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 C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie

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Ysbridion
Maisie Winters
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Message#Sujet: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 29 Nov - 10:34

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Maisie était occupée ces derniers temps, avec les projets de l’Ysbridion, mais ce n’était pas un souci pour elle, bien au contraire, elle avait besoin de se sentir utile et occupée. La dernière chose qu’elle souhaitait, c’était de tourner en rond chez elle et trop penser. Elle avait eu du mal à accepter la mort de Pürdey, et encore aujourd’hui, ce n’était pas facile, alors, elle préférait ne pas y penser. Elle avait pourtant cru qu’il y avait un espoir qu’elle se réveille, qu’elle soit là pour ses enfants, pour l’Ysbridion… mais non, elle ne sera plus jamais là pour personne. C’était triste et injuste, mais ce n’était pas une surprise pour Maisie. Même si une partie d’elle avait une vision très pessimiste des choses, elle avait tout de même espéré que Purdey puisse se réveiller.

Mais quoiqu’il en soit, elle ne se laissait pas abattre, Purdey n’aurait pas voulu qu’on la pleure trop longtemps. Ils avaient des objectifs à atteindre, et un mage noir à mettre hors d’état de nuire. Pour le moment, Maisie n’était pas encore convaincue par la Résistance, mais toute aide était la bienvenue comme on disait, dans tous les cas, elle attendait de voir. Elle tentait de récolter des informations, n’importe quoi qui pourrait les aider, mais ce n’était pas simple. Elle était d’ailleurs impressionnée par ce jeune mage noir, eh bien par son âge. Extrêmement jeune et déjà si suivi et puissant… ce ne serait pas une mince affaire, et rien ne garantissait leur victoire, même s’ils avaient combattu Grindelwald par le passé.

Tout en réfléchissant, Maisie décida de faire une halte au chaudron baveur, à cette heure-là, il n’y avait quasiment personne et c’était tant mieux. Elle n’appréciait pas trop la foule, surtout à cause de son esprit instable. Merlin seul savait ce qu’elle serait capable de faire. Alors qu’elle cherchait un endroit où s’installé, elle remarqua une silhouette familière plus loin. Bradley Fitz était là, il semblait pensif. Ils avaient été proches du temps où ils étaient à Poudlard, mais la vie, et surtout la maladie de Maisie les avaient un peu éloignés. Il n’avait pas vraiment l’air dans son assiette, mais quoi de plus normal, étant donné qu’il avait perdu sa fille ? Pomona était bien en vie, mais ça, il n’en savait rien. Elle hésita quelques instants puis s’approcha calmement de lui.

« Bradley ? Est-ce que je peux m’assoir ? »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 29 Nov - 18:44


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
B

radley n'avait pas envie de rentrer chez lui... en fait, cela faisait un moment qu'il traînait les pieds pour rentrer à la maison... Il n'aurait pas cru, avant, que ce serait possible. Depuis des années, il était de ces hommes passionnés par leur travail qui étaient malgré tout plus qu'heureux de retrouver le confort de leur chez-soi une fois leur besogne achevée. Il chérissait chaque instant qu'il passait avec Esther... et rien n'aurait dû changer cela. Rien, si ce n'est la perte brutale et en apparence inéluctable d'un enfant... Il savait qu'Esther allait très mal, sans doute plus mal que lui, et qu'il n'était pas juste qu'il la laisse seule avec ses démons. Seulement, il ne supportait tout simplement pas... la détresse qu'il lisait dans son regard, la douleur qu'elle portait sur elle et ne savait pas cacher comme lui y parvenait si bien. Il devrait la soutenir, et il essayait de le faire, à sa manière bien à lui, mais résultat des courses, elle le prenait pour un monstre, purement et simplement, et quelque part, il se disait qu'Esther devait être soulagée de le voir rentrer du travail plus tard que d'ordinaire... Elle ne s'imposait pas sa présence, de cette manière.

Plutôt que de rentrer chez lui, donc, à sa sortie du ministère, il avait décidé d'aller boire un verre. Une habitude qui était loin de lui ressembler, mais à laquelle il allait finir par s'accoutumer, à la longue, au rythme qu'il adoptait progressivement... Il fallait bien qu'il admette, de toute manière, qu'il n'était plus tout à fait celui qu'il était avant. Et Esther non plus. C'était ainsi. Ils ne seraient plus jamais les mêmes... parce qu'on les avait privés de ce qui leur était le plus cher... et qu'ils avaient oublié de considérer comme tel depuis bien longtemps... Bradley, songeur, sirotait son verre sans vraiment prêter garde à ce qui l'entourait jusqu'à être rejoint par Maisie... Maisie Winters... Il ne savait pas à quand remontait la dernière fois qu'ils avaient parlé tous les deux. Ils étaient proches, pourtant, avant. Mais la vie, les circonstances... Il hocha la tête, il n'avait pas l'intention de la rembarrer. Au contraire, sa présence pourrait bien lui faire du bien, au bout du compte.

-Bien sûr, installe-toi.
Il tenta de se composer le visage amène et agréable qu'il servait à tout le monde en guise de masque. Mais un peu pris au dépourvu, il ne savait pas si ce serait très efficace. Comment vas-tu ?




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMar 18 Déc - 15:21

C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Honnêtement, Maisie n’était pas convaincue que ce soit une bonne idée de s’assoir avec Bradley, ni même s’il en avait vraiment envie. Mais… pourquoi pas après tout ? Ils étaient plutôt proches tous les deux avant, du temps de Poudlard, et même un peu après. Diverses choses avaient fait qu’ils s’étaient éloignés progressivement, ce qui était un peu malheureux tout de même. Mais ce n’est pas pour autant que Maisie avait envie de faire comme si elle ne l’avait pas vu, comme si elle ne le connaissait pas. Parce qu’elle voyait bien qu’il n’allait pas bien, même si dans son quotidien, il ne le montrait pas, de là où elle était, elle le percevait que trop bien. Et personne ne l’en blâmerait. Perdre un enfant devait être la chose la plus difficile et douloureuse qui soit, quand bien même leurs relations n’étaient pas parfaites, et même si techniquement, Pomona était un assassin, c’était toujours une perte qui ne pouvait être comblée. Elle espérait pouvoir donner un peu de réconfort à ancien ami, et elle espérait ne pas faire de gaffes, mais elle ne se faisait pas trop de souci là-dessus. Maisie avait toujours été bonne comédienne, même si pour le coup, il suffisait juste qu’elle ne dise pas certaines choses.

Elle espérait néanmoins que les choses se passent bien, qu’elle puisse lui apporter un peu de réconfort, ce serait déjà ça de gagné. Ou même, réussir à lui changer les idées. Mais rien ne garantissait qu’il accepte sa présence de toute façon. Il avait le droit de ne pas vouloir discuter avec elle, dans tous les cas, mais il est vrai que cela lui ferait tout de même un peu de peine. Même s’ils n’étaient plus aussi proches qu’avant, Maisie apprécierait de pouvoir renouer avec son ancien ami, ne serait-ce qu’un peu. Peut-être qu’elle aurait dû le faire bien avant, sans doute même. Mais elle avait une vie encore plus instable que maintenant, et elle n’osait pas vraiment faire le premier pas. Bradley était un homme fier, alors ce n’était pas toujours simple. Mais au moins, elle espérait qu’il ne soit pas trop tard. Mais de toute évidence, Bradley n’était pas totalement fermé à une discussion, étant donné qu’il l’autorisa à s’assoir avec lui pour un moment. Ce qu’elle appréciait, évidemment.

-Bien sûr, installe-toi. Comment vas-tu ?

Elle lui adressa un léger sourire avant de prendre place en face de lui. Comment elle allait, vaste question. Elle ne pouvait pas se permettre d’entrer dans les détails avec lui maintenant. Mais elle pouvait bien faire un petit effort pour être le plus honnête qu’elle pouvait, ce serait déjà un bon début. Il ne savait pas pour ses problèmes mentaux, et ce n’était peut-être pas le moment d’en parler, ni de l’Ysbridion, encore moins.

« Eh bien… on faut au mieux je dirai. Mais dans l’ensemble, ça ne vas pas trop mal. Je sais qu’on a dû de le dire des dizaines de fois ces derniers temps, mais je suis vraiment navrée pour ta fille… »

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Bradley Fitz
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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMar 18 Déc - 16:17


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
L

a réponse de Maisie n'était pas très convaincante aux yeux de Bradley. Il aurait, quelque part, préféré entendre son interlocutrice lui apprendre que tout allait bien pour elle... ça aurait au moins été une bonne nouvelle, mais il appréciait la sincérité de son interlocutrice, même s'il préférerait se rassurer sur son état, d'autant qu'il ne savait pas vraiment à quel point il pouvait se permettre de se montrer indiscret à ce sujet.

Il allait pour le moment se contenter d'entendre que ça n'allait pas trop mal de son côté, il creuserait peut-être plus tard, même s'il ne savait pas si ele aurait envie d'en parler. Il était bien placé pour savoir ce que cela faisait que de tout garder pour soi... Et ce que cela faisait de ne pas vouloir que cela change, même si en certaines occasions, on savait qu'il serait assez libérateur de s'exprimer... juste un instant, avant de tout enfouir de nouveau... Et à propos de sentiments que l'on choisissait d'enfouir en lieu et place de les exprimer... Maisie aborda le sujet de Pomona. Ou plutôt, lui présenta ses condoléances.

-En fait non, tu es l'une des seules,
remarqua-t-il avec un léger sourire.

La plupart avaient préféré ne rien dire, pas de condoléances, pas d'excuses présentées, juste une ignorance feinte. Il se doutait que dans son dos, on n'avait pas manqué de parler, mais face à lui, rien n'avait été dit, tout le monde ou presque, à quelques exceptions près, avait fait comme si de rien n'était, et il avait laissé faire... parce qu'il ne voulait pas se senntir touché par la situation... même s'il l'était bel et bien en réalité.

-Après tout, il n'y a aucune raison de pleurer une criminelle
, ajouta-t-il sans le penser réellement...

C'était ce qu'il tentait de faire croire. Pomona était une meurtrière, la justice lui avait réglé son compte. Et c'était dans l'ordre des choses... S'il avait dû être étranger à la situation, il aurait tout à fait pu tenir ce genre de discours sans ciller. Mais il était beaucoup trop impliqué, et même si ses rapports avec sa fille étaient déjà tendus, elle lui manquait atrocement, et s'il avait pensé que cette douleur s'atténuerait avec le temps, il découvrait que c'était un peu plus éprouvant pour lui à chaque jour qui passait.

-Mais... merci.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMer 2 Jan - 22:35

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Maisie n’avait pas vraiment envie de s’attarder sur elle, parce qu’elle se voyait mal lui compter ses problèmes psychologiques. Déjà parce qu’ils s’étaient peut-être un peu trop éloignés pour qu’elle ose en parler sans le voir fuir, et aussi, parce qu’il devait déjà être déprimé, alors ce n’était pas la peine de rajouter des mauvaises nouvelles. Même si cela faisait maintenant plusieurs années que Maisie était malade, il faut dire que cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas retrouvés tous les deux autour d’un café. Et mine de rien, cela lui avait manqué, Bradley avait été un ami proche depuis Poudlard après tout. Mais évidemment, son autre elle venait toujours tout gâcher, en plus de tous les aléas de la vie.

Mais quoiqu’il en soit, elle n’avait pas envie de parler d’elle, elle avait juste envie de… elle ne savait pas vraiment. Mais elle aimerait pouvoir aider un peu Bradley, ou au moins, tenter d’alléger sa peine pendant quelques instants. Elle ne savait pas si c’était dans ses cordes, mais elle allait essayer en tout cas. Mettre les pieds dans le plat ce n’était peut-être pas la meilleure stratégie, mais autant aborder les sujets lourds tout de suite non ?

-En fait non, tu es l'une des seules

Cela lui fit un petit pincement au cœur, même si, c’est vrai que c’était délicat, étant donné que Pomona était morte en tant que criminelle, des mains de la justice. Enfin, pour la version officielle, puisqu’elle était toujours vivante et coupable d’aucun meurtre, du moins pas à sa connaissance. Donc il était délicat de présenter des condoléances aux proches. Mais les Fitz avaient tout de même perdu leur fille unique.

-Après tout, il n'y a aucune raison de pleurer une criminelle. Mais... merci

Elle lui adressa un léger sourire. Cela se voyait qu’il était encore en plein deuil malgré tout, ce qui était tout à fait normal. Même s’il tentait de faire face à sa manière, chacun réagissait à sa manière, et Maisie ne pouvait pas prétendre comprendre sa douleur, savoir ce qu’il ressentait… déjà parce qu’elle n’avait pas d’enfant, donc elle n’avait pas du tout d’instinct maternel, et même si elle avait déjà perdu des gens très proches. Purdey pour le plus récent, ce n’était pas comparable à perdre un enfant, rien ne l’était.

« Non, mais il y a des raisons pour pleurer un enfant. C’est vrai… Pomona a été reconnue coupable, mais elle reste votre fille, à Esther et à toi. Quand je travaillais encore chez les Aurors, à chaque fois qu’on arrêtait quelqu’un, ce quelqu’un avait une famille, même ceux qui avaient commis les pires atrocités. Parfois même des enfants, un mari ou une femme. Même si on est conscient des crimes de quelqu’un, il a certains moments où l’on passe outre ça… Enfin je te dis ça sans l’avoir déjà ressenti, mais c’est ce que je pense en tout cas. Mais désolé de te parler de ça, ce n’est pas très réjouissant comme… retrouvailles amicales, et je ne voudrai pas t’ennuyer donc n’hésites pas à me dire si tu veux que je me taise, je ne le prendrai pas mal. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 3 Jan - 21:05


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
L

es propos que prononçait Maisie, Bradley avait envie de les entendre... et d'un autre côté, il faisait tout pour les fuir au maximum, autant que possible... Il refusait d'exposer sa faiblesse au grand jour, même auprès de ceux dont il était pourtant certain qu'ils n'en tireraient jamais avantage, qu'il s'agisse de son épouse, ou même de Maisie, qu'il imaginait la dernière à colporter quelque ragot que ce soit pour le seul plaisir de se rendre intéressante. Mais il n'y arrivait pas.

Il avait conscience qu'il en aurait peut-être besoin : abattre ses barrières, avouer ce qu'il ressentait, le vide qui s'était insinué en lui, le sentiment que sa vie ne saurait plus jamais reprendre un cours normal... mais non, il se taisait, au mieux, il ne niait pas la douleur, mais ilétait hors de question pour elle de l'exprimer... et cette fois-ci ne ferait sans doute pas exception, quand bien même les propos de Maisie étaient plus que justes et lui prouvaient qu'en dépit de la distance et de ce qui avait pu altérer leur amitié, il pouvait toujours lui faire confiance.

Il apprécia, d'ailleurs, qu'elle emploie les termes de "retrouvailles amicales". Ce n'était pas grand-chose, mais en ce moment, il avait véritablement besoin d'une présence amie, même si c'était pour parler d'autre chose que de ses problèmes. L'ennui, c'est que ses rares amis étaient d'avis d'enterrer le sujet Pomona comme s'il n'avait pas d'importance... ce qui voulait bien tout dire. Tout bien considéré... il n'avait pas réellement d'amis. Mais Maisie était là, elle, et le simple fait de sa présence lui faisait d'ores et déjà du bien.

-Ne le prends pas personnellement, mais oui... je préfèrerais éviter le sujet.
Même si c'était une fois de plus se fixer des oeillères, mais peu importe. C'est encore trop...

Douloureux. Il se racla la gorge plutôt que de compléter sa phrase. Il n'avait pas envie de le dire. Même si c'était évidemment le cas. Même s'il ne pouvait pas penser différemment.
Cela lui ferait peut-être du bien, juste de formuler cet aveu, mais il n'y arrivait pas, point barre.

-Parle-moi plutôt de toi. Qu'est-ce que tu deviens ?


Depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vus, et même s'il comprendrait qu'elle ne veuille pas tout lui raconter des événements qui avaient ponctué son existence, lui avait besoin de se trouver d'autres sujets de conversation.


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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 10 Jan - 20:16

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Bon, Maisie s’avançait peut-être un peu trop en lui disant tout ça. Probablement, étant donné qu’elle n’était pas la meilleure personne pour discuter de cela avec lui, surtout que cela faisait un moment qu’ils n’avaient plus discuter, et qu’ils n’étaient plus aussi proches qu’ils l’avaient été il y a quelques années maintenant. Mais elle n’avait pu s’en empêcher, elle se doutait que beaucoup devaient être mal à l’aise en présence de Bradley, étant donné que Pomona avait été exécutée pour avoir tué l’ancien Ministre de la Magie, donc en tant que criminelle. Et c’est justement pour cela qu’elle avait voulu se montrer compatissante.

C’était peut-être maladroit de sa part, mais en tout cas, elle pensait vraiment ce qu’elle disait, elle avait été sincère avec lui. Même si elle savait que Pomona était en vie, elle lui avait parlé sans prendre cette information en compte. Elle avait voulu lui témoigner du soutient, du soutient qu’il n’avait pas forcément. Peut-être qu’il n’en voulait pas, c’était son droit après tout, et elle ne lui en voudrait pas si c’était le cas, c’était son choix après tout. Et elle ne voulait le forcer à rien.

Elle-même ne voudrait pas l’être, et avait horreur qu’on la force à quoique ce soit. Ne serait-ce que les thérapeutes. Quand ils la forçaient à parler, à dire ce qu’elle ressentait alors que c’était un jour où elle n’avait pas du tout envie de parler de ça, elle se refermait rapidement, c’était dans son tempérament. Et cela faisait bien trop longtemps qu’ils ne se côtoyaient plus pour qu’elle tente de prévoir ses réactions.

-Ne le prends pas personnellement, mais oui... je préfèrerais éviter le sujet. C'est encore trop...

Elle hocha la tête et lui offrit un léger sourire contrit. Elle comprenait tout à fait, et elle ne le forçait pas. Mais elle se sentait du coup un peu bête, et un peu coupable d’avoir mis les pieds dans le plat… Mais bon, elle ne pouvait pas revenir en arrière à présent. C’était dit. Mais bon, ce n’était pas grave, ils allaient parler d’autre chose si c’était ce qu’il préférait.

-Parle-moi plutôt de toi. Qu'est-ce que tu deviens ?

Bon… Un des sujets qu’elle aimait le moins. Parler d’elle. Il y avait peu de gens avec qui elle se permettait d’être sincère sur elle-même. Uniquement Christopher et Zelda, parce qu’ils étaient les seuls à tout savoir d’elle et à la soutenir quand même. L’ennui, c’est qu’elle ne savait pas quoi dire à Bradley… Elle n’avait pas grand-chose à lui dire qu’elle pouvait, ou qu’elle voulait. Non pas qu’elle n’ait pas confiance en lui, ou qu’elle ne veuille pas se confier, mais cela faisait si longtemps… Maisie était tout de même un peu mal à l’aise, parce qu’elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Et qu’elle détestait mentir, même si pour le coup… c’était plus cacher la vérité, mais ça revenait au même.

« Eh bien… tu risques un peu d’être déçu si tu veux discuter de moi. Je ne deviens… pas grand-chose pour tout dire. Je ne travaille plus au bureau des Aurors depuis quelques temps maintenant, et… voilà. C’est à peu prêt tout ce qu’il y a à dire… »

Tout, mis à part qu’elle oscillait entre Sainte-Mangouste et l’hôpital parce qu’elle était cinglée, mais ce n’était pas vraiment quelque chose qu’elle pouvait lui balancer comme ça. Et le fait qu’elle faisait partie de l’Ysbridion pour faire tomber un nouveau mage noir, et que sa fille qui n’était pas morte venait de souder son groupe de résistants au leur.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 10 Jan - 21:37


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
S'

il était une chose que Bradley avait toujours apprécié chez Maisie (et il aimait constater que ça n'avait pas changé), c'était qu'elle n'était ni intrusive, ni indiscrète, elle respectait toujours les frontières personnelles de chacun et ne cherchait jamais à les outrepasser. C'était franchement agréable, surtout dans des circonstances où parler de lui était pour Bradley une épreuve de tous les instants. Au final, parce qu'elle n'était justement pas de ces curieux maladives qui veulent s'immiscer dans le moindre aspect de votre existence, Bradley songeait que s'il s'était senti à même de se confier, et même s'ils ne s'étaient pas parlés depuis une éternité, ça aurait été son premier choix. Mais ça n'arriverait pas, c'était plus que certain.

En attendant, Bradley préférait s'intéresser à la vie de Maisie. Même s'il savait qu'elle n'était clairement pas la plus expansive quand il était question de parler d'elle-même. Ceci dit, puisqu'ils ne s'étaient pas parlés depuis une éternité, même si ce n'était pas pour parler de ses tourments les plus profonds, elle pouvait au moins lui donner les nouvelles les plus élémentaires sur sa vie. Il ne savait pas ce qu'elle faisait, ni si elle partageait sa vie avec quelqu'un, si elle vivait toujours au mpeme endroit, et même si elle n'avait pas envie de s'exprimer à son propre sujet, il espérait qu'elle se sentirait à même de lui répondre, et en effet, elle fit l'effort, pour son plus grand plaisir.

-Tu ne travailles plus au bureau des Aurors ?
répéta-t-il, décontenancé.

Le fait qu'elle ajoute que cela faisait quelque temps le fit se sentir coupable. Il était totalement passé à côté de cette information, il ne savait pas du tout. Il faut dire qu'il avait eu tendance à ignorer tous les sujets qui concernaient ce département du ministère, même si lui-même y travaillait. L'ignorer, c'était ignorer Pomona, ça avait été plus simple comme ça. Dans tous les cas, ça n'excusait rien. Même s'ils s'étaient perdus de vue, il aurait dû savoir ce genre de choses.

-Désolé, je ne savais pas... Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais, maintenant ?


Il ne voulait pas la presser de question, mais il était sincèrement curieux, et s'in n'insisterait pas si elle décidait de ne pas répondre, il essayait tout de même.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeVen 18 Jan - 14:41

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Maisie n’était pas très à l’aise à l’idée de parler d’elle, et de sa vie. Tout simplement, parce qu’elle n’était pas simple à raconter. Il y avait trop d’éléments douloureux, dont elle ne pouvait pas parler, ou juste, qu’elle avait du mal à évoquer. Elle n’était pas très expansive, elle ne l’avait jamais été. Elle avait une vie compliquée, depuis toujours. Rien que de dire que ses parents étaient frère et sœur amenaient les gens à la regarder de travers. Elle préférait donc ne rien dire du tout, ou en dire le moins possible. La seule chose qu’elle avait le droit de dire et dont elle était un peu fière, c’était quand elle était Auror, ce qu’elle n’était plus aujourd’hui... vraiment, elle n’avait pas de quoi se vanter officiellement.

Mais bon, même si elle n’aimait pas parler d’elle, elle pouvait bien faire un effort. Bradley venait de perdre sa fille, du moins pour la version officielle. Elle comprenait qu’il ne veuille pas en parler, et c’en était probablement de même pour son actualité. Elle voulait bien se « sacrifier » mais c’était bien parce que les choses l’y forçaient un peu. Bradley avait été un ami proche pour elle, même s’ils s’étaient éloignés, elle pouvait bien faire un effort. De toute façon, ce serait court, si elle avait bien des choses à dire, il y en avait très peu qu’elle pouvait évoquer. Elle espérait donc que Bradley ne s’attendait pas à des monologues de sa part, sinon, il serait déçu.

-Tu ne travailles plus au bureau des Aurors ? Désolé, je ne savais pas... Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais, maintenant ?

La nouvelle semblait le surprendre. En même temps, elle pouvait le comprendre. Mais cela faisait quelques années qu’elle n’y était plus, depuis la chute de Grindelwald. Elle ne lui en voulait pas de ne pas s’y être intéressé avant, malgré ses excuses, elle comprenait. Il avait sa vie, et ils n’étaient déjà plus vraiment proches à cette époque, alors il n’avait pas de raison à s’intéresser à la sienne. Quand à ce qu’elle faisait maintenant... elle ne pouvait rien lui dire. Mais elle n’était pas forcée de mentir non plus, au niveau de la législation, elle n’avait pas d’emploi.

« Disons que... après la chute de Grindelwald, j’ai eu la sensation que j’avais fait mon temps en temps qu’Auror. Du coup, maintenant je ne travaille pas. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeVen 18 Jan - 18:56


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B

radley s'en voulait vraiment d'avoir manqué un événement si important de la vie de son interlocutrice. Oui, il avait des circonstances atténuantes, ils s'étaient éloignés, et entre-temps, l'homme avait eu tendance à se replier davantage sur lui-même, mais ça n'excusait rien, bien évidemment. Maisie avait été une Auror d'exception, douée et réputée, et malgré tout, il n'avait pas su qu'elle avait interrompu sa carrière.

Pourtant, ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Il est vrai que la chute de Grindelwald avait forcément eu un impact sur la vie de nombreux Aurors, surtout les plus investis dans la lutte contre le mage noir, et Maisie, en tant que Warden, avait forcément été aux premières loges... Elle avait dû perdre de nombreux frères et soeurs d'armes. Alors oui, ça justifiait qu'elle ait voulu arrêter, ça ou d'autres événements dont il n'avait pas connaissance.

Donc, elle avait rendu les armes, et à présent, elle ne le travaillait plus maintenant. Ce qui ne choquait pas particulièrement Bradley en dépit du jeune âge encore de son amie. Pour lui, les femmes n'étaient pas forcément destinées à travailler (oui, il était tout de même assez rétrograde, dans son genre). Et Auror, c'était un métier où l'on prenait forcément sa retraite en avance, ça semblait assez logique. A moins de se cantonner à un travail de bureau.

-Je vois, c'est compréhensible. Tant que tu es satisfaite de ton choix, c'est tout ce qui compte.


Il voulait embrayer, lui demander à quoi elle occupait son temps libre. Une fois n'est pas coutume, Bradley était rattrapé par ses idées préconçues. Une femme ne travaillait pas, certes, mais elle accomplissait son rôle de parent, elle se mariait. Mais aux dernières nouvelles, Maisie n'était pas mariée... il l'aurait tout de même si si c'était le cas, non ? En tous les cas, il n'osait pas vraiment lui poser la question, même si elle lui brûlait les lèvres.

-Mais je suppose que tu ne chômes pas même sans travailler, pas vrai ? Je te vois mal te contenter de te tourner les pouces.

Voilà, il pensait que c'était la meilleure manière possible d'amener la situation sans paraître trop indiscret, même s'il le serait forcément, dans cette situation. C'était sans doute nécessaire, au regard de la conversation.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeSam 26 Jan - 9:35

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Maisie n’était pas vexée ou blessée que Bradley n’ait pas suivi son actualité professionnelle. Ce n’était pas bien grave, et puis, elle comprenait qu’il ait eu d’autres choses à faire, qu’il devait gérer sa famille et sa propre carrière. Et elle-même, elle ne s’était pas beaucoup intéressée à lui. Pas qu’elle n’en avait pas eu envie, mais bon, depuis qu’elle avait développé cette double personnalité, elle avait commencé à s’éloigner de beaucoup de personnes qu’elle connaissait et dont elle était proche, parce qu’elle avait peur que ça dégénère, ou qu’ils découvrent la vérité. Même s’il est vrai que Bradley et Maisie avaient commencé à s’éloigner avant cela.

Quoiqu’il en soit, ils pouvaient en discuter aujourd’hui, même si les circonstances n’étaient pas très joyeuses, surtout pour Bradley. Mais inutile de revenir encore une fois sur Pomona, mieux valait passer à autre chose, surtout que son interlocuteur n’avait pas envie de s’épancher là-dessus, ce qu’elle comprenait et respectait.

En tout cas, elle avait pu lui dire une partie de la vérité. Tous les Warden, à part Christopher, et Anthony qui était revenu, avaient quitté leur poste d’Auror après que Grindelwald soit tombé. Elle ne lui avait pas menti. Elle aurait apprécié pouvoir faire autre chose, comme ils avaient tous trouvé. Mais… avec le boulet qu’elle se trainait, ce n’était pas vraiment une possibilité envisageable.

-Je vois, c'est compréhensible. Tant que tu es satisfaite de ton choix, c'est tout ce qui compte.

Satisfaite, oui et non. Son travail lui manquait parfois, mais elle ne savait pas si elle serait capable d’y retourner. C’était un milieu très particulier, et où le sexisme était assez présent, mine de rien. Même si Maisie n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, elle n’avait peut-être plus les épaules pour supporter tout ça, en plus de la pression du métier en elle-même. Et elle n’était plus sûre d’elle-même à présent, alors… non, elle ne pourrait pas redevenir Auror.

-Mais je suppose que tu ne chômes pas même sans travailler, pas vrai ? Je te vois mal te contenter de te tourner les pouces.

Non, elle n’était pas du genre à se tourner les pouces, il avait raison. Elle était active au sein de l’Ysbridion depuis quelques temps, en toute discrétion bien-sûr, et puis le reste du temps eh bien… soit elle le passait à Sainte-Mangouste, soit elle le passait chez elle. Elle se doutait bien qu’il attendait plus de détails de sa part sans oser poser directement de questions, mais malheureusement, il y avait certaines qu’elle ne pouvait pas lui dire, et qui ne dépendaient pas de sa volonté. Elle lui adressa un léger sourire.

« Non c’est vrai, je serai devenue dépressive depuis un bout de temps déjà maintenant. Disons, que je donne tout de même parfois un coup de main quand on me le demande, et sinon, je m’occupe de ma santé. Le métier d’Auror ça abîme pas mal parfois. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeSam 26 Jan - 23:47


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
B

radley afficha un sourire qui n'avait absolument rien d’heureux quand Maisie lui confirma qu'elle aurait certainement sombré dans la dépression si elle avait dû demeurer inactive. C’était un sujet qu'il était difficile de considérer avec honnêteté puisque Bradley devinait qu'elle était malheureusement plus que sincère en cet instant. Il y avait des personnes à qui l’inactivité ne faisait pas peur. D’autres qui dépérissaient faute d’accomplissement à fournir. Bradley se savait sans conteste appartenir à la seconde catégorie, et il savait pertinemment que son amie aussi. Même s'il l’avait perdue de vue, il était certain que ce genre de choses ne changeait pas. Ça faisait partie intégrante de leur caractère. L’homme ne pouvait par conséquent que souhaiter à son interlocutrice de s’épanouir et de s'accomplir en dehors du cadre professionnel qu'elle avait quitté.

Elle précisa qu’elle donnait tout de même un coup de main quand on le lui demandait, et Bradley n’était définitivement pas surpris de l’entendre. La connaissant comme il espérait tout de même la connaître, il n'imaginait pas qu’elle ait réellement pu décrocher. Son boulot lui tenait trop à cœur. Maisie était une femme entière (Et en réalité divisée, mais ça il ne le comprenait pas), une Auror comme on en faisait trop peu. C’était normal qu’elle continue de chercher à s'investir en dépit de sa démission, qui avait dû être un choix très compliqué pour elle.

Il se montra bien plus inquiet en revanche quand il apprit qu’elle prenait soin de sa santé. S'il fallait encore à Bradley la preuve de la négligence dont il avait fait preuve à l'adresse de son amie, on peut dire qu'il était à présent fixé. Elle ne précisait rien et cela avait le don de m’inquiéter d’autant plus.. me le s'il ne devrait pas être vraiment surpris, à nouveau. Maisie l'avait dit elle-même, son métier pouvait avoir des conséquences destructrices. Et Bradley le savait. Il songeait souvent, au fond, que plus que la présumée justice, c'était peut-être ce fichu métier qui lui avait ôté sa fille.

- Je m'en doute…
, répondit-il avec prudence.

En son fort intérieur, il se demandait à quel point Maisie avait pu être abîmée, psychologiquement surtout. Même si c’était forcément indiscret,il devait poser la question.

- Tu m’inquiètes
, osa-t-il observer doucement. Est-ce que tout va bien ?

Il l'espérait en toit cas, mais il serait naïf de le penser après ce qu'elle venait de dire. Bradley était peut-être aveugle aux circonstances. Mais pas entièrement non plus.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 7 Fév - 9:48

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La conversation prenait un tournant étrange, c’était le cas de le dire. Ou plutôt, elle était beaucoup trop centrée que Maisie pour que cette dernière ne se sente à l’aise. Elle faisait des efforts pour paraitre détendue, et parce que Bradley venait de perdre sa fille, mais ce n’était pas très confortable pour elle, c’était le cas de le dire. Mais bon, elle allait passer cette épreuve, elle ne dévoilait rien de très détaillé, parce qu’elle ne pouvait pas, mais elle espérait qu’il n’allait pas poser de questions. Même s’il y avait des chances pour que cela arrive justement… Mais elle aviserait en temps voulu. Au moins, étant donné qu’ils ne s’étaient pas parlés pendant longtemps, les sujets pouvaient être larges.

Même si la conversation n’était pas la plus simple et la plus légère pour elle, Maisie appréciait de pouvoir discuter avec Bradley. Même si les circonstances n’étaient des plus joyeuses, retrouver un ami après tout ce temps, c’était toujours agréable. Elle ne savait pas si après cette discussions, ils se reverraient ou passeraient du temps ensemble, ce qui pourrait être sympathique, mais en tout cas, elle appréciait de pouvoir discuter avec lui. Elle avait toujours apprécié Bradley depuis Poudlard, et cela n’avait pas vraiment changé, elle le considérait toujours comme un ami, même s’ils s’étaient éloignés à présent.

Maisie n’avait pas énormément d’amis. Du moins, en dehors de l’Ysbridion. Parce qu’elle adorait Zelda et Christopher, mais pour ce qui est du reste, elle ne côtoyait pas grand monde, ou alors, elle les avait perdu de vue. Alors il était évident que pouvoir retrouver l’un d’entre eux lui faisait plaisir, et cela la changeait un peu de d’habitude. Même si elle ne s’ennuyait pas vraiment avec l’Ysbridion, et qu’elle passait pas mal de temps avec Ste-Mangouste, cela la changeait.

- Je m'en doute… Tu m’inquiètes. Est-ce que tout va bien ?

Elle lui adressa un léger sourire. Comme elle s’en doutait un peu, Bradley se montrait curieux. Mais elle ne lui en voulait pas, et puis, cela témoignait qu’il se souciait un peu d’elle, et c’était toujours agréable à savoir. Mais elle ne voulait pas l’inquiéter plus que ça, ni lui faire peur en lui disant qu’elle avait deux personnalités distinctes.

« Ne t’inquiète pas, c’est un peu compliqué et délicat à expliquer. Mais… je ne suis pas en danger de mort ou quelque chose du genre c’est… psychologique mais…ça va, je gère au maximum. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeJeu 7 Fév - 17:33


C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir
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aisie avait beau demander à Bradley de ne pas s'inquiéter, il était difficile de lui obéir alors que son discours laissait réellement suggérer qu'il y avait matière de se faire du souci pour son amie. Oh, Bradley savait pertinemment que Maisie était une grande fille, qu'elle était entièrement capable de s'occuper d'elle-même et n'avait pas besoin que l'on prenne soin d'elle, mais ce n'est pas pour autant que Bradley pouvait accepter de ne pas en savoir plus et d'accepter cela avec indifférence.

C'est vrai, en ne prenant pas de nouvelles d'elle depuis si longtemps, en se tenant à l'écart de sa vie pendant un bon moment, il avait sans doute perdu toute légitimité à s'inquiéter de la sorte, mais ce n'était pas comme s'il pouvait vraiment le contrôler. Ce qu'il pouvait contrôler, c'était la manifestation de cette inquiétude... et ce sujet, il le maitrisait vraiment mieux... C'était parce qu'il savait se composer une contenance suffisante pour donner l'air de rien... Dans la mesure du possible, tout du moins. Ceci dit, en l'occurrence, il n'avait pas envie de jouer les insensibles, du moins tant qu'il ne saurait pas de quoi il retournait plus précisément.

D'accord, elle n'était pas en danger de mort, et il voulait bien la croire, mais ce n'est pas parce que ce n'était pas le cas qu'il ne fallait pas s'alarmer. A vrai dire, Bradley se méfiait bien plus des troubles d'ordre psychologiques que physiques. Les maux physiques, c'était quelque chose d'identifiable, donc plus facile à guérir... pas toujours, mais plus facile quand même. Les maux psychologiques, c'était tout autre chose... Bradley en savait quelque chose, même s'il ne mettrait certainement pas les troubles qu'il ressentait, et qui se rapprochaient peut-être doucement de la dépression, sur un pied d'égalité avec ceux que devait éprouver Maisie, Maisie qui en avait vu et subi, avec sa fonction d'Auror et auprès des Warden. Il semblait assez logique qu'elle en éprouve des traumatismes vifs et constants.

-Et ça continue de ne pas me rassurer du tout. Mais tu vois un spécialiste, n'est-ce pas ?


Elle avait parlé du fait qu'elle prenait soin de sa santé. Il se disait que ça devait être plutôt bon signe en soi.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeVen 1 Mar - 14:44

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Bon, au final, Maisie qui ne voulait pas parler de ses problèmes, avait parlé de ses problèmes à Bradley. Elle ne lui avait pas exactement et explicitement dit qu’elle avait une double personnalité, parce que là, elle était presque sûr qu’il flipperait totalement, mais elle avait admis avoir des soucis psychologiques, ce qui n’était déjà pas bien joyeux. Bradley n’avait pas besoin de mauvaises nouvelles, il était dans le deuil de sa fille, mais des bonnes nouvelles, elle n’en avait pas à lui donner. Elle pourrait lui dire que Pomona était en vie, et coupable d’aucun meurtre, mais ce serait la pire idée du siècle. Du moins pour le moment.

Elle ne pouvait donc se rabattre que sur elle. Et sur Maisie, il n’y avait rien de gai à dire. Sa vie était… triste. Pourtant, elle ne se plaignait jamais, mais on ne pouvait pas dire qu’elle menait une vie heureuse. Elle était schizophrène, elle avait perdu des gens qu’elle aimait, elle se sentait vraiment seule. Certes, il lui restait l’Ysbridion et elle fournissait toute son énergie dans cette cause, au même titre qu’il lui restait encore des proches, mais ce n’était tout de même pas facile tous les jours pour elle.

Mais bon, elle ne baissait pas les bras. Elle tentait de faire ce qu’il fallait. De prendre soin d’elle autant que possible, de se reposer autant que possible. Mais l’inactivité ce n’était pas pour elle. Surtout qu’elle savait que l’Ysbridion devait travailler dur maintenant. Il fallait stopper l’ennemi le plus rapidement possible, mais il fallait le faire de manière intelligente. Et puis, leur situation n’était pas au mieux. Maisie continuait de voir l’alliance avec la Résistance toujours comme une pénalité, que comme quelque chose de bénéfique pour le moment, mais bon, les choses pouvaient toujours évoluer.

-Et ça continue de ne pas me rassurer du tout. Mais tu vois un spécialiste, n'est-ce pas ?

Un spécialiste… elle voyait des médecins, elle en avait vu plusieurs différents. Mais on ne pouvait pas dire qu’ils pouvaient l’aider. Ils le lui avaient dit, ils ne pouvaient rien faire. A part lui donner des calmants, et l’accepter à Sainte Mangouste quand elle le désirait. Cela n’allait pas la guérir, parce qu’elle ne pouvait pas l’être.

« Oui, je suis suivie. Mais cela n’a pas vraiment d’incidence, c’est incurable ce que j’ai. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeVen 1 Mar - 17:20


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ien de ce que lui répondait Maisie n'avait vraiment le don de rassurer Bradley. Il voudrait être réconforté par le fait que son amie voyait un spécialiste, quelqu'un qui soit réellement à même de l'aider dans sa problématique... même s'il ne savait pas vraiment quelle était cette problématique en question... Et c'était bien le problème, comme il ne se faisait pas réellement une idée précise de ce dont elle souffrait, il ne savait tout simplement pas comment réagir. Car oui, s'il était réconfortant de savoir qu'elle était suivie, la suite n'avait rien d'engageante, elle. Car apparemment, tous les traitements du monde ne l'aideraient pas à aller mieux. Elle parler de son cas comme une condamnée, et ça faisait mal à Bradley de le réaliser. Bradley avait toujours été égoïste, et il le prouvait une fois de plus en cet instant. A force de faire passer son image et ses intérêts personnels avant le reste et les autres, il passait à côté d'éléments essentiels, destinés visiblement à lui exploser à la figure quand il était trop tard.

Il n'avait pas été capable de réaliser quand il le fallait qu'une simple conversation aurait pu le préserver d'un silence pesant qui demeurait le seul lien qui l'attachait encore à son frère. Il n'avait pas été à même de constater les problèmes auxquels sa fille avait été confrontée avant qu'il ne soit trop tard. Et il n'avait pas su voir à quel point son amie allait mal, le tout pour revenir vers elle bien trop tard pour y changer quoi que ce soit. Evidemment, rien ne garantissait que les choses ne se seraient pas passées de la même manière, peu importe qu'il ait été attentif ou présent, mais découvrir tout cela sur le tard n'était pas plus confortable pour autant. La seule chose qui l'apaisait un peu, c'est que son interlocutrice lui avait assuré qu'elle n'était pas en danger de mort... Mais il se sentait vraiment impuissant face à ce qu'il découvrait, d'autant plus qu'il devinait qu'il n'y avait rien à faire.

-Je le regrette...,
répondit-il alors, même s'il n'y était pour rien. Mais si jamais... je peux faire quelque chose pour toi, dis-le moi, d'accord ?

C'était le mieux qu'il puisse faire, pensa-t-il, même s'il savait que ce n'était vraiment pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout, en réalité.



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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMar 19 Mar - 22:31

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Maisie ignorait si elle avait bien fait de lui parler de tout ça. Non pas qu’elle craigne que Bradley aille raconter à tout le monde qu’elle était cinglée, ou quelque chose du genre. Ce n’était pas vraiment un secret de toute manière, et puis, Maisie n’avait pas vraiment d’amis qui n’étaient pas au courant de son problème, donc elle s’en moquait un peu. Mais cela faisait vraiment longtemps qu’elle n’avait pas parlé avec Bradley, alors elle aurait peut-être pu s’y prendre autrement, mais elle s’était presque sentie au pied du mur, et sans autre choix que de lui dire la vérité. Il ne l’avait pas forcée bien sûr, mais elle ressentait les choses un peu de cette façon-là. En tout cas, il ne semblait pas… apeuré ou dégoûté. Il semblait surtout inquiet et perturbé, et elle trouvait ça… altruiste de sa part, surtout qu’ils ne s’étaient pas côtoyés depuis un moment. Et au final, elle s’en voulait un peu d’en rajouter une couche, alors qu’il était déjà en plein deuil de sa fille. Ce n’était pas du tout ce qu’elle voulait.

Elle aurait voulu lui changer les idées, le faire sourire, lui remonter un peu le moral. Alors c’est sûr, il pensait probablement à autre chose qu’au décès de Pomona, mais ce qu’elle lui racontait était loin d’être gai, apaisant ou relaxant. Elle lui apprenait qu’une de ses anciennes amies était atteinte d’une maladie mentale incurable, ce n’était pas vraiment des nouvelles qu’on appréciait entendre. Mais bon, d’un certain côté, elle se disait qu’il valait mieux lui dire la vérité, plutôt que de s’inventer une vie. La vie de Maisie n’était pas joyeuse, elle n’avait pas grand-chose de bien dans son existence, alors évidemment, elle ne pouvait pas faire rêver les autres. Mais c’était comme ça, c’était sa vie et elle faisait ce qu’elle pouvait avec ce qu’elle avait. Et au final, c’était déjà pas mal. Au moins, elle était en vie. Même si certains jours, elle se disait que ce serait plus simple si ce n’était pas le cas, elle était tout de même heureuse d’être encore là, pour continuer à combattre. Et elle resterait infiniment reconnaissante envers Purdey, et les autres qui l’avaient tirée de l’enfer qu’elle avait vécu lorsqu’elle avait été torturée.

-Je le regrette...Mais si jamais... je peux faire quelque chose pour toi, dis-le moi, d'accord ?

Ses lèvres s’ourlèrent d’un fin sourire. Elle était reconnaissante envers Bradley de montrer de la sollicitude envers elle, mais il devait probablement avoir mieux à faire en ce moment avec sa famille, et elle se sentait coupable de l’alléger d’un fardeau supplémentaire, et dont il se serait probablement largement passé.

« Je te remercie. Ça devrait aller, parler un peu avec toi est déjà un réconfort en soit. En tout cas, je te demanderai juste de… pas faire attention si jamais on se croise et que je te parais différente, étrange. Comme si j’étais une autre personne, passe ton chemin et ne perd pas ton temps. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMer 20 Mar - 17:18


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B

radley espérait que son interlocutrice saurait tenir compte de ses propos. Il se doutait que ce ne serait pas simple, et qu'il ne serait pas forcément la première personne vers laquelle elle déciderait de se tourner si elle devait avoir des problèmes (et elle semblait en avoir déjà), mais il tenait à ce qu'elle sache, du moins, qu'il était là pour elle, qu'il voulait se montrer présent et attentif, plus en tout cas qu'il ne l'avait été dernièrement, alors qu'il avait totalement négligé son amitié avec elle.

Allez savoir s'il pourrait lui être vraiment utile en quoi que ce soit, c'est sûr, mais son intention, tout du moins, était des plus sincères, sans aucun conteste. Il espérait qu'elle soit sincère quand elle affirmait que lui parler constituait déjà pour elle un réconfort en soi. Maisie était de nature sincère, il ne pensait pas qu'elle prononce de tels mots sans les penser, mais il ne pouvait pas, bien sûr, en avoir l'entière certitude. Mais si, en effet, le fait de parler, même si ce n'était qu'à mi-mots, pouvait lui faire du bien, alors il serait ravi de ne serait-ce que tenir ce rôle, même s'il estimerait tout de même que c'était beaucoup trop peu. Et il savait qu'il aurait raison de penser ainsi.

Après quoi Maisie formula une requête que Bradley ne pouvait que trouver singulière au plus haut point. Il se voyait mal feindre d'ignorer Maisie sous prétexte qu'elle lui paraîtrait différente, mais cela avait vraiment l'air de tenir à coeur à son interlocutrice, aussi se voyait-il mal contester, ce même s'il aurait sans doute bien des difficultés à passer son chemin comme si de rien n'était (ce même s'il n'était pas le dernier à fuir ses problèmes avec une facilité navrante, comme l'avaient prouvé les derniers événements... encore que tout n'était jamais qu'apparence, en réalité).

-Je doute fort que tu me fasses perdre un jour mon temps,
répondit-il avec un fin sourire qu'il voulait rassurant. Mais... si tu veux... même si franchement, je ne comprends pas très bien...

Bon, en fait, il ne comprenait rien du tout, plus il tentait de creuser le problème, moins il parvenait à déterminer la nature de ce même problème, et c'était quelque part assez frustrant, même s'il ne se voyait pas insister inutilement non plus.


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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMar 9 Avr - 13:30

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Maisie n’était pas certaine que ce soit une bonne idée de parler de tout ça avec Bradley, mais c’était trop tard de toute manière, elle n’allait pas s’amuser à lancer des oubliette, surtout qu’elle n’était même pas sûre que ça fonctionne. Même si elle savait qu’il ne la jugeait pas, ce n’était tout de même pas facile d’en parler, même si elle restait très évasive sur le sujet. Elle n’avait pas très envie de tout dire, parce qu’elle voulait le préserver un peu. Parler de son autre personnalité psychopathe ça ne la mettait jamais en joie il faut dire.

En tout cas, elle prenait en compte le fait qu’il veuille lui apporter son aide, et elle le pensait sincère. Même s’il y avait eu une coupure dans leur amitié, elle connaissait bien Bradley, et il n’aurait pas vraiment d’intérêt à lui dire ça s’il ne le pensait pas. Il n’avait aucune obligation de toute manière, et elle n’attendait rien de lui non plus. Sa situation était déjà assez pénible et invivable pour qu’elle entraîne d’autres avec elle. Il y avait déjà Christopher et Zelda qui étaient sur le coup, même si Maisie tentait autant que possible de faire en sorte qu’ils ne se préoccupent pas trop ce ça, mais c’était un peu peine perdue avec ces deux-là.

Bradley avait des soucis plus importants qu’elle. Il devait faire le deuil de sa fille, et cela ne devait pas être quelque chose de facile, loin de là. Elle n’avait pas envie de lui rajouter de l’inquiétude supplémentaire, même s’il était sans doute trop tard. En même temps, elle ne pouvait pas lui mentir en lui disant qu’elle allait guérir et que tout allait bien. Elle s’était faite à l’idée que sa vie ne pourrait pas évoluer de manière positive, elle faisait donc avec, mais elle ne voyait pas l’intérêt de raconter des bobards aux autres. Autant être honnête.

-Je doute fort que tu me fasses perdre un jour mon temps. Mais... si tu veux... même si franchement, je ne comprends pas très bien...

Elle comprenait aisément qu’il ne comprenne pas bien la situation. En même temps, elle ne lui donnait pas toutes les informations, alors on ne pouvait pas en vouloir à l’homme. Maisie lui adressa un sourire compatissant, consciente qu’elle n’était pas forcément claire, et qu’il devait être dans l’obscurité. Mais pouvait-elle vraiment tout lui dire ? Elle n’en savait trop rien. C’était tout de même assez risqué.

« Je comprends, je ne suis pas très claire. Peut-être que je ne te ferai pas perdre ton temps, mais ce n’est pas vraiment moi le problème. Disons que… j’ai une autre personnalité. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeMar 9 Avr - 17:33


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B

radley ne serait jamais allé reprocher à son interlocutrice le fait de ne pas être très claire, parce qu'il avait un minimum de savoir-vivre tout de même et qu'il était très à cheval sur le tact et sur la politesse, mais en effet, elle n'était pas claire. Et il se doutait que si elle ne l'était pas, ce n'était pas tant parce qu'elle possédait des difficultés à s'exprimer sur le sujet que parce qu'elle avait du mal à en parler. Il se doutait que c'était un sujet qu'elle n'abordait avec personne, ou bien très peu de monde, et il n'avait pas forcément de raisons d'appartenir à ce très peu de monde-là.

Même si Bradley considérait toujours Maisie comme une amie, et une amie vraiment précieuse, en réalité, ils ne s'étaient pas parlé depuis une éternité. Elle aurait parfaitement été en droit de ne plus rien dire et de simplement se contenter du peu d'explications qu'elle avait bien voulu lui donner. Même s'il était curieux et encore plus inquiet, il n'aurait pas insisté si elle lui avait laissé entendre qu'elle ne lui en dirait pas plus que ce qu'elle avait déjà bien voulu lui dire. Il était prêt à l'entendre, même s'il voulait le savoir davantage. Mais apparemment, elle avait envie de lui en dire davantage, et l'homme se sentait prêt à accueillir ses confidence avec le plus de tolérance possible (enfin, dans la mesure de ses capacités, malgré tout, car Bradley avait bien évidemment ses limites).

Elle s'expliqua, oui, mais même ces explications ne suffisaient pas malgré tout, parce que ce dont Maisie lui parlait, c'était une chose qui dépassait quelque part l'entendement. Elle avait... une autre personnalité. Quand elle disait cela, Bradley comprenait qu'elle n'affirmait pas seulement qu'elle était quelqu'un de lunatique. Il avait rapidement entendu parler du concept de skizophrénie, mais pour lui, cela relevait du cadre de la fiction, plus ou moins, un peu comme l'histoire de Dr Jekyll et de Mr Hyde.

-Qu'est-ce que tu veux dire, une autre personnalité ?


Il n'avait pas envie d'avoir l'air trop insistant, loin s'en faut, bien au contraire. Mais il voulait vraiment comprendre ce que traversait Maisie, sinon, comment escompter être même d'un quelconque soutien ?




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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeSam 4 Mai - 19:13

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Maisie n’avait aucune idée de ce dans quoi elle s’embarquait en parlant plus ou moins de ses soucis de santé avec Bradley. Il y avait peu de gens qui connaissaient vraiment toute sa situation, et elle ne le criait pas sur tous les toits non plus. Déjà que sa vie n’était pas simple tous les jours, elle n’avait pas envie que tous ceux qu’elle pouvait croiser la regardent comme une pestiférée. Non, vraiment, elle pouvait aisément s’en passer. Mais bon, elle n’avait pas vraiment eu le courage ou la motivation pour inventer une histoire à Bradley, surtout que ce dernier ne cessait de lui poser des nouvelles questions.

Elle ne lu en voulait pas, bien sûr. Elle avait conscience qu’elle était loin d’être explicite, et que donc, ce n’était pas vraiment simple pour comprendre. En même temps, elle n’avait pas forcément envie qu’il comprenne tout, parce que cela impliquait la possibilité qu’il ne veuille plus lui parler. Alors déjà qu’ils ne se parlaient pas énormément depuis quelques temps… Enfin, c’était une supposition. Pour ceux qui étaient au courant eh bien… c’était cinquante cinquante. Certains voulaient l’aider, et les autres étaient mal à l’aise en sa présence. Elle ne leur reprochait pas, elle-même n’était pas vraiment fan de sa situation, bien au contraire, elle s’en serait bien passée. Mais c’était comme ça, elle n’avait pas le choix et devait faire avec. Ce qui était bien souvent plus difficile à faire qu’à dire, mais bon.

En tout cas, vu la tête que lui faisait Bradley, il ne devait pas vraiment comprendre ce qu’elle lui disait. Ou alors il ne voulait pas comprendre, là encore, il y avait plusieurs possibilités. Elle ne savait pas pourquoi elle s’était engagée dans ces explications… ah oui parce qu’il avait fallu qu’elle parle d’elle, et que Bradley s’était montré curieux, et qu’elle n’avait pas voulu lui dire qu’elle ne voulait pas en parler parce qu’elle se sentait un peu coupable d’avoir mis les pieds dans le plat en parlant de Pomona. Elle s’était encore mise dans une belle situation…

-Qu'est-ce que tu veux dire, une autre personnalité ?

Elle ne voyait pas vraiment ce qu’elle pouvait lui dire de plus. C’était ça, elle avait une double personnalité qui l’emmerdait tous les jours, elle ne voyait vraiment pas quoi rajouter. Mais bon, de toute évidence, elle allait devoir trouver parce que ça ne suffisait pas. Elle soupira légèrement, pas contre lui, mais plutôt contre sa situation.

« Je suis schizophrène. J’ai un dédoublement de la personnalité. Et je ne contrôle pas du tout cela. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeSam 4 Mai - 19:31


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radley ne savait pas du tout à quoi s'attendre alors qu'il demandait plus de précisions à son amie sur le mal qui la troublait, mais ce qui est certain, c'est qu'il n'avait pas poussé la réflexion jusqu'à imaginer que Maisie ait pu réellement développer une autre personnalité, parfaitement indépendante. Elle n'était pas seulement lunatique, elle était skizophrène... Bradley ne savait pas grand-chose de la schizophrénie, de la manière dont elle se manifestait, de la façon dont on cherchait à la soigner... il lui restait énormément de choses à apprendre de façon générale, et dans ce domaine c'était évident.

En même temps, Bradley n'avait jamais réellement envisagé de s'y intéresser de plus près... il n'avait eu aucun intérêt à le faire... jusqu'ici... Et maintenant, il était... troublé, parce qu'il ne savait pas du tout comment appréhender la situation. Il ne voulait pas sembler apeuré ou même alarmé, Maisie n'avait clairement pas besoin de ça, mais il avait vraiment du mal à savoir comment réagir. De la schizophrénie, il ne savait que ce qu'en disait la fiction, et ce n'était jamais beau à voir. Pire encore, c'était incurable. Rien d'étonnant à ce que Maisie supporte si mal la situation... personne ne devrait avoir à vivre une chose pareille.

-Oh...


Oui, oh, et c'était tout. Dans un premier temps, c'était tout ce qu'il trouvait à dire. Il était juste... estomaqué. Il ne savait pas quoi dire. Qu'il était désolé ? Il ne voulait pas lui donner l'impression de s'appitoyer sur son sort. Lui demander s'il n'y avait vraiment aucune solution ? En même temps, elle n'était pas bête (au contraire, elle était très intelligente), s'il y avait des solutions, elle aurait pris les mesures en conséquence, c'est tout.

-Je ne sais pas quoi te dire...,
finit-il par reconnaître, parce que c'était la pure et simple vérité.

Il était passé à côté de ça, à côté d'une situation si dramatique, et maintenant qu'il était mis devant le fait accompli, il réalisait à quel point il était impuissant. Il ne voyait tout simplement pas ce qu'il pourrait dire ou faire pour rendre la situation moins pénible à Maisie. Sûrement parce qu'il n'y avait rien à dire. Rien à faire.

-J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour toi.


C'était la vérité, mais il savait que ce n'était pas possible. Il n'y avait rien à faire, encore moins à son échelle.


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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeDim 16 Juin - 10:39

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Eh bien… Il y avait mieux comme retrouvailles amicales. Maisie était un peu dépitée par la situation. Elle en avait marre de ne pas pouvoir vraiment avoir de vie normale, avoir des amis sans avoir besoin de les prévenir qu’un jour elle pourrait être une toute autre personne qu’il ne valait mieux pas croiser. C’était épuisant, mentalement et physiquement, pourtant elle devait rester forte, parce qu’elle savait que si elle était faible et qu’elle ne se battait pas, l’autre pourrait plus facilement prendre le contrôle de son corps. C’était un véritable cercle vicieux duquel il n’y avait aucune sortie possible. Il n’y en avait qu’une, et elle était définitive, et Maisie n’avait pas l’intention d’employer des moyens aussi drastiques pour le moment.

Quoiqu’il en soit, l’ambiance était totalement plombée. Déjà que de base ce n’était pas très joyeux, elle n’avait rien arrangé, mais elle n’avait pas pu faire autrement. Elle ne se voyait pas inventer une vie qu’elle n’avait pas à Bradley pour rendre le tout plus gai. C’était comme ça, elle avait une vie difficile, elle n’était pas la seule dans ce cas, et il fallait qu’elle trouve le moyen de s’en sortir. Elle n’avait pas l’intention de se plaindre sur son sort inutilement.

-Oh...

En général, les gens n’avaient pas grand-chose à dire. Bon, elle ne le disait pas au premier venu, loin de là, mais elle connaissait Bradley depuis des années, même si leur amitié s’était essoufflée ces derniers temps, mais il n’était pas le premier venu. Elle ne lui en voulait pas de rester un peu sans voix, elle-même ne saurait pas quoi dire. C’était toujours la même chose, les gens restaient sans voix, ils étaient gênés, mal à l’aise. Elle comprenait tout à fait.

-Je ne sais pas quoi te dire...

Elle lui adressa un léger sourire. Il n’avait pas besoin de dire quoique ce soit, il n’y avait rien à dire de toute façon. La situation était comme ça, rien ni personne ne pourrait la changer. Maisie s’y était faite, même si elle acceptait difficilement sa situation. Qui pourrait l’accepter dans tous les cas ? Enfin quoiqu’il en soit, elle n’en voulait pas à Bradley, et s’en voulait un peu d’avoir probablement miné encore plus sa journée, alors qu’il n’était de base pas très joyeux.

-J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour toi.

C’était gentil de sa part, malheureusement, il n’y avait pas grand-chose qu’il pouvait faire. Même rien du tout en fait. Mais son attention était touchante. C’était plutôt lui qui aurait besoin de soutien et d’aide. Mais bon, elle n’allait pas insister là-dessus, elle avait compris qu’il n’avait pas envie d’en parler, et elle allait le respecter.

« Je te remercie, c’est gentil de ta part. Mais malheureusement, il n’y a pas grand-chose que tu puisses faire. »

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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeDim 16 Juin - 12:18


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on, Bradley se doutait, bien sûr, qu'il ne pouvait rien faire pour Maisie. Il le voudrait, vraiment, il le voudrait, mais il savait pertinemment que ce n'était pas si simple, et qu'il ne suffisait pas de le vouloir pour que tout à coup la moindre option se présente à vous. Bradley avait envie d'aider et de soutenir son amie, mais sa situation était si singulière, si complexe... que pourrait-il réellement y faire ? Rien, sans doute, définitivement rien. Si les experts de Sainte-Mangouste n'étaient pas à même de l'aider, pas capables de résoudre le problème qu'elle supportait, d'atténuer le mal qui la rongeait, alors rien n'y ferait, probablement...

Ou bien il fallait attendre, espérer que l'on se penche sérieusement sur des cas comme le sien, et prier pour qu'une vraie solution soit mise au point... Mais quand bien même ce genre de solution devait voir le jour, Bradley n'y serait évidemment pour rien. Il n'était pas médicomage, il n'était pas psychologue, il ne pouvait rien faire. Et c'était excessivement frustrant pour lui à l'heure actuelle. De manière générale, il avait le sentiment de ne réussir à rien avec ceux qui lui étaient proches. S'il y mettait son grain de sel, il empirait les choses, et au final, il les perdait tous, d'abord Henry, puis Pomona, maintenant Esther... même son amitié avec Maisie était au fond très fragile. Après tout, pendant combien de temps ne s'étaient-ils pas parlés avant que leurs chemins ne se recroisent ? Une fois de plus, il allait lui falloir prendre seulement la pleine mesure de son impuissance et faire avec, il n'avait pas d'autre choix et devait l'accepter...

-Je sais bien
, répondit-il simplement, parce qu'il n'avait bien sûr pas supposé qu'il pourrait changer concrètement quoi que ce soit à la situation de Maisie alors que cette dernière vivait avec ce fardeau, le poids d'une autre conscience, contraire à la sienne, depuis ce qui devait lui sembler être une éternité. Mais au moins... si tu as besoin d'en parler, ou autre, tu sais que je suis là.

C'était bien maigre, mais c'était la seule aide qu'il avait la possibilité de lui fournir à l'heure actuelle. Faute de mieux, il pouvait tout du moins lui accorder une oreille attentive. Disons que c'était déjà ça.


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Message#Sujet: Re: C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie   C'est quand on croit une amitié morte, qu'elle peut refleurir | Bradley & Maisie Icon_minitimeVen 26 Juil - 14:07

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Cette conversation était tout de même embarrassante. Pour des retrouvailles, c’était un peu étrange. En général, Maisie ne disait pas à qui veut l’entendre qu’elle avait des problèmes mentaux. Ce n’était pas le genre de choses qui se disaient, surtout à l’époque dans laquelle elle vivait. Il n’y a pas encore si longtemps, les moldus avaient envoyé tous les handicapés quels qu’ils soient à la mort. Les sorciers n’avaient pas eu ce traitement, sinon elle ne serait pas forcément là, mais pour dire, que ce n’était pas quelque chose d’acceptable. Et c’était la première à le dire, mais bon, elle n’avait pas vraiment eu le choix.

Maintenant, c’était fait de toute façon. Elle n’allait pas revenir dessus. Elle ne savait pas si cela aurait une vraie incidence ou non. Elle n’était même pas sûre qu’ils allaient se revoir après tout ce qui avait été dit. Elle aimerait que ce soit le cas, pourtant. Elle appréciait Bradley à sa juste valeur, et même s’il est vrai qu’il n’était pas très jovial à cause de la situation, -ce dont personne ne le blâmerait, il avait perdu sa fille – elle retrouvait tout de même l’ami qu’elle avait connu il y a bien longtemps. Et c’était quelque chose qu’elle appréciait. Mais elle comprendrait aussi tout à fait qu’il n’ait plus envie de la revoir après toutes ces révélations. Même s’il affirmait vouloir l’aider, ou du moins être là pour elle, rien ne garantissait qu’il ne disait pas cela par pure politesse. Même si elle ne pensait pas que ce soit le cas. Enfin, dans tous les cas, elle n’avait pas envie que les choses redeviennent comme avant, et qu’ils se perdent de vue. S’ils pouvaient rester amis, et entretenir cette amitié, elle en serait heureuse.

-Je sais bien. Mais au moins... si tu as besoin d'en parler, ou autre, tu sais que je suis là.

Elle lui sourit, sincèrement. Elle était touchée, et elle le pensait sincère, du moins, elle l’espérait. Elle ne comptait pas abuser pour autant, il avait ses propres soucis, trop pour endosser les siens également, mais en tout cas, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui. Et c’était toujours rassurant, et agréable de voir qu’on avait des gens sur qui on pouvait compter.

« Merci, j’apprécie vraiment. Et c’est pareil pour toi, si jamais tu veux parler, de tout ou de rien, même te plaindre qu’on a toujours un temps aussi pourri, je suis là également. »

black pumpkin

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