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 Love and friendship are basically the same thing - Tibérius

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MANGEMORT
Reha Shafiq
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Message#Sujet: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeMer 18 Nov - 0:06

❝ Tibérius & Reha❞Love and friendship are basically the same thingMai est enfin arrivé et avec lui des températures plus clémentes correspondant mieux aux goûts de Reha. Il faut dire que le climat anglais ne lui a jamais plu. La pluie et l’humidité sont les pires ennemis d’une femme qui n’aime rien tant que les châleurs torides de l’été. Il a fait particulièrement beau aujourd’hui. En cette fin d’après-midi, tandis que le soleil se couche lentement sur la capitale anglaise, la jeune femme profite des derniers rayons de soleil, assise dans une chaise longue sur la grande terrasse du toit de l’immeuble. C’est probablement la première chose qui a plu à la médicomage quand elle a acheté son appartement - en dehors du fait que ce n’était tout simplement pas la maison familiale - et quand l’été arrive, elle passe autant de temps qu’elle peut à profiter de la vue.

Alors qu’elle sirote distraitement un cocktail que son elfe lui a apporté tout en parcourant la Gazette, elle lève parfois discrètement les yeux de son journal pour contempler l’homme devant elle. Il est son exact opposé, sobre, discret, nerveux, sévère et pour le moment de très mauvaise humeur. Ca fait maintenant trente minutes qu’il a décliné sa proposition de boire quelque chose et de s'asseoir parce qu’il avait l’air d’avoir besoin de se calmer. A la place, c’est en silence qu’il fait les cent pas sur sa terrasse, la mine sombre, près à hurler sur la première personne osant le déranger.

Reha n’est pas la première personne venue et Tibérius ne lui a jamais fait peur, aussi lui laisse-t-elle encore cinq minutes et puis, perdant patience, elle replie son journal qu’elle pose sur la table à côté d’elle d’un coup sec et se lève pour venir se planter devant son cousin.

- Suffit Tib, tu n’es quand même pas venu chez moi pour grogner toute la soirée. Je ne sais pas ce que tu as aujourd’hui, mais tu vas finir par trouer mon sol à force de faire les cent pas.

Les bras croisés sur sa poitrine, dans une robe d’été très colorée, les cheveux tressés avec négligeance, Reha n’a rien d’impressionnant, mais elle défie le regard noir que lui lance son ancien fiancé avec assurance.

- Pas la peine de me lancer ce regard là, tu es chez moi et tu ne vas certainement pas me reprocher de souligner ton attitude.

Loin d’être fachée, elle passe une main inquiète sur sa joue avant de prendre sa main et de le forcer à s’asseoir à ses côtés. Posant la tête sur son épaule, elle demande doucement :

- Tu ne veux pas me dire ce qui ne va pas ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette.

Pour beaucoup, Tibérius a simplement l’air d’être de mauvaise humeur, mais Reha et lui se connaissent bien. Il y a entre eux cette intimité partagée par deux personnes qui auraient pu être mariés s’ils n’avaient pas décidé que c’était une mauvaise idée. Fiancé presque dès leur dix ans, ils ont partagé leurs premières expériences sexuelles, leurs peines, leurs angoisses, leurs joies et par bien des côtés, Reha le connaît presque aussi bien que ses propres frères.

S’il n’y a pas - et jamais eu - d’amour entre eux, il y a par contre une solide affection et amitié parfois teintée d’une attirance mutuelle. Attirance absolument inexistante à l’instant, Reha a toujours trouvé les hommes qui boudent peu engageant et son cousin ne fait pas exception à la règle. Sa patience étant arrivé à son terme, c’est un peu plus brusquement qu’elle le pousse à parler :

- Tib, ma patience n’est pas infinie, loin de là, puisque tu n’es pas venu pour profiter de ma compagnie, dis-moi au moins pourquoi tu es là.


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Tibérius Yaxley
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Message#Sujet: Re: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeMer 18 Nov - 23:27



Love and friendship are basically the same thing
Reha & Tibérius
Le sentiment d’échec cuisant est réel et le suit depuis un long moment : d’ordinaire angoissé et nerveux par nature, Yaxley en est venu à se remettre en cause totalement. Les doutes tournent encore et encore et voilà qu’il se demande si, à force d’échouer tout ce qu’il entreprend et de se brouiller avec tous ceux qu’il aime, ce n’est pas lui le problème.  Son humeur a sombré au fur et mesure que ces questionnements augmentaient et que les possibilités de rattraper les choses avec Rose lui paraissaient s’évanouir. C’est qu’il a envisagé de le faire, pourtant, mais aucune solution miracle ne lui est apparue, quand bien même elle lui manque. Avec si peu d’heures de sommeil devant et derrière lui, il a peut-être même pleuré une fois ou deux en se demandant ce qu’il lui a pris, alors qu’ils avaient tout pour eux. Se reprendre, il n’y a pas totalement réussi. C’est qu’il navigue entre le sentiment de culpabilité, l’envie d’un retour en arrière, et l’idée que c’est mieux ainsi. Mais il n’arrive guère à se convaincre lui-même – il ne sait, à vrai dire, toujours pas ce qu’il veut et la liberté qu’il a retrouvé lui laisse un gout amer, sans qu’il n’y trouve d’explication particulière. Il cherche, mais ne trouve rien. Ce serait tellement plus pratique d’y croire et de réussir à se dire que Rose en est en partie responsable. Ce serait tellement plus facile s’il ne savait pas, tout au fond de lui, que c’est sa faute.

Voilà à peu près l’état de ses pensées alors qu’il tourne en rond chez Reha, avec sa mine des mauvais jours, le visage marqué par le manque de sommeil et des cernes de plusieurs jours. C’est sans doute encore une erreur de venir chez la guérisseuse, mais il n’a pas pu s’en empêcher et c’est mieux que de rester enfermé dans son bureau en permanence sans voir personne. Quoiqu’il se doute qu’il va se prendre une soufflante, probablement, Tibérius en a eu le réflexe simplement parce qu’il sait que Reha sera là, et c’est déjà beaucoup et bien, quoiqu’encore emporté dans ses pensées, il en soit même venu à oublier sa présence, incapable de profiter du beau temps et de la terrasse. « Toi aussi, tu vas me faire des reproches ? Ça devient une manie, en ce moment…» Maugréé-t-il lorsqu’elle l’arrête, furieux. Est-ce leur mode de communication habituel, ou sa propre colère ? Il ne sait plus très bien. Aussi colériques l’un que l’autre, ils se sont déjà volés dans les plumes plusieurs fois de façon homérique, sans que cela ne vienne jamais ternir leur amitié, qui a résisté à tout, aussi bien leur caractère mutuel qu’à des fiançailles devenues ingérable – sans doute parce que ledit caractère est trop flamboyant pour que cela n’ait pu donner une union vraiment raisonnable.

Pourtant, de cela, il reste quelque chose qui compte : quoiqu’il se passe, Tibérius a toujours eu confiance en Reha. Elle l’engueulera, ne sera pas d’accord avec lui, peut-être, mais elle restera, et pour l’instant, c’est surtout de ça dont il a besoin : ne pas être seul. Un moment, sa main sur sa joue lui tirerait presque un sourire et le ramènerait presque à la réalité. Mais il ne faut pas longtemps pour que ses pensées le rattrapent. Un peu amorphe, il regarde dans le vide et il se sent comme anéanti.  Il faut donc un nouveau mouvement d’impatience de Reha pour que, sentant l’orage venir, Yaxley cligne des yeux et reprenne pied : « Hm. Excuse-moi. » Une ombre de sourire amusée – les manières autoritaires de la jeune femme l’ont toujours amusé. « Je suis injuste envers toi et je manque à toutes mes manières alors que tu n'y es pour rien.  »

Il dépose un baiser sur sa tempe et une ombre de sourire passe sur ses lèvres. Pas longtemps. Le juge se rend bien compte qu’il ne peut pas se taire plus longtemps, de toute façon. Il hésite un instant, ne sachant pas comment annoncer les choses, et c'est en grinçant des dents qu'il finit par dire : « Rose et moi avons rompu. »

Voilà, la bombe est lâchée. Cliniquement, sans larmes, alors qu'il est dans un état pitoyable.  Se souciant peu de l’effet qu’il donne, Tibérius allume une cigarette : « C’est tout. Je ne suis même pas sûr que ça vaille la peine de t’en parler, tu sais. Il n’y a rien à faire ni à dire. » A ce stade, Rose aurait-elle accepté des excuses ? Cela aurait-il changé quelque chose ? Au-delà même de son ego, qui semble fonctionner à l’envers de son esprit cartésien, Yaxley s’est convaincu que non. Résigné et amer, il continue son monologue, et reprend brutalement : « C’est de ma faute, et j’ai tout gâché, voilà.  Il me faut juste le temps de m’habituer…de m’habituer à l’idée. » L’aveu lui coute, plus que tout. Devant quelqu’un d’autre, il ne le ferait pas, mais c’est Reha, alors il se dit qu’il peut. De toute façon, il peut bien faire toutes les confessions qu’il peut, c’est trop tard, comme il le signale de lui-même : « Ce n’est pas comme s’il y avait un retour en arrière possible, de toute façon. » Tous ses gestes trahissent son désespoir et une certaine colère – il ne sait même plus contre qui elle est dirigée, d’ailleurs. Contre lui, sans doute, et la fierté en prend un coup. Assumer les choses lui coute, comme toujours, car il a l’impression de multiplier les erreurs alors qu’il a encore une haute opinion de lui. De plus en plus amer, il s’exclame donc avec un rire sans joie : « Au moins, il n’y aura plus de risque qu’elle apprenne pour toi et moi, j’ai eu l’intelligence folle de lui dire que je voyais d’autres femmes. »  Il est certainement dur avec lui-même. Encore faudrait-il l’être plus souvent. Puis, sans aucune transition, comme si cela ne signifiait rien : « Mais ça va me passer, ne t’en fais pas. Au jeu de râler, tu es plus forte que moi de toute façon. »
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Reha Shafiq
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Message#Sujet: Re: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeJeu 19 Nov - 21:49

❝ Tibérius & Reha❞Love and friendship are basically the same thingFaire des reproches, un sport national chez Reha ! Il faut dire qu’elle y a été entraînée dès son plus jeune âge. Unique fille de sa fratrie, sa mère a reporté toute son ambition sur sa fille qui n’en demandait pas tant. Si la jeune femme sait que sa mère l’aime, elle sait aussi qu’elle est son plus grand échec parce que Reha est tout ce que sa mère aurait voulu qu’elle ne soit pas. Or la grand Sélène Selwyn n’a jamais été habituée à l’échec. Néanmoins, pour une fois,  Reha ne fait pas des reproches pour le simple plaisir d’exaspérer son interlocuteur, mais bien parce que Tibérius semble avoir besoin que quelqu’un lui secoue les puces. S’il faut que ça soit elle, eh bien elle se sacrifiera à la tâche sans rechigner en bonne Gryffondor qu’elle est. Du reste, elle ne lui demande même pas qui lui fait des reproches. La jeune femme connaît bien Tibérius et elle sait que son caractère est encore plus difficile que le sien. L’idée qu’il puisse taper sur les nerfs de ses collègues ou de sa fratrie est plus que probable, en particulier si son humeur est aussi charmante que celle qu’il affiche maintenant.

Il faut dire qu’il ne faut pas être un psychomage pour voir que quelque chose ne va pas et que Tibérius n’est pas juste de mauvaise humeur. Si ce n’était que ça, il ne serait pas venu la trouver. Ils ont beau être proches, la fin de leur fiancaille a mis une certaine distance entre eux et ils ne se voient plus aussi souvent qu'auparavant, ne serait-ce que pour éviter de froisser certaines sensibilités. Néanmoins, dernièrement, ils ont renoués avec de vieilles habitudes de leur adolescence au grand plaisir de Reha, qui apprécie avoir un amant qui ne confond pas sexe et relation. Alors les excuses de Tibérius, elle les balaie du revers de main. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas sa considération, elle sait où ils en sont. Elle préfère des explications.

- Rose …
Un silence se fait. Rose, comme Rose Selwyn, ma cousine ?

La sienne aussi si on y pense, mais de toute façon à un dégré plus ou moins fort, ils sont tous liés. L’étonnement se fait dans la voix de Reha, mais pas le jugement, ce n’est pas son genre. Elle le regarde allumer sa cigarette l’air un peu incrédule et lâche :

- Je ne pensais pas que c’était ton genre de femme …


Elle connaît bien Rose même si elles ne sont pas vraiment proches, il y a une trop grande différence d’âge, mais aussi de caractère, entre elles. Néanmoins, elle sait que Ryhiad l’apprécie, ce qui suffit généralement à la jeune femme. Pourtant, elle a du mal à l’imaginer avec Tibérius qui préfère généralement des femmes moins discrètes. Qu’importe, la médicomage ne ressent pas de jalousie, mais juste de la curiosité pendant que son cousin lui raconte ce qui le met dans un état pareil.

C’est que dans le fond, elle ne voit pas vraiment où est le drame. Depuis des années, Tibérius enchaîne les conquêtes comme elle enchaîne les amants et elle l’a rarement vu plus perturbé que ça par la fin d’une relation. Au pire, ils se morfondaient ensemble une heure autour d’un verre, soignant leur fierté un peu blessée avant de remettre le couvert. Ils ont toujours fonctionné sur le même modèle et elle ne comprend pas pourquoi ça semble si différent cette fois-ci.

Il y a dans son ton, ses paroles, mais aussi son attitude une tristesse qu’elle n’a pas l’habitude de voir et elle saisit sa main main libre qu’elle glisse dans la sienne tandis qu’il continue son récit.

- De ta faute ? Mais qu’est-ce que tu as bien pu faire ?, demande-t-elle, peu habituée à le voir prendre la responsabilité de l’échec d’une relation.

Il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle comprenne où il veut en venir. Lachant sa main, elle se lève pour lui faire face, un peu moins compréhensive que quelques minutes auparavant.

- Attends un peu, si je comprends bien, elle n’était pas au courant que vous n’étiez pas dans une relation conventionnelle ? Par Godric, Tib, même moi je l’aurais mal pris et je n’ai pas sa patience … et n’essaie pas de changer de sujet. J’ai peut-être la palme quand il s’agit de râler, mais je n’ai jamais trompé personne sur le type de relation que j’avais avec eux.

En bonne Gryffondor, Reha ne conçoit pas que l’on puisse trahir ses amis et sa famille. Si elle-même n’est pas proche de la jeune femme, elle sait que celle-ci et Tibérius sont proches, elle l’a encore vu au Nouvel An, aussi ne comprend-elle pas pourquoi son cousin a préféré ternir son amitié avec elle plutôt que d’être honnête.

- Qu’est-ce qui t’a pris enfin ? N’importe qui aurait pu te dire que ce n’était pas le genre de femme à s’accommoder de ce genre de relation et même si c’était le cas, personne n’aime découvrir que les termes d’une relation n’était pas les mêmes pour tout les participants.

Elle le regarde d’un air sévère tandis qu’il fait mine que tout vas bien et lui tourne le dos pour aller chercher sa boisson, elle s’assied en face de lui, les jambes croisées et ajoute avec désapprobation :

- Et puis tu as vraiment envie de te mettre la famille de ma mère à dos ? Ce n’est pas bon pour Rihyad et Gaïa et Thaddeus a déjà assez fait parler de lui à Noël. Ca ne servait à rien si tu n’étais pas sérieux, tout le monde sait que Caelum fera sa demande à un moment. Epargne-moi les insultes sur Caelum, ce n’est pas mon problème si vous n’avez jamais su vous entendre.

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Tibérius Yaxley
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Message#Sujet: Re: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeSam 21 Nov - 0:27



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Reha & Tibérius
Un moment, Tibérius a oublié que Rose et lui n’avaient jamais rendu leur relation officielle ; Reha le lui rappelle en clignant des yeux d’un air surpris. Un instant, il ne peut s’empêcher d’avoir envie de lui demander ce qu’elle veut dire par là et si elle a une critique à formuler à l’encontre de leur cousine et de défendre Rose en disant qu’elle était tout à fait digne de lui, voire même qu’elle mérite mieux…et il arrête de lui-même son flot de pensée. D’abord parce que ça le surprend lui-même de vouloir continuer à prendre le parti de son ex-compagne – et le mot fait mal – ensuite parce qu’au fond, il comprend finalement tout à fait ce que Reha veut dire. « Non, moi non plus. » N’a-t-il pas été surpris lui-même d’être aussi attaché à Rose, autant qu’il a été terrifié par ce sentiment qu’il a préféré mettre de côté ?  « Pas mon genre de maitresse, mais ce n’était pas ça, entre nous… » Sur la défensive, il a l’impression de se justifier de quelque chose dont il n’a pas beaucoup envie de parler. « Elle est…était…je l’aime beaucoup, c’est tout. » La preuve, même ça, il ne l’a pas dit à Rose, et il en rougit presque. Mais c'est vrai, malgré leur rupture, et même si c'est trop tard pour le dire et que ce n'est pas la bonne personne pour le faire. Ca ne ferait pas si mal, pour preuve, s'il ne tenait pas autant à elle.

A ce titre, sa relation avec Rose détonne effectivement dans le paysage de sa vie sentimentale.  N’a-t-il pas pour habitude les relations simples, sans lendemain, les ruptures à l’amiable et la dissociation du plaisir et des sentiments ? De la fête et de l’engagement ? C’est tout ce qui lui reste – les seuls moments où il n’a pas besoin de réfléchir. Parce qu’il réfléchit en permanence, qu’il calcule, parce qu’on l’a habitué à être comme ça. Compassé, raisonné, logique. Chef de famille, avec un plan, et une vision. Et que le costume est trop grand pour lui : habitué au rôle d’héritier, il pensait avoir du temps devant lui pour s’habituer à l’idée.

Le problème, c’est qu’il raisonne en homme d’habitude – sur le temps long. Tibérius Yaxley n’aime pas le changement, ni les ultimatums, ni qu’on lui change ses manies. Alors sans doute qu’il n’était pas prêt : parce que contrairement à ce qu’il a dit à Rose, il savait très bien ce que voulait dire cette relation. Ce qu’il ne savait pas, c’est si il en voulait. Mais l’avouer…c’est une toute autre histoire. Avec Reha c’est différent, quoiqu’il soit encore sur la défensive. Bras croisés, il serre les dents en fumant sa cigarette : dans l’état de nerf où il est, il envisage un instant de l’envoyer promener. C’est déjà arrivé, ça arrivera d’autres fois, ce ne sera pas un drame et ils se réconcilieront une autre fois : ça rendait tout forme de relation amoureuse impossible – c’était même franchement odieux – mais en amitié, les choses sont différentes : peut-être est-il même plus conciliant avec Reha qu’avec quiconque. Mais cela vient peut-être du fait que justement, ils se sont toujours dit les choses honnêtement, quitte à se rentrer dans le lard.

Alors il subit, mord le filtre de sa cigarette, essaye de faire le point - ce n’est pas parce qu’il sait qu’il est en tort qu’il est agréable de l’entendre. Incapable d’affronter le regard de la médicomage, le juge finit par s’affaisser, comme s’il s’effondrait un peu en lui-même. « Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. J’ai essayé, pourtant, mais ça n’a pas été une franche réussite. » Perdu, il cherche ses mots, relève la tête vers elle pour trouver un signe d’encouragement à continuer son explication, n’en trouve aucun, s’exclame avec mauvaise humeur : « Ah, ne me regarde pas comme ça, je sais ce que j’ai fait, merci bien. » Continuant à fumer nerveusement, il finit par s’allonger sur une des chaises longues, regardant le soleil devenir orange sans trop le voir. « Elle ne voulait pas être une fille parmi d’autres, pas l’histoire d’une foi. Quelque chose de sérieux. Et moi…je crois que je voulais être avec elle, alors j’ai essayé de proposer quelque chose qui le soit. »


Devinant plus qu’il ne le voit le scepticisme de Reha et n’aimant guère qu’on le remette en question, il grogne de nouveau : « Arrête, j’ai vraiment essayé. J’étais sincère en le proposant, je ne voulais pas de ça. Qui s’engage dans une relation en sachant qu’il va…qu’il va trahir l’autre, comme tu dis ? » A peu près tous les hommes infidèles et sans scrupules, même s’ils diraient le contraire. Et comme eux, Tibérius Yaxley n’est pas fier, peu importe sa sincérité.  

Qu’il en souffre, c’est certain, mais c’est une autre histoire. « Mais j’ai eu l’impression que si j’allais plus loin il n’y aurait pas de retour en arrière. J’ai eu l’impression d’être piégé, tu vois ce que je veux dire ? » Un peu perdu, il tourne de nouveau la tête vers elle. Vu ce qu’ils ont vécu ensemble et le cauchemar qu’a été de faire entendre raison à leurs parents respectifs, Yaxley se dit qu’elle comprendra peut-être. Cependant, il est mal à l'aise, ayant l'impression de se justifier malgré lui, problème fréquent quand on se sent coupable mais qu'on est trop fier pour avouer qu'on a merdé. « Je n’aime pas l’idée de ne pas pouvoir faire ce que je veux, même si c’est qu’on attend d’une relation… Mais partir c’était…difficile. Ca n’a peut-être pas l’air évident comme ça, mais je tiens à elle. Sinon je n’aurais même pas essayé, même si je n’en ai pas été capable. » Avec mauvaise humeur, il se redresse, incapable de se poser de rester très longtemps en place, comme si marcher l’aidait à se concentrer : « J’ai laissé s’enliser les choses, je suppose. Au final, je suis certainement plus intime avec toi qu’avec elle, donc c’était forcément voué à l’échec. Et c’est peut-être mieux comme ça. Mais je ne suis pas sûr d’arriver à m’en convaincre. » Indécis. Voilà ce qu’il est. Et il réfléchit encore à l’idée de trouver un plan en essayant de se convaincre qu’il a fait le choix le plus rationnel, avant de se contredire immédiatement : « Peut-être que ça en aurait valu la peine, après tout… »

La vérité brutale que Reha lui assène détourne efficacement la conversation de ces aveux gênants et dont il n’a pas l’habitude, même s’il sait qu’ils ne sortiront pas d’ici, comme il ne lui viendrait jamais à l’idée de le faire si la situation inverse se produisait. Il manque d’insulter Caelum, mais c’est peut-être plus parce qu’il réalise que la guérisseuse a raison. Et ça aussi, ça fait mal et ça l’inquiète : qui sait si Rose n’accepterait pas ? Si Tibérius Yaxley n’aime pas les mensonges et qu’il considère que la vérité est toujours préférable par défaut, cette fois, il aurait sans doute aimé qu’elle reste une possibilité floue. Reprenant sa marche, qu’il avait brusquement arrêté, il lance d’un ton amer :  « Pour ce que ça change. Un peu plus ou un peu moins, à ce stade…» Avec un haussement d’épaules, il informe Reha des dernières nouvelles : « Gaia est brouillée avec Rose, je suis brouillé avec les deux. Ça doit impliquer que je suis aussi brouillé avec ton frère…en fait, la bonne question, ce serait plutôt de savoir avec qui je ne suis pas en froid. » Une tendance naturelle à la querelle qu’il n’assume pas. Et qui lui semble accessoire, alors qu’il demande avec inquiétude : « Tu crois qu’elle accepterait ? » Dans sa barbe, il maugréé, plus pour lui-même que pour sa cousine : « Je n’ai pas été à la hauteur, mais ça reste un sale con. »

De nouveau très nerveux et agité, même s'il ne s'est jamais vraiment apaisé,  il continue à marcher en silence, avant de lancer : « Je ne sais même pas ce que je suis censé faire, maintenant. Je suppose que tu n’es pas disposée à me le dire non plus ? » S’arrêtant enfin de marcher, il soupire, pas vraiment fâché contre Reha  : « Ah, ça me fatigue… » C’est une impasse, c’est tout. Se laissant tomber aux côtés de Reha, Yaxley se passe une main fatiguée sur le visage, avant de lancer avec un pâle sourire : « Tu me passes un verre, dis ? Ou est-ce que je peux te piquer une gorgée de ton cocktail ? »

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Message#Sujet: Re: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeSam 21 Nov - 1:21

❝ Tibérius & Reha❞Love and friendship are basically the same thingJe l’aime beaucoup. Trois petits mots, mais aucun dont elle pensait Tibérius capable. Ils se connaissent depuis qu’ils sont nés, ils ont été fiancés dès leur enfance et pourtant, elle ne se rappelle pas avoir entendu son cousin montrer son appréciation de manière aussi claire pour qui que ce soit. Bien entendu, comme tous les adolescents, il s’est souvent cru amoureux, peut-être l’a-t-il même été, mais Reha ne se souvient pas qu’il ait fait une fixette sur quelqu’un assez longtemps pour en parler en ces termes. Ce sont donc ces petits mots anodins et son attitude, un peu gênée, comme s’il venait de professer les pires insanités devant feu Augustus Yaxley qui provoque un ricannement presque involontaire chez Reha. Rien de méchant, mais tout de même un peu moqueur. Il ne faut pas s’y tromper, si la jeune femme est là pour soutenir Tibérius et l’écouter, personne n’a dit qu’il n’en prendrait pas pour son grade dans la foulée. Il s’en doute, ça a toujours fait partie du contrat et ça ne l’a pas empêché de venir. Au pire, il le prendra mal - Reha a toujours trouvé qu’il était trop suceptible, ce qui, de sa part, veut dire beaucoup - et il partira pour revenir après, presque penaud, mais refusant de faire des excuses. C’est leur façon de fonctionner depuis qu’ils sont nés et la jeune femme ne voit pas pourquoi il faudrait que les choses changent. Elle commente donc sans la moindre compassion pour la gêne que ses paroles vont occasionner :

- Merlin, Tib, je crois que je suis en train de te voir rougir. Serait-ce donc la preuve qu’il existe des émotions derrière cette rigueur administrative ?


Si Reha se moque allègrement de lui, ça ne l’a pas empêché de voir un soupçon d’indignation quand elle a souligné que sa cousine ne semblait pas être son genre de femme. Bien entendu, il n'a pas répliqué, il sait qu’elle a raison, mais c’est amusant comme l’absence de parole du juge en dit parfois bien plus que ce qu’il veut bien exprimer à voix haute. Il faut dire qu’il passe beaucoup de temps à se justifier. Trop aux yeux de Reha, ce qui implique une culpabilité mal dissimulée qu’il voudrait bien exorciser. Elle lui fait les gros yeux lorsqu’il lui reproche un peu cavalièrement de ne pas le caresser dans le sens du poil :

- Je te regarde comme je veux, je suis encore chez moi au cas où ça t'aurait échappé. N’empêche, c’est fou ce que tu peux être con pour un Serdaigle, s’entend-elle lui dire avec une absence de compassion. On dit toujours que ce sont les Gryffondor qui remportent la palme de la bêtise, mais autant dire que tu n’es pas en reste. Franchement, j’ai beau tourner tes explication dans tous les sens, il n’y a rien de cohérent dans ce que tu dis. Tu ne lui as pas proposé une relation sérieuse, Tib, tu lui as juste menti. Assume au moins ça. Tu as voulu, les gallions, Gringott et le sourire du Gobelin en prime. Tu ne pouvais pas avoir une relation conventionnelle avec l’une tout en gardant tes maîtresses sur le côté, ça n’a pas de sens … Il n’y a que les moldus pour entretenir une polygamie pareille, conclut-elle en enfonçant le clou là où ça fait mal.

Si elle n’est pas tendre avec le juge, ça ne l’empêche pas d’avoir une certaine compassion à son égard. Ils se connaissent bien et surtout, ils connaissent les travers qu’apporte leur statut et le fait d’être nés dans des familles comme la leur. Tibérius, comme Reha, n’est pas fait pour l’engagement. L’impression d’étouffer, de vouloir garder un peu de liberté pour ne pas rentrer dans cette case étroite qui doit être leur vie, la jeune femme connaît. Contrairement à lui, elle est la cadette d’une famille qui comporte assez de garçons pour assurer la lignée et même si sa mère à tempêté, exigé, la jeune femme à tout de même réussi à avoir gain de cause et échapper, au moins un peu, au joug familial. Il n’en est pas de même pour son cousin qui a hérité d’un rôle qu’il n’aurait pas dû avoir à endosser avant une vingtaine d'années au moins. Son regard se fait moins sévère, presque doux quand elle lui répond :

- Je sais ce que tu veux dire, Tib. Ça fait vingt ans qu’on cherche à échapper à cette situation, on l’a fait avec un certain brio si tu veux mon avis, mais tu sais bien que ça ne peut pas durer éternellement. Viendra un moment où toi comme moi, on devra se ranger. Tu sais que c’est l’ordre des choses et de ton côté, tu peux encore moins l’imposer à ta propre famille alors que tu brises toutes les règles. Je ne cherche pas à te faire sentir coupable ici, je dis juste que tu te voiles la face ou que tu réfléchis trop ou les deux en réalité. Avec sa logique de Gryffondor très binaire, elle ajoute : tu avais deux choix. Le premier, tu poses les bases d’une relation classique et tu assumes. Le second, tu estimes que l’effort ne valait pas la récompense et tu continues ta vie. C’est aussi simple que ça, dit-elle en haussant les épaules.

Toujours agité, il est désormais debout, et ce n’est plus tant à elle qu’il parle qu’à lui-même. Toujours assise, Reha laisse la réflexion faire son chemin dans l’esprit de son cousin tout en grimaçant :

- Plus intime avec moi qu’avec elle ? Je crois que je ne veux même pas savoir ce que tu entends par là …

Et quand il évoque le fait que ça en aurait peut-être valu la peine, elle commente sans pitié :

- Un peu tard pour s’en rendre compte, tu ne crois pas ? Et tu as l’air d’avoir fait carton plein dernièrement. Après, sans vouloir te vexer, se disputer avec Gaïa est loin de relever de l’exploit, elle a aussi mauvais caractère que moi, sauf qu’elle a le mauvais goût d’entre hautaine en plus de ça. Moi, au moins, je reconnais quand je suis en tort, de mauvaise grâce certes, mais je le fais.
Gaïa et Reha ne se sont jamais vraiment fort bien entendues, il y a toujours eu quelque chose dans les manières de sa cadette qui plaisait moins à Reha. Néanmoins, ce n’est pas le sujet et elle ne s’attarde pas la dessus. Pour mon frère, je ne m’inquièterai pas trop, il est tellement obsédé par l’idée d’avoir ton approbation qu’il ne voudra pas te froisser trop longtemps. Avec un soupir, elle ajoute : Je voudrais bien qu’il passe un peu moins de temps à essayer d’arrondir les angles … Enfin, quoiqu’il en soit, préviens-moi à l’avance si tu as décidé de te brouiller avec moi prochainement, il faudra que je trouve quelqu’un d’autre pour égayer mes soirées.

Traduction, à moins qu’il ne se décide vraiment à l’emmerder, il ne peut mal de la froisser. Pas ce soir en tout cas. De toute façon, il est préoccupé par quelqu’un d’autre qu’elle. Elle ne mentait pas en lui disant qu’il était un peu tard, surtout quand il n’est pas le seul prétendant en lisse. La naissance de Rose a longtemps été un sujet de spéculation, mais puisque les Selwyn eux-mêmes ont décidé que ce n’était plus le cas, il n’y a bien que les Black pour continuer à faire la fine bouche. La fortune de Rose, l’absence de famille directe trop encombrante en fait un parti qui n’est pas négligeable. Tibérius en a probablement conscience et ça le tracasse.

- Hmm, je ne sais pas, tu es plus proche d’elle que moi. Après, d’un point de vue pragmatique, Caelum est un bon parti et la fortune de Rose reviendrait dans le giron des Selwyn tout en lui donnant définitivement l’approbation qui lui a été refusé pendant des années C’est une union qui ferait sens, même ma mère y est favorable, c’est dire …

Elle laisse passer l’insulte sur Caelum parce que ce n’est pas son combat et tandis qu’il se rassied enfin à ses côtés, elle prend sa main et l’embrasse affectueusement sur la joue :

- Depuis quand est-ce que tu écoutes ce que je te dis ? Maintenant, soit tu admets que tu as merdé et tu passes à autre chose, soit tu te tentes de te faire pardonner parce que tu as l’impression que ça en vaut la peine. Après, il faut encore voir si c’est possible et à quel point tu t’es comporté en parfait connard. J’imagine que j’ai eu droit à la version édulcorée ?

Pas rancunière, elle lui passe son verre tandis qu’elle claque des doigts pour appeler son elfe et lui demander de préparer autre chose à boire.

- Bon, tu te sens un peu mieux là ?


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Tibérius Yaxley
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Message#Sujet: Re: Love and friendship are basically the same thing - Tibérius    Love and friendship are basically the same thing - Tibérius  Icon_minitimeMar 24 Nov - 23:36



Love and friendship are basically the same thing
Reha & Tibérius
D’ordinaire toujours sur la réserve et ayant intégré les bonnes manières comme une seconde peau, quoique sans doute trop franc et prompt à dire les choses sans détours lorsqu’elles l’agacent, Tibérius est pourtant pris d’une envie folle d’adresser un geste grossier à sa cousine alors qu’elle se paye allégrement sa tête, comme lorsqu’ils étaient gamins et que les chamailleries et querelles d’adolescents l’emportaient de loin sur les exigences de leur rang, surtout en privé. Au lieu de quoi, boudeur, il se contente de grogner : « Je t’emmerde, Reha. » C’est qu’elle n’a pas tort, pourtant, et qu’il peut difficilement nier de toute façon : après tout, n’est-ce pas lui qui a commencé en avouant les choses, lui donnant un prétexte facile à moquerie ? Car c’est bien vrai, pourtant, si Tibérius rougit, c’est que malgré les airs raides qu’il se donne, il est plus sincèrement épris de Rose qu’il ne le pensait. Peu familier de telles révélations, qu’il juge gênantes, il ne sait plus très bien où se mettre, et c’est peut-être ce qui le dissuade de trop se mettre en colère. Ça, ou le fait qu’en le formulant clairement, il rend les choses terriblement plus réelles et douloureuses. Reha achève de son côté de faire le reste en le forçant quelque peu à regarder en face ce qu’il a refusé de voir jusqu’à là : c’est qu’il est facile de rejeter la faute sur l’autre et de se complaire dans le rôle de la victime. Doué pour s’aveugler et pour plaider sa cause, Tibérius nierait sans hésitation se sentir coupable : pourtant, c’est le cas. Au fond, il sait bien ce qu’il a fait, et c’est pour cela qu’il a commencé par dire que tout était sa faute, moment d’honnêteté qui n’a pas duré. La rupture lui a laissé un gout amer et assumer qu’il est celui qui est à l’origine de l’échec de cette relation – assumer ce qu’il voulait, au fond – ne fait pas plaisir : juger les autres et ne leur pardonner aucune erreur, c’est une chose, être celui qui échoue, se découvrir faillible, en somme, en est une autre.

Mal à l’aise, et se débattant avec sa culpabilité, Yaxley proteste du mieux qu’il peut, horrifié du constat que fait Reha, peut-être parce qu’il est vrai, mais de moins en moins assuré : « Je n’ai pas…je n’ai pas voulu… » Détournant le sujet et un peu indigné du nombre d’insultes qu’il prend, il s’interrompt pour s’indigner : « Dis moi, est-ce que tu essayes vraiment de m’aider ou tu te moques juste de moi ? » Percevant dans son regard qu’il ne gagnera pas l’échange, toujours aussi agité, il détourne le regard, se sentant un peu acculé : « Bon, bon, d’accord. J’ai menti, oui. » L’aveu lui coute encore plus que le reste. Mais au fond, ce n’est que sa fierté qui est égratignée et blessée. Pour le reste, Tibérius sait bien que Reha a raison, et quoiqu’il la soupçonne de s’amuser un peu, il se sent lui de son côté plutôt désolé et en colère contre lui-même. D’où un maugrément un peu triste : « Mais qu’est-ce que ça change, de toute façon, maintenant…»  

Pour une fois, il en vient à être d’accord avec Reha, et s’il lui pardonne son ironie c’est parce qu’il a lui-même une envie montante de se gifler à cause de sa propre idiotie. A un moment donné, il faut choisir : la perspective n’enthousiasme pas Tibérius. Loin de là. Mais le fait d’avoir perdu Rose, d’un autre côté, lui semble insupportable. C’est une impasse, et il en revient toujours à ça. Hochant la tête sans relever la provocation de la médicomage, il lance en tirant une bouffée de tabac :  « Je sais. » Puis il répète doucement : « Je sais. Mais c’est tôt pour ça. » Comment est-il censé raisonner de manière calme, s’engager dans une relation, prendre le temps de voir venir et évoluer les choses, de bâtir une relation, dans des conditions où tout le monde attend de lui quelque chose, à commencer par le mariage, et ensuite un hériter, au point que même lui, influencé par les traditions qu’on lui a inculqué, ne conçoit plus aucune relation en dehors de cet aboutissement ? « S’il n’y avait pas en permanence cette exigence du mariage, ç’aurait été plus facile… si j’avais rendu les choses officielles, on n’aurait jamais eu la paix. Et je n’étais pas sûr de…» Il s’interrompt de nouveau, maussade, ne sachant pas comment formuler les choses. Mais maintenant ? Maintenant qu’il a l’impression d’avoir perdu Rose, Tibérius regrette. De ne pas s’être investi plus. De ne pas pouvoir revenir en arrière. Maintenant, il réalise combien elle lui manque, et qu’il a été assez idiot : l’effort, se dit-il, lui aurait-il vraiment couté tant que ça ? Non, lui souffle une voix. Tu sais bien que non.

Le constat le perturbe un peu, mais moins : à présent, c’est une sorte de tristesse et de résignation qui domine. Reha lui offre donc une distraction bienvenue et il grogne : « Pourquoi veux-tu que je m’engueule avec toi ? Qui me dirait mes quatre vérités quand j’ai besoin de les entendre, sinon ? » Mais malgré ses piques paraissant un peu ulcérées et sarcastiques, c’est un demi-sourire qui perce sur son visage. La franchise assassine est signe de bonne santé, chez Tibérius, et puis c’est un mode de communication classique chez eux : à vrai dire, il est plutôt reconnaissant à Reha ne pas l’avoir ménagé et il se sent un peu mieux. Ils fonctionnent ainsi, c’est tout. Presque rieur, il lance sans se démonter : « Et puis il faut bien que je serve à quelque chose, même si ce n’est que égayer tes soirées. Tu m’en vois ravi, d’ailleurs, je vais juste garder mon enthousiasme pour moi pour l’instant. » En réalité, il aurait du mal à se brouiller avec Reha : en l’état actuel des choses, ça le rendrait malheureux – il ne comprend toujours pas comment il a fait pour battre froid à autant de gens en aussi peu de temps, et même s’il est à l’aise dans le conflit, Tibérius n’est pas si heureux que cela de se retrouver seul, même si c’est le prix à payer pour avoir raison – et qu’il est sérieusement incapable de réellement lui battre froid longtemps. Après tout, leur amitié a survécu à bien pire que ça, et pourtant, ils ne se sont pas rendus mutuellement la tâche facile. Dans le fond, en le poussant à réfléchir, elle lui rend service en lui faisant réaliser des choses qu’il n’avait pas vu, ou pas voulu voir.

Comme cette histoire de demande de Caellum, qui l’inquiéte. Il balaye l’argument de Reha avec mauvaise humeur et une pointe d’ironie, moins destinée à sa cousine qu’à Sélène Selwyn : « Ta mère était favorable à notre mariage, je ne suis pas sûr que son avis soit des plus pertinents, soit dit en passant, et sans vouloir te vexer. » Malgré tout, il sait ce que Reha veut dire, et ça ennuie plus Tibérius qu’il ne veut l’admettre. Il aimerait bien croire que Rose n’acceptera pas, mais il sait bien au fond qu’elle ne manque pas de volonté, et que s’il est rancunier, elle aussi : leur dernière dispute le lui a prouvé, et elle n’avait rien à avoir avec celle-ci. Serait-elle capable de s’enferrer avec quelqu’un qu’elle n’aime pas juste pour lui faire payer son attitude ? Il est possible qu’elle lui en veuille à mort, et il ne peut pas tellement lui donner tort alors qu’il ne sait même pas quoi faire.

Fatigué, il se fend d’un pâle sourire alors que Reha l’embrasse sur la joue, se laissant faire sans résistance : « Je t’écoute toujours, figure toi. Toi, ce que tu voudrais, c’est que je passe ma vie à flatter ton ego en te disant que tu as raison. » S’il se ressaisit un peu, elle fait finalement preuve de plus de bon sens que lui. Mal à l’aise face à sa question, il revoit l’échange violent qu’il a eu avec Rose. « Hem. »  Desserrant nerveusement sa cravate, il avoue d’un ton maussade : « C’est probable, oui. Je pense même qu’elle trouverait l’insulte un peu faible…» Il ne se souvient même pas de tout, sinon d’avoir été d’une extrême mauvaise foi, au-delà même de la révélation du fait qu’il la trompait – et ça, c’est encore sans compter le fait qu’il ait refusé toute situation d’intimité avec elle. Et que tout ça est arrivé un soir où il aurait du être là pour elle. Maintenant, aller rattraper les choses avec lui semble impossible. Quand bien même, et Tibérius le réalise définitivement trop tard, c’est pourtant bien ce qu’il voudrait…mais, défaitiste, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire. Ni dans quel monde ou par quel miracle Rose pourrait lui pardonner. « Je n’exagérais pas quand je disais que j’avais tout gâché. Elle ne m’écouterait probablement pas si j’essayais de lui parler. Je ne pense pas que je puisse rattraper les choses, à ce stade… » Il soupire, tire sur sa cigarette : « Quel con, merde. » Il se passe une main sur le visage, brasse un peu les regrets et la culpabilité qui l’agitent.

Le ton impérieux de la jeune femme le ramène à la réalité, alors qu’il boit une gorgée de cocktail. « Je te remercie de ta fantastique sollicitude et de ta patience, Reha, tu es trop bonne. » Dit le juge avec un petit rire, qui montre plus sûrement que ses paroles qu’il va effectivement mieux.  « Mais un peu. Ça ira mieux après un autre cocktail. Je vais passer à autre chose pour le soirée. » Il est reconnaissant, même s’il ne le dira pas. C’est peut-être juste dans la manière dont il reste à côté d’elle et qu’il écoute ou dans le sourire amusé qu’il lui adresse en prenant sa main avant de se pencher vers elle : « De toute façon, ce n’est pas ce soir que je trouverai une solution, qu’est-ce que tu en penses ? Et si je continue, je vois venir le moment où tu vas me dire que j’abuse de ta patience. Comment puis-je réparer le fait d'en avoir abusé aussi longtemps ?»


(C) CANTARELLA.

_________________
The necessary evil
Politically, the weakness of the argument has always been that those who choose the lesser evil forget very quickly that they chose evil.


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