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 Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.

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Rose Ashford-Selwyn
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Message#Sujet: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeLun 12 Oct - 20:24

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesQuand Ekrizdis construit Azkaban au milieu de la mer du Nord et commence à y torturer des moldus, il est probablement bien loin de penser que des siècles plus tard, sa demeure continuera d’être utilisé, mais dans le but de punir une bonne partie de ceux dont il aurait probablement approuvé le comportement.

De son côté, Rose a entendu beaucoup de chose sur la prison. La rumeur veut le que Ministère a longtemps songé à détruire la forteresse avant de se rendre compte de l’impossibilité de leur démarche. Les détraqueurs ayant élus domicile là-bas depuis longtemps, il semblait impossible de détruire ce qui était devenu leur habitat, ni de prédire leur réaction si on venait à toucher au bâtiment.

Comme beaucoup, la jeune femme ne connaît d’Azkaban que ce qu’on lui en a dit. Destiné à effrayer les enfants sages, lieu de fantasme et de curiosité, elle a finit - comme beaucoup - par se faire une image mentale de la prison sans même en avoir vu l’intérieur.

Aujourd’hui, au côté de Cassiopeia, dans une barque leur permettant d’accéder à l’île, c’est là qu’elle se dirige. La mer est calme et les deux jeunes femmes ne sont pas trop secouées par les vagues, néanmoins, au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de la forteresse, le coeur de Rose se serre. C’est une chose que d’imaginer Azkaban, c’est une autre de la voir.

Le bâtiment est impressionnant et alors qu’elles sont encore loin, la jeune femme ne peut pas s’empêcher de trouver qu’il s’en dégage une impression malsaine, néanmoins, elle n’ose pas vraiment demander à sa compagne ce qu’elle en pense.

Il faut dire qu’elles ne se connaissent pas bien. Voilà quelques mois qu’elles travaillent ensemble sur un projet commun commandité par le Ministère et si tout se passe bien, leur relation est restée professionnelle. A titre personnel, Rose a été soulagée de voir que Cassiopeia était bien loin d’avoir le caractère difficile de sa cadette. Il est aisé voir agréable de travailler avec la jeune femme et sa vivacité d’esprit ainsi que son professionalisme ont rendue Rose heureuse de leur collaboration.

- On est plus très loin mes petites dames, annonce-t-il avec un sourire édenté.

Rose fronce les sourcils devant la façon familière qu’à l’homme de s’adresser à elles, mais il n’y a pas beaucoup de personne qui font le chemin du port jusqu’à Azkaban, il ne sert donc à rien de s’en formaliser. Finalement, ils arrivent à bon port et on les aide à descendre de la barque. Revenue sur la terre ferme, Rose se tourne vers sa compagne et demande :

- Aristide n’est pas présent aujourd’hui si j’ai bien compris ?

C’est grâce à lui qu’elles ont eu les accès. Rose connaît bien le jeune homme qui est un bon ami, mais elle n’aurait pas osé lui demander le service tandis que Cassiopeia, en tant que membre de sa famille peut se permettre des choses que la jeune femme ne peut pas.

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Dernière édition par Rose Ashford-Selwyn le Jeu 15 Oct - 9:38, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeMer 14 Oct - 15:24




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Je sens le malaise me gagner puissamment à mesure que notre frêle embarcation nous conduit jusqu'à la très renommée prison d'Azkaban. Mon expérience et mon vécu m'ont appris à me composer une figure de neutralité même quand la panique veut me gagner, même quand je suis révulsée, terrifiée, mal à l'aise. Je ne pense pas que ça se voit sur mon visage et dans mon regard, mais je meurs d'envie de faire demi-tour.

Etudier le sujet des détraqueurs à distance, à l'aide de documents et de témoignages, cela vous distancie nettement de leur réalité. Il est impossible de mettre des mots sur ce que leur présence peut vous insuffler. Je tremble sous mon épaisse veste d'hiver, et ce vent glacé qui me transperce l'échine n'est pas à imputer seulement à l'embrun glacial de la mer du Nord quand nous mettons pied à terre. Je rémunère notre Charon, qui attendra patiemment notre retour, en ignorant sublimement la familiarité avec laquelle il s'est adressé à nous. Je regarde l'immense édifice, je lutte contre le froid qui m'enveloppe, et je reprends prise avec la réalité de la situation, en même temps avec le professionnalisme dont il me faut faire preuve, en entendant la voix de Rose me ramener à la réalité.

-Oui, il n'a pas pu se libérer,
je réponds au sujet de mon cousin. Ce n'est peut-être pas plus mal...

Aristide est un cas particulier, personne dans la famille ne saura le nier. Qu'il ait ses entrées à Azkaban nous arrange, bien sûr, et je n'ai pas hésité à faire jouer mes relations pour permettre cette expédition rarement admise surtout dans le cadre d'une recherche qui n'a aucun rapport avec les prisonniers en eux-mêmes. Mais je doute que lui poser la moindre question au sujet des détraqueurs serait très pertinent, c'est presque comme s'il les considérait comme des animaux de compagnies, alors à partir de là.

-Mais il a mandaté un de ses employés pour nous servir de guide, je m'attendais à ce qu'il soit présent pour nous accueillir.

Mais à peine j'ai prononcé ces mots que voilà qu'un homme nous fait signe plus loin. Il les invite à s'approcher et les salue relativement froidement, dans le ton, pour le coup.

-Venez, entrez,
dit-il en les invitant à l'intérieur de la prison, aux murs de pierre noircis. Par quoi est-ce que vous voulez qu'on commence ?


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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeJeu 15 Oct - 23:17

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesAlors qu’elles descendent de la barque qui les a menée jusqu’à l’île, Rose ne saurait pas dire que sa compagne est affectée par l’ambiance qui règne ici comme elle l’est. Pour son ego, elle préfère penser que oui. De son point de vue, il lui semble peu probable qu’on puisse ne rien ressentir en arrivant à Azkaban. Même un moldu pourrait percevoir quelque chose. Le lieu pue la magie et pas celle à laquelle ils sont habitués. Il y a quelque chose d'inquiétant, angoissant et attirant à la fois. Après tout, Rose est une scientifique et à ce titre la curiosité efface - temporairement - un certain sentiment de peur.

Quoiqu’il en soit, même si elle ne prétend pas connaître Cassiopeia au delà de la relation de travail que les deux femmes entretiennent, Rose suppute que celle-ci ne doit pas être plus à l’aise qu’elle. Elles regardent un moment le bâtiment en silence avant que la jeune femme ne se décide à briser celui-ci en évoquant le cousin de Cassiopeia. De toute évidence, son ami n’a pas su se libérer et peut-être est-ce mieux ainsi en effet. Si les détraqueurs font l’effet que l’on décrit, Rose se dit qu’elle préfère que cette visite ait lieu devant le moins de spectateur possible. Elle suppose que sa compagne pense pareil et il ne lui vient pas à l’esprit que celle-ci ne souhaite pas la présence d’Aristide pour d’autres raisons. Rose hoche donc la tête en signe d’approbation contente qu’il ait néanmoins pensé à leur attribuer une personne pour les guider dans ce semble être l’antre du diable.

L’employé qui doit les accompagner arriver pour les guider et Rose est quelque peu surprise par la froideur avec laquelle il s’adresse à elles. Elle jette un coup d’oeil à Cassiopeia pour voir ce qu’elle en pense et finalement décide de ne pas s’en formaliser. Elles sont là pour travailler et non pas créer un scandale. Dans le fond, est-ce que le visage désagréable de leur guide est étonnant ? Azkaban n’est pas connu pour la bonne ambiance qui y règne et quand Rose voit comme elles sont affectées juste grâce à la magie ambiante, elle se dit qu’il n’est pas étonnant que les personnes qui y travaillent tous les jours le ressentent encore plus qu’elles.

Rose rentre dans le bâtiment sans se faire prier. Il faut dire qu’à l’extérieur, le vent fait rage et on oublierait presque que le mois d’avril et le printemps ont fait leur timide retour. Si l’intérieur du bâtiment les protège du vent, il n’enlève au froid que la jeune femme ressent. ALors qu’il leur demande par quoi elles veulent commencer, Rose se tourne vers Cassiopeia. En réalité le sujet est tellement vaste qu’elle ne sait pas par quel bout le prendre. Les deux femmes ont eu plusieurs idées, mais l’ancienne Serpentard ne sait pas par laquelle il est le plus pertinent de commencer. En s’adressant principalement à sa compagne, elle propose :

- Je me demande si le plus utile pour commencer ne serait pas d’examiner le comportement des détraqueurs lorsqu’ils sont avec des prisonniers. Qu’en penses-tu ?

Bien entendu, il faudra qu’elles puissent étudier comment se déroule réellement le baiser du détraqueur, mais autant y aller progressivement.

- En réalité, je me demandais, vous arrive-t-il d'interagir avec eux ? Comment se passe la cohabitation ?, demande-t-elle en s’adressant à leur accompagnant.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeJeu 22 Oct - 10:44




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Je détourne le regard de notre guide, relativement peu sympathique, pour me tourner vers Rose. Par quoi commencer ? La question se pose effectivement, et si nous avons envisagé plusieurs angles d'attaque, il est difficile de déterminer celui qui doit être à privilégier, surtout alors que nous nous trouvons sur un terrain qui ne nous est absolument pas familier et qui ne peut qu'avoir le don de nous déstabiliser au moins un peu. L'étude en théorie facilite la compartimentation des idées et des observations, mais à présent livrées à la réalité du terrain, il devient plus complexe de savoir par quoi commencer précisément.

Rose fait une première suggestion : observer le comportement des détraqueurs quand ils sont avec des prisonniers. C'est un bon angle d'attaque. Je hoche la tête. Je ne suis pas sûre d'être vraiment pressée d'en apprendre plus sur le susdit comportement, mais nous n'avons pas le choix. Il faut bien que nous entrons dans le vif du sujet, que cette expédition ne nous glace pas de l'intérieur sans raison. Même si honnêtement, j'ai du mal à me sentir vraiment stimulée par cette situation. Je me sens surtout de plus en plus mal, même si à l'abri des murs malgré tout hostiles de la prison, il semble un peu plus simple de raison garder.

-Ouais, ça nous arrive de temps en temps. Que ce soit pour les recadrer ou pour les guider lors des extractions d'âme. Sont pas vraiment communicatifs, les détraqueurs. Ils comprennent quand on s'adresse à eux mais faut pas s'attendre à ce qu'ils répondent. Ce qui fonctionne pour eux c'est la menace, et ce qui fonctionne pour nous, c'est le patronus, répond le guide comme s'il parlait de la pluie et du beau temps.

Deux options, soit la compagnie des détraqueurs lui a sur le long terme soustrait la moindre once d'émotion ou d'empathie, soit il était taillé pour le job.

-En fait, si vous voulez assister à une vraie interaction avec un prisonnier, je sais où vous conduire. Y a une extraction prévue dans un quart d'heure, même pas, ça vous tente ?

"Extraction", sans doute du jargon professionnel. Moins poétique que de parler de "baiser", suffisamment technique pour dissocier l'acte de sa cruauté. Assister à un baiser du détraqueur. L'entrée en matière m'angoisse, mais en même temps... je ne vais pas prétendre que ce à quoi nous travaillons Rose et moi est quelque chose de bien différent. C'est même bien pire.

-On ne va pas dire non,
je confirme tout en tournant mon regard vers Rose.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeDim 1 Nov - 19:03

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesMinerva serait probablement déçue de savoir que sa conversation avec Rose n’a eu que peu d’effet sur la jeune femme. Il faut dire qu’avant celle-ci, l’ancienne Serpentard n’avait jamais eu beaucoup de cas de conscience. Parce qu’elle a travaillé au sein de service de renseignement moldu le temps qu’a duré l’effort de guerre, elle sait à quel point la frontière entre le mal et le bien est floue et dépend parfois uniquement d’un coup de chance. Quand un conflit se termine, c’est la version du gagnant qui prévaut. On ne remet pas en question ses actes, on ne les examine pas, on se concentre sur celle du perdant et on accentue les horreurs perpétrées. Bien entendu, Rose est persuadée d’avoir été du bon côté, d’avoir défendu ce qui était juste et bon, mais elle reste aussi persuadée que c’est une question de récit et que si leurs ennemis avaient gagnés, ils en auraient probablement eu un tout aussi crédible à leur servir. Son amie ou ex-amie, elle ne sait pas vraiment où elle se situe, l’a donc fait réfléchir, mais probablement pas comme elle l’aurait voulu puisque Rose est ici aujourd’hui.

Si elle ne le fait pas, quelqu’un d’autre le fera. De ça, Rose est persuadée. Ce n’est pas tant qu’elle croit que ce qu’elle fait est indispensable, loin de là, simplement, elle a toujours été assoiffée de connaissance et ne voit pas l'utilité d'abandonner des recherches qui seront reprises dans la seconde où elle leur tournera le dos. C’est ce qui l’empêche de céder à son malaise alors qu’elle est avec Cassiopeia au milieu de la forteresse. Ca et de la fierté. Si elles ont appris à collaborer et à respecter le travail de l’autre, elles ne sont pas intimes et vu l’opinion que la famille Black a généralement d’elle, Rose ne se voit pas faillir devant elle.

Leur tâche est énorme, trop peut-être et il faut bien commencer quelque part. Inspirée par ce qu’elle sait de l’anthropologie, elle pense étudier leur comportement en premier. Sa compagne semble approuver et leur guide se montre plus communicatif qu’il ne l’a été depuis le début en étant presque aussi clinique que les jeunes femmes, si pas plus. Rose n’avait pas prévus qu’on leur proposerait de voir le baiser du détraqueur aussi tôt, mais comme le dit Cassiopeia, elles ne vont pas refuser.

- Allons-y dans ce cas,
répond Rose

Elles emboîtent le pas à l’homme qui les guide tout en gardant une distance avec lui. Il marche sans vraiment se soucier des deux femmes, bien conscient qu’elles ne peuvent que le suivre au risque de se perdre dans les méandres de la forteresse. A mesure qu’elle avance, Rose a l’impression que son pas se fait moins léger et le malaise qu’elle a commencé à ressentir dès qu’elles sont sorties de la barque se fait de plus en plus pressant. Sa respiration se fait moins naturelle, comme si elle avait la poitrine congestionnée par une main invisible et soudain, le doute s’insinue. C’est d’abord tellement subtil qu’elle ne le voit pas venir. Une mauvaise humeur soudaine la prend, elle se sent contrariée sans savoir pourquoi, ensuite, c’est l’angoisse. Est-elle compétente ? N’est-elle pas en train de prendre un travail trop ambitieux pour elle et ne ferait-elle pas mieux de laisser des personnes plus compétentes qu’elle le faire ? Il faut un moment pour que Rose arrive à comprendre ce qui se passe. Plus elles avancent, plus l’influence des détraqueurs et la magie de l’endroit ont une influence sur elles.

- Je crois que je ne m’attendais pas à ce qu’on rentre dans le vif du sujet aussi rapidement, souffle-t-elle à la jeune femme à côté d’elle.

Le commentaire peut sembler inutile et il l’est sûrement, mais Rose ressent le besoin de parler, ne serait-ce que pour ne pas se concentrer sur l’impression de malaise qui monte en elle.

- Tu le ressens aussi, j'imagine ?,
demande-t-elle sur le ton de la conversation comme si ça ne l’affectait pas plus que ça.

Le trajet lui semble interminable, pourtant, ils arrivent bientôt devant la porte d’une salle à l’air aussi anodine que les autres.

- Vous savez toutes les deux produire un patronus, je suppose ?


Pendant ce temps-là, l'angoisse continue de monter et ce n'est plus du tout sur le travail que Rose est focalisée.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeMar 3 Nov - 15:51




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L’entrée en matière est brutale, mais au moins, on ne pourra pas prétendre qu’on nous aura fait nous déplacer en vain. J’espère juste conserver suffisamment de mes esprits pour conserver ce qu’il faut de lucidité afin de mener à bien mes observations. C’est difficile à déterminer d’entrée de jeu, et je veux présumer de ma capacité de résistance, mais c’est assez difficile quand j’ai l’impression qu’on m’a plongée tout entière dans un étang gelé qui gèle mon corps et non mon esprit, hanté de voix anciennes, souvenirs d’un épisode que je veux renier, rejeter. Je veux articuler un « moi non plus » de connivence quand Rose me fait remarquer qu’elle ne s’attendait pas à ce que nous entrions si vite dans le vif du sujet, mais je renonce avant de même tenter d’ouvrir la bouche. C’est comme si j’avais la gorge et le cœur paralysés. Je sais que si je ne fais qu’essayer de parler, les mots que je chercherais à articuler iront mourir quelque part à l’orée de mes cordes vocales, et je préfère m’épargner un spectacle auditif à ce point lamentable.

Je hoche la tête en revanche quand elle me demande si je le sens aussi. Elle n’a pas besoin de se montrer plus précise. J’ignore si nous éprouvons toutes deux précisément la même chose, mais je sens qu’elle essaie autant que moi de conserver une contenance que la compagnie même lointaine des détraqueurs peut abattre comme un souffle sur un château de cartes. Je crispe mes poings, enfonce mes ongles dans ma peau, comme pour me focaliser sur une sensation certes déplaisante, mais qu’au moins je maîtrise, qui-m’appartient, et je suis notre guide dans les méandres de la prison. S’il me demandait de retrouver la sortie maintenant, j’en serais largement incapable. J’espère que rien de tel ne nous sera demandé, d’ailleurs. Mais chaque chose en son temps.

-Oui…,
parviens-je miraculeusement à articuler quand l’employé de la prison nous demande si nous savons produire un patronus.

Sans difficulté, en temps normal. Mais là j’ai le sentiment de mentir un peu. Est-ce que je serais vraiment capable de créer un patronus corporel, là, immédiatement ? Trouver un souvenir heureux à invoquer ? J’ai l’impression qu’il ne m’en reste plus aucun. Je me sens enveloppée d’obscurité. Mais il n’est pas question de faire demi-tour. L’homme se soucie peu de nos réponses. Il nous somme de garder nos baguettes en mains, si le besoin de les utiliser devait se faire sentir, nous devrions agir vite, et il nous fait entrer.

La pièce est circulaire, aussi glaciale que toutes les autres. A l’intérieur, il y a cinq personnes en tout en plus de nous trois : trois hommes et deux femmes. La première à attirer mon regard, c’est cette femme au visage émacié, aux cheveux sales et en partie manquants, aux yeux vides, assise sur une chaise au milieu de la salle. La prisonnière, attachée aux bras de la chaise par des chaînes épaisses qui ne semblent pas servir à grand-chose tant elle semble extérieure à elle-même déjà. Si je n’étais pas prévenue, je songerais que l’âme de cette femme les a déjà désertés. Les autres personnes présentes sont réparties à des points que je suppose stratégiques de la pièce. Et il y a un sixième invité. Un détraqueur maintenu en respect par plusieurs patronus orientés dans sa direction. L’homme nous désigne un banc en arc-de-cercle face à la place de la condamnée, et nous invite à nous asseoir.

-Vous avez des questions avant qu’on commence ?



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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeDim 8 Nov - 22:02

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesCassiopeia n’est pas bavarde. Depuis qu’elles se connaissent, elle ne l’a d’ailleurs jamais été. C’est une femme réservée et secrète et Rose ne peut pas lui en vouloir puisque sous ses dehors aimable et avenant, elle fait de même. Le silence de sa compagne ne l’a jamais dérangée, l’ancienne Serpentard a même trouvé ça plutôt agréable de ne pas devoir faire la conversation et pouvoir se concentrer sur son travail. Aujourd’hui pourtant, Cassiopeia se fait encore plus discrète qu’à l’accoutumée et pour l’occasion Rose échangerait bien sa compagne avec une compagnie plus bavarde ne serait-ce que pour ne pas être obligée de se concentrer sur la présence des détraqueurs et l’atmosphère du bâtiment. Le seul réconfort, si on peut parler de réconfort, que la jeune femme trouve dans cette histoire, c’est la certitude qu’elles vivent et ressentent la même chose.

Autour d’elles, c’est comme si l’air avait soudainement une consistance. Une certaine épaisseur à peine perceptible c’est créé et Rose à l’impression de marcher avec des poids attachés à ses pieds. Sa respiration se fait aussi plus laborieuse, comme si on faisait pression sur ses poumons et quand leur guide leur demande si elles savent faire un patronus, la botaniste n’est plus certaine que ça soit le cas. Néanmoins, il est impossible de reculer. Revenir en arrière, renoncer, ça serait admettre une défaite et les deux femmes ne sont pas faites de ce bois là.

A la suite de leur guide, elles pénètrent dans la pièce où doit avoir lieu “l’extraction d’âme”, un terme poétique s’il en est pour parler de la mort d’un sorcier. Un moldu pourrait arguer que le corps, lui, est toujours fonctionnel, mais peut-on encore parler de vie quand on ne ressent plus rien ?

Ils ne sont pas seul et l’ancienne vert et argent ne sait pas si ça la gêne ou si ça la rassure. On les invite à s’asseoir sur un banc et si Cassiopeia a l’air d’être intéressée par la prisonnière, Rose, elle, voit surtout le détraqueur. Bien entendu, elle sait à quoi ils ressemblent, en théorie du moins, mais puisqu’à Azkaban est leur maison, ils sont peu à avoir eu l’occasion d’en voir de près.

Des questions, la jeune femme en a tellement, mais c’est comme si son esprit était engourdis et n’arrivait pas à fonctionner correctement. Elle doit faire un effort sur elle-même pour être cohérente. D’une voix qu’elle espère ferme, elle demande  :

- Peut-on l’approcher ?
- La condamnée ?
- Non, le détraqueur, nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir un d’aussi près.
- Pour ça que vous êtes toujours vivantes mes jolies, ricane-t-il,c’est non !

Rose voudrait bien s’insurger et protester à la fois pour l’impolitesse crasse dont il fait preuve vis à vis d’elle, mais aussi parce qu’elle est certaine qu’il trouve leur requête stupide et n’a pas l’intention de vraiment leur simplifier la tâche. Néanmoins, dans cet endroit, elles sont à sa merci, alors elle s’assied au côté de sa compagne. Sa présence silencieuse est un réconfort, même si elle ne sait pas ce qui lui passe par la tête.

- On va commencer, déclare leur accompagnant aux sorciers qui maintiennent le détraqueur à distance avec un patronus.

Ceux-ci s’écartent et soudainement le détraqueur se met à bouger dans la pièce. La main de Rose se crispe sur sa baguette tandis que la créature prend de la hauteur. L’énergie négative qu’elle ressentait un instant avant semble s’être multipliée par dix et soudainement, ce ne sont plus seulement des angoisses qui remontent, mais des souvenirs et des craintes qui se cristallisent dans l’esprit de Rose. Tellement vivaces qu’elle les penserait réels.

Confuse, elle revoit Seth l’étrangler alors qu’elle gît à moitié habillée sur le sol de son appartement. Elle aperçoit Tibérius, Vega, Thaddeus, Gaïa lui tourner le dos. Sang mêlée murmurent-ils avec dégoût tandis qu’elle est laissée seule. Il y en a tant qu’elle n’arrive pas à tous les percevoir, mais elle a de plus en plus de mal à se concentrer. Crispée, elle ne s’apperçoit pas que de discrètes larmes commencent à couler. Le détraqueur, lui, a enfin trouvé sa proie. Excité par le malaise, la peur et l’angoisse qu’il suciste, il descend lentement jusqu’à la femme enchaînée et ce qui lui sert de bouche commence à aspirer son âme.

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Si je ne me sens pas capable d'articuler la moindre parole cohérente, ou même de parler tout court, si j'ai l'impression que plus aucun son ne parviendra jamais à quitter mes lèvres, ou en tout cas pas tant que je serais ici, Rose est plus courageuse que moi. Elle demande si nous pouvons approcher le détraqueur de plus près. La question est pertinente. Nous sommes là pour ça, après tout. C'est même l'objet de nos recherches, pourtant, je n'ai définitivement aucune envie d'approcher ces choses d'encore plus près. Si je dois le faire, "extraction d'âme" ou pas, je suis à peu près certaine d'y perdre une part de moi que je ne serai plus jamais capable de retrouver, et c'est bien sûr hors de question. Si bien que je me sens soulagée quand ma collègue accuse le refus catégorique de notre interlocuteur. Je n'envisage pas d'insister ou de protester. Je suis clouée à ma place. Et je suis, en vérité, terrorisée.

Alors, ça commence. Et c'est insupportable... Ce n'est plus un froid glacial qui m'envahit, c'est quelque chose qui va encore au-dejà, qui m'engourdit le coeur, le durcit au point que je le sens proche de se briser. Il ne bat plus. Ou du moins je crois qu'il ne bat plus. Je me sens fiévreuse, nauséeuse. Et surtout, je l'entends aussi distinctement qu'à l'époque. Ce hurlement monstrueux. Puis ce grognement dans mon dos, cette seconde en suspens entre la vie et ce que je pensais être ma mort certaine. Le souffle de la créature contre ma nuque quand je renonce à courir, à bout de force, la douleur aigue quand ses crocs se resserrent sur mon bras. C'est comme une décharge électrique. Je me lève. Je ne peux pas rester ici.

Je ne prête plus attention ni à Rose, ni à qui que ce soit de présent. Personne ne me retient à la sortie, j'aperçois seulement le sourire goguenard du gardien à l'entrée de la pièce qui a peut-être parié sur notre capacité de résistance, à toutes les deux. Je me fiche de ce qu'il en pense, je prends mes jambes à mon cou, et j'attends d'être assez éloignée. Je m'adosse à un mur de pierre et je me laisse choir au sol, tremblant de tous mes membres, le visage humide de larmes. J'enroule mes genoux de mes bras, y enfonce mon visage. Jamais, de toute ma vie, je ne me suis sentie plus pathétique.


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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeMar 17 Nov - 20:57

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesVoilà tout était fini ou presque. Il n’avait fallu qu’un bref instant au détraqueur pour extraire l’âme du malheureux et en faire une coquille vide. Pourtant, aux yeux de Rose, c’est comme si le moment avait duré des heures, se déroulant au ralenti, lui permettant d’examiner attentivement ce qui se passait.

Loin de se relâcher, maintenant qu’il a obtenu ce qu’il veut, l’ambiance s’alourdit encore plus. Rayonnant d’un pouvoir malsain, la créature semble projeter la force de sa magie contre tous les murs de la pièce, affectant encore plus la jeune femme que quelques secondes auparavant. Les gardes se tiennent prêt, leur baguette pointée sur le détraqueur au cas où une seule victime n’aurait pas suffit et Rose se demande comment ils peuvent trouver la force de lancer un patronus.

Elle-même à la main crispée sur sa baguette, mais elle a l’impression que son corps est fait de plomb et même avec la volonté qu’il lui reste, elle se sent incapable de lever le bras pour lancer le moindre sort. Il faut dire qu’il est difficile d’être concentrée sur ses actions quand son esprit est à ce point embrumé.

Occupé à lui faire revivre ses pires souvenirs, mais aussi à entretenir des possibilités d’avenir qui l’effraie, la jeune femme n’a pas la force d’essayer de combattre le désespoir dans lequel elle est en train de s’engluer. Les larmes qui coulent le long de ses joues semblent ne pas vouloir s’arrêter et elle ne remarque même pas Cassiopeia qui sort de la salle, ne supportant plus ce qui s’y passe.

L’ancienne Serpentard ferait probablement de même si elle le pouvait. Elle n’a jamais été courageuse, la témérité légendaire des Gryffondor n’était pas son lot. Si il lui est arrivé de les envier, ce n’est pas le cas aujourd’hui et finalement, elle donnerait beaucoup pour ne jamais avoir eu l’idée de travailler détraqueurs. Finalement, c’est leur guide qui la force à se lever et l’emmène dehors sans ménagement.

- Attendez là avec votre copine, on va finir de notre côté. Allez pas commencer à fureter là où il faut pas sans moi. Vous allez vous perdre et ça me retombera dessus.

Pas de compassion, peut-être même un sourire goguenard à l’idée de voir ces belles dames de la haute aussi chamboulées par ce qui vient de se passer quand lui-même semble parfaitement bien. Rose préfère ne pas s’attarder la dessus et cherche plutôt à rejoindre sa compagne. Celle-ci n’est pas loin et semble en aussi mauvais état qu’elle. A présent qu’elle s’est un peu éloignée de la salle, la botaniste a l’impression de respirer un peu mieux même si elle ressent toujours une forte oppressions. Elle se laisse glisser contre le mur, sans se soucier de l’état dans lequel elle met sa robe, et s’assied au côté de Cassiopeia. Pendant un moment, elle reste silencieuse parce qu’il n’y a rien à dire ou trop justement et qu’elle ne sait pas quoi commencer. Finalement, elle brise le silence avant qu’il ne devienne trop opressant :

- C’était affreux,
souffle-t-elle

Une banalité parmi tant d'autres, mais que peut-elle dire si ce n’est ça ? Elles savent toutes les deux que le moment qu’elles viennent de passer n'avait rien de bon, mais le fait de le dire tout haut, de le cristalliser et de le partager rend la chose un peu plus supportable.

- J’ai vu des choses,
elle marque un temps de pause, je crois que ça a fait ressortir des choses dont je n’avais même pas conscience d’avoir peur, partage-t-elle sans trop savoir pourquoi.

Cassiopeia et Rose ne parlent jamais de choses personnelles. Les deux femmes sont toujours restées professionnelles dans leur approche du travail. Pourtant, une expérience comme celle-ci abaisse naturellement les barrières parce qu’au fond de ce bâtiment sordide, leur position respective ne compte plus, il n’y a plus que cette compréhension mutuelle de l’horreur qu’elles vivent.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeJeu 19 Nov - 10:48




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C'est à peine si je remarque la présence de Rose quand elle vient s'asseoir à côté de moi. Les battements de mon coeur se sont apaisés, ma respiration est un peu plus normale, mais je suis loin, très loin encore de me sentir moi-même. Je tremble comme une feuille, et j'ai beau me faire violence afin de faire cesser ces tremblements, rien n'y fait, c'est comme si une autre avait pris possession de mon corps, et je ne serais pas moi, seule avec moi-même, tant que je n'aurais pas quitté cet endroit. Et j'ai peur. Peur de moi-même, peur que ce qu'il y a en moi et que la présence des détraqueurs révèle, peur que ça se voit sur mon visage. Ou pire encore, de me transformer, ici et maintenant. Le monstre n'aurait pas mal, lui. Il serait soulagé. Il me soulagerait.

Je tourne ma tête vers Rose quand elle s'adresse à moi, prend un peu plus pleinement conscience de sa présence. Si terrible cette pensée soit-elle, je suis soulagée qu'elle aussi vive à ce point mal cette situation. Dans cet accès de faiblesse qui me transporte et me paralyse, l'humiliation est moins forte si je ne suis pas seule. Elle me parle de ces peurs inconscientes qui ont fait surface. Les miennes n'étaient pas si enfouies, mais je gage qu'elles sont tout aussi douloureuses. Je voudrais être capable de partager quoi que ce soit avec elle. Même en surface, même sans rien dire, en substance, comme elle. Pas partager mes peurs enfouies, seulement admettre que j'en ai aussi. Et qu'elles me paralysent. D'un geste, je frotte mes mains contre mon visage pour en faire disparaître les larmes qui le noient encore.

-Je crois que je vais tout arrêter...,
je décrète après un instant. Je croyais que j'en étais capable... mais à l'évidence...

A l'évidence, je ne le suis pas. Je me couvre de ridicule. Et j'ai le sentiment, par la même occasion, de me mettre inutilement en danger, plus que je ne le devrais, définitivement plus que je ne le devrais. Je sais que c'est de la lâcheté, et je le déplore. Mais... Comment puis-je prétendre venir à bout de ces recherches quand je ne suis pas capable de soutenir un spectacle qui veut être reproduit au centuple. Mais est-il seulement possible de faire marche arrière ?

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeLun 30 Nov - 21:51

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesDepuis Janvier, Cassiopeia et Rose se voient fréquemment. Une relation de travail qui n’a jamais dévié. La sœur de Dorea n’est pas quelqu’un de bavard et Rose est trop polie que pour essayer d’engager la conversation sur un chemin plus intime. On pourrait presque parler de timidité si la jeune femme n’avait pas été habituée à réprimer celle-ci depuis fort longtemps. Même si les deux femmes ne sont pas intimes, ça ne les empêche pas de commencer à se connaître un peu. Ne serait-ce que dans leur habitude de travail, le raisonnement qu’elles emploient lorsqu’elles tentent une nouvelle approche pour mener à bien la mission qui leur a été donnée. Une collaboration enrichissante dont Rose a tiré bien des choses, même s’il lui semble qu’elles ne sont pas prêtes d’arriver à faire ce que l’on attend d’elles.

Abandonner ? Rose mentirait si elle disait qu’elle n’y a pas songé. Il faut dire, qu’à la base, le projet n’était qu 'expérimental. Quelque chose que l’on tentait sans certitude que l’on obtiendrait un résultat. Et pourtant, depuis décembre, quelque chose a changé. La jeune femme ne saurait pas exactement expliquer quoi, mais elle sait que l’on s’est intéressé de plus en plus près à leur projet. Elle a commencé à devoir rendre des comptes et soudainement, le projet n’était plus le leur, mais celui d’un département ayant des choses à prouver.

L’échec est donc de moins en moins une option. Pourtant, les expérimentations en magie ne mènent pas toujours à quelque chose et ses supérieurs le savent. Alors quand Cassiopeia dit tout haut ce qu’elle a envisagé sans pouvoir le formuler, elle pousse un soupir et regarde le mur vide en face d’elle sans vraiment savoir quoi dire.

- Je ne sais pas si c’est vraiment possible, finit-elle par dire.

Rose n’a aucune idée d’où est passé leur accompagnateur, mais il ne semble pas décidé à les rejoindre de si tôt. Elles restent silencieuses encore un moment, puis finalement Rose dit songeuse :

- Peut-être que tu pourrais partir. Après tout, tu ne travailles pas au Ministère. Je pourrais dire que notre collaboration ne porte pas ses fruits.

Oui, peut-être que Cassiopeia pourrait partir, sous quelles conditions, Rose ne le sait pas vraiment, mais ils ne peuvent pas continuer à la faire travailler sur ce projet contre son gré. Rose, par contre, c’est une autre histoire et elle se doute qu’arrêter n’est pas une option pour elle.

- Quelqu’un d’autre prendra ta place, ils ont l’air de vouloir que le projet se fasse à tout prix. Dans quel but, Merlin seul le sait.



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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeLun 7 Déc - 15:06




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Dans l'état de panique et de fragilité émotionnelle où je me trouve, la fuite semble bien évidemment être la meilleure des options, mais il me suffira de prendre un peu de distance avec cet endroit et de recouvrer un rien mes esprits pour comprendre que cette décision impulsive ne peut pas être sans conséquences. Les paroles de Rose, déjà, m'aident a me ressaisir un peu, même s'il m'en faudra manifestement davantage. Est-ce vraiment possible de tout arrêter maintenant ? Au fond, sans doute pas. Ou pas sans conséquences.

J'ai rempli un contrat, je me suis engagée sur l'honneur... et si on me laissait m'écarter du projet, ce serait sans doute, a minima, avec une sentence d'amnésie, et même si une part de moi a envie d'oublier tout ce qui a trait à ces recherches et de faire comme si je n'avais pas consenti à participer au projet du ministère, une autre n'en a pas la moindre envie, pas plus que de laisser Rose à des responsabilités qu'on ne la laissera pas abandonner aussi facilement que moi, ainsi qu'elle le dit si bien. L'air de rien, je me sens redevable envers elle aussi. On n'était pas préparées à ça, mais on y fait face ensemble, alors en lâchant l'affaire, d'une certaine manière, je l'abandonne. Je peux être lâche, souvent. Mais pas à ce point tout de même.

Et quel intérêt si tout ceci se fait tout de même ? Si on me laisse partir sans histoire, je vivrais dans l'appréhension de ce qui se trame en coulisse, est-ce que c'est mieux que d'avoir au moins ce minimum de contrôle sur la situation. Un contrôle peut-être limité, mais qui n'en est pas moins réel. Je pousse un profond soupir, penche légèrement la tête en arrière.

-Je ne serais pas capable de penser convenablement tant qu'on n'aura pas quitté cet endroit,
finis-je par dire, parce que c'est évident.

Pas de décision inconséquente ou impulsive, mais pas de décision du tout, ici et maintenant. C'est impossible. J'ai envie de partir, du moins de cette prison maudite... Je ne dis pas que cette visite aura été vaine, c'est même tout l'inverse, mais je ne veux plus qu'une chose pour le moment, et c'est rentrer chez moi.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeVen 11 Déc - 22:24

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesPartir. Pendant un moment, Rose a oublié que c’était possible. Dans sa tête, c’est comme si elles étaient enfermées dans cet endroit. Prisonnières à jamais du froid et la laideur de cet endroit. Pourtant, Azkaban est en quelque sorte superbe. Il est difficile d’être insensible au bâtiment et à aux formes que Ekrizdis lui a donné quand il l’a créé, mais toute beauté s’efface aux yeux de la Botaniste face à l’atmosphère angoissante et étouffante qui y règne, si bien qu’elle ne peut pas s’empêcher de le trouver laid.

Les considérations esthétiques sont d’ailleurs le dernier de leurs soucis. Dans le fond, Rose ne sait pas vraiment ce qu’elle espérait que cette visite leur apporte. Des réponses ? Peut-être. Une chose est sûre, elles ressortent avec plus de questions que prévu, mais aucune réponse. Leur projet est-il lettre morte ? En réalité, est-il seulement possible ? La question a du éfleurer sa compagne comme elle. On ne passe pas autant de mois sur un projet d’une ampleur pareille sans vraiment se poser la question.

De son côté, Cassiopeia semble s’être calmée. Elle est loin d’avoir retrouvé son état habituel, mais Rose ne peut pas lui en vouloir. Après tout, de son côté, elle n’est pas mieux et elle a du mal à contrôler le tremblement bien involontaire de ses mains. C’est qu’à ce stade, protéger ce qui leur reste de dignité semble superflus. Elle ne peut d’ailleurs qu’approuver quand celle-ci sous-entend qu’il vaut mieux partir sans quoi il sera impossible de réfléchir. Rose rassemble son énergie pour se lever et tend sa main à sa compagne pour l’aider à se relever.

- Je suppose qu’il faut aller trouver cet homme, grimace-t-elle en évoquant leur guide.

Sans vraiment savoir pourquoi, elle ne peut pas s’empêcher d’éprouver un certain malaise en sa présence. Elle voit bien que celui-ci les juge et se moque d’elles. L’opinion des autres n’a jamais beaucoup compté pour elle, mais sans qu’elle puisse se l’expliquer, l’idée même que quelqu’un d’aussi inférieur se permette de les regarder de haut la met hors d’elle. Rose n’a pas assez dénergie que pour s’en occuper aussi se dirige-t-elle vers la pièce où elles ont assisté au baiser du détraqueur.

- Alors mes jolies, remise de vos émotions ?

- Nous en avons fini, il me semble. Je pense qu’il est temps de partir.

Un ricannement plus tard, elles tranversent de nouveau les couloirs qu’elles ont pris à l'aller. Le chemin lui semble interminable, mais finalement, elles arrivent dehors ou le pauvre diable qui les a conduites jusqu’ici les attend encore. Ce n’est que plus tard, lorsqu’elles sont à mis chemin dans la barque que Rose reprend la parole :

- J’ai cru que je n’arriverai plus jamais à respirer correctement !

C’est que depuis quelques minutes, le poids qui l’opressait depuis qu’elles étaient à Azkaban semble s’être levé et si elle ne se sent pas encore bien - elle n’est pas sûr de pouvoir oublier un jour ce qu’elle a ressentit sur l’île - elle a tout de même l’impression d’aller mieux.


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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeLun 14 Déc - 15:10




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Rose la première trouve l'impulsion nécessaire pour se redresser avant de tendre la main dans ma direction afin de m'aider à me lever à mon tour. Cela peut sembler n'être rien, mais le simple fait que j'accepte cette main tendue sans protester au lieu d'affirmer haut et fort que je suis tout à fait capable de me lever toute seule en dit long sur mon état personnel. Mon absurde petit ego n'a pas grande importance en cet instant, et au regard de notre expérience commune, j'ai envie de penser que Rose et moi avons dépassé un seuil. De collègues à amies, ou quelque chose qui s'y apparente un peu, du moins.

Une fois debout, je hoche la tête sans enthousiasme quand Rose suggère que nous devrions retrouver le parangon d'amabilité qu'est notre "guide", qui ne va sûrement pas se priver de se payer la tronche de ces pauvres femmes incapables de supporter ce qui, franchement, ne devrait être supportable à personne. Qui est capable de tolérer ça a déjà perdu une part de son humanité, et je pensais déjà être bien avancée sur la question avec ma lycanthropie, pourtant.

Sans surprise, l'homme se montre insupportable de suffisance... Ce type n'a que ça dans sa vie pour se sentir supérieur, c'est pathétique. J'aimerais être en mesure de l'envoyer sur les roses (sans mauvais jeu de mots), mais c'est bien au-dessus de mes forces. Je préfère laisser couler. Je veux juste... rentrer chez moi. Et qu'on me laisse tranquille.

Sur la barque, il y a le froid, le remous des os, je continue de me sentir un peu nauséeuse, mais rien de comparable à ce que j'ai pu ressentir au sein de la prison. Mes esprits un peu retrouvés, je me sens soulagée. Ce sera peut-être de courte durée, je ne suis pas encore au clair avec moi-même.

-Moi aussi..., je réponds doucement. Respirer normalement... Cet endroit est inhumain. Certains ne méritent certainement pas mieux que de subir cette condition chaque jour de leur vie, mais... Ça va aller pour rentrer chez toi ? je demande ensuite.

Je m'inquiète pour elle, un peu pour moi aussi... Franchement, je ne sais pas si j'ai envie d'être seule et de m'enfermer dans le confort de mon appartement pour relâcher la pression, ou si je n'aurais pas plutôt besoin de sortir, ou de compagnie, ou de que sais-je en fait.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeVen 1 Jan - 20:30

❝ Cassiopeia & Rose❞Les diables qui volent nos âmesLe vent souffle comme un soir de tempête faisant tanguer la petite barque inconfortable dans laquelle se trouvent les deux femmes. Rose ne saurait pas dire combien de temps s’est passé entre leur entrée et leur sortie d’Azkaban, un peu comme si elle avait perdu toute notion du temps dans la prison. La pluie qui n’était qu’un fin crachin désagréable à leur entrée s’est transformée en une averse franche, les roulis provoqué par les vagues font trembler la barque et pourtant, malgré tout cet inconfort, la jeune femme ne ressent que du soulagement à l’idée de voir l’île s’éloigner.

C’est un peu comme si, soudain, elle retrouvait tous ses sens. Elle a l’impression de sentir et voir les choses avec plus d’intensité, mais surtout, c’est comme si un poids se levait progressivement de sa poitrine lui permettant de mieux respirer.

De toute sa vie, elle ne s’est jamais sentie aussi impuissante que lorsqu’elle était à Azkaban. Incapable de bouger, ne pouvant pas supporter ce que les créatures lui faisait ressentir. C’est un sentiment qu’elle n’avait jamais eu à expérimenter avec autant d’intensité et Rose s’est rendue compte qu’elle détestait ça.

Sa seule consolation, c’est de ne pas avoir eu à vivre ça seule. Même s’il y a des choses dont elles ne peuvent pas encore parler, simplement parce que c’est encore trop frais, Rose sait qu’elle pourra au moins partager l’horreur de cette journée avec Cassiopeia et cette pensée la réconforte plus qu’elle ne le pensait sans qu’elle sache vraiment pourquoi. Rentrer chez elle, la jeune femme n’y pensait plus. Tout ce qui compte à présent, c’est d’être partie de là si bien qu’elle se sent incapable d’envisager un futur même proche.

- Je ne sais pas. Probablement. Je me demande si je ne vais pas marcher un peu. Je ne me sens pas capable de transplaner tout de suite.

Si elle est honnête, elle ne se sent pas capable de grand chose à l’instant et elle songe qu’il doit en être de même pour sa compagne, si bien qu’elle lui demande :

- Et toi ? Je peux t’accompagner un bout de chemin si tu veux. Enfin, je ne sais même pas où tu habites, dit-elle avec un faible rire. Tu as peut-être besoin d’être seule. En réalité moi aussi, mais je n’arrive pas à savoir si je préfère être seule ou si j’ai besoin de voir de la vie autour de moi pour oublier tout ça, conclut-elle un peu songeuse.

Elle laisse le silence s’installer, distraitement, elle regarde les vagues s’écraser contre leur embarcation sans se soucier d’être mouillée ou non. Ce n’est pas désagréable, pendant un moment, il lui semble être ailleurs, mais l’homme qui les conduit la ramène à la réalité lorsqu’elles accostent. C’est en vacillant qu’elle sort de la barque à la suite de sa compagne. Alors qu’elles font quelques pas, Rose hésite et puis finalement, avec un peu de maladresse, elle propose :

- Si jamais tu veux boire une tasse de thé dans la semaine, n’hésite pas à envoyer un hibou.


Une proposition qui peut sembler anodine, mais qui est loin de l’être. C’est une main tendue, libre à la jeune femme de la saisir ou pas.

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Message#Sujet: Re: Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B.   Les diables qui volent nos âmes - Cassiopeia B. Icon_minitimeJeu 7 Jan - 10:50




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Je hoche la tête en entendant la réponse de mon interlocutrice. A dire vrai, je ne suis pas certaine non plus d'être capable de transplaner dans l'état où je me trouve. Certes, je me sens à présent plus lucide, regagnée par un semblant de raison, mais je suis loin d'être au meilleur de moi-même, je me sens affaiblie plus que je n'ai jamais eu le sentiment de l'être, peut-être même plus affaiblie qu'après une éprouvante nuit de pleine Lune, et ça, me concernant, ça en dit vraiment long.

De toute évidence, nous sommes également troublées de la même manière, à ne pas trop savoir si nous voulons privilégier la solitude et la compagnie. Encore en cet instant, je ne sais pas vraiment répondre à sa question. Pourtant, la réponse est généralement très claire, et même elle va de soi. Si l'on me laisse le choix entre la solitude et n'importe quoi d'autre, d'une manière générale et presque intuitivement, je vais toujours choisir la solitude. C'est presque plus fort que loi. Je ne réponds pas tout de suite. Je ne veux pas l'écraser de mon silence, je ne sais juste pas quoi dire. Je me laisse le temps de la traversée pour réfléchir à ce que je veux, et je crois que le plus simple, c'est encore que je rentre chez moi. Ou peut-être que j'aille voir Dorea, Pollux, Nigel, qu'importe, une présence un peu plus familière et réconfortante, même si je ne me vois pas leur expliquer ce qui vient de m'arriver... Ils ne comprendraient pas.

L'air de rien, Rose et moi partageons à présent une expérience que peu d'autres seront à même de comprendre. J'ignore si cela fait de nous des amies, ce que je sais, c'est que cela fait de nous autre chose que des collègues. Et dans les temps à venir, j'aurais sans doute besoin de m'adresser à elle. Je pense que reparler de tout ça nous fera du bien, mais je pense qu'il nous faut le temps de décanter tout ça. Il sera plus simple d'en rediscuter à tête reposée. Non, c'est décidé, je vais rentrer chez moi, ça vaut mieux.

L'embarcation nous dépose enfin sur la terre ferme, Rose la première rompt le silence. Je hoche la tête, ce n'est pas une invitation que je déclinerai.

-Je t'écrirai.
Je ne le dis pas comme une banalité, j'ai bien l'intention de le faire. Je vais rentrer chez moi... Je te tiens au courant.



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