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 Like the movies + Xena (avril-juin 1948)

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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Like the movies + Xena (avril-juin 1948)   Like the movies + Xena (avril-juin 1948) Icon_minitimeMar 16 Fév - 23:43



Like the movies
Xena & Finn
« C’est pas une bonne idée, patron. » Lance un Rafa désespéré et un peu plaintif, comme toujours quand il détecte une nouvelle manie de Finn. Ledit Callahan l’ignore, occupé à apprendre son texte pour un film, qu’il tourne entre deux représentations de Hamlet, qui ont lieu tous les deux jours. « Mais non, t’y connais rien. » Il n’a pas reparlé de Xena Hart, et maintenant Rafa s’inquiète de savoir d’où sort cette idée de rendez-vous et d’avoir du écrire à la jeune femme. « Mais Eve ? Elle sait ça ? » Callahan soupire, ajuste sa cravate d’un élégant – selon lui – vert sapin, en jetant un œil dans le miroir et repense soudainement à ce baiser échangé dans ce même bureau. « Non, mais pourquoi je lui dirais ? J’ai pas à lui rendre des comptes. Et puis on se voit, elle et moi. Enfin, si elle daigne répondre. Elle t’a pas répondu, je suppose ? » Il ne comprend pas ce qui lui prend – est-ce qu’elle ne peut pas juste lui répondre oui ? -  et ça l’agace, alors il culpabilise encore moins, jugeant de toute façon que ce n’est pas pareil, et de fait, ça ne l’est pas. Eve est Eve, il ne voit plus qu’elle quand elle est là, quoiqu’il en dise à Rafa – qui n’est pas dupe. Xena, c’est autre chose, parce que si il comprend Eve, Xena et lui se ressemblent, et il est content d’avoir trouvé le temps de l’inviter et de passer du temps avec elle. N’écoutant pas trop le reste des récriminations de Rafa, il file rejoindre Charing Cross Road, fumant une cigarette avec bonheur au volant de sa Bentley, profitant du soleil printanier du mois d'avril.

Appuyé contre sa voiture, il allume une nouvelle cigarette, ignorant les regards qui se posent sur lui, habitué qu’on le reconnaisse parfois dans la rue à cause de ses films et/ou de sa gueule et son complet croisé de mauvais garçon. Son visage s’éclaire cependant d’un sourire et il traverse la rue pour aller à la rencontre de la jeune fille, qu’il vient de voir émerger du Chaudron Baveur. « Salut, Xena. » Dit-il juste, et il est vraiment heureux de la voir. Il se réjouit d’avance. Pas d’enjeu. Juste de quoi rire un peu. Au fond, juste ce qui lui manque. Quelque chose sans enjeu. Un drôle de concept, l’amitié, qu’il ne maitrise pas vraiment, alors il ne peut s’empêcher de frimer et de vouloir l’impressionner, comme toutes les filles, par réflexe, et pour ça, il a une idée. « Prête ?  Je crois que j’ai trouvé un truc qui va te plaire. » Il sourit, et l’entraine vers sa voiture, se réjouissant d’avance de son plan : « Monte, je vais conduire, on en a pour un quart d’heure. T’as déjà été au cinéma ? » Après tout, il est acteur, on joue ses films, quoi de mieux pour se mettre en valeur. Et puis, bon. Il se dit qu’elle mérite de faire ce genre de choses, pas spécialement parce que ce sont ces choses, mais parce que même s’il ne se connait rien, il lui semble que c’est ça, vivre, et qu’au cinéma, au théâtre, et à chaque fois que le rideau se lève ou que l’obscurité se fait dans la salle, sa vie devenait moins merdique. Alors c’est un bon début, et une autre fois, il l’emmenera vraiment boire un verre. En attendant, elle lui semble un peu perdue face à sa voiture, et il s’interrompt d’un air interrogateur : « Oh. Jamais pris de voiture non plus, pas vrai ? » Comment expliquer le concept à une sorcière ? Bonne question. Le mieux serait encore de lui montrer…« C’est comme euh…transplaner, c'est ça ? En moins violent. » Tente-t-il avec une grimace en songeant aux fois où Eve l’y a forcé. « Enfin, c’est un moyen de transport. Ça roule, quoi. » Il désigne la voiture et lui ouvre la portière : « Ça, c’est une Bentley. C’est la classe d’avoir ça. Tu vas voir, le moteur est puissant. Allez, monte, je te jure que ça te mangera pas. Ça fait du bruit, mais c’est tout.  »
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Message#Sujet: Re: Like the movies + Xena (avril-juin 1948)   Like the movies + Xena (avril-juin 1948) Icon_minitimeMer 17 Fév - 1:21

Like The Movies
ft. Finn Callahan
- C’est pas une bonne idée, ma vieille…

Voila des heures que Xena se répétait ça en boucle, comme une sorte de mantra, comme si rester là à se regarder dans le miroir en répétant ses mots changerait quoi que ce soit à ce qui allait se passer. Car, malgré sa bonne (mauvaise ?) volonté, la jeune femme savait déjà que sa décision était prise, un peu malgré elle. Sa décision a été prise à l’instant même où elle a vu le hibou se poser sur le rebord de la fenêtre, à l’instant même où elle a vu la signature de Rafa.

Elle avait bien compris qu’elle recroiserait rapidement le chemin de Finn et, si ça lui avait paru être quelque chose de très bien sur le moment, les doutes avaient rapidement repris le dessus une fois seule. Etait-ce vraiment prudent ? Xena était flic après tout, traîner avec un mafieux n’était pas l’idée la plus lumineuse qui soit… Et puis, un rendez-vous officiel, comme ça, être invité par quelqu’un… C’était si bizarre. Pourtant, Xena s’était préparée, avait enfilé des vêtements moldus sous sa cape et voilà qu’elle était maintenant sur le départ. Merveilleux. Elle perdait la tête.

Finalement, elle sortit et prit la direction du Chaudron Baveur. Qu’est-ce qui allait encore sortir de l’esprit mouvementé – et c’était un euphémisme… - de Finn ? A vrai dire, Xena avait du mal à le visualiser en dehors de son rôle de brigand et, pourtant, il ne pouvait pas lui avoir demandé de venir pour l’entraîner dans ses magouilles louches… Si ? A vrai dire, Xena ne savait absolument pas comment aborder la chose : être invité à sortir, c’était tout nouveau. Personne ne lui avait jamais proposé ce genre de chose…

Arrivée au Chaudron Baveur, la jeune flic retira sa cape, la fourra dans l’énorme sac à bandoulière qu’elle portait à l’épaule et sortit dans le Londres Moldu, habillée d’un jean et d’un pull trop grands pour elle, le tout retenu par une énorme ceinture en cuir.

Elle fut immédiatement interpelée par Finn.

- Salut.

Xena ne savait pas quoi faire. Qu’était-il approprié de faire dans ce genre de situation ? Elle était contente de voir Finn – elle devait bien l’avouer, c’était plus fort qu’elle – mais elle était perdue. Tout ça, c’était trop nouveau. Elle n’avait pas l’habitude. Alors, soulagée, elle le regarda prendre la direction des opérations, haussant un sourcil perplexe quand il lui parla de « conduire » et de « cinéma ». Tout ça était si loin pour elle…

- Le cinéma, c’est pas vraiment ce qu’il y a de plus courant par chez nous, si tu vois ce que je veux dire, répondit-elle en faisant allusion à la technophobie effarante des sorciers.

Pourtant, Xena connaissait, au moins de nom ou de vue, la voiture et le cinéma, bien sûr. Malgré tout, elle resta un instant perplexe face à la Bentley de Finn. Ça ne manquait pas de classe, c’était certain, mais la jeune femme n’était jamais montée dans un tel engin. A l’époque où elle vivait encore de ce côté de la barrière, ils n’avaient clairement pas les moyens de se payer ce genre de choses.

Gênée par sa propre ignorance et par les relents de son passé, la jeune femme joua la comédie – ce qui, de toute évidence, correspondait bien au thème du rendez-vous.

- Finn. J’ai quand même vécu onze ans ici. Je connais le principe de voiture, se moqua-t-elle. Et sois pas si galant, ça te va pas, ajouta la sorcière en se glissant sur le siège passager.

Bon. Pour l’instant, ça n’avait pas l’air si horrible, même si Xena ne comprenait rien à tous les boutons et autres gadgets qui parsemaient le tableau de bord. Pourquoi il y avait tant de miroirs dans cette chose ? Et cette roue servait à diriger la machine ? Par Viviane…

- Donc cette machine est censée envoyer du lourd ? Mouai. J’ai du mal à voir comment ça peut aller vite avec la tonne de ferraille que ça doit trimballer, déclara la jeune femme, dubitative.

Quand Finn alluma le moteur, pourtant, Xena cessa toute tentative de provocation. L’engin se mettait en marche. Oh par Morgane toute puissante…

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Dernière édition par Xena Hart le Jeu 25 Fév - 23:20, édité 2 fois
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CRACMOL
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Message#Sujet: Re: Like the movies + Xena (avril-juin 1948)   Like the movies + Xena (avril-juin 1948) Icon_minitimeMer 17 Fév - 23:47



Like the movies
Xena & Finn
« Vous devez sacrément vous ennuyer.  » Observe simplement Finn quand Xena lui dit qu’ils n’ont pas de cinéma, surpris. Il s’ennuierait ferme s’il n’y avait pas la culture, ni les livres, ni le cinéma et il se demande ce que font les sorciers de leurs temps libre, soudainement. S’ennuyer, sans doute pas, et il apprécierait sans doute leur penchant pour le conflit, mais pour le moment, il lui font surtout l’effet d’arriérés, surtout concernant un objet de divertissement aussi inoffensif que le grand écran. Bon, Xena n’est peut-être pas la mieux placé pour lui répondre, dans la mesure où son temps libre, justement, elle le passe avec lui, en l’occurrence. Et Callahan, quand on discute avec lui, on s’aperçoit qu’en dehors de connaissances très superficielles et de vieux souvenirs du monde sorcier, son référentiel est intégralement moldu et ça se sent dans ce qu’il dit, de ce qu’il imagine d’une relation amicale, quoique ce soit faussé par le fait que Finn n’a pour ainsi dire aucun ami, ou presque : trop méfiant envers les gens pour se laisser aller, soit il les utilise, soit il est leur chef, soit ils sont ses ennemis et le méprisent. Perte de temps que l’attachement. Et pourtant, pourtant, il est encore là, à se marrer avec Xena, la regardant découvrir avec amusement sa voiture, jouant les blasées. « Ah oui ? » La taquine-t-il, sûr de son succès, et peut-être un peu déçu de ne pas susciter, pour l’instant, plus d’enthousiasme avec sa sacro-sainte voiture. Alors, mine de rien, il démarre le moteur, faisant rugir la machine un peu plus fort que d’habitude, avant de démarrer sur les chapeaux de roues : « Tu disais ? » Il a un sourire aux lèvres, la voyant un peu tétanisée du coin de l’œil. Et encore, il n’a pas fait monter la Bentley à pleine puissance. Avec un petit rire, il pose la main sur son épaule :   « Tu verras, on s’habitue. Si tu veux, je pourrais même t’apprendre. » Peut-être pas avec celle-ci, cela dit, ça finirait par revenir cher en tole froissée…En attendant, il voit déjà que Xena a le nez collé à la vitre pour voir le paysage défiler. « C’est bien d’avoir la route à soi, non ? »

L’automobile, un plaisir autant moldu que le cinéma. Callahan gare la Bentley sur Regent Street, où se trouve le plus ancien cinéma de Londres et où il a ses habitudes, et ouvre la portière à Xena avec un sourire, curieux de savoir ce qu’elle en a pensé au final et ignorant ses commentaires sur la galanterie : « Alors ? C’était si mal que ça ? » Il l’entraine à sa suite au guichet. L’ouvreur, qui le connait, les regarde avec de grands yeux, semblant un peu juger l’apparence de la jeune femme qui l’accompagne, quand Finn lui-même n’y prête guère attention et prendrait sans doute mal une manifestation plus audible d’une quelconque réprobation. Mais pour le moment, le mafieux est trop occupé à pointer du doigt une des affiches qui s’exhibent en devanture avec enthousiasme : « Viens. On va voir ça ! C’est un de mes films. Ah, oui, c'est vrai, je n'ai pas du te dire, je suis acteur aussi. Bon, en fait, je suis surtout acteur, d'ailleurs, mais bon...» Mais bon, là-dessus, même lui n'y croit pas, vu la place que prennent ses activités illégales dans sa vie, par rapport à ses films. Celui c'est un film noir, encore un, où il joue un assassin, encore un, mais mais ça se vend bien et le cachet était correct, alors il ne se plaint pas trop du cliché. Le temps de se faire la réflexion, Xena a déjà avancé, et il doit la rattraper en courant et expliquer les règles : «  Eh, attends, par contre, il faut payer et prendre des billets ! » Alors qu’il paye, il l’observe du coin de l’œil étudier le billard et les sucreries vendues au bar :  « C'est du pop-corn. Tu en veux ? » Lance-t-il innocemment alors qu’il la rejoint. « On va en prendre deux, merci. » Ajoute-t-il pour l’ouvreuse qui regarde avec des yeux ronds ces gens qui ne maitrisent pas le concept pourtant basique de pop-corn et qui lui retourne un murmure d’approbation. Puis Callahan entraine Xena vers la salle obscure où ils s’installent alors que les actualités défilent  : « Bon, ce n’est pas mon meilleur, mais ça devrait te plaire. » Commente-t-il alors qu’il grignote son pop-corn, guettant un peu anxieusement l’apparition du logo de la Hammer. Et si ça ne lui plaisait pas, finalement ? Il aurait l’air bête…
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Message#Sujet: Re: Like the movies + Xena (avril-juin 1948)   Like the movies + Xena (avril-juin 1948) Icon_minitimeJeu 25 Fév - 23:15

Like The Movies
ft. Finn Callahan
Il faut bien reconnaître que les sorciers ne savent pas s’amuser. En dehors de la radio et du Quidditch, il était compliqué de trouver quelque chose d’autre à voir ou à écouter. Pas que cela n’ait jamais dérangé Xena, pour le peu de temps qu’elle accordait aux divertissements, mais il fallait le reconnaître : on était mieux loti chez les Moldus, au moins sur ce plan-là.

- Les sorciers sont trop occupés avec leurs problèmes pour avoir du temps pour ce genre de chose, répondit laconiquement la jeune femme en haussant les épaules.

Car, malgré les onze années que Xena avait passé dans le monde sorcier, elle restait perdue entre deux univers, tout autant sorcière que moldue. Sa simple présence ici, aux côtés de Finn, témoignait bien de cette dualité. Elle critiquait aussi bien le monde dans lequel elle vivait que celui qu’elle avait quitté, ne trouvant vraiment sa place dans aucun des deux, en témoignait son savoir lacunaire sur tout ce qui touchait aux moldus, alors même qu’elle s’habillait, la plupart du temps, comme eux.

Ce fut donc avec une certaine prudence qu’elle entra dans la voiture. Rien à voir avec un balai, c’était certain, et pourtant, la jeune femme ne put s’empêcher de lancer un regard méfiant à l’engin quand Finn fit rugir le moteur. On aurait dit que la mécanique était sur le point d’exploser… Au moins, sur un balai, on n’avait pas ce genre de risques – même si Xena n’appréciait pas davantage ce moyen de locomotion…

- Je vois pas à quoi ça me servirait, répondit la jeune flic quand Finn lui proposa de lui apprendre à conduire. Pour le peu de temps que je passe dans le Londres Moldu, je peux très bien faire à pied. Ou transplaner, ajouta-t-elle, le nez presque collé à la vitre.

Car, malgré tout, Xena appréciait la balade, au final. C’était incroyable de voir les voitures se croiser et s’entrecroiser, le tout avec une certaine fluidité. Et puis, il fallait dire que Londres ne manquait pas de charme : c’était assez plaisant.

Prise sur le fait par Callahan, elle lui lança un regard indéchiffrable avant d’hocher la tête.

- C’est pas mal, oui.

Il fallait comprendre par là que Xena y prenait goût, et qu’elle pourrait même vite s’y habituer, une fois le stress des débuts passé.

Après quelques minutes de route, ils se garèrent devant le cinéma et Finn descendit de la voiture, venant ouvrir la portière de la jeune femme. Elle leva les yeux au ciel devant son comportement mais ne fit pas davantage de commentaire : à quoi bon ? Finn était aussi têtu qu’elle, et puis c’était assez drôle, au fond.

- Bon, j’avoue. Ta Bentley est pas trop mal, ça va, finit-elle alors par admettre, tandis qu’ils se dirigeaient vers l’entrée du bâtiment. Mais sois pas si fière, on dirait que c’est ton gosse.

Ils entrèrent. Bien évidemment, Xena ne manqua pas de remarquer les regards interloqués qui la suivaient. Elle lança un discret coup d’œil à Finn ; cela ne le dérangeait-il pas de s’afficher avec elle alors que tout le monde semblait les juger à cause de sa coiffure ?

Mais ma pauvre fille, qu’est-ce que tu me chantes ? Depuis quand t’en as quelque chose à faire de ce que les gens pensent de toi ? Et pire, de ce que Finn pense de toi ?

Mieux valait penser à autre chose. Comme à cette affiche que Finn pointait du doigt. Xena y jeta un vague coup d’œil, plus intéressée par ce que lui apprit le mafieux. Bien malgré elle, elle pouffa, haussant un sourcil moqueur.

- Tu es acteur ? Toi ? C’est quoi une couverture pour faire bon chic bon genre ? Me prend pas pour une bille, Callahan.

Sur ce, elle tourna les talons et commença à remonter l’allée, prête à aller voir ce « film » qui semblait tant tenir à cœur au mafieux. Mais elle n’avait pas fait deux pas qu’il la rattrapait déjà.

- Tu dois payer ? demanda-t-elle, incrédule, tandis qu’il la ramenait au guichet. Pour un film que… tu as fait ? Tu dois payer pour un truc que tu as fait ? répéta-t-elle, incrédule et perplexe.

Alors ça… Ils en avaient de bonnes, les Moldus. Mais soit. Si c’était ce qu’il fallait… De toute façon, c’était Finn qui payait, alors bon. Le laissant s’occuper de la paperasse, elle regarda autour d’elle et un étalage attira soudain son attention.

C’était quoi ça ?

Elle s’approcha des sucreries et regarda ces sortes de petites… boules – c’était quoi ce truc ? – blanches et qui crissaient quand la dame les glissait dans le pot. Elle regarda ça un instant. Ça avait l’air… bon. Elle avait bien envie de goûter, mais elle n’avait pas d’argent sur elle. Pouvait-elle demander à Finn de… ?

Xena n’eut pas besoin de le faire. En quelques secondes, elle était servie et, ignorant le regard interloqué de la dame, elle emboîta le pas à Finn et le suivit jusqu’à la salle, luttant pour ne pas fourrer sa main dans le pot. Ils s’installèrent ensuite dans des sièges, en face d’une toile où semblaient être projetées des images. Xena fronça les sourcils.

- On dirait une photo, déclara-t-elle alors.

Elle ne prit pas la peine d’expliquer que ces dernières bougeaient, chez les sorciers, car le film se lançait et qu’elle se tut. Elle prit un pop-corn.

Par Merlin et Morgane et toute la clique des ancêtres… C’était bon.

Ce fut alors comme si plus rien d’autre n’existait. Xena, sans s’en rendre compte, se fit emporter par le film et ne manqua pas de lancer des « chut » secs à Finn à chaque fois qu’il tentait de lui expliquer quelque chose, demandant en revanche sans vergogne ce qu’il se passait exactement à d’autres moments. Elle alla même jusqu’à piquer dans son pot de pop-corn quand le sien fut vide – autrement dit, elle attaqua le pot de Finn avant la moitié du film. Elle n’en faisait pas cas, de toute façon : elle était trop prise par le film.

Quand les lumières se rallumèrent, Xena eut du mal à émerger.

- Wow.

Ce fut tout ce qu’elle put dire.

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Finn Callahan
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Message#Sujet: Re: Like the movies + Xena (avril-juin 1948)   Like the movies + Xena (avril-juin 1948) Icon_minitimeDim 28 Fév - 22:33



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Xena & Finn
« Quand t’arrêtera de te donner un genre. » Sa voiture est définitivement comme son gosse, mais Finn ne relève pas plus que ça, se contentant de la taquiner à son tour, parce qu’il a bien vu que ça plaisait à Xena. Il finira par la convaincre que ça vaut cent fois mieux que les balais, tiens, il se fixe le challenge, et il se contente de sourire, lui expliquant pour le film avec enthousiasme et même de la fierté. Par contre, il proteste un peu plus quand elle se moque de lui quand il dit qu’il est acteur : « Quoi ? Non, je le suis vraiment, arrête, c’est pas drôle. C’était mon premier job, à Dublin. Comme ma mère…elle était actrice dans une troupe de théâtre itinérante. C’est elle qui m’a fait découvrir ça. Et le cinéma, bah…c’est autre chose que la rue. » C’est peut-être le seul truc honnête dans sa vie, au point qu’il a pris un pseudonyme pour le faire, alors évidemment ça surprend. Mais Finn aime vraiment ça. Seules les pièces que sa mère jouait le long de la route ont rendu son enfance un peu moins pourrie, alors il a vite voulu l’imiter, et puis un jour, ils sont rentrés dans un cinéma, et il a su. Une fois qu’il a compris comment jouer et faire le mariole sur les planches, il n’a jamais cessé de le faire. Il a galéré, il ne joue pas toujours les rôles qu’il veut, mais on commence à le reconnaitre pour ça, assez pour qu’on mette son nom sur une affiche, ce qui n’a pas toujours été le cas, et qu’on lui donne un ou deux premier rôle, au moins au théâtre. Plus touché qu’il ne le voudrait, il ajoute : « Je me suis démerdé comme j’ai pu, j’ai fait une école et puis voilà. C’est mon job. Un jour, tout le monde me connaitra pour ça. » Est-ce que c’est son passé qui remonte ? Ou le souvenir de sa mère, évoquée presque sans le vouloir, et le fait qu’elle lui manque ?

Finn n’a pas le temps de s’y attarder : le fait de devoir courir après Xena, de payer les billets et d’acheter du pop-corn lui offre une distraction suffisante, même s’il se trouve un peu idiot et muet, incapable de répondre à la question de savoir pourquoi il faut qu’il paye pour voir ses films, ce qui supposerait de reprendre les bases, à savoir le capitalisme dans son ensemble, ce qui lui semble particulièrement ennuyant. D’autant que l’enthousiasme de Xena le touche, d’une certaine manière. On dirait une gamine, quoiqu’elle en dise, qui rattrape un retard phénoménal sur la vie en découvrant un truc aussi bête mais aussi innocent et amusant que le cinéma. Un moment, il lutte pour lui expliquer un peu les choses, bataillant pour la faire parler moins fort et lui faire comprendre que ça risque de déranger les autres spectateurs. Il n’est pas exactement sûr qu’elle ait bien compris le principe du cinéma, ni qu’il joue dedans, mais si Callahan en est un peu vexé (l’ego…), le mafieux finit par sourire, pas rancunier de ne pas avoir de compliment qu’il estime mérités, pourtant. L’enthousiasme de Xena est si irrésistible qu’il en devient contagieux, et il finit par se laisser par celui-ci sans y prendre garde, et c’est un sentiment reposant, finalement.

Ravi de son effet, Finn éclate d’un rire joyeux quand la lumière revient, avant de proposer : « Tu veux en voir un autre ? Personne ne vient vérifier, une fois qu’on est entré dans la salle, on peut rester. » Une vieille technique qui lui servait autrefois à rester au chaud toute la journée en hiver, et dont il profite juste par amusement maintenant. Cependant, le film d’après l’ennuie un peu : ce n’est pas une comédie, ni un film noir, il ne comprend pas vraiment l’intrigue, et ça le fatigue. Sans s’en apercevoir, l’irlandais pique doucement du nez, jusqu’à s’endormir pour de bon, et sa tête finit par glisser sur l’épaule de Xena, alors qu’il cherche à s’installer plus confortablement. Indifférent à la gêne qu’il pourrait éventuellement lui causer, il la repose immédiatement au même endroit lorsqu’elle le repousse, sans que cela ne le réveille. C’est finalement un coup qui lui fait ouvrir les yeux en sursaut, et Callahan proteste vigoureusement : « Hein, quoi ? Mais pourquoi tu me frappes ? » Comprenant ce qu’il s’est passé, il demande innocement, reprenant sa place assise : « Oh, je m’étais endormi, c’est ça ? » Et le sourire de Finn ne veut pas disparaitre alors qu’il la regarde rougir dans la pénombre.
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