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 Conseil de guerre || Finn

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SORCIER
Robert Colton
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Message#Sujet: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeMar 18 Aoû - 17:21

Promis, juré : au départ, Robert voulait écouter les conseils de Nobby. Il a réussi à se tenir tranquille quelques jours, en se répétant les paroles du flic-en-chef : laisser faire la police, laisser les juges rendre la justice, laisser faire. Mais ça tourne, dans sa tête, depuis qu’il a entendu le récit décousu de sa nièce, et surtout depuis qu’il a entendu le nom qu’elle a prononcé. Yaxley. Comment croire que les choses pourront tranquillement suivre leur cours, comme le promet Nobby, lorsqu’on sait que le département de la Justice grouille de Yaxley ? Deux des frères de la suspecte y travaillent. Et c’est sans compter les cousins, les tontons, les copains et coquins en tout genre. Les sang-pur sont nombreux au Ministère, et les loups ne se mangent pas entre eux. Ils vont se serrer les coudes, et gentiment enterrer l’affaire.

Alors Bob finit par perdre patience, et par abandonner son comportement de bon citoyen. Puisqu’il est illusoire d’attendre que la justice magique fasse son travail, il n’y a pas trente-six solutions : il faut se retrousser les manches, et partir soi-même à la recherche de la vérité. Ce n’est pas Joan qui va la lui dire ; depuis la séance où elle a tant bien que mal livré son récit, la gamine n’a quasiment plus parlé. Comment, alors ? L’idéal serait de pouvoir aller questionner directement le ou la Yaxley dont Joan a parlé, mais il y a fort à parier que sa tribu a mis en place une protection rapprochée. Sans doute y a-t-il d’autres gamins témoins ; il faudrait avoir leurs noms, et faire une petite tournée des popotes pour les interroger. Impossible pour le moment ; Robert n’a aucun nom, Poudlard ne dit rien, bref c’est morne plaine.

Un type comme Robert, ça tourne vite en rond. Tandis qu’il retourne les maigres éléments de l’affaire, il échafaude, inconsciemment, une possible stratégie. Exactement le genre de truc que Nobby lui a déconseillé, mais qui écoute sérieusement les conseils d’un flic ? Il est bien gentil, Leach, mais on n’est pas dans le même monde, lui et moi.

Des heures entières à tourner en rond, et puis la décision est prise, en une seconde. Robert se lève d’un bond du canapé où il était installé depuis un long moment, attrape son manteau et se dirige résolument vers la cheminée. Une pincée de poudre de Cheminette plus tard, il se trouve au Chaudron Baveur, à Londres, mais il ne se rend pas dans le quartier sorcier. Il sort côté moldu, et, à pied, tranquillement, se dirige vers Soho. Il sait, dans ce coin-là, pouvoir retrouver une vieille connaissance qui pourra probablement l’aider à réfléchir. Finn Callahan et Robert Colton ont peu ou prou la même façon de réfléchir, il faut dire ; ça aide. Pas comme avec Nobby, qui est sans doute désireux de bien faire mais qui a un code pénal dans la tête.

Cela fait un moment que Robert ne s’est pas rendu dans le quartier, mais il a une bonne mémoire qui le mène directement dans la rue qu’habite son ami. Par courtoisie, il ne se présente pas directement chez lui ; un pub se trouve non loin de l’immeuble de Finn, et Bob s’y installe devant une pinte, à une table stratégiquement placée devant la fenêtre. Callahan va forcément passer devant lui à un moment ou à un autre.

Le temps de boire sa pinte, puis la petite soeur, et Colton repère l’Irlandais qui semble sortir de chez lui. Il sort tranquillement sur le pas de la porte, et l’interpelle à mi-voix lorsqu’il passe devant lui :


-Et alors, Callahan, on ne reconnaît plus les vieux copains ?

Finn doit savoir qu’il n’est pas là par hasard. Robert le lui confirme en ajoutant :

-Tu as un petit moment à m’accorder ? Viens, je t’offre une bière.
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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Re: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeMer 19 Aoû - 23:40



Conseil de guerre
Robert & Finn
Ne pas se mêler des problèmes des sorciers. C’est une devise dont Finn devrait se souvenir, car adopter le comportement contraire ne lui rapporte que des ennuis. Il suffit de voir comment ça a tourné avec Eve Talbot et Xena Hart. Bon, de son point de vue, ça tourne mal à cause d’elles – pourquoi se remettre en cause si on peut accuser les autres – mais peu importe : les sorciers sont dangereux, et leurs problèmes finissent invariablement par lui retomber dessus. Globalement, il ne faudrait pas qu’il se mêle des problèmes des autres ; rendre service et s’allier avec les gens, c’est forcément prendre le risque d’être associés à leurs ennuis. Dont Finn Callahan se fiche éperdument, et ce à tout point de vue. Ses ennuis valent ce qu’ils valent, mais au moins ce sont les siens, en propre et en dur. Le reste ne l’intéresse pas. Il n’est pas le Crédit Municipal ni Sainte-Rita. Égoïste, Finn ? Oui, à l’évidence, mais le reste du monde l’est aussi, au moins, il assume. Ou non, tout dépendant de l’image qu’il veut donner.

Cependant, résoudre des problèmes pour les gens, ça peut être utile. Ça rapporte gros, parfois. Il faut dire qu’avoir des gens bien placés qui vous doivent un ou deux services, c’est toujours utile, et que protéger les commerçants contre un tribu sonnant et trébuchant, c’est lucratif. Mais là, Callahan ne le voit pas comme une opération de charité qu’il mènerait par bonté d’âme. Il s’agit de s’assurer un pactole, de la loyauté, ou de la crainte des gens. Les affaires sont ce qu’elles sont et c’est ainsi qu’il les mène, sans affect aucun, même s’il est plutôt doué pour faire croire le contraire. L’apparence de la compassion et de l’empathie sont parfois utiles pour conduire les gens à faire ce qu’il veut. d’un grand cynisme, mais Finn s’est souvent retrouvé seul et a appris à ne compter sur personne que lui-même. Il ne croit guère à l’amitié et à la confiance, ni aux grands principes et causes, qui finissent toujours par se casser la gueule à un moment donné. La loyauté ? La blague. Ils sont peu, les gens à qui il fait vraiment confiance, ils se comptent sur les doigts d’une main même. Rafa, peut-être, et ses amis de l’IRA, en tout cas ceux qui n’ont pas cherché l’aide des nazis, et puis après ses amis acteurs. Mais ceux là ne savent pas qui il est, tristement et paradoxalement. La seule exception à cette attitude froide et distante, c’est que parfois les causes le touchent plus qu’il ne l’admet, parce qu’elles trouvent écho en lui, que les personnes lui plaisent – mais c’est une question d’esthétique plus que de valeurs. Et souvent, il est déçu. La vie n’est pas un film, et elle n’est pas parfaite ni belle comme le technicolor ou un scénario bien écrit.  

C’est d’ailleurs un plateau de tournage que Finn s’apprête à rejoindre, lorsqu’une voix qu’il connait bien l’interpelle. « Colton ? » Le regard de l’acteur est surpris. Il ne voit que peu Robert à Londres. Ils ont des affaires communes, mais en général, il monte dans le Nord pour les gérer, ou alors ils se retrouvent chez Cohan, sur Kilburn High Road, un pub des plus irlandais, comme tout le quartier autour, et qui appartient à Finn. Dans le décor de Soho, Bob parait un peu hors contexte. Pourtant, Finn s’arrête et se fend d’un sourire : « Ça fait un bail, oui. Les affaires marchent bien ? » Ils se voient peu, parce qu’il vaut mieux éviter que la police fasse le lien. Pour que Colton vienne à lui, c’est que soit leurs trafics divers rencontrent des difficultés, soit qu’il a quelque chose à lui demander. Comme il n’a pas l’air hostile à son égard, Callahan juge qu’il peut accepter de prendre un verre. « Bien sûr. Avec plaisir, je te suis. » Il est curieux de savoir, aussi, ça ne veut pas dire qu’il dira oui, mais il peut écouter. Installé derrière une jolie Guinness tourbée, il se hasarde à une supposition. « Ça a l’air important, si tu te déplaces jusqu’à Londres. » Bob a l’air contrarié, fatigué, usé. Un mélange d’émotions que l’irlandais ne lui voit que rarement. Alors, de lui-même, il initie les choses : « Comment je peux t’aider ? »  Il peut considérer les choses. Il pourrait même le faire gratuitement, parce que Bob Colton et lui se sont toujours bien entendus et entraidés. C’est rare, dans ce milieu. Mais Finn veut juste savoir dans quoi il s’engage. Après, si c’est bétonner quelqu’un, ça ne coute pas grand-chose.
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Robert Colton
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Message#Sujet: Re: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeVen 21 Aoû - 23:18

Robert a longuement réfléchi à la façon de présenter les choses à Finn. C’est que l’affaire demande certaines précautions. Non qu’il se défie de l’Irlandais ; ils ont toujours vécu en bonne intelligence, collaborant à l’occasion dans quelques affaires, et ils s’offrent le luxe de se faire confiance, ce qui n’est pas commun entre voyous. Chacun a toujours pris soin de ne pas marcher sur les plates-bandes de l’autre, de sorte qu’aucune rivalité ne vient ternir une relation soigneusement bâtie autour des petits et des grands trafics.

Le problème, c’est Finn lui-même. Les deux hommes n’ont pas suffisamment échangé pour que Robert sache que son ami n’est pas un simple Moldu, mais un Cracmol, donc quelqu’un au fait de l’existence du monde magique. Il faut dire que cela ne fait pas partie des choses que l’on évoque facilement, entre deux pintes et une assiette de sandwiches. Tiens, mec, je t’ai déjà dit que je peux changer ta bière en eau juste en agitant un vague bout de bois ? Enfin, que je pourrais changer ta bière en eau, si j’avais suivi un cursus complet à Poudlard. Robert ne se voit pas du tout faire ce genre de confidences. C’est exactement le genre de choses qui le ferait passer pour un dingo de première, et personne ne veut faire des affaires avec les dingos. Alors, il n’a jamais rien dit. Et il compte bien en dire le moins possible à Finn, qui s’assoit face à lui la mine interloquée. Bob hoche la tête lorsque son comparse se risque à deviner que l’affaire est importante :


-Ouais, vraiment important. Sinon je me serais pas permis de venir te déranger chez toi. Sláinte, ajoute-t-il en levant son verre.

C’est Finn qui lui a appris ce seul mot d’irlandais qu’il connaisse, et qu’il n’a jamais oublié. Ils boivent une gorgée de bière en silence, puis Bob reprend :


-Des soucis avec ma famille. Ma nièce, plus exactement. Quatorze ans, une crème de gosse. Elle a été salement attaquée par d’autres gamins de son école, elle est dans un triste état à l’hôpital. Un vrai légume. On ne sait pas trop ce qui s’est passé, l’école ne dit rien. Bref. Les flics nous ont joué le refrain habituel, à ses parents et à moi. Laissez-nous faire, laissez faire la justice, tu connais le couplet.

Robert s’interrompt un instant, le temps de boire un peu plus de bière et de sortir de sa poche un paquet de cigarettes qu’il pose entre eux deux, ouvert, après s’être servi. Il pose de même son briquet, à la disposition de Finn, et poursuit dans un nuage de fumée :

-Le problème, c’est qu’on est à peu près sûr que les gosses qui ont fait ça sont des putains de petits bourges. Des gosses de riches, tu vois, avec papa-maman qui connaissent les juges, enfin tout ce qu’il faut pour que l’affaire soit étouffée dans les règles de l’art.

Il n’a pas songé un instant que son collègue pourrait trouver curieux qu’une nièce Colton se retrouve dans la même école que des enfants du gratin. Les Moldus sont nettement moins coutumiers du brassage social que les sorciers, en raison de leur faible nombre, pratiquent depuis longtemps. À vrai dire, Robert n’a pas conscience de ce détail. Il poursuit, le visage fermé :

-Je supporte pas l’idée qu’ils s’en tirent comme ça. Je pense que tu me comprends, Finn. On peut pas laisser des gosses se faire massacrer parce qu’ils viennent d’une famille moins riche ou je sais pas quoi. Tu as toujours été de bon conseil, Callahan…

Drôle de milieu que celui de ces voyous, où un type qui vous suggère de bazarder vos rivaux dans la Tamise, dûment lestés de béton, est “de bon conseil”. Encore une fois, Robert ne voit pas où est le mal, et il poursuit :

-Je sais que tu es un homme d’honneur et que tu ne laisseras pas un ami dans l’embarras. Qu’est-ce que tu ferais, à ma place ? J’ai bien une idée, mais j’ai besoin d’un avis, pour savoir si je vais dans la bonne direction.
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Message#Sujet: Re: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeSam 22 Aoû - 23:42



Conseil de guerre
Robert & Finn
Ils trinquent, et la discussion devient sérieuse. Callahan ne parle jamais de son enfance, et il est trop occupé à gérer sa propre colère et sa propre douleur, et donc Bob ne peut pas le savoir, mais ça lui fait un truc, l’histoire qu’il raconte. L’irlandais ne lui dit rien, et il ne lui en veut pas non plus : Bob doit gérer la sienne, de douleur, et puis celle de sa nièce et de sa famille. Le regard de Finn s’assombrit alors qu’il écoute attentivement, et se perd un peu. Il n’a jamais supporté qu’on s’en prenne aux enfants, peut-être parce qu’il n’a jamais eu le loisir d’en être un. Son enfance s’est arrêtée très vite, vers l’âge de huit ans, quand ses parents avaient compris qu’il était un cracmol, qu’il n’irait pas à Poudlard, et que Rory avait commencé à s’amuser à lui pourrir la vie en le martyrisant et en le cognant.

La description de Bob secoue Finn d’une profonde révolte. On ne s’en prend pas aux gamins. Rien ne le navre plus que ceux qui trainent dans la rue, seuls, à mendier. Il en ramassé une ribambelle, de LA jusqu’à Londres dont il s’occupe et qui trainent dans ses pattes autour de chez Cohan. C’est une chose étrange que ce mafieux sans principes, entouré de cette marmaille. Sa réaction à l’agression de Joan est à la mesure de tout cela. Un long sifflement rageur, puis : « Putain, les petits salauds. Je suis navré de l’apprendre. Elle se remet ? » Il est sincère, donc. Une colère profonde et intime, mal maitrisée, lui fait serrer un poing rageur sous la table. Pour se calmer, il se saisit du paquet de cigarette idéalement tendu par Robert, et en allume une. Le tabac l’aide à se concentrer, et il fait signe à Colton qu’il comprend parfaitement de quoi il parle. « Mouais, je vois le genre. Justice anglaise, quoi. »  En Irlande, tout le monde sait ce que ça veut dire : il n’y aura pas de justice. On enterrera l’affaire. Mais ce n’est pas propre à l’Irlande, selon Callahan. Lorsqu’il dit ça à Bob, c’est juste un moyen de décrire le pouvoir, celui qui cogne sur les plus faibles – Joan, et la famille Colton, ou lui.

Finn boit une gorgée de bière et hoche ensuite la tête. « Sûr, si je peux t’aider. » Il commence à voir où son vieil associé veut en venir. Il ne devrait pas s’en mêler, Callahan le sait.  Il devrait s’en tenir là, et ne même pas donner de conseil. Mais c’est Robert, c’est différent. Il comprend sa colère et même plus que ça. « Ben, à ta place, de toi à moi, et étant entendu que si on me demande, je ne t’ai jamais donné ce conseil… »  Et il niera tout implication. Sa peau avant celle des autres. Mais bon, juste un conseil, ça ne coute rien. « Je crois que je m’en occuperais moi-même. On peut pas faire confiance à la justice, c’est tout. » L’air sombre de Finn ne trompe pas, et c’est aussi un signe d’hésitation, chez lui. Toute cette histoire le fout en rogne. Le problème c’est qu’il ne prend jamais de bonnes décisions, lorsqu’il l’est, en rogne. « Ces gamins, ils diront rien et ils auront jamais de punition, si personne ne fait rien. Ils savent qu’ils sont protégés. Et puis ils remplaceront leurs parents, après, et ça s’arrêtera jamais. » Et ça recommencera. Et c’est toujours les mêmes qui prendront. Le constat lui saute à la gueule. Le truc, c’est comment lutter et faire en sorte de s’en sortir ? Parce qu’il ne faudrait pas que ça lui retombe sur la gueule, il n’a plus de famille, lui, ce n’est pas sa nièce, malgré tout. Puis il connait pas les circonstances, va falloir que Bob lui explique. « Faudrait faire peur à tout le monde d’un coup, un truc à la hauteur. Qu’ils sachent que si tu casses la gueule à une gamine, tu payes, et que ceux qui les protègent ça payent aussi. » Hasarde-t-il donc. Pensif, le mafieux fume un peu, en silence, hésitant sur la conduite à tenir. Ce qui le décide ? C’est le moment où Finn se rappelle l’âge de Joan. Quatorze ans, putain. Le même âge que lui quand Rory s’est décidé à lui cogner dessus à coups de ceinturon, et qu’il s’est rebellé.  « Je les connais pas, moi, je saurais pas ce qui faut faire exactement.  T’envisageais quoi ? »

Pour savoir. Ça ne coute rien de demander. Il aurait bien aimé avoir un adulte avec lui, Finn. Quelqu’un comme Robert, qui aurait remis Rory à sa place…ils peuvent le faire, avec ces gamins. D’ailleurs, ça intrigue un peu Finn : il se demande comment Joan a pu finir dans une telle école, avec des riches. Car ce n’est pas donné à tout le monde. « Tu m’as dit qu’elle allait dans quelle école, déjà ? On pourrait coincer les parents et les gamins à la sortie, peut-être ? »

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Message#Sujet: Re: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeMar 8 Sep - 21:16

Robert et le secret magique, ça fait deux. Essentiellement parce qu’il ne se considère pas comme un sorcier à part entière ; après tout, il n’a aucun diplôme, et il a quitté Poudlard bien trop tôt pour maîtriser réellement autre chose que des sorts basiques. Sa vie, il l’a faite chez les moldus, depuis l’âge de quinze ans. Aussi, lorsqu’il a décidé de parler à Finn des mésaventures de sa nièce, n’a-t-il pas songé un instant qu’il allait devoir lui révéler l’existence du monde magique. Il commence à le comprendre au moment où son vieux pote lui demande dans quelle école étudie Joan. Bordel, si je lui raconte tout il va me prendre pour un taré, se dit Robert en buvant une longue gorgée de bière. Et il aura raison. Moi aussi, un mec qui arriverait avec une histoire de ce genre, je l’enverrais se faire aimer ailleurs.

-Coincer les parents et les gamins à la sortie, ça va être compliqué, finit-il par répondre lentement. C’est une école en Ecosse, un pensionnat.

Oui monsieur, en Ecosse. Il n’y a pas assez d’écoles moldues à Liverpool ou dans toute l’Angleterre, ma nièce étudie au fin fond du pays. Bob n’en dit pas plus, espérant que cette vague réponse suffira à l’Irlandais ; songeur, il prend une autre gorgée de bière. Callahan dit qu’il s’en occuperait lui-même. C’est justement ce qu’il envisageait, et l’entendre de la bouche d’un autre rend tout à coup l’idée sérieuse.

-Moi aussi, je pensais m’en occuper moi-même, déclare enfin Robert à mi-voix. Je partais sur...

Il baisse encore la voix, obligeant Finn à se pencher vers lui pour l’entendre.

-Un kidnapping. Et une fois qu’on a le marché en main, on exige une vraie enquête. Et même, tant qu'à y être, on récupère un petit pécule pour assurer l’avenir de ma nièce, tu vois le topo ? J’avais même une idée de la cible. Choper la gamine, ça va pas être possible, elle doit être protégée et j’imagine que sa famille lui a interdit toutes les sorties à Pré-au… enfin au village à côté de l’école. Les élèves ont le droit d’y aller certains week-end, ç’aurait été fabuleux mais je suppose qu’elle reste cantonnée à l’école. Bref. Je pensais me rabattre sur une de ses frangines. Ils ont protégé la merdeuse mais là, ils verront rien venir.

Il reprend son verre, constate qu’il est presque à sec, et se lève en adressant à son ami un clin d’oeil qui veut dire “attends”. Le temps d’aller au comptoir chercher deux autres bières, revoilà Robert, qui, une fois la gorge dûment humectée de bière fraîche, reprend :

-C’est là que j’ai besoin de toi. Est-ce que tu peux me recruter une petite équipe ? Pas une armée, trois ou quatre types, ce sera parfait. Je sais que t’es un véritable Bottin mondain, tu devrais pas avoir de mal à me trouver ça. Et si possible me fournir une planque ? Bien entendu, tu fixes ton prix.

Les bons comptes font les bons amis, comme disait l’autre. Que Finn n’aille pas croire qu’en tant qu’ami, Colton essaie d’avoir une ristourne. Tout travail mérite salaire, surtout quand c’est du travail de ce genre.
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Message#Sujet: Re: Conseil de guerre || Finn   Conseil de guerre || Finn Icon_minitimeVen 18 Sep - 23:34



Conseil de guerre
Robert & Finn
Buvant sa bière en silence, Finn écoute patiemment chaque réponse de Bob. Il laisse Colton venir, parce qu’il veut voir, qu’il veut savoir. D’instinct, il est avec son compère, parce qu’il n’aime pas les riches, les puissants, personne. Mais Callahan se dit aussi, de la même façon instinctive, que le plan de Bob, c’est une vraie petite bombe à retardement. Il a le sentiment d’un truc pas net et quelque chose le dérange sans qu’il ne parvienne à identifier quoi précisement. C’est juste le sentiment confus d’être en face de quelque chose d’un peu foireux, parce qu’il a l’habitude des galères en tout genre – il ne blamerait pas Bob : en la matière, Callahan est assez doué pour se créer lui-même des problèmes, seul comme un grand. Ce n’est pas le kidnapping, au contraire, ça, en réalité, il en a même l’habitude. Balancer des gens dans la Tamise, avoir quelques morts sur la conscience, couper un doigt ou deux pour menacer et faire comprendre qui est le patron, c’est monnaie courante pour le mafieux, voire même tristement banal.

Non, c’est autre chose. C’est la manière dont Bob semble rester délibérément vague. Une sale impression, celle qu’il voudrait lui cacher un truc, dont Finn ne parvient pas totalement à se défaire. Son cerveau mouline, lentement, analysant les informations qu’on lui donne. Ses connaissances du monde sorcier sont médiocres : il ne s’y aventure pas, en dehors de ce qui concerne Rory, d’ordinaire. Mais Finn en sait quand même assez sur Poudlard, et Pré-au-Lard, pour faire le lien, même si Colton se coupe de lui-même. Cela lui tire un froncement de sourcils imperceptible. Est-ce qu’il aurait mal entendu, mal compris ?

Non, probablement pas, songe-t-il sombrement en allumant une énième cigarette alors que Robert est parti renouveler leur stock de Guiness. Le pensionnat écossais, la mixité avec des élèves riches, tout colle. Et ça ne lui plait guère. Des souvenirs qu’il a du monde sorcier, surtout de la police magique qui poursuivaient son père, lorsqu’il était enfant, et des sang purs – souvent les mêmes personnes – et ce qu’il sait d’eux à l’heure actuelle, il vaut mieux les éviter. Alors Callahan commence à franchement regretter de s’être engagé là-dedans sans savoir : comme d’habitude, dès que ça devient personnel, sa colère prend le dessus et devient très mauvaise conseillère.

Que faire, alors ? En demander plus à Robert ? Mais s’il se plante, il va passer pour un dingue. D’un côté, Finn n’est pas très sûr d’avoir envie de parler de lui et de ce qu’il est par rapport au monde sorcier. De l’autre, il ne pense pas se tromper, et il veut savoir où il met les pieds. Et puis, il y a cette gamine, qui ne diffère pas tant de lui : ce n’est pas Rory, ceux qui l’ont agressé, mais c’est presque pareil. Ce qui achève de le convaincre, c’est l’apparente rationalité qu’il peut donner à la question qu’il pose d’un air matois, d’un coup : « Dis voir. Ton pensionnat, là, ça s’appellerait pas Poudlard ? Et ton bled, c’est pas Pré-au-Lard ? »  A la gueule de Robert, qui semble avoir vu un fantôme, Callahan se dit qu’il a tapé juste. Banco. « Me disais bien. Je savais pas que t’étais…de ce monde là. » Il est surpris de ne l’avoir jamais vu. Mais pas totalement hostile non plus. Plutôt curieux. « Né-moldu ? » Finn suppose que c’est la seule raison pour laquelle on peut s’en prendre à quelqu’un aussi violemment, à Poudlard. Ça ne l’étonne pas tant que ça, justement parce qu’il suppose que c’est typiquement le genre de choses que Rory aurait fait, en oubliant paradoxalement que les sang mêlés gypsies irlandais, dans l’imaginaire sang pur, ça ne doit pas valoir beaucoup plus cher que la peau de ceux qu’ils se plaisent à nommer sang-de-bourbe.

De son côté, le constat est à première vue sans appel. « Je fais pas dans les sorciers. » Mais il nuance. Parce qu’il s’est trouvé un prétexte rationnel pour participer : le fric, comme d’habitude. Sa loyauté (relative, comme toujours) envers Bobby et sa colère, il peut les faire disparaitre derrière ça et c’est très arrangeant. « Je vais m’en occuper moi-même. Mais va falloir aligner. » Maugréé-t-il par-dessus sa bière, dur en affaire. Monter une équipe, demander une rançon, c’est parfaitement dans ses cordes. Mais tout a un prix. « Et va falloir que tu me files plus de détails. J’envoie pas mes gars là-dedans sans savoir de quoi il en retourne précisément. »


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