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 Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]

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Message#Sujet: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Mer 6 Avr - 2:39

[SI j'attends d'être à jour, on sera en Janvier in rp que j'aurais pas eu ma rencontre xD]

De la neige. De la putain de neige blanche tout partout, de quoi mettre Miyria de mauvaise humeur, déjà que depuis le décès de Perséphone elle était tout bonnement exécrable. Les gens qui se plaisent à la dire la neige "jolie" sont ceux qui se contentent de la regarder joyeusement au chaud ou aux coins d'une fenêtre. Miyria détestait la neige, trop froid. Alors, pourquoi sortir justement un jour aussi blanc qu'un lapin ? Parce qu'il le faut. Elle avait besoin de certaines plantes qu'on trouve dans la forêt interdite pour finir la potion qu'elle faisait « secrètement » dans une salle assez bizarre qu'elle avait découvert il y a de ça quelques temps. Cependant, elle ne s'y rendait que de nuit, aussi bien pour y cacher les livres qu'elle dérobait à la réserve, que pour tester de nouvelles potions qu'elle s'enorgueillissait de pouvoir faire malgré sa jeunesse. Ceux qui vous disent que Miyria n'était pas orgueilleuse ne la connaissent pas vraiment. Même si elle n'en parlait jamais, cette jeune fille était fière de ses acquis, et même si elle ne les exposait à personne, intérieurement, elle se plaisait à connaitre tout cela. Même si à cause de ça elle était classé "insupportable". Bah, après tout elle n'était pas Serpentard pour rien.

La nuit tombait. Ouais, aller dans la forêt en plein jour avec une neige pareille quand on s'habille d'une cape noire, c'est tout aussi utile que de prendre une pancarte lumineuse disant « je suis là, venez me coller ». De plus elle n'avait pas besoin qu'on la cherche, raison pour laquelle elle profitait de l'heure du repas pour se prendre dans la forêt. Personne ne la cherchait pendant ses heures puisqu'en grande généralité elle brillait de son absence. Ne pas l'y voir était habituel, pire, familier.

En temps normal, Miyria n'avait pas besoin d'aller à la cueillette, d'une parce qu'elle faisait ses réserve à chaque vacance, et de deux parce qu'au besoin son père lui faisait livrer dans les trois jours suivant sa demande tout ce dont elle avait besoin. Il avait beau être glacial avec elle, elle devait au moins s'avouer qu'elle n'était pas à plaindre question purement matériel.Sauf que là, deux problèmes se posaient à elle :
De une, ses réserves étaient presque vide à cause de l'arrivée des vacances. Bah oui, elle prenait le strict nécessaire pour tenir le temps qu'il faut (a cacher c'est compliqué après), sauf qu'elle n'était pas encore assez forte pour réussir toutes ses potions, et les échecs faisaient s'amenuiser les réserves.
De deux, son père était en voyage d'affaire, et pip's n'était pas assez costaux pour voyager hors du pays. N'ayant donc pas le choix, Miyria avait pestée dix fois contre la taille ridicule de sa chauve-souris avant de commencer à s'enfoncer dans les bois. Lui donner une créature d'à peine deux centimètres, son père se fichait d'elle parfois.

Il aurait fallu surveiller par contre, avant d'y aller dans la forêt, que le loup n'y est pas. Ah, est quel loup ! Mais pas tout de suite, pas encore... D'abord, il fallait qu'elle se repère. Enlevant la neige qui commençait à s'entasser sur le haut de sa capuche, la blondinette tourna la tête un instant. Il faisait toujours sombre ici, et la neige n'arrivait qu'un petit peu à s'infiltrer entre les feuillages si épais de la forêt. Miyria avait l'impression d'être pendant un temps caché du monde. Tant mieux pensa-t-elle, repérant enfin une des plantes qu'elle cherchait. L'avantage de ne pas avoir de neige ici, c'est qu'elle ne la gênait pas trop. L'inconvénient, c'est qu'elle ne pouvait pas entendre les pas grinçant de pas sans l'épaisse couverture blanche...

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Sam 16 Avr - 0:05

    Se promener dans les bois, seul, qui plus est, ce n’est jamais sans risques, le loup n’est jamais bien loin. En l’occurrence, le loup était tout prêt, et ses crocs aiguisés. On pouvait même dire qu’il était particulièrement en forme, en tous cas beaucoup plus qu’il ne l’avait été les jours précédents. D’accord, il devait l’admettre, un peu de sommeil de temps à autres, ça ne faisait pas de mal, ça pouvait même faire du bien… Enfin ça, il ne l’admettrait qu’à voix basse, tout comme il ne concéderait qu’à demi-mot (et encore, seulement sous la plus insupportable des tortures.. Et il doutait fort que ce soit un prétexte suffisant pour avouer) que suivre les conseils de l’infirmière lui avait été profitable. Car faire ce genre de constat, admettre ce genre de choses, en apparences anodines, c’était se rendre dépendant d’une condition, d’une enveloppe humaine qu’il détestait. Si seulement il pouvait se défaire de ces contraintes imposées par l’organisme humain! Il avait eu le vain espoir que le fait de diviser son âme, de se rendre immortel, aurait pour effet de ne plus le rendre sensible à toutes ces choses… Il n’en était plus tout à fait convaincu, il ne s’était jamais senti aussi mal qu’après avoir effectué cette opération, et jusqu’ici, il n’avait pu en tirer que peu d’aspects bénéfiques. C’est à peine s’il réalisait qu’il l’avait fait, qu’il avait bel et bien franchi la première étape qui devait le mener à l’invincibilité la plus totale, certes, il avait tout à fait conscience de ce qui s’était passé, ses souvenirs étaient demeurés intacts, mais étrangement irréels - ce qui déplaisait fort à l’Héritier, qui préférait de loin le concret à l’imaginaire (puisque ce qu’il imaginait, il finissait toujours par le concrétiser). Il faudrait sans doute qu’il manque de mourir pour se rendre compte. Mais bien sûr, c’était une chose qui n’arriverait jamais. Pensait-il.

    Oui, l’expérience, jusqu’ici, n’avait fait que le fatiguer, l’épuiser, même, mais depuis peu, depuis la veille, à vrai dire, la situation s’était très nettement améliorée. Tom avait rallongé ses heures de sommeil… avec certes beaucoup de difficultés, car la force de l’habitude l’invitait toujours à se lever à peine l’aube levée. Et voilà, il avait suffi d’un remède aussi enfantin (accompagné des quelques vitamines que Mrs Sparkley lui avait prescrit, et que le vert et argent prenait peut-être en surdose) pour que son état s’améliore de façon claire et nette. Ce matin-ci, il s’était réveillé, parfaitement normal. Certes, il était très tôt, mais il n’avait pas ressenti pour autant ce poids oppressant au creux de son crâne qui l’empêchait de réfléchir. A vrai, dire, il y avait si longtemps que ses idées n’avaient pas été aussi claires qu’il avait la nette impression qu’elles ne l’avaient jamais été à ce point auparavant. De même, il se sentait parcouru d’une force nouvelle, ce bout d’âme encombrant dont il s’était séparé le rendait finalement plus léger, la plaie qu’avait ouverte cette mutilation avait finalement cicatrisé. Plus que cinq fois, en somme. À nouveau chargé d’un sentiment de puissance, plus grand peut-être encore, si c’était possible, que celui qu’il possédait auparavant, il avait abordé sa journée avec beaucoup d’assurance, il avait quelque peu mis certains de ses projets entre parenthèses, ces derniers temps, il était à présent temps de faire évoluer les choses. Et c’est à la planification qu’il avait passé sa journée.

    Et sa soirée? Vous le comprendrez bien vite, même si, vous l’aurez peut-être compris, je n’ai pas la moindre idée des raisons qui auraient pu pousser Tom à trainer au milieu de la forêt interdite en pleine nuit. Alors nous dirons simplement qu’il avait choisi ce lieu pour poursuivre ses réflexions diverses et variées, à l’écart de ses camarades. N’oublions pas à quel point il appréciait se dispenser de leur présence. Le principal, après tout, était qu’il y était, dans cette forêt, et qu’il aurait sans doute longuement poursuivi sa ballade silencieuse s’il n’avait pas repéré, un peu plus loin, une silhouette qui ne lui était pas étrangère. En s’approchant (évidemment sournoisement), il put s’assurer de ce qu’il pensait. Il s’agissait bel et bien de Miyria Alliane, l’une des personnes dans tout Poudlard qui devait le détester le plus (en bonne position avant Ines et Pomona). Il l’avait, il faut dire, privé de plusieurs de ses rares amis, Daniel, Lou… bientôt Elena? Peu lui importait, cette jeune fille se sabordait elle-même, qu’elle le déteste dépendait si peu de lui qu’il se sentait à peine concerné… mais pour autant, il prenait un malin plaisir à participer au malheur de la jeune fille.


    « Bonsoir Miyria » fit-il avec la neutralité la plus totale. Histoire, seulement, de manifester sa présence.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Jeu 28 Avr - 17:13

Se relevant soudainement quand une voix se fit entendre, Miyria s'en voulu un instant de s'être fait si bêtement surprendre, décidément, elle se ramollissait ces derniers temps. Toujours était-il qu'elle toisa le nouveau venu avec de son étrange regard couleur or, à la fois aussi froid qu'hautain. Elle avait parfaitement reconnu cette voix à la fois irritable et détestable et pourtant terriblement neutre. Il était bien le dernier des deux à jouer cette carte que Miyria avait gardée 6 ans. Tom Jedusor, le seul, l'unique, à son grand malheur. Doucement, elle grinça des dents, essayant de ravaler son poison et de choisir quelle attitude prendre devant le serpentard qu'elle détestait le plus, mais surement le plus dangereux d'entre eux.
Elle en avait fait des efforts pour rester le plus loin possible de lui, pour rester neutre quant à ses émotions pour lui. Cependant, la perte de Lou et Daniel ne l'avait pas aidé, et encore heureux qu'elle ne soit pas au courant pour Pomona ou Jo, surtout que Pomona était maintenant la seule amie réellement proche de Miyria depuis la mort de Persy... Malgré tous ses efforts pour éviter une personne de sa propre maison, chose déjà assez compliqué comme ça, voilà qu'ils étaient faces à faces, sans aucun témoin à l'horizon. Bien sa vaine tout ça, le destin lui jouait des tours. Surtout que ce n'était pas vraiment la bonne période pour mettre le self contrôle déjà très mauvais de la serpentard à l'épreuve, son deuil l'éreintant à chacun instant, l'émoussant jours après jours, la rendant moins amicale, plus sec, moins réfléchie dans ses paroles. Surtout face à lui : Pourquoi ce n'était pas lui qui était mort à la place de Perséphone ? À chaque fois qu'elle y pensait, Miyria n'éprouvait pas le moindre regret à cette douce idée, juste une certaine joie à imaginer le serpentard mort et enterré. Macabre ? Non, réaliste. Donnez lui ne serait-ce qu'une seule raison de ne pas le détester...

Je ne me rappelle pas avoir été assez proche de toi, Jedusor, pour que tu te permettes de m'appeler par mon prénom.

Et ça, c'est fait. Les politesses ? À la trappe. Par moment le poison sort tout seul, même quand tu te dis que le mieux c'est de pas répondre et de l'ignorer, de faire profil bas et de partir sans demander son reste. Voilà pourquoi Miyria faisait de son mieux pour l'éviter, même s'il y avait d'autres raisons. Oh, elle savait bien qu'il fallait se méfier des gens comme lui, ceux parfaits sur toutes les coutures. Des notes excellentes, une attitude exemplaire à la lumière, ayant une tripotée de gens le suivant, charismatique et meneur, préfet et favori des professeurs. Vraiment parfait.
Trop parfait.
Mais au fond elle avait peur de lui car, elle voyait très bien à quel genre de profil il faisait partie. Si les gens oublient, mais les livres, eux, ne mentent pas gardent en silence les frasques d'un passé oublié. L'histoire ne fait que se répéter, et des gens comme lui, dans les livres que Miyria possède, il y en a fréquemment.
Aussi terrifiant que dangereux.
Mais ça, elle ne pouvait le dire à personne, se contentant de la version officielle de sa haine, le simple fait qu'il lui est pris deux de ses amis les plus proches, ce qui, soit dit en passant, n'arrangeait rien. Quelle horreur de savoir, de voir, mais de devoir se taire. Ils ne sont que des sectateurs, des gardiens comme dit son père. Ils ne doivent rien faire sous prétexte qu'un millier de mort est préférable à la leur. Miyria détestait son rôle.

Il est bien tard pour une ballade dans les bois. Tu devrais faire attention aux loups...

Nan, mais nan, rah sa mauvaise habitude à provoquer les gens la reprenait. En fait elle avait l'impression de se foutre complètement de ce que ça pouvait faire. Elle avait bien changée, se rendit-elle soudainement compte, la blondinette était devenue encore plus cynique qu'avant, plus dure, moins impartiale. Elle était lassée de ce petit jeu, et puisque tout le monde savait qu'elle le détestait, pourquoi jouer les hypocrites ? Il était meilleur qu'elle à ce jeu de toute façon. Il était meilleur qu'elle sur bien des terrains. Mais il ne fallait pas qu'elle s'attarde à lui montrer son animosité, quelque chose en elle lui disait qu'il était du genre à rendre les coups coup pour coup.... Mais question rancune Miyria n'avait rien à lui envier.
Il aurait mieux fallu qu'elle parte maintenant, cependant partir prestement alors qu'elle n'avait pas encore le nombre de plantes qui lui fallait ne lui ressemblait pas, surtout qu'elle refusait de perdre la face devant lui, puisque la conversation était lancée, autant continuer. Adviendra ce qu'il décidera.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Ven 6 Mai - 20:45

    Miyria n’était apparemment pas prête à se montrer sympathique. Rien de bien étonnant, elle n’avait aucune raison de se montrer agréable à l’égard de l’Héritier. Miyria faisait typiquement partie de ces personnes à qui Tom avait indirectement (mais assez volontairement) su rendre la vie impossible. Elle arrivait en très bonne position dans sa liste de personne indirectement traumatisées par l’influence qu’il avait sur d’autres personnes, en tête de liste en compagnie d’Ines, et de Jo et Pomona, les nouvelles venues. Il avait été facile, pour Tom, de se faire détester de ces gens sans rien avoir à faire. Deux noms entraient sans cesse en compte, et c’étaient leur possesseur qui entretenaient sa réputation, et détruisaient les gens de leur entourage. Ces noms? Daniel, bien sûr, son aveuglement stupide et l’amour aussi effrayant qu’inconditionnel qu’il avait pour lui avaient déjà su rebuter Ines, et bien sûr la jeune fille qu’il avait devant lui, qui avait préféré abandonner son amitié avec lui plutôt que de supporter ses attitudes de petit chien bien élevé. Il aurait pu remercier Miyria à ce sujet, d’ailleurs, puisqu’elle avait très clairement contribué à l’intention de Tom de rendre la vie de Daniel la plus déplorable possible. Le deuxième nom était Lou, Lou qui, avant que Tom n’intervienne, faisait également partie des amis de Miyria… avant. Somme toute, vous l’aurez compris, Tom, sans rien demander à personne, était parvenu à quasiment isoler la jeune fille qu’il avait devant lui. Pour ce qui était des amis restants… eh bien. O’Connor était morte - tant mieux pour lui- Elena ne serait sans doute plus longtemps son amie, à partir du moment où Miyria apprendrait que voilà plusieurs mois qu’elle avait rejoint ses rangs… quant à Pomona… Sur beaucoup de points, les deux jeunes filles se ressemblaient beaucoup (et notamment dans leur façon d’avoir une dent personnelle contre lui), mais Pomona avait peur de lui, là était la différence, s’il trouvait utile de la retourner contre Miyria, il était convaincu qu’il n’aurait pas trop de difficultés à le faire.

    Bref, leur échange n’était pas partie pour être des plus amicaux. Du moins, du point de vue de la verte et argent. Tom, s’il n’était pourtant, au fond, absolument pas la personne la plus agréable du monde, avait gagné, par réflexe, l’habitude de toujours parler avec amabilité et politesse à ses interlocuteurs. Jamais il ne haussait le ton, jamais il ne se montrer grossier ou désagréable, il réservait cela aux personnes qui ne pouvaient rien contre lui (comme Daniel ou Olive). Pour les autres, il conservait son masque lisse et son attitude neutre et totalement désintéressée. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Et ce n’était pas loin d’être vrai, il en faudrait beaucoup pour ébranler les convictions du serpentard, il était bien trop fier et sûr de lui pour se sentir blessé dans son amour propre, de quelque manière que ce soit, même s’il en avait beaucoup. Il prit donc l’évident parti de considérer les remarques que lui fit Miyria avec tout le détachement et la désinvolture dont il était capable (à savoir beaucoup). Faire attention aux loups, quel drôle d’idée. Il n’y avait certainement pas loup plus dangereux que lui dans cette forêt (sans se vanter).


    « Je ne crains pas les loups. »

    C’était vrai. Du moins, il ne craignait rien, rien ou presque…Rares étaient les choses susceptibles de l’effrayer, du moins n’étaient-elle jamais matérielles. La seule peur qui subsistait en lui -ou peut-être était-ce la seule peur qu’il voulait bien admettre avoir- était ce qu’il y a de plus immatérielle. La mort. Non pas la peur de la mort en général, que les autres meurent, il s’en moquait bien, la pensée de la mort d’autrui était même plutôt réjouissante, à ses yeux. C’était sa mort à lui, qu’il craignait. Mais il considérait cette seule et unique peur comme la seule qui soit acceptable, voire utile. Il savait qu’il pouvait la combattre, elle le guidait vers l’immortalité… il était d’ailleurs si proche de l’atteindre à présent. Ce n’était plus qu’une question de temps.

    « Et toi, Alliane? »

    Oui, il l’appellerait Alliane, puisqu’elle y tenait. Pour ce que ça changeait pour lui. Il avait tendance à considérer qu’il était plus impersonnel d’appeler quelqu’un par son prénom que par son nom. On appelle par leurs noms les gens que l’on apprécie pas… mais au fond, il est vrai qu’aucun d’eux n’appréciait l’autre. Que Miyria appelle Tom par son nom ou son prénom lui était égal, il n’aimait aucun des deux. Evidemment, sa question n’était pas sans induire un soupçon de sous-entendus, mais il n’avait pas à prétexter être un saint auprès de Miyria, elle savait très bien qu’il n’en était pas un.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Mer 25 Mai - 2:40

Évidemment, il ne laissa rien paraitre, se bornant dans son indifférence, avec son masque de perfection dans lequel la jeune fille avait envie de foutre un bon coup de poing quitte à se casser la main. C’était peut-être ce qui agaçait le plus Miyria : l’indifférence. Là où ça en aurait fait taire plus d’un, là où ça aurait calmé la hargne de plus d’une, sur Miyria, c’était plutôt l’effet inverse qui se produisait, car elle avait toujours l’impression qu’il se pensait supérieur aux autres (si elle savait). Peut-être qu’elle détestait ça parce qu’elle ne voulait pas être la seule ici à bouillir intérieurement au point de se surprendre à ne pas se consumer sur place tel un phœnix.
Tom Elvis Jedusor, le préfet parfait, l’élève model. La personne ayant le plus de chance d’être le prochain ministre de la magie… Trop, bien trop parfait avec son sourire polie. Toujours se méfier des gens qui souriaient poliment même à un mur. Appelez ça l’instinct, la raison, le subconscient, on s’en fiche, mais Miyria était certaine qu’il n’était pas aussi parfait qu’il le prétendait, comme s’il était gravé en lettre d’or sur son front « je suis le méchant trop beau et charismatique de l’histoire » …
Certains jours, elle se disait qu’elle faisait tout en flan parce qu’elle était jalouse de son talent. D’autres jours, non.
Cependant elle n’était pas une curieuse de nature quand cela concernait les autres. Elle n’avait pas l’intérêt de Pomona pour le comportement humain. Peut-être dans un sens à cause d’une certaine peur des autres. Les livres l’intéressaient, le savoir lui faisait envie, mais les autres, elle n’en avait bien souvent rien à faire, ne fouinant que pour la forme, raison pour laquelle elle s’intéressait un peu aux voyageurs de Salem, surtout depuis la réponse de son père (et absolument pas parce qu’elle ne pouvait pas blairer ce stupide Black, voyons, Miyria n’était pas si immature que ça…).

Fronçant les sourcils légèrement, la blonde se borna dans une expression bourrue, ses bras croisés sur sa poitrine : sa cueillette pouvait bien attendre un peu, il y avait plus important pour le moment. D’un geste de la tête, elle lança une de ses mèches blonde dans son dos qui était venu recouvrir un de ses yeux. Elle ne savait pas ce qui l’agaçait le plus. La sorte de confiance palpable mais tranquille avec laquelle il avait prononcé ses paroles, ou la sorte de sincérité qu’elle voyait dans ses paroles. Il n’avait pas peur des loups. À l’entendre, on aurait presque pu croire qu’il était sans peur et sans reproche. Ou plutôt sans peur et que des reproches. C’était surement ça.
En tout cas, il n’était pas tout blanc, c’était une certitude. Et il n’avait pas de raison d’avoir peur, ou plutôt, qu’il était assez bien entouré et bien assez fort pour ne plus craindre grand-chose. Une autre certitude. Jusqu’à maintenant, Miyria l’avait toujours regardé comme on regarde un adolescent en pleine crise qui sourit tranquillement, certain que le monde lui appartenait. Maintenant, elle se demandait surtout s’il n’y avait pas une part de réalité là-dedans. Qu’est-ce que cela donnera dans quelques années ? Tous, ils l’adoraient. Certains l’admiraient plus que tout même. D’autres jouaient les fidèles toutous… C’était. Frustrant. Non. Agaçant. Pire. Insupportable ! Miyria avait l’impression d’être la fille qui se refusaient à admirer l’idole du moment parce qu’elle le trouvait sans intérêt, vous savez, cette star qui est sur toutes les affiches de films, cet acteur devant lequel toutes les filles criaient à ne plus avoir de voix en le voyant tandis que Miyria s’enfermait chez elle pour ne pas vomir de dégout. Déprimant.
Les rangs de ceux qui se bornaient à ne pas vouloir suivre l’influence de Jedusor se faisaient minces chez les serpentards, ils étaient peu à s’opposer au serpent tout en vivant si proche de son nid, pour ne pas dire dedans. Miyria avait parfois la stupide impression de se battre contre du vent. Pourquoi faire, autant laisser tomber et se laisser aller à l’indifférence, non ? Elle n’avait qu’à vivre sa vie de son coter, s’acquérir des devoirs que lui donnait sa naissance, puis oublier cet ado égocentrique qu’ils aimaient tous ? Celui qui lui avait pris ses amis ? Celui qu’elle détesterait peut-être tout le reste de sa vie ?
Ce serait tellement plus simple de pouvoir se complaire dans l’indifférence, comme lui disait son père.
Oui.
Mais non.

Sa question possédant un léger sous-entendu, qui ne lui échappa pas, la fit sourire. D’un sourire remplie d’une ironie nouvelle, elle répondit d’une voix faussement légère, comme si tout ceci n’était qu’une simple conversation entre deux connaissances.

Qui saurait le dire, mais je n’ai pour l’instant jamais vu ici. À croire qu’il ne traine que des louveteaux dans cette forêt. Des louveteaux avec des dents de lait. Toujours en petite meute, pour copier les grands surement, ou se croire important, mais à mes yeux c’est juste une façon pour eux de cacher leurs faiblesses et leurs lâcheté. Tu ne trouves pas ? Alors pourquoi en avoir peur… ?

Cette conversation n’avait plus aucun rapport avec la forêt interdite alors qu’elle s’appuyait nonchalante contre un arbre, le regardant droit dans les yeux, toujours. C’était bizarre de regarder les gens dans les yeux. Au Japon, sa mère lui avait toujours apprit que c’était très impolie, et arrivé ici, son père lui avait justement dit que c’était tout au contraire une preuve de franchise. Dans le doute, Miyria avait décidée de voir un peu des deux dedans. Surtout quand elle parlait à Jedusor.
Pourtant, elle avait un peu peur, sans se l’avouer, d’aller trop loin. Elle le savait qu’elle avançait à grand pas, mais elle s’en fichait, elle voulait voir ou était la limite. Mais je vous l’ai dit plus haut non ? Elle en a juste marre de rester les bras croiser devant ceux qu’elle déteste. Même les louveteaux savent mordent. Miyria n’allait pas de gêner.

[hj je m’excuse C’bof bof T_T]

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Ven 27 Mai - 16:21

    D’un point de vue extérieur, leur conversation devait paraître bien étrange. Il faut dire qu’elle n’avait ni queue ni tête, quand on ne saisissait pas le contexte. Mais peu importe, personne n’observait cette conversation, et les deux seuls à l’entendre saisissaient parfaitement les sous-entendus qui se cachaient derrière chacun des mots qu’ils prononçaient. Car bien sûr, il ne s’agissait pas de parler zoologie, ici. Miyria était certainement l’une des personnes qu’il avait su le mieux faire indirectement souffrir, au cours de ses années de scolarité, et il y prenait d’autant plus de plaisir que, bien qu’elle était une de ces rares personnes qui refusait de se mettre à genoux devant lui, il avait définitivement l’avantage sur elle. Peut-être qu’elle ne le craignait pas autant que le faisait Pomona, mais peu importe, lui, il n’avait jamais rien dû subir à cause de Miyria, ses amis s’étaient détourné d’elle pour lui, personne ne s’était jamais détourné de lui pour elle. Tout son entourage l’abandonnait peu à peu, elle ne faisait tout simplement pas le poids. La seule personne de son entourage qui aurait pu lui poser problème était Perséphone. Mais voilà, Perséphone était morte. Comment on dit, déjà? Ah oui… Paix à son âme, Perséphone lui ressemblait beaucoup trop, Tom voulait être quelqu’un d’unique. Au moins, l’accident de Pré-au-lard.avait mis un terme à tout ça, et isolé plus encore Miyria . Qui lui restait-il, au fond? Elena? Eh bien… elle était déjà en train de la perdre. Et pour ce qui était de Pomona… séparer les deux jeunes filles ne lui semblait pas être une tâche bien ardue. Ceci dit, il n’avait jamais songé à faire tant d’efforts pour isoler Miyria. En fait, il n’avait jamais eu l’intention de faire autant de mal à la jeune fille. À vrai dire, Miyria, en soi, l’indifférait. Elle n’était pas un obstacle, elle n’était pas un pion, elle n’était rien du tout, et c’était sûrement pour cette raison qu’il prenait cette conversation avec tant de détachement. Il n’avait aucune raison de faire preuve de moins d’indifférence, et quand bien même il aurait accordé de l’importance à Miyria, il ne l’aurait pas montré, en aucune façon. Ne jamais être en position de faiblesse, même au cours de ce genre de conversation.

    « Tu m’en diras tant. » fit-il d’un ton neutre. Débattre indéfiniment sur les loups était profondément inutile, et il accordait si peu de crédit à ce que Miyria prenait peut-être pour une provocation, qu’il ne cherchait pas à y réagir. Il n’avait pas l’intention d’entrer dans ce jeu, il n’avait aucun intérêt à le faire, tout comme il ne se sentait absolument pas responsable de tout ce qui arrivait à la jeune fille qu’il avait en face de lui.

    « Au fait, que fais tu si tard dehors? » ajouta-t-il sur le ton de la pure conversation.

    Peu lui importait, en vérité, mais quoi que Miyria dise ou fasse, Tom ne se déferait pas du détachement qu’il manifestait à présent. Miyria pourrait bien hurler ou lui sauter à la gorge, ça lui était égal, ce ne seraient rien d’autre que quelques manifestations de sa faiblesse en plus. Sans compter que Tom avait encore un autre avantage sur Miyria (outre de nombreux autres, qui seraient trop longs à énumérer;.. Hum), il était préfet, il était tout à fait capable de justifier sa présence dans la forêt interdite, et il ne lui faudrait pas deux minutes pour mettre Slughorn de son côté, s’il le voulait, il pouvait très bien faire punir la jeune fille, mais à vrai dire, il n’en avait pas l’intention. Il était nettement plus amusant (dans la mesure où Tom était capable de s’amuser) de regarder Miyria nager à contre-courant en s’illusionant encore, espérant ne pas couler. Toute la rancœur du monde que la jeune fille pourrait lui envoyer à la figure ne rendrait pas Tom moins confiant, que pouvait-elle bien lui faire? Il disposait de tant d’armes contre elle qu’il ne craignait absolument rien de sa part. Le pire qui puisse arriver était peut-être que Pomona partage avec elle les informations qu’elle avait accumulé à son sujet, et il ne s’agirait toujours que d’un problème bien minime, qui pourrait se résoudre sans trop de difficultés.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Jeu 7 Juil - 2:58

Voir Jedusor n'avoir aucune reaction était... Frustrant mais prévisible. « Parfait sous toutes les coutures », hein ? Elle n'avait pas la moindre preuve du fait qu'il soit aussi mauvais qu'elle le pensait, non, plutôt qu'il soit aussi mauvais qu'elle en était certaine qu'il l'etait. Mais il y avait plusieurs petites choses qui lui avaient mis la puce à l'oreille, sans compter ce qu'elle avait lu et qui l'avait aidé à deviner que Jedusor n'était pas réellement aussi parfait. Et pour finir, Miyria avait toujours était mal à l'aise en sa présence, signe indiscutable, d'après elle.
Pourtant, lui restait parfait aux yeux de tous. L'enfant chéri de Serpentard. Elle avait beaucoup lui cracher dessus, il restait stoïque, neutre, indifférent. Cependant, au fin fond des fonds, Miyria n'avait pas l'impression qu'il démentait ce dont elle l'accusait à demi-mot, il semblait savoir qu'elle ne se leurrait pas à son image parfaite, raison pour laquelle il ne faisait pas le moindre effort pour s'arrêter à autre chose que la neutralité...Tout en allant jamais plus loin. Il jouait son rôle à la perfection. C'était ça, le plus frustrant ! C'était comme vouloir quelque chose, mais ne pouvoir que le frôler que du bout des doigts. Merlin qu'elle aurait donnée chère pour l'attraper et le secouer un bon coup ! À chaque fois qu'elle lui parlait (et Merlin sait que ça n'arrivait jamais), elle avait l'impression d'être rien, d'être... Insignifiante à ses yeux, un microbe tout au plus. Raison de plus pour se montrer menaçante, par pur esprit de contradiction, ou par amour-propre...Comme Daniel faisait pour vénérer ce type?
Ceci dit, peut-être qu'au fond n'était-elle pas prête à le voir réagir. Nul ne savait de quoi il était capable, et il avait beaucoup de partisan... Beaucoup trop. Peut-être devrait-elle se satisfaire du peu de crédibilité qu'il lui donnait, tant qu'elle n'aura pas les armes pour le combattre, autant rester petite à ses yeux ? L'ombre est plus pratique pour se mouvoir... Même si son amour propre et son orgueil piétiné étaient contre cette idée, Miyria accepta de ne pas protester, de rester silencieuse en serrant les dents jusqu'à ce que sa mâchoire lui fasse souffrir le martyr. Peut-être qu'au fond l'idée qu'il ne la voit pas serait mieux...

''Sa trop grande confiance en lui'', Miyria en aurait mis ses livres à bruler tant elle était certaine que ce serait cela qui finirait par faire la perte de Jedusor. Ça, ou sa tendance à considérer la moitié de l'univers comme inférieur à sa personne (ou peut-être les deux, au choix). Cet adolescent dégageait une confiance en lui écrasante, bien trop naturelle, et cela finissait forcement par vous faire vous remettre en question, Miyria n'y coupant pas. Et si au final elle était vraiment aussi insignifiante que ça?
Devant la réponse neutre et totalement désintéressé de Tom Jedusor, Miyria se contenta de pousser un léger soupire. Un soupire long qui lui laissa le temps de ne pas s'enflammer, de se calmer et de reprendre la situation avec plus de froideur alors que ses yeux d'or, cachés par le crépuscule, restaient noir de rancœur. Autant lui donner raison et entrer dans son jeu se répéta-t-elle en boucle. D'ailleurs, ne l'était-elle pas dans le fond, faible? Elle, elle était seule, c'était là sa plus grande faiblesse face à lui. Il faudra y remédier...

Pourquoi lui demandait-il se qu'elle faisait ici ? Pour se donner une raison de la coller ? Le seul fait d'être dans la forêt interdit lui donnait de bonne raison, sauf que lui-même n'avait strictement rien à faire la... Et puisqu'il n'était que l'heure du repas, malgré que la nuit soit déjà tombée, le couvre-feu ne devait pas être encore tombé... Ou peut-être que si... Miyria trouvait que le temps était une notion à laquelle on donnait beaucoup trop d'importance.
Rester insignifiante entendait évidemment de ne pas donner la vraie raison de sa présence ici. Pourquoi expliquer que sa réserve de plantes personnelle est vide à cause de ses nombreux tests ? Bouarf, trop pas assez insignifiant... Plus elle envisageait de se moquer consciencieusement de la trop grande confiance de Tom, plus l'envie de sourire la prenait (dans de telle situation, autant s'amuser pour ne pas se froisser). Évidemment, elle n'en fit rien, et répondit sur un ton détaché mais toujours aussi peu amical. Sa grande rancune oblige.

Pas grande chose, manque d'appétit, je me balade donc... D'un chemin à un autre j'en suis arrivée ici. Et toi Jedusor ? Tu devrais vite rentrer ou ta petite bande de chienchiens fidèles va s'inquiéter à force de te voir disparaitre.

Et quelle sale bande ! Et le pire dans tout ça, le pire du pire, c'est que Miyria était attachée émotionnellement a beaucoup d'entre eux alors que Tom... Pour lui, Miyria en était certaine, ils n'étaient que des pions sur son échiquier.
Que gagnera-t-il s'il remporte la partie ? Miyria aurait donnée tous ses livres pour le savoir.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Ven 8 Juil - 23:55

    ‎Ennuyant… Qu’obtenir d’elle sinon un discours vide, seulement chargé d’animosité? Tom avait peut-être (très certainement) tord de ne pas faire preuve de plus d’attention à l’égard de Miyria. Certes, il la supposait capable de se défendre, mais il ne voyait pas en elle une menace pour autant, loin s’en faut, dans la situation, c’était sûrement tant mieux. Il n’avait pas à se forcer pour paraître détaché et totalement indifférent aux propos de son interlocutrice, elle lui était indifférente, tout simplement. Il avait tant d’avance sur elle, avait gagné tant de parties implicites contre elle, qu’il abordait cette conversation avec une confiance en lui des plus totales - enfin, notons que la confiance en lui n’avait jamais été quelque chose qui lui manquait. Ceci dit, quand bien même il aimait avoir l’avantage, le néant vers lequel leur conversation semblait les conduire invitait fortement Tom à écourter ce brin de discussion afin de mieux pouvoir vaquer à ses occupations. À part se mentir l’un à l’autre, l’un avec un détachement et un je m’en foutisme flagrant, l’autre avec rancœur, les choses ne semblaient pas pouvoir prendre un tournant véritablement intéressant.

    Elles ne le semblaient pas. Mais Tom dû revenir sur ce qu’il aurait pu tenir pour affirmation quand Miyria répliqua qu’il manquerait sans doute aux braves petits toutous qui lui servaient de larbins. Il ne manquerait plus qu’ils l’attendent (oui, parce que Tom considérait autant que son interlocutrice que ses présumés amis n’étaient rien d’autre que des chiens-chiens bien élevés - quoique l’éducation de certains d’entre eux étaient encore à parfaire, certains se montraient terriblement dissipés, preuve en était qu’il ne fallait jamais faire confiance à quelqu’un d’autre que soi-même), après tout, c’était lui, le patron, s’il voulait s’accorder du temps loin d’eux (et Dieu sait que c’était souvent des plus tentants), il pouvait totalement se le permettre. Tom ne s’offusquait pas de cette remarque, et ne se sentait pas agacé le moins du monde… Bien au contraire, il voyait là une opportunité en or de détruire le semblant de confiance et d’assurance que pouvait avoir encore Miyria. S’il avait abattu à peu près toutes ses cartes avec Ines, il n’en était pas de même pour Miyria, il lui en restait une, et non des moindres…


    « Je te prierais de faire preuve de plus de courtoisie à l’égard des gens qui m’entourent. »

    Autrement dit « mais voyons, Miyria, ce sont des gens, pas des chiens, ne vois-tu donc pas que loin d’être un connard hypocrite je suis un ami dévoué qui pour seul crime a eu la chance d’être populaire »… enfin, il n’y avait tout de même pas mis tout le cœur qu’il aurait pu faire semblant d’y mettre (semblant, parce que supposer que Tom mette du cœur à la tâche revient à supposer qu’il en ait un, de cœur), il n’avait rien à prouver à Miyria,, et aimait à ne pas trop lui en prouver. Il aimait distiller le doute… comme il l’avait déjà insufflé dans l’esprit de Pomona. Et puis, il avait autre chose en tête. En l’occurrence, il comptait bien profiter de cette occasion qu’il avait d’anéantir les derniers espoirs que Miyria mettait encore dans les rares amis qui lui restaient.


    « Ceci dit tu as raison, je ferais mieux d’y aller. Je dois retrouver Elena, je m’en voudrais de la faire attendre. »

    D’accord, elle était facile, celle-là. Mais c’était si tentant. Eh oui, il restait encore une amitié que Tom pouvait briser, chez la verte et argent. D’accord, il avait un peu menti. Gordon, à l’heure qu’il était, devait se trouver dans sa salle commune, et Tom n’avait pour le moment pas sollicité sa présence, mais bon, ce n’était qu’un demi-mensonge, le fond, ce qui intéresserait véritablement Miyria, il ne l’inventait pas. Elena avait bel et bien rejoint ses rangs, et elle faisait preuve d’une incontestable motivation. Bien sûr, briser l’amitié d’Elena et Miyria ne lui apporterait pas grand-chose, juste un peu de cette satisfaction personnel qu’il ressentait quand il parvenait à pourrir ne serait-ce qu’un peu la vie de ceux qui pouvaient devenir une source de mépris ou d’agacement. Miyria n’était pas la première à en faire les frais, Ines, Jo, ou encore Pomona, auraient pu en témoigner également.

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Message#Sujet: Re: Tu es mon enfer, je te déteste [Tomychou~]   Sam 9 Juil - 1:27

Soudainement, toute la confiance, toute la rancune qui tenait Miyria s'évapora comme neige au soleil. Son sourire aussi disparu. L'amusement d'il y a un instant n'existait plus. Chancelante, elle dut s'y reprendre par deux fois pour ne pas se laisser tomber par terre, tant le choc était soudain, Presque inattendue, venait de l'abattre, une fois encore. Par chance la nuit cacha son visage qui pâlit a vu d'oeil à l'évocation de ce qu'elle avait toujours redouté. Fermant les yeux un instant, elle fit de son mieux pour digérer l'information à laquelle elle s'était pourtant préparé il y des mois. Elle avait toujours sue, elle l'avait toujours vue, simplement, par peur, elle avait fermé les yeux devant l'évidence. Elle s'était inventée des excuses quand son amie n'avait pas pu venir. Elle avait acceptée de croire en ses mensonges plutôt qu'accepter la vérité, aussi dure soit-elle : Elena n'était plus son amie. Elle avait rejoint Jedusor, elle aussi, à son tour comme Daniel, comme Lou. En tout état de cause, elle lui avait tourné le dos. Elenal'avait préférée lui à elle. Comment pouvait-on volontairement jouer les chiens pour cet homme ? Endurcissant encore un peu plus son coeur, prenant une longue respiration pour ne pas laisser sortir tout ce qu'elle contenait en elle, Miyria resta debout. Hors de question de craquer devant lui. Elle ne pourrait jamais s'en remettre. Son regard redevint froid, ses épaules se relevèrent.

Miyria toisa une dernière fois Tom des yeux, son regard étant de nouveau fier et noir. Il avait gagné, une fois encore, évidemment, le tout sans se fatiguer, en s'ennuyant presque. Elle aurait pu répondre bien des choses, vous n'imaginez pas le nombre de réponse qui lui passait pas la tête, mais il venait de lui couper l'herbe sous le pied. Pourquoi continuer à débattre ? Elle n'avait plus rien à dire, devant cette réplique basse et facile, il n'y avait plus rien à dire. Elle avait perdu une fois de plus. Miyria n'avait plus qu'à se retirer, sa colère s'accumulant encore un peu plus, se mêlant à la douleur. Il y en a beaucoup, au fin fond d'elle, de la douleur.

On n'en restera pas là, Jedusor.

Fit-elle simplement, d'un ton froid tranchant singulièrement par rapport au feu qui, il y a un instant encore, animait ses paroles de rancoeur. Ce feu, elle l'enferma avec le reste. Elle enfermait toujours tout au fond d'elle. Un jour ou l'autre, son corps ne sera plus assez grand pour tout garder en lui. Explosera-t-il alors ? Pour Miyria, il était préférable qu'il explose plutôt qu'elle craque.
Se détournant sans un mot de plus, elle le quitta rapidement, sans le regarder alors qu'elle sentait ses yeux la bruler dangereusement. Oui, elle fuyait, mais ce n'était que partie remise. Un jour, elle se le promettait, que Merlin en soit témoins, elle se vengerait. D'un rapide coup de manche rageur, elle sécha ses yeux légèrement humides et noya sa peine dans sa haine. Elle se vengerait... Elle se vengerait, mais d'ici-là, elle avait des plantes à cueillir, elle avait aussi des livres à lire.
Et désormais, elle avait une personne de plus à éviter.

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