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 solitude (Miyria)

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Message#Sujet: solitude (Miyria)   Lun 13 Sep - 9:05

Pomona referma délicatement la porte de la salle derrière elle après s'être assurée que personne ne l'avait vu rentrer. A voir la jeune fille ainsi, tourner la tête tout autour d'elle avant d'aller s'enfermer avec précaution dans la salle de classe abandonnée, on aurait pu croire qu'elle avait quelque chose à se reprocher, ou bien, si ce n'était pas le cas, qu'elle l'aurait bientôt. Il n'en était rien, à vrai dire, mais dans les moments où Pomona n'était pas occupée à son activité préférée, à savoir observer, elle appréciait la solitude. Son attitude était et avait toujours été ce qu'il y a de plus paradoxale...

Pomona n'aimait pas les gens ou du moins, elle n'aimait pas leur façon d'être, le genre humain était si perverti, si superficiel, personne n'agissait de son propre fait, mais en fonction d'une image qu'ils cherchaient tous à préserver coûte que coûte, et Pomona haïssait cet aspect de l'espèce humaine, qui lui avait fait douter d'elle au point d'avoir perdu le moindre espoir et la moindre illusion. Elle n'aimait pas l'attitude de tous ces gens mais pourtant, et c'est là que le paradoxe intervient, elle ne pouvait se lasser d'être fascinée par les attitudes de certains, par les efforts que certaines personnes étaient capable de fournir pour se donner l'illusion d'être, alors qu'être, au fond, ne demandait aucun effort. C'est pour ça que Pomona n'avait jamais fait le moindre effort avec qui que ce soit, et qu'elle ne le ferait jamais.

Elle se targuait d'être l'une des rares personnes en ce bas monde à être elle-même, à être normale, à ne pas jouer. Et quand on était soi-même et qu'on ne jouait pas, on était seul, c'était un fait. Les relations entre les êtres humains étaient choses surfaites, inexistantes... Les gens n'avaient besoin d'autrui que pour conforter leur amour propre, les autres n'étaient que des objets, des outils, l'amitié, l'amour, et tout ce genre de choses, c'était une légende, les gens y croyaient seulement si fort qu'ils avaient l'impression que cela existait vraiment... ces naïfs.

En observant cela avec distance, Pomona trouvait tout cela fascinant et intéressant, mais il était hors de question qu'elle adhère à ce petit manège stupide et avilissant... Alors, quand elle le pouvait, elle restait seule.

C'était le cas à ce moment précis. Elle s'était rendue dans ce qui était devenu son lieu de prédilection depuis plusieurs années déjà, la vieille salle de classe qui auparavant servait de salle de cours pour l'étude de la défense contre les forces du mal. Pomona se souvenait très bien de son premier cours dans cette salle, elle s'était égaré plusieurs fois, et avait erré dans un nombre incroyable de couloirs avant de réussir à trouver son chemin jusqu'ici. Puis, en milieu d'année, la salle de classe avait été changée, après que des lutins de cornouailles se soient échappé de leurs cages et ait tout dévasté dans la pièce.

.Plus aucun professeur n'avait occupé cette salle, dès lors, et tout le monde avait progressivement fini par l'oublier. Comme quoi, les élèves étaient vraiment des moutons, désacclimatés, ils perdent un instant leurs repères puis, ne pouvant ni ne sachant faire autrement, ils s'adaptent au nouveau parc construit spécialement pour eux et ne cherchent jamais à s'enfuir. Oui, tout le monde avait fini par oublier ce coin de Poudlard, et jusqu'ici, jamais Pomona n'avait été dérangée par qui que ce soit.

La jeune fille rejeta sa longue chevelure brune en arrière et alla déposer son sac en bandoulière sur une table au hasard, poussiéreuse, bien évidemment, et sortit son éternel carnet de sa poche avant. Elle n'avait rien à y écrire, en l'occurrence, mais elle aimait bien le feuilleter, y jeter un coup d'oeil, corriger deux-trois phrases. Parfois, en découvrant davantage les gens autour d'elle, elle leur trouvait d'autres caractéristiques, d'autres vices... et tout était à refaire, et depuis qu'elle s'intéressait à ce qu'elle appelait le microcosme de Jedusor, elle n'était pas au bout de ses peines, elle n'en finissait jamais d'apprendre, de réapprendre, et de découvrir, devoir tout réécrire, recommencer, inlassablement, c'était frustrant et stimulant à la fois, stimulant car elle n'avait jusqu'ici jamais eu d'objets d'étude qui la captivent autant.

Après avoir longuement examiné les moindres détails de son carnet, elle le rangea à nouveau dans son sac et en sortit cette fois un morceau de parchemin, son encrier et sa plume, profitant de ce moment béni de solitude pour s'avancer dans ses devoirs, consciencieuse comme elle l'était. C'est à ce moment-là que pour la première fois en six ans, elle ne fut pas la seule à ouvrir la porte de cette fameuse salle de cours abandonnée...
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Message#Sujet: Re: solitude (Miyria)   Lun 13 Sep - 14:06

Miyria se demanda un instant si la malchance ne l’avait pas prise pour cible aujourd’hui encore, alors qu’elle regardait d’un air froid et meurtrier toute la petite marmaille de première année rentrer joyeusement dans la bibliothèque en faisant évidement, comme tout insupportable première année qui se respecte, le plus de bruit possible pour inconsciemment agacé la blonde au bords du génocide. Quoi que non, Miyria en été certaine, ils le faisaient exprès mais gardaient un air innocent pour qu’on ne puisse pas les accuser, la était tout le génie de leurs machiavélismes. Comme à chaque fois, la serpentard fut à deux doigts de virer tout la bande à grand renfort de sortilège et autre tour de magie plus ou moins agréable, mais il fallait croire qu’au bout de la onzième fois, la bibliothécaire l’avait vue venir, aussi voulut-elle la faire disparaitre avant qu’elle n’est le temps de prononcer l moindre syllabe. Zut, elle devenait prévisible, il fallait à tout prix qu’elle y remédie en faisant profil bas. Aussi dit-elle avec son plus beau sourire qu’elle n’avait pas du tout l’attention de martyriser ces petits monstres dévot de morgane, ce qui ne pouvait pas être remit en cause puisqu’elle n’avait pas encore sortit sa baguette de sa poche. Et pour appuyer ses dires, décida même de sortir de la pièce, une dizaine de grimoires la suivant en flottant. Eh bien ? Puisqu’elle ne pouvait pas être tranquille dans son havre de paix, elle chercherait ailleurs la tranquillité.

Évidement elle ne se rendait jamais dans la salle commune en pleine journée, n’étant pas d’humeur à rencontrer les larbins de Jedusor, ils étaient de plus en plus nombreux à serpentard, et Miyria était de plus en plus dépitée à l’idée de finir la seule à ne pas vouloir rejoindre les rangs. ça avait beau être sa "maison", par moment elle ne s'y sentait pas à sa place, raison pour laquelle elle restait bien souvent seule volontairement. Par chance il y avait Jo, ainsi que Perséphone, les autres elle s’en fichait, elle ne les aimait pas. C’était assez simple de comprendre comment fonctionnait Miyria sur ses amitiés, il y avait ceux qui en valait la peine, et ceux qui manifestement, ne la valait pas. Étrangement la plupart de ses amis se trouvaient hors de serpentard, mais tout aussi singulièrement, ses amitiés les plus fortes et les plus incompréhensibles étaient inévitablement à serpentard, sauf la petit Jo qui était encore sur la sellette, Miyria n’étant pas sure qu’elle n’était pas un futur mini sbire de Jedusor.

Quoi qu’il en soit, tout cela lui prouvait qu’il fallait qu’elle trouve un lieu ou elle savait avec certitude que personne ne viendrait la déranger ou encore pire, la contrarier, tout le monde savait qu'une fois de mauvaise humeur, elle était encore plus exécrable par la parole qu'à son habitude. Il y avait bien cette salle déserte où personne n’allait. A quelque reprise la serpentard s’y était rendue, soit parce qu’elle venait de déclencher une catastrophe dans la bibliothèque, ou alors parce que la haute tour était déjà prise par la "suicidaire" que Miyria n'aimait pas plus que cela. Cette vielle salle de classe n’était pas non plus son lieu de prédilection, mais il était rare qu’elle y croise quelqu’un, pour ne pas dire jamais. Si elle avait su que ce jour là serait différent...
Par chance c’était au même étage, ce qui lui évitait d’avoir à monter ou à descendre un seul escalier, et ça, c’était tout simplement parfait pour la demoiselle qui ne passait pas un jour sans maudire le nombre interminable d'escalier de l'école.
Disparaissant dans un couloir, il lui fallut plus ou moins quelques minutes pour arriver devant l’ancienne salle de cours. Elle n’avait pas oubliée qu’autrefois des cours s’y était tenue, mais disons plus simplement qu’elle ne lui portait aucun intérêt. Les salles de cours ne l’intéressait que vaguement depuis qu’elle avait commencée à apprendre par ses livres tout ce qu'elle voulait, des choses qui auraient été cité dans des cours bien trop lointain pour sa soif d'apprendre. C’était une des raisons qui faisait naitre en elle un ennuie mortel pendant ses longues heures à écouter tout ce qu'elle savait deja, heureusement qu’elle pouvait donner des réponses pour gratter des points pour sa maison, sinon aucun doute qu’elle aurait simplement cessée de venir en cours qui ne lui apportait rien puisqu’elle connaissait déjà toute la théorie et ne s’intéressait que moyennement à la pratique.

Surveillant un instant que personne ne venait vers elle par reflexe, elle actionna la poignée et poussa la porte le plus doucement possible, essayant de ne pas la faire grincer, ce qui ne réussit pas au vu de l’âge de la porte. Cependant elle n’était pas la seule à avoir eu l’idée de venir ici pile à cette heure, et elle ne fut finalement pas étonnée de voir cette personne ici, ça semblait tellement logique.
Pomona Fitz.

Miyria n’avait pas pensée à elle en se remémorant ses amitiés serpentienne tout à l’heure parce ça lui semblait tellement logique qu’il n’y avait absolument pas besoin d’en parler. Elles étaient amies, oui, mais pas comme beaucoup aurait pu s’y attendre. De toute ses amitiés, c’etait celle qui la mettait le plus à l'aise, pas besoin de sourire, ni de faire attention à sa façon de tourner ses phrases. Déjà par principe Pomona n’était pas une fille comme les autres, et Miyria aurait eu beaucoup de mal à l’approcher si leurs amitié n’était pas arrivée par pur hasard, quand elles s’étaient rendu compte que sur bien des points elles étaient d’accord. Même si elles ne se voient pas souvent et se parlent pas plus, elles étaient amies, c'etait une certitude, bien que personne n’y aurait crut.
Lui adressant un bref signe de tête, elle fit rentrer tout ses livres dans la salle d’un coup de baguette avant de refermer la porte derrière elle, allant s’assoir sur une des chaises poussiéreuses après avoir posée ses dix grimoires sur la table devant elle. Prenant le premier, elle l’ouvrit à la page où elle s’était arrêtée. Au moins avec Pomona, il y avait la certitude qu’elle ne s’offenserait pas si la sixième année engageait la conversation tout s’attelant à sa lecture. Allez savoir pourquoi, cela vexait plus d’une personne qu’on leur parle sans les regarder, Miyria ne comprenait pas vraiment pourquoi, le regard ne voulait pas forcement dire que toute l’attention de la personne était rivée sur son interlocuteur, et puis, qui avait-il de mal à partager son attention sur deux choses tout aussi importantes ? C’était comme si Miyria venait à obliger sa camarade d’arrêter ce qu’elle faisait en prétextant que parce qu’elle était là, elle le devait. Ridicule. En tout cas, cela n’empêcha pas Miyria d’engager la conversation d’un ton naturelle, expliquant sa présence ici.

La bibliothèque à encore été envahie par ces monstres de première année incapables d’être silencieux, et toi ? En manque de solitude ?

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Message#Sujet: Re: solitude (Miyria)   Mar 14 Sep - 11:11

Dans l'encadrement de la porte se tenait une silhouette familière. Tout d'abord déçue que sa solitude puisse être d'une aussi courte durée, ne sachant pas à qui elle allait avoir à faire (mais présageant d'office qu'il s'agirait de quelqu'un dont elle préfèrerait ignorer la présence), elle se ravisa, voyant qui était à la porte.

Il s'agissait de Miyria Alliane, l'une des rares personnes dans tout Poudlard qu'elle pouvait qualifier d'amie, sans l'ombre d'un doute (pour ne pas dire la seule). Il faut dire que Pomona était particulièrement exigeante et regardante quand il s'agissait de choisir ses fréquentations, au point qu'elle en était rapidement venue à la conclusion qu'il n'existait personne de véritablement fréquentable.

Miyria faisait exception. Leur amitié s'était construit tout naturellement, alors que Pomona ne s'y était pas vraiment attendu, à force de constater qu'elles avaient un nombre important de choses en commun. Miyria ne faisait pas partie des types d'individus que Pomona détestait, elle était indépendante à tous ces autres systèmes idiots dans lesquels les autres étaient si heureux d'évoluer, bêtes comme ils étaient...

Oui, Miyria était son amie, même si toutes les deux n'agissaient jamais comme devaient sans doute le faire de vraies amies entre elles, elles ne se faisaient pas de confidences interminables, ne se sentaient pas obligées de faire semblant de s'intéresser à la vie de l'autre, pouvaient bien passer une semaine sans se voir... Comme si l'amitié n'allait pas au-delà de ce genre de choses!

L'amitié, ce n'était rien d'autre qu'une nouvelle invention de l'être humain pour se donner de l'importance. Ce n'était pas que Pomona n'y croyait pas, sinon, elle n'aurait pas la moindre affection pour Miyria, ce qui n'était pas le cas, mais elle ne croyait pas à tout ce cérémonial. L'amitié était une chose qui n'avait pas à se raconter inlassablement. ça n'avait aucun rapport avec cet espèce de lien de dépendance stupide que les gens s'inventaient entre eux, c'était bien moins superficiel que cela.

C'est pour cette raison que Pomona n'afficha pas l'ombre d'un sourire quand Miyiria entra dans la salle, et pourtant, ça ne voulait absolument pas dire qu'elle n'était pas heureuse de la voir. Mais qui donc avait un jour décrété qu'il fallait forcément sourire quand on était heureux, ou face aux gens qu'on apprécie? Ce n'était rien de plus qu'une convention sociale inutile. Puisque d'un pays à l'autre, tirer la langue n'avait pas la même signification, pourquoi s'embarrasser de pratiques telles que celle-ci? Elles ne signifiaient rien, au fond.

Miyria avait comprit cela, elle aussi, et c'était l'une des raisons pour laquelle Pomona l'appréciait et aimait partager du temps avec elle. Elle se posa à l'intérieur, et se plongea dans un livre tout en s'adressant à elle. D'autres qu'elle auraient pu trouver cela impoli, Pomona, elle, n'y voyait pas le moindre inconvénient, d'autant plus qu'elle-même, après avoir levé les yeux de ses devoirs afin de voir à qui elle avait affaire s'était aussitôt replongée dans son travail. En soi, il n'était pas particulièrement captivant, mais c'était une de ces commodités auxquelles même elle ne pouvait pas échapper (il fallait bien se plier à certaines formalités du système, si on ne voulait pas crever le bec dans l'eau).

La bibliothèque à encore été envahie par ces monstres de première année incapables d’être silencieux, et toi ? En manque de solitude ?


Miyria avait vu juste en effet, Pomona était venue ici en quête de solitude, mais si celle-ci devait être rompue par elle, ce n'était pas si grave que cela, la présence de Miyria n'était jamais vraiment gênante, si Pomona avait besoin de silence, alors elle savait se taire, et quand la conversation n'avait plus lieu d'être, elles le savaient toutes les deux.

"C'est ça." dit très simplement Pomona en grattant une ou deux phrases sur son parchemin. "Les premières années sont en phase d'adaptation. Puisque notre société adule les crétins, force leur est de tester leurs limites imbéciles afin d'affirmer leur soi-disant popularité."

C'étaient ce genre de réflexions qui distinguaient Pomona de la plupart des autres adolescents de son âge, quoi qu'elle dise et quoi qu'elle fasse, elle ne pouvait pas s'empêcher d'analyser. Beaucoup de gens avaient décidé de la fuir pour cette raison, il n'était jamais agréable d'être observé à la loupe, comme un objet ou un animal. Miyria était certainement l'une des rares personnes qui n'irait pas s'offusquer de ce type de remarques.
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Message#Sujet: Re: solitude (Miyria)   Mar 21 Sep - 16:55

C’est sans grand étonnement que Miyria reçue la réponse de Pomona, et eu même un léger sourire aux lèvres sans pour autant lever les yeux vers la serpentard. Beaucoup de gens détestaient, ou du moins n’aimaient pas parler avec elle pour cela, elle analysait tout d’une façon détachée est purement méthodique. Et contrairement à beaucoup, ça ne gênait pas Miyria, au contraire ça la changeait des conversations sans intérêt qu’elle se forçait parfois à avoir avec ses autres amis. C’était plaisant de n’avoir d’aucune façon le besoin de jouer la comédie, pas de mascarade, ni même de faux semblant, vérité aussi désagréable peut-elle être parfois.

Quoi qu’il en soit, sur le fond elle était plus ou moins d’accord sur ce que disait Pomona des premières années, c'était l’évidence même qu’ils faisaient ça uniquement pour s’intégrer, prouver qu’ils n’avaient pas froid au yeux, et accessoirement, défier la bibliothécaire pour s'imposer comme leader. Ce qu’ils ignoraient cependant c’est qu’il n’y avait pas qu’elle qu’ils défiaient en faisant cela, et si le corps enseignant ne pouvait leurs faire le moindre mal, Miyria elle ne répondait plus de rien s’ils en venaient à toucher aux livres.
Rare était les gens qui comprenait sa grande attention pour les parchemins, grimoires et autres porteurs de savoir, mais comme toujours Miyria ne s’expliquait pas, elle détestait cela, considérant la chose comme superflu, une perte de temps tout au plus, après tout, c’est vrai, pourquoi s’expliquer, surtout quand on sait que personne ne comprendra ? Tant que ce qu’on fait nous va c’est l’essentiel non ? C’est aussi pour cela qu’elle ne prenait pas la peine d’expliquer le rejet de Jedusor, ses vraies amis l’acceptaient, les autres ne valaient pas la peine qu’elle s’en soucie.

Le mieux serait tout de même qu’ils fassent leurs idioties et preuves débiles de supériorité ailleurs que dans la bibliothèque, il ne manquerait plus qu’ils abîment un grimoire.

Fit-elle sombrement alors que son regard se perdit un instant sur sa pile avant de retourner à sa page qu’elle tourna d’un geste distrait. Elle avait amenée ses préférés avec elle pour ça justement, même si elle les avait désormais tous en double chez elle... Mais puisque c’est cela qu’elle lisait le plus clair de son temps, autant en prendre soin. Et qu’importe qu'un livre soit en millier d’exemplaire, c’était bien la seule choses qui valait la peine qu’on en prenne soin. Le savoir n’avait pas de valeur au yeux de l’érudite qui dénigrait forcément toute les personnes qui le négligeait ou qui été trop bête pour en comprendre l’utilité.
Le savoir est le pouvoir, sans aucun doute, et les gens redoutaient souvent ceux qui le possédaient, Pomona avec son esprit d’analyse bien au dessus de la moyenne pouvait déceler la personnalité de quelqu’un avec une perfection déconcertante, peut-être que dans un sens c’était une sorte de pouvoir par rapport aux autres? Et peut-être était-ce pour ça que beaucoup préféraient l’éviter, par crainte au fond...? Miyria en tout cas n’en avait pas peur, car même si l’ethnologue l’avait surement cernée depuis un moment, leurs similitudes devaient être telles que dans un sens elle aussi connaissait son ainé sans avoir besoin de l’analyser comme elle le faisait sur tout le monde... Oui, elle n’avait pas à avoir peur de quelqu’un qui lui ressemblait autant, évidement, elles auraient pu au contraire devenir ennemies et ne pas pouvoir se supporter, mais là où ça aurait du casser, les choses c’étaient plutôt bien passées. De plus leur amitié n’était pas le genre de celles qui se brisent pour une barrette empruntées ou un certain Jedursor...

Plus les années ne passent et plus le niveau d’intelligence des nouvelles années baisse... Ou alors c’est ma lassitude qui augmente... Voir les deux.

Continua-t-elle vaguement pour elle-même, sans vraiment attendre de réponse puisqu’au fond elle la connaissait déjà. Doucement le silence reprit ses droits sans qu’aucunes des deux ne le brise à nouveau. Des minutes passèrent seulement coupées par le bruit de la plume de la première et les pages tournés de la seconde.
C’était calme, très calme, pour peu on se serait cru dans une salle de permanence vide, à la différence que c’était juste une salle de cours abandonnée que personne n’osait gratifier de sa présence, à part quelques sécheurs ou d’élève en recherche de solitude, un peu comme les deux jeunes femmes ici présente.
Cependant, arrivée au troisième chapitre de son grimoire,Miyria eu de plus en plus de mal à reste concentrée dessus, et abandonna au bout de trois pages, comme fréquemment depuis le début du mois. Et ceci était à chaque fois pour la même raison qui revenait sans cesse, l’agaçant parce qu’elle était incapable de passer par-dessus... Elle aurait du être contente d’en avoir finit pour de bon avec Chaser, mais non, comme si cela ne suffisait pas, elle commençait à entrer dans une phase d’auto apitoiement, encore un peu et elle se dégouterait d'elle-même toute seule... Levant un regard furtif vers Pomona, elle hésita un instant... Et si ?

Pomona, tu en es où avec ton étude sur Chaser ?

Quoi ? La subtilité, c’est pour les poufsouffle ! Miyria détestait tourner autour du pot quand elle avait quelque chose à demander, et même si Pomona ne lui disait quasiment rien, elle avait devinée toute seule qu'en tant qu’éthologue elle s’intéressait à Jedursor et son petit monde, mais pas de la même façon que Lena ou tout les autres qui gravitaient autour de lui...
C’était amusant, autant se ressemblaient-elles beaucoup sur bien des choses, autant sur celui la, tendit qu’il fascinait Pomona, il révulsait Miyria plus que tout. Comme quoi...

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Message#Sujet: Re: solitude (Miyria)   Jeu 23 Sep - 13:37

Miyria, comme Pomona l'avait présupposé, ne s'était pas le moins du monde senti mal à l'aise vis-à-vis de l'analyse froide qu'elle venait de faire, elle approuvait, même. Elle enchaîna d'ailleurs sur une réplique concernant les fameux livres qu'elle aimait tant.

"Le mieux serait tout de même qu’ils fassent leurs idioties et preuves débiles de supériorité ailleurs que dans la bibliothèque, il ne manquerait plus qu’ils abîment un grimoire."

Pomona n'était pas aussi attachée à la bibliothèque que ne pouvait l'être son amie, elle n''y allait qu'à de rares occasions. Elle y avait surtout passé beaucoup de temps quand elle avait voulu analyser le comportement des Serdaigles mais c'était une étude qu'elle avait rapidement abandonné, les serdaigles étaient d'un ennui mortel. Il n'en était pas de même pour Miyria, s'il lui arrivait de se cloîtrer dans la bibliothèque, c'était par véritable amour du livre, l'amour du livre, et de la connaissance, surtout, quand ces autres serdaigles connaissaient surtout l'amour des bonnes notes...

Pomona ne fit aucune remarque à ce sujet. Pomona aimait lire, elle aussi, mais la destruction de quelques grimoires par des premières années imbéciles était un exemple comportemental qu'elle aimait bien observer, même s'il devenait quelque peu un classique du genre qui témoignait d'un manque d'originalité bien triste.


"Plus les années ne passent et plus le niveau d’intelligence des nouvelles années baisse... Ou alors c’est ma lassitude qui augmente... Voir les deux."


Là-dessus non plus, elle n'ajouta rien, même si elle avait tendance à penser la même chose que sa camarade. A mesure que les années passaient, elle avait le sentiment que les premières années étaient beaucoup plus petits et beaucoup plus bêtes que lorsqu'elle-même était arrivée à Poudlard. Mais ce n'était sûrement qu'une illusion, quand elle était entrée en première année, elle devait également avoir été aussi petite. Aussi bête, ça, elle n'osait pas le penser, si les autres l'avaient été (et l'étaient toujours pour la plupart, d'ailleurs), elle espérait bien, elle, avoir réussi à passer entre les mailles de ce filet.

A cette remarque succéda un silence longuement entretenu par les deux jeunes filles, qui avaient toujours eu pour principe de ne pas trop se parler si elles n'avaient rien de véritablement intéressant à se dire. C'était le cas, et c'est bien pour cette raison qu'elle passèrent un certain moment à vaquer à leurs occupations respectives sans même se soucier de la présence de l'autre.

Mais Miyria finit tout de même par rouvrir la bouche (non sans raisons) et Pomona allait donc abandonner un instant son morceau de parchemin et ce qu'elle était en train d'y inscrire à l'encre noire.


"Pomona, tu en es où avec ton étude sur Chaser ?"


Pomona détourna les yeux de son travail pour mieux regarder Miyria, un peu surprise, du moins d'abord surprise, parce qu'elle ne s'attendait pas à ce que la conversation puisse tourner autour de Chaser, puis, son esprit d'analyse ayant été remis en marche, elle comprit que cette question n'était pas si inadéquate que cela, en vérité.

Pomona n'était en effet pas sans ignorer que Daniel et Miyria avait été amis, à une époque, amis avant que la tempête Jedusor ne vienne tout dévaster sur son passage. En s'intéressant à Daniel, Pomona avait bien été obligée de s'intéresser à cette amitié brisée, que Miyria semblait regretter malgré tout.

Elle savait pourquoi Miyria avait rejeté Chaser, parce qu'elle ne supportait pas de le voir devenir le toutou de Jedusor, Jedusor qui l'insupportait au plus haut point, pendant qu'il fascinait Pomona.

Pourtant, en dépit de cette fascination, elle comprenait davantage l'attitude de Miyria que celle de Daniel. Si Jedusor la fascinait, l'effrayait, même, c'est parce qu'elle observait chaque jour l'influence étrange qu'il arrivait sans difficulté à avoir sur autrui (et Chaser en particulier), elle comprenait que quelqu'un qui n'avait pas décidé de consacrer sa vie à l'étude d'autrui choisisse la répulsion plutôt que la fascination.


"Je ne sais pas vraiment si j'avance ou non. Au-delà du facteur de soumission auquel doit se mêler très certainement un affectif des plus douteux, il y a quelque chose que je n'arrive pas à cerner..."

C'est vrai, on aurait pu résumer l'attitude de Chaser en disant qu'il actait comme un chien obéissant, mais Pomona était persuadée que ce n'était pas aussi simple. Qu'il était agaçant de ne pas réussir à cerner quelqu'un en un coup d'oeil, comme elle y parvenait le plus souvent! Mais en même temps, c'était ce qui rendait son étude passionnante. Il y avait là un véritable défi à relever.

"Je pense qu'il est enfermé dans un schème type, les autres l'y enferment, et il s'y complaît par facilité, même ses tentatives de détachement de ce schème répondent à un besoin désespérée d'y demeurer conforme. Et malgré tout... je pense qu'il aspire à s'en extraire et qu'il lutte contre cette aspiration." elle poussa un léger soupir. "Mais pourquoi, je ne sais pas."
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Message#Sujet: Re: solitude (Miyria)   Lun 21 Mar - 10:38

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