AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Jeu 13 Jan - 15:45

Pour l'ambiance Razz

Huitième café de la journée. Zelda était comme une pile électrique mais sans un peu de caféine pour lui fouetter le sang, elle n'aurait jamais tenu le coup. Elle n'avait jamais eu autant de boulot que là, maintenant, et pour une fois, les 3/4 de ses patients étaient bel et bien souffrants, et il ne s'agissait pas que de petits rhumes. Devant l'urgence de la situation, et les risques qu'on aurait pu courir en s'en remettant au transplanage d'escorte, la plupart des blessés de pré-au-lard avaient été conduits à l'infirmerie de Poudlard, parce qu'elle était plus proche que sainte Mangouste, au moins le temps que les blessés puissent supporter le voyage.

Bon évidemment, on avait pas laissé la pauvre Zeld' se débrouiller toute seule avec tous ces "rescapés de guerre", elle avait bien sûr bénéficié de l'aide bienveillante de tout un tas de médicomages qui lui marchaient sur les pieds et avaient l'air de vouloir lui apprendre son métier. Au final, elle était sûre qu'elle se serait cent fois mieux démerdé seule, ou p'têt avec l'aide de Pomona, mais c'est tout. Là, on se serait cru face à un remix du malade imaginaire, chacun avait ses méthodes et son diagnostic, et le résultat final équivalait à un bordel sans nom. L'ambiance dans son infirmerie chérie était devenue invivable, et on la traitait plus ou moins comme une sous-fiente de hibou. Notons, au passage, que tous ces médicomages renommés étaient évidemment de sexe masculin et n'avaient pas grand chose à faire de l'opinion d'une infirmière, et encore moins d'une femme. On la reléguait donc aux basses besognes (à savoir les élèves qui s'étaient choppés une bronchite en ce début d'hiver) pendant qu'ils se récoltaient tous les lauriers, comme si ce n'était pas SON infirmerie. Vivement qu'ils soient tous sur pieds et qu'on lui foute la paix. Zelda détestait recevoir des directives dans son travail, elle avait sa fierté, et en plus, elle était convaincue qu'elle faisait très bien son boulot, personne ne s'était jamais plaint. Alors oui, qu'on lui foute la paix!

Comme apparemment, on ne voulait pas d'elle dans sa propre infirmerie, Zeld', une fois de plus, s'était rendu en salle des profs histoire de se calmer les nerfs avec un bon café. Ok, c'était pas ce qui allait l'aider, plus elle en buvait, plus elle se sentait prête à hurler sur ces médecins de malheur... dans le meilleur des cas, résistant à son envie de plus en plus coriace de leur arracher la langue et de les vider de leurs viscères. Non mais franchement.

A cette heure ci, la salle des profs était vide, la plupart d'entre eux achevaient leurs derniers cours de la journée. Au moins, elle aurait la paix. Une fois sa tasse de café remplie, Zelda alla s'affaler sur un canapé et après un soupir, vida son café d'une traite. Vivement que cette foutue situation soit démêlée! Pas tant pour les victimes que pour son propre bien-être. Encore un peu et elle allait exploser.
La pauvre chose qui avait décidé de toquer à la porte de la salle des profs à ce moment précis avait eu une très mauvaise idée sans le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Jeu 13 Jan - 17:03

    Laury s'était se levé ce matin, avec l'horrible sensation que sa journée ne serait pas extraordinaire. Mais bon aprés la journée d'hier, avec l'accident, enfin l'attaque, la mégarde, elle ne savait pas trop quel mot employé, qui avait eu lieu à Pré-au-Lard, pendant quelques jours, l'ambiance ne serait pas vraiment des plus joyeuse. En effet, plusieurs personnes semblaient fonctionner au ralentit, même certains professeurs ne semblaient pas vraiment emballé par leur cours, mais il fallait les faire, il fallait y aller. Ce lundi matin, n'était pas des plus réjouissant. Sa matinée avait commencé, par une charmante et agréable rencontre avec Daniel Chaser... Il l'avait comme d'habitude fait porter son sac. Quelle joie! Leur salle commune se trouvait au même étage, et même si elle était à plusieurs kilomètres l'une de l'autre. Enfin c'est la distance que s'imagine la petite fille, quand elle était seule dans son lit, même si elle n'avait pas vraiment vérifier pour savoir si c'était le cas. Enfin, bref, ils se retrouvaient le matin et la petite fille devait porter son sac, du hall, vers sa table, puis de la table vers sa salle de cour, et ensuite courir pour rejoindre son cours à temps. Même si les premiers cours avaient été difficiles, on s'habitue à tout, dit-on, non? Elle faisait ça depuis plus d'une semaine matin, à elle s'en souviendrait toute sa vie, de ce matin du 1 novembre 1944...

    Mais aujourd'hui, ça avait été légèrement différent, en effet, le jeune homme avait semblé contrarié par un truc, et il avait été en retard, et comme lui il était en retard, elle aussi. Mais voilà son professeur en question, n'avait été trés compréhensif, sans doute à cause de la situation, et de ce qui s'était passé. Il avait gentiment, enfin pas vraiment gentiment, envoyé la jeune fille en étude, en lui disant clairement qu'elle ne devait plus être en retard à ses cours. Elle était ressorti, avec rejoint la salle d'études, d'un pas lent et un air las... Elle ne réussirait jamais son année! Elle avait pleuré dans son coin. Aprés son heure, elle était retourné voir ses camarades, et avait fini sa matinée. La journée avait bien commencé n'est-ce pas?! Le reste de la journée n'avait été mieux, et aprés avoir fait une gamelle vertigineuse, où elle s'était fait une belle entaille aux genoux. Elle se rendit à l'infirmerie! Quel spectacle là bas, elle avait passé une bonne heure à poireauter, avant qu'un des médecins lui disent de partir qu'elle gênait. Et que son petit bobo, n'était pas grand chose en comparaison des blessés graves qui se trouvaient ici.

    Laury était donc repartit, en larmes, elle ne pouvait plus vraiment supporter tout ça. Avec ce qu'elle devait faire pour Daniel, ce qu'elle devait faire pour ses cours, pour elle. Cette coupure à son genou était de trop. Pourtant ce n'était pas grand chose, mais c'était la goutte qui faisait déborder le vase, comme disait sa mère assez souvent. Elle marcha dans le couloir et redescendait vers sa salle commune, peut-être que là bas, elle trouverait une camarade de sixième ou septième année pour l'aider. Elle descendit doucement les escaliers en serrant les dents. Et passa devant la salle des professeurs, et sans trop savoir pourquoi, ni comment. Se retrouvant le poing en l'air, elle ne savait même plus si elle avait frapper ou non à la porte...


[euh, j'ai parlé un peu de Dany, il faudra se souvenir de ce qui s'est passé entre eux...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Ven 21 Jan - 13:08

Un bruit derrière la porte et Zelda poussa un nouveau soupir. Elle s'attendait à être dérangée par un de ses collègues, et elle n'avait vraiment pas envie qu'on la dérange. Mais les bruits de pas s'étaient arrêtés et n'avaient pas continué. Et quoi? Qu'est-ce qui se passait? Elle avait pas fermé à clé, que je sache. Elle attendit quelques secondes qu'il se passe quelque chose, mais comme la personne derrière la porte ne faisait pas le moindre mouvement, elle se leva à contrecoeur et alla ouvrir. Elle se retrouva nez à nez avec une petite fille (c'était le mot, elle n'était pas encore adolescente), qui, le point levé, devait être sur le poing de frapper. Elle se tenait sur une seule de ses jambes, et n'avait pas l'air d'aller très bien. Ben tiens.

"Ils t'ont envoyé me voir, c'est ça?"

Elle n'avait absolument aucun mal à imaginer ces crétins de médecins qui se croyaient meilleurs que tout le monde renvoyer la fillette sous prétexte que ce n'était qu'un bobo. Comme s'ils étaient tellement importants qu'ils étaient au dessus de ce genre de responsabilités. Un bobo, ça reste un bobo. Et qu'on aille pas dire que c'était dégradant de s'occuper de ce genre de chance. La jeune Lauraleen avait de la chance d'être elle-même, Zeld' n'aurait sûrement pas été aussi conciliante si elle avait eu affaire à n'importe quel autre élève. Mais elle, elle était adorable. Zelda était bien incapable de hurler contre une fille comme elle.

"Allez, rentre!"

Zelda invita Lauraleen à prendre place dans la pièce. Apparemment, elle allait devoir la soigner sur place, puisque ces incapables avaient tellement mieux à faire. Non mais franchement!

"Assied toi."


Pendant que la pouffy s'exécutait, Zeld' fouillait dans son sac, où elle avait laissé sa baguette. Ce n'était qu'une blessure superficielle, rien de grave mais à soigner d'urgence, elle n'aurait pas besoin de grand chose pour soigner la plaie de cette pauvre petite. Elle pointa sa baguette sur le genou de la jeune fille, et aussitôt, la plaie fut nettoyée. L'infirmière observa ensuite plus attentivement la blessure, afin de s'assurer qu'il n'y avait rien de plus qu'une entaille superficielle. Elle invita Lauraleen à plier et déplier la jambe, ce qu'elle parvenait à faire, même si c'était un peu douloureux, à en voir sa tête.

"C'est pas grand chose, t'en fais pas." dit-elle dans un sourire, avant d'ajouter dans un bougonnement. "ça leur aurait pris deux minutes..."

Un nouveau coup de baguette, et la plaie se referma. Voilà, c'était trois fois rien, mais ces incapables privilégiait le soin de leur ministre adoré, comme si un seul médicomage ne suffisait pas à faire l'affaire. Ils étaient tous attroupés autour de lui comme s'ils voulaient tous retirer la gloire de la guérison potentielle du ministre. Dans des moments comme celui-là, elle aurait bien voulu qu'il claque. Mais au fond, il n'était pas en si mauvais état que ça, leur larron.

"Voilà, dis moi si tu peux marcher correctement."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Sam 22 Jan - 11:52

    Laury resta devant la porte de la salle des professeurs, elle ne savait pas quoi faire. Elle sentait les larmes coulaient, elle les essuya avec sa manche, et retrouva une respiration plus ou moins normale quand la porte s'ouvrit... Elle devait donc avoir frappé, pensa-t-elle, à moins que ça ne soit qu'une coïncidence. Elle soupira et leva la tête pour voir le visage de l'infirmière, elle sourit timidement, et se dit qu'elle était heureuse de pouvoir tomber sur elle. Elle pourrait lui soigner son genou...
    Ils t'ont envoyé me voir, c'est ça?" fit-elle. La fillette, se demandait qui pouvait être ses "ils", peut-être les autres médecins qui avait prit d'asseau l'infirmerie. Et qui avait gentiment rembarré la petite fille et son genou blessé.
    "Allez, rentre!" continua Zelda, Laury fit quelques pas dans la salle des professeur, pour entrer dans la pièce. L'infirmière la fit asseoir sur une chaise. Et Lauraleen observait le lieu pendant que la jeune femme recherchait sans doute sa baguette ou autre instrument de médecine pour soigner la petite fille. Laury se souvenait de la façon dont sa mère soignait ses blessures, avec un peu d'alcool et d'eau, ainsi que de savon et elle mettait une bande de coton pour entourer la blessure et cela mettait plusieurs jours à se soigner. Mais l'infirmière de Poudlard, fit les choses vraiment différemment, enfin avec la magie, et deux ou trois tours et le sang avait disparu. C'était magique! Laury plia et déplia son genou comme lui demanda la jeune femme, encore un autre tour de magie et la plaie était refermé.
    "C'est pas grand chose, t'en fais pas. fit Zelda dans un sourire, ça leur aurait pris deux minutes..." ajouta-t-elle dans un ton un peu moins sympathique.


    "Voilà, dis moi si tu peux marcher correctement." demanda Zelda. Laury se leva et fit quelques pas dans la pièce. Son genou était guéri et ne lui faisait plus mal, elle hocha la tête...
    "Ça va" fit-elle de sa petite voix timide, comme elle le faisait toujours. Peut-être est-ce pour ça que Daniel avait décidé de la torturer, parce qu'elle était timide et qu'elle avait peur de lui. Mais c'était dans son caractère, il lui faudrait sans doute longtemps pour ne plus avoir peur du jeune Chaser. Elle soupira et se rassit sur sa chaise... Elle aurait bien voulu parler à quelqu'un de cette situation, mais à qui. Elle leva les yeux vers l'infirmière, et pensa qu'elle pourrait peut-être l'écouter, mais ne savait pas du tout par quoi commencer...
    Je... J'ai peur fit-elle simplement

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Lun 24 Jan - 17:28

L’écorchure au genou de Lauraleen, c’était trois fois rien. Zeld’ en guérissait une dizaine comme ça dans une journée, elle en était au point où elle guérissait ça d’un geste à peine mesuré, trop habituée. La jambe de Lauraleen avait guéri, mais la petite n’avait pas l’air d’aller mieux pour autant. Ce n’était pas qu’un vilain petit bobo au genou, qu’elle avait, c’était un bobo au coeur, Zeld’ le voyait bien. Ce n’était pas de cette blessure déjà guérie que la pouffy avait peur, c’était de quelque chose de plus douloureux, et beaucoup plus difficile à guérir.

L’infirmière resta interdite quelques secondes. ça, c’était typiquement le genre de blessures qu’elle ne savait pas guérir. En matière de relationnel, elle n’était pas douée du tout. Elle ne savait pas écouter les autres, et encore moins les conseiller. Il suffisait de voir à quel point elle était incapable de rassurer Olive, quand celle-ci venait la voir. C’était pas qu’elle n’avait aucune compassion, elle n’était pas froide comme la pierre. Elle avait l’air froide, mais au fond, elle était profondément humaine, elle était juste incapable de le montrer.

Une fois de plus, si Lauraleen n’avait pas été Lauraleen, Zeld’ l’aurait sans doute rembarré, et se serait contenté de lui dire que c’était pas son problème. Sauf que ce genre d’attitude, elle était pas capable de l’avoir avec les plus jeunes. Dès que ses ‘patients’ atteignaient l’âge ingrat du début d’adolescence, ils exaspéraient Zeld’, mais quand il avaient encore cette apparence et cette innocence d’enfant dont Lauraleen était l’exemple, elle se sentait immédiatement attendrie. Elle n’avait pas d’explication à donner à ça. Enfin si, une, mais elle trouvait ça tellement gnan gnan qu’elle la rejetait vite fait. La vérité, c’était que tous ces futurs ados ressemblaient à sa Louisa, à la prunelle de ses yeux, et elle n’arrivait pas à faire autrement qu’à faire le transfert. C’était sûrement à psychanaliser, mais on va dire qu’on a pas le temps. Enfin bref, au lieu de rembarrer Lauraleen, Zeld’ prit donc la peine de lui répondre presque gentiment. Je dis ’presque gentiment’, parce que personne ne lui ôterait jamais son air revêche et son ton haché.

"Eh bien ,qu’est-ce qui t’arrive?"


Elle le devinait un peu, elle avait sûrement du mal à s’intégrer, l’entrée au collège était toujours difficile, et on pouvait très rapidement se retrouver dans le groupe de ceux qui se font marcher sur les pieds. On est si influençables à 11 ans. Et en plus, la petite était à poufsouffle, une proie idéale pour les serpentards. Elle pouvait très bien s’être déjà fait manger toute crue. Peut-être qu’elle se trompait, après tout, ça n’avait pas forcément de rapport, mais à 11 ans, on avait généralement pas d’autres problèmes que celui là. C’était déjà suffisant, pour Zeld’, elle n’était même pas sûre d’avoir de solutions à ce problème là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Mar 25 Jan - 21:31

    Laury baissa la tête, et sentit les larmes montaient, et se mit à pleurer d'abord doucement, et en essayant de ne pas trop le montrer. L'infirmière resta silencieuse un moment, mais finit par demander :
    "Eh bien ,qu’est-ce qui t’arrive?"
    Alors le chagrin de la petite fille prit un autre aspect, et elle éclata complètement en sanglot, laissant échapper tout le stress, la peur, et la crainte de cette situation. Le monde ne tournait plus rond pour la fillette depuis longtemps. Elle se trouvait loin de sa famille, dans un monde qu'elle ne connait pas, c'était déjà beaucoup pour la petite fille perdue, timide qui ne sait pas ni s'affirmer, ni montrer beaucoup de courage. Et Maintenant, on peut rajouter Daniel, un grand Serpentard qui ne sait de la harcelé, de la torturer et surtout de lui faire peur. Maintenant la petite fille en arrive même à avoir peur de son ombre.

    "C'est... à cause... des... des autres... Ils ne cess... cessent de ... m'embêter... fit la petite fille entre deux crises de larmes, Il me ... fait peur... ajouta la petite fille, bien qu'elle ne savait pas trop si elle pouvait citer des noms, enfin un nom. De peur que cela puisse lui revenir, elle avait bien remarquer que les murs avaient des oreilles, surtout à Poudlard, il était trés difficile de garder certaines choses secrètes. Et maintenant que pouvait-elle dire de plus à l'infirmière, quel conseil pouvait-elle lui donner. Laury avait bien eu des conseils de la part de Morgan, mais aussi de Gloria sa camarade de chambre. Pourtant leurs conseils n'arrivent pas à faire bouger la petite fille, elle n'arrive pas à les comprendre ou a les intégrer.... Elle a tellement peur de Daniel, que tous les idées, conseils, ou autres résolutions s'envolent dés qu'elle se trouve face à lui...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Sam 29 Jan - 14:12

Zeld’ afficha un sourire entendu. Elle avait tapé juste, et ça n’avait pas grand chose d’étonnant. C’était bien ce qu’elle pensait. A l’âge de Lauraleen, on avait guère d’autres problèmes que celui-là, et il était déjà bien compliqué à gérer. Elle avait pris l’habitude de surveiller sa petite Louisa du coin de l’oeil pour s’assurer qu’elle n’avait pas ce genre de problème, mais la petite blonde de serdaigle avait déjà le répondant de sa maman et ne se laissait pas marcher dessus. De quoi rendre Zeld’ très fière d’elle. P’têt qu’elle pourrait présenter Lauraleen à sa fille. Si la pouffy était entourée d’amis capables de la défendre elle serait p’têt moins sujette aux crises de larmes et d’angoisse. Mais elle s’imaginait mal amener le sujet avec sa fille, leurs relations n’étaient pas au meilleur fixe, depuis poudlard, si Zeld’ la maternait trop, c’était l’avenir social de la petite qui partait en fumée, et donc Louisa préférait prendre ses distances, pour tout sauf le plaisir de l’infirmière, qui au fond n’avait qu’elle au monde.

Apparemment, Laury avait un problème plus particulier avec un seul élève de Poudlard. Zeld’ pensait bien deviner de qui il s’agissait. Elle était pas extralucide, non, mais parmi les caïd de poudlard qui en faisaient le plus baver aux années inférieures, un élève en particulier arrivait en tête de liste. Il devait s’agir de Daniel Chaser, le serpentard de septième année ultra arrogant qui lui avait indirectement amené plus d’élèves à l’infirmerie que n’importe qui, entre ceux qu’il avait agressé physiquement, ceux qu’il avait agressé moralement, et ceux pour qui il avait fait les deux, elle n’était jamais sortie de l’auberge. Si elle le revoyait passer le pas de l’infirmerie un jour, elle lui en ferait baver. Mais ça faisait bien longtemps que Chaser évitait bien soigneusement l’infirmerie (qu’il adorait, avant, il y venait pour le moindre bobo histoire d’être dispensé de cours). C’était clairement mieux pour lui.


“Laisse moi deviner. Grand, brun, serpentard, un prénom qui commence par D?”

ça pouvait être quelqu’un d’autre, c’est sûr, mais de toute évidence, Laury était victime d’un dangereux acharnement, Daniel Chaser était l’expert en la matière, elle inventait rien. Que ce soit lui ou quelqu’un d’autre ça ne changeait quand même pas grand chose, Zeld’ ne pensait pas pouvoir donner à Laury des conseils bien éclairés si ce n’est un de ces conseils bâteau qu’elle avait dû entendre des centaines de millers de fois et qui ne lui servirait à rien du tout.

“Il te fais quoi, exactement?”

Si les faits étaient trop graves, elle avait au moins ce pouvoir qu’ont les adultes de pouvoir s’adresser aux autorités compétentes avec un tantinet de crédibilité. Ce serait déjà un poids en moins pour Laury, p’têt, si elle pouvait en toucher deux mots aux directeurs de maisons concernés pour qu’ils décident des sanctions nécessaires.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Dim 30 Jan - 15:14

    “Laisse moi deviner. Grand, brun, Serpentard, un prénom qui commence par D?” fit l'infirmière, Laury se sentit à la fois un peu mieux de savoir de qui elle parlait et en même temps, affreusement tendue à l'idée qu'elle pourrait peut-être en glisser un mot, à Daniel, ou même aux autres professeurs, elle pourrait vivre encore pire que maintenant. Chaser pourrait avoir envie de se venger... Elle hocha simplement la tête pour montrer son accord avec ce que venait de dire la jeune femme. Que pouvait-elle y faire, c'était à elle de prendre les choses en main. Laury devait se "réveiller" et se prendre un peu plus en main, et ne plus se laisser marcher sur les pieds, mais pour la petite fille timide qu'elle était, c'était plus facile à dire qu'à faire.

    “Il te fais quoi, exactement?” demanda l'infirmière, Laury ne savait pas trop quoi répondre à cette question, Daniel n'avait jamais vraiment levé sur elle. Il agissait plutôt comme les monstres qui se cachaient sous le lit. On ne les voit pas, on sait qu'ils ne peuvent pas nous toucher, pourtant ils sont là et nous terrorise l'a nuit. Laury avait eu longtemps peur du noir, et de ces monstres cachaient dans le placard ou sous son lit.
    "Il me fait porter ses affaires, et veut que je fasse tout un tas de choses pour lui"... expliqua la petite fille, mais c'est surtout sa présence, il me fait vraiment peur" soupira-t-elle en posant ses deux mains sur ses genoux, d'un air timide et plutôt réservée, comme si elle avait dit une bêtise...

[je savais pas trop ce que Daniel aurait pu faire faire à la petite fille...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Mer 2 Fév - 13:01

“Je vois.”

En gros, rien de nouveau, sous le soleil. Qu’est-ce que Zeld’ pouvait répondre, franchement? Elle était pas psychologue, c’était bien connu, que l’infirmière de Poudlard était pas du genre commode, et pas du genre à écouter les petits soucis des gens (surtout à partir du moment où les gens avaient plus de quatorze ans). Ouais, Zeld’ ne savait pas trop quoi lui répondre. Elle pouvait bien se rabattre sur les clichés bâteau qu’on avait dû lui faire de bonnes centaines de fois, mais à quoi ça aurait servi? Lauraleen n’avait pas besoin qu’on lui bourre le mou avec tout ça. Lui dire qu’il fallait qu’elle tienne bon, qu’elle lui tienne tête, toutes ces conneries, ne lui serviraient absolument à rien.

“Bon, écoute...”

Elle était pas sûre que ce qu’elle était sur le point de dire allait aider Lauraleen, en fait, ça pourrait p’têt même l’enfoncer. Mais elle ne pouvait pas être autre chose qu’elle-même, franche et direct. Elle n’allait pas donner des illusions à la petite fille, dans la vie, on se faisait marcher sur les pieds, c’était comme ça, les plus forts écrasaient les plus faibles, voilà, il fallait faire preuve d’un minimum de force de caractère.


“Dis-toi que c’est une bonne leçon, pour plus tard. Dans la vie, il y aura toujours des gens qui viendront t’emmerder. Ou tu te fais marcher dessus, ou tu leur marche dessus, c’est comme ça que ça marche.”

Une leçon de vie ultra pessimister proférée à une gamine de onze ans? Oui, Zeld’ n’était définitivement pas la personne la mieux placée pour donner des conseils éclairés et remonter le moral des gens, mais en même temps, elle disait à Laury ce qu’elle pensait réellement, et au passage, elle lui épargnait tout ce temps qu’elle aurait perdu stupidement à s’élaborer une philosophie de vie qui constituerait à se dire que de toute façon, elle était quelqu’un de meilleur que lui, ou elle ne savait quoi. Les hommes, au fond, c’étaient que des animaux en un peu plus évolués, c’était toujours la loin de la jungle et la loi du plus fort, on mangeait ou on se faisait manger, c’est tout, Zeld’ l’avait bien compris, alors qu’elle devait constament se battre pour que son travail et ses qualités soient reconnus, malgré le fait qu’elle soit une femme. Encore là, maintenant, aujourd’hui, elle subissait cette loi de la jungle, pendant que de stupides orang-outans envahissaient son territoire en cherchant à accomplir un travail qu’elle aurait cent fois mieux fait si on lui avait foutu la paix. C’était à tout âge, que ça se passait, et on jouait successivement les deux rôles, un jour on était un Daniel, un jour une Lauraleen, tout dépendait de l’interlocuteur et de la situation. On ne pouvait rien changer à ça, tout le monde s’en prend plein la tronche à un moment ou à un autre de sa vie, on est pas toujours celui qui domine, la pouffy l’apprenait à ses dépents, et si la leçon était douloureuse, au moins, elle lui serait utile à l’avenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Lun 7 Fév - 17:35

    “Je vois.” fit l'infirmière, Laury ne put que hocher la tête, pour acquiescer, et ainsi faire comprendre à la jeune femme que la situation était comme ça et pas autrement... Et maintenant, que devait faire la petite fille, elle n'en avait pas la moindre idée. Assise sur la chaise, les mains posaient sur ses jambes, elle attendait patiemment que les choses viennent, que les choses changent. Mais c'était peut-être ça le problème, car rien ne changera pas, sans que Laury fasse des efforts. Elle avait beau le savoir, elle ne voyait pas de solution à ce problème.

    “Bon, écoute... ... fit Zelda d'un ton assez franc, puis elle reprit d'un même ton, Dis-toi que c’est une bonne leçon, pour plus tard. Dans la vie, il y aura toujours des gens qui viendront t’emmerder. Ou tu te fais marcher dessus, ou tu leur marche dessus, c’est comme ça que ça marche.”
    Ça promet, si ce n'est que le début, Laury espérait que toute sa vie, ne se résumerait pas à avoir peur de son ombre, et à rechercher la sécurité et le réconfort chez les autres, elle devait le trouver en elle-même, elle avait besoin de courage, mais c'est les gryffondor qui le possède pas les Poufsouffles. Elle soupira et sourit et tourna sa tête, vers l'infirmière..

    "Vous avez raison!" fit Laury dans une voix décidée et remonter, même si elle savait qu'après avoir fait quelques pas dans le couloir, sa belle résolution s'envolerait dés qu'elle serait face à Daniel. Ce jeune homme la terrifier tellement, à tel point qu'elle en était paralysée... Elle hocha la tête, et demanda tout de même à la jeune femme...
    "Que peut-on faire pour ne plus avoir peur?". Poser cette question, lui donnait l'impression de retrouver ses six ans, et de demander à sa mère, comment ne plus avoir peur du noir, et des monstres cachés dans les placards...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Sam 12 Fév - 10:45

Bon, ça commençait à rentrer, dans la tête de cette petite. Il fallait lui apprendre des leçons de vie, c’était clair. Ok, elle était excusable, elle avait que 11 ans, après tout, m’enfin, c’est pas comme si ça justifiait tout, hein. A son âge, Zeld’ se battait déjà bec et ongles pour se faire respecter des autres. Et il s’agissait pas juste d’être respécté par les gros loubards qui faisaient trois tailles de plus qu’elle, il s’agissait de se faire respecter par tout individu de sexe masculin. Ouais, dès l’âge de 11 ans, et même avant. C’était un combat quotidien, que voulez-vous, Zeld’ était une féministe convaincue et elle le resterait toute sa vie. Enfin bon, elle s’égarait dans ses pensées, là.

“Evidemment, que j’ai raison.”

C’était même pas dit avec humour, elle avait raison, un point c’est tout. Et Lauraleen faisait bien de s’en rendre compte. C’était comme ça qu’on avançait dans la vie, en se prenant de grosses claques en pleine figure. C’était pas agréable, mais c’était nécessaire. Voilà. Alors qu’est-ce qu’on pouvait faire pour ne plus avoir peur? Ben y’a pas de recettes miracles, hein! La peur, c’était un truc indiscible que chacun combattait un peu comme il le pouvait. Il n’y avait personne qui n’ait pas peur d’au moins une chose. Tenez, Zeld’, comme ça, on dirait que rien ne peut l’impressionner, qu’elle pourrait se retrouver dans une fosse au lion et ne même pas commencer à avoir la chaire de poule (véridique), mais y’avait quand même des choses qui lui faisaient peur (eh si). Tenez, imaginez, maintenant, que ce soit sa petite Louisa qui soit dans la fosse aux lions. Et là, vous verrez qu’elle aussi, elle est capable de ressentir la peur, et de trembler de tous ses membres.

“Tu veux que j’te donne une recette miracle, peut-être?”

Zeld’ sourit devant la naïveté de la poufsouffle. Elle était à un âge où elle pensait vraiment que les adultes avaient réponse à tout. Elle allait très vite apprendre que très souvent, dans la vie, et très rapidement, on ne peut que compter que sur soi-même.

“Y’a pas de solution miracle, ma petite, ou t’as la volonté de faire évoluer tout ça, ou tu l’as pas. C’est tout.”

Quand je vous disait que si vous vouliez des conseils amicaux et tout le toutim, fallait pas compter sur cette chère Zeld’. Les conseils pratiques et gentillets, c’était pas son truc. Pour elle, mentir sur ce genre de choses, ça ne servait à rien. De toute manière, Laury apprendrait bien la dure vérité à un moment ou à un autre, autant que ce soit maintenant que plus tard, quand ce serait encore beaucoup plus difficile à encaisser. Là, elle avait au moins encore l’âge d’avoir le temps d’essayer de s’assumer. Après, ce serait p’têt trop tard. A onze ans, on avait encore l’âge de gagner la confiance en soi qui va bien. Comment, ça par contre.... Elle était pas thérapeuthe, que je sache!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Lun 14 Fév - 21:58

    “Évidemment, que j’ai raison.” fit l'infirmière dans un ton sûre d'elle. Et Laury se sentait vraiment une enfant dans ses cas-là. Elle soupira et écouta les conseils que pouvait lui donner la jeune femme pour ne plus avoir peur. Mais cela semblait si difficile pour la petite fille qu'elle était. Il lui restait plus six mois à supporter le jeune Chaser, peut-être n'est-ce pas si insurmontable, surtout que certains grands venaient l'aider. Mais et si l'année prochain, un autre tortionnaire prenait sa place et l'année suivante, et encore l'année suivante, non ce serait de trop pour la petite fille. Elle devait trouver une solution...

    “Tu veux que j’te donne une recette miracle, peut-être?” fit Zelda, cela sonnait comme une réplique sarcastique, dans les oreilles de Laury, et la fillette se sentit un honteuse d'avoir poser la question.
    Y’a pas de solution miracle, ma petite, ou t’as la volonté de faire évoluer tout ça, ou tu l’as pas. C’est tout.” continua l'infirmière. La petite fille se dit qu'elle ne devait sans doute pas l'avoir, cette volonté, pourtant quelque part, elle avait vraiment envie que les choses changent, mais rien ne semblait aller dans le bon sens quand Daniel était dans les parages... Non, il semblait être un élément qui faisait tourner le monde dans l'autre sens, dans de ce qui semblait, être à Laury, le bon sens. Mais d'après les dires de l'infirmière, cela semblait être "normal", pourtant la petite fille ne trouvait rien de "normal" à torturer les autres... Avait-elle un problème?

    "Comment peut-on faire pour avoir cette volonté, ou pour la montrer? A chaque fois, j'écoute les autres, et je semble être remonter, et me dire, cette fois c'est la bonne, à chaque fois, que je vois Chaser, je perd tous mes moyens, et répond bêtement "oui" à tout ce qui me demande, la plupart du temps en pleurant"
    fit la fillette, en baissant la tête pour regarder ses jambes devant elle. Elle sentait, un peu bête, et honteuse, d'avouer les choses comme ça, à ce qui se rapprochait le plus d'un professeur, sans en être vraiment un.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Mar 15 Fév - 20:49

Zeld’ leva discrètement les yeux au ciel. Oh elle n’avait rien contre la petite Laury. Tout ça, ce n’était pas de sa faute à elle, il se trouvait juste que s’il y avait une chose où l’infirmière était clairement défaillante, c’était les relations humaines. Elle n’était pas donneuse de bons conseils, et à peu près tout le monde le savait. Pas la pouffy, apparemment, elle insistait, encore et encore. Zeld’ imaginait bien que le fait qu’elle soit adulte ne devait pas aider. A l’âge de Laury, on pensait encore que les adultes avaient toujours raison, elle se rendrait vite compte qu’elle avait complètement tort. Mais pas tout de suite. Oh Zeld’ pourrait lui ôter toutes illusions à ce sujet aussi, mais elle ne le voulait pas, il fallait quand même que son autorité ne soit pas contestée, elle y comptait bien. Tiens, c’était de ce genre d’hypocrisie que devrait utiliser cette petite pour mieux s’en sortir dans la vie. C’était bas, c’est vrai, mais personne ne s’en tirait dans la vie avec le cerveau rempli de fleufleurs et de lapins roses. Les gens qui s’en tiraient le mieux, c’était les gens cruels, cyniques, et désabusés. Oh c’est sûr, c’était injuste, mais qui a dit que la vie était juste? Sûrement un type encore plus cruel. Cynique et désabusée, Zeld’ l’était pour dix, mais pas au point d’exposer sa pensée tel qu’elle à Lauraleen.

“Petite.”

Elle leva la tête vers le plafond, pour inviter la pouffy à suivre son regard.

“Les types en blouse blanche, là-haut, sont en train de mettre mon infirmerie sens dessus dessous, et où est-ce que je suis?”

Les remettre tous en place, pour sa défense, ça aurait pas forcément été trop judicieux, y’avait quand même des vies en jeu, dont celle du ministre, elle voulait quand même pas être accusée de ça. M’enfin, ça restait la preuve qu’on est jamais surpuissant.

“Alors mes conseils...”

Elle replanta ses yeux dans ceux de la première année. Chaser était une baraque de 17 ans, elle, c’était une petite brindille de 11 ans, ses chances étaient bien minces. La loi du plus fort. La jeune Pomona n’avait pas tord, quand elle classifiait les gens, et leurs rapports de force. Elle en avait un exemple flagrant sous les yeux.

“Supporte. Et si tu veux te sentir mieux, mets le dans une situation humiliante - sans qu’il sache que c’est toi. ça te fera du bien, crois-moi.”

Chaser était sensible sur tellement de points, ça devait pas être bien difficile de le mettre dans l’embarras ou de l’atteindre, d’ailleurs, il y en avaient certain qui avaient déjà très bien compris comment faire. Mais bon, ce n’était pas de petits jaunes de onze ans, c’est vrai, elle avait moins de chance d’avoir l’avantage, faut pas se leurrer, mais elle devait bien connaître quelques élèves plus âgés qu’elle qui apprécieraient de lui donner un coup de main. Y’avait pas de honte à être épaulé, après tout, et Laury semblait disposée à l’être puisqu’elle était venue lui parler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Ven 18 Fév - 14:58

    “Petite.” commença l'infirmière, Laury leva la tête vers elle, et suivit son regard vers le plafond. “Les types en blouse blanche, là-haut, sont en train de mettre mon infirmerie sens dessus dessous, et où est-ce que je suis?” ajouta-t-elle. La petite fille ne voyait pas trop le rapport entre leurs deux situations, mais attendit un peu pour voir où voulait en venir Mrs Sparkley.
    “Alors mes conseils...”
    fit-elle en regardant à nouveau Laury dans les yeux, la petite fille attendait la suite de ses conseils, peut-être aurait-elle une idée à lui soumettre, quelque chose qui pourrait l'aider... “Supporte. Et si tu veux te sentir mieux, mets le dans une situation humiliante - sans qu’il sache que c’est toi. ça te fera du bien, crois-moi.”

    Supporter, n'est ce pas déjà ce qu'elle fait, les relations entre les gens semblaient si compliqués pour la petite fille. Elle n'avait pas la moindre idée de leur complexité avant d'entrer dans cette école, de commencer à devenir une jeune fille, et plus une petite fille, même si dans sa tête, et dans son cœur, elle aurait voulu rester une petite fille. La vie de fillette est beaucoup moins compliqué, elle fait beaucoup moins mal...
    Une situation humiliante, peut-être est-ce une bonne idée, mais Laury n'arrivait pas à vouloir du mal aux autres, d'un autre côté, peut-être que cela ferait prendre conscience au jeune homme, du mal qui fait aux autres, mais elle ne savait pas si elle en aurait l'envie. Elle devrait peut-être en parler à Morgan, ou à Violette, eux pourrait la conseiller sur les choses à faire...

    "Merci" se contenta de répondre la petite fille, aprés tout, elle n'avait déjà que trop parler, ce n'était vraiment pas dans son habitude, elle était plutôt du genre timide, en retrait, réservée, qui ne souhaitait de mal à personne, même pas à son ennemi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ysbridion
avatar
▌ Messages : 416
Humeur :
50 / 10050 / 100

En couple avec : mon travail. ça suffit.

QUI SUIS-JE?
Baguette: 24, 163 cm, bois de houx et plume de sombral.
Camp: Bien
Avatar: Melanie Laurent

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Mer 23 Fév - 9:37

Zeld’ hocha légèrement la tête dans un geste qui voulait sans doute dire “de rien”. De rien pourquoi? ça c’était la question à cent gallions. De rien pour avoir accepté d’accorder un peu de son temps à la poufsouffle pour lui donner des conseils pas forcément avisés alors qu’elle aurait pu se contenter de la rembarrer sèchement comme elle avait l’habitude. Zeld’ ne pouvait pas jurer que ses conseils aideraient la petite Lauraleen, en fait, quand on y réfléchissait un peu, ça pourrait même être tout le contraire. Si Chaser se faisait humilier, il pouvait bien se calmer... ou décider de se vanger, et Chaser avait au moins l’avantage d’avoir les muscles et les centimètres en plus pour lui. M’enfin, elle retirerait pas ce qu’elle avait dit, ça lui aurait demandé trop d’énergie, et elle n’avait de toute façon pas de meilleurs conseils à donner à la place.

“Allez, file, petite!”

Elle ne pouvait plus rien pour elle. Bon, elle s’était quand même juré de garder un oeil sur elle quand elle le pourrait, si jamais elle se trouvait à proximité alors que Chaser faisait souffrir la pauvre poufsouffle, elle ferait ce qu’elle pourrait pour intervenir sans donner l’impression que la première année lui avait soufflé quoi que ce soit au sujet de ce qu’il lui faisait subir.

“Je pense que je ferais mieux de vérifier que mon infirmerie est encore en un morceau.”

Elle n’aimait pas voir toutes ces blouses blanches s’agiter dans son hâvre de paix à elle, mais elle ne pouvait pas s’isoler trop longtemps non plus, elle ne savait pas du tout ce qu’ils allaient faire à ses précieux instruments médicaux et autres médicaments. A ce rythme là, elle serait bonne pour faire le plein de tout ce qui allait lui manquer après le passage de ces foutus médecins.

... Cette pensée l’agaçait déjà. Bon, un dernier café, et elle était reparti, il lui fallait au moins un petit peu de caféine dans le sang pour supporter la suite des événements, elle sentait déjà que tout ça allait les énnerver. Chacun son combat, il fallait juste assumer la petite situation. Lauraleen devait faire de son mieux pour tenir la distance face à Chaser, et elle, elle devait tenir la distance face à ses soi-disants collègues qui la prenaient pour un résidus de sous-fiffre. Bon... Il fallait bien des combats comme ça dans la vie, c’est comme ça qu’on évoluait. Et même à l’âge de Zelda, il y avait toujours des moments où il fallait lutter. La vie, une bataille sans fin? Plus ou moins, Zeld’ en avait l’intime conviction, en tous cas, elle avait passé sa vie à se battre.Pour l’égalité des sexes, entre autres. Et c’était un combat qui était loin d’être gagné, malheureusement pour elle. Ou pas. Si elle n’avait plus rien contre quoi se battre, elle se sentirait obligée de trouver autre chose. Au moins, là, elle n’avait pas à réfléchir.... c’était tout trouvé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
POUFSOUFFLE
avatar
▌ Messages : 1516
Humeur :
90 / 10090 / 100

En couple avec : ....

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aubépine et plume de Pheonix
Camp: Bien
Avatar: Anna Popplewell

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   Sam 26 Fév - 18:25

    “Allez, file, petite!” fit l'infirmière, Laury hocha la tête et se leva de sa chaise, oui il fallait qu'elle y aille, même si maintenant elle n'avait plus cours, sa journée était finie, mais l'infirmière avait été là pour l'écouter et lui donner son avis, à défaut de conseiller avisé. De toute façon, tant que Laury ne changerait pas sa façon d'être, elle n'aurait sans doute pas la joie d'être une petite fille battante, non elle était timide et réservée, sans vraiment ce que l'avenir lui réserve... Elle s'avança vers la porte, remercia une nouvelle fois l'infirmière et quitta la salle des professeurs, pour se rendre à son dortoir... En espérant toutefois ne pas croiser Daniel, ou un autre serpentard dans un couloir...

    Ce qui malheureusement arriva, elle vit un jeune garçon au loin, portant fièrement l'uniforme de Serpentard, elle se figea au milieu du couloir, et vit tout un groupe apparaitre. Elle resta tétanisée un moment, et quand une des filles du groupe se mit à rire, ce fut comme un déclic et la petite fille détala comme un lapin dans la direction opposée. Bien sûr, elle se perdit dans les couloirs, et ne retrouva son chemin que quelques dizaines de minutes plus tard. Le reste de la soirée, ne se passa pas trop mal, étant donné ce qui était arrivée le reste de la journée, et également l'attaque de Pré-au-Lard que la petite fille n'oubliait pas...


[RP Clos]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Un café, deux cafés, trois cafés (pv Laury)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Il était une fois... Deux blonds ! (Enfin trois)
» Un mouton, deux moutons, et trois moutons... Pouf. ? E. Jyle McCartaigh.
» Un, tu gémis. Deux, j'observe. Trois tu cries. Thérapie de groupe.
» Soirée à deux ? Ah non... Trois | Greyson && Rebekah
» Un mage noir, deux mages noirs, trois mages noirs (Dimitri)
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
T.rouble O.r M.isery (or both) ::  :: 
Poudlard
 :: Les sous-sol :: Salle des professeurs.
-