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 Un moment de déprime [Libre]

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Serdaigle
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Message#Sujet: Un moment de déprime [Libre]   Mar 29 Mar - 21:22

    Yseult ne savait pas trés bien, pourquoi elle était ici dans les toilettes de Poudlard, les toilettes du second étage, hantées par Mimie, depuis qu'elle avait perdu la vie dans des circonstances étranges. Il parait que c'est Hagrid son "meurtrier", enfin du moins le responsable de l'accident, qui avait causé la mort de la jeune femme. Mais cela n'expliquait pas pourquoi Yseult se trouvait là. Elle avait perdue sa joie de vivre, et le dernier souvenir qu'elle avait été de dire à ses amis Sean et Léo, qu'elle allait aux toilettes. Elle était presque sûre que c'était ici, qu'elle était venue.
    A quoi ça sert de ressasser tout ça, elle n'a pas le moindre souvenir de ce qui s'est passé. Ys devait de plus en plus morose au fur et à mesure qu'elle essayait de savoir. Peut-être devrait-elle laisser tomber. Elle avança dans l'allée des toilettes, et appela doucement la jeune femme qui hanté les toilettes maintenant...

    "Mimie, tu es là?" demanda-t-elle. Elle attendit un moment, peut-être avait-elle trouvé Olive, pour l'embêter. il était de domaine publique, que le nouveau fantôme empêcher la pimbêche de Poudlard de dormir. Ys fronça les sourcils en se demanda si autrefois, elle aurait rit à cette remarque. Ce qui est sûr, c'est que "autrefois", elle ne se serait sans doute jamais retrouver dans les toilettes, à se morfondre. Elle appuya son dos, contre le mur du fond des toilettes et se laissa glisser, en silence. En regardant les lavabos. Ils avaient toujours été comme ça? se demanda la jeune fille...

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Fantôme
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Jeu 31 Mar - 9:33

La vie de fantôme... Myrtle n’était pas encore certaine de s’y être faite. Il faudrait, après tout, sûrement bien plus de quelques mois au spectre pour se faire complètement à sa condition.

Disons qu’elle perdait certains réflexes, elle ne passait presque plus à travers les portes par accident, elle apprenait à ne plus éviter des obstacles qu’elle pouvait, de toute façon, traverser.

Elle apprenait aussi à oublier ce que ça faisait d’avoir faim ou sommeil, et c’était loin d’être une mince affaire, car il lui avait encore d’avoir en bouche le goût de ses plats préféré. Elle n’avalerait plus jamais rien.

En somme, elle apprenait à s’oublier et à ne plus être humaine, une entreprise lourde et difficile, mais avait-elle le choix?

A dire vrai, cette chance, elle l’avait eu, et elle l’avait laissé passé. À présent, elle se demandait comment elle avait pu croire que sa mort serait plus agréable si on lui permettait d’errer indéfiniment sur terre.

C’était un peu plus idiot à chaque fois qu’elle y repensait. Parce qu’au fond, pour qui était-elle revenue? De son vivait, on la houspillait, dans sa mort, on la fuyait. Voilà que ses précfieuses toilettes avaient été desertées par à peu près toute la faune féminine de Poudlard un tant soit peu avertie.

Personne ne la regrettait vraiment, et elle ne pouvait penser à la réaction qu’avaient eu ses parents en la voyant réapparaître qu’en ayant la tentation de verser des larmes qui ne coulaient évidemment jamais.

Bref, la mort n’était pas bien joyeuse pour notre pauvre Myrtle, peut-être même encore moins joyeuse que l’avait été sa vie. Sans compter que ses entreprises pour rendre infernale la vie d’Olive Hornby n’étaient pas aussi fructueuses et agréables qu’elle ne l’aurait pensé.

Pour se remonter le moral, et après avoir passé plusieurs heures dans ces toilettes, à gémir puisqu’elle ne pouvait pas pleurer, elle avait décidé de faire un tour du côté de la salle de bain des préfets.

C’était l’un des avantages à être fantôme. On pouvait pénétrer dans tous les endroits où on avait pas accès auparavant. Tout au long de sa vie, le fantôme avait voulu voir ce qui se trâmait dans la fameuse salle de bain des préfets, et maintenant qu’elle le pouvait, elle s’en donnait à coeur joie.

Il faut dire que, même si elle ignorait si il s’agissait là d’un critère entrant en cause, les préfets étaient généralement bien bâtis, et le spectacle de leurs ablutions était particulièrement plaisant.

Elle eut le temps de se rincer l’oeil un petit moment, puis la salle de bain se vida, et Myrtle se retrouva confrontée à ses ennuis, et à sa morosité. Qui disait morosité disait chez elle, toilettes du deuxième étage. C’était une sorte de coutume, en quelques sortes.

Quand elle retrouva ses toilettes chéries, il s’avéra fort malheureusement qu’elle n’était pas seule.


"Mimie, tu es là?"

Une voix l’appelait, s’interrogeait sur sa présence. Elle n’était plus habituée. Finalement, le fantôme décida de flotter jusqu’à la voix en question.

Elle appartenait à Yseult Neils, une jeune serdaigle qui ne semblait pas dans son assiette. Mais ça, au fond, c’était son problème, Myrtle aimait trop se morfondre sur sa petite personne pour s’intéresser aux autres.

“Qu’est-ce que tu me veux?” demanda-t-elle, agressive. Elle avait l’habitude d’être fuie, pourquoi Yseult ne faisait-elle pas de même.
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Serdaigle
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Jeu 31 Mar - 17:56

    Yseult était assise contre le mur, et regardait les lavabos devant elle. Sa réflexion n'avait pas de sens, comment des lavabos pouvaient-ils changer de place. Alors qu'elle portait son regard sur autre chose, elle se sentait toute triste, morose, et honteuse, d'être là dans ses toilettes sordides avec pour seul compagnie un fantôme qui n'était même pas là...

    “Qu’est-ce que tu me veux?” fit une voix. Ys sursauta et leva les yeux vers Mimie, le fantôme qui flottait juste au dessus d'elle. Elle semblait plus pitoyable qu'elle. Et la jeune Neils se demandait ce que cela pouvait faire d'être un fantôme, mais valait mieux pas lui poser la question. D'après les rumeurs, elle était trés susceptible à ce sujet.

    "Rien de précis! J'avais entendu que tu hantais les toilettes, c'est là que tu es morte, c'est une drôle d'idée. Pourquoi restes-tu ici?" demanda Yseult. Qu'est ce qui a bien pu se passer dans ses toilettes, pour que Mimie y soit morte, et que Yseult sente étrangement attirée par cet endroit. Sa mère moldue, dirait que c'est un point chaud cosmique, et qu'un mal est arrivé. Ca s'est sûr, une jeune fille est morte ici, mais qu'est-il arrivé à Yseult, sur ce point chaud?

    Certains jours, elle voulait le découvrir, et d'autres jours non, parce que quelque chose qui l'avait mis dans cet état, ne pouvait pas être quelque chose de bien. Non ce que voulait la jeune fille, c'était surtout retrouvé sa bonne humeur, son joie, et son enthousiaste, si elle retrouvait la mémoire, avec tant mieux...

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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Lun 4 Avr - 10:13

"Rien de précis! J'avais entendu que tu hantais les toilettes, c'est là que tu es morte, c'est une drôle d'idée. Pourquoi restes-tu ici?"


Une drôle d’idée, il est vrai. Pourquoi se raccrocher ainsi à un endroit que, pour toutes les meilleures raisons du monde, on se devrait de détester?

Quitte à vivre sa mort, la vivre dans un endroit plus agréable que ces toilettes au carrelage usé et à la plomberie déficiante aurait semblé approprié, et même Myrtle était encline à le penser.

Le fait était qu’elle n’avait jamais pris ainsi le temps de s’interroger sur sa mort, et sur ce qui se passerait au terme de sa vie.

Comment, après tout, aurait-elle pu imaginer que son existence s’achèverait de la sorte? Des yeux jaunes et un vide absolu...

Certes, l’idée de mort l’avait hânté plus d’une fois, et plus d’une fois elle avait songé à en finir, afin d’échapper une fois pour toutes à tout ce qui faisait d’elle un objet martyrisé... mais elle avait bien sûr était trop faible pour aller jusqu’au bout, et maintenant qu’elle expérimentait la mort, elle comprenait qu’elle avait bien fait.

Il est évident qu’elle n’aurait jamais cru que son sanctuaire deviendrait ce lieu-même où elle avait versé tant de larmes, mais elle ne se trouvait plus nulle part ailleurs ou aller.

Elle ne pouvait plus rejoindre sa maison, ses parents ne voulaient pas de sa présence. Non pas qu’ils n’avaient plus pour elle la moindre sorte d’affection, mais s’épargner sa vue confortait davantage leur deuil que s’imposer la présence de l’existence ectoplasmique de leur fille.

Son été, elle l’avait passé hors de l’enceinte du château, à détruire la vie d’Olive Hornby de toutes les manières possibles, mais maintenant qu’elle était revenue à Poudlard, Myrtle avait été contrainte de faire de même, et par la même d’accepter tous les aléas d’une telle décision.

Poudlard est vaste, cela dit, alors pourquoi demeurer en des lieux porteurs d’aussi mauvais souvenirs? Tout simplement parce que si mauvais souvenirs il y avait, et quand bien même tant de larmes avaient été versé, c’était en cet endroit unique qu’elle avait toujours pu retrouver calme et consolation.

Peu importe les raisons de sa présence, elle n’appréciait guère les questions et remarques de son interlocutrices.

“Non mais, de quoi j’me mêle?”

Ce n’étaient pas ses affaires, et d’ailleurs, elle ne se connaissait pas. Myrtle était bien convaincu que la jeune Neils faisait seulement partie de ces nombreux élèves qui ne circulaient plus aux toilettes que pour observer le phénomène de foire que leur ancienne camarade de classe était devenue.

“Vas-y, moque toi de cette pauvre Mimi qui hânte le lieu le plus malodorant de Poudlard. Pour ton information, je ne sens plus rien!” se plaignit-elle, son égoïsme la rendant toujours aussi incapable de réaliser qu’elle n’était pas seule ici à se sentir mal, et à avoir des problèmes.
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Mar 5 Avr - 17:57

    “Non mais, de quoi j’me mêle?” fit Mimie d'un ton de reproches, et d'un ton de lui dire de se mêler de ses affaires, exactement ce qu'elle venait de dire en fait. Ys se sentit un peu vexée, mais elle n'aurait sans doute pas être plus triste que dans l'état où se trouvait actuellement...
    “Vas-y, moque toi de cette pauvre Mimi qui hante le lieu le plus malodorant de Poudlard. Pour ton information, je ne sens plus rien!” continua Mimie sur un ton plaintif. Ys ne sourit pas du tout, même si elle aurait bien voulu pour remonter un peu le moral de Mimie...
    "Je n'ai pas l'intention de me moquer de toi" répondit-elle, sur un ton simple qui n'était ni ironique, ni hypocrite, ni même chaleureux. C'était juste une constation tout simple, que la jeune Ys faisait à Mimie. Qui en d'autres circonstances aurait peut-être pu devenir amies qui sait...

    Ni Mimie, ni Yseult ne voulaient vraiment se remonter le moral l'une, l'autre. Non elles étaient juste toutes les deux destinées à déprimer dans ses toilettes sordides, pendant un petit moment. Jusqu'à ce que l'une des deux s'en aille, se serait sans doute la jeune Serdaigle, Yseult, car elle était la seule à avoir un endroit où aller. Mimie était déjà dans l'endroit où elle devait aller les toilettes. Et maintenant de quoi pouvaient-elles parler, Mimie et Yseult n'avaient rien en commun, enfin d'aprés ce qu'en sait Ys. Si elles savaient qu'elles avaient assisté au même spectacle, mais que l'une en était morte, et l'autre devenue amnésique, sans doute que cela les rapprocheraient autant que cela les sépareraient... Mimie se serait-elle pas jalouse de la vie de Yseult?. La jeune fille remonta ses genoux contre sa poitrine et posa son menton sur ces derniers et regarder devant elle, où trônait les lavabos.



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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Mer 6 Avr - 10:53

"Je n'ai pas l'intention de me moquer de toi"

ça, c’était un peu facile. Myrtle n’était pas disposée à la croire. Cela n’avait pas grand chose de personnel contre la jeune fille, mais Myrtle en voulait à tous et à tout le monde.

Peut-être qu’Yseult n’avait pas l’intention de se moquer d’elle, mais combien d’autres avaient déjà défilé dans ces toilettes pour lui faire subir toutes les humiliations possibles.

Elle était finalement plus malheureuse morte qu’en vie. Elle avait refusé le repos éternel, et elle ressentait déjà la fatigue d’un choix comme celui-ci.

Car plus jamais elle ne dormirait, elle accumulerait des souvenirs, verrait des gens mourir, d’autres naîtres, des mondes se détruire ou se créer, observatrice passive. Elle n’était définitivement pas heureuse.

Èn parlant de souvenirs... Myrtle n’avait apparemment pas été assez claire, et Yseult n’avait pas l’air d’avoir compris qu’elle voulait qu’on lui foute la paix.

La plupart du temps, les gens comprenaient, et d’ailleurs, ces toilettes n’étaient plus utilisées que de ceux dont la mémoire était déficiante mais la serdaigle semblait ailleurs.

Si Mimi n’avait pas accumulé en elle autant d’amertume, elle aurait pu, penchant la tête un peu de côté, comprendre qu’elle n’était pas le seul être malheureux en ce bas monde...

Mais quand bien même Yseult était malheureuse, Myrtle ne concevait pas qu’elle puisse l’être plus qu’elle-même ne l’était. Elle aimait bien jouer à qui a accumulé le plus de malheurs dans sa vie, elle se plaisait à penser que c’était toujours elle la gagnante.

Elle était morte, et elle réalisait un peu plus chaque jour que choisir de demeurer un fantôme était l’erreur la plus stupide qu’elle ait jamais faite. Elle regrettait sa mort alors qu’elle commençait à peine, qu’elle passerait encore des millénaires dans cette condition.

Franchement, à côté de ça, quel malheur était égal au sien? Yseult était encore extrêmement jeune. Elle ne devait pas avoir beaucoup de problèmes à gérer.

Une peine de coeur? Et alors? Sur ce terrain là, Myrtle la batterait toujours à plat de couture, le fantôme n’avait jamais eu de petit ami, elle avait seulement enchaîné les coups de foudre non réciproques, elle n’avait jamais embrassé le moindre garçon... Et ça n’arriverait pas.

Ses possibilités se limitaient maintenant à Peeves, un moine gras du bide et un psychopathe. Quelle chance...

Et si ce n’était pas une peine de coeur, peut-être Yseult pleurait-elle d’une mauvaise blague qu’on lui avait faite? Mais qui avait plus souffert des quolibets qu’elle dans sa triste vie?

Non, vraiment, Myrtle ne voyait pas pourquoi elle devrait compatir aux malheurs de la jeune fille, alors que les siens étaient tels qu’ils étaient.


“Qu’est-ce qui te chagrine? On t’a volé ton jouet préféré?” ironisa-t-elle, pour bien signifier que RIEN, non rien ne pouvait égaler ses malheurs à elle.
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Jeu 7 Avr - 22:46

    Un silence s'installa dans les toilettes du deuxième étage, qui serait dorénavant hanté par la jeune Mimie qui n'avait même pas vraiment vécue. Mais ce n'était pas la faute de Yseult si tout cela lui était arrivé, c'était celui qui avait ouvert la chambre des secrets le responsable; Hagrid? La jeune Neils avait parfois du mal à croire que c'était lui qui avait fait tout ça, il était tellement gentil avec tout le monde, mais peu de monde lui rendait cette gentillesse. Yseult avait une nouvelle raison d'être triste, encore, que ça soit pour elle ou pour les autres elle était triste.
    “Qu’est-ce qui te chagrine? On t’a volé ton jouet préféré?” dit le fantôme d'un ton ironique. Yseult fronça, si seulement elle savait pourquoi elle était triste comme ça sans doute que les choses iraient mieux, elle pourrait peut-être y remédier mais voilà elle n'en connaissait pas la raison. Elle était devenue triste, un matin comme ça, pouf sans aucune raison apparente. Parfois elle se demandait si elle pourrait sourire à nouveau, être heureuse. Pourtant tous ses anciens amis, et mêmes des nouveaux amis, essayaient de lui remonter le moral, même des Serpentards tel que Daniel, avec qui elle n'aurait jamais discuté, essayer de la faire rire. C'était dire que quelque chose n'allait pas...
    "Si seulement je le savais ça serait bien" répondit Yseult, sans doute plus à elle-même que pour répondre à la question de Mimie. Yseult soupira et étendit ses jambes devant elle, sur le sol, qui fortement heureusement était sec, et ne mouilla donc pas ses vêtements. Que faisait-elle dans cet endroit sordide? Elle frotta ses mains le long de ses cuisses, et rassemblait tout le courage qu'elle pouvait posséder pour se lever de cet endroit et partir vers l'aventure, mais elle n'arrivait pas trouver cette énergie. Où était-elle donc partit?
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Lun 18 Avr - 15:06

Si seulement je le savais ça serait bien. 

Parce qu’en plus, la jeune fille n’était pas capable de savoir ce qu’elle avait! Elle devait être atteinte de l’un de ces coups de blues typiques de l’adolescent moyen.

Il faut dire ce qui est, elle-même, de son vivant, avait ce genre de coups de blues, elle se sentait très souvent mal sans savoir pourquoi, mais c’était sûrement parce qu’elle voulait attirer l’attention sur elle.

Yseult était peut-être une version de Mimi encore vivante, à vouloir être plainte sans être jamais plaindre, . Mais si elle comptait sur Myrtle pour compatir, alors là elle avait tout faux, Myrtle ne compatissait jamais au malheur des autres, au contraire, elle avait plutôt tendance à s’en réjouir. Tous les malheurs que ressentaient les autres, c’était autant de moyen de se venger.

Si Yseult avait seulement le cafard, elle n’avait vraiment pas de quoi se mettre dans un tel état. Très franchement. Myrtle, elle, était morte, elle avait tout de même bien plus de raisons - on ne peut plus valables- de gémir toute seule dans son coin.


"Tu ne crois pas que tu devrais laisser cet endroit aux personnes qui ont VRAIMENT des problèmes?"

Vraiment, non, elle n’était pas diplomate ou compatissante. Elle aurait à la limite pu faire un effort si la jeune fille lui avait dit, par exemple, qu’un membre de sa famille ou un ami était mort, elle l’aurait mieux compris (d’après ce que Nick quasi sans tête avait bien voulu lui raconter avant de se lasser de sa présence, un accident à pré-au-lard avait fait beaucoup de morts dans l’entourage de certains élèves), mais elle n’avait même pas ce genre d’excuses.

Oui, être morte faisait voir les choses différemment, rien n’était plus grave que ça, c’était à peu près la seule chose qu’elle y gagnait, elle tenait la comparaison, en matière de déprime, avec absolument n’importe qui.

Myrtle croisait ses bras transparents et attendait la réponse d’Yseult, au jeu de qui partira en premier, le fantôme était certain de gagner, elle avait tout son temps;

Il est vrai qu’elle aurait pu profiter de cette occasion pour se faire au moins une amie (de son vivant, elle avait toujours tant regretté de ne pas en avoir), mais elle était désormais trop égoïste, trop centrée sur elle-même pour se rendre compte des opportunités qui lui étaient faites d’être sympathique et de devenir un individu sociable, bien que mort.

Oui, elle préférait demeurer centrée sur elle-même, et focaliser son attention sur les beaux garçons qui s’aventuraient dans la salle de bain des préfets, c’était le seul moyen qu’il lui restait pour ne pas être trop déçue.

Elle vivait de larmes imaginaires et de fantasmes inassouvissables. C’était ainsi, seulement, qu’elle pouvait conserver une illusion de satisfaction, et non pas en compatissant au malheur de toutes celles qui venaient verser des larmes en ce lieu comme elle-même l’avait fait jadis.

Même si elle l’aurait sans doute dû, elle ne se reconnaissait pas en Yseult, ou elle ne voulait tout simplement pas se reconnaître en elle. Elle était pitoyable. Tout comme elle.

Si Myrtle faisait preuve de moins de hargne, elle aurait pu comprendre que parler à Yseult aurait pu, pour elle, faire office de thérapie. Mais en l’occurrence, cela commençait très mal… Cela se terminerait-il mieux?
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Lun 18 Avr - 16:34

    "Tu ne crois pas que tu devrais laisser cet endroit aux personnes qui ont VRAIMENT des problèmes?" fit Mimie d'un ton plutôt méchant. Et Yseult soupira et se demanda si elle avait effectivement un Vrai problème comme venait de lui faire remarquer, la jeune fantôme, si gentiment. Mais il y avait quand même un problème, elle se souvenait du son de son rire, mais pas de la façon dont rire. La jeune sorcière porta sa main à son visage, vers sa bouche, elle ne se souvenait pas non plus comment rire, ni même sourire de façon joyeuse. Elle soupira et secoua sa tête pour remettre des idées en place, et chassait les idées noires, qu'ils lui donné de mauvaises pensées, et ne l'aideraient sans doute pas à retrouver une certaine joie de vivre.

    Yseult se leva, frotta ses fesses pour chasser les poussières qui auraient pu se déposer et fit un pas vers le lavabo. Qu'elle ouvrit, et aspergea son visage avec de l'eau bien froide. Et leva son visage vers le miroir... Il lui renvoyait un reflet triste, et qui manquait cruellement de vitalité. Elle le voyait bien, par rapport au visage de Melody, même celui de Lysandre semblait plus "vivant". Oui, c'était ça le mot, ce soir là, une partie d'elle était morte, peut-être ne parviendrait-elle plus du tout à la faire revivre à nouveau. Peut-être est-ce définitif, peut-être ne pourrait-elle plus jamais être heureuse.

    Elle soupira et baissa les yeux pour ne plus revoir son reflet, mais en le relevant, elle vit deux ombres passaient, mais quand elle se retourna, il n'y avait rien...

    "Tu as raison, Mimie, des gens ont de VRAIS problèmes. Comment reconnait-on un Vrai problème?" demanda Yseult en regardant Mimie, et se tenant dos au miroir, elle ne voulait pas vraiment voir son reflet si triste...
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Mer 20 Avr - 11:22

"Tu as raison, Mimie, des gens ont de VRAIS problèmes. Comment reconnait-on un Vrai problème?"

Au moins la jeune Yseult devenait-elle lucide et raisonnée. Il est vrai, ses problèmes n’étaient rien. Certaines personnes souffraient véritablement de situations horribles.

Imaginez vous morte, imaginez vous ne pas avoir eu le courage de voir ce qu’il y avait après, avoir choisi le statut de spectre par faiblesse.

Imaginez que cette faiblesse devienne votre pire ennemie, le souvenir douloureux d’une erreur irréparable. On devient fantôme par choix, mais on ne le reste jamais par plaisir.

Imaginez qu’à votre retour, vous retrouviez des parents en deuil, imaginez qu’ils choisissent, pour leur bien, et la tranquillité de leur âme, de ne pas vous côtoyer.

Imaginez que vous choisissiez de consacrer votre mort à un but futile et insatisfaisant, à une vengeance jamais assouvie.

Imaginez vous être prédestiné à passer votre mort dans les toilettes d’un collège, toilettes où vous avez croisé le regard mortel, par ailleurs.

Imaginez vous que cet endroit soit progressivement fuit de tous.

Imaginez que personne ne prenne pitié de vos sanglots.

Imaginez vous ne plus pouvoir boire, manger, pleurer.

Imaginez vous savoir que jamais vous ne connaitrez l’ amour ou les plaisirs de la chaire.

Imaginez vous comprendre que tous vos rêves d’enfants sont à jamais brisé, qu’il n’y aura pas de mari aimant, de belle maisons, d’enfants obéissants…

Imaginez que vous finissiez parfaitement seul, pour toute une éternité, avec pour seule compagnie exceptionnelle, une serdaigle pleurnicharde.

Quand vous aurez imaginé tout cela, quand vous aurez pu concevoir la souffrance que ressentait Myrtle, vous saurez peut-être ce qu‘était un VRAI problème.

Il est vrai, elle en rajoutait certainement beaucoup, quand elle passait des heures à gémir au milieu du carrelage, mais c’était là son seul moyen d’expression désormais, elle voulait à tout prix que l’on compatisse à son malheur, ce que personne ne faisait jamais.

Effectivement, Myrtle savait ce qu’était un vrai problème, bien que jusqu’à sa mort, elle n’ait été que la victime de faux problèmes, qu’elle amplifiait à l’aide d’hyperboles bien choisies.


"Quand tu sais quel est ton problème, déjà, ça aide."

Comment pouvait-on en effet considérer un problème comme véritable quand on avait même pas conscience de ce qu’était ce problème en réalité?

"Dis moi quel est ton problème et je te dirais s’il est grave."

Au jeu de "qui est le plus à plaindre", Myrtle était convaincue qu’elle gagnerait à tous les coups, elle avait l’entraînement nécessaire pour battre tout le monde à ce petit jeu.

Yseult lui répéterait qu’elle ne savait pas quel était son problème, elle lui répondrait que dans ce cas, ce n’était forcément rien de grave, et qu’il fallait qu’elle cesse de se lamenter. Elle gagnait.

Yseult pourrait bien lui répliquer qu’elle n’avait pas plus de problèmes qu’elle, mais Myrtle avait tant d’arguments à donner à ce sujet qu’elle se savait partir vainqueur.
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Jeu 21 Avr - 14:39

    "Quand tu sais quel est ton problème, déjà, ça aide." fit Mimie. La jeune Ys hocha la tête, elle avait parfaitement raison, mais le problème était justement qu'elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur le problème qui la rendait si triste. Elle soupira et s'éloigna des lavabos en étant de plus en plus sûre qu'ils n'avaient pas toujours été comme ça. Mais cette pensée n'avait aucun sens.
    "Dis moi quel est ton problème et je te dirais s’il est grave." dit Mimie. Yseult poussait les différentes portes des toilettes qui se trouvaient dans la pièce. En se demandant comment on pouvait "vivre" dans cet endroit même si on est morte.

    "Et bien, je n'arrive pas à me souvenir de certains détails, de comment être heureuse par exemple...Avant j'étais entrain de toujours rire, mais maintenant je suis toujours triste. j'ai oublié comment on fait pour rire." expliqua la jeune Neils, sans vraiment savoir si elle était trés clair dans ses explications. Elle savait qu'on ne pouvait pas oublié d'être heureuse, ça n'avait pas le moindre sens, pourtant c'était exactement ça. Elle soupira et poussa la dernière porte, les toilettes étaient vides, personne ne venait plus depuis que Mimie y avait élu domicile. il y avait bien qu'elle pour se réfugier ici. Elle était venue d'instinct dans cet endroit, comme si ces toilettes avaient un lien avec ce qui lui était arrivé dont elle n'en avait aucun souvenir. Exactement comme Mimie, qui revenait ici... Qu'est-ce que cet endroit avait de si spécial? Mimie y était morte, Yseult y revenait sans cesse comme si elle aussi y avait perdu quelque chose, tout comme le jeune fantôme qui hanté maintenant cet endroit...
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Jeu 28 Avr - 11:30

"Et bien, je n'arrive pas à me souvenir de certains détails, de comment être heureuse par exemple...Avant j'étais entrain de toujours rire, mais maintenant je suis toujours triste. j'ai oublié comment on fait pour rire."


Drôle de problèmes que ceux de la jeune Yseult, et bien que la situation de la jeune fille était en effet triste, Myrtle ne pouvait pas ressentir la moindre compassion à son égard, tout au contraire.

Yseult pourrait insister autant qu’elle le voudrait, elle pourrait lui expliquer qu’il lui arrivait tous les malheurs du monde, ils ne seraient jamais à la hauteur pour Mimi.

Le fantôme était en effet loin d’être la reine de la compassion. Les seuls moments où elle acceptait d’être un peu conciliante avec autrui, c’était quand les personnes qui avaient des malheurs dont-ils devaient se plaindre étaient de la gente masculine.

Myrtle avait en effet toujours bien plus de facilité à se montrer compréhensive quand elle se trouvait face à un beau jeune homme. Bien évidemment, c’était vain, qui s’intéresserait à un fantôme?

Ainsi donc, la serdaigle avait oublié ce qu’était le bonheur. Il est vrai, maintenant que Myrtle y réfléchissait un peu, que de son vivant à elle, la jeune fille avait toujours semblé heureuse et pleine de joie de vivre.

En fait, maintenant qu’elle y réfléchissait, le changement d’attitude d’Yseult avait évolué à peu près au même moment que la mort de Myrtle.

Elle n’en tira aucune conclusion, elle aurait bien voulu croire que cette histoire avait un rapport avec la chambre des secrets et toute l’histoire qui l’entourait, mais elle ne le pensait pas; Yseult ne lui avait jamais exprimé la moindre compassion, tout comme elle n’avait pas pleuré sa mort, tout ça n’était rien qu’une simple coïncidence.

Myrtle ne pouvait s’imaginer qu’elles souffraient d’un même mal, chacune dans leur domaine.


"T’es un peu jeune pour être amnésique, non?"

C’était la seule réponse que lui permettait son seuil de tolérance, elle n’avait pas la moindre envie d’être trop sympathique. Pour qu’elle le soit, il aurait fallu que la serdaigle soit au moins un peu gentille avec elle, mais jusqu’ici, elle n’avait fait que la prendre à partie pour mieux s’apitoyer sur son sort;

Bien sûr, Myrtle en faisait tout autant, personne ne pouvait passer la porte de cette salle de bain sans entendre le fantôme geindre au sujet de ses malheurs divers, voulant obliger quiconque passait par là à compatir. Ce devait d’ailleurs être une des raisons qui avait progressivement poussé les toilettes du deuxième étage à être désertées.


"à ta place, je ne ferais pas toutes ces simagrées. C’est vrai, tu es en vie, en pleine forme, tu as des amis, alors de quoi tu te plains?"

Elle pensait chaque mot qu’elle prononçait, elle continuait de croire qu’Yseult ne faisait qu’une petite crise tout à fait ridicule, elle ne voulait pas compatir à des malheurs quand elle trouvait qu’ils n’en étaient pas.
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Serdaigle
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Ven 29 Avr - 14:50

    "T’es un peu jeune pour être amnésique, non?" fit Mimie d'un ton avec trés peu de compassion, si ce n'est pas du tout. Pour Yseult, cela n'avait pas vraiment d'importance. Elle voulait juste mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, mais n'en était pas encore vraiment capable. La présence de Mimie ne la déranger pas, ni de lui faisait plaisir. Elle était là, et serait toujours là. Et ce qui était le plus triste, finalement. Pourquoi avait-elle eu tellement peur, pourquoi n'était-elle partit dans l'autre monde, là où elle devait être...

    "A ta place, je ne ferais pas toutes ces simagrées. C’est vrai, tu es en vie, en pleine forme, tu as des amis, alors de quoi tu te plains?"
    continua le fantôme. Yseult était revenue vers le lavabo et se tourna vers Mimie. Elle avait raison, elle était en vie, et Mimie Non. Elle avait des amis, mais pas Mimie... Elle était en forme, enfin aussi en forme que possible vu son état. Elle baissa la tête, un moment, puis la hocha et répondit :
    "Tu as raison, je suis désolée Mimie!" fit-elle. Elle aurait bien ajouter, qu'elle n'avait pas de quoi se plaindre par rapport à la situation de Mimie, mais le fantôme avait choisit de revenir vivre cette semblant de vie...

    Yseult regarda par la fenêtre des toilettes, et vit que le soleil avait commencé à décliner, elle devait être dans les toilettes avec le fantôme depuis une bonne heure maintenant, et son ventre commençait à crier famine. Elle devrait sans doute retrouver le chemin de la Grande salle pour le repas du soir. Elle retourna contre le mur, récupérer son sac qui était resté par terre. Elle le mit en bandoulière autour de son épaule et se tourna vers le fantôme.

    "Je vais y aller , Mimie! Est-ce que tu me permet de revenir dans les toilettes, plus tard?" demanda-t-elle au fantôme, vu qu'elle va hanter les toilettes, elle serait un peu chez elle, il est normal de lui demander la permission de rentrer sur son territoire... Enfin, c'était l'avis de la jeune Neils.
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Lun 2 Mai - 9:40



"Tu as raison, je suis désolée Mimie!"


Bien. Au moins la serdaigle entendait-elle raison. Elle n’avait aucune raison de se morfondre. Qui ne connaît pas ses raisons, n’a pas de raisons.

Myrtle savait pourtant de quoi parlait Yseult. Elle n’avait jamais rien oublié au sens strict du terme, mais il lui était maintes fois arrivé d’avoir du vague à l’âme, sans savoir ce qui pouvait bien le provoquer.

Elle avait ses raisons récurrentes, elle se trouvait laide, on se moquait d’elle, et personne ne l’aimait, mais par moments, cela ne suffisait plus à justifier ses sautes d’humeur.

Sa mort lui avait offert ce qu’elle avait voulu, une vraie raison d’être malheureuse et d’être plainte. Elle devait cela à sa mort, une raison. Elle ne suffisait pas, pourtant, à rendre les gens plus compatissants.

Elle était également comme Yseult au sens où elle ignorait ce qui était à l’origine de ces malheurs, la dernière image qu’il lui restait d’avant sa mort était ces immenses yeux jaunes, et jusqu’ici, elle n’avait pas trouvé d’explications satisfaisantes à ce qui lui était arrivé.

À ses yeux, Hagrid n’était pas coupable, elle ne l’aimait pas, mais elle ne le pensait pas capable de faire ce dont on l’accusait, cette araignée géante ne correspondait pas à ses souvenirs, c’était quelque chose de beaucoup plus impressionnant qui l‘avait tué, et puis, il y avait eu cette voix masculine, semblable à un sifflement, elle n’avait rien à voir avec le ton bourru du demi-géant.


"Je vais y aller , Mimie! Est-ce que tu me permet de revenir dans les toilettes, plus tard?"

Perdue dans ses pensées, Myrtle mit un moment à redescendre sur terre.

Yseult tenait réellement à la revoir? Pourquoi donc? Cela la surprenait, elle avait pourtant tout fait pour l’agacer, mais la jeune fille semblait immunisée contre sa mauvaise humeur.

Elle voulut d’abord la rembarrer une ultime fois, mais elle s’en retint, elle avait peut-être trouvé quelqu’un auprès de qui se plaindre sans que cette personne ne la fuit. C’était, il est vrai, un dialogue de sourd, elles ne s’écoutaient pas vraiment l’une l’autre, mais c’était peut-être pour cette raison que cela pourrait fonctionner.

"De toute évidence, je ne peux pas t’en empêcher." grinça-t-elle.

Elle n’irait pas se montrer agréable avec Yseult du jour au lendemain, cela prendrait du temps (si cela devait seulement arriver un jour).

Elle regarda par la fenêtre, le soleil déclinait, cela annonçait l’heure adéquate, celle où la salle de bain des préfets n’était d’ordinaire pas vide.


"J’ai à faire." claqua-t-elle avant de s’enfuir par une canalisation, sans autres politesses.

Passer par les évacuations, répugnant, n’est-ce pas? Mais à force, on s’y faisait. Après tout, quand on est un fantôme, rien ne vous atteint, du moins physiquement.
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Message#Sujet: Re: Un moment de déprime [Libre]   Mer 4 Mai - 18:29

    Yseult sourit à Mimie, tenait la lanière de son sac avec ses deux mains, et avait un sourire timide sur les lèvres. Elle demanda à Mimie, si elle pouvait revenir la voir, cette dernière lui répondit d'un ton grinçant...
    "De toute évidence, je ne peux pas t’en empêcher.
    Effectivement d'un certain point de vue, le fantôme pouvait pas faire grand chose, contre les visites d'Yseult, mais c'était tout de même plus sympathique de demander la permission, vu que les toilettes étaient maintenant, celle de Mimie... et donc on devait demander l'autorisation de venir chez elle.
    "J’ai à faire." fit-elle d'un ton brusque ne disparaissant dans une canalisation... Yseult resta seule dans les toilettes toute de suite plus sinistres. Elle soupira et quitta la pièce en se retourna une dernière fois, et fronça les sourcils en voyant les lavabos. Ils étaient vraiment diffèrent la dernière fois qu'elle les avait vus, sans vraiment savoir en quoi, ni comment cela était possible.
    "A plus tard" fit-elle en quittant les toilettes sans savoir vraiment à qui elle parlait sans doute à Mimie. Elle marcha dans le couloir pour rejoindre sa salle commune...

[Fin du RP]

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