Maisie n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, elle n’avait peut-être plus les épaules pour supporter tout ça, en plus de la pression du métier en elle-même. Et elle n’était plus sûre d’elle-même à présent, alors… non, elle ne pourrait pas redevenir Auror.

-Mais je suppose que tu ne chômes pas même sans travailler, pas vrai ? Je te vois mal te contenter de te tourner les pouces.

Non, elle n’était pas du genre à se tourner les pouces, il avait raison. Elle était active au sein de l’Ysbridion depuis quelques temps, en toute discrétion bien-sûr, et puis le reste du temps eh bien… soit elle le passait à Sainte-Mangouste, soit elle le passait chez elle. Elle se doutait bien qu’il attendait plus de détails de sa part sans oser poser directement de questions, mais malheureusement, il y avait certaines qu’elle ne pouvait pas lui dire, et qui ne dépendaient pas de sa volonté. Elle lui adressa un léger sourire.

« Non c’est vrai, je serai devenue dépressive depuis un bout de temps déjà maintenant. Disons, que je donne tout de même parfois un coup de main quand on me le demande, et sinon, je m’occupe de ma santé. Le métier d’Auror ça abîme pas mal parfois. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Sam 26 Jan - 23:47


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
B

radley afficha un sourire qui n'avait absolument rien d’heureux quand Maisie lui confirma qu'elle aurait certainement sombré dans la dépression si elle avait dû demeurer inactive. C’était un sujet qu'il était difficile de considérer avec honnêteté puisque Bradley devinait qu'elle était malheureusement plus que sincère en cet instant. Il y avait des personnes à qui l’inactivité ne faisait pas peur. D’autres qui dépérissaient faute d’accomplissement à fournir. Bradley se savait sans conteste appartenir à la seconde catégorie, et il savait pertinemment que son amie aussi. Même s'il l’avait perdue de vue, il était certain que ce genre de choses ne changeait pas. Ça faisait partie intégrante de leur caractère. L’homme ne pouvait par conséquent que souhaiter à son interlocutrice de s’épanouir et de s'accomplir en dehors du cadre professionnel qu'elle avait quitté.

Elle précisa qu’elle donnait tout de même un coup de main quand on le lui demandait, et Bradley n’était définitivement pas surpris de l’entendre. La connaissant comme il espérait tout de même la connaître, il n'imaginait pas qu’elle ait réellement pu décrocher. Son boulot lui tenait trop à cœur. Maisie était une femme entière (Et en réalité divisée, mais ça il ne le comprenait pas), une Auror comme on en faisait trop peu. C’était normal qu’elle continue de chercher à s'investir en dépit de sa démission, qui avait dû être un choix très compliqué pour elle.

Il se montra bien plus inquiet en revanche quand il apprit qu’elle prenait soin de sa santé. S'il fallait encore à Bradley la preuve de la négligence dont il avait fait preuve à l'adresse de son amie, on peut dire qu'il était à présent fixé. Elle ne précisait rien et cela avait le don de m’inquiéter d’autant plus.. me le s'il ne devrait pas être vraiment surpris, à nouveau. Maisie l'avait dit elle-même, son métier pouvait avoir des conséquences destructrices. Et Bradley le savait. Il songeait souvent, au fond, que plus que la présumée justice, c'était peut-être ce fichu métier qui lui avait ôté sa fille.

- Je m'en doute…
, répondit-il avec prudence.

En son fort intérieur, il se demandait à quel point Maisie avait pu être abîmée, psychologiquement surtout. Même si c’était forcément indiscret,il devait poser la question.

- Tu m’inquiètes
, osa-t-il observer doucement. Est-ce que tout va bien ?

Il l'espérait en toit cas, mais il serait naïf de le penser après ce qu'elle venait de dire. Bradley était peut-être aveugle aux circonstances. Mais pas entièrement non plus.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 7 Fév - 9:48

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
La conversation prenait un tournant étrange, c’était le cas de le dire. Ou plutôt, elle était beaucoup trop centrée que Maisie pour que cette dernière ne se sente à l’aise. Elle faisait des efforts pour paraitre détendue, et parce que Bradley venait de perdre sa fille, mais ce n’était pas très confortable pour elle, c’était le cas de le dire. Mais bon, elle allait passer cette épreuve, elle ne dévoilait rien de très détaillé, parce qu’elle ne pouvait pas, mais elle espérait qu’il n’allait pas poser de questions. Même s’il y avait des chances pour que cela arrive justement… Mais elle aviserait en temps voulu. Au moins, étant donné qu’ils ne s’étaient pas parlés pendant longtemps, les sujets pouvaient être larges.

Même si la conversation n’était pas la plus simple et la plus légère pour elle, Maisie appréciait de pouvoir discuter avec Bradley. Même si les circonstances n’étaient des plus joyeuses, retrouver un ami après tout ce temps, c’était toujours agréable. Elle ne savait pas si après cette discussions, ils se reverraient ou passeraient du temps ensemble, ce qui pourrait être sympathique, mais en tout cas, elle appréciait de pouvoir discuter avec lui. Elle avait toujours apprécié Bradley depuis Poudlard, et cela n’avait pas vraiment changé, elle le considérait toujours comme un ami, même s’ils s’étaient éloignés à présent.

Maisie n’avait pas énormément d’amis. Du moins, en dehors de l’Ysbridion. Parce qu’elle adorait Zelda et Christopher, mais pour ce qui est du reste, elle ne côtoyait pas grand monde, ou alors, elle les avait perdu de vue. Alors il était évident que pouvoir retrouver l’un d’entre eux lui faisait plaisir, et cela la changeait un peu de d’habitude. Même si elle ne s’ennuyait pas vraiment avec l’Ysbridion, et qu’elle passait pas mal de temps avec Ste-Mangouste, cela la changeait.

- Je m'en doute… Tu m’inquiètes. Est-ce que tout va bien ?

Elle lui adressa un léger sourire. Comme elle s’en doutait un peu, Bradley se montrait curieux. Mais elle ne lui en voulait pas, et puis, cela témoignait qu’il se souciait un peu d’elle, et c’était toujours agréable à savoir. Mais elle ne voulait pas l’inquiéter plus que ça, ni lui faire peur en lui disant qu’elle avait deux personnalités distinctes.

« Ne t’inquiète pas, c’est un peu compliqué et délicat à expliquer. Mais… je ne suis pas en danger de mort ou quelque chose du genre c’est… psychologique mais…ça va, je gère au maximum. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   Jeu 7 Fév - 17:33


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
M

aisie avait beau demander à Bradley de ne pas s'inquiéter, il était difficile de lui obéir alors que son discours laissait réellement suggérer qu'il y avait matière de se faire du souci pour son amie. Oh, Bradley savait pertinemment que Maisie était une grande fille, qu'elle était entièrement capable de s'occuper d'elle-même et n'avait pas besoin que l'on prenne soin d'elle, mais ce n'est pas pour autant que Bradley pouvait accepter de ne pas en savoir plus et d'accepter cela avec indifférence.

C'est vrai, en ne prenant pas de nouvelles d'elle depuis si longtemps, en se tenant à l'écart de sa vie pendant un bon moment, il avait sans doute perdu toute légitimité à s'inquiéter de la sorte, mais ce n'était pas comme s'il pouvait vraiment le contrôler. Ce qu'il pouvait contrôler, c'était la manifestation de cette inquiétude... et ce sujet, il le maitrisait vraiment mieux... C'était parce qu'il savait se composer une contenance suffisante pour donner l'air de rien... Dans la mesure du possible, tout du moins. Ceci dit, en l'occurrence, il n'avait pas envie de jouer les insensibles, du moins tant qu'il ne saurait pas de quoi il retournait plus précisément.

D'accord, elle n'était pas en danger de mort, et il voulait bien la croire, mais ce n'est pas parce que ce n'était pas le cas qu'il ne fallait pas s'alarmer. A vrai dire, Bradley se méfiait bien plus des troubles d'ordre psychologiques que physiques. Les maux physiques, c'était quelque chose d'identifiable, donc plus facile à guérir... pas toujours, mais plus facile quand même. Les maux psychologiques, c'était tout autre chose... Bradley en savait quelque chose, même s'il ne mettrait certainement pas les troubles qu'il ressentait, et qui se rapprochaient peut-être doucement de la dépression, sur un pied d'égalité avec ceux que devait éprouver Maisie, Maisie qui en avait vu et subi, avec sa fonction d'Auror et auprès des Warden. Il semblait assez logique qu'elle en éprouve des traumatismes vifs et constants.

-Et ça continue de ne pas me rassurer du tout. Mais tu vois un spécialiste, n'est-ce pas ?


Elle avait parlé du fait qu'elle prenait soin de sa santé. Il se disait que ça devait être plutôt bon signe en soi.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   

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