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 Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]

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Message#Sujet: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeLun 21 Mar - 21:37

Avec Olive, Julian et... Tom ?


    Depuis qu'il avait discuté avec Lauraleen, puis avec Luna, Arthur se sentait beaucoup mieux. Apaisé, revigoré, certes toujours victimes de ses questionnements à foison, il avait dorénavant l'impression d'être plus fort. La confiance était revenue, la force et la bonne humeur de même.
    Le soleil de ce début de décembre l'avait donc tiré du lit le matin plus motivé que jamais. Il allait atteindre ses objectifs, se surpasser, tout reprendre et tout gagner. C'était certain, il était un Everard, un vrai, un sang de champion et d'élite coulait dans ses veines. Il avait passé une journée positive, calme, sans notes ni contrôles pour balayer ses ambitions nouvelles et sa bonne volonté, et la soirée était arrivée doucement. La nuit était rapidement tombée en ce début d'hiver, et Arthur avait pensé à son équipe de Quidditch.

    Le Quidditch !
    Arthur connaissait nombre de ses coéquipiers qui aimaient ce sport beaucoup plus que lui, mais il s'agissait non seulement d'une de ses uniques activités extra scolaires, avec le piano qui ne comptait pas vraiment, mais en plus, c'était probablement l'une des seules « matières » dans laquelle il avait su s'affirmer comme un leader dont le mérite réel pouvait être reconnu. Les mauvaises langues disaient qu'il ne devait sa promotion en tant que Capitaine que par la pression que son père avait pu poser sur le ministère, et donc sur l'école, mais Arthur connaissait suffisamment les professeurs qu'il côtoyait pour juger de leur impartialité. De plus, il avait le sentiment d'être réellement apprécié par les autres membres de l'équipe. Le sport les unissait plus que des liens bassement matériels ou sociaux. Arthur sentait l'esprit d'équipe et y croyait. C'était probablement l'une des raisons pour lesquelles il était parvenu jusqu'à ce rang de Capitaine. Il était aussi à noter que les Cogneurs qu'il envoyait dans les fronts des Gryffondors ou les manches à balai des Poufsouffles étaient bien réels. Personne ne pouvait nier la précision ou la force de son lancé quand celui ci atteignait son but, ce qui arrivait plutôt fréquemment.
    Arthur, qui s'était toujours emprisonné dans la société qui le pliait à son goût et ses humeurs, se sentait libéré dans ce sport, dans lequel sa rage et son agressivité pouvait s'exprimer. Il avait l'impression d'être lui-même, et de se rapprocher de sa véritable personnalité, celle que toute son éducation et son entourage cherchait à dissimuler par de l'éducation, des règles, des notes ou bien des préjugés. Arthur savait vivre dans cette société, mais il avait adoré s'en détacher sur son balai, une Comète 261, la rolls de ce début de XXe siècle.

    Il avait alors eu l'idée d'organiser des entrainements ludiques dans la neige. Le prochain match aurait lieu au mois de janvier, mais les équipes et surtout les joueurs pouvaient avoir tendance à se reposer après le premier trimestre et l'approche des vacances de Noël, probablement les meilleures vacances de toute l'année après celles de l'été. Pas avec Arthur.

    D'un pas décidé, il traversa la salle commune des Vert Argent et épingla l'affiche qu'il avait préparé la veille. Il s'agissait du programme d'entraînement de l'équipe durant les semaines à venir, mais aussi l'organisation d'un stage pendant les vacances. À 16 ans, il commençait à vivre l'omniprésence de sa mère dans sa vie comme une oppression, il avait bien envie de prétexter ce stage d'initiation au Quidditch pour s'éloigner du domaine familiale. De plus, une sensibilisation des Serpentards face à ce sport encourageraient l'équipe, souderait la maison, et tout le monde serait content !
    Arthur était peut être idéaliste à cause du confort dans lequel il vivait depuis sa plus tendre enfance, mais il croyait en les miracles du balai, qui le délivrait lorsqu'il s'envolait.

    Satisfait, il ajouta la feuille des inscriptions sous son annonce, et s'en retourna, très fier de lui.
    C'était une superbe journée.
    Il ne craignait même pas de croiser Julian, ô miracle, et après avoir attrapé un de ses livres de cours, il alla le feuilleter prés du feu.
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Message#Sujet: Re: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeSam 26 Mar - 19:56

Music: Out of Phase - The Servant


    Assez agacée. C'était l'état d'esprit dans lequel était Olive en descendant les escaliers menant aux dortoirs. Cela allait pourtant plus ou moins bien avant que Cara et ses amies ne débarquent dans le dortoir des septièmes années. Bon, c'est sûr qu'après quatre heures non stop de potions, il ne fallait pas non plus chercher très loin pour réveiller le monstre qui sommeille en Olive. Car bon, les potions, ca va un peu. Mais le double cours de potions de 14h à 18h, dont les horaires permettaient bien évidemment la préparation de potions longues, difficiles et éreintantes, qu'elle subissait depuis le début de l'année commençait à lui taper sur le système.

    Et les élixirs de Panacée, une sorcière du quatorzième siècle, commençaient à l'ennuyer fortement. Alors certes, cette sorcière avait contribué à l'amélioration des conditions de vie de son époque avec ses multiples potions de soins (pas moins d'une bonne dizaine) qui permettaient de traiter pas mal d'affections, pour la plupart bénigne. Certes, c'était elle qui avait pensé en première à utilisé l'armoise. Mais pour le coup, Olive aurait bien voulu qu'ils laissent de côté les œuvres de Panacée qu'ils étudiaient depuis presqu'un mois pour passer à autre chose. Surtout que Slughorn ne se gênait pas vraiment en leur demandant un parchemin à chaque séance ou presque afin qu'ils expliquent chaque étape de l'élixir, le but qu'il visait précisément et pourquoi tel et tel ingrédient avait été utilisé. Un travail harassant qu'il fallait commencé dès qu'il était donné si l'on voulait avoir une chance de le terminer. La jeune fille avait eu un peu de mal à le comprendre... Ce ne fut qu'après l'avoir rendu deux fois inachevé qu'elle s'était rendu à l'évidence.

    Affalée de tout son long sur son matelas, elle s'était armée de deux livres et d'un parchemin. L'un, fermé, traitait de la vie de Panacée et de ses élixirs principaux. L'autre, une encyclopédie détaillées des plantes, était ouvert aux pages concernant l'armoise.

    Alors quand la joyeuse troupe débarqua en gloussant, la verte et argent n'eut pas le choix. Un regard noir adressé à sa camarade la renseigna rapidement. Cara était toujours aussi têtue. Et la mis avait vite compris que le dortoir lui appartenait autant qu'à Olive. Avec un grognement mécontent, elle avait donc ramassé ses cliques et ses claques, sachant pertinemment qu'elle ne pourrait pas travailler correctement dans ce brouhaha. Avec un peu de chance, la salle commune serait vide ou peuplé de personnes qu'elle effrayerait suffisamment pour obtenir un calme relatif.

    Il n'y avait finalement pas grand'monde dans la salle commune des verts. Quelques cinquièmes années qui discutaient sans trop de bruit d'un peu n'importe quoi et des autres, plus jeunes, qui jouaient aux échecs magiques à l'autre bout de la pièce. Satisfaite de son choix, Olive s'était assise à une table avant de redéballer ses affaires... Et se remettre au travail. Parmi les élixirs au programme, les septièmes années étudiaient à présent la potion qui servait à traiter la scorfulite. Une joyeuseté qu'Olive avait eu la chance d'éviter pour le moment.

    Elle tournait les pages, vérifiait un terme dans ses notes, revenait en arrière pour rectifier une erreur, annotait dans la marge, écrivait deux trois termes techniques, cherchait des définitions, … Peu à peu, ses notes se complétaient. Mais même ainsi, elle était loin du compte. La complexité du travail attendait d'elle plusieurs soirées d'études, d'organisation d'idées et d'écriture.

    Elle s'interrogeait sur l'usage de l'ellébore dans la potion lorsqu'elle fut perturbée dans sa réflexion par Arthur Everard. Ce dernier venait de se levé pour aller afficher elle ne savait quelle feuille au tableau commun. Levant la tête de ses bouquins, elle le suivit du regard alors qu'il allait près du feu, un livre à la main.

    Arthur... Cela faisait longtemps qu'elle ne lui avait pas adressé la parole. Depuis le début de l'année? Peut être bien en fait. Début l'épisode Jedusor, la miss s'était désintéressée des problèmes des Everards, se concentrant sur les siens. Mais entre la rentrée et Tom, elle ne savait plus trop... Bref, en tout cas, cela commençait à faire. Elle se demandait même si elle n'avait pas un peu perdu la main à son jeu favori.

    Un léger sourire aux lèvres, elle rangea sa plume, reboucha la bouteille d'encre noire et referma ses livres. Après avoir regroupé ses affaires, elle les abandonna sur la table, et rejoignit sa future victime. S'asseyant sur un fauteuil à côté du sien, elle se pencha et agita la main entre les yeux d'Arthur et les pages du livre.


    - Bien le bonsoir Monsieur le Capitaine!

    Son regard à moitié sérieux et à moitié moqueur se posa sur le Serpentard alors qu'un sourire s'accrochait à ses lèvres. Posant le bras sur l'accoudoir, elle s'enfonça un peu plus dans le confortable fauteuil vert.

    - Ça va bien Arthur sinon? Ça commençait à faire longtemps, non? Toujours en guerre avec ton demi frère? En même temps, je crois que je te comprend un peu...

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Message#Sujet: Re: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeDim 27 Mar - 14:34

Il s'agissait d'un ouvrage sur les sortilèges de Brouille. Ces sorts avaient pour caractéristiques, comme leur nom l'indiquait, d'embrouiller les esprits. Ils permettaient en effet de rendre une ou plusieurs personnes de perdre de vue leurs objectifs, de ne plus réussir à parler, d’annihiler la capacité de raisonnement et de réflexion, de donner des maux de tête voire de causer l'évanouissement de leur victime. Il en existait en effet de plusieurs sortes, plus ou moins puissants, plus ou moins aisés à maîtriser, et, bien sur, plus ou moins dangereux. Ils étaient rangés de manière bien ordonnés dans des catégories allant de A à D, les moins agréables étant des A. En sixième année, Arthur avait à étudier des catégories B. Ils avaient pour effet de ne pas durer dans le temps, bien que leurs conséquences puissent être puissantes si ce n'est dangereuses. Le pire d'entre eux entraînait une perte de mémoire des six dernières semaines pendant deux jours.

*Enfin un sujet intéressant, * pensa Arthur.

Il avait eu sa dose des enchantements sur les légumes qu'ils avaient étudiés pendant un mois. Tous les sorts utilisables sur les êtres humains étaient toujours beaucoup plus intéressants. Arthur n'était pas le seul à le penser. À peu près tous les élèves de Poudlard devaient être d'accord avec ce fait : on s'en fout des légumes. Même si on apprend à les faire grossir, mûrir, avoir un goût différends du leur... Certes, il s'agissait d'un cours plus complexe qu'il n'y paraissait. L'ennui, quant à lui, n'avait rien de feint ni de subtile. Arthur était ravi d'en avoir fini.
Il ne se débrouillait pas si mal que ça en Sort et Enchantements, peut être parce que la théorie était moins importante qu'en Potions. Il y avait plus à apprendre par cœur, ce qu'Arthur préférait toujours : il excellait dans l'apprentissage idiot du mot à mot. Il se savait capable d'apprendre des pages et des pages d'ouvrages excessivement compliqués sans en comprendre un mot. Merci Maman, merci Homère, merci Shakespeare, merci Wilde, et bien sur, merci Meredith Striker, l'une des plus grandes poètes sorcières du XVIIIe siècle, qui avait chanté la beauté des trolls et l'amour des gobelins, la première de son époque... et de toutes les autres. Arthur en connaissait des poèmes entiers : sa mère l'aimait beaucoup.

Arthur était parti. Sa concentration s'était évanouie, et il regardait depuis quelques minutes en songeant à autre chose. Même pas du Quidditch. Il pensait vaguement à sa mère, qui, par ce temps de plus en plus frais, devait à cette heure se concoctait une tisane et apportait chaleureusement un Earlgrey à son mari qui l'attendait au coin du feu. Il en était ainsi pendant tout l'hiver. Arthur le savait. Mais pourquoi ce geste ? L'habitude ou l'amour ? Dans le fond, n'était ce pas la même chose ?

Une main gracile et blanche vint s'agiter devant ses yeux dans un grand et enthousiaste éclat de voix avant que ses pensées n'aient eu le temps de dériver, de fil en aiguille, jusqu'à Julian. Sa bonne humeur était au moins sauvée pour les minutes suivantes.
Capitaine !
Son titre le fit immédiatement sourire, encore plus sûrement que ce que son éducation exigeait. Il leva les yeux, agréablement surpris, et toujours flatté.

Olive Hornby. Une éternité qu'il ne lui avait pas parlé. À peine quelques bonjours dans les couloirs. Pourtant ô combien de rumeurs ! Tout ce dont il avait entendu parlé durant ces derniers mois lui revinrent à l'esprit : elle s'était mystérieusement rapprochée de Tom Jedusor (encore lui!), s'était justement un peu coupé du monde depuis cette nouvelle entente, et on commençait à remarquer qu'elle n'allait jamais dehors. Beaucoup de choses. Mais Arthur aimait bien Olive, suffisamment pour ne pas l'ennuyer de questions gênantes et intrusives, de tout façon bannies car trop peu délicates pour un garçon aussi bien élevé que lui. Arthur, quoiqu'en dise Julian, connaissait sa leçon.


Salut Olive, répondit-il d'un air enjoué.

De toute manière, ce qu'il lisait ne l'intéressait déjà plus avant qu'elle vienne l'interrompre. Arthur, plutôt content de renouer enfin avec cette fille qu'il appréciait, se rembruni immédiatement à l'évocation de son demi-frère. Son sourire persista mécaniquement sur ses joues, mais son regard s'éteignit.
Oui, Arthur aimait bien le contact d'Olive, qu'il trouvait toujours réconfortant et valorisant, mais il devait admettre qu'elle manquait terriblement de tact. Tout le monde avait beau savoir qu'il haïssait Julian, elle parvenait toujours à ramener la conversation vers ce sujet qu'il abhorrait. C'en était presque impressionnant. Et puis, elle y mettait tant de cœur qu'Arthur n'avait encore jamais trouvé ni le temps ni le moyen de lui faire remarquer sa maladresse.
Son sourire se fit un peu plus grand :


Nous ne sommes pas en guerre, répéta-t-il ce qu'il lui semblait être la millième fois. On ne s'apprécie pas beaucoup, voilà tout.

Ces mots lui arrachaient la bouche. Mais admettre sa haine était donné raison à Julian. Et c'était hors de question. Il se contenta d'avoir l'air affligé. Et pourtant, il aurait bien aimé pouvoir cracher sur le dos de Julian, se défouler verbalement avec quelqu'un. Cela ne le soulagerait pas forcément, mais il se sentirait moins ridicule, plutôt que de s'énerver tout seul devant son miroir. Olive était elle la personne adéquate ? Il en doutait. Mais elle souriait. Mais elle était belle et bien proche de lui. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir l'air faible en telle compagnie. Arthur préféra sourire davantage, comme si Julian n'était qu'un ongle cassé. Soudain, il se rendit compte qu'il savait qu'Olive ne s'y tromperait pas.
En une fraction de seconde, son sourire s'effaça, et toute bienséance s'évanouit. Il eut une moue dépitée.


Quoique...

Il haussa un sourcil en regardant Olive. Elle le comprenait. Que voulait-elle dire ?
Il ferma son bouquin et l'interrogea du regard, attendant la suite.
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Message#Sujet: Re: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeMer 20 Avr - 11:42

Music: Poison - Nicole Scherzinger


    Une flatterie mesurée, qui marchait très souvent. Elle fut récompensée par un grand sourire qui vint s'afficher sur le visage du Serpentard. A vrai dire, il se sentait sûrement fier de ses exploits au Quidditch. On lui avait raconté qu'il y était plutôt doué. Pourtant, Olive n'était jamais venue assister à aucun match, que ce soit sa maison qui joue ou non. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait... Pas forcément pour le sport en lui même, mais plutôt pour l'ambiance survoltée qu'on y rencontrait souvent. Quoiqu'il en soit, le titre de Capitaine de l'équipe ne voulait pas dire grand'chose pour elle.

    Il semblait plutôt heureux de la voir... Tant mieux dans un sens, son entreprise n'en serait que facilitée. Il lui avait rendu son salut d'un ton gai... Avant de subitement se renfermer quand elle cita le prénom de Julian, le fameux demi-frère. Normal en un sens... La haine qu'ils entretenaient était connue de tous, et même la plupart des premières années devaient être au parfum maintenant. Mais bon, elle en passait toujours pas là quand elle parlait avec Arthur. Enfin... Sauf quand elle se contentait de banalités comportant « Bonjour. », « Comment tu vas? » et « Au revoir. », bien sûr.

    A présent, Arthur n'avait plus l'air très heureux de parler avec elle. Son sourire devint figé, et quand il ouvrit la bouche, ce fut des mots sans ton véritable qui sortirent. Des phrases machinales. Qu'il lui semblait déjà avoir entendu de sa part d'ailleurs...


    - Nous ne sommes pas en guerre. On ne s'apprécie pas beaucoup, voilà tout.

    Sa dernière phrase résonna en boucle dans son esprit, et Olive prit sur elle pour ne pas en rire. C'était tellement atténué, loin de la réalité, que ça devenait comique pour elle. A son avis, cela s'apparentait plus à une guerre. Une guerre froide peut être, que les deux partis voulaient absolument remporter, si possible en aplatissant complètement son adversaire. En le rabaissant plus bas que terre.

    Elle adressa un mince sourire contrit à son compagnon. Il se mentait à lui même... Ou alors, il lui mentait à elle, tâchant de préserver les apparences. Au fond, Olive ne savait pas vraiment laquelle de ses deux propositions étaient la bonne.

    Et puis, sans prévenir, le masque de façade qu'il portait tomba. Le sourire s'effaça, et la mine attristée qu'il s'était composée disparut pour laisser place à un visage contrarié. Au final, c'était sûrement à elle qu'il mentait...


    - Quoique...

    Il avait refermé son livre, la regardait fixement. Il était tout d'un coup devenu sérieux, curieux, intéressé. Un peu mal à l'aise, Olive se tortilla légèrement sur son fauteuil. Il attendait une suite. Évidemment. Mais il allait falloir jouer finement. Et a la réflexion, il était facile de ce compromettre à ce petit jeu, sans retour en arrière envisageable. Détournant son regard d'Arthur, elle s'évertua à fixer les petites flammes qui se mouvaient dans le cheminée. Et en observant ce ballet d'étincelle, elle perdit la parole, d'une voix incertaine, comme si la jeune fille hésitait à prononcer ces mots devant Arthur.

    - Et bien... Julian, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi... Pourquoi il était arrivé à Serpentard. C'est la maison des Sang-Purs, et... Enfin bref, tu vois ce que je veux dire je pense.

    Et dans un sens, c'était vrai. Selon elle, Julian Everard aurait plus été à sa place à Serdaigle. Mais pas forcément à cause de ce qu'elle sous-entendait. Tournant la tête vers lui, elle lui adressa rapidement un sourire apitoyé avant de baisser les yeux vers ses mains et de faire mine de s'intéresser au coussin que ses mains s'était mises à tripoter. Inspirant un grand coup, Olive se prépara à ce qu'elle allait dire.

    - Et puis, il salit ton nom en quelque sorte. Que tes parents l'aient acceptés... Qu'il porte ton nom... Il vous dois beaucoup, et quand tu regardes comment il se comporte avec toi...

    Olive préféra s'arrêter là pour le moment. Autant pour laisser le temps à Arthur de s'exprimer sur la question que par nécessité. Critiquer Julian sur ce plan là était un peu éprouvant pour elle. La miss avait l'impression de se rabaisser elle-même. Car après tout, elle était aussi la honte de sa famille. Dans un certain sens, n'aurait-il pas mieux valu que Julian et elle ne viennent jamais au monde?

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Message#Sujet: Re: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeVen 22 Avr - 22:58

Tout le monde le savait à Poudlard : Arthur haïssait Julian, et Julian haïssait Arthur. Cette haine qu'il se vouait mutuellement était un des éléments dorénavant caractéristique du paysage des étudiants, quelque aient pu être leur maison ou leur année. La tension qui régnait entre eux deux, la mauvaise humeur qu'ils traînaient partout étaient redoutées et fameuses. Les Serpentards, plus que tout autre, était particulièrement bien placé pour en témoigner : ils vivaient les crises des deux demi-frères au quotidien, et en souffraient dans leurs habitudes : c'était non seulement des cris et des joutes verbales piquantes et interminables, mais aussi une ambiance noire et insupportable qui ne manquait jamais de s'installer dès que les deux jeunes hommes se retrouvaient dans la même pièce. Hélas pour les Serpentards, ceux-ci arrivaient fréquemment, malgré leurs soins personnels pour éviter à tout prix de se croiser : Julian et Arthur dormaient dans le même dortoir, il n'y avait qu'une unique salle de bain pour les garçons de Serpentard. Ils avaient beau faire des efforts, ces deux seules pièces -car c'était sans compter les autres- étaient des incontournables du quotidien.

Cependant, peut être Julian s'en était il aperçu ou non, mais Arthur ne s'était jamais demandé ce que ces camarades pouvaient penser de cet égocentrisme familiale : car c'était bien de ce genre de rancœur dont il s'agissait. Ce malaise profond était enraciné bien plus loin qu'une simple rivalité de sang. Le sang. Les ancêtres. L'héritage. Les enjeux étaient toujours les mêmes, enjeux par lesquels Arthur se sentaient étouffé. Et pour cause. Finalement, sa vie ne tournait qu'autour d'eux : se montrer digne, être un véritable Everard et montrer à Julian qu'il n'avait pas sa place parmi eux, qu'on n'avait pas besoin de lui.
C'était pourquoi Julian était une de ses pensées récurrentes. Arthur n'aurait jamais admis qu'il s'agissait d'une obsession, mais le mot aurait été bien choisi. Il devait toujours tout comparer à lui, toujours se positionner face à lui, face à ses actions, et même face à ce qu'il aurait potentiellement fait ou agi. C'était à devenir fou, et Arthur avait souvent, de plus en plus, l'impression d'approcher très près de la défaillance la plus fatale, comme sa dernière crise dépressive le lui avait rappelé. La pression était trop forte, et il n'avait jamais le droit à la faiblesse. Et souvent personne à qui se confier, à cause de sa fierté et de lui-même : il ne fallait jamais admettre ses échecs. Jamais.
Et pourtant, Arthur aurait bien aimé, adoré même, se laisser tomber dans les bras d'Eden, laisser s'échapper de lui toute sa tension, tous ses problèmes, redevenir un enfant fragile entre les bras de sa bien-aimée. Mais l'idée de ce désir dont la réalisation l'aurait comblé ne l’effleurait même pas. Fallait-il, qu'en plus d'échouer, il devienne faible face à la jeune femme qu'il aimait ? C'était hors de question.

Mais Olive ?

Après tout, ne pouvait-elle pas jouer le rôle de confidente ? Parler avec elle ne pouvait-il pas devenir un exutoire de toute cette amertume qui lui pourrissait le cœur et l'esprit ? Après tout, c'était elle qui tendait la perche... Et elle semblait plutôt partager ses convictions sur la nature inutile et envahissante de cet odieux demi-frère, erreur de la nature, immondice d'une famille triste. Et elle avait raison. Il n'y avait rien de moins Pur que Julian : ni son sang, ni son esprit, ni son corps et encore moins son cœur, qui ne pensait qu'à répandre le mal et la désolation, dont l'unique objectif était de détruire la famille d'Arthur et d'aspirer tout ce qu'il pourrait sauver de l'explosion des Everard.

Arthur l'observa, écoutant ses paroles. Celles-ci le réconfortaient. Il n'était donc pas le seul à ne pas comprendre. D'autres se posaient des questions. C'était une preuve : Julian n'avait pas sa place, et pas seulement à Serpentard. Nulle part. Il n'aurait jamais du exister. Et en plus, il revendiquait ses droits ! Monsieur voulait être respecté !


En effet, enfonça Arthur en acquiesçant de la tête. Il n'a rien à faire ici.

Un tremblement nerveux lui agitait l'extrémité droite de la lèvre. Parler de Julian, sans même le voir, le rendait déjà violent. Agressif. Il sentait ses doigts se rétracter et se serrer dans sa paume. Il se contractait, tous ses nerfs grinçaient dans son corps, cherchant à se détendre tel un ressort trop remonté pour tout fracasser, et évacuer ce surplus d'énergie stérile.

Sa nervosité monta d'un cran. Quand Olive cherchait à se montrer amical, à être aussi agréable avec lui en appuyant ses convictions, il ne savait que penser d'elle. Certes, elle était de son côté, et c'était plaisant que de ne pas être seul dans cette chasse aux répugnants bâtards. Pourtant, les vérités qu'elle touchait avec tant de naturel et tant de bonne volonté crissaient aux oreilles d'Arthur. Elles étaient acides et lui perçaient l'estomac douloureusement.

Arthur se mordit la lèvre et se leva brusquement. Il piétina, cherchant à se détendre et à éviter de se mettre dans un tel état dès l'évocation de Julian mêlée à celle de sa famille.


C'est sur, dit-il trop vite. Il est odieux, et son comportement est insupportable. Mais tu vois, Olive...

Il se retourna vivement, se mit à sa hauteur, elle qui s'était assise, et se pencha vers son visage. Il sentait des frissons nerveux le long de ses épaules. C'était un sujet tellement désagréable.. ! Il aurait en changer d'un revers de main, mais il était trop tard, il était lancé.

Tu vois, personne ne semble le remarquer. C'est comme si c'était moi le méchant !

D'accord, c'était lui qui frappait Julian. C'était lui qui était populaire. Mais l'obsession, le harcèlement, ça, ça ne venait pas de lui.
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Message#Sujet: Re: Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T]   Les terribles affres de la semi-fraternité [O&J&A&T] Icon_minitimeMer 18 Mai - 12:09

Music: ???


    - En effet. Il n'a rien à faire ici.

    Ses prunelles noisette fixées sur Arthur, la demoiselle se permit un léger sourire. C’était agréable de voir sa victime perdre peu à peu le contrôle d’elle-même. Car dès qu’il s’agissait de son demi frère, Arthur n’en menait pas large… Tout semblait l’atteindre bien plus facilement qu’à l’ordinaire. Il s’énervait pour un rien, s’agitait, devenait nerveux.

    Le regard d’Olive descendit sur les mains du serpentard, pour découvrir deux poings fermement serrés. Comme si Arthur faisait un effort de volonté, les doigts se desserrèrent un peu, pour revenir se fondre en un unique poing. La phase un de l’énervement était déjà bien entamée…

    La disparition soudaine du poing hors de son champ de vision la surprit. Arthur s’était levé. Son regard curieux se focalisa sur lui, tandis que son cerveau remarquait avec une pointe d’amusement que le serpentard avait du mal à tenir en place. Comme s’il se tenait au départ d’un 100 mètres moldu.


    - C'est sur. Il est odieux, et son comportement est insupportable. Mais tu vois, Olive...

    Sa voix s’était accélérée, ne montrant que trop le peu de contrôle qu’il lui restait. Et Olive, en spectatrice de tout ça, commençait à se sentir un peu mal à l’aise. Au fond, quand Arthur était comme cela, elle préférait largement qu’il soit assez loin d’elle. Comme si le jeune homme aurait pu par mégarde devenir soudainement violent et se défouler sur tout ce qui lui tombait sous la main.
    Mais non. Arthur ne semblait pas avoir entendu ses souhaits muets. Il s’était à moitié accroupi devant son fauteuil, et se penchait vers elle. Près. Trop près. Elle se raidit imperceptiblement sur son fauteuil, et tâcha de garder une respiration normale.


    - Tu vois, personne ne semble le remarquer. C'est comme si c'était moi le méchant !

    Son regard fusa vers la droite. Arthur lui faisait presque peur lorsqu’il était dans cet état.

    - Alors…

    Il fallait qu’elle se reprenne, qu’elle parachève son plan. Prenant une inspiration furtive, elle tourna la tête, et planta ses iris dans ceux du serpentard. Sans ciller, elle termina sa phrase.

    - Alors il ne te reste plus qu’à faire éclater la vérité. A démontrer aux autres ce qui est vraiment. Montre leur ce que Julian Everard est vraiment.

    Elle avait hésité à mentionner Julian devant Arthur alors qu’il était aussi près. Mais elle avait finit par le faire. Et quitte à faire une chose, autant bien la faire. Associer le nom des Everard à Julian ne manquerait sûrement pas d’énerver Arthur. Enfin… Olive le supposait. Julian venait d'ailleurs d'arriver.

    Décidant qu'il était temps pour elle de s'éclipser, elle se leva et alla récupérer ses affaires, adressant un regard mauvais au garçon de quatrième année qui s'était assis à sa place. Elle ne voulait pas continuer à travailler, aussi le laissa t-elle librement occuper la chaise mais elle récupéra rapidement ses affaires. Se dirigeant vers l'escalier menant aux dortoirs féminins,; elle grimpa les premières marches avant de s'asseoir sur la cinquième. D'ici, elle verrait très bien la scène qui allait se jouer... Sans pour autant être très visible.


HJ/ Désolée pour la longueur pathétique...
Bon, sinon, je pense qu'on peut faire intervenir ton magnifique demi frère, non? xD
Je ne pense pas qu'Olive ré-intervienne par la suite Razz Peut être une fois que tout sera fini, mais pas sûr. Wala n__~

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