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 L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]

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Message#Sujet: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Mar 17 Mai - 8:20

    Eden & Olive ♥



    La période de noël avait toujours été le moment le plus attendu et en même temps le plus redouté par Eden. C’était la seule période de l’année ou elle se permettait d’espérer plus que nécessaire, tant espérer que parfois, souvent, cela la blessait. Mais après tout, le jour de noël était censé être le jour des miracles, celui ou tous les vœux se réalisaient, alors pourquoi ne pas espérer, même qu’un peu ?! Mais d’un autre côté, elle était effrayée par cette soi-disant fête. Chaque secondes qui l’approchaient de ce jour fatidique la mettait dans un état de panique total, car elle ne savait jamais si oui ou non, son père serait présent. Depuis toute petite ses soirées de noël se résumaient à la même chose : attendre patiemment et désespéramment sous l’arbre à espérer l’apparition soudaine de son père. Espérer qu’il lui sourît enfin, lui offre des cadeaux et mange avec elle le repas savoureux préparé par les elfes. Même sans cadeaux, elle serait heureuse, puisque tout ce qu’elle attendait était une marque d’affection de la part de ce père qu’elle aimait tant.

    Il avait toujours été la seule personne qui comptait : c’était son modèle, celui à qui elle espérait ressembler plus tard. Eden avait toujours été impressionnée par l’impression de puissance et de noblesse qu’il dégageait, sa capacité de contrôler parfaitement ses émotions en toute circonstance. Elle qui était si lunatique et émotive, qui était incapable de prédire ses réactions, ne pouvait qu’adorer cet homme qui représentait tout pour elle. Même s’il ne lui parlait que peu, ne la regardait jamais avec une autre expression que du mépris, et ne lui rendait pas son amour. Elle voulait juste qu’il fasse attention à elle. Avoir une place dans son cœur.

    Eden avait toujours éprouvée le besoin d’être aimé. D’aussi loin qu’elle se souvenait, ce besoin presque physique de sentir qu’on l’aimait l’avait toujours touchée. Pour son père surtout. Mais pas seulement. Elle avait de nouveau eu besoin de se faire accepter en grandissant, lorsqu’elle s’était rendue compte qu’elle n’avait pas d’amis. Que ses relations se limitaient à Mary, sa nourrice depuis toujours et a femme qui était ce qui se rapprochait le plus d’une mère pour Eden. Elle lui permettait d’oublier sa mère qu’elle n’avait jamais connue. N’avait jamais eu.

    La deuxième personne qui comptait énormément pour elle, c’était Olive. Olive, d’un an plus âgé qu’elle, sa première amie, son premier modèle. Olive qui lui avait appris à jouer du piano. Olive qui n’avait pas fait attention a son étrange caractère et l’avait acceptée, sans questions, sans moqueries. Olive qui avait pour Eden presque la même importance que son père. Chose quasiment impossible à réaliser.
    Pourtant Eden savait que pour Olive, elle n’était qu’une simple amie. Elle ne l’aimait sûrement pas autant qu’elle. Mais cela n’avait pas d’importance tant qu’elle existait aux yeux de cette amie qu’elle chérissait tant.

    C’était toutes les pensées qui occupaient l’esprit de la jeune fille brune, debout dans le grand hall du manoir des Hornby, le sourire aux lèvres. Ce lieu était un endroit ou elle s’était souvent rendue ses six dernières années. Lieu qu’elle affectionnait particulièrement car c’était là que vivait sa seule véritable amie. Là où elle pouvait parler avec la seule personne avec qui elle arrivait à être en permanence de bonne humeur.

    Cela faisait quelques minutes qu’Eden patientait, tripotant nerveusement les pans de sa veste sombre, jetant de temps en temps des coups d’œil dans le reflet que lui renvoyait le miroir : une jeune fille a la peau trop pâle, vêtue d’une robe bleue roi, qui souriait toujours autant depuis dix minutes. L’idée de reparler à son amie la remplissait de joie. Cela faisait pas mal de temps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de la voir, et en ce jour froid de décembre, quelques jours avant le noël qui l’effrayait tant, Eden ne pensait qu’à une chose : offrir son présent de noël à Olive, et lui parler. Juste être avec elle, comme autrefois avant qu’elles ne se retrouvent toutes deux dans des maisons opposées.

    Elle espérait aussi que l’elfe qui devait prévenir Olive ne s’était pas perdu, car Eden pourrait attendre longtemps dans cette pièce froide, malgré les frissons qui la parcourait. Peut-être aurait-elle du prendre un parapluie pour se rendre chez sa voisine, car malgré le court chemin à parcourir, la neige tombait fort et avait traverser la maigre épaisseur du manteau de le serdaigle sans difficultés. Frigorifiée, elle sentait qu’elle allait attraper un rhume. Quelle chance…


Spoiler:
 


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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Jeu 19 Mai - 12:37

Music: Clic!


    Lundi. Le lundi est enfin arrivé. Oui, ce jour, elle l’attendait un peu, à vrai dire. Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce qu’elle aurait de la visite. Eden et elle avaient parlé samedi matin.
    Et les deux miss comptaient bien profiter des vacances pour se voir. Il faut dire que la famille, c’est bien, mais que lorsqu’on est adolescent, on préfère parfois ne pas trop s’y frotter. Surtout quand vos parents sont aussi accueillants que des portemanteaux.

    Non, il ne faut pas dire ça… Après tout, le portemanteau magique qui se trouvait dans le hall était plus accueillant et aimable que son père… Quoiqu’il en soit, il avait été prévu qu’Eden passe aujourd’hui à Pollock House, et Olive s’en réjouissait. La compagnie de sa voisine lui ferait du bien. Car au fond, la solitude pèse lorsqu’on l’expérimente trop.

    Levée depuis huit heures du matin, Olive avait finit par délaisser le Traité des Enchantements Supérieurs qui reposait négligemment sur son lit, encore ouvert à la page 258. Assise sur son tabouret, face au piano droit, elle déchiffrait à présent une partition de piano.
    C’était Esfir, sa cousine russe qui lui avait fait découvrir le pianiste bulgare dans sa dernière lettre. Sachant qu’elle viendrait sûrement en Angleterre avec sa famille pendant les grandes vacances, Olive s’était décidée à lui jouer plusieurs morceaux de Pancho Vladigerov. Cela lui ferait plaisir, sans doute. Et la mélodie était belle.

    Hésitant un court instant, Olive finit par laisser ses doigts courir sur les touches, avant de s’arrêter subitement, une grimace aux lèvres. Une fausse note. Son regard fixait un peu mieux la partition, alors qu’un crac sonore retentissait derrière elle. Grimm.

    Olive se retourna sur son siège. Oui, c’était bien lui. Profondément incliné, son nez touchant presque le parquet de bois sombre.


    - Mademoiselle. Votre invitée, Miss Crisford, vient d’arriver. Elle patiente dans le hall.

    Un sourire s’afficha sur le visage d’Olive. Eden était arrivée. Délaissant l’instrument, la demoiselle se leva et se dirigea vers la porte, sans faire trop attention à l’elfe de maison.

    - Merci, Grimm.

    L’elfe se fendit d’une nouvelle révérence avant de disparaître retourner à ses tâches. Défroissant rapidement sa robe d’un geste de la main, Olive poussa la porte et entreprit de rejoindre son amie en traversant le couloir avant de descendre l’escalier. Ses cheveux tombaient, libres, sur une robe marron, simple, pourvue de manches longues. Des chaussettes blanches montant presque jusqu’au genou et des chaussons noirs complétaient sa tenue.

    Accélérant les pas sur les dernières marches, Olive sa hâta de traverser le hall pour rejoindre sa voisine. Sa voisine qui n’était plus toute seule… En effet, dès que la nouvelle de la venue d’Eden s’était propagée dans la maison, un curieux individu avait quitté le canapé pour rejoindre la jeune fille en toute hâte. Eustache, le chat siamois de la maison, se tenait effectivement près d’Eden, se frottant contre ses jambes en ronronnant.


    - Bonjour Eden ! Eustache t’apprécie toujours autant à ce que je vois.

    Car effectivement, le petit félin ne quittait pratiquement jamais Eden des yeux à chacune de ses visites.

    - Par contre, je doute qu’il aime beaucoup l’eau. Tu devrais laisser ton manteau sécher ici. On monte ?

    Elle avait désigné le portemanteau à gauche de la porte d’entrée. Heureux que l’on s’intéresse à lui, il s’était même redressé de toute sa hauteur, fier comme un paon.

    Une fois qu’Eden eut abandonné son manteau, Olive l’entraîna dans l’imposant escalier et prit à droite arrivée au sommet. La troisième porte était restée entrebâillée, et ce fut dans cette pièce que les damoiselles s’engouffrèrent.

    Face à la porte, une fenêtre pourvue de lourds rideaux ocres. A gauche, le piano. A droite, lit, bureau, fauteuils et tables de chevet s’agençaient dans un bel ensemble. Mais cette pièce, Eden la connaissait bien maintenant…

    Se laissant tomber sur un fauteuil beige, Olive adressa un regard à Eden. Abandonnant ses chaussons sur le parquet, elle replia ses jambes et prit la parole.


    - Alors, quoi de nouveau de ton côté ?

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Jeu 2 Juin - 9:30

    Eden regrettait amèrement d’avoir oublier son parapluie. Mais la joie de voir Olive l’avait rendue distraite et complètement à l’ouest. Aussi, c’était la seule « bonne chose » qui lui arrivait pendant les vacances, vu qu’à part jouer du piano et réviser ses courts, la jeune Serdaigle n’avait pas grand-chose à faire… Et ne rien faire la rendait justement nerveuse. Elle n’était pas hyperactive, loin de là, mais la jolie brune détestait rester sans rien faire, comme par exemple, attendre toute seule dans ce gigantesque hall. C’était justement pour cela qu’elle se tordait nerveusement les mains… Quand soudainement Eden sentie un frottement suspect contre ses jambes. Baissant les yeux, la jeune fille sourit en constatant qu’un nouvel arrivé était venu lui porter compagnie. Eustache, le chat siamois d’Olive. Eden avait toujours adoré les chats, beaucoup plus que les chouettes ou les créatures magiques en fait. Bien que les Kneazle (ou flaireurs), se rapprochaient des chats en apparence, et étaient aussi très intéressant bien que plus dangereux. Ce qu’elle aimait chez les chats sinon ? Leur souplesse, leur fascinante capacité de pouvoir toujours retomber sur leurs pattes, leur intelligence et leur indépendance. En effet, eux n’avaient pas besoin de maîtres pour vivre, ils étaient tout à fait capables de se débrouiller tout seuls. Et d’une certaine manière, Eden les enviait, car elle se savait incapable de quoi que ce soit sans une présence réconfortante auprès d’elle. Sinon elle avait l’impression de dépérir…

    -Salut toi, comment vas-tu ?

    Se baissant, la brunette se mis à gratter Eustache juste derrière les oreilles, lui arrachant des ronronnements de contentement. Il avait toujours adoré qu’on le caresse à cet endroit précis. Puis, Eden se mis doucement à caresser la douce fourrure du félin, souriante.

    - Bonjour Eden ! Eustache t’apprécie toujours autant à ce que je vois.

    Sursautant un peu, Eden ; qui n’avait pas entendu les pas venant vers elle trop concentrée sur Eustache, laissa un sourire sincère naître sur ces lèvres. Enfin… Vêtue d’une jolie robe marron et les cheveux lâchés, Olive se tenait tout près d’elle. Délaissant le chat pour se relever, Eden répondit :

    -Olive ! Je suis si contente de te voir !

    C’était vrai qu’Eustache semblait particulièrement attaché à Eden. Il était peut-être amoureux qui sait ?!! Quoi qu’il en soit, Eden sourit à la réponse d’Olive et décrocha les boutons argentés de sa veste, avant de la déposer sur le portemanteau magique qui se trouvait à quelques pas de là. Quelle idiote, elle n’avait même pas pensé à l’y accrocher…

    -Je suis parfois vraiment tête en l’air… Allons-y !

    Eden se mis tranquillement à suivre son amie, toujours en souriant. Elle ne pouvait être plus heureuse que lorsqu’elle se trouvait en présence d’Olive, et s’apprêtait à lui donner le cadeau sur lequel elle travaillait depuis plusieurs semaines… Eden serrait en effet contre sa frêle silhouette un paquet bleu nuit qui en passant, se mariait parfaitement avec sa robe du jour. Mais ce n’était pas le but recherché lorsqu’elle l’avait emballé, bien entendu, mais une simple coïncidence. Mais Olive savait à quel point Eden adorait le bleu, dans tous ces tons. Elle adorait juste cette couleur.
    Le paquet contenait plusieurs semaines de dur labeur et de recherches actives. Ainsi que la perte de pas mal d’argent moldu. Pour réussir son projet, Eden avait en effet du se servir dans la caisse de son père, sans lui en parler, mais de toute façon il ne s’en servait jamais, alors ou était le mal ? En tout cas, elle espérait vraiment qu’Olive aimerait ce qu’elle avait fait, et Eden resserra encore plus le paquet contre elle.

    Depuis le temps, Eden connaissait par cœur le chemin menant à la chambre d’Olive, elle avait eue tout le temps pour le mémoriser. Et puis vu le nombre de fois ou elle était venue, ce n’était pas bien dur.
    La chambre en elle-même, la jeune fille la connaissait aussi. Mais malgré ses nombreuses visites, elle appréciait encore le goût de l’aménagement des meubles et les couleurs qui se mariaient toutes parfaitement. Voyant qu’Olive s’installait dans un des fauteuils, Eden s’assit dans celui qui se trouvait en face, et se cala confortablement dedans, lissant d’un geste qui était devenu une manie sa robe bleue, et abandonnant ses mocassins noirs, dévoilant les longues chaussettes blanches qui grimpaient juste en dessous de ses genoux. Et enfin, déposa le paquet mystérieux sur la table basse entre elle et Olive. Elle lui donnerait plus tard.


    - Alors, quoi de nouveau de ton côté ?

    Souriant toujours, Eden lui répondit :

    -Et bien, pas grand-chose en faite… C’est toujours le calme plat dans ma vie. Enfin sauf que maintenant il y a Arthur.

    En effet, il n’y avait aucunes réactions du côté de son père, pour l’instant. Rien à signaler, comme disaient les moldus. Eden espérait juste que son père viendrait enfin lui parler pour la féliciter peut-être, à noël. Mais pour l’instant, elle ne pouvait pas dire que son mensonge portait ses fruits, sauf peut-être qu’elle se sentait de plus en plus coupable envers Arthur au fur et à mesure que le temps passait. La situation ne tarderait pas à devenir insoutenable, lui mentir, à lui et aux autres, Olive comme son père. Elle se demandait parfois si le Choixpeau n’aurait pas du la répartir à Serpentard, tant sa méthode était vile et basse.
    Eden ne voulait pas s’attarder sur le sujet sensible qu’était Arthur, vu qu’elle avait beaucoup de mal à mentir à Olive, plus encore qu’avec son "amoureux". Elle ne savait pas pourquoi mais elle était toujours franche avec elle, et n’avait jamais ne serais-ce qu’imaginer devoir un jour lui dissimuler la vérité. Mais personne ne devait savoir, car personne ne comprendrait. C’était du moins la conclusion qu’avait faite Eden.


    -Et toi ? Tu n'as pas soudainement eue envie de devenir cannibale ou de t'exiler en Chine?

    C'était sa manière à elle de demander si tout allait bien. Elle l'espérait vraiment, car qu'Olive soit triste ou blessée, la mettait dans des colères noires. Après tout, elle avait une dette envers elle et se devait de l'aider, quoi qu'il advienne. C'était ce qu'elle pensait.


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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Ven 17 Juin - 17:46

    Eden avait l’air bien… Heureuse en tout cas, comme l’attestait le sourire qu’elle lui avait adressé lorsqu’elle l’avait vue, dans le hall du manoir. Elle ne la voyait pas si souvent à Poudlard. Après tout, elle était plus jeune qu’elle, même si ce n’était pas de beaucoup, et était par conséquent dans une autre année que la sienne. Et par-dessus la différence d’âge, il y avait la différence de maison. Elle à Serdaigle, et Olive chez les Serpents. Et encore ! Si Eden avait été répartie chez les Poufsouffle, les deux amies se seraient sûrement vues plus souvent, leurs salles communes étant toutes deux dans les profondeurs de Poudlard. Mais non. Elle était chez les Bleus, et sa Salle Commune se trouvait donc perchée en hauteur, tout comme celle des Gryffondors.


    Un sourire aux lèvres, Olive leva la tête et fixa Eden, qui s’était assise en face d’elle. La jeune fille avait l’air bien plus à l’aise depuis qu’elle avait oté son manteau. Il faut dire qu’il pleuvait pas mal en cette journée. Dommage d’ailleurs. Car quitte à ce qu’il tombe quelque chose du ciel, olive aurait nettement préféré que ce soit de la neige… Et puis, Eden prit la parole, répondant à sa question.


    - Et bien, pas grand-chose en faite… C’est toujours le calme plat dans ma vie. Enfin sauf que maintenant il y a Arthur.

    Rien de nouveau alors ? Bon et bien… Tant mieux dans un sens. Cela voulait dire qu’il n’y avait rien de fâcheux qui était arrivé à sa voisine. Rien de positif aussi, malheureusement. Au nom d’Arthur, Olive s’était redressée légèrement, et avais froncé les sourcils.

    Ne savait-elle pas pour Jo et Arthur ? Sa sœur le lui avait appris hier pourtant, quand l’invitation était « officiellement » arrivée chez eux. Elle s’apprêtait à faire une remarque à ce sujet lorsqu’Eden embraya sur un autre sujet, lui retournant sa première question à sa manière.


    - Et toi ? Tu n'as pas soudainement eue envie de devenir cannibale ou de t'exiler en Chine?

    Les façons étranges d’Eden avaient toujours eut le don de dérider Olive… Laissant sur le côté sa remarque guère agréable, la miss se plia au jeu.

    - Et bien… Pour être franche, j’envisageai de partir en Guinée Sorcière pour capturer des éléphants volants pour le fils de Merlin.

    Elle laissa un instant sa phrase en suspens. Certes, Eden ne la prendrait jamais au mot, mais elle pouvait très bien chercher une vérité enfouie sous cet amas d’imbécillité… Jugeant qu’elle avait attendu assez longtemps, Olive continua.

    - Mais bon, il ne m’a pas encore signé de contrat, alors j’imagine que ça va devoir être repoussé.

    Un large sourire s’étala sur ses lèvres alors qu’elle se retenait sans grand succès de pouffer de rire. Se saissisant d’un des coussins enfoui sous ses fesses, elle le propulsa en direction de sa voisine.

    - Mais oui, je vais bien banane ! T’inquiète pas pour ça… Par contre, tu vas faire quoi toi ?

    Lissant sa robe sur ses genoux, elle baissa un instant les yeux, légèrement mal à l’aise d’évoquer ce point avec Eden.

    - Je veux dire… Concernant Arthur.

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Mar 19 Juil - 11:56

    ‎- Et bien… Pour être franche, j’envisageai de partir en Guinée Sorcière ‎pour capturer des éléphants volants pour le fils de Merlin.

    Faisant semblant de réfléchir aux paroles d’Oli, Eden était en réalité ‎écroulée de rire de l’intérieur. Ah ! Oli jouait le jeu, ce qui n’étonnait en ‎rien Eden. La vérité était que ses remarques bizarres étaient aussi une façon ‎de mettre Olive à l’aise, de la faire rire. La brunette savait que ces paroles ‎décalées avaient toujours eues le don de déride Olive, et elle en profitait ‎allégrement pour amuser son amie.‎
    Mais en dehors de cette réponse incongrue (pourtant pas plus que la ‎question), Eden cherchait véritablement un sens caché à ces paroles. La ou ‎toute personne sensée aurait ri et n’aurait pas relevé, Eden réfléchit à ce ‎que lui avait dit Olive, espérant que ce soit disant départ en Guinée Sorcière ‎n’était pas une manière de dire qu’elle voulait partir loin d’ici. Eden était ‎peut-être un peu folle, mais elle ne voulait pas qu’Olive la laisse seule. Non, ‎ce serait dramatique. Horrible. Elle ne voulait même pas y penser tant cela ‎l’épouvantait.‎
    Finalement, la jeune Serdaigle décida que cela ne représentait en rien ce ‎que voulait faire Olive plus tard, et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter. A la ‎place, Eden écouta la suite.‎


    ‎- Mais bon, il ne m’a pas encore signé de contrat, alors j’imagine que ça ‎va devoir être repoussé.‎

    A ces mots, toutes les mauvaises pensées d’Eden s’évanouirent, et elle ‎gloussa, un grand sourire aux lèvres. Ah la la, Oli était bête... Et elle aussi ! ‎Se penchant sur le côté juste à temps, Eden évita le coussin que lui avait ‎envoyé Olive, lui tirant la langue en signe de victoire. Elles ressemblaient à ‎deux gamines, c’était désespérant, mais tellement amusant ! Eden adorait ‎les moments passés avec son amie, car elle se sentait beaucoup plus ‎naturelle, sereine, et l’ambiance était toujours bonne enfant. Ça faisait du ‎bien d’oublier pendant quelques heures ses autres problèmes pour se ‎concentrer sur le moment ptésent.‎

    ‎- Mais oui, je vais bien banane ! T’inquiète pas pour ça… Par contre, tu ‎vas faire quoi toi ?‎

    Comment ça, faire quoi ? Eden haussa un sourcil, lançant un regard ‎interrogateur à Olive. Si elle lui avait demander si tout allait bien, la ‎Serdaigle aurait pu simplement lui répondre en mentant « oui, tout va ‎bien » ; mais là... Elle ne savait pas quoi dire car elle ne voyait pas de quoi ‎parlait Oli.‎

    ‎- Je veux dire… Concernant Arthur.‎

    Oh... ça... Olive avait baissé la tête, visiblement gênée. Eden, quand à elle, ‎sentit son sourire s’affaisser et son visage prendre un air sombre et grave. ‎Olive semblait vraiment vouloir parler de ça, alors qu’Eden voulait tout sauf ‎aborder ce sujet plus que délicat. Surtout maintenant que Jo et Arthur ‎s’étaient fiancés. Oui, Eden le savait, même si les apparences la ‎présentaient comme ignorante. Elle était au courant, et cela avait ‎complètement détruit ses espoirs de voir son père la reconnaître. Ses ‎mensonges, comme elle l’avait prédit, prenaient une tournure nouvelle et ‎bien plus grave encore qu’avant, si c’était possible. Toutes les grandes ‎familles de sorciers étaient impliquées.‎
    Eden passa sa main dans ses cheveux, essayant de paraître naturelle, bien ‎que le tremblement de ses mains trahissait l’émotion qu’elle ressentait sous ‎le coup. Elle essaya de sourire légèrement, mais cela ressemblait ‎malheureusement plus à une grimace qu’à autre chose.‎


    ‎- Oh, ça...‎

    Sur le coup, Eden ne savait que dire. La situation était trop complexe pour ‎être expliquée en une phrase, et Eden ne savait comment réagir. Elle aurait ‎sûrement du être triste et jalouse qu’Arthur soit fiancé à Jo. Triste elle ‎l’était bien sur, mais pas pour les raisons qu’on pouvait croire. Eden était ‎triste car elle n’avait maintenant plus aucune chance d’exister pour son ‎père. Jalouse, elle ne l’était pas, car Arthur n’était qu’un ami et rien de ‎plus, qu’elle ne partageait pas ses sentiments. Ce qu’elle ressentait d’autre, ‎c’était la peur, la peur de ce qui risquait d’arriver. La colère, sûrement, de ‎son père, qui la disputerai car elle sortait avec un garçon déjà fiancé. Oui, ‎la Serdaigle était effrayée par le fait qu’elle ne savait pas du tout ce qui ‎allait se passer, et que son avenir était incertain. Elle était aussi en colère, ‎contre Arthur qui ne l’avait pas prévenu qu’il allait se fiancer. A moins qu’il ‎ne le sache pas. De toute façon Eden s’en fichait, la colère était la seule ‎chose à laquelle elle pouvait s’accrocher si elle ne voulait pas sombrer, car ‎elle n’avait plus d’espoir. Mais elle était surtout en colère contre elle-‎même, se reprochait son imbécillité... Ah, elle ne voulait pas y penser, il y avait trop, de sentiments ‎contradictoires en elle, trop d’émotions qui risquaient à tout moment de ‎déborder et de prendre le dessus sur la carapace qu’elle maintenait ‎difficilement.‎
    Mais elle ne pouvait pas se permettre de craquer devant Olive, Eden avait ‎trop peur de qu’elle pourrait être sa réaction si elle apprenait la vérité, que ‎son soi-disant amour n’était qu’une mascarade, et le but pour lequel elle ‎agissait ainsi.‎‎


    ‎- Je crois que j’ai été... choquée par la nouvelle. En fait, je ne m’y ‎attendais pas du tout, et je pense que j’ai encore du mal à réaliser. ‎Arthur et Jo... Ouah. C’est... bizarre.‎

    Oui, bizarre était le bon mot. Tout ceci prenait une tournure inédite et non ‎voulue, tout devenait incontrôlable. Eden se serait presque félicitée de la ‎manière dont elle réussissait à mentir à Olive. C’était faux, elle réalisait ‎très bien, elle avait même passé toute la nuit à y réfléchir et à tourner dans ‎tous les sens les informations qu’elle avait pour trouver une solution, sans ‎résultats. De plus, mentir à Olive était vraiment dur, Eden se disait parfois ‎qu’il serait bon de se confier à quelqu’un pour alléger le fardeau qu’elle ‎portait... Mais non, elle était la seule responsable, et elle ne devait pas en ‎parler.‎
    Souriant faiblement à Olive, timidement presque, Eden lui demanda :‎


    ‎- Et Jo... Jo est bien ta cousine non ?‎


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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Mar 26 Juil - 21:53

    En fait, Olive venait de plomber l'ambiance. Et elle était forte, hein... L'instant d'avant, Eden, son amie Eden, sa voisine Eden, gloussait et une bataille de polochon était sur le point de commencer. Alors pourquoi en étaient-elles arrivées à ce point dramatique où l'on pouvait sentir la lourdeur dans l'atmosphère?

    Peut-être parce qu'Olive avait abordé le sujet qu'il ne fallait pas. L'unique et le seul, sûrement. Le sujet qui fâchait. Celui qu'Eden aurait bien voulu enfouir au fin fond de sa mémoire, si elle le pouvait. Et ça, Olive avait été trop bête pour s'en rendre compte. A moins qu'elle ne s'en soit rendue compte, mais qu'elle ait préféré mettre les choses à plat. Qui sait... Elle, peut être, et encore...

    Quoi qu'il en soit, Olive était gênée d'avoir amené ça sur le tapis. D'abord, parce qu'Eden était son amie, quoique les autres élèves disent d'elle à Poudlard. Certes, cela n'avait rien à voir avec les sentiments que portait la jeune fille à son égard, mais ce n'était pas négligeable non plus. Et ensuite, parce qu'elle était bien élevée. Elle avait grandit dans cette maison, ne pouvant pas échapper à l'oppression parentale qu'en se réfugiant dans sa chambre au lieu d'aller courir la campagne pendant plusieurs heures. Et les enseignements de base comme sa mère les appelaient, avaient bien fini par rentrer dans sa petite tête.

    Lorsqu'elle était arrivée à Poudlard, elle avait cependant rapidement créé une deuxième Olive, moins polie, moins sage, moins respectueuse des autres, et de leurs secrets par exemple... Mais parmi les valeurs qu'on lui avaient inculquées, il y avait l'honneur et le respect de la famille. Et ça, Olive l'avait rapidement assimilé.

    Aussi, même quand Eden souriait tristement, et quand elle ne semblait plus du tout joyeuse, comparée à l'instant d'avant, Olive tenait à savoir.

    - Oh, ça...‎ Je crois que j’ai été... choquée par la nouvelle. En fait, je ne m’y ‎attendais pas du tout, et je pense que j’ai encore du mal à réaliser. ‎Arthur et Jo... Ouah. C’est... bizarre.

    Olive adressa un sourire compatissant à Eden. Oui, c'est sûr qu'elle ne devait pas s'y attendre, la pauvre... En fait, elle-même avait encore du mal à s'en rendre compte. Autant savoir Arthur fiancé ne la gênait pas plus que ça. Il était l'héritier d'une famille importante et reconnue, et sa famille conservatrice lui imposait presque obligatoirement un mariage arrangé et traditionnel. En revanche, que Jo, cette jeune fille de tout juste quinze ans, fragile à souhait et n'étant, de ses souvenirs, jamais sortie avec un garçon, soit fiancée chamboulait Olive plus qu'elle ne voulait bien se l'avouer.

    - Et Jo... Jo est bien ta cousine non ?‎

    Olive releva la tête vers Eden, lui découvrant un tout petit sourire. Elle soupira rapidement. Cette histoire n'avait pas finit de l'enquiquiner, elle le sentait déjà. Entre Jo et Eden, elle allait en voir de toutes les couleurs, sûrement. Encore heureux qu'elle ne soit pas plus proche que ça d'Arthur, où elle se coltinait la totale.

    - Oui. Elle vient demain d'ailleurs, pour les fêtes de Noël.

    C'était la vérité, pure et simple. Et sans doute que cela aiderait Eden à y voir plus clair. Plus clair dans l'intérêt qu'Olive portait à la chose. Affaire de famille. Elle hésita un instant, jeta un regard à Eden, puis se lança.

    - C'est dommage pour vous deux... Enfin. Tu aurais peut être dû attendre d'être fiancée pour te lancer dans une relation amoureuse.

    S'avisant qu'elle était peut être un peu crue dans sa façon de dire les choses, Olive secoua la tête en soupirant.

    - Enfin... Ce que je veux dire, c'est que nous, dans tous les cas, on n'aura pas grand'chose à dire. Alors autant essayer d'éviter les déceptions du genre...

    Oui... Légèrement déprimée, Olive tourna tristement son regard vers la fenêtre. Morgan. Lui aussi, il était fiancé. Qu'elle avait été cruche, de croire que peut être, ce qu'elle ressentait pour lui s'apparentait à de l'amour... Enfin. Soupirant, Olive s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, croisant les bras sous sa poitrine, dans l'espoir futile de se réconforter elle-même. Quoiqu'elle puise en dire, l'annonce des fiançailles du Serdaigle lui avait mit un coup au moral. Et elle était bien belle, après, de faire la morale à Eden... Décidément, elle se dégoutait un peu, en ce moment.

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Ven 29 Juil - 15:59

    En voyant à quel point Olive et elles se torturaient pour cette histoire de fiançailles, Eden se mis à regretter l’époque bénie ou elles n’étaient que deux petites filles innocentes qui ne pensaient pas à de telles choses. Non, l’Olive et l’Eden de ses souvenirs étaient joyeuses, elles se fichaient bien du regard de leurs parents lorsqu’elles jouaient ensemble du piano, ou lorsqu’elles gambadaient comme de jeunes cerfs dans les couloirs de la demeure d’Olive. Elles profitaient juste de leur vie, s’amusaient comme deux enfants normales (même si elles n’étaient pas normales), vivaient tout simplement.
    Et aujourd’hui ? Aujourd’hui elles ne pensaient plus à cette époque, mais s’inquiétaient de tous leurs problèmes, étaient torturés par des milliers de choses, comme l’amour, impossible souvent. Elles avaient perdues leur innocence, et c’était l’une des choses que la jeune Serdaigle regrettait le plus. C’était une perte considérable.
    La preuve, alors que cette après-midi aurait du être le meilleur moment qu’Eden devait passer avant longtemps, et bien elle se retrouvait à mentir à son amie d’enfance, à se casser la tête pour savoir si oui ou non il était temps pour elle de confier la vérité sur son « amour » envers Arthur ; ou bien essayer de passer une journée normale en compagnie d’une amie.

    Le regard triste, avec une expression mélancolique sur le visage, Eden écouta attentivement la réponse d’Olive.


    - Oui. Elle vient demain d'ailleurs, pour les fêtes de Noël.‎

    Noël. Repas de famille. Grimaçant légèrement à ce terme, Eden repoussa ses longs cheveux sombres qui gênaient sa vision. Olive tenait vraiment à Jo, alors… Après tout c’était normal, puisqu’elles étaient cousines. Eden était tout de même étonné : elle n’aurait jamais cru qu’Olive donnait une telle importance à sa famille. Mais ces paroles l’expliquaient clairement. Eden n’avait, à part son père, aucune famille, proche du moins. Et puis les fêtes qui avaient habituellement une grande importance dans les familles, comme Thanksgiving ou Pâques, n’étaient rien pour elle, puisqu’elle était toujours seule pour ces moments qui étaient censés être heureux. C’était faux. C’était bien les pires moments de l’année.
    Mais ces paroles prouvaient aussi à Eden que si Oli devait choisir entre elle et Jo, elle n’hésiterait pas. La Serdaigle comprenait, car il aurait été de même si elle avait du choisir entre Arthur et son père (elle l’avait déjà fait), ou même Arthur et Olive. Mais cela faisait tout de même mal. Très mal.
    Pourtant la brune ne laissa rien paraître, préférant garder un air plus ou moins neutre. Olive avait déjà fait énormément pour elle, même si elle n’en avait pas du tout conscience. Non, Eden ne pouvait lui en vouloir de faire passer sa famille avant tout le reste, car elle avait de son côté une dette envers son amie. Une dette qui ne pouvait être régler par un simple cadeau.
    Et puis elle ne pouvait rien lui dire, étant elle-même la pire monstruosité existant : menteuse, manipulatrice…


    - C'est dommage pour vous deux... Enfin. Tu aurais peut être dû attendre d'être fiancée pour te lancer dans une relation amoureuse.‎

    A ces mots, Eden ferma douloureusement les yeux. Touché. Olive avait sûrement raison. Elle avait raison. Seulement Eden n’y avait pas pensé lorsqu’elle avait accepté d’être avec Arthur. Elle avait préféré mettre délibérément de côté ce qui allait sans doute arriver, pour se concentrer sur l’espoir qui, de nouveau, comblait sa solitude.
    Elle avait été idiote pour ce coup là, c’était sur. Mais cela était toujours pire lorsque c’était dit par quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’elle aimait. Oui. Mais c’était sans doute une juste punition face à ces actes sournois et mauvais. Elle méritait de souffrir, comme le lui avait déjà dit son père. Elle ne devrait même pas être là.


    - Enfin... Ce que je veux dire, c'est que nous, dans tous les cas, on n'aura pas grand'chose à dire. Alors autant essayer d'éviter les déceptions du genre...‎

    Souriant doucement, Eden hocha la tête.

    - Je le sais bien… J’ai été idiote. Mais je crois que…

    Plongeant dans ses pensées, Eden se remémora des souvenirs, ceux qu’elle avait passé en compagnie d’Arthur, et un sourire apparut sur ses lèvres. Elle avait passé de bons moments, même si elle ne l’aimait pas d’un amour aussi sincère que le sien.

    …je me fiche bien de ce que les autres peuvent en penser, car malgré tout, j’ai passé avec Arthur des moments dont je me rappellerais toujours. Et, surtout, ça fait tellement de bien de se sentir aimer même si…

    « Même si je ne le mérite pas, et que je ne partageais pas ses sentiments. » pensa Eden pour terminer sa phrase. Elle n'aurait pas pu dire ça à Oli. Fermant les yeux, elle soupira légèrement, puis relava le visage en souriant tristement à Olive.

    - Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment été bête. Et je suis sincèrement désolé que tout doive se passer comme ça. Pour ta cousine, aussi. J’imagine que ça doit être vraiment déboussolant de se retrouver fiancé du jour au lendemain, sans avoir eu le droit de choisir.

    C’était aussi l’autre raison qui faisait mal à Eden. Son côté altruiste. Sans même la connaître, elle s’inquiétait pour Jo Bennet, qui devait vraiment se sentir mal. Enfin, elle ne la connaissait pas, donc Eden ne savait pas du tout ce qu’elle pensait.
    Attrapant un cousin de couleur pastel, Eden le serra contre son ventre, se pelotonnant confortablement dans le fauteuil sur lequel elle était assise. Tout ceci était de sa faute, elle se sentait coupable, blessée aussi furieuse, terrifiée… Trop d’émotions même pour elle qui était plutôt du genre lunatique. C’était douloureux, et en plus, elle savait qu’elle allait sûrement devoir en parler à Olive dans l’après-midi. Fermant définitivement les yeux pour éviter de montrer ses sentiments à son amie, Eden déclara d’une voix légèrement plus joyeuse :


    - Mais ne parlons pas que de ça, on aura bien tout le temps de parler de choses sérieuses tout l’heure ! J’ai travaillé sur une chanson, cet été, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de te la jouer. Ca te dit d’aller faire un petit coucou à ton piano ?! Tu me diras si j'ai progressé un peu, comme ça.

    Rouvrant les yeux, et souriant d’un air plus léger, Eden espérait qu’Olive ne prendrait pas trop mal ce changement de sujet, mais elle ne se sentait pas prête. Pas encore, pour révéler tous les dessous de cette maudite affaire à Olive. La chanson qu’Eden s’était entraîné à jouer était de Beethoven, l'un des pianistes préféré d'Eden. Elle espérait qu’Olive apprécierait. Et après, elle pourrait lui offrir les partitions des grands musiciens qu’elle avait réussi à lui trouver, dont du Chopin, Mozard bien sur, et quelques unes de Beethoven, qu'elle adorait. La Serdaigle adorait ces grands virtuoses qui avaient marqués l'histoire. Et enfin, ce serait le moment des explications…


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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Mar 25 Oct - 16:38

    Elle lui faisait mal. Elle lui faisait mal, et elle s'en rendait compte. Constat douloureux. Elle s'emmêlait dans ses mots, dans ses idées, essayant de faire passer son message sans heurter son amie, à qui elle tenait énormément. Se perdant dans ses explications bancales. L'alternance de grimaces et de paupières fermées acheva de mettre Olive mal à l'aise. La lueur triste qu'elle devinait au fond des yeux de la Serdaigle la rendait triste pour elle, comme si elle partageait une infime partie de sa peine à travers l'échange qu'elles avaient à l'instant.

    Comme si le fait de la connaître lui permettait de ressentir un fragment dérisoire de sa détresse. La fin de sa phrase n'était plus qu'un murmure, et la miss garda un instant les lèvres entrouvertes avant de finir par les fermer, comme si elle venait de se rendre qu'il était temps de les clore, aucun son ne faisant à présent vibrer ses cordes vocales.

    Son regard, perdu dans le paysage qu'elle voyait à travers la fenêtre, vint enfin se poser sur son invitée, inquiet. Elle resserra un peu plus ses bras contre elle, et esquissa un maigre sourire, hésitant, à Eden lorsque cette dernière lui sourit.

    - Je le sais bien… J’ai été idiote. Mais je crois que…je me fiche bien de ce que les autres peuvent en penser, car malgré tout, j’ai passé avec Arthur des moments dont je me rappellerais toujours. Et, surtout, ça fait tellement de bien de se sentir aimer même si…

    Olive se sentie emportée par les paroles de son amie. Cela sonnait vrai, tellement vrai qu'elle avait envie d'y croire. Envie de connaître cette sensation à son tour. Et pourtant, il y avait toujours ce quelque chose, cette retenue qui l'en empêchait, lui rappelant les principes auxquels elle ne devait pas déroger. Laissant apparaître la figure de son père, sévère, dans son esprit. Sentant une boule se former dans sa gorge, elle détourna le regard, laissant à ses prunelles le soin de retracer tous les détails de la tapisserie. Si elle s'était trouvée seule, sans doute n'aurait-elle pas retenu les larmes qu'elle sentait poindre au creux de ses yeux.

    - Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment été bête. Et je suis sincèrement désolé que tout doive se passer comme ça. Pour ta cousine, aussi. J’imagine que ça doit être vraiment déboussolant de se retrouver fiancée du jour au lendemain, sans avoir eu le droit de choisir.

    Olive se contenta de hausser les épaules. Elle ne savait pas ce que cela faisait, et elle ne le saurait jamais. Et tout en ce maudissant de penser cela, elle sentit le poison de la jalousie s'écouler lentement dans ses veines, enviant toutes celles qui avait le loisir de vivre leur vie comme elles l'entendaient, de vivre leurs passions, leurs amours. Elle serra la mâchoire.

    - Mais ne parlons pas que de ça, on aura bien tout le temps de parler de choses sérieuses tout l’heure ! J’ai travaillé sur une chanson, cet été, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de te la jouer. Ça te dit d’aller faire un petit coucou à ton piano ?! Tu me diras si j'ai progressé un peu, comme ça.

    Tournant le regard vers son amie, Olive se contenta de hocher la tête, signifiant son accord. Elle la connaissait trop bien... Ou alors, peut être qu'Eden aussi avait besoin de cette pause. Essayant avec peine de se motiver, Olive se remit debout. Si elle s'était écoutée, elle serait sans peine restée blottie sur son fauteuil à se morfondre toute la journée.

    L'activité proposée par la Serdaigle était agréable. Et c'était surtout un excellent moyen de leur changer les idées à toutes les deux. Attrapant sr une étagère un feuillet de partition, Olive suivit Eden jusqu'au piano, situé de l'autre côté de la pièce. Elle lui abandonna sans soucis le premier tour, ne se sentant pas encore prête émotionellement parlant à laisser la mélodie s'emparer d'elle. En regardant Eden prendre ses aises sur le petit tabouret, la boule dans sa gorge se démêla lentement. Et, doucement, la joie d'être là, tout simplement, entama le combat contre la tristesse et la peur...

    Et sur le bord du piano, posée quelques instants auparavant, le feuillet de partitions les attendaient.
    Et Johann Pachelbel, depuis sa tombe, continua à embellir leurs journées.

HJ/ Je ne peux décidément pas bâcler ce magnifique topic T_T C'est au dessus de mes forces. On le continue normalement? :3 J'ai pensé qu'elles avaient pu jouer ce morceau de Johann Pachelbel étant plus jeunes, vu qu'il mort depuis belle lurette en 1945, qu'il est joli, et qu'il se joue a quatre mains n_n
http://www.youtube.com/watch?v=-uo6Tgmr-JU

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Jeu 15 Déc - 12:28

    Eden était préoccupée. Initialement, elle avait prévu de venir chez Olive pour enfin pouvoir se détendre, tenter d’oublier tous ses problèmes et se concentrer sur le moment présent. Malheureusement, tout ce s’était pas déroulé comme prévu, et il avait fallut que Olive apprenne les fiançailles de Jo Bennet et Arthur, et ainsi monter sur cette pente dangereuse... Au grand damne de notre Serdaigle, qui faisait tout son possible pour ne pas parler de sa relation ambiguë avec son petit ami, et surtout de ses véritables intentions, qui n’étaient pas fameuses, certes... Et elle se connaissait asser pour savoir que la personne avec laquelle elle serait le plus tentée de se confier était Olive, son amie d’enfance, celle qui lui avait tendu la main lorsque tant d’autres la rejetaient, et qui lui avait fait partager sa passion pour la musique.
    La musique, qui faisait maintenant part entière de sa vie. Oui, tout cela était grâce à Olive, et Eden lui serait éternellement reconnaissante. Sauf qu’elle ne pouvait pas lui raconter la vérité. Ne le voulait pas. Pas asser courageuse, sans doute trop honteuse pour oser dire tout ce qui lui pesait sur le cœur, ses remords, ses douleurs et ses peines. Et puis elle n’était pas venue ici pour accabler son amie avec ses problèmes, qu’elle préférait garder pour elle, car Oli’ devait sans doute avoir aussi d’autres choses la tracassant. Après tout, une vie n’était jamais parfaite, et celle des sang pur non plus, loin de là. Il semblait que c’était la caractéristique à ses familles de grands sorciers que d’avoir de nombreux problèmes familiaux. Cela ne touchait pas seulement Eden, au contraire.

    Aussi, c’est avec un grand soulagement que la jeune fille brune accueillit le hochement de tête d’Olive, qui semblait avoir renonçait à la questionner. Merci mille fois. Elle ne savait pas si elle aurait pu tenir encore longtemps à parler d’un sujet si délicat sans lâcher une information qu’elle aurait préféré garder secrète. Et puis ce sujet ne ferait qu’empêcher les demoiselles de s’amuser réellement, et de retrouver l’ambiance bonne enfant et amicale qui régnait au moment ou elles étaient entrées dans la chambre de la jeune miss Hornby. Oui, cette décision était donc la meilleure à prendre. Surtout que, jouer du piano avec sa vieille amie avait le don de la faire retomber en enfance, de faire revenir dans son esprit des souvenirs anciens où toutes deux s’entraînaient sur le splendide piano à queue d’Olive.
    Eden tenta de reprendre un air réjouie, même si toutes ces pensées obscures l’empêchaient d’être complètement détendue. Elle observa Olive attraper la partition sur une étagère, et la suivie jusqu’au piano, s’asseyant confortablement sur le tabouret tandis que live installait le feuillet de manière à ce qu’elle puisse le suivre convenablement.
    Puis, enfin, dans un accord tacite, Eden approcha ses mains des touches noires et blanches, fermant les yeux le temps de se plonger dans un état détaché de la réalité, inspirant et expirant lentement afin de reprendre un souffle normal. Voilà. Elle était prête. Prête à se laisser emporter par la mélodie, elle et tous ses sens, prête à jouer de tout son cœur et de toute son âme avec Olive, sa précieuse Olive.

    Les doigts de la jeune fille se mirent en mouvements, et enfin la musique retentit, l’enlaçant de ses douces notes, à la fois mélancoliques et apaisante. Oui, cette mélodie la faisait revenir en arrière, des années plus tôt, lorsque elle et Olive n’étaient pas préoccupés par les problèmes de l’amour, mais se souciant seulement de leur amitié, encore bourgeonnante, et de leurs chansons, unique évasion qui leu permettait de s’isoler là ou rien ne pouvait les blesser.
    Aussitôt le cœur d’Eden se remis à battre normalement, et la tension de son corps et de son cœur s’apaisa pour tout oublier, et se plonger toute entière dans la musique ; attendant juste que le tour d’Olive vienne et qu’elle aussi se mettre à jouer, afin que le moment soit parfait, détaché de tout.

    Et tout au fond d’elle, Eden remerciait Pachelbel, car sans lui elle ne serait pas ici à ce moment même, à jouer ce morceau qui lui rappellait des souvenirs joyeux et lointains, des souvenirs qu'elle n'était pas près d'oublier.



HS : Je suis contente que tu aies changé d'avis!! ^^ Et je pense comme toi qu'on ne peut pas ainsi bâcler ce rp, même si c'est en grande partie de ma faute parce que j'ai mis un temps incroyablement long à te répondre. Désolée! --'
De plus, ce morceau de Pachelbel est beau, plein d'émotion, et je trouve qu'il a un petit quelque chose mélancolique qui correspond bien au moment présent. Donc j'approuve ton choix, et j'espère avoir pas trop mal réussit à retranscrire l'émotion du moment, ce qui n'était pas de la tarte.
Enfin bon, j'espère que ça te convient!! ^^
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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Dim 18 Déc - 18:25

    Assise sur le tabouret, aux côtés d'Eden, Olive se sentait bien. Tout simplement. A l'aise, dans son élément. Elle tourna la tête, observant la jeune fille qui se tenait à ses côtés, et un sourire apparut sur ses lèvres. Eden... Elle y tenait énormément, bien qu'elle ne le lui montre sans doute pas suffisamment.

    Eden Crisford, c'était devenu son point de repère lorsqu'elle était jeune. Celle qui pensait à elle. Celle par qui elle existait enfin. Celle qui s'intéressait tout simplement à elle. Elle, Olive, que ses parents tenaient soigneusement à l'écart.

    Sa voisine, qui était venue un jour. Qui lui avait parlé, avec qui elle avait rigolé. Et sur le coup, Olive s'était dit que cela ne se reproduirait plus. Que Merlin lui avait fait cadeau d'une journée particulièrement agréable. Un cadeau cynique, qui lui faisait entrevoir ce qu'elle ne pourrait plus jamais toucher. Un cadeau empoisonné. Mais Eden était revenue. Une fois. Puis deux. Elle était toujours revenue. Revenue la voir, elle. Et ce faisant, elle avait conquit son cœur.
    Et les journées de son enfance s'étaient écoulées, ponctuées des courtes visites de Clyde, tantôt mesquines, tantôt sincères, des repas prit en silence, des visites de la famille Benett et de Jo. Et d'Eden. Eden qui faisait partie de sa vie plus qu'elle ne l'aurait jamais cru, puisqu'à ce moment là, sa vie se résumait à rester confinée dans sa chambre. Et lors de ces instants, Olive se prenait parfois à vouloir être la sœur d'Eden.

    Lorsque la première note retentit, la jeune fille ferma les paupières, s'immergeant totalement dans la mélodie, dans leur mélodie. Elle devinait les doigts fins d'Eden qui s'élançaient sur les touches, plaçant les accords que toutes deux connaissaient si bien.

    Elle ouvrit les yeux, avança doucement sa main droite au dessus des touches. Et, le moment venu, appuya posément sur la noire avant de continuer sur sa lancée, s'enivrant de cette musique si familière, et pourtant à chaque fois nouvelle.

    Partageant cette mélodie, s'accordant sans difficulté avec l'autre, se jouant du rythme, les deux jeunes filles prenaient un plaisir qu'elles ne pouvaient retrouver que lors des vacances, et elles appréciaient ce moment à sa juste valeur.

    Et quand la dernière mesure arriva, et que les dernières notes résonnèrent, Olive se sentait bien mieux. De nouveau... Elle-même si c'était possible. Revenue à un état plus simple, où l'on se posait moins de question. Où les problèmes étaient plus simples. Où tout, était plus simple...

    Tournant la tête, elle adressa un sourire mélancolique à son amie. Si seulement c'était possible, Olive aurait tout donné pour que ce moment bien à elles dure pour toujours. Cet instant privilégié, où elles étaient coupées du monde, enfermées dans leur bulle à elles. Coupées de Poudlard, coupées des ennuis, coupées de Tom Jedusor et de tous les ennuis qui l'entouraient. Coupées d'Arthur. Mais aussi coupées des mensonges, des vérités omises et des hypocrisies humaines...

    - Eden... Si j'étais... Différente, est-ce que tu m'aimerais moins?

    Détournant le regard, Olive fixa ses prunelles sur le piano, lissant méthodiquement les touches du bout des doigts, sans oser appuyer.

    - Si jamais je n'étais pas aussi... normale, que tu le crois, ça changerait quelque chose?

    La boule dans sa gorge refaisait peu à peu son apparition, rendant de plus en plus difficile les mots d'Olive. Angoissée, ne sachant plus trop si elle devait continuer ou se taire, elle acheva en un murmure:

    - Je ne l'ai pas voulu tu sais. J'ai pas fait exprès mais...

    Elle ravala les larmes qui menaçaient de poindre dans ses yeux. Non elle ne l'avait pas voulu... Alors pourquoi son père avait-il dit que c'était de sa faute? Et pourquoi elle, surtout? Ce stupide destin? Ou ce hasard cruel, qui fait parfois si mal les choses? Pourquoi n'aurait-elle pas pu être normale, clone désespéré d'Abby? Et ce silence, ce non-dit qui entourait constamment sa vie... Relevant difficilement la tête, elle jeta en rapide coup d'œil à la porte de sa chambre, s'assurant qu'elle était close. Et, lentement, ses mains vinrent se poser sur ses genoux, délaissant le piano.

// Mwahahahaha, Eden va finir par savoaaaaar! \o/

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Mer 1 Fév - 15:49

    Eden et Olive se laissaient emportées par la vague d’émotions et de sensations que dégageait leur musique, la symbiose de leurs mouvements mis en communs pour créer cette fantastique mélodie. La musique avait le don de mettre l’âme en harmonie avec tout ce qui existait, et même dans les moments les plus sombres, elle était là pour remontrer le moral d’Eden, un peu comme l’unique flamme d’une bougie dans un cachot obscure. Telle la douce étreinte d’une mère aimante qu’elle n’avait jamais connue, elle se sentait en paix avec elle-même, presque en sécurité pendant cet instant, ces quelques minutes qui lui semblaient des heures, des jours même. Elle aurait aimé rester plus longtemps dans cette position, ses doigts effleurant à peine les touches noires et blanches, sa précieuse Olive à ses côtés, les notes si parfaites s’élevant dans la pièce. Partager ce moment lui faisait un bien fou, comme une gorgée d’eau fraiche après un effort particulièrement éreintant, elle se sentait revivre. Oui, elle aurait aimé que cela dure jusqu’à la fin des temps. Que jamais la mélodie ne s’interrompe. Mais pourtant bientôt la dernière note sonna, tel le glas annonçant le retour à la vie présente. Aux problèmes. Aux difficultés. A la douleur. La fin.
    Pourtant au fond d’elle-même, Eden était heureuse. Avec Poudlard, malheureusement, il était beaucoup plus ardu de se voir pour jouer du piano. Alors il n’y avait que pendant les vacances ou la Serdaigle pouvait rendre visite à Olive pour continuer à jouer du piano avec sa mentor, celle qui lui avait tout appris et transmis sa passion pour la musique. Mais même si ces rares moments ne duraient jamais asser longtemps à son goût, le sourire était revenu aux lèvres d’Eden qui se rappelait comme si c’était hier d’elles, enfants, deux petites filles au sourire enfantin et aux rires claironnant qui passait des après-midi entières à s’exercer et à faire jouer leurs doigts sur les touches du piano. Un souvenir nostalgique qui ne pouvait que lui rappeler que les temps avait bien changés depuis cet âge d’or, malheureusement envolé.
    Eden resta un instant immobile, savourant la dernière note et les quelques dernières brides de souvenirs qui s’en allaient déjà, avant de poser ses mains bien à plat sur ses cuisses et se tourner à demi vers son amie. La musique était aussi belle qu’éphémère. Mais l’amitié elle, était à la fois belle et forte, et pourtant, au fond, si fragile. Tel le roseau pliant sous les assauts répétés du vent, elle tenait bon autant qu’elle le pouvait jusqu’au jour où le roseau se brisait. Bien heureusement, ce jour était loin d’être arrivé. Il le devait.

    - Eden... Si j'étais... Différente, est-ce que tu m'aimerais moins? Si jamais je n'étais pas aussi... normale, que tu le crois, ça changerait quelque chose?

    Eden fixa son regard sceptique sur Olive, plissant ses yeux, lui jetant un regard interrogatif. Cette question avait de quoi l’étonner. Etre différente. Etre anormale. D’entre les deux, c’était sans doute elle, la plus étrange, non ? Elle, la fille bizarre qui changeait de caractère comme certains changent de vêtements. Olive était normale, non ? Elle avait des amis, un caractère normal… Non, Olive ne pouvait pas être qualifiée de quoi que ce soit. Elle était juste Olive. Unique dans son genre. Tous étaient uniques. C’était donc plutôt stupide que de traiter quelqu’un de moins normal que de nature, puisque tous étaient censés être différents. Oui, sauf que nombre de personnes pensaient le contraire. Et les anormaux étaient souvent rejetés, rabaissés, maltraités. Eden ne savait pas vraiment quoi répondre à cette mystérieuse interrogation, ne voyant pas ce qui pouvait ne pas aller chez Olive. Qu’est-ce qui pourrait lui faire poser une question comme celle-ci ?


    - Je ne l'ai pas voulu tu sais. J'ai pas fait exprès mais...

    Eden ne comprenait pas. Et elle sentit son sœur se serrer abominablement en apercevant des larmes poindre aux coins des yeux d’Olive. De son Olive. Que lui arrivait-il ? Ses paroles étaient mystérieuses, énigmatiques. Et elle détestait voir la douleur sur le visage de la jeune femme, l’entendre jusque dans sa voix, soudainement assourdie. Eden ne supportait pas de voir les autres souffrir. C’était à la fois un défaut et une qualité, elle se sentait mal qu’elle que soit la personne, quoi qu’elle ait pu lui faire subir avant ça. Pourtant elle ne savait jamais comment réagir. Pour que le beau sourire d’Olive réapparaisse, pour que son regard pétille à nouveau comme lorsqu’elles étaient deux petites filles innocentes, ignares des douleurs et des obstacles de la vie. Aussi, même si elle ne comprenait pas exactement ou Olive voulait en venir lorsqu’elle lui parlait d’une soi-disant différence, elle se devait de lui répondre, d’effacer toute souffrance du fond de son regard.
    Eden approcha doucement ses mains de celles d’Olive, entrelaçant leurs doigts fins et longs de pianiste. Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres.


    « Tu sais, Olive, je ne sais pas vraiment ce que tu veux dire mais, pour moi, tu seras toujours la même. Celle qui la première m’a acceptée telle que je suis. Celle qui m’a enseigné le piano, m’a appris à différencier les différentes notes et à ne pas percer les tympans de ceux qui entendraient ma musique. Tu es mon amie. Et tu le resteras pour toujours. »

    A ces mots Eden serra un peu plus son emprise sur les mains de la jeune femme lui faisant face, la fixant avec une certaine dureté dans le regard.

    « Alors quoi que tu penses, quoi que tu aies à me dire, ne crains jamais de perdre d’une quelconque manière l’estime que j’aie pour toi. Je serais toujours à tes côtés pour te soutenir, c’est un fait irrémédiable. Personne ne peut changer ça. Pas même mon père. Pas même Arthur. Personne. »


Dernière édition par Eden Crisford le Sam 17 Mar - 11:47, édité 3 fois
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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Sam 4 Fév - 17:28

    Elle s'en voulait d'avoir fait disparaître le sourire d'Eden. Elle s'en voulait d'avoir gâché ce moment, ce beau moment qui aurait dû resté gravé dans leurs mémoires. Oh, pour ça, nul doute qui allait resté dans celle de son amie si Olive allait jusqu'au bout des révélations qu'elle s'apprétait à lui offrir... Et pourtant, pourtant, en ce moment, Olive ne se souciait pas vraiment du sourire disparut de la serdaigle. Elle l'avait remarqué, bien sûr. Mais cette donnée était restée en stand-by dans un coin perdu de son cerveau, occupé qu'il était à angoisser de la sorte, à se demander s'il ne faisait pas une erreur monumental en agissant de la sorte...

    Le regard planté sur ses genoux, Olive ne vit pas le regard interrogateur qu'Eden lui lança, bien qu'elle devina que les yeux de la brune s'étaient posés sur elle, sentant le poids de ce regard stupéfait par ce qui se passait dans cette pièce.

    Le contact des mains d'Eden sur les siennes la fit frémir. Elle ne s'y était pas attendu... Les doigts de la miss jouèrent avec les siens, s'entrelaçant, essayant sans succès d'apaiser une Olive trop tendue.

    - Tu sais, Olive, je ne sais pas vraiment ce que tu veux dire mais, pour moi, tu seras toujours la même. Celle qui la première m’a acceptée telle que je suis. Celle qui m’a enseigné le piano, m’a appris à différencier les différentes notes et à ne pas percer les tympans de ceux qui entendraient ma musique. Tu es mon amie. Et tu le resteras pour toujours.

    Les mots d'Eden sonnaient aux oreilles d'Olive comme une douce mélodie. Cette voix familière la rassurait, la détendait... Elle n'avait pas prêté trop attention aux paroles que prononçaient son amie, trop focalisée sur l'angoisse qui lui nouait les tripes. Cette question oppressante qui ne trouvait pas de réponse.

    La pression qu'exerça la jeune fille sur ses mains la fit revenir un peu à la réalité, faisant en même temps couler ses larmes, que tant de tension n'avait pu retenir plus longtemps.

    - Alors quoi que tu penses, quoi que tu aies à me dire, ne crains jamais de perdre d’une quelconque manière l’estime que j’aie pour toi. Je serais toujours à tes côtés pour te soutenir, c’est un fait irrémédiable. Personne ne peut changer ça. Pas même mon père. Pas même Arthur. Personne.

    Un élan de gratitude éclata dans le cœur d'Olive. Elle l'aimait, tout simplement. Eden. Eden et tellement de bons souvenirs... Puisant dans des ressources qu'elle ne pensait pas avoir, Olive releva la tête et fixa son regard larmoyant sur son amie. Elle esquissa un pâle sourire qui disparu bien vite, incapable qu'elle était de le soutenir plus longtemps. Un léger reniflement se fit entendre, et Olive pensa subitement qu'elle devait être dans un état pitoyable pour une demoiselle de son rang.

    Se rapprochant d'Eden, elle l’enlaça avant d'enfouir son visage humide au creux de son épaule, parmi ses cheveux. Et, d'une voix étouffée, aux accents humides, elle se confia.

    - Je suis... Suis malade. 

    Elle renifla un peu, prit une respiration qui se termina en un nouveau sanglot qu'elle essaya avec peine de calmer.

    - Depuis toujours... Et... Et personne n'y peut rien. Parce que... Parce que c'était de ma faute. Je ne sais pas ce que j'ai fait... Et je veux pas mourir. Je veux pas mourir... 

    Sa voix s'était éteinte dans un nouveau sanglot, alors qu'elle affermissait l'emprise qu'elle avait sur Eden. Et que se passerait-il si elle réagissait comme son père ? Que ferait-elle, alors ?

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Sam 17 Mar - 11:41

    Eden tentait de paraître convainquant mais, en réalité, elle était sceptique. Sceptique, oui, car elle ne voyait pas ou Olive voulait en venir. Quel était cette révélation si grande qu’elle provoquait les larmes de la verte et argent ? Alors pourtant que jusqu’à présent, Eden n’avait jamais vu Olive pleurer. Elle était forte, indépendante, intelligente, tant de choses qui lui manquaient et qu’elle admirait chez son aînée ! C’était plutôt elle qui parfois se mettait à pleurer pour un rien, à cause de ses changements d’humeur. Comme cette fois ou des années plus tôt, sur cette même place, elle avait été prise d’une crise de larmes juste parce qu’elle ne réussissait pas une note. Un menu détail qui, additionné à la colère de ne pas réussir même en s’acharnant c’était transformé en fontaine d’eau salée.
    Mais là… C’était différent. Olive ne pleurait pas de colère. Elle ne pleurait pas pour une raison futile. C’était quelque chose de grave. Une chose aussi grave que le fait qu’Eden sortait avec Arthur par simple intérêt. Ou bien qu’elle mentait à tous, même son amie. La brune qui d’ailleurs pleura de plus belles aux dernières paroles d’Eden, qui se demanda quoi faire. Elle était censée l’apaiser et lui rendre le sourire, mais sa maigre tentative d’humour avait échoué royalement, tout comme ses efforts pour être réconfortante. Elle ne savait plus quoi faire. La prendre dans ses bras ? La bercer ? Lui dire d’autres mots de réconforts ? Heureusement la brunette n’eut pas besoin de tergiverser plus longtemps, Olive agissant pour elle, l’enlaçant dans une étreinte semblable à celle de quelqu’un en train de se noyer s’accrochant à sa bouée de sauvetage comme si sa vie en dépendait. Eden laissa son amie fourrer son visage dans ses cheveux, frottant vigoureusement son dos pour lui faire sentir qu’elle était bien là… Même si c’était dur de croire le contraire. La jeune femme se félicité intérieurement qu’Olive ne puisse voir son visage car, comble de l’inutilité, elle sentait les larmes lui monter aux yeux. C’était ainsi, dès que quelqu’un autour d’elle pleurait ou était sur le point de pleurer, il fallait qu’elle l’imite. Et les sanglots d’Olive n’étaient pas pour arranger son état.


    - Je suis... Suis malade.

    Eden tenta de prendre une respiration normale, étouffant un sanglot dans le silence qui s’abattit suite à la révélation d’Olive. Malade ? Malade comment ? Il y avait toutes sortes de maladies, Eden ne s’y connaissait pas beaucoup, mais si Olive avait la Dragoncelle, son visage serait plus vert que blanc. L’Eclabouille… N’en parlons pas. Et il y avait aussi les Oreillongoules, mais cela étonnerait Eden que ce soit ce qui touchait Olive, sinon quoi elle serait dans son lit avec beaucoup de fièvre. Ces trois maladies étaient les seules dont Eden avait entendu parler, mais aucune ne convenait, alors qu’elles étaient toutes plus ou moins graves. Et si ce n’était pas une maladie sorcière ? Non, c’était impossible. Car la magie permettait de soigner tout ce qui était d’origine moldue. Alors quoi ? Eden garda le silence, n’osant rien dire tant qu’Olive ne lui avait pas expliqué plus en détail. Tant qu’elle n’arriverait pas à calmer sa respiration hachée qui présageait les larmes à venir. Elle avait vraiment l’impression d’être une amie indigne, incapable de comprendre ce qui pouvait bien tourmenter la jeune élève de Serpentard.

    - Depuis toujours... Et... Et personne n'y peut rien. Parce que... Parce que c'était de ma faute. Je ne sais pas ce que j'ai fait... Et je veux pas mourir. Je veux pas mourir...

    Eden garda le silence, écarquillant seulement les yeux de surprise, ne bougeant pas d’un pouce. Mourir… Elle détestait ce mot. Elle détestait tout ce qui touchait à ça. Oui, Eden avait peur de mourir, depuis toujours. Peur de mourir avant d’avoir réussi à gagner l’amour de son père et de lui avoir prouvé sa véritable valeur. Mais penser que quelqu’un d’autre avait cette même peur… En ayant en plus de véritables raisons de s’inquiéter… Mais, comment ? Pourquoi ? De quoi Olive lui parlait-elle ? Qu’elle sorte de maladie pouvait priver un sorcier de sa vie ? N’étais-ce pas censé être impossible ? La brune n’osait plus bouger, c’était à peine si elle respirait encore en tentant de digérer les informations qu’elle venait de recevoir. Son univers tanguait. Elle ne savait pas quoi penser. Ne comprenait pas. Ne réalisait pas.

    « Que… Que veux-tu dire ? » demanda Eden d’une voix basse, à peine un murmure incertain dans le silence glacial qui avait remplacé la musique des instants précédant. Oui, que voulait-elle dire ? Eden ne faisait même plus attention aux reniflements d’Olive, son esprit coincé dans un étau. Elle se doutait que sa réaction, ou plutôt son manque de réaction, pouvait être mal pris. Elle semblait s’être figée, mieux qu’une statue de glace, et une tempête venait de s’engouffrer dans sa tête. Des voix qui se demandait ou le jeune femme voulait en venir, qui quémandaient des explications. Eden ne savait pas quoi dire, ou plutôt ce qu’elle était censée dire, parce qu’elle ne réalisait même pas les paroles d’Olive. Le fait qu’elle était malade et risquait de mourir. Non. Impossible. « Je ne comprends pas ce dont tu me parles mais… Je ne vois pas comment ça peut-être de ta faute si tu sais pas ce que tu as fait. Sois logique. » termina-t-elle d’une voix toujours si incertaine, hésitante, mais en même temps un peu froide. Elle n’avait pas relâchée son étreinte, au contraire sans s’en rendre compte, Eden avait forcit son emprise autour d’Olive. Mais ses paroles semblaient venir de loin. Eden ne réalisait même pas la cruauté de ses paroles, qui pouvaient sonner comme un reproche. Alors que c’était juste la colère refoulée en elle. Elle ne comprenait pas tout mais, ce qui était sûr, c’est que personne n’avait le droit de lui prendre Olive. Leur vie, leur amitié commençait encore à peine. Alors elle ne pouvait pas risquer de partir. C’était impensable et insensé.
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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Sam 24 Mar - 21:06

    La main d'Eden, qui n'avait cessé de la réconforter s'était figée suite à ses révélations. La detestait-elle à présent ? La trouvait-elle si laide qu'elle n'osait plus la toucher ? La révulsait-elle ? Tant de questions qui se posaient et auxquelles Olive ne voulait surtout pas donner de réponses. Figée dans une attente qui lui paraissait interminable, elle attendait avec un espoir qui lui semblait futile une éventuelle délivrance.

    - Que… Que veux-tu dire ?

    Une voix basse, qui venait de briser le silence qui s'était installé une fois qu'Olive eut finit de parler. Elle avait l'impression que la serdaigle lui offrait une porte de sortie. Une possibilité de dire qu'il s'agissait d'une mauvaise blague, que rien de tout cela n'existait. Qu'elle allait bien, et qu'elles pouvaient continuer à être amies. Qu'elle lui offrait une chance. Une chance de ne rien casser entre elles.

    N'ayant pas la force de lui répondre, Olive fit ce qu'elle faisait depuis tant de temps. Elle se tut. Elle laissa les secondes s'écouler. Elle laissa Eden réfléchir. Et elle laissa Eden parler, à nouveau. Et au fond, elle avait peur. Une peur bleue. Peur de la perdre.

    - Je ne comprends pas ce dont tu me parles mais… Je ne vois pas comment ça peut-être de ta faute si tu sais pas ce que tu as fait. Sois logique.

    La voix de la jeune fille était froide. Distante. Ses mots firent couler quelques larmes 'entre les paupières d'Olive. Et pourtant, pourtant, elle se sentait bien. Libérée. Par ces quelques mots, tous simples. « Je ne vois pas comment ça peut-être de ta faute ». Et ces mots, elle les avaient attendus, sans vraiment s'en rendre compte. Entre sa mère qui ne voulait pas en entendre parler, son frère avec qui elle n'arrivait pas à avoir une conversation sérieuse à ce sujet, Zelda avec qui elle ne pouvait confier ce genre de choses et son père qui lui en tenait rigueur et à qui elle faisait honte, Olive s'était dit que ça devait être elle. Alors pour ces mots, Olive remerciait Eden de tout son cœur.

    Un très mince sourire mouillé s'afficha sur les lèvres d'Olive alors que les bras d'Eden l'enserraient plus fermement. Loin de s'en plaindre, même si mine de rien Eden avait de la force et qu'elle se sentait compressée, elle se laissa aller contre la brune. Elle ne la rejetait pas. Elle ne lui en voulait pas. Elle l'acceptait, avec ou sans sa maladie. Et aux yeux d'Olive, c'était sans valeur. Du bout des lèvres, elle murmura un unique mot.

    - Merci.

    Elle ne devait pas être belle à voir. Décoiffée, les yeux humides, les joues mouillées, le nez dégoulinant à moitié... Mais elle s'en fichait. Oh oui, elle s'en fichait. Comme de la dernière pluie ou des titres des journaux. Elle resta ainsi plusieurs minutes, répétant par moments ses remerciements tout bas.

    Et puis, lentement, en douceur, elle se dégagea après avoir cligné des paupières plusieurs fois pour chasser les larmes de ses yeux. Une fois redressée, elle passa le dos de sa main gauche sur ses joues avant de faire pareil avec la droite.

    - Je ressemble plus à rien je crois...

    Une piètre tentative d'humour pour détendre l'atmosphère, qui tombait bien bas. Apercevant les yeux rougis de son amie, elle lui adressa un pâle sourire.

    - Désolé...

    Elle coula un regard vers la fenêtre, où les rideaux étaient tirés.

    - Tu sais pourquoi je ne suis jamais venue chez toi ?

    C'était une question rhétorique. Elle n'attendait pas de réponse de la part d'Eden. Ses parents étaient doués pour inventer tout type de mensonges plausible, et à l'époque Eden avait dû en déduire qu'Olive ne voulait juste pas venir, puisqu'elle avait cessé de proposer à Olive des visites à son domicile.

    - Je ne peux pas sortir dehors... Le soleil me brûle.

    C'était un rapide résumé, mais avec ça, Eden comprendrait l'essentiel. Si l'envie lui en venait par la suite, elle pourrait toujours aller se renseigner à la bibliothèque du coin sur les détails glauques tels que la durée de vie, ou les effets secondaires de la maladie... Le regard d'Olive restait fixé sur les pâles rideaux, n'osant pas vraiment croiser celui d'Eden.

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Ven 1 Juin - 10:23

    Eden avait l’impression d’être perdue, abandonnée dans un lieu inconnu avec une tempête l’empêchant de se repérer, de réfléchir, d’être lucide. Pourtant, elle était à Serdaigle, la demeure des érudits, des intelligents, des sages... Mais elle n'était même pas capable de réaliser l’ampleur de ce que lui révélait Olive. Son intelligence ne lui semblait pas exceptionnelle, en ce moment. Non, elle n’y comprenait strictement rien, ce qui était frustrant. Pas qu’elle aimait particulièrement tout savoir et tout comprendre ; mais c’était différent lorsqu’il s’agissait des personnes à qui elle tenait. Alors elle devenait différente, faisant tout pour être digne de les côtoyer, pour leur faire honneur. Un désir inexplicable de prouver en permanence sa valeur, qu’elle n’était pas une moins que rien comme son père l’imaginait, qu’elle était capable de « grandes choses ». Même si de petites choses seraient déjà pas mal.

    Réussir à aider Olive, par exemple. Même si elle ne voyait pas son visage, tant leur étreinte était serrée, elle se doutait des larmes qui devaient s’écouler de ses yeux. Et à cette pensée une douleur lui tordait le ventre : elle se sentait coupable. Coupable pour ses paroles trop froides, alors qu’elle aurait dû la consoler. Pas la faire pleurer. Pas la blesser. Elle se dégoûtait pour ce qu’elle pensait être une trahison. Olive allait lui en vouloir, elle avait été cruelle. Injuste.

    - Merci.

    Aussitôt une vague de soulagement déferla, balayant tous les remords d’Eden. Alors, elle ne lui en voulait pas d’être une si piètre amie. Elle avait eu peur. Vraiment peur. Et elle l’était toujours d’ailleurs, apeurée par les révélations qui allaient bientôt arriver. Sur cette étrange maladie qui pourrissait la vie d’Olive et osait la blesser. Eden avait sérieusement l’impression de ne servir à rien : si elle continuait ainsi, elle serait encore plus effrayée qu’Olive. Vraiment pitoyable. Elle aurait parfois aimé être aussi courageuse que les Gryffondor, ne pas avoir peur du regard des autres, de son père, de montrer ce qu’elle ressentait vraiment, de tout et de rien... Mais ça ne servait à rien de s’apitoyer, vu qu’elle était ainsi : une pauvre petite fille égarée et peureuse. Olive avait vraiment choisi la mauvaise personne à qui faire cette révélation.

    Eden accepta avec réticence de laisser Olive se détacher de son étreinte… ou plutôt de son étau. Trop troublée, elle ne s’était pas rendu compte de la force qu’elle mettait. Se sentant soudainement toute seule loin de la chaleur du corps d’Olive, elle se hâta de faire disparaître les traces de larme sur ses joues. Trop tard, Oli’ avait vu. Elle était vraiment trop sensible, son père le lui avait mainte fois reproché : ce n’était pas digne d’un sang-pur de se laisser ainsi aller à ses émotions. Mais c’était plus fort qu’elle. Encore une preuve de son inutilité en tant qu’amie : elle n’était pas censé pleurer mais trouver les mots pour parler à Olive, la rassurer. Autant dire que c’était mal partit.

    - Désolé... Tu sais pourquoi je ne suis jamais venue chez toi ?

    Eden osa enfin croiser les yeux rougis d’Olive, une interrogation muette dans le regard. Pourquoi changer si soudainement de sujet ? Bien sûr qu’Eden c’était poser cette question. Elle l’avait retourné dans tous les sens sans jamais en trouver la réponse. Bien que quelques hypothèses subsistaient. Déjà, les Crisford n’étaient pas vraiment réputés pour leur chaleureux accueil, et pour Eden qui vivait tout le temps dans ce grand et froid manoir ; cela prenait encore plus de sens. Oui elle comprenait qu’Olive n’ait pas envie de venir visiter cet endroit glacial et sans âme. Et puis, elle se disait parfois que peut-être Olive n’avait juste pas envie de la voir, de lui parler plus qu’elle n’y était obliger. Des pensées noires qui l’empêchaient de dormir et la poursuivaient pendant des jours et des jours, jusqu’à son prochain cours de piano.
    Quoi qu’il en soit, elle avait fini par s’habituer à l’idée qu’Olive ne veuille pas venir chez elle, et elle avait donc cessé de le lui proposer. Abandonnant, baissant les armes ; comme d’habitude.

    - Je ne peux pas sortir dehors... Le soleil me brûle.

    La brune se serait bien frappée la tête contre les murs. Mais bien sûr ! Qu’elle idiote ! Enfin maintenant qu’Olive le lui annonçait, cela prenait tout son sens. Elle n’avait jamais vu la jeune femme sortir en plein jour, et pourtant elle ne s’était jamais posé de question… Et dire qu’Eden résolvait chaque jour de difficiles énigmes et était incapable de comprendre que son amie la plus proche était malade. Eden se sentait vraiment ridicule, et coupable aussi. Elle avait pensé qu’Olive ne souhaitait pas venir chez elle alors qu’elle ne le pouvait simplement pas. Qu’elle horrible situation cela devait être pour la Serpentard. En permanence cloîtrée entre quatre murs, incapable de sortir au soleil… Ce qui expliquait son teint encore plus pâle que celui d’Edy.

    « Je suis désolée… Tellement désolée… J’aurais du savoir. Comprendre. » Eden chercha en vain à croiser les yeux d’Olive, mais celle-ci les gardaient résolument tournées. « Je suis bien une incapable pour ne rien avoir remarqué malgré tous les signes. »

    Eden poussa un léger soupir, l’estomac tordu par la peine et la honte. Elle avait pensé à mal d’Olive alors que celle-ci souffrait silencieusement. La jeune fille attrapa doucement la main de son amie.

    « Je suis sûre que des médicomages travaillent là-dessus. Ils sont brillants, ils trouveront bien un remède. »

    Et Eden croyait vraiment en ce qu’elle disait. Elle ne se serait pas permis de donner de faux espoirs à celle qui avait vaincu sa peur pour lui confier ce lourd secret. Eden était à la fois accablée et flattée. Heureuse de constater qu’elle était jugée digne de confiance par Olive, accablée par la peine de cette situation. Encore une fois elle ne pouvait rien faire pour l’aider alors que c’était ce qu’elle désirait le plus.

    « Ils trouveront. » dit-elle d’une vois décidée. Ce n’était pas un souhait, c’était une affirmation. Ils avaient intérêt à trouver. Une personne aussi formidable qu’Olive ne méritait pas de vivre dans l’ombre. Personne ne le méritait, en fait. C’était trop cruel.
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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Sam 21 Juil - 17:43

    Elle n'aurait jamais pensé trouver un jour ses rideaux aussi intéressants... Et pourtant, elle était bien obligée d'avouer qu'en cet instant, elle ne les quitterait des yeux pour rien au monde (ou du moins, pas beaucoup de choses au monde...). Pourtant, ils n'avaient rien de particulier. Juste l'avantage d'éviter de regarder Eden et de se confronter vraiment à la conversation...

    Et au fond, elle s'en voulait un peu du mal qu'elle faisait à Eden. Le fait de l'avoir vu pleurer la faisait culpabiliser... Au fond, elle était sûrement l'une des rares personnes qu'Olive aurait aimé de jamais blesser. Mais ça, c'était au-dessus de ses moyens. D'ailleurs, elle se demandait même si c'était possible pour n'importe qui d'autre. A partir du moment où l'ont côtoie une personne assez souvent, on finit toujours par la décevoir à un moment ou à un autre, par la blesser, même involontairement...

    - Je suis désolée… Tellement désolée… J’aurais du savoir. Comprendre. Je suis bien une incapable pour ne rien avoir remarqué malgré tous les signes.

    Et pourtant, la réaction d'Eden la surprenait plus qu'elle ne l'aurait pensé. Même si elle avait espéré qu'elle l'accepterait, elle en avait toujours douté. A tel point que la réalité qu'elle s'était imaginée n'incluait que très partiellement une éventuelle acceptation. De la pitié, oui. Du dégoût aussi. Le fait qu'elle s'en veuille de ne pas l'avoir découvert avant, non. Elle n'y avait même jamais songé. Après tout, les secrets sont faits pour être cachés. Pourquoi s'en vouloir de ne pas avoir réussit à le percer ? Olive ne comprenait pas vraiment... Elle avait même grimacé inconsciemment lorsque Eden avait mentionnés les nombreux signes. Elle aurait aimé qu'il n'en soit rien. Qu'il n'y en ait pas tant. Qu'ils soient indétectables. Que leur mensonge soit parfait. Mais ce n'était pas le cas. Tom l'avait trouvé. Et si lui l'avait découvert, cela voulait dire que d'autres le pourraient aussi. Et Olive n'en avait pas envie.

    Eden venait de saisir doucement sa main... Ce geste menaça de faire repartir ses larmes, mais Olive fit un effort pour les retenir. A vrai dire, elle ne méritait pas l'amitié d'Eden...

    - Je suis sûre que des médicomages travaillent là-dessus. Ils sont brillants, ils trouveront bien un remède. Ils trouveront.

    Elle même n'y croyait plus... Elle adressa un pauvre sourire peu convainquant à son amie, détournant enfin les yeux des rideaux beiges. Elle n'y croyait plus, mais voyait Eden en était certaine. Et Olive ne voulait pas lui gâcher cet espoir. Elle ne savait trop bien ce que c'était de les voir réduits à néant. Peut être qu'Eden essayait-elle de se convaincre elle-même après tout.

    - Qui sait...

    Un murmure, juste pour la forme. Elle n'y croyait pas, et n'avait pas l'intention de mentir à Eden en lui prétendant le contraire.

    - Eden... Je te fais confiance hein mais... Tu n'en parle à personne, d'accord ? Pas même à mes parents. Surtout pas à ma famille.

    Elle n'en doutait pas une seule seconde. Elle préférait juste énoncer les choses. Sans détours. Ne pas réitérer l'erreur qu'elle avait commise avec Pomona. Car si cela venait à l'oreille de ses parents, Olive allait en voir de toutes les couleurs... Et pas seulement, sûrement.

    Elle regarda Eden rapidement. A vrai dire, elle avait envie d'être seule à présent. C'était peut être égoïste de vouloir cela. De laisser Eden seule face aux révélations qu'elle venait de lui faire. Mais Olive n'avait plus envie de parler de ce sujet, et elle préférait que son amie ait pris le temps de digérer les informations avant d'avoir une nouvelle conversation avec elle...

    - Dis... J'aimerais bien rester un peu seule maintenant... Tu sais, je t'adore Eden, vraiment. Mais... J'ai un peu besoin de faire le point sur ce qui vient de se passer je crois. Si tu veux qu'on en reparle une autre fois, y'a pas de problème. Mais... Une autre fois. Désolée de te mettre ainsi à la porte. C'est nul de ma part. J'espère que tu m'en veux pas trop...

    Un grattement à la porte détourna son regard. Et voilà que même Eustache s'y mettait à présent....

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Message#Sujet: Re: L'ironie du sort est parfois de très mauvais goût [PV Olive]   Ven 31 Aoû - 11:10

    Toutes ces révélations d’un coup causaient un sacré choc à la jeune Serdaigle, qui avait bien du mal à s’en remettre. Et elle qui pensait simplement qu’Olive n’aimait pas venir chez elle, qu’elle préférait le confort d’un voyage sans marche ni effort… Elle s’était totalement trompée, et avait l’horrible impression de ne plus connaître Olive. De ne l’avoir jamais connue. Après tout, c’était seulement aujourd’hui, plus de sept ans avant leur première rencontre, qu’elle découvrait le plus grand secret de son amie, quelque chose qui faisait partie d’elle à part entière. Mais jamais elle n’avait eu le moindre soupçon. Jamais.

    Elle se sentait trahie. Elle pouvait comprendre qu’Olive ne veuille pas avouer ce terrible secret… Mais en fait non. Elle n’y arrivait pas. Parce que cela voulait dire qu’avant aujourd’hui, la Serpentard n’avait pas confiance en elle. Alors qu’Eden, dès le tout début, s’était entièrement confié à cette personne qu’elle considérait comme sa meilleure, sa seule vraie grande amie. Et elle n’aurait jamais pu…

    Mensonge. En vérité, Eden était bien plus à blâmer qu’Olive. Celle-ci avait une raison pour garder le silence ; car en tant que sang-pur, si une autre famille l’apprenait, elle pourrait vouloir utiliser le chantage, ou alors tourner le dos aux Hornby. Et ce serait catastrophique pour les parents d’Olive, ce qui expliquait encore pourquoi cette dernière ne voulait pas qu’elle leur en parle. Bien entendu, l’idée n’avait même pas traversé l’esprit d’Eden. S’il y avait bien une chose qu’elle savait faire à merveille ; surtout depuis les derniers mois ; c’était de rester silencieuse telle une tombe. Avec elle, les secrets d’Olive seraient bien gardés. Car après tout, elle arrivait à dissimuler à Arthur qu’elle ne l’aimait pas ainsi qu’à tous les autres.

    Un violent sentiment de culpabilité apparut, plus présent qu’il ne l’avait jamais été. Qu’elle était égoïste de se sentir trahie par Olive alors que c’était elle qui en cachait et en faisait souffrir le plus. Eden se sentait mal, maintenant. Enfin, elle se sentait déjà mal au tout début de cette conversation ; avant même la révélation choc de la maladie. Mais maintenant qu’elle était la seule qui dissimulait quelque chose, elle était tentée de… Non, c’était impossible. Déjà, parce que le moment était mal choisit. Olive était bouleversée, et elle tout autant, alors ses pensées devaient être guidée par l’émotion. Et puis elle adorait Olive, vraiment, et elle avait confiance en elle… Mais c’était sa cousine qui était en jeu. Et l’amitié ne pesait rien contre les liens familiaux. La jeune Serdaigle en savait quelque chose.

    Tentant tant bien que mal de dissimuler son trouble (Olive en avait déjà assez comme ça), Eden détourna le regard de sa camarade, découvrant l’intérêt que pouvait avoir une porte dans une telle situation.

    La demoiselle sentit un pincement au cœur lorsqu’Olive la congédia assez… brutalement disons. Elle aurait aimé rester aux côtés de la brune pour la réconforter (même si pour le moment cela n’avait pas grand effet), ou juste pour se réconforter elle-même… Mais Olive avait sans doute raison, elle avait besoin d’être seule pour faire une remise au point. Malgré tout, la Serdaigle n’avait pas la moindre envie de quitter la demeure Hornby si c’était pour retourner dans son manoir glacial et sans âme, affrontant la neige pour y arriver… Mais Olive semblait décidée à la faire partir, et Eden lui offrit un faible sourire (plutôt semblable à une grimace).

    « Je comprends… Enfin je crois. Je ferais mieux de rentrer de toute façon, il commence à se faire tard. Hm… Merci de t’être confiée à moi aujourd’hui. Je suis heureuse que tu me trouves digne de confiance, je ne te décevrais pas. » dit-elle d’une voix peut-être légèrement faible. Elle n’avait vraiment pas envie de s’en aller. Ni de laisser Olive seule. Encore moins d'être seule. C'était peut-être ça, la véritable raison, elle n'était pas blanche comme neige après tout.

    Après une dernière poussée sur la main d’Olive, Eden se leva, étirant ses muscles endoloris (heureusement que personne n’était là pour voir), avant d’aller ouvrir la porte ; permettant à Eustache de s’engouffrer dans l’ouverture. Se penchant, la jeune demoiselle kidnappa le matou mécontent.

    « A bientôt Eustache. Passez de bonnes vacances et… Nous reparlerons à la rentrée Olive. »

    Eden sortit donc de la chambre non sans oublier de bien refermer la porte derrière elle ; avec en tête de quoi passer de nombreuses nuits blanches à l'avenir.



    FIN

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