AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  
Le deal à ne pas rater :
NIKE : -20% supplémentaires sur les articles déjà en promo ...
Voir le deal

Partagez | 
 

 The hazards of fraternity

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
SORCIER
Jason Abbot
▌ Messages : 21
Humeur :
The hazards of fraternity  Left_bar_bleue50 / 10050 / 100The hazards of fraternity  Right_bar_bleue

En couple avec : Fiancé à Abby Hornby

QUI SUIS-JE?
Baguette: Ecaille de dragon, chêne, 28 cm
Camp: Neutre
Avatar: Richard Armitage

The hazards of fraternity  Empty
Message#Sujet: The hazards of fraternity    The hazards of fraternity  Icon_minitimeJeu 25 Mar - 15:01


Je n'ai jamais eu de frère ni de soeur, et même aujourd'hui, m'habituer à parler de Villanelle comme de ma soeur, et ce même si cela fait des années à présent que mon père s'est remarié avec sa mère, même si elle porte officiellement notre nom. Cela reste un exercice qui n'est pas intuitif. J'ai passé l'âge d'avoir une petite soeur, il faut dire. J'ai sans doute caressé ce souhait, ou celui d'un petit frère, de ne pas être enfant unique, en tout cas, fut un temps, mais cela m'est, de longue date, passé. A présent, quand je passe du temps avec Villanelle, je dois m'efforcer de ne pas la considérer en inconnue. C'est un effort que je lui concède car j'estime en partie que c'est un effort naturel, et que je le lui dois, mais cela n'a rien de vraiment intuitif pour moi. C'est un effort social qui s'ajoute à tous les autres, en résumé.

Et je me dois de faire acte de présence aujourd'hui, car Villanelle a quitté le cocon familial pour s'installer dans son propre appartement. Du haut de ses vingt ans, elle a un petit bout de carrière au parfum de scandale, elle n'est ni fiancée ni mariée, elle ne file pas exactement droit, mais elle sait faire pardonner des excentricités qui vont bien mal à son sexe par un aplomb qui laisse à se demander si elle n'est pas effectivement une Abbot non seulement de nom, mais de sang.

J'ai toujours estimé que les femmes devaient rester à leur place, savoir se tenir, ne pas faire de vagues, et être avant tout présentes pour leur mari, puis pour leurs enfants, mais j'ai, contradictoirement, toujours apprécié les forts caractères, raison pour laquelle je me sens des affinités avec Abby, par exemple, même si l'affinité n'est pas particulièrement réciproque. Mais la réciprocité est un luxe qu'il n'est pas nécessaire de nous offrir dans nos situations propres. Alors oui, j'aime bien ma soeur, mais je préfère restreindre nos interactions au strict minimum, avec son caractère bien tremplé, elle peut vite vous taper sur le système.

En attendant, elle est donc installée dans son nouveau chez-elle, et m'a invité pour célébrer cela. Quand elle m'ouvre après que j'aie sonné à la porte, je lui adresse un sourire approprié aux circonstances.

-Bonjour Villanelle, je ne suis pas trop en retard, j'espère ? J'ai été retenu au travail.
Je lui tends la plante que je porte sous le bras, cadeau d'emménagement. Pour égayer ton appartement. C'est une calathea crocata. Elles sont réputées hyperrésistantes, tu devrais réussir à ne pas la tuer. Encore qu'avec toi, je me méfie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MANGEMORT
Villanelle Abbot
▌ Messages : 33
Humeur :
The hazards of fraternity  Left_bar_bleue50 / 10050 / 100The hazards of fraternity  Right_bar_bleue


QUI SUIS-JE?
Baguette: Ecaille de dragon, ébène, 23 cm
Camp: Mal
Avatar: Sofia Carson

The hazards of fraternity  Empty
Message#Sujet: Re: The hazards of fraternity    The hazards of fraternity  Icon_minitimeJeu 1 Avr - 9:29

★ The hazards of fraternity ★

Villanelle savait que sa décision de quitter le giron familial (que cette famille soit recomposée ou non ne changeait pas grand-chose à l'affaire) n'avait pas fait l'unanimité. Elle qui adorait entendre les gens jaser et se nourrir de la moindre rumeur savait qu'elle en avait certainement provoqué certaines de son côté en décidant de prendre son propre appartement au coeur de Londres, mais sa décision était prise, et elle était irrévocable. Elle avait besoin d'avoir toute sa liberté de manoeuvre et de mouvement, non seulement dans l'optique de faire avancer sa carrière, mais aussi dans celle de pouvoir convenablement servir son nouveau maître sans avoir à rendre de comptes à ceux de son foyer.

Elle estimait que c'était le mieux, et comme elle était bavarde et trouvait toujours de nouveaux arguments à avancer pour plaider sa cause, on avait finalement consenti à la laisser faire. Elle avait juré que ça ne l'empêcherait pas d'entrer dans les rangs tôt ou tard. Elle avait beau être passionnée par son travail et le faire passer en priorité, elle gardait à l'esprit ces certitudes martelés dès l'enfance, notamment la nécessité de faire un beau mariage et d'avoir des enfants encore plus beaux, parce que leur sang serait aussi pur que le cristal. Mais après tout, elle avait vingt ans, elle pouvait s'autoriser encore quelques petites années de répit avant de passer à l'attaque, n'est-ce pas ? Enfin, à l'attaque. Les gens normaux disent se ranger.

Et donc, elle venait d'emménager dans cet appartement luxueux, payé grâce au généreux héritage légué par son père, payé rubis sur l'ongle. Il y avait encore beaucoup à faire, mais elle s'y sentait déjà chez elle, et c'était tout naturel pour elle d'y inviter son frère. Son demi-frère. Avec Jason, on ne pouvait pas dire que la complicité soit naturelle, elle n'était facilitée ni par leur différence d'âge ni par certains autres aléas. Mais ils faisaient des efforts, aussi bien l'un que l'autre, on ne pouvait pas leur ôter ça.

-Bonjour Villanelle, je ne suis pas trop en retard, j'espère ? J'ai été retenu au travail. Pour égayer ton appartement. C'est une calathea crocata. Elles sont réputées hyperrésistantes, tu devrais réussir à ne pas la tuer. Encore qu'avec toi, je me méfie.

-Tu es mauvaise langue,
répondit Villa avec un charmant sourire. Figure-toi que j'ai la main verte. Elle déposa la plante sur une table du salon. Le secret, avec les plantes, c'est de leur parler. Et tu sais que j'ai toujours des choses à dire. Elle se tourna vers son frère, qu'elle invita à prendre place sur un fauteuil. Je te sers un thé ? un café ? quelque chose de plus fort pendant que tu me racontes les dernières nouvelles ?


_________________


Freedom is just Chaos, with better lighting.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

The hazards of fraternity

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
T.rouble O.r M.isery (or both) ::  :: 
Les habitations
-