AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -53%
Chargeur rapide sans Fil Universel 10 W – ...
Voir le deal
15.99 €
Le Deal du moment : -39%
Huawei P30 Smartphone à 399€ seulement
Voir le deal
399 €

Partagez | 
 

 Second bite of the apple + Eve

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CRACMOL
Finn Callahan
▌ Messages : 44
Humeur :
Second bite of the apple + Eve Left_bar_bleue100 / 100100 / 100Second bite of the apple + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Personne.

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aucune, car cracmol.
Camp: Neutre
Avatar: Diego Luna

Second bite of the apple + Eve Empty
Message#Sujet: Second bite of the apple + Eve   Second bite of the apple + Eve Icon_minitimeSam 1 Aoû - 23:19



Second bite of the apple
Eve & Finn
« Et pour la fille, qu’est-ce qu’on fait, patron ? » Un instant, Finn a envie de passer Rafa par la portière de sa toute nouvelle Bentley, agacé : il peine déjà à réfléchir et à trouver un plan, ce n’est pas pour qu’un sous-fifre le dérange. Mais ce serait dommage de se faire arrêter alors qu’il vient juste de récupérer une voiture, et de risquer un nouvel accident en étant au volant.

La fille, bien sûr, c’est Eve Talbot. Du côté sorcier, ça n’a rien donné. Il faut dire que Finn n’a pas tant de contacts que ça de l’autre côté du Chaudron Baveur, sauf Rafa lui-même, mais qui connait que ce qu’il a appris depuis son arrivée des USA. Surtout, Callahan n’a guère envie de s’aventurer sur le territoire de son frère après leur dernière confrontation. Alors il a fouiné un peu du côté moldu. Comme il paye des gens de l’état civil pour obtenir des modèles pour le trafic de papiers qu’il mène de façon plus qu’illégal, il n’a pas été trop compliqué, malgré quelques jérémiades, d’obtenir des informations.  Et Finn n’a pas été déçu. C’était assez probable, finalement, vu la capacité de Eve à manier des armes à feu, qu’elle vienne du monde moldu. En revanche, ce qui est plus surprenant, et plus inquiétant, c’est de tomber sur le nom de Chouvalov accolé à celui de la jeune femme. Pourtant, il n’y a pas d’erreur, c’est bien ce qui est écrit dans le dossier. Dernier parent en vie : Nikolai Chouvalov. Or, un Nikolai Chouvalov, Finn en connait bien un : le chef de la mafia russe de Londres, pour qui il écoule des armes de temps en temps. En général, il s’en tient à distance le plus possible. Les russes sont dangereux, et mieux implantés que lui à Londres, même s’il peut compter sur les italiens et des camarades irlandais.

Ce qui l’ennuie, maintenant, c’est que quand il a débarqué pour demander deux ou trois informations, ledit Chouvalov n’a pas été des plus clair.  Arrangeant, oui, mais Finn sent une embrouille à venir, entre la proposition de dédommager la Bentley, et le fait que « il vaut mieux l’avoir de son côté que contre soi, ma nièce, pas vrai ? ». Ça, il ne peut que confirmer. Il a aussi compris que Eve travaillait donc pour Nikolai. Mais maintenant, il se demande bien pourquoi les russes en ont après Rory. Après tout, il n’est pas un concurrent direct, et puis il est sans doute un trop gros poisson, même pour eux. La seule explication logique, et ce n’est pas de la paranoïa (dans cet univers mafieux, on ne peut faire confiance à personne), c’est que ce soit un coup monté pour l’abattre lui. Finn se demande donc pourquoi Eve l’a finalement laissé partir. Sans plus d’explications, il hésite à déclencher des représailles contre les russes. Il n’a pas intérêt à une guerre ouverte, mais si Nikolai le prend pour un con, il ne peut pas laisser passer non plus. Les yeux fixés sur la route, il se mets à penser à voix haute : « Si Chouvalov essaye de nous la mettre à l’envers, on a plus de chances de trouver une solution en passant par elle… » L’enlever pour mettre la pression à son oncle ? Un peu risqué, et surtout, il finira probablement par tuer Eve juste par agacement, ce qui serait contre-productif. Mais il serait plus simple de lui demander des explications à elle, en revanche, au moins pour maintenir une paix de façade avec les russes. Plus fermement, Finn ajoute pour Rafa : « Essaye de voir si tu peux trouver Mikhail et rappelle-lui qu’il me doit toujours un service. Dis-lui que j’annule sa dette s’il peut me dire comment je rentre en contact avec la nièce de son patron. » Garant la voiture, il descend et laisse le volant à son second : « On en reparle demain. Tu sais où me joindre en cas de problème. N’oublie pas de demander Gallagher. »

Car là où il va, personne ne connait Finn Callahan. Il a rendez-vous pour un diner avec des amis acteurs, et ses deux vies, soigneusement cloisonnées et séparés, ne rentrent jamais directement en contact. Il frappe à la porte de l’appartement : on l’attend, manifestement. « Hello, tout le monde ! Salut Christopher, désolé pour le retard. » Pour tous, il est Finn Gallagher, le bon copain avec toujours une histoire à raconter. Avec Christopher, qui reçoit, ils parlent de l’Italie, à l’occasion de théâtre, jamais de sujets fâcheux ou dangereux. Ici, Finn connait tout le monde, et un instant, il peut oublier tous les ennuis et le stress qu’il se cogne à cause de tous ces russes.

Enfin, ça, c’est sans compter le destin. Alors qu’il se sert un verre en discutant avec Peter, un autre ami, Christopher l’appelle. Un instant, il manque de lâcher son verre en apercevant la rousse qui flanque son ami. « Finn, je te présente Eve Talbot, une amie…tu n’étais pas au premier de l’an, si ? Vous ne devez pas vous êtes croisés. Eve, je te présente Finn Gallagher, un collègue de la Hammer. Ne fais pas attention à son accent, il est plus gentil qu’il n’y parait. » Quelle espèce de malchance, voire de malédiction, le poursuit ? La jeune femme n’a pas l’air plus ravie que lui de le voir, mais c’est peut-être trompeur. Maintenant, il en est sûr, c’est pour lui que son oncle l’envoie, et ça ne lui plait guère. C’est une occasion de mettre les choses au point, mais ça ne plait pas à Finn quand même. Il a l’impression que toutes ses rencontres avec Eve Talbot sont synonymes de situation sur lesquelles il n’a pas une grande maitrise. Lui qui aime tout contrôle ne peut que grincer des dents, et tout bon acteur qu’il soit, il lui est difficile de masquer la tension qui l’habite. Christopher doit se rendre compte du malaise général qui règne, car il demande : « Hm, est-ce que j’ai manqué quelque chose et que vous vous connaissez déjà ? » La dénégation de Finn ne se fait pas attendre, comme celle de Eve quasiment au même moment : « Non, c’est ce que je me demandais, mais non. Tu sais bien qu’à part les américains, je ne connais pas grand monde ici, de toute façon. Enchanté, Eve. » Il sourit, échange quelques amabilités plates, et s’éloigne au premier prétexte qu’il trouve.

Le diner leur évite trop de proximité, et permet de sauver les apparences. Il est à un bout de la table, elle à l’autre, ce qui est un avantage. Du coup de l’œil, Finn la surprend par moment à le surveiller, mais il ne dit rien, faisant de même. Le contraste avec le personnage qu’elle avait adopté avec Rory est saisissant, tant dans l’attitude que dans le choix vestimentaire. De son côté,  il n’a pas à se forcer pour jouer son rôle à la perfection. Gallagher, son talent pour compter les histoires, et sa sociabilité naturelle, font autant partie de lui que sa promptitude à envisager de bétonner des gens au fond de la Tamise. Il se paye donc même le luxe d’écouter Eve, d’interagir un peu avec elle, d’une façon totalement neutre,  comme s’ils venaient réellement de se rencontrer par un ami commun.

Mais la trêve ne saurait durer, et alors que tout le monde se disperse dans l’appartement pour parler après le dessert, Finn saisit prestement l’occasion de parler à Eve. D’une main ferme, il saisit son bras pour l’entrainer avec lui. « Amène-toi. » C’est un peu vicieux, car c’est le côté où elle s’est pris la balle, mais Callahan estime qu’il aurait tort de se gêner. Et de toute façon, elle a très bien pu faire disparaitre le reste de la blessure avec la magie. Qui sait. A voix basse, il siffle : « Je crois qu’il faut qu’on parle, toi et moi. » Sous-entendus : seuls, ou en tout cas assez loin des autres pour ne pas être entendus.  Dans la salle à manger, il n’y a plus grand monde, tout le monde est au salon. C’est donc l’endroit idéal. « Si ton oncle veut se débarrasser de moi, il va falloir qu’il trouve mieux que t’envoyer à chaque fois, ça n’a pas l’air de bien marcher jusqu’à là. » Finn le dit de but en blanc, parce qu’il en a marre de tourner autour du pot. Allumant une cigarette, il lui tend le paquet : « Tu fumes ? Prends une cigarette, qu’on n’ait pas l’air de deux connards en train de gueuler pour rien. Je ne veux pas de scandale chez Christopher. » Parce que mine de rien, c’est un ami réel, et que c’est suffisamment rare qu’il en ait pour qu’il y tienne.
(C) CANTARELLA.

_________________
The outsider
but I don't know of a soul who doesn't maintain two separate lists of doctrines : the ones they believe they believe ; and the ones that they actually try to live by.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
RÉSISTANCE
Eve Talbot
▌ Messages : 69
Humeur :
Second bite of the apple + Eve Left_bar_bleue50 / 10050 / 100Second bite of the apple + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Qui lui donne des informations
Nouveau nom (voyageurs temporels) : /

QUI SUIS-JE?
Baguette:
Camp: Bien
Avatar: Eleanor Tomlinson

Second bite of the apple + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Second bite of the apple + Eve   Second bite of the apple + Eve Icon_minitimeDim 2 Aoû - 21:23

❝ Finn & Eve ❞Second bite of the appleQuand on fait un métier aussi solitaire que celui d’Eve, on a peut d’amis. Il faut dire qu’à leur époque, si on a fait la guerre, il est plus fréquent d’avoir une bonne partie de ses amis désormais morts plutôt que vivants, même si on ne l’a pas fait d’ailleurs. Rare sont les familles qui n’ont pas subis de pertes et quand elles ne sont pas humaines, elles sont généralement ailleurs. Ils ne sont simplement pas tout sortit égaux du conflit. La jeune femme y a perdu ses parents et au cours des années qu’elle a passé au SOE, elle a également vu nombre de ses camarades sont également tomber. Pour ceux qui sont encore vivants, la plupart sont retournés à la vie civile et ils ont gardés le contact. Le fait d’avoir vécu la même galère, d’avoir vu les mêmes horreurs, d’avoir combattus le même ennemis communs, tout ça à créé entre eux un lien fort. C’est à leur côté que l’ancienne Serdaigle se sent le plus “ en famille”. Parmi eux, elle peut être elle-même sans avoir besoin de prétendre être qui que ce soit d’autre et même si leur retour à la vie civile signifie qu’elle ne peut pas parler de sa mission en cours, il y a quelque chose de réconfortant de savoir qu’ils imaginent ce qu’elle fait et comprennent qu’elle ne peut pas en parler.

Quand elle le peut, elle apprécie donc avoir une vie sociale presque normale. Les soirées de Christopher sont toujours une bonne occasion de se détendre et elle est devenue une habituée. Née la même année, ils sont rapidement sympathisé pendant la guerre et ont gardé contact par la suite. Si elle a été étonnée de voir que son choix de carrière s’est tourné vers le cinéma, elle est heureuse de voir que les choses commencent à tourner favorablement pour lui puisqu’il commence à décrocher ses premiers rôles.

Elle arrive assez tôt et salue quelques têtes familières. Contrairement au rôle qu’elle joue dans le monde sorcier, Eve est ici assez plus calme, plus effacée, elle apprécie écouter les acteurs et autres artistes qui peuplent le salon parler de leur vie et écouter leurs tracas bien loin des leurs. Comme toujours, il lui faut un moment avant de relâcher la pression, mais au bout d’une petite demi heure, elle commence à participer aux conversations et rire aux bons mots des invités de son ami. Alors qu’elle est en pleine conversation avec Mary, la compagne de Peter, sur les mérites de la litturature Russe, elle sent une main se poser sur son épaule. Elle se tourne et se laisse entraîner par son ami qui veut lui présenter un invité.

La surprise est on ne peut plus désagréable. Voilà bien une personne qu’elle ne s’était pas attendue à voir ici. En réalité, c’est logique, c’est un acteur, mais il faut bien avouer qu’après avoir quitté Finn - tout ses plans ayant un rapport avec Rory étant tombé à l’eau - elle n’a pas pris la peine de se renseigner sur lui et de vérifier pour qui il pouvait bien travailler. La gêne qui règne entre eux doit se sentir puisqu’elle sent Christopher devenir méfiant. C’est Finn qui fait le premier pas et Eve secoue brièvement la tête en signe de négation.

- Navré, je vous ai pris pour quelqu’un que je connaissais pendant un moment. C’est surprenant à quel point vous vous ressemblez. Vous venez des Etat-Unis ? De quel côté ?

En réalité, elle fait à peine attention aux réponses données par Callahan si ce n’est pour noter qu’on lui donne du Gallagher dans le milieu. Après quelques banalités d’usage, il trouve un prétexte pour échapper à la discussion et Christopher qui, pour une fois, ne fait pas preuve de clairvoyance, lui demande si elle l’a trouvé sympathique. Elle répond par l’affirmative et, en bonne anglaise qu’elle, fait une blague ou deux sur son accent avant de passer à table.

Le dîner se passe bien et s’ils parlent ensemble, c’est avec la même cordialité que deux personnes qui viennent de se rencontrer. La jeune femme le tient tout de même à l’oeil et elle est étonnée de voir à quel point il se fond parfaitement dans le décor. L’ancienne Serdaigle voudrait croire qu’il y a aura une trève ce soir et qu’ils vont vraiment continuer de faire comme s’ils ne s’étaient jamais rencontré avant ce soir. Néanmoins, elle est assez intelligente pour se douter que ça ne sera pas le cas. Ca ne manque pas, une fois le dessert terminé, il l’entraîne avec lui dans la salle à manger. Les portes sont ouvertes sur le salon, mais l’endroit permet une certaine intimité. Elle se laisse faire sachant qu’il ne sert à rien de créer un scandale chez un ami et si Christopher lui jete un regard interrogateur, elle lui fait un signe discret comme quoi tout va bien et se concentre sur celui qui, décidément, aime beaucoup le rôle de kidnappeur. Bien plus détendue que lui, elle répond d’un ton badin :

- Est-ce vraiment obligatoire ? Je pensais qu’on s’était tout dit la dernière fois et si c’est pour ton arme, je suis désolée, elle me plaît vraiment bien.

Elle reste aimable, mais elle qui n’est pourtant pas provocatrice pour un sous ne peut pas s’empêcher de l’être avec Callahan. Peut-être justement parce qu’il lui tappe sur le système autant que l’inverse. Elle déchante rapidement lorsqu’il évoque son oncle.

- Pardon, s’entend-elle dire incrédule.

Elle n’a vraiment plus rien d’aimable. Elle prend le paquet en le fusillant du regard et en tire une cigarette qu’elle allume avant de tirer dessus. Si de loin, ils ont l’air de converser plaisamment, si n’est vraiment que pour sauver les apparences.

- Qu’on soit bien clair, Callahan, siffle-t-elle, employant son réel nom. J’étais vraiment décidée à faire comme si on ne s’était jamais rencontré, mais de quel droit est-ce que tu amènes ma famille sur la table exactement ? Tu as des contacts avec mon oncle, grand bien te fasse, c’est loin d’être mon cas. Alors, je sais que tu aimes penser que tout tourne autour de toi, mais ce n’est pas le cas, loin de là. Sans compter que tu ne t’es simplement pas dit que je connaissais Christopher depuis bien plus longtemps que toi et qu’en réalité, l’intrus ici, c’est plutôt toi ?

Elle soupire d’exaspération. Fallait-il vraiment qu’il vienne lui gâcher sa seule soirée de détente depuis longtemps ? Le descendre ? Pour faire quoi ? Il s’accorde une importance qu’il n’a pas, mais elle peut comprendre comment il en est arrivé à faire le rapprochement. Dans le milieu où évolue son oncle - et de toute évidence Finn - , la paranoïa aide à survivre. Accusatrice, elle continue :

- Et donc, non seulement tu as enquêté sur moi, mais en plus j’imagine que tu es rentré en contact avec Nikolaï ? Parfait, non vraiment. Je suis ravie, est-ce qu’il faut que partout où tu ailles tu me compliques les choses ? Et je peux savoir ce qu’il t’a dit pour que tu en arrives à cette superbe théorie du complot ?, conclut-t-elle un peu moqueuse.

Parce que l’air de rien, sans le vouloir, il a quand même bien griller sa couverture auprès de Rory et plus d’un an d’infiltration. Si la résistance ne lui en a pas tenu rigueur, il n’empêche qu’elle perd une précieuse source d’informations pour le Premier Ministre et ça, elle e peut pas se le pardonner. Ils sont interrompus par Mary qui les interpelle, un peu pompette.

- Mais qu’est-ce que vous faites là ? Venez, Christopher va mettre de la musique.

Si Eve répond un “on arrive distant”, elle regarde Finn et murmure :

- Je te préviens, il est hors de question que je danse avec toi, j’ai donné.

:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CRACMOL
Finn Callahan
▌ Messages : 44
Humeur :
Second bite of the apple + Eve Left_bar_bleue100 / 100100 / 100Second bite of the apple + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Personne.

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aucune, car cracmol.
Camp: Neutre
Avatar: Diego Luna

Second bite of the apple + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Second bite of the apple + Eve   Second bite of the apple + Eve Icon_minitimeLun 10 Aoû - 23:51



Second bite of the apple
Eve & Finn
Le ton de Finn est poli et aimable. Il n’apprécie guère de voir Eve ici, mais il donne le change. Il n’a pas vraiment le choix, d’abord. Ça l’ennuierait beaucoup que ses amis aperçoivent son mauvais visage.  Ils ne savent pas qui il est et qui par conséquent ne l’ont jamais jugé parce qu’il est un cracmol, sans pouvoir, ou un sale type versant dans l’illégalité pour survivre. Et Finn aime cette légèreté, la façon dont on l’écoute lorsqu’il parle d’Hollywood et des stars qu’il connait de près ou de loin. La respectabilité, il n’en a jamais beaucoup eu et il ne crache pas dessus. A l’instant où Christopher lui présente Eve, il est beaucoup moins inquiet de perdre celle-ci que de se faire tuer, même si la possibilité n’est pas à exclure.  Au vu de son passif avec Eve, et de ce qu’il a découvert, Finn est même assez convaincu qu’il y a une forte probabilité que ça arrive tôt ou tard – et plutôt tôt que tard, d’ailleurs. Mais pas maintenant. Pour le moment, elle semble décidée à maintenir le statu quo, alors il l’imite poliment, méditant un plan. « Oh, non, je suis de Limerick. Je suis seulement parti à Los Angeles quelques années, notre bonne vieille République est en retard d’une guerre en ce qui concerne le cinéma. Et comme tout le monde va à Hollywood… »

Le reste de la conversation, il la mène avec plus ou moins d’aisance. Une des qualités de Finn, c’est assurément qu’il possède un vrai talent de conteur, merveilleux quand il s’agit de raconter un film ou d’interpréter un rôle à l’écran, mais détestable lorsqu’il s’agit de tromper ou duper les gens, ce qu’il fait pourtant sans vergogne. Pendant qu’il raconte les dernières anecdotes qui concernent ses tournages et l’Amérique, à quel point il aime Los Angeles, Venice Beach et Palm Springs, Callahan élabore un plan, patiemment. A tout prendre, si elle est venue pour lui causer des emmerdes, c’est aussi l’occasion de mettre les choses au clair et de tirer un trait sur cette histoire. Si possible, sans bain de sang.

Au vu de la conversation, Finn ne croit pas à une trêve, juste à un répit.  Pourtant Eve a l’air sincèrement surprise lorsqu’il l’entraine à part pour parler, comme si leur pacte suffisait et qu’elle n’avait vraiment rien à lui dire. Mais le mafieux ne s’y fie pas. Elle est bonne actrice, elle aussi, il le sait déjà. Et puis, si son oncle l’a envoyé, ce n’est pas son intérêt de parler aussi rapidement…Pourtant, sa provocation et son air de dignité offensée lui donnerait envie de la gifler, ou encore de se mettre à hurler. Sur ce point, Callahan ressemble à son frère : ses colères sont peut-être moins fréquentes (quoi que…) mais tout aussi homériques que celles de Rory. S’il se tient, c’est uniquement parce qu’ils sont en public, mais toute sa rage se traduit en un grondement sourd : « Je ne joue plus, Ivy. » Qu’est-ce que c’est que ce ton léger, et cette manière de se foutre de lui ? Comme si elle ne voyait pas du tout de quoi il parlait, alors que c’est pourtant évident.

Enfin, peut-être pas, car elle semble vraiment surprise lorsque Finn met le nom de Nikolai Chouvalov sur la table. Un instant, il hésite, corrige pourtant machinalement son « Callahan » haineux d’un « Gallagher. » ferme, car tenant à sa fausse identité, se demandant s’il ne fait pas fausse route. Mais mieux vaut faire preuve de prudence. Ce n’est pas de la paranoïa inutile. Dans ce genre de milieu, on est soit très prudent, soit très mort. Et Finn ne tient pas du tout à être classé dans la seconde catégorie. Peut-être qu’il se trompe et que c’est pour ça qu’Eve est surprise, comme l’indique son discours courroucé. Mais la croire sur parole ? Certainement pas. Peut-être qu’elle est simplement surprise qu’il ait découvert la vérité, qui sait ?

Imperturbable, Finn réplique sur le même ton sarcastique, aspirant au passage une bouffée de tabac qui l’apaise un peu, mais pas beaucoup : « Oh, oui, c’est moi l’intrus, et pas toi et tes petits exploits avec ta baguette magique, à l’évidence. » Bien sûr, c’est cruel, et peut-être un peu paradoxal quand on sait à quel point Callahan méprise ceux qui rejettent à la tête des gens leur appartenance moldue ou sorcière. Mais il ne goute guère qu’Eve le qualifie d’intrus. Il y a là un peu de jalousie peut-être (ce sont ses amis) et justement, comme à chaque fois qu’on l’exclut, Finn le prend violemment. Jusqu’à là, Eve n’a rien dit sur le fait qu’il soit un cracmol. Qu'elle s'en prenne à lui ainsi le déçoit et le vexe. Cependant, il ne perd pas tout à fait le nord. Une information l’intéresse particulièrement, le lien qu’elle évoque avec leur ami commun. « Mais puisque tu en parles, je serai ravi que tu m’expliques comment tu as rencontré Christopher. Je suis certain que l’histoire doit être passionnante. » Le sourire est fin, content de lui : il ne dévie pas de son objectif, espérant enfin coincer Eve, même s’il y en réalité peu d’espoir. Elle n’a pas l’air de vouloir se montrer raisonnable, ce qui agace Finn. Ça pourrait être réglé depuis longtemps si elle jouait enfin cartes sur tables – même s’il ne peut pas vraiment lui reprocher vu son propre comportement.  « Cesse donc de jouer les vierges effarouchées. » Il lève les yeux au ciel lorsque la rousse lui demande ce que son oncle a bien pu raconter. « Bien sûr que je me suis renseigné et que j’ai contacté ton oncle. Qu’est-ce que j’étais supposé faire, te croire sur parole ? » Ça ne marche pas comme ça. Bien sûr, ils avaient une sorte d’accord – ne pas poser de question et ne plus se revoir. Mais, d’abord, ils se sont revus. Ensuite, sa parole ne vaut rien, il aurait dit n’importe quoi pour partir. Et puis, autant qu’il sache, Eve a très bien pu faire la même chose. Ce serait même logique, car il lui semble qu’elle raisonne comme lui. Et il y a deux choses à savoir sur Finn : d’abord, il ne s’est jamais donné la peine d’apprendre à payer quoique ce soit. Ensuite, il n’a jamais pu s’offrir le luxe de faire ou d’inspirer confiance. Son regard est donc franchement incrédule. Comment peut-elle être aussi naïve ?  

En attendant, ça ne les avance guère. Et l’intervention de Mary n’aide pas. Cigarette aux lèvres, il mord violemment le filtre de celle-ci pour dissimuler un nouveau d’humeur. A la place, il se fend d’un cinglant : « Je te rassure, je ne comptais pas t’inviter. » Et de fait, c’est avec Mary que Finn se retrouve à danser, presque maussade. Est-ce qu’il se trompe ? Est-ce que Eve Talbot pourrait dire, pour une fois, la vérité ? Mais qu’est-ce qu’elle est, alors ? Songe Finn en croisant son regard presque inconsciemment, détournant les yeux aussi vite que s’il s’était brulé. C’est ce regard que surprend Mary, et qui lui vaut un sourire amusé.  « Quoi ? Que me vaut ce sourire malicieux, très chère ? » Il devine la réponse avant de l’entendre, et elle ne lui plait pas. « Eve. Tu l’aimes bien, non ? Je t’ai vu parler avec elle. » Mary, un peu éméchée, ne réalise pas à quel point elle se trompe, mais elle persiste en riant :  « Allons, pas de cachotteries entre nous. » Soudainement, Finn y voit une occasion d’en apprendre plus, alors il se laisse asticoter gentiment, ayant le bon gout de paraitre surpris, gênée : « Ah, bon, si tu me démasques comme ça…qu’est-ce que tu penses d’elle ? Tu la connais depuis longtemps ? » Au tour de Mary de paraitre décontenancée, comme si elle ne savait pas quoi dire : « Oh, je ne suis même pas sûre de me souvenir, je crois qu’elle a toujours été là, je ne sais pas très bien ce qu’elle fait dans la vie. Mais tu devrais demander à Christopher, il la connait depuis longtemps…avant la guerre, peut-être ? Elle ne parle pas beaucoup d’elle, je crois qu’elle est un peu timide, mais je la trouve très gentille. Et toi qui te plains de n’avoir personne à qui parler musique et littérature, tu devrais l’intéresser… » A deux doigts d’imploser, Finn se demande à quel point elle peut tromper son monde, halluciné de la dichotomie entre la description de Mary et ce qu’il connait de Eve Talbot. Il se contente donc de répliquer pensivement : « Oh oui, tu crois ? » La musique s’arrête, et Peter s’approche pour récupérer sa femme. « Tiens, Pete, je te rends ta femme et je vais… » Il regarde autour de lui. Ne trouve pas d’autre partenaire disponible que Eve. Se compose en conséquence un sourire de façade. « Eh bien je suppose que j’ai une partenaire toute trouvée. »

Il n’y a pas pire, comme situation, de son point de vue. Au moins, ils peuvent parler sans que personne ne les entende. Et la trêve attendra. « Les gens ont l’air de t’adorer, je ne sais pas comment ils font. Et Mary nous verrait bien ensemble, à mon corps défendant. » A vrai dire, Finn se demande à quel moment ils ont pu donner cette impression. Mais il espère que ça ennuiera autant Eve que lui. Toujours acide, il termine, obstiné : « Tu te rends compte qu’il va falloir qu’on termine la conversation de tout à l’heure, j’espère ? Il va falloir me dire qui tu es, cette fois. »


(C) CANTARELLA.

_________________
The outsider
but I don't know of a soul who doesn't maintain two separate lists of doctrines : the ones they believe they believe ; and the ones that they actually try to live by.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
RÉSISTANCE
Eve Talbot
▌ Messages : 69
Humeur :
Second bite of the apple + Eve Left_bar_bleue50 / 10050 / 100Second bite of the apple + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Qui lui donne des informations
Nouveau nom (voyageurs temporels) : /

QUI SUIS-JE?
Baguette:
Camp: Bien
Avatar: Eleanor Tomlinson

Second bite of the apple + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Second bite of the apple + Eve   Second bite of the apple + Eve Icon_minitimeHier à 20:40

❝ Finn & Eve ❞Second bite of the appleDans la vie d’un agent, il y a peu de temps pour le plaisir. Peu de temps pour oublier qu’on est en mission de façon constante. Dans son métier, on ne se lève pas le matin en enfilant soudainement son costume d’agent pour l’enlever à dix-huit heures lorsque la journée est fini. C’est un métier qui ne nous quitte jamais, nous colle à la peau et finit par faire partie intégrante de nous. Quand on mange, quand on parle, qu’on danse, dort, on est un agent. Ca ne s’arrête jamais et la vie continue. Pourtant, il y a quelques moments suspendus, que l’on peut voler où le temps s’arrête et on peut souffler. On enlève pas le masque, on se contente de l’oublier momentanement pour profiter un petit peu de l’instant présent. Pour Eve, les soirées chez Christopher font partie de ces petits moments de plaisir qu’elle peut s’accorder de temps à autre pour se vider l’esprit et ne pas penser à ce que le lendemain lui réserve.

Sans prévenir, le plaisir se transforme en calvaire quand on lui “présente” Gallagher. Elle qui n’avait pas prévus de faire autre chose que de profiter du moment se voit obligée d’être sur le qui vive. Si les premiers échanges sont faussement cordiaux et que le dîner pourrait laisser croire qu’ils vont s’ignorer avec passion - son plan initial - la suite lui donne tort. Alors qu’il la tire de force à l’écart des autres, elle se dit qu’il y a quelque chose de profondément Gryffondor chez ce type. Est-ce sa façon de foncer la tête baisser dans une situation qui risque d’être douloureuse pour lui ou simplement ce côté collant et l’absence de réflexion, elle n’en sait rien, mais il lui rappelle tout ce qu’elle a toujours détesté dans la maison des rouge et or.

Entre eux, la tension monte doucement. Les regards sont noirs, les mots crachés avec une fureur difficilement dissimulée. Heureusement, ils sont loin. L’alcool a coulé, les langues se sont déliées et dans le salon la discussion est devenue politique. Au loin, Eve entend les hommes parler de la conférence qui a eu lieu à Londres et qui recommande un gouvernement fédéral pour l’Allemagne de l’Ouest et son adhésion au plan Marshall. Il y a des couples qui flirte, d’autres qui conversent paisiblement évoquant leurs enfants respectifs. Toute cette agitation, la fumée des cigarettes, le bruit ambiant, leur donne la couverture nécessaire pour laisser transparaître une partie de leur antipathie respective. Quel déplaisir éprouveraient-ils s’ils savaient que, de loin, les gens les imaginent en train de se courtiser ?

Eve ne sait pas ce qui l’ennerve le plus chez Finn. Sa simple présence, sa manie de l’appeler Ivy, son arrogance ? Si elle est incapable de répondre à cette question, elle sait qu’il ne gagne rien à la provoquer. Il ne joue plus ? Très bien, elle non plus et elle lui fait savoir.

- Je ne sais pas ce que tu cherches, Callahan, lui répond-elle sans prêter attention à son avertissement et avec un plaisir évident, mais crois-moi, tu ne gagnes rien à gâcher ma soirée et me mettre en rogne. Pourtant, c’est précisément ce que tu es en train de faire.

Ses avertissements n’ont aucun effet et la conversation s’envéniment. Les choses deviennent personnelle et désormais chaque mot prononcé semble l’être pour blesser l’autre. Eve voit bien qu’elle blesse son compagnon en évoquant sa relation avec Christopher, mais elle n’en a cure. Il a été trop loin en fouillant sa vie familiale et elle se sent violée dans son intimitée comme elle l’a rarement été.

- On ne choisit pas comment on est né. Tu devrais le savoir mieux que moi, répond-elle lorsqu’il évoque sa nature de sorcière.

Elle est sincère, quoiqu’en colère en lui répondant. Si on lui avait demandé son avis, jamais elle n’aurait touché à la magie. A la place de rester à Poudlard, elle aurait pu rester à Londres auprès de ses parents et profiter d’eux avant leur mort. La jeune femme a beau savoir qu’on ne peut pas changer qui on est, ni le passé, ça ne l’empêche pas d’y penser et encore une fois, elle apprécie fort peu que Finn lui envoie ça à la figure.

Evidemment, il s’interroge sur sa relation avec Christopher. Parmi les gens présents à cette soirée, peu ne sont pas issus du monde du cinéma et puisqu’elle n’en fait pas partie malgré les talents que Finn lui prête pour la comédie, la jeune femme ne s’étonne pas de la question qui suit. Pourtant, elle n’a aucune envie de lui répondre. Il en sait déjà trop à son goût et elle est vaguement tentée de l’envoyer ballader en lui servant une excuse bâteau, mais elle ne peut pas. Ici, la gens la connaissent et si elle sait que Christopher appuierait ses dires quoiqu’elle invente, ce n’est pas le cas de tout le monde ici. Alors, elle lui sert la version officielle qui a défaut d’être totalement vraie, n’est pas fausse non plus. Après tout, il n’y a pas meilleur mensonge que celui qui contient un fond de vérité.

- Tu as réussi à trouver Nikolaï, se moque-t-elle, mais pas ça ? Elle a un reniflement plein de dédain et continue, comme si c’était vraiment de mauvais coeur qu’elle lui donnait des informations. Christopher et moi, on a fait partie de la résistance pendant la guerre. On s’est rencontré quand il était basé en France et moi aussi. Il n’y a pas beaucoup d’entre nous qui sont revenus vivants, ajoute-t-elle avec moins de morgue. Ca crée des liens de survivre à ça, dit-elle en détournant brièvement le regard.

Elle n’a pas vraiment besoin de jouer la comédie pour resentir une pointe de tristesse comme à chaque fois qu’elle pense à ceux qui sont partis, mais c’est la vie et elle doit continuer. C’est ce qu’ils font tout depuis trois ans. Du reste, elle n’a pas le temps de s’attarder plus que ça sur le sujet. Eve se doute qu’il est méfiant sinon il n’aurait pas cherché à en savoir plus sur son compte alors elle conclut par un :

-Tu n’as qu’à demander à Christopher ou aux autres si tu ne me crois pas.

La discussion la fatigue. Toute cette morgue et cette agressivité n’était vraiment pas ce qu’elle avait espéré ce soir et elle doit faire un effort pour ne pas simplement lui retourner une gifle et rentrer chez elle. L’ancienne Serdaigle refuse de faire un scandale chez son ami et même si elle le faisait, ça finirait par attirer une attention désagréable sur elle. Sans compter que si elle ne se trompe pas sur Finn, il y a peu de chance qu’il laisse tomber l’affaire avant d’avoir obtenu satisfaction.

- Tu étais sensé faire ce que j’ai fais,
siffle-t-elle lorsqu’il lui demande ce qu’il aurait du faire, m’oublier et faire ta vie sans te soucier de moi. C’était vraiment ce que je comptais faire, mais puisque tu as décidé de jouer à ce jeu là …

En réalité, à ce stade, Eve n’a aucune envie de s’intéresser à Finn et si le ton arrive à descendre par un miracle ou un autre au cours de ce qu’il reste de la soirée, peut-être pourra-t-elle réellement oublier son existence. Au fond d’elle, elle sait que ça ne sera probablement le cas mais l’espoir fait vivre.

Mary lui offre un bref repos et pendant que Finn la fait danser, elle en profite pour bavarder avec quelques amis en regardant les couples tournoyer. Elle croise brièvement le regard de Finn, mais tente de faire comme si de rien n’était et finalement Peter, insistant, l’entraîne sur la piste. La jeune femme a toujours aimé danser et Pete est un bon partenaire, pendant un moment, il n’y a plus que la musique qui compte et une conversation agréable et sans contrainte. Ca ne dure, hélas, pas longtemps puisque tout le monde semble obsédé par “Gallagher” ce soir et Peter met rapidement le sujet sur le tapis.

- Mary me disait tout à l’heure que Gallagher n’arrête pas de te dévorer des yeux. C’est un chic type, tu devrais lui laisser une chance. On a toujours trouvé ça dommage de te voir toute seule aux soirées. J’ai proposé à Christopher de te présenter quelqu’un, mais il m’a dit d’éviter parce que ça te mettrait mal à l’aise, mais une jolie fille toi, ça ne devrait pas rester toute seule, conclut-il avec un clin d’oeil.

Si le discours de Pete ne fait pas plaisir à Eve, elle n’en montre rien et se contente de rougir en prennant un air vraiment gêné. La conversation se poursuit au même rythme que la danse et Peter qui est un grand bavard lui donne quelques informations sur le mafieux. Si elle n’apprend rien de nouveau, elle ne peut pas s’empêcher de trouver particulièrement agaçant le fait d’entendre tout le monde chanter ses louanges. Quand Mary, particulièrement émechée, revient dans les bras de son mari, Eve veut s’en aller, mais Finn la coince et elle se retrouve de nouveau en train de tournoyer à son bras. S’il est bon danseur, probablement plus que Peter, ça ne justifie tout de même pas le déplaisir qu’elle épprouve à être encore une fois en sa compagnie.

- Je pensais t’avoir dit que je ne voulais pas danser avec toi, murmure-t-elle rageusement à son oreille tandis que le tempo de la musique ralentis. Si tu ne t’obstinais pas à être en ma compagnie, les gens s’imagineraient peut-être moins qu’on fait un beau couple. Est-ce que tu ne veux simplement pas lâcher l’affaire ? Mon but, c’est de ne plus avoir de contact avec toi une fois cette soirée passée, tu devrais essayer, ça serait reposant, tu sais.

Si elle doit lui reconnaître à la fois une qualité et un défaut, c’est bien son obstination, elle n’a jamais vu un type pareil. La danse continue et une seconde puis une troisième s’enchaine sans vraiment leur laisser l’occasion de parler. L’ambiance se fait langoureuse, les lumières se tamisent et soudain il y a moins de bruit et donc moins d’occasion de s’insulter à mis mots sans être entendu des autres. Eve n’a qu’une seule envie, ne plus avoir les mains de Finn qui la touche alors elle trébuche. L’air de rien, comme si elle ne l’avait pas fait exprès et pousse un petit cris de douleur.

- Non, non, ce n’est rien, je dois juste être fatiguée,
répond-elle aux gens avec un petit rire. Désolé Finn je pense que je vais m’asseoir un petit peu et rentrer. Mary danse un peu avec lui, il est tellement bon danseur, ça serait dommage qu’il ne puisse pas finir la danse.

Avec un peu de chance, elle pourra filer le temps que son amie l’occupe.

:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Second bite of the apple + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Second bite of the apple + Eve   Second bite of the apple + Eve Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

Second bite of the apple + Eve

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
T.rouble O.r M.isery (or both) ::  :: 
Londres
-