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 Circule de mon chemin. [Tom]

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Message#Sujet: Circule de mon chemin. [Tom]   Circule de mon chemin. [Tom] Icon_minitimeJeu 3 Mar - 21:16

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Tom & Emily


    Une journée toute aussi futile que les précédentes allait commencer et je n'avais pas les ressources nécessaires pour l'affronter. En effet, j’avais eu du mal à trouver le sommeil et cela se ressentait réellement sur mon humeur qui se montrait encore plus exécrable que d'habitude. En effet, mon esprit était parsemé de tourments ces temps-ci, chose qui se ressentait sur mon attitude, bien que cela ne change pas réellement de d’habitude. Il y a de cela trois jours, j’avais reçu une missive de mon cher père, m’affirmant que mon frère ne pourrait nullement terminer son année à Dumstrang, pour cause de maladie, et qu’il était de nouveau rentré à la maison afin que les médicomages puissent établir un diagnostic. Cela aurait probablement dû me rassurer, mais je demeurais toujours aussi inquiète face à son avenir qui demeurait désormais incertain. Je n’avais jamais accordé d’importance à la vie humaine, mais celle de mon frère était bien trop précieuse pour que cela me rende indifférente. M’imaginer un avenir sans lui me paraissait improbable, mais pourtant je me devais d’envisager cette possibilité plus que chaotique. La situation n’était en aucun désespérée, mais j’avais toujours eu pour habitude d’envisager le pire, afin de garder les pieds sur terre.

    J'étais comme à mon habitude descendue dans la grande-salle pour prendre mon petit déjeuner, bien que la faim n'y soit pas réellement, mais c'était un rituel qui me tenait à cœur aussi étrange que celui puisse vous paraître. Les jacassements incessants autour de moi ainsi que cette niaiserie quotidienne en venaient sérieusement à m'horripiler au plus haut point, mais hélas je me devais de faire bonne figure pour sauver les apparences, aussi futiles soient-elles. Comme toujours, les personnes autour de moi me racontaient leur piètre vie qui ne m'intéressait aucunement, mais je faisais tout de même semblant de les écouter, bien que je ne leur cache nullement cet ennui et cet agacement qui persiste en moi quand ils en venaient à ouvrir la bouche et à m'adresser la parole. Cela n'était certes pas très convenable pour une jeune fille de ma trempe, mais à vrai dire je m'en fichais lourdement et puis je n'étais nullement prête à changer pour qui que ce soit, surtout pour des êtres humains, tous aussi stupides les uns que les autres. Perdue dans mes pensées, je ne faisais plus réellement attention à ce qui se passait autour de moi, essayant vainement de faire abstraction de ce bruit qui devenait de plus en plus assourdissant.

    Sans crier gare et d'un geste vif, je m'étais levée de ma chaise, sans vraiment faire attention aux personnes avec qui je « conversais ». Je leur avais prétexté une envie soudaine d'aller me remaquiller pour qu'ils me laissent en paix. Une amie affirma vouloir faire la même chose et je lui avais demandé d'un ton courtois mais ferme de rester assise à sa place. En effet, je n'étais pas vraiment d'humeur à me coltiner une bécasse durant toute ma journée. Par chance, les Serpentard n'avaient nullement cours ce matin, j'allais donc pouvoir en profiter pour méditer seule en compagnie d'un bon livre, sans avoir à supporter qui que ce soit. Je m'étais dirigée vers ma salle commune pour m'emparer d'un livre que mon père m'avait envoyé il y a quelques temps, mais que je ne n'avais nullement encore feuilleté. En général, les ouvrages qu'il en venait à m'envoyer étaient d'un ennui mortel, mais hélas je me devais de lui faire un rapport détaillé sur celui-ci afin de prouver que je l'avais bien lu. Cependant, ce livre avait quelque chose de différent et semblait bien plus enrichissants que les précédents. Il traitait les divers comportements humains et leurs multiples significations, ce qui pouvait-être bon à savoir, bien que cela ressemble à de la lecture moldue, mais bien sûr, je n'avais jamais eu d'aprioris contre eux mis-à-part leur naïveté écœurante.

    Une fois que j'eus trouvé ce que je cherchais, je me dirigeai vers un endroit calme et serein, là où j'étais quasiment persuadée que personne ne se risquerait à venir me déranger, les cachots. Il est vrai que ceux-ci demeuraient des plus effrayants pour certains élèves du château qui étaient bien trop trouillards et peu téméraires. J'avais pour habitude de me réfugier là-bas quand j'avais un profond besoin de calme et de sérénité, chose qui devenait de plus en plus fréquente depuis un long moment. Je descendis les grands escaliers sombres et lugubres sans me préoccuper des multiples toiles d'araignées accrochées aux murs grisards. L'ambiance malsaine de ce cachot ne me dérangeait en aucun cas, au contraire cela en venait à rendre la chose d'autant plus intéressante. Je me dirigeai vers une petite lampe qui trônait sur une toute petite étagère puis sortie ma baguette. « Lumos » avais-je prononcé afin de l'allumer et je constatai avec joie que celle-ci fonctionnait toujours bien qu’elle émanait une lumière blafarde, mais tout de même assez visible pour lire. Ceci étant fait, je pris la direction d'une grande table collée au mur et m'y assis de tout mon long, m'adossant contre ce mur gelé et dégoutant. De toute évidence, mes vêtements allaient probablement en prendre un sacré coup, mais cela ne m'importait que très peu. Je sortie mon livre de mon sac et me décida à commencer ma lecture qui allait se montrer des plus passionnantes. Cependant, un bruit attira tout particulièrement mon attention...je n'étais pas seule:

    « Qui que vous soyez, je vous prierez de vous montrer ou mieux, de tracer votre chemin. »

    Dis-je avec mon éternelle indifférence, ne prenant nullement la peine de lever mon regard vers la dite personne.

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Tom Elvis Jedusor
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Message#Sujet: Re: Circule de mon chemin. [Tom]   Circule de mon chemin. [Tom] Icon_minitimeSam 5 Mar - 10:39

    Pour Tom, et comme d’habitude, la journée avait commencé bien plus tôt que pour la plupart de ses camarades. Une question de nature, il ne savait pas se lever tard, et à une exception près, ce n’était, à sa connaissance, jamais arrivé. Levé à l’aube comme à son habitude, Tom avait donc profité de la solitude tranquille de la salle commune à cette heure oubliée de la plupart des élèves, qui préféraient perdre leur temps en sommeil qui n’avait pas nécessairement quoi que ce soit de réparateur, pour avoir un peu de calme. Pauvres idiots, ils cédaient à leur imaginaire et s’y abandonnaient naïvement. C’était là, entre autres l’une des multiples raisons qui faisaient leur infériorité. Tom n’irait pas les en blâmer, bien au contraire, il fallait et il voulait bien qu’on lui soit inférieur (même quand cela concernait un détail pour beaucoup insignifiant) , et qui plus est, ces moments où tout Poudlard semblait endormi excepté lui n’étaient pas pour lui déplaire... Un moment de plénitude tout à fait confortable. Il l’utilisa au profit d’une activité qu n’avait certes rien d’originale, mais qui n’était pas inutile pour autant : lire. L’une des rares activités que l’on qualifie de “distrayante” à laquelle il acceptait de s’adonner, car plus encore que distrayante, elle était instructive. Il savoura (dans la mesure où il était capable de savourer quoi que ce soit) les quelques heures de solitude qui précédaient ce moment où il devrait rejoindre la civilisation et s’intégrer aux conversations inintéressantes de ses camarades....

    ...ce qui ne tarda évidemment pas. Bientôt, l’agitation se fit entendre depuis les dortoirs, les élèves descendirent un à un dans la salle commune, ne s’y attardant pas, apparemment pressés de savourer leur petit déjeuner dans la grande salle. Tom ne les suivit pas directement (comme si le verbe “suivre” pouvait faire partie de son vocabulaire), faisant plus ou moins mine d’attendre ceux qui avaient obligation implicite de le suivre lui, même dans une circonstance aussi banale : “sa bande” à lui. Un terme certes assez stupide, mais nécessaire. Bientôt, ils arrivèrent enfin, Daniel, Vincent et Compagnie, autant de camarades dont il se serait bien passé... s’il ne savait pas qu’il était nécessaire d’être entouré comme il se devait quand on avait l’ambition d’aller plus loin que n’importe qui d’autres. Il ne les avait pas suivi, donc, ils l’avaient suivi. Tout cela pour intégrer une activité sociale à laquelle il n’avait pas la moindre envie de prendre part. Manger, tout comme dormir, étaient des activités certes vitales, mais lassantes tout autant. Tom n’y prenait jamais ni plaisir, ni enthousiasme, et il était fort à parier que cela ne changerait jamais. Il le faisait parce qu’il fallait le faire, bien qu’il escomptait que le chemin qu’il se traçait de plus en plus précisément vers l’immortalité lui épargnerait un jour ce genre de rituels abjects.

    Il n’était pas resté dans la grande salle aussi longtemps que la plupart de ses camarades, ceci aussi était une sorte de rituel. Il se lassait bien rapidement des conversations banales de ceux qui occupaient sa table, minauderies de couples, apologie enthousiaste de ce sport que Tom n’avait jamais pris plaisir à regarder (le Quidditch) bien sûr, commentaires acerbes et enfantins sur les divers défauts que chacun trouvait à leurs professeurs...Rien de moins enthousiasmant que d’avoir à écouter tout cela. Il n’était pas rare, donc, que Tom choisisse de prolonger son isolement en se soustrayant à ces protocoles sociaux d’un ennui mortel. Cette fois ci ne fit pas exception.

    Tom avait une idée très précise de l’endroit où il voulait se rendre, du simple fait que c’était là qu’il avait pour habitude de passer la majeure partie de ses instants de solitude, à l’écart de tous ses camarades. Malheureusement pour lui, son cachot favori était déjà occupé, il le comprit à l’instant où il remarqua la leur bleuâtre qui éclairait partiellement le visage d’une jolie brune aux yeux sombres. Il s’agissait d’Emily Blackburn, et pour diverses raisons (dont certaines étaient difficilement avouables - pour ne pas dire qu’elles ne l’étaient pas du tout), il s’agissait d’une personne parmi les dernières qu’il avait envie de croiser dans un cachot obscur. Celle-ci ne voulait pas davantage de sa présence, puisqu’elle se chargea bien de l’envoyer balader dans les règles de l’art. Tom, qui n’avait pas pour envie particulière de troquer un moment en tête à tête avec lui même contre un échange verbal qui devait, par principe, être désagréable, puisque tous deux étaient plus ou moins des ennemis déclarés, aurait très bien pu choisir de s’en aller. Mais il avait sa fierté (et il en avait en surrabondance) donc c’était bien sûr hors de question.


    “Je n’ai pas l’intention de m’en aller.” fit-il de son habituel ton neutre, sachant bien que cela irait entraîner une foule de répliques désagréables qui lui feraient perdre le temps précieux qu’il aurait pu prendre pour trouver un autre cachot. Mais il était évidemment hors de question de laisser Emily gagner aussi facilement, même pour une petite victoire de ce genre.

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Message#Sujet: Re: Circule de mon chemin. [Tom]   Circule de mon chemin. [Tom] Icon_minitimeDim 6 Mar - 21:10

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    Pour une fois, j'avais osé croire que cette journée se déroulerait sans nulles encombres, seule en compagnie de mon livre qui se montrait des plus attrayants. Mais à ce que je pouvais constater je m'étais lourdement trompée et visiblement même un petit moment de tranquillité était bien trop demandé dans cette stupide école de sorcellerie. Je soupirai bruyamment, ne cachant nullement mon exaspération à l'entente d'une personne qui venait de faire son apparition dans le cachot. Je n'avais pourtant pas daigné lever les yeux, guère curieuse de voir le visage qui avait eu l'effronterie de venir me perturber durant ma lecture. J’avais à présent envie de hurler, mais je me devais de calmer cette colère qui émanait en moi depuis bien trop longtemps. J’avais fait comprendre à cet abruti fini qu’il me dérangeait le plus calmement possible, mais je ne pus hélas m’empêcher de lui lancer l'une de mes éternelles remarques glaciales et cinglantes, espérant entendre l'individu qui m’était encore inconnu, s'en aller sans tergiverser des heures, car à vrai dire l'optique de cette journée n'était nullement de perdre mon temps avec l'un de ces multiples cafards que ce château en venait à héberger.

    À l’entente d’une voix que je connaissais que trop, mon visage se leva instinctivement prit d’une subite envie de meurtre. Cette personne était de loin l’une des seules que je n’avais pas envie de croiser en cet instant, Tom Elvis Jedusor. Il était un jeune homme de ma maison, mais pourtant je n’éprouvais aucune sympathie à son égard, d’ailleurs il en venait sérieusement à me taper sur le système, bien qu’il n’ait rien fait pour cela. Visiblement, je pensais bien être la seule à oser lui boucler le claper, bien que cela n'ait jamais aboutis jusqu'à ici. Ses airs supérieurs et son côté bien trop prétentieux en venait à m'agacer au plus haut point. Bien évidemment, cette haine était réciproque car lui ne pouvait nullement me sentir non plus, voilà le seul point commun que nous avions. De toute évidence, il n'était guère prêt à s'en aller et ma tranquillité fut comme toujours éphémère. Que voulait-il ? Il cherchait probablement lui aussi un endroit pour fuir ces jacassements incessants, mais le fait-est qu'il avait mal choisi son lieu de profonde méditation. Mon regard ne quitta pas le siens, légèrement contrariée de m'être faite déranger de la sorte, mais hélas c'était comme cela que fonctionnait la vie en collectivité.

    Mon livre se referma d'un claquement sec, me résignant moi-même à ne guère continuer ma lecture tranquillement. De toute évidence, je savais pertinemment qu'il n'allait guère lâcher le morceau et qu'il n'allait pas s'en tenir à faire demi-tour, à mon plus grand malheur. Il était aussi borné que moi, voilà pourquoi nous ne nous entendions pas. Je détestais avoir à faire avec des personnes qui me résistaient et qui me faisaient par conséquents perdre mon temps. Je le méprisais, je le détestais, mais bien que tous ces sentiments négatifs ne jouaient nullement en sa faveur j'étais irrévocablement attiré par lui. Pourtant, je ne lui avais jamais accordé une seule once d'importance, mais son côté énigmatique et ténébreux avaient parfois le don de me faire perdre tout moyen (bien évidemment, plutôt crever sur place que de lui montrer un quelconque signe d'intimidation). Mon regard toujours froid, je le toisai de haut en bas sans aucune gêne quelconque, n'ayant toujours pas ouvert la bouche pour lui lancé une réplique offensive. Mais il faudrait tôt ou tard prendre la parole, au moins pour lui dire de déguerpir de mon champ de vision. D'une voix assez agacée je me risquai à briser ce silence de mort:

    « Dégage de mon espace vital »

    En effet, nos relations étaient loin d'être des plus cordiales, mais à vrai dire nous avions désormais prit tous deux l'habitude de ce genre de joutes verbales et à force on y avait même prit goût. Je savais pertinemment que Tom n'allait nullement m'exaucer et s'en aller pour que le conflit en reste là. Avec le temps, j'avais appris à le connaître (du moins son côté négatif) et je me doutais bien que cette histoire n'en était pas encore terminée. Mais puisqu'il avait décidé de jouer avec mes nerfs, j'allais en faire de même et nous allions voir qui sera gagnant à ce piètre jeu sans intérêt. Mon regard toujours tourné vers le siens je me mis à croiser les bras, tenant cette fois mon habituel sourire ironique. J'avais décidé de m'amuser de la situation, de relativiser, et si mon attitude désinvolte pouvait l'énerver ce serait réellement le paradis.

    « À moins que tu m'adores à un tel point que tu souhaites rester en ma compagnie »

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Message#Sujet: Re: Circule de mon chemin. [Tom]   Circule de mon chemin. [Tom] Icon_minitimeJeu 10 Mar - 19:37

    Sans doute Emily devrait-elle réviser son vocabulaire en sa présence. Non pas que Tom le trouvât insultant ou s’en trouvait vexé, il en avait l’habitude, et voilà bien longtemps qu’il avait pris la décision de n’écouter que sa propre opinion pour n’éntendre celle des autres que du moment qu’elle ne contrariait pas la sienne. Mais quitte à ce que leurs conversations aient à être désagréable, Tom aurait aimé qu’elle fasse l’effort de les rendre du moins distrayante, en n’amorçant pas leur joutte verbale d’une manière aussi attendue. Du moins en premier lieu, si la première partie, ce “dégage de mon espace vital” prononcé d’un ton sec était pour le moins à prévoir, il ne pouvait en effet (encore aurait-il fallu qu’il le reconnaisse) pas totalement renier le fait que la suite était un peu plus surprenante, une réplique qui semblait toute pleine de ces sous-entendus qui s’adressaiten à ce Tom humain qui reposait peut-être quelque part sous cette façade lisse et cruelle... L’Héritier préférait éviter toute surinterprétation à ce sujet. Cela aurait pu l’amener à considérer cet inconsidérable que, par principe, il avait immédiatement rejeté avant d’avoir eu le temps de l’analyser.

    Après tout, quelle importance, ce rêve? Ce rêve, ce tourment trop peu familier, cette exhacerbation d’une humanité qu’il oubliait dans le coin le plus reculéé de son être, là où kl’obscurité de son âme brouillait les quelques tâches de lumière qui faisaient encore de lui ce qu’il ne voulait pas être? À quoi bon tout cela. Une perte de temps, une idée révoltante. Son esprit s’efforçait avec tant de vigueur d’oublier les véritables raisons de sa haine au nom d’un pur automatisme que ses talents de persuasion, dont il usait et abusait sur les autres, semblaient même fonctionner sur lui. Son visage caché par la pénombre n’avait pas réellement besoin de ce masque obscur pour que son interlocutrice ne puisse rien en découvrir. Il affichait une expression résolument neutre et désintéressée, comme si rien de ce qui avait été ou serait de leur échange verbal ne l’intéressait vraiment, n’avait ou n’aurait le moindre impact sur sa personne. User de cette indifférence excessive était ce bouclier qu’il gardait près de lui, dans ces moments où il se savait devoir se protéger contre mui-même - ou du moins contre cette chose qui n’était pas lui, son soi faible, qui lui ressemblait trop et qui espérant encore réussir à prendre le pas sur sa personne.

    Parmi les réponses qu’il aurait pu fournir, il y en avait une qui semblait évidente, mais également trop facile. Aucun des deux ne voulait occuper le même espace que l’autre, il aurait pu se contenter de chercher la solitude ailleurs, et tout aurait été pour le mieux. Sauf qu’il s’agissait là d’une solution à laquelle il ne voulait même pas penser, non pas qu’elle soit tentante, mais tout ça n’était au fond qu’affaire de domination, obéir à un ordre, même minime, prononcé par Emily aurait été une sorte de défaite. Il ne partirait donc pas. De toute évidence, c’était à celui qui s’en irait sans raison plausible que reviendrait la défaite, et il n’avait pas l’intention de céder un pouce de terrain à la verte et argent.


    “Tu sais bien que je ne peux pas me passer de ta compagnie.” ironisa-t-il d’un ton neutre, retournant la situation à son avantage.

    Ces mots prononcés, et ignorant sublimement la présence de sa camarade, bien que sachant qu’elle n’en resterait certainement pas là, il fit jaillir une lumière bleutée de sa baguette, et alla s’asseoir dans un coin de la pièce, décidé à faire ce qu’il avait eu l’intention de faire à cet endroit précis, s’il n’avait pas été arrêté par la présence d’Emily. Si quelqu’un devait s’en aller d’ici, ce serait elle, pas lui, dût-il en contrepartie supporter la présence de la jeune fille un temps déraisonnable pour préserver son intégrité. Il ouvrit le livre qu’il avait l’intention de lire et commença à le feuilleter sans y être totalement attentif, sachant qu’Emily ne tarderait sûrement pas à rétorquer. Il ne doutait pasz du fait qu’il n’obtiendrait pas sa tranquilité aussi facilement.

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