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 La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)

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Ysbridion
Zelda Sparkley
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Message#Sujet: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMar 24 Mar - 14:51

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

La vie est cruelle. Ce peut sembler terrible, cruel même que d’observer les choses de cette manière, mais c’est ce que Zelda pensait depuis un moment à présent. Elle n’avait pas perdu foi en l’humanité, mais un peu plus dans les chances de cette dernière. Difficile, il est vrai, de conserver un esprit positif quand l’on mourrait autour d’elle. D’abord son mari, puis Purdey. Des personnes qui lui étaient proches. Et ceux qui ne disparaissaient pas finissaient par vous trahir, à l’instar de Sasha. Quel avenir pour le petit Morgan, duquel elle prenait tout le soin du monde ? Difficile à dire. Elle aimerait croire que sa génération était la bonne, celle qui résoudrait tout, mais… elle n’en était pas certaine. Elle avait peur de ce qu’il adviendrait de Louisa, peur de ce qu’il adviendrait de Morgan… Et quand elle voyait certains de ses élèves en proie à des maux bien trop éprouvants et compliqués pour leur âge, c’était difficile à vivre.

Zelda gardait en travers de la gorge ce qui était arrivé à Olive. Elle avait espéré trouver un moyen de la sauver, elle avait vraiment cru qu’elle réussirait à l’apaiser, à la guérir… mais Olive était partie. Et elle ne pouvait s’empêcher de songer en « et si ? ». Elle était convaincue qu’il y avait plus d’une chose qu’elle aurait pu faire autrement. Elle faisait le compte de ses échecs, et ils étaient nombreux, autant que cuisants. Mais elle ne voulait pas que ce qui était arrivé à la jeune femme puisse se reproduire. Raison pour laquelle elle mettait un tel point d’honneur à s’occuper de Clarice Carrow.

C’était peut-être trop, mais ça lui était égal. Zelda se sentait profondément touchée, concernée par le sort de cette adolescente. Elle avait un caractère très différent d’Olive, mais des similitudes malgré tout sur lesquelles elle ne pouvait pas faire l’impasse : Clarice, souffrant d’une maladie génétique (liée à une consanguinité assidue de la part des Carrow, à n’en pas douter), fragile… Ses jours n’étaient pas en danger directement, mais un coup de vent pourrait suffire à la balayer. C’était impossible.

Elles avaient rendez-vous régulièrement à l’infirmerie, relativement tard, bien souvent, car Clarice préférait éviter que ses camarades aient vent de ses entretiens réguliers, ce que Zelda pouvait comprendre. L’infirmière venait juste de quitter ses appartements, voisins de l’infirmerie, afin de s’assurer de la bonne santé de Morgan. Le petit était heureusement un gros dormeur. Elle rejoignit son bureau pile à temps pour entendre frapper à la porte.

"Entre Clarice, je t’en prie."
Zelda lui adressa un sourire bienveillant. "Comment tu te sens aujourd’hui ?"


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMer 25 Mar - 10:31


Comme à chaque fois qu’elle se rendait à l’infirmerie, Clarice s’arrangeait pour que personne ne l’ait vu faire. C’était une des nombreuses contradictions de la vert et argent. Par certains aspects, elle aimait qu’on la sache fragile, malade, au bord du gouffre, elle prenait même plaisir, parfois, d’ajouter des symptômes à ses symptômes dans le seul but qu’on la bichonne un peu plus. Mais en même temps, elle ne voulait pas non plus qu’on connaisse le détail de ses rendez-vous médicaux, parce qu’elle voulait avoir l’air forte et impeccable en toute circonstance.

En somme, elle aimait qu’on la sache faible tout en ne voulant pas montrer qu’elle l’était. Aussi, quand il était question d’aller trouver l’infirmière de Poudlard, Clarice prenait toujours toutes les mesures adéquates afin de s’assurer que personne n’avait remarqué où elle se rendait.

Ce rendez-vous-ci ne serait pas du luxe. Clarice se sentait très faiblarde depuis quelques jours. Elle avait des frissons, des vertiges. Elle avait bien failli tomber dans les pommes, l’autre jour, en cours de sortilèges, c’était dire. Et l’autre nuit, elle s’était senti si mal qu’elle n’en avait pas trouvé le sommeil. L’angoisse de mourir. Clarice pensait à la mort, souvent. C’était difficile de ne pas y pensait quand on savait que la vie, dans votre état, pourrait vous faucher en un battement de cils.

Elle frappa à la porte de l’infirmerie, presqu’aussitôt, la voix de Zelda retentit.


"Entre Clarice, je t’en prie »

Clarice ne se fit pas prier et entra aussitôt. Elle referma la porte derrière elle, jeta un regard circulaire tout autour. Il n’y avait personne. Tant mieux. Sans attendre d’y être invitée, elle prit ses aises sur une chaise qui faisait face au bureau où Zelda était assise.


"Comment tu te sens aujourd’hui ?"

"Salut Zelda."


Oui, à force, Clarice avait pris l’habitude d’appeler l’infirmière par son prénom. C’était une façon pour elle de garder le contrôle face à une personne qui en savait trop sur elle. Et puis, à force de rendez-vous du genre, elle commençait bien à la connaître. Et elle l’appréciait même assez. Le cynisme tout naturel de l’infirmière trouvait un écho dans sa propre personnalité.


"Pour rien te cacher, pas vraiment bien… j’ai l’impression d’avoir… des bulles qui éclatent, là."

Elle posa une main sur sa poitrine. C’était peut-être un peu trop imagé, mais elle n’arrivait pas à exprimer mieux cette sensation, qui lui durait depuis du jour, et qu’elle réussissait de moins en moins à ignorer.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeJeu 2 Avr - 16:29

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Quand Clarice passait la porte de son bureau, Zelda espérait toujours entendre de bonnes nouvelles, elle espérait que l’adolescente lui apprendrait qu’elle avait passé une semaine moins éprouvante que la précédente, que les nouveaux médicaments prescrits avaient eu plus d’effet, mais à chaque fois, c’était malheureusement rien ne changeait. Zelda était peinée chaque fois que la vert et argent lui apprenait que son état se détériorait. Elle avait peur, elle le cachait sous ses faux airs de s’en moquer complètement. Mais oui, elle craignait à tout instant de découvrir que Clarice aurait fait une crise de laquelle elle ne se serait pas relevée. Elle se souvenait encore du choc terrible que ça avait été pour elle au moment de découvrir qu’Olive était décédée. Peut-être que c’était inévitable, mais elle ne supporterait pas de revivre ça, sous aucun prétexte.

Et malheureusement, donc, Clarice n’allait pas bien. L’impression d’avoir des bulles qui éclatent, là, dans sa cage thoracique. Forcément, Zelda étai particulièrement alarmée par ce qu’elle entendait. Elle savait que Clarice n’utilisait pas sa métaphore pour la mélodie de la comparaison mais parce que c’était la façon la plus probante d’évoquer son problème. Alors, forcément, elle était inquiète. Là, contre sa poitrine, ça pourrait être son cœur, ses poumons. Zelda se rapprocha de la vert et argent, ajusta son stéthoscope.


« Respire profondément, d’accord ? »
demande-t-elle tout en vérifiant les battements de son cœur. De ce point de vue au moins, elle fut rassurée de constater que tout semblait à peu près normal. Mais il en faudrait davantage pour la rassurer totalement malgré tout. « Est-ce que tu ressens une gêne, quand tu inspires ? » demanda-t-elle doucement, tentant d’analyser la situation.

C’était si compliqué de se confronter à un mal qui pouvait s’expliquer sans se guérir. Elle ne savait plus quoi faire pour aider. Apaiser les symptômes, ce n’était qu’une solution provisoire. A la longue, ça ne suffirait plus. C’était le b.a.-ba de la médecine. Traiter la source et pas les manifestations. Mais tout était si confus pour l’heure. Mais elle ne commençait qu'à l'osculter. Qui sait, peut-être que cette sensation étrange lui venait d'ailleurs, aucun rapport avec sa maladie ? Mais c'était être un peu trop optimiste de l'imaginer. L'optimisme n'était pas le fort de Zelda.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeVen 3 Avr - 9:31


« Respire profondément, d’accord ? »

Zelda était bien l'une des seules personnes au monde qui pouvait se permettre de donner des ordres, des directives à Clarice, et s'attendre à ce que cette dernière obéisse. Elle savait que c'était pour son bien. Clarice avait de l'estime pour l'infirmière de Poudlard.

Elle la trouvait intelligente, sûre d'elle, douée dans son domaine. Elle était vraiment compétente, et laisser reposer sa santé fragile entre ses mains était une chose qu'elle acceptait de faire avec une confiance qu'elle n'accorderait certainement pas à beaucoup d'autres, bien loin de là.

Elle releva son haut, le froid du stétoscope tout contre son dos et contre sa poitrine. C'était une sensation à laquelle elle devrait être habituée, pourtant, elle la détestait toujours autant. C'était comme l'odeur des médicaments. Elle associait le tout à des souvenirs aussi lointains que spécifiques. Qui n'étaient pas souvent si heureux que ça. Ces moments où elle ne se sentait plus capables de donner le change, où le masque se fissurait, et où elle se retrouvait contrainte de se montrer telle qu'elle était.

Elle prit une grande inspiration. C'était comme si elle sentait l'air grésiller, picoter doucement, remonter depuis ses poumons à travers sa gorge et jusqu'à ses narines. C'était une sensation qui n'était pas tant gênante que désarmante. Chaque jour qui passait, Clarice avait l'impression de connaître un peu moins son propre corps.


« Est-ce que tu ressens une gêne, quand tu inspires ? »

"C'est pas vraiment une gêne."


Comme à chaque fois, Clarice cherchait la manière de décrire au mieux ce qu'elle pouvait bien ressentir. Et c'était difficile. Même si son habitude de Sainte-Mangouste depuis sa plus tendre enfance l'avait peut-être rendu plus sensible à des termes techniques et médicaux, elle restait limitée dans son vocabulaire.


"Mais je ressens des picotements, un peu comme si j'avais un chat dans la gorge. Par contre ça me fait pas mal du tout."
Elle marqua une pause. "Je me sens plus fatiguée que d'habitude, aussi, mais ça, je suis sûre que c'est parce que les profs nous en demandent trop."

Elle essayer de faire passer la pilule (avant d'en avoir des dizaines à ingurgiter) sous couvert d'humour, mais elle ne pouvait pas forcément mettre sa fatigue sur le compte de la fatigue scolaire.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 13 Avr - 18:43

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Zeld' écouta attentivement les symptômes que lui décrivait Clarice. Aucun d'eux ne la rassurait franchement, pour tout dire. La jeune vert et argent est, de toute évidence, en piteux état... et voir son état se dégrader sans réussir à y faire quoi que ce soit pèse de plus en plus sur la conscience de l'infirmière, démunie face à une situation qui, étant donné le jeune âge de l'adolescente, est forcément injuste. Elle respirait difficilement.

En effet, alors qu'elle l'écoutait parler, l'infirmière avait l'impression de saisir un faible sifflement à certains de ses propos. Sa voix n'était pas totalement claire. Il se passait quelque chose, là, au niveau de ses poumons. Si elle avait de la "chance", ce n'était qu'un début de bronchite, et elle ne souffrirait bientôt plus de ces symptômes. Mais une fois de plus, ce n'était pas en traitant les symptômes que l'on guérissait le mal en lui-même, et Zelda avait de plus en plus de mal à accepter son impuissance face à ce qui rongeait son interlocutrice. Elle n'avait pas un temps illimité devant elle, sans doute. C'était trop.


"Ils ont bon dos, les profs"
, répondit Zelda en adressant à Clarice un sourire entendu quand cette dernière lui parla de sa fatigue, qu'elle voulait bien mettre sur le compte du trop grand nombre de travail que lui confieraient ses professeurs.

Ce n'était peut-être pas trop. A Poudlard, on ne plaisantait pas avec l'éducation, surtout dans des années charnières comme celle de Clarice où on vous préparait au maximum aux examens de fin d'année. Mais cette pression ne devrait pas engendrer une fatigue qui méritait de lui être signalée. Dans son cas, pousser le corps à bout était risqué. La fatigue pouvait être une conséquence. Elle pouvait être une cause également. Dans tous les cas, c'était une chose que Zelda ne pouvait que prendre très au sérieux.


"Il faut impérativement que tu te reposes, ces vacances, et quand je parle de repos, c'est un repos total... Je préviendrais tes professeurs si besoin. J'espère que tu n'as rien prévu de particulier."


Les vacances de Noël étaient rarement les plus reposantes, mais quand la situation l'exigeait, il ne fallait pas y aller par quatre chemins, un point c'est tout. La santé de Clarice avant tout... pour ce à quoi ses études lui serviraient de toute façon.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMar 14 Avr - 11:55


"Ils ont bon dos, les profs"

Clarice esquissa un sourire. Elle ne chercha même pas à convaincre l'infirmière de sa bonne foi, elle savait qu'elle ne s'y laissait pas prendre. Clarice aimait assez la compagnie de Zelda Sparkley, dans la mesure où elle était capable de se prendre d'affection pour quelqu'un qui n'était pas elle, disons. Elle aimait son franc parler. Des élèves qui s'inventaient des excuses stupides, elle en avait vu défiler, elle ne s'y laissait pas prendre si facilement.

Clarice ne considérait pas qu'elle mentait non plus. C'est vrai que les professeurs en demandaient trop, mais elle n'allait pas protester non plus. L'infirmière tout comme elle savaient que le problème ne se situait pas là. Le problème,c'était cette fichue tare génétique, cette maladie qui la consumait à petit feu, au point qu'il n'était pas rare qu'elle se réveille au beau milieu de la nuit avec la peur au ventre : ni plus ni moins que l'angoisse de mourir et de tout perdre.


"Il faut impérativement que tu te reposes, ces vacances, et quand je parle de repos, c'est un repos total... Je préviendrais tes professeurs si besoin. J'espère que tu n'as rien prévu de particulier."

Zelda ne posait pas de diagnostic précis, encore, sur son mal... Probablement parce qu'il n'y avait pas de diagnostic à poser, parce que son mal ne réussissait pas à s'identifier comme il se devrait.

Elle espérait obtenir des médicaments, quelque chose qui la soulagerait et l'apaiserait immédiatement, mais en attendant...le repos était la clé. Sauf que pour se reposer, il fallait réussir à dormir sans angoisse.

Mais évidemment, un repos total pendant les vacances, avec interdiction de travailler en dépit des demandes de ses profs, ça ne lui déplaisait pas. Cela lui conférait un statut assez particulier. Et évidemment, elle aimait être privilégiée. Elle adorait cela, même.


"D'accord, ça devrait pouvoir se faire. Même si les vacances de Noël, c'est pas le plus reposant"
, répondit-elle dans un sourire. "Est-ce que t'aurais... quelque chose pour réussir à mieux dormir ?"

Elle n'avait pas envie de parler de ses angoisses nocturnes, même à Zelda, mais si c'était de repos qu'elle avait besoin... elle avait besoin aussi qu'on lui donne les moyens de se reposer convenablement.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 4 Mai - 22:24

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Clarice lui confirma qu'elle allait faire de son mieux pour tenter de se reposer au moins un peu durant les vacances à venir, sans rien lui garantir non plus. Bon, Zelda se doutait qu'en soi ce ne serait pas une si grande difficulté pour l'adolescente de se plier à cette règle, surtout que pour connaître un peu les parents de la vert et argent, elle avait bien remarqué que les deux étaient aux petits soins pour leur fille dans tous les cas (et heureusement, dans un cas de figure qui pourrait rapidement être dramatique, Zelda se sentait heureuse de savoir qu'au moins, Clarice était entre de bonnes mains quand elle était en dehors de l'école, qu'elle n'était pas simplement négligée comme l'infirmière avait eu le sentiment qu'Olive l'était de son côté... mais elle devrait vraiment arrêter de comparer les deux ensemble).

Mais elle pouvait lui reconnaître que les vacances de Noël étaient rarement les plus reposantes. On voyait la famille, on était constamment sollicité, ce n'était pas forcément l'idéal. Mais si Clarice gardait en tête que le repos devait être sa priorité, et si elle en informait également les Carrow au passage (ce qu'elle avait évidemment la ferme intention de faire), cela ne poserait sans doute pas le moindre problème, en tout cas elle y comptait... Parce que forcément, elle s'inquiéterait pour le sort de Clarice durant ces vacances où elle ne pourrait pas assurer son suivi médical. Ce serait plus fort qu'elle, elle se poserait forcément des centaines de questions sur son état... Elle ne décrochait que rarement du travail, et le soin qu'elle devait prendre de Louisa... et de Morgan également, n'y changeait pas grand-chose.

"Tu sais bien que je n'aime pas te donner ce genre de médicaments"
, observa Zelda quand Clarice lui demanda si elle pouvait lui donner de quoi faciliter son sommeil.

Oui, elle avait de quoi, mais c'était le genre de médicaments qui, pris à forte dose, pouvaient engendrer quelques effets secondaires néfastes, dont un sentiment de dépendance dont Zelda ne voulait surtout pas voir Clarice souffrir du haut de ses quinze ans seulement.

"Tu ne parviens pas à dormir du tout ?"


C'était la grande question, peut-être qu'elle avait juste un sommeil agité, ou bien des insomnies à rallonge, dans un cas ou dans l'autre, le traitement à prescrire était bien différent.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMar 5 Mai - 12:48


"Tu sais bien que je n'aime pas te donner ce genre de médicaments"

Clarice le savait effectivement, puisque ce n’était pas la première fois qu’elle en réclamait de tels à son interlocutrice, et à chaque fois, elle lui opposait les mêmes réticences. Ce qui se comprenait, la vert et argent était déjà droguées aux potions et aux médicaments, on ne pouvait pas forcément affirmer qu’en rajouter encore une couche soit l’idée du siècle… oui, mais en attendant, Clarice en avait assez de ces nuits oppressantes et agitées…

Même la nuit tombée, dans le confort de son lit, elle ne perdait rien de son souci des apparences. Que penseraient ses camarades de chambre si elle était en proie à l’une de ses terreurs nocturnes beaucoup trop fréquentes ? Et s’il devait arriver pire ? C’était dans le sommeil qu’elle avait le plus de mal à dissimuler sa maladie, et ses aspects les plus terribles. Elle n’en voulait personne pour témoins à part ses parents, son oncle et les médecins. Alors oui, elle avait vraiment besoin de ces satanés somnifères (s’il fallait appeler un niffleur un niffleur).


"Tu ne parviens pas à dormir du tout ?"

C’était plus compliqué que cela. Ce serait un mensonge de dire qu’elle n’arrivait jamais à mentir du tout. Il y avait des nuits où tout allait bien, d’autres qui devenaient un enfer à subir. Elle avait envie d’être malhonnête juste pour obtenir son dû. En temps normal, ça ne lui posait pas de problèmes. Mais elle n’en était pas au point de vouloir se ruiner la santé en refusant d’écouter les conseils de son infirmière, qui au passage avait toujours fait tout ce qui était possible dans l’espoir de la voir aller mieux. Alors elle accepta d’être quand même un peu sincère.


« Ça dépend des moments… »
Elle marqua une légère pause, un peu dramatique. Ne pas mentir d’accord, mais Clarice restait une actrice née. « Des fois j’ai tellement mal que… je peux pas fermer l’œil, et à d’autres moments… Je vais bien mais… J’ai peur de fermer les yeux parce que… »

Elle baissa les yeux face à un aveu qu’elle n’assumait pas tout à fait. Elle ne parlait jamais de ça, même à ses parents. Elle savait ce que serait la réaction. Puis en parler, ça rendait tout trop, bien trop concret.


« J’ai peur de pas pouvoir les rouvrir. »


Elle avait peur de mourir, de plus en plus peur de mourir. Ça se résumait à ça.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeDim 17 Mai - 18:55

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Zelda restait très attentive à toutes les réponses que Clarice pouvait lui donner, tout à fait consciente du fait qu'aucune d'entre elles n'était anodine. Une observation que l'on pourrait peut-être mettre sur le compte de son caractère pouvait bien relever de sa pathologie. Bien entendu, il état difficile de faire la part des choses, mais dans le doute, le plus simple restait encore, manifestement, de prendre le moins de risques possible et de prendre en compte toutes les variables. Il se pouvait, par exemple, que les difficultés que Clarice avait à trouver le sommeil ne soient pas tant un symptôme de son état que le résultat d'n stress continu, qui certes pouvait impacter sur la santé de l'adolescente mais n'était pas à regarder en priorité. Mais il se pouvait aussi que ce soit quelque chose de beaucoup plus grave. Et dans ce cas, si Zelda ne le voyait pas, si elle le laissait passer... elle s'en voudrait éternellement.

Elle lui apprit que parfois, ce qui la maintenait éveillée, c'était la douleur. Dans ce cas, les somnifères n'étaient pas la bonne solution, et par ailleurs, c'était définitivement alarmant. Comment faire pour qu'elle souffre moins ? Mais à côté de ça, c'était finalement la manière dont Clarice acheva son discours qi fit le plus de mal à l'infirmière, car elle comprenait que ces propos n'étaient que trop réels et que Clarice en pensait chaque mot. Elle n'était pas en train de la baratiner dans l'espoir d'avoir son attention (qu'elle avait complètement), et même, les mots qu'elle prononçait lui étaient difficiles à articuler... parce qu'ils étaient symptomatiques d'un trouble très grave. Se coucher toutes les nuits avec la peur au ventre, celle de ne pas se réveiller le lendemain... A l'âge de Clarice c'était un sentiment horrible, qu'elle devrait être décidément trop jeune pour l'éprouver.


"Faut pas que tu t'inquiètes pour ça. Tant que je m'occuperais de toi, je laisserai pas une chose pareille arriver"
, dit Zelda d'un ton ferme.

C'était quelque chose qu'elle espérait, elle voulait y croire dur comme fer, mais la vérité, c'était qu'il n'avait pas réellement de prise sur ce qui était susceptible de lui arriver ou non.


"Je vais te donner des antidouleurs plus puissants. En revanche, il faut que tu me promettes de n'en prendre que si la douleur devient réellement insoutenable."



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 18 Mai - 10:07


"Faut pas que tu t'inquiètes pour ça. Tant que je m'occuperais de toi, je laisserai pas une chose pareille arriver",

Clarice afficha un fin sourire, c'était typiquement le genre de discours qu'elle adorait attendre. Quand on prononçait de tels mots à son adresse, elle se sentait comme sur un piédestal, elle avait le sentiment d'être la priorité, et c'était ce qu'elle demandait toujours, quoi qu'il advienne, peu importe les circonstances, elle estimait qu'on devrait toujours prendre le plus grand soin d'elle et de ses intérêts, et se battre pour elle et uniquement pour elle.

Elle était sûre que Zelda ne prononçait pas ces mots juste pour l'esbrouffe, c'était bel et bien une chose qu'elle pensait réellement. L'infirmière était sans doute un peu trop imbue d'elle-même, mais en tout cas, elle avait l'air sûre et certaine de pouvoir l'aider à s'en sortir, et cela ajoutait de la confiance à Clarice. C'était vrai, c'était un fait, Clarice avait réellement très peur de mourir, mais ce n'était pas pour autant qu'elle arrivait à se faire à cette réalité. Elle avait besoin qu'on fasse des pieds et des mains pour sa survie. Elle avait besoin qu'on l'autorise à vivre de toutes les façons possibles, quoi qu'il puisse advenir.

Au moins son discours n'était pas entré dans l'oreille d'un sourd, et Zelda ne prenait ni son discours, ni ses symptômes à la légère. Tant mieux, Clarice avait besoin qu'on la prenne au sérieux. Elle avait toujours besoin qu'on la prenne au sérieux, peu importe les circonstances. Et là, ce n'était pas comme s'il était question de circonstances inédites, cette situation méritait d'autant plus qu'ils s'en soucient.


"Je vais te donner des antidouleurs plus puissants. En revanche, il faut que tu me promettes de n'en prendre que si la douleur devient réellement insoutenable."

Clarice hocha la tête. Elle n'aimait pas forcément répondre à des ordres trop directs, mais quand il était question de sa santé, elle savait tout de même prendre sur elle. Elle tenait beaucoup trop à vivre pour prendre les choses à la légère.

Alors même si il allait forcément être tentant de prendre ces antidouleurs pour tout et n'importe quoi, elle allait prendre sur elle. En l'occurrence, elle ne savait pas toujours échelonner sa douleur, mais dans tous les cas, elle avait besoin d'un remède à la hauteur de sa douleur.


"Merci... Promis, je ferai gaffe",
assura-t-elle honnêtement.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeJeu 21 Mai - 18:58

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Zelda esquissa un fin sourire. Si Clarice lui promettait de faire gaffe, alors l'infirmière voulait bien la croire sur parole et sans envisager un seul instant de remettre son discours en question. Même si Clarice était une ado, et que comme tous les ados, il fallait donc s'attendre à ce qu'elle n'en fasse qu'à sa tête, Zelda avait appris, à force de la côtoyer et de l'aider, à lui faire confiance et à croire dans sa sincérité quand il était question du soin qu'elle devait prendre d'elle-même. Clarice Carrow avait beaucoup de défauts, Zelda elle-même était capable de s'en rendre compte (même si elle ne voyait sans doute que ce qui était en surface). Mais elle savait tout de même que Clarice était bien plus responsable que beaucoup d'autres sur certains points. La crainte d'une mort imminente vous obligeait à un regard sur l'existence très différent de celui de vos pairs du même âge, qui avaient forcément le sentiment d'être invincibles. Ce qui ne pouvait pas leur être reproché, après tout, Zelda au même âge avait elle aussi eu le même sentiment, et il avait fallu le décès de son époux pour qu'elle prenne la vive et brutale conscience du fait que la vie pouvait s'arrêter en un claquement de doigt.

Ceci étant dit, Clarice avait beau être très différente d'Olive (Zelda ne pouvait s'empêcher de faire la comparaison entre les deux, c'était plus fort qu'elle), elles avaient ce quelque chose en commun, cette ombre dans le regard, cette certitude quant à leur destin futur... Ce n'était pas rien, c'était à la fois tragique et admirable. Et l'infirmière voulait que ce ne soit plus qu'admirable sans avoir besoin d'être tragique. Même si pour le moment, elle était à des années lumières d'avoir trouvé un moyen d'aider pour de bon la jeune serpentard, ce qui avait le don de la frustrer à un point inimaginable.


"Très bien. Je te fais confiance."
Elle marqua une pause, continua d'ausculter Clarice avec tout le soin et toute la précision qu'exigeaient les circonstances. "Est-ce que tu as constaté quelque chose d'autre, qui sorte de l'ordinaire ? En dehors de tes difficultés respiratoires ?"


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 25 Mai - 12:39


"Très bien. Je te fais confiance."

Elle le pouvait. Clarice n'était pas la personne la plus fiable que l'on puisse imaginer, loin de là, même, mais elle était malgré tout assez... scrupuleuse quand il était question de sa santé. Il y avait eu une période où elle ne prenait pas un tel soin d'elle-même, mais quelques états de crise vraiment violents avaient tiré le signal d'alarme. Clarice avait une peur bleue de mourir, et ça s'était agravé avec le temps.

Alors forcément, elle prenait ça très au sérieux. Elle avait compris qu'elle ne pouvait pas se permettre de jouer avec une telle situation, ce serait beaucoup, trop dangereux. Elle était résignée à vivre peut-être moins longtemps que la moyenne, mais elle ne voulait surtout pas réduire ses chances. Peut-être que son père et elle réussiraient à faire abstraction de leur destin funeste et feraient un royal pied de nez à la maladie.

En tout cas Clarice le voulait vraiment. Alors en effet, c'était une chose concernant laquelle on pouvait la croire sur parole, une chose sur laquelle elle ne transigeait pas et ne transigerait jamais quoi qu'il puisse advenir. Elle était combattive à sa manière. Et c'était sans doute une de ses rares vraies qualités, au-delà de toutes celles qu'elle s'inventait et dont elle se convainquait pour se mettre en avant.


"Est-ce que tu as constaté quelque chose d'autre, qui sorte de l'ordinaire ? En dehors de tes difficultés respiratoires ?"

Clarice prit le temps de réfléchir très sérieusement à la question. Elle ne voulait pas donner à l'infirmière une réponse hâtive, et qui ne correspondrait pas à la réalité de son état. Le moindre petit symptôme ignoré pouvait lui être fatal, elle avait bien conscience de ça. Et elle ne pouvait pas laisser une telle chose se produire, c'était hors de question.

Finalement, elle fit non de la tête. Ce qui l'angoissait, c'était vraiment ces... bulles qui claquaient dans ses poumons, elle ne voyait pas d'autre manière de le dire. Mais c'était tout.

"Non... sinon c'est toujours. Enfin c'est la même chose, la douleur, la fatigue. J'ai pas eu de vraie crise depuis un moment. J'imagine que c'est bon signe... ?"

Du regard, elle supplierait presque l'infirmière de le lui confirmer.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeDim 31 Mai - 20:53

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Clarice lui assura que dans l'ensemble, sa situation physique n'avait pas réellement évolué, et c'était véritablement quelque chose de rassurant aux yeux de Zelda... Certes, elle préférerait entendre que sa situation évoluait dans un sens positif, mais il ne fallait pas se leurrer, sans solution miracle, le mieux que l'on pouvait espérer pour le moment concernant la jeune élève de Serpentard, c'est que son état soit stable... Ce n'était pas l'idéal, mais c'était un indicateur, qui leur laissait un peu plus de temps, et donc une marge de progrès, même si Zelda se disait parfois que la situation était vouée à l'échec et ne changerait absolument jamais. Elle ne laisserait pas ce défaitisme impacter Clarice et continuerait de se battre pour elle, mais tout de même, elle avait connu situations plus encourageantes. Celle-ci la dépassait quelque peu.

Quand elle disait que "c'était la même chose", cela n'induisait bien sûr pas que du positif, et Clarice était très claire à ce sujet : la douleur, la fatigue, des symptômes omniprésents dans son cas, qui se faisaient seulement ressentir à plus ou moins grande échelle selon les moments de la journée ou de la semaine. Zelda pouvait apaiser la douleur dans une certaine mesure, elle pouvait aider la fatigue, mais c'était... accessoire, du feu au poudre. Ce n'était pas assez. Et ce ne serait jamais assez tant qu'on ne s'attaquerait pas au coeur du problème. Elle n'avait pas eu de vraie crise depuis un moment. Est-ce que c'était réellement bon signe ? Zeld' avait très envie d'opiner du chef et de prétendre que oui, c'était un excellent signe, et que c'était preuve de progrès, mais non, ça ne voulait rien dire... A moins que quelque chose ait changé dans sa manière de se soigner, de se médicamenter, qui justifie cette absence de crise ?


"C'est bon signe, en effet"
, répondit l'infirmière en se permettant de mentir à moitié. Elle n'aimait pas faire ça, mais en même temps, elle estimait qu'il le fallait, au moins un peu, parce qu'il fallait que le mental reste au rendez-vous pour que le reste suive, et pour cela, il fallait que Clarice parvienne à rester le plus positive possible. "Est-ce que tu saurais me dire à quand remonte ta dernière crise ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu as fait différemment depuis ?"

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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMar 2 Juin - 12:29


"C'est bon signe, en effet"

Clarice l'avait dit sans être vraiment convaincue, parce qu'elle avait pour habitude de se raccrocher à toutes les branches qu'elle pouvait, c'était ce que son père lui avait appris, mais le fait que l'infirmière cautionne son propos la rassurait tout de même un peu.

L'adolescente n'était pas naïve, elle savait que ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas eu de crise depuis un moment que tout allait bien dans le meilleur des mondes pour elle et qu'elle n'avait pas à s'en faire, ça ne fonctionnait pas comme ça, mais au moins, elle pouvait se rassurer en se disant que la situation restait sous un minimum de contrôle. Même si la notion de contrôle était quelque chose d'assez relatif en l'occurrence. Il ne fallait pas trop y compter. Mais il y avait des choses concernant lesquelles elle s'était fait une raison. Et d'autres noms.


"Est-ce que tu saurais me dire à quand remonte ta dernière crise ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu as fait différemment depuis ?"

Clarice prit le temps de se concentrer pour répondre le plus justement possible à cette question. Elle comprenait le sens de la question de Mrs Sparkley, si elle avait fait quelque chose d'un peu différent de d'habitude, qui avait permis d'arranger son état, c'était une chose sur laquelle il fallait qu'elle travaille.

Mais elle avait beau chercher, elle ne voyait pas vraiment de quoi il pouvait retourner. Elle s'était alimentée de la même manière. Et ses habitudes, en dehors des vacances de Noël où elles avaient forcément un peu changé, n'avaient pas été bouleversées d'une façon phénoménale non plus.

Alors, même si ça l'ennuyait, elle n'avait rien de plus précis à dire. Elle poussa un profond soupir. Elle pouvait au moins lui indiquer à peu près à quand remontait sa dernière grande crise.


"La dernière fois, c'était... début novembre, je crois ?"
dit-elle sans être complètement sûre de ce qu'elle disait. Mais en vérité, il y avait eu un événement en corrélation. "Mes parents m'avaient appris qu'ils m'avaient trouvé un fiancé. J'imagine que j'étais un peu... stressée et que ça n'a pas aidé."

Clarice somatisait énormément en plus du reste, ce qui n'aidait pas du tout. Mais c'est une chose qu'elle ne dirait pas en temps normal.




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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeSam 6 Juin - 22:51

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Début novembre... c'était donc relativement lointain, ce qui était engageant, d'une certaine manière. Même si ça voulait peut-être dire que les choses allaient se passer d'une autre manière, et qu'elle avait dépassé la période de crise pour rentrer dans une autre phase, qui ne serait pas forcément beaucoup plus enviable, va savoir. Zelda prit note mentalement de cette nouvelle information, qui, avec un peu de chance, allait l'éclairer sur les circonstances de ses crises les plus violentes et sur comment les éviter précisément.

Est-ce qu'il s'était passé quelque chose de particulier, au mois de novembre ? Si la vert et argent avait retenu l'information, c'était sans doute qu'elle était capable de l'associer à un événement en particulier, et c'était ce que l'infirmière voulait savoir et tenter de comprendre à présent. Elle n'eut pas besoin de poser la moindre question. Clarice ne mit pas longtemps avant de l'éclairer sur le sujet. Et elle comprenait que, en effet, la crise en question avait eu de très bonnes raisons, d'excellentes, même, de se manifester.

Elle découvrait qu'on avait trouvé un fiancé à Clarice. Elle ne savait pas du tout que c'était le cas. Est-ce qu'elle était étonnée ? Pas vraiment, à la vérité. C'était malheureusement monnaie courante au sein des grandes familles de sangs purs, auxquelles Clarice faisait bien évidemment partie. C'était une tradition que Zelda ne cautionnait absolument pas et trouvait fondamentalement stupide, mais elle n'avait pas son mot à dire sur la question, forcément.


"Oh, je ne savais pas..."
,
dit-elle alors simplement.

Elle avait très envie de laisser sa curiosité parler, et de poser des dizaines de questions sur le nom du fiancé, entre autres choses, mais elle savait tout de même rester à sa place. Clarice pourrait bien lui en parler si elle le décidait.


"En effet, ce genre de situations stressantes est la dernière chose dont tu aies besoin. Et si vraiment, cette situation doit te travailler plus que nécessaire, il peut même être préférable que tu... mettes de côté ce genre de perspective pour le moment. Je peux en parler avec tes parents si cela peut te soulager."

Elle avait des parents très prévenants et attentifs au bien-être de leur fille, mais parfois, ils négligeaient l'impact de leurs décisions sur leur fils. Si sous le prétexte de Clarice, elle pouvait lui épargner un mariage éventuellement malheureux, elle ne s'en priverait pas.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 8 Juin - 8:33


"Oh, je ne savais pas..."

Au fond, Clarice était rassurée d'entendre qu'elle n'était pas au courant de l'information. Ses fiançailles avec Alphard alimentait les bruits de couloir, et elle en avait beaucoup trop entendu parler dans la salle commune des vert et argent.

C'était assez d'être regardée de travers par ses camarades, elle voulait éviter ça auprès des adultes de l'école. Mais c'était une information qu'elle ne pouvait pas mettre de travers de côté. Parce que oui, elle ne pouvait pas nier que cette information avait une incidence pour sa santé. Elle savait que c'était une chose nécessaire. Elle ne comptait pas l'empêcher ou le contester.

Devenir une Black était une aubaine, une aubaine que justement sa santé fragile (qui s'accompagnait d'une impossibilité de devenir mère) ne devrait pas permettre du tout. Elle comptait respecter la volonté de ses parents, elle n'avait aucune intention de rechigner, loin de là.


"En effet, ce genre de situations stressantes est la dernière chose dont tu aies besoin. Et si vraiment, cette situation doit te travailler plus que nécessaire, il peut même être préférable que tu... mettes de côté ce genre de perspective pour le moment. Je peux en parler avec tes parents si cela peut te soulager."

Clarice ne s'attendait pas à une telle réponse. Elle songea un instant à l'aubaine que ça pourrait être. Elle n'aurait qu'un mot à dire, et elle pourrait se débarrasser de la compagnie de l'insupportable Alphard Black pour de bon. Elle savait que ses parents l'accepteraient si l'infirmière le recommandait.

Mais en même temps, si Clarice elle-même s'était opposée à ce mariage, elle savait que ses parents ne le lui auraient pas refusé, parce qu'ils ne lui refusaient jamais rien. Mais elle ne se voyait pas reculer. Il fallait qu'elle fasse un bon mariage, et Alphard avait beau être un sombre crétin, il était un bon parti.


"Non, non, c'est ça qui serait stressant... Je te remercie, mais c'est pas la peine... C'était juste... inattendu, mais maintenant, ça va. On a besoin de ce mariage."


Elle, et ses parents, aussi. Et ses parents étaient les seules personnes de son entourage pour qui elle était prête à faire des concessions. Ce n'était pas comme si ça pourrait durer longtemps. Elle serait partie bien assez tôt.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeSam 13 Juin - 17:44

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Clarice semblait totalement réfractaire à sa proposition, quand l'infirmière avait songé que cette dernière aurait peut-être le don de la soulager, de la rassurer. Zelda n'était malheureusement qu'en partie surprise. Clarice restait conditionnée par son éducation. Et quand, depuis votre plus jeune âge, on vous a martelé que vous ne choisiriez pas la personne avec qui vous passeriez votre vie, il devait effectivement être difficile de comprendre ce qu'il y avait de réellement problématique à tout cela.

Zelda regrettait, bien sûr, que Clarice ne soit pas en mesure de le constater, mais elle ne pouvait pas être décisionnaire de ce genre de choses, tout comme elle ne pouvait pas non plus négliger le fait que c'était peut-être une source de stress supplémentaire si elle avait peur de décevoir les attentes de ses parents, ou de passer à côté d'un "bon parti", si tant est que cela puisse vouloir dire quoi que ce soit. Au fond, Zelda n'avait pas totalement l'envie d'abandonner. Elle n'avait pas envie de voir Clarice se gâcher une vie qui, ça se trouve, serait beaucoup trop courte. Ce scénario, elle l'avait déjà vu. Elle l'avait vu avec Olive, elle n'avait pas envie d'assister de nouveau à un cas de figure pareil, de voir les mêmes événements se reproduire sans avoir réussir à s'influencer.

"On a besoin de ce mariage", ça la rendait malade (mais pas physiquement), ce genre de remarque. Personne n'avait besoin d'un mariage arrangé, encore moins des familles comme celle de la vert et argent. Ses parents gagnaient parfaitement bien leur vie, rien ne justifiait réellement de se marier, en tout cas financièrement. Le but de la manœuvre, c'était de répéter encore les mêmes erreurs. Au nom d'un sang prétendument pur... Alors que cette consanguinité abusive était ce qui avait provoqué, en premier lieu, la maladie de Clarice, et celle de son père avant elle.

"Comme tu voudras, mais réfléchis-y. Tu dois d'abord penser à ce qui est bon pour toi avant de penser à plaire à tes parents."

Clarice était à un âge où il était difficile de faire la part des choses entre les deux, Zelda était entièrement capable de le comprendre. Mais elle espérait qu'une autre figure "adulte" l'aiderait à mieux s'y retrouver.

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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeLun 15 Juin - 12:18


"Comme tu voudras, mais réfléchis-y. Tu dois d'abord penser à ce qui est bon pour toi avant de penser à plaire à tes parents."

Clarice elle-même ne saurait pas trop dire si elle était honnête dans ses propos ou non quand elle disait qu'elle tenait à ce mariage, que ce serait pire si elle n'épousait pas Alphard Black.

Elle était comme n'importe qui à sa place, et elle était convaincue que tous ceux qui avaient fait l'objet de mariages arrangés et prétendaient qu'ils le vivaient bien passaient par la même chose. C'était angoissant de ne pas avoir le choix (même si un peu rassurant), c'était... difficile de se dire que son avenir sentimental était assuré éternellement.

Pas parce qu'elle aimerait Alphard Black un jour, mais parce que devenir son épouse la défendrait toujours de s'attacher à qui que ce soit d'autre... D'un autre côté, elle ne vivrait sans doute pas assez longtemps pour que ça pose un souci. Ce serait sans doute déjà bien si elle survivait jusqu'au mariage.

Alors oui, son père avait prouvé qu'il était possible de survivre, et aussi longtemps... Mais la confiance de Clarice restait tout de même bien entamée. Sa confiance dans l'avenir, dans l'amour, dans les autres... Face à ce genre d'incertitudes, le plus simple restait quand même de respecter les plans que l'on avait établis pour soi, au fond.


"Mais c'est ce qui est bon pour moi. Je me doute que vous savez pas ce que c'est, vous"
, dit-elle d'un ton qui forcément était un chouias méprisant. "Mais chez nous, c'est comme ça que ça fonctionne, et c'est très bien comme ça. On a une réputation à maintenir, un héritage à préserver, et ça compte bien plus pour moi que mes petites considérations personnelles."

Elle le pensait, mot pour mot. C'est ainsi qu'elle avait été éduquée, et elle ne laisserait jamais personne remettre en question la digne éducation que lui avaient conférée ses parents.Ils avaient eu raison de l'élever comme ils l'avaient fait, ça l'avait rendue plus forte... Et elle avait besoin d'être forte, plus forte que n'importe qui. Parce qu'elle affrontait une adversité encore différente, et qui transcendait de bien loin ce que s'imaginaient ses camarades, qui ne pouvaient avoir aucune idée de ce qu'elle traversait.



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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeDim 21 Juin - 19:18

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Zelda fit mine d'ignorer le mépris dans la voix de sa jeune interlocutrice, même si, honnêtement, un tel comportement pourrait presque avoir le don de donner à l'infirmière l'envie d'abandonner la jeune vert et argent à son sort. Non, elle ne le ferait pas, bien sûr, mais tout de même... un rien de gratitude ne serait pas du luxe, disons, et de toute évidence, Clarice préférait se concentrer sur d'absurdes mondanités qui n'auraient guère plus d'importance si personne ne devait réussir à la guérir définitivement du mal qui la rongeait.

Zelda se savait privilégiée avec Clarice, au sens où cette dernière acceptait de se montrait moins manipulatrice ou agressive envers elle, mais il n'empêche que leur relation privilégiée cessait où leur différence de classe s'affirmait, et si Zelda avait eu le moindre doute au sujet de cette dernière (ce qui n'était pas le cas), la jeune élève n'oubliait pas de lui remettre les points sur les "i", à son grand déplaisir, mais certainement pas à sa grande surprise.

Mais enfin, après tout, si en plus d'avoir une vie potentiellement courte, Clarice voulait la gâcher en répondant aux exigences familiales et en épousant le premier sang-pur venu, qu'est-ce qu'elle pouvait y faire, elle ? Pas franchement grand chose, en fin de compte. Si ce n'est veiller à ce que le stress engendré par ces petites magouilles familiales n'ait pas de répercussion à terme sur sa santé déjà beaucoup trop fragile et fragilisé par tout ce qu'il y avait d'extérieur.


"C'est de ta vie qu'on parle, Clarice, de ta santé, par de ta dernière coiffure ou de ta prochaine sortie shopping"
, ne put tout de même s'empêcher de la réprimander légèrement l'infirmière. Possible que ce ne soit pas la meilleure façon de mettre l'adolescente dans les meilleures dispositions possibles, mais pour sa défense, son seuil de tolérance (au passage très bas) allait bien vite être dépassé, à ce stade. "Préserver ton héritage n'aura pas grande importance si tu dois ne plus être là pour le faire fructifier." Zelda marqua une légère pause. "Est-ce que ton futur mari est au courant... ?"

Elle mettait les pieds dans le plat, mais elle parlait évidemment et de sa maladie, et de ses implications, notamment le fait que Clarice n'aurait jamais d'enfants. En matière de transmission d'héritage, on faisait mieux.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeMar 23 Juin - 12:10


"C'est de ta vie qu'on parle, Clarice, de ta santé, par de ta dernière coiffure ou de ta prochaine sortie shopping. Préserver ton héritage n'aura pas grande importance si tu dois ne plus être là pour le faire fructifier."

Comme souvent lorsque Clarice était mise au pied du mur, placée face à ses contradictions où se retrouvait simplement dans une position où elle n'avait pas l'avantage et où elle n'était pas mise en valeur, la vert et argent avait tendance à se fermer comme une huître, presque malgré elle.

Il lui était impossible de donner tort à son interlocutrice, et c'était bien ça le problème. Elle comprenait d'où venait le jugement et l'opinion de son interlocutrice, et elle serait même capable d'admettre en quoi elle avait raison. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle ressentait la profonde envie de le faire, surtout à l'heure où elle se sentait considérée ni plus ni moins que comme une gamine.

Ce qui était normale, elle était bel et bien une gamine, et au passage certainement moins mâture que pas mal d'adolescentes de son âge. Sa situation unique et particulière avait eu l'effet de la responsabiliser plus vite que beaucoup plus vite que la moyenne, parce qu'elle avait compris très tôt, par la force des choses, que la vie était fragile, ne tenait qu'à un fil, et se devait d'être préservée, mais c'était ce même mal qui faisait d'elle une gamine à ce point pourrie gâtée, parce que ses parents l'avaient confinée dans une bulle de luxe et de confort, où rien au monde, jamais, ne semblait devoir l'atteindre, où tout paraissait simple et accessible, même si ce n'était pas vraiment le cas.


"Est-ce que ton futur mari est au courant... ?"

Les mots piquent. Zelda n'était définitivement pas la moins douée quand arrivait le moment d'appuyer là où ça faisait mal. Dans le fond, c'était précisément ce dont Clarice avait besoin. Ce n'est pas pour autant qu'elle appréciait spécialement... l'attention. Elle savait que quand l'infirmière posait la question, elle ne parlait pas juste de la maladie, mais du mensonge encore plus gros qui se dissimulait derrière la précipitation à lui trouver un mari.


"Bien sûr que non"
, rétorqua-t-elle bien sèchement. "Et de toute manière, c'est pas vos oignons. Vous pouvez pas juste vous contenter de faire votre travail ?"

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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeJeu 9 Juil - 19:19

La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments.

Zelda serra les dents. Elle savait que bien souvent, Clarice se montrait plus agréable et amène avec elle qu'elle ne le faisait avec la plupart des gens de son entourage, mais chassez le naturel, il revient au galop. Clarice Carrow restait une fichue gamine pourrie gâtée qui pensait que tout lui était dit et que le monde était à ses pieds. La vert et argent n'aimait pas ses questions, mais l'infirmière n'allait pas s'en excuser. Elle avait envie de venir en aide à Clarice, même quand elle était absolument insupportable avec elle. Elle ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds par une gamine.

D'accord, d'accord, Zelda avait de l'affection pour cette gamine insupportable, parce que son expérience lamentable avec Olive lui donnait envie de se rattraper et de faire amende honorable. Mais pour ça, il faudrait tout de même que Clarice y mette un peu du sien, et visiblement, ce n'était pas encore gagné. Elle devait se sentir acculée, quelque part, et c'était tant mieux. S'il n'y avait que la manière forte pour mettre du plomb dans la cervelle à cette gosse à qui on avait toujours tout laissé passer, alors elle se ferait un plaisir de s'en charger.


"Mon travail, Clarice, c'est de te garder en vie, alors ne t'étonne pas que cette vie m'intéresse."


Zelda se montrait très directe, elle en avait totalement conscience. Mais en même temps, il fallait bien que Clarice intègre les choses. Elle avait peur de mourir, et c'était bien normal, parce que les risques étaient réels. Les risques étaient bel et bien là, et les ignorer, c'était faire preuve d'une impardonnable légèreté. Oui, le travail de Zelda était, entre autres, de garder Clarice en vie, et tant qu'elle carresserait cet objectif, les oignons de l'adolescente seraient aussi les siens, pour peu que ça veuille réellement dire quelque chose (ce dont on se permettra de douter).


"Je ne peux pas te pousser à modifier tes plans, même s'ils me semblent mal avisés. Mais s'ils doivent avoir une quelconque incidence sur ta santé, alors ils me concernent aussi, que tu le veuilles ou non."


Elle se doutait que ça ne suffirait pas du tout à son interlocutrice, mais ça ne l'empêcherait pas pour autant de dire ce qu'elle pensait.


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Message#Sujet: Re: La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice)   La douleur de la maladie fait supporter l'aigreur des médicaments. (Clarice) Icon_minitimeSam 11 Juil - 11:12


"Mon travail, Clarice, c'est de te garder en vie, alors ne t'étonne pas que cette vie m'intéresse."

Clarice avait-elle conscience de son ingratitude ? En partie seulement, et ce n'est pas pour autant qu'elle avait la moindre intention de corriger son attitude en quoi que ce soit. Elle était habituée, et ce depuis presque toujours, à ce que l'on s'adapte à son caractère et non l'inverse, et elle n'avait aucune intention de faire le moindre effort qui aille dans un autre sens.

Pourtant, elle savait bien que l'infirmière faisait des pieds et des mains pour la maintenir en vie, comme elle le disait si bien, et quelque part, la vert et argent lui était reconnaissante pour tout l'investissement dont elle faisait preuve. Oui, elle était reconnaissante, mais ce n'était pas son genre de dire merci. Si on lui accordait certaines choses, elle estimait toujours que c'était qu'elle les avait bien méritées, que ces choses lui étaient dues dans tous les cas et qu'il était parfaitement logique et normal qu'elle les acquièrent, par conséquent.

Par ailleurs, elle n'avait pas envie de croire que sa vie personnelle puisse vraiment empiéter comme cela sur sa santé physique. C'était très possiblement naïf de sa part, mais ce n'était pas quelque chose qu'elle avait envie d'accepter ou de concevoir. L'idée, d'ailleurs, ne lui plaisait pas du tout, loin de là. Elle n'allait définitivement pas se permettre de rompre ses fiançailles avec Alphard Black sous le prétexte que ce dernier était une insupportable tête à claque. Il l'était, oui, c'était admis, mais ce n'est pas pour autant qu'elle irait céder à cette facilité particulière.

"Je ne peux pas te pousser à modifier tes plans, même s'ils me semblent mal avisés. Mais s'ils doivent avoir une quelconque incidence sur ta santé, alors ils me concernent aussi, que tu le veuilles ou non."

"Ils n'ont aucune incidence sur ma santé"
, rétorqua Clarice en toute mauvaise foi.

Elle se contredisait, bien sûr, puisqu'elle avait admis plutôt que ses fiançailles avaient eu une conséquence totalement physiologique sur elle. Mais elle ne voulait pas rentrer dans ce genre de débat avec son interlocutrice. Il n'en était pas question.


"Au contraire, je sais que j'ai beaucoup de chance d'avoir cette opportunité malgré mon état."
Parce qu'elle ne serait jamais capable d'avoir des enfants et que, forcément, ce pouvait être problématique. Ce qui serait source d'angoisse, ce serait de ne pas se garantir cet avenir glorieux qu'il lui fallait absolument. "Je ne passerai pas à côté de cette opportunité sur vos conseils." Elle croisa les bras. "Vous avez fini ou vous comptez encore me faire la morale ?"

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