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 La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)

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Despina Beurk
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Message#Sujet: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeLun 10 Aoû - 11:58

Elle avait mal au coeur, elle avait mal au crâne, elle avait mal partout. Quand on ne peut plus compter sur ces considérations toutes simples qui font votre quotidien, on est seul avec son propre corps. Les sensations sont décuplées, tout prend un autre sens, une autre pesanteur... Tout ce qui lui semblait contraignant autrefois lui manquait aujourd'hui. Elle aimerait se faire du soucis sur le repas qu'elle devrait préparer pour le soir, s'inquiéter d'une tache sur la veste d'Amos, s'inquiéter de la préparation d'un dîner de famille.

Tout cela était loin, si loin derrière elle à présent. Comme tout semblait lointain. Comme enveloppé d'une brume épaisse. Tout ça n'avait plus l'air d'exister vraiment. Les pensées, ici, entre ces murs de pierre gris foncé, étaient beaucoup plus triviales. Elles se partageaient entre conscience du corps, de la faim, du froid, de la peur, de la douleur, et pensées ressassées encore et encore, toujours les mêmes. La rage et la réflexion. Comment l'exprimer ? Elle voulait tant l'exprimer. Elle le haïssait tant.

Quand des pas se rapprochèrent, elle crut tout d'abord qu'ils appartenaient au nouveau gardien, mais quand elle leva les yeux, elle constata qu'il s'agissait d'un visiteur, et pas n'importe lequel.

Presque aussitôt, les poings de Despina se crispèrent. Ses ongles s'enfoncèrent dans la chair de ses paumes jusqu'à lui faire mal, mais elle le sentait à peine.

Orpheus était là. Elle n'était pas surprise, ça non. Orpheus venait la voir constamment. Et c'était toujours le même manège. Que cherchait-il ? Avec ses mots prétendument tendres, avec ces promesses de liberté, comme si elles n'induisaient pas naturellement son arrestation à lui ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Certains pourraient s'imaginer qu'il était vraiment amoureux d'elle, qu'il cherchait à veiller sur elle à sa manière, mais Despina n'en pensait rien. Elle savait, elle, ce qu'il en était. Orpheus Beurk la manipulait, il voulait la rendre folle. Ses visites étaient là pour raviver ses plaies, et ça marchait trop bien. La chair à vif, chacune de ses visites était prétexte à une douleur vive, puissante. Et insupportable, diablement insupportable.

Comme à chacune de ses visites, elle resta postée dans son coin de cellule, le regard au sol. Elle ne voulait pas lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Surtout pas.

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Orpheus Beurk
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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeLun 10 Aoû - 14:59


La haine qui vous fait juge mais vous condamne
C

e soir-là, Orpheus était décidé, il ne quitterait pas Azkaban tant que Despina ne lui aurait pas accordé au moins un mot ou un regard. Il ne supportait plus de chercher ses yeux des siens sans jamais rien obtenir, il était épuisé de son ignorance, las de cette haine affichée qu'elle lui adressait encore, quand la solitude et l'isolement auraient pourtant dû lui faire prendre conscience de la faute ô combien grave qu'elle avait commise. S'il fallait qu'il force un autre sentiment que le mépris et l'indifférence de la part de son épouse, alors il le ferait. Quitte à camper là, dans le couloir de la prison, face à cellule. Rien ne l'arrêterait, et il ne lâcherait rien. Et ni la compagnie des détraqueurs, ni la présence des autres prisonniers ne lui feraient changer d'avis. Il n'en était tout simplement pas question. Il comptait respecter ses voeux de mariage, c'était aussi simple que cela. Ils s'étaient jurés de s'aimer, de se protéger, d'être là l'un pour l'autre, pour le meilleur et pour le pire. Le pire était arrivé, certes, et Orpheus était là, il resterait là. Il n'en démordrait tout simplement pas.

Il avait convenu avec Aristide de pouvoir rallonger son temps de visite autant qu'il le voudrait, il avait donc le champ libre, et il comptait bien profiter de ce statut privilégié qu'être le frère du sous-directeur de la prison d'Azkaban lui permettait. Il connaissait le chemin par coeur jusqu'à la cellule où se trouvait Despina, et il ne mit pas longtemps à se retrouver face à elle. Il la considéra longuement du regard. Elle savait qu'il était là, mais comme à son habitude, elle baissait les yeux. Elle devait se dire que cette fois ne serait pas différente de toutes les autres, qu'elle continuerait de l'ignorer, tout simplement, et rien d'autre. Mais il en avait décidé autrement, et il était prêt à tout.

Voir Despina dans cet état lui serrait terriblement le coeur. La jeune femme n'était plus que l'ombre d'elle-même, à présent. Chaque fois qu'il venait la voir, elle était plus maigre, plus sale. Elle se ressemblait chaque jour un peu moins. Mais il était décidé à la soutenir toujours autant. Sa beauté d'antan s'effaçait au profit d'une silhouette osseuse relevée de cheveux autrefois devenus blancs. Pourtant, comme pour tout le reste, il insisterait. Il ne voulait tout bonnement pas se résoudre à cesser de l'aimer.

-Bonsoir Despina,
dit-il avec douceur. Je sais que tu ne veux toujours pas me parler, mais j'ai quelque chose à te proposer. Tu peux seulement m'écouter, ça me suffira... Et il savait quelle carte jouer pour susciter une réaction chez elle. J'aimerais qu'Amos vienne te rendre visite, qu'est-ce que tu en penses ?

Quoi qu'elle en pense, il ne se pouvait pas que cette suggestion la laisse indifférente.




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Despina Beurk
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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeMer 19 Aoû - 11:01


-Bonsoir Despina.

Elle ne leva pas les yeux. Il n'y avait plus rien en lui qu'elle puisse aimer. Son ton enjôleur, la douceur dans sa voix. C'étaient comme des épines qui s'enfonçaient dans son cœur. C'était insupportable, ça faisait mal. Tout ce qu'elle avait tant chéri, elle le haïssait à présent.

Il était un diable, il était le serpent dans l'arbre, et il n'était là que pour la tourmenter. Il se convainquait peut-être qu'il l'aimait et ne voulait que son bien, tout comme il s'était convaincu de n'agir que pour le bien et dans l'intérêt d'Amos, mais le cœur qu'il prétendait posséder était de glace, et sa cruauté dépassait de très loin ce que lui-même était capable de concevoir.


- Je sais que tu ne veux toujours pas me parler, mais j'ai quelque chose à te proposer. Tu peux seulement m'écouter, ça me suffira...

Elle n'avait pas vraiment d'autre choix que de l'écouter. Elle avait très envie de se boucher les oreilles, mais elle n'y pouvait rien, elle voulait entendre quand même, peut-être pour avoir des nouvelles de son fils, même si elle savait qu'elle ne pourrait pas du tout se fier à ce que son époux dirait de lui.

Mais qu'elle écoute ou non, elle était déterminée à prétendre ne rien entendre. Comme toujours, elle serait impassible. Elle lui refuserait le moindre mot, le moindre geste, le moindre regard. Il était pour elle aussi transparent qu'un fantôme. Oh, s'il ne pouvait être qu'un fantôme !

On attendait d'elle qu'elle regrette le mal qu'elle avait fait à son époux, eh bien l'on serait sincèrement déçu. Son seul regret par rapport à ce qui s'était passé, c'était d'avoir échoué, c'était de n'avoir pas été capable de tuer Orpheus. Oh, comme elle voudrait qu'il soit mort ! Elle serait en prison, soit, mais Amos, lui, serait en sécurité, chez sa tante peut-être ? Et elle n'aurait pas à subir ces visites où, sans cesse, elle ne cesserait de le tourmenter.


-J'aimerais qu'Amos vienne te rendre visite, qu'est-ce que tu en penses ?

Il voulait attirer son attention ? Il voulait la faire réagir ? Malheureusement, c'était gagné. Ce fut presque malgré elle qu'elle releva le regard, un regard bouillonnant de haine. Est-ce qu'il était sérieux. Sans doute, il était suffisamment fou pour l'être.

Pour la première fois depuis une éternité, elle daigna planter son regard dans le sien.

"Je t'interdis de faire ça, tu m'entends. Je t'interdis d'emmener Amos ici."

Les premiers mot, aussi, qu'elle lui adressait de longue date. Directifs, avec un accent de menace.


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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeMer 19 Aoû - 17:48


La haine qui vous fait juge mais vous condamne
L

e coeur d'Orpheus manqua un battement en entendant Despina lui répondre. Oh, c'était la réaction qu'il avait espéré, oui, au sens où il avait eu l'intuition que lui parler d'Amos serait sans doute la seule manière d'attirer son attention, d'obtenir qu'elle le regarde, mais il n'avait pas été sûr pour autant que ce serait suffisant. Mais ça l'était. Et ça lui faisait du bien. Juste pouvoir plonger ses prunelles dans les siennes et entendre le son de sa voix. Ses prunelles étaient sombres, ses yeux voilés, sans doute la conséquence inévitable de l'obscurité et d'un enfermement trop prolongé. Et sa voix était éraillé.

Mais c'était elle, c'était bien elle, il la retrouvait en cet instant. Et même s'il aurait aimé qu'elle manifeste autre chose que de la colère et de la haine, c'était plus que ce qu'il avait pu espéré et obtenir depuis des mois. Une esquisse de sourire étira ses lèvres presque malgré lui. Il se fichait de son agressivité. Tout ce qui lui importait, c'est qu'elle le voyait, c'est qu'elle ne l'ignorait plus. Et ça le rendait vraiment... heureux. Dans la mesure où le bonheur restait encore un sentiment accessible dans cette situation familiale devenue si troublante et chaotique. C'était un petit rien auquel il ne prêtait peut-être plus assez attention avant. L'intensité de son regard. Quelque chose dans ses prunelles. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas été aussi... présente auprès d'elle.

-Ta voix m'avait manqué
, ne put-il s'empêcher de lui dire, même si elle n'en croirait peut-être rien, même si elle n'accepterait peut-être pas de l'entendre et de le comprendre.

Même si cette voix prononçait tout sauf les mots qu'il avait voulu entendre. Mais il n'était pas surpris. Il ne s'était pas attendu à ce que Despina trépigne de joie ou s'enthousiasme à l'idée qu'Amos vienne ici. Mais c'est pas ce qu'elle ne voyait pas tout, elle ne comprenait pas tout encore, mais cela viendrait, à un moment ou à un autre, cela viendrait. Il la pousserait à entendre et à accepter sa position, contre son gré s'il le fallait. Elle devait appréhender, parce que la prison n'était pas un cadre adapté à un enfant de son âge (Orpheus était d'accord avec ça, mais c'était un peu le but de la manoeuvre, alors...), et aussi parce qu'il ne l'avait pas vu depuis sa tentative d'assassinat. Amos ressentait une rancoeur légitime envers sa mère, et Despina était suffisamment intelligente, même affaiblie, pour avoir conscience de cela.

-Je pense que tu ne saisis pas le bien que cette visite peut nous faire à tous. Pas seulement à toi et à moi, à Amos aussi. C'est peut-être sa chance.


Et là, elle saurait forcément de quoi il parlait.




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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeLun 31 Aoû - 12:34


-Ta voix m'avait manqué.


Despina frissonna. Le froid qui s'insinuait en elle n'avait rien à voir avec les pierres glacées des murs de la prison ou avec la compagnie lancinante des détraqueurs, c'était autre chose. Orpheus, l'homme entre les mains de qui elle avait autrefois commis l'erreur de déposer sa propre vie, était à présent un cauchemar vivant.

Et à chaque fois qu'il s'adressait à elle doucereusement, la considérait comme la huitième merveille du monde, elle se sentait encore plus mal et nauséeuse. Elle aurait préféré qu'Orpheus la haïsse, l'abreuve d'une rage équivalente à celle qu'elle ressentait elle-même pour lui. Sa voix ne pouvait plus lui avoir manqué... rien d'elle ne devrait lui manquer... car sa voix était sèche et grinçante, tout comme son regard lui lançait des éclairs profondément haineux.


-Je pense que tu ne saisis pas le bien que cette visite peut nous faire à tous. Pas seulement à toi et à moi, à Amos aussi. C'est peut-être sa chance.

Si, elle saisissait le sens de cette visite, et c'était bien pour cette raison que Despina en était horrifiée... Orpheus n'agissait pas inconsidérément, en pensant que l'expérience ne serait pas traumatisante pour leur fils. Non, il savait pertinemment que leur fils souffrirait de cette rencontre, que les retrouvailles seraient violentes, brutales, qu'il risquait fort d'en être traumatisé... Il l'acceptait pour une seule et unique raison, toujours la même : faire de lui le sorcier qu'il ne serait jamais.

Nous, cette visite ne ferait de bien à personne. Elle ne ferait pas de bien à Despina, car si elle brûlait de voir son fils, elle ne voulait surtout pas lui imposer ce spectacle. Elle ne ferait pas de bien à Amos, car il n'en serait que plus traumatisé. Et elle ne ferait pas de bien à Orpheus (mais ça elle s'en fichait), qui accusait un nouvel échec, tout aussi violent que les précédents.


"La seule chance que pourrait avoir Amos, ce serait que tu sortes de sa vie pour toujours"
, répliqua Despina avec violence. "Il n'aura jamais de pouvoirs, c'est comme ça. Et si tu aimes vraiment notre fils, si tu m'aimes vraiment, tu l'accepteras et tu l'autoriseras à vivre malgré tout." Elle marqua une pause. "Si tu tiens autant à nous que tu le prétends, alors oublie cette idée, et pour de bon."

Il aimait entendre sa voix ? Eh bien il allait l'entendre. Et qu'il l'écoute attentivement, car ça n'arriverait plus.

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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeLun 31 Aoû - 18:05


La haine qui vous fait juge mais vous condamne
L

es mots de Despina étaient durs, mais Orpheus passait outre... Il n'était pas d'un naturel prompt à pardonner, mais il voulait bien reconnaître que son épouse avait des circonstances atténuantes. La jeune femme subissait des conditions de vie terribles, il était normal qu'elle se montre virulente et que les mots dépassent sa pensée... Malheureusement cependant, cette situation lui prouvait qu'elle n'avait pas encore retenu sa leçon et que sa place était encore à Azkaban... Elle avait conservé ce tempérament violent et destructeur, cette haine qu'elle voulait décharger sur lui. Mais ça passerait, ça lui passerait, il le fallait. La prison devait servir à cela... Et elle n'avait pas encore complètement fait son usage.

On reprochait à Orpheus de vivre dans le déni, mais ce n'était vraiment pas la vision que le jeune homme avait de toute cette situation. Le déni, c'était les autres qui s'y confrontaient en exposant des alternatives idylliques à un problème qui n'avait qu'une seule et unique solution. Et cette seule et unique solution, c'était celle qu'il s'employait à trouver chaque jour que Merlin faisait. C'était éprouvant, cela exigeait des sacrifices, oui, mais c'était une absolue nécessité.

La vie et le bonheur d'Amos dépendaient de ses décisions à lui. Et Despina avait tort. Il n'était pas trop tard pour qu'il exprime ses pouvoirs. Quant à lui... s'il n'essayait pas jusqu'au bout, il se le reprocherait toute sa vie. Quant au fait de laisser vivre son fils... Ce n'était pas qu'il ne le voulait pas, il le voudrait vraiment, mais à ses yeux, ce n'était pas une option. La vie d'Amos ne serait pas une vie s'il n'avait pas de pouvoir, il vivrait dans l'opprobre et l'humiliation la plus totales. Il ne pouvait rien souhaitait de tel à la chair de sa chair. Si lui-même était né sans pouvoirs, il savait très bien ce qu'il aurait attendu de son entourage, c'était l'évidence même... il aurait préféré mourir que d'être la risée de sa famille. Amos resterait dans les mémoires non comme le fils cracmol des Beurk mais comme un enfant sorcier parti trop tôt... si rien n'était fait pour arranger sa situation. Mais Orpheus y croyait encore, vraiment. Il pouvait y arriver. Quoi que Despina puisse en dire. Mais pour cela, il fallait qu'elle cesse de saborder inutilement ses efforts.

-Je t'aime Despina,
répondit doucement Orpheus. Et j'aime Amos, c'est pour ça que je n'arrêterai pas. Il marqua une pause. Je ne demandais pas ton avis, mais tu devrais te réjouir de revoir ton fils. Il marqua une pause. J'aimerais, pour une fois, que tu cesses de donner raison à tous ceux qui me somment de renoncer à toi.




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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeVen 4 Sep - 12:24


-Je t'aime Despina.

Despina grimaça. Ces mots ne signifiaient décidément plus rien pour elle… d’autant plus qu’elle avait parfois le sentiment que son mari ne l’avait jamais autant aimée que depuis qu’elle était derrière les barreaux. Peut-être parce que cette situation lui assurait une position de martyre dans laquelle il se complaisait très largement… et ça la révulsait.

Ce qu’il prenait pour de l’amour était quelque chose d’autre, de bien plus odieux, d’absolument inacceptable. Despina ne pouvait y répondre que par une haine profonde, qui était son moteur, e qui la gardait en vie, ce qui la motivait. En plus de son amour inconditionnel pour son fils, mais ça, pour elle, ça allait de soi, bien sûr. Ses sentiments à elle aussi étaient viciés par les circonstances, peut-être presqu’autant que ceux d’Orpheus. Mais dans le meilleur sens. En tout cas, elle savait s’en convaincre.


-Et j'aime Amos, c'est pour ça que je n'arrêterai pas.

Et c’est pour ça qu’il était si dangereux. Despina priait pour que son mari ne ressente plus que de la différence pour sa femme et son fils. De cette manière, elle les laisserait enfin tranquilles. Mais ça ne semblait pas près d’arriver du tout.

C’était ce déni profond, cette façon qu’il avait de se donner un beau rôle qui lui allait si mal qui le sauvait d’un regard plus critique, plus cynique sur sa propre situation… Il refusait de se voir comme il était. C’était lui qui avait besoin d’un électrochoc, c’est évident… mais rien ne semblait suffire à provoquer ce déclic pourtant nécessaire.


- Je ne demandais pas ton avis, mais tu devrais te réjouir de revoir ton fils.

Bien sûr qu’elle avait envie de revoir son fils. Mais elle n’avait pas envie de l’épouvanter ou de le traumatiser, contrairement à Orpheus qui semblait ne rien ambitionner d’autre. Mais comment empêcher cette décision, dans la position où elle se trouvait.

-J'aimerais, pour une fois, que tu cesses de donner raison à tous ceux qui me somment de renoncer à toi.

« Quel dommage, je n’ai aucune raison ni aucune envie de t’encourager. Ecoute-les donc, pitié, écoute-les et renonce à moi, d’accord ? Et je te le redemande, n’emmène pas Amos… Je te jure que s’il doit mettre un seul pied ici, je te le ferais regretter éternellement. »

Mais il ne l’écouterait pas, il ne l’écouterait évidemment pas. Pourquoi le ferait-il, tout pétri de conviction qu’il était ? Elle parlait dans le vide. C’est pour ça qu’elle avait cessé de parler.


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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeVen 4 Sep - 18:18


La haine qui vous fait juge mais vous condamne
F

allait-il qu'Orpheus possède un esprit de contradiction absolument insupportable ? Sans doute. Et cela allait de paire avec la désillusion totale et le déni admirable dont il s'enveloppait pas pour ne pas se confronter à une réalité où rien, absolument rien, n'abondait dans son sens. Plus Despina lui demanderait de l'oublier, de la haïr, de la rayer de sa vie, plus il s'accrocherait à elle, plus il insisterait pour la voir et lui parler, plus il chercherait à réveiller en elle les sentiments qu'elle avait oublié ressentir pour lui. Et plus on lui dirait et répéterait que son fils était un cracmol, qu'il n'existait pas de solutions pour un cas comme le sein, plus il s'acharnerait à donner tort à tout le monde en leur prouvant à tous que son fils était bien un sorcier comme n'importe quel autre, qui en rien n'aurait à disparaître presque miraculeusement de son arbre généalogique.

Orpheus, oui, se nourrissait de chacun des refus de Despina pour en faire le moteur d'une détermination chaque jour plus vivace. Il ne lâcherait rien, il insisterait quoi qu'il lui en coûte. C'était acté, c'était décidé. Et donc, non, même si tout son entourage l'exhortait d'abandonner à son épouse à son sort, même si la principale concernée elle-même le suppliait de la laisser tranquille, de la mépriser, de la détester... eh bien, elle n'en ferait rien du tout.

Non, Orpheus n'aimait sans doute pas sa femme, il s'en convainquait, comme il se convainquait d'aimer son fils. S'il les aimait vraiment, il se serait dénoncé plutôt que de laisser Despina être enfermée à sa place, et il n'envisagerait pas de tuer son propre fils pour les besoins de sa réputation et de celles de sa famille. Quoi qu'il en pense, quoi qu'il en dise... Et c'était pour cette raison précise qu'il n'écoutait pas Despina quand celle-ci le conjurait de ne pas amener Amos à Azkaban. C'était elle qui se retrouvait de ce côté des barreaux, en compagnie des détraqueurs. Et elle était pourtant, à n'en pas douter, la voix de la raison en ccet instant. Une voix que, bien sûr, le mangemort n'était pas capable d'entendre. N'avait aucune envie d'entendre, surtout.

-Et qu'est-ce que tu crois être capable de me faire dans ta position ?
répliqua en profitant d'avoir droit au regard de son épouse pour la fixer droit dans les prunelles. Tu ne peux pas gagner à ce jeu-là. En fait, la partie est finie depuis longtemps déjà, et je te ferais remarquer que tu as perdu. Plus tôt tu l'accepteras, plus vite on pourra aller de l'avant. Le masque se fissurait sans même qu'il s'en rende compte, très sûrement parce que lui-même ne réalisait pas qu'il en portait un. En attendant, on fera comme je l'ai décidé.



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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeJeu 10 Sep - 12:34


-Et qu'est-ce que tu crois être capable de me faire dans ta position ?

Orpheus la regarda droit dans les yeux, sans ciller. Et son regard la glaça une fois encore. Il y avait cette lueur dans ses yeux qui n'existait pas avant, celle qu'animait le désespoir et la détermination. Une lueur menaçante.

Elle le savait, elle ne pouvait en effet pas faire grand-chose dans sa position, et c'était d'ailleurs un véritable drame pour elle, car elle se sentait terriblement impuissante face aux circonstances. Face à son propre sort, oui, mais également face à celui de son propre fils, l'être qui comptait plus que tout au monde pour elle. Amos était toute sa vie. Elle ne pouvait qu'espérer voir ceux qui se battaient pour sa survie réussir. Mais elle, pour sa part, restait coincée, et ça lui faisait du mal de se retrouver dans une telle situation.

Et elle découvrait que son mari avait plongé dans une folie profonde, qui causerait très évidemment sa perte.


-Tu ne peux pas gagner à ce jeu-là. En fait, la partie est finie depuis longtemps déjà, et je te ferais remarquer que tu as perdu. Plus tôt tu l'accepteras, plus vite on pourra aller de l'avant. En attendant, on fera comme je l'ai décidé.

Ils avaient toujours fait ainsi qu'Orpheus le décidait. Ce n'était pas une nouveauté, et de toute évidence, ça ne changerait jamais. Elle ne pouvait pas gagner à ce jeu-là, disait-il. Mais comment pouvait-il vraiment présenter la situation de cette manière ? Il était totalement déconnecté de la réalité. Une réalité violente, crue, nue, qui n'avait rien à voir avec la "réalité" lisse et sans aspérités que Despina cherchait à tout prix à encourager, comme si elle pouvait avoir la moindre valeur.


"Ce n'est pas un jeu, Orpheus... comment tu peux seulement utiliser un mot pareil ?"


Non, ce n'était pas un jeu... si c'en était un, et si perdre pouvait lui garantir la survie de son fils, alors elle prendrait plaisir à sa défaite. Mais dans cette situation, il n'y avait ni gagnant, ni perdant... Pas même son mari.

Car il ne réussirait à rien. Il n'y avait aucune solution à son problème... Ainsi que la situation évoluait, Despina resterait enfermée ici, Amos mourrait, et Orpheus n'aurait plus rien... Et il ne serait même pas capable de prendre ses responsabilités...


"Va-t'en, maintenant. S'il te plaît. Va-t'en..."

Sa voix était plus faible. Elle était décidée à retrouver son confortable mutisme et de ne plus adresser le moindre mot à son époux, le regard à nouveau baissé. Elle n'aurait pas même dû lui adresser un seul mot, un seul regard.


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MANGEMORT
Orpheus Beurk
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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeJeu 10 Sep - 18:47


La haine qui vous fait juge mais vous condamne
N

on, Orpheus ne considérait pas cette situation comme s'il s'agissait d'un jeu, bien loin de là, et peut-être son choix de vocabulaire avait-il été malheureux. Mais s'il avait utilisé ces termes, c'était parce qu'il avait parfois l'impression que Despina, justement, de son côté, jouait quand la situation était pourtant on ne peut plus sérieuse et exigeait qu'ils la considèrent comme tel. Elle jouait avec sa vie, ses sentiments, ses nerfs, sans cesse, et lui avait encaissé trop longtemps, et ne l'acceptait à présent plus. C'était pourtant simple.

Tout ce qu'il demandait, lui, c'était de retrouver la femme douce, prévenante, attentive et aimante à qui il avait passé la bague au doigt, il y avait tant d'années de cela. Ce n'était pas une chose qui lui semblait improbable en soi, et ce n'était pas une trop grande exigence de sa part non plus, compte tenu de tout le tort que Despina lui avait fait et avait causé à leur famille.

Non, ce n'était pas un jeu, mais ça allait finir par en devenir un si elle continuait d'user sa patience comme elle n'avait de cesse que de le faire. Elle n'avait pas la main, elle ne l'avait jamais eue. L'enjeu était crucial. Il s'agissait de la vie et de l'avenir de leur fils, ils ne pouvaient pas transiger avec ça, ils ne pouvaient pas se le permettre, et tout le temps qu'elle passer à contrecarrer ses choix et ses décisions, à faire la sourde oreille à des propositions qui étaient pourtant tout sauf dénuées d'intérêt, elle les gâchait. Elle était celle, bien plus qu'Amos ou lui-même, ou même Dosia encore, qui faisait que sa famille partait en lambeaux. Et pourtant, à chaque fois, il lui pardonnait, à chaque fois, il acceptait, il laissait couler, il se disait qu'elle était suffisamment punie d'être ici. Mais à quoi bon cette punition si elle n'en tirait pas les conclusions et les enseignements les plus évidents.

Pour la première fois elle lui adressait mots et regards, mais cela restait malgré tout comme s'il s'adressait à un mur, elle l'écoutait sans l'entendre, elle le regardait sans le voir... Et il se sentait... blessé, déçu, épuisé... Il s'était attendu à ce que cette visite ressemble à toutes les autres. Cela n'avait pas été le cas. Mais par certains aspects, ça avait été finalement bien pire. Peut-être ne le reconnaissait-elle plus, mais la réciproque était tout aussi vraie. Il croisait son regard et ne voyait jamais qu'une étrangère.

-Despina, s'il te plaît... tu es en train de tout détruire...

Il ne savait plus quoi faire. Menacer ? Supplier ? Il voulait seulement qu'elle lui revienne... Il n'aimait pas l'étrangère dans cette cellule. Mais il aimait Despina. Et il voulait qu'elle lui revienne.



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Message#Sujet: Re: La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus)   La haine qui vous fait juge mais vous condamne (Orpheus) Icon_minitimeMar 15 Sep - 12:17

-Despina, s'il te plaît... tu es en train de tout détruire...

Le déni manifeste dont était capable Orpheus était vraiment difficile à supporter pour Despina. La jeune femme estimait ne mériter ni ses reproches, ni ses suppliques… Elle avait envie de répliquer une fois encore, de lui rendre une fois de plus une attention qu’elle devait s’efforcer de lui refuser, et ce n’était pas aussi simple qu’elle le voudrait.

Il y avait tant de choses qu’elle avait envie de lui dire, de lui répliquer, pour se décharger une fois encore de tout ressentiment. Elle avait envie de lui expliquer par A plus B pourquoi c’était lui qui était en train de détruire. C’était lui qui avait réduit leur famille à néant en refusant leur fils comme il l’était et en le torturant sans cesse, comme si c’était une chose acceptable. Il était responsable, mais il ne l’entendrait pas.

A une époque, elle aurait peut-être été capable de le raisonner, parce qu’il n’avait pas encore atteint ce seuil de déni total, mais elle était intervenue trop tard, et là il n’y avait plus rien à faire dorénavant. Elle avait pris pleinement conscience de la situation trop tard, et cette dernière ne pourrait se résoudre qu’en actes, pas en mots. C’est ce qu’elle avait cherché à faire en s’attaquant à lui. Elle l’aurait tant préféré mort… Elle aurait sans doute eu des regrets, elle se serait certainement sentie coupable, mais dans les circonstances actuelles, elle savait que c’était la seule chose à faire.

Il ne servait à rien de débattre avec cet homme inhumain, de tenter de le raisonner, de lui faire entendre une réalité trop insupportable pour lui, si insupportable qu’il l’avait reléguée finalement dans les tréfonds de son inconscient. Non, c’était inutile, ce serait une perte de temps. Alors il fallait qu’elle cesse. Chaque seconde passée à lui parler, à le regarder, à l’écouter, c’était du temps où elle lui donnait de l’importance, où elle acceptait qu’il ait le dessus. Bien sûr que c’était inacceptable.

Alors elle ne répondrait pas, elle ne répondrait rien. Elle retournait à ce mutisme qui l’avait si bien servie jusqu’alors. Elle s’était faite avoir quand elle avait entendu parler de son fils mais maintenant, il ne saurait plus rien lui dire qu’elle puisse avoir l’envie d’entendre ou de prendre en considération. Retour, donc, à de la pure ignorance et à un silence de mort, il ne méritait pas davantage.

Il pourrait rester là autant de temps qu’il le voudrait, à patienter, à parler, à supplier, elle n’en avait que faire. Elle demeurerait ainsi, le regard figé au sol de pierre, à retenir son souffle jusqu’à ce que lui-même décide de partir. Et de s’en aller, l’autorisant à respirer enfin, même si c’étaient dans ces conditions insupportables et vétustes, qui invitaient votre âme à se faire la malle, à partir et fuir aussi loin que possible.


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