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 (FB) La chute | Robin

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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMar 23 Mar - 11:59

La chuteRobin & Rafa

Poudlard, décembre 1938.
Depuis plusieurs jours, la neige a fait place à un temps sec, glacial. Le vent balaie en rafales le parc de l’école, décourageant une grande partie des élèves de quitter la chaleur du château. Seuls quelques courageux, ou quelques désespérés, se risquent à aller se promener dehors, soigneusement emmitouflés.

Rafael O’Riordan, élève de sixième année à Poufsouffle, est de ceux-là. Il s’est levé tôt avec la vague intention de faire ses devoirs, mais après le petit déjeuner, il a préféré persévérer dans sa ligne de conduite habituelle, qui consiste à en faire le moins possible. Depuis le début de l’année, il a complètement abandonné son travail scolaire. Il avait l’espoir, en fin de cinquième année, de ne plus retourner à Poudlard, mais sa mère a insisté pour qu’il termine ses études. Alors il est revenu dans cette école qu’il n’aime pas, et tout a recommencé. Une petite bande d’idiots s’amuse à lui pourrir la vie, et ils ont sans cesse de nouvelles idées. Leur méchanceté est attisée par le fait que Rafa ne s’avoue pas vaincu ; malgré son désarroi, il met un point d’honneur à ne pas céder et à afficher fièrement son statut de sang-de-bourbe. Il se promène d’ailleurs vêtu d’un manteau moldu, et non d’une cape, et sa seule concession à la mode sorcière est son écharpe aux couleurs de Poufsouffle.

Lentement, plongé dans des pensées qui n’ont rien de drôle, il arpente le bord du lac, sans faire trop attention à ce qui l’entoure. S’il les avait vus avant, il aurait probablement emprunté un autre trajet, mais il n’a pas été suffisamment attentif, et il vient presque buter sur le petit groupe. Eux l’avaient repéré ; aussitôt, ils commencent à l’interpeller, sur sa tenue tout d’abord, puis sur cette fille, sur cette sang-pur à laquelle il a eu la mauvaise idée de faire un brin de gringue. Il répond sur un ton bravache, et avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrive, le voilà qui se retrouve à l’eau, tout habillé, transi de froid. Plusieurs fois, des sorts le renvoient à la baille alors qu’il essaie de regagner la berge, jusqu’au moment où le meneur de la bande estime qu’il en a eu assez. Ils le laissent se hisser sur la rive, tremblant violemment de froid, et viennent vérifier :


-Alors, sang-de-bourbe, tu as fini par comprendre où est ta place ?

Il ne répond pas, trop frigorifié, et c’est le début des coups, et des sorts, jusqu’à ce qu’il cède. Jamais il n’avait eu à subir une telle violence, et jamais il n’a eu aussi peur. Lorsqu’ils s’éloignent enfin, ils l’ont forcé à reconnaître à haute voix qu’il est indigne d’être un sorcier, à démissionner de l’équipe de Quidditch de Poufsouffle, et l’ont averti que s’il ne baissait pas les yeux, désormais, en les croisant, ils finiraient le travail.

Pleurant de rage, d’humiliation, et gelé de la tête aux pieds, Rafa reste là, désemparé, un long moment. L’idée d’utiliser sa baguette pour se sécher ne lui vient même pas. Finalement, il se décide à regagner le château, en faisant bien attention de ne pas retomber sur eux. Il s’en veut tellement d’avoir courbé l’échine qu’il donne, chemin faisant, un magistral coup de poing à un arbre innocent ; le geste, loin de soulager sa rage, le fait crier de douleur. Ses doigts gelés ont craqué sous le choc, et il les observe en se demandant si quelque chose est cassé. Difficile de se rendre compte, puisqu’il a déjà le bout des doigts bleu à cause du froid. Les larmes, incontrôlables, perlent à nouveau à ses yeux. Heureusement, il n’y a personne, dans le secteur, pour le voir.


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Robin Hammond
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMar 23 Mar - 16:46

❝Rafa & Robin ❞La chuteIl fait littéralement glacial à Poudlard. Un froid polaire s’est abattu sur l’Ecosse au grand déplaisir de la plupart des occupants du château. Les Poufsouffles se sont d’ailleurs inspirés en masse de l’animal qui représente leur maison et on prit le parti d’hiberner dans leur salle commune qui fait office de tanière. Idéalement situé, non loin des cuisines de Poudlard, il y fait toujours chaud et l’atmosphère est particulièrement conviviale. La seule ombre au tableau ? La salle commune des Serpentard qui n’est pas très loin. Il arrive souvent de tomber sur des vert et argent mal luné en quête d’une tête de turc à martyriser. Une tendance qui s’est accentuée depuis le dernier match de quidditch ayant opposé les deux maisons. Une fois n’est pas coutume, ce sont des Poufsouffle particulièrement en forme qui ont écrasé leurs adversaires. Le score, 50 sur 280 ne laissait aucun doute sur l’écart entre les deux équipes et l’humiliation fut particulièrement mal prise de la part de la maison rivale. Robin, douze ans, était au première loge pour y assister.

Le quidditch, c’est une affaire de famille. On le pratique depuis plusieurs générations et c’est ce qui a poussé son père, Setor, et son meilleur ami, Jeremy Avery à fonder A&H, une compagnie produisant des balais de compétition. Biberonnée par le Quidditch, Robin s’est rapidement prise, au même titre que son frère et sa sœur, d’un amour délirant pour le sport. Quelle ne fut pas sa déception d’apprendre que non, les première années n’avait pas la possibilité de postuler dans l’équipe de leur maison. Qu’à cela ne tienne, elle assiste à tous les matchs et l’année suivante, elle postule lorsqu’un poste de remplaçant se libère au sein de l’équipe. Quoiqu’elle n’ait pas encore eu l’occasion de monter sur le terrain, elle s’entraîne avec la même assiduité que les autres et regarde ses aînés avec des yeux remplis d’admiration. Dont un en particulier : Rafael O’Riordan.

Il faut dire qu’il a de quoi attirer l'œil avec ses vêtements étranges et son côté grande gueule. A peine rentrée dans l’adolescence, la jeune fille vit ses premiers émois amoureux et c’est sur son coéquipier qu’elle a jeté son dévolu. Amy comme Ashton n’ont pas manqué de rire de leur cadette lorsqu’ils ont appris, regrettant tous deux d’être trop âgé que pour pouvoir jeter un œil  à celui qui occupe les pensées de leur sœur. En attendant, elle fait preuve d’une timidité qui ne lui ressemble pas et osant à peine lui adresser la parole, elle le regarde de loin sachant qu’elle est bien trop jeune pour qu’il la remarque.

A ce titre, les entraînements sont l’endroit privilégié pour le regarder. C’est même sa mission, puisqu’elle est la remplaçante officielle de Rafael si jamais celui-ci venait à tomber malade. Une excuse toute trouvée pour l’admirer et dont elle ne pourra pas profiter cette semaine. Condition climatique oblige, les entraînements ont été reportés. Quoique la jeune fille en soit contrariée, elle a décidé, avec son optimisme habituel, de faire contre mauvaise fortune bon coeur et de profiter du manteau de neige qui recouvre le parc pour se détendre. Robin a bien essayé de tirer certaines de ses amies dehors, mais sagement, celles-ci ont décidé de rester au coin du feu pour disputer une partie d’échec.

Dehors, le parc semble vide où du moins, le pense-t-elle jusqu’à ce qu’un cris brise le silence presque religieux qui l’entoure. Surprise, elle sursaute, mais tourne la tête en direction du bruit. Non loin d’elle, une silhouette qu’elle reconnaît sans mal et trempée de la tête au pied en plus de ça. Intriguée, elle court dans sa direction, trébuche et se relève pour finalement atteindre son camarade.

- Rafael ?, dit-elle timidement.

Elle l’observe un instant stupéfaite. Il n’a quand même pas plongé dans le lac par un temps pareil, si ?

- Tu es trempé, s'exclame-t-elle. Tu dois mourir de froid attend, prend ça, dit-elle en détachant sa propre cape qu’elle tend à l’adolescent.

La situation la rend bavarde, ce qui n’est peut-être pas pour un mieux :

- Viens, on devrait retourner dans la salle commune pour te réchauffer. Quoique, attends ! On a appris un sort en cours la semaine passée, je suis sûre que je peux le faire, déclare-t-elle avec enthousiasme avant de sortir sa baguette.

Pleine de bonne volonté, elle lance le sort et ne le réussit qu’à moitié, séchant une partie, mais pas l’ensemble. Un peu penaude, elle s’excuse :

-Désolé, on vient de l’apprendre, je ne le maîtrise pas vraiment.

Son échec ne la préoccupe pas longtemps. Maintenant qu’elle le regarde, il lui semble que Rafa n’a pas juste l’air trempé, mais aussi particulièrement mal en point. Si elle n’avait pas peur de se tromper, elle jurerait qu’il était en train de pleurer. Timidement, elle demande :

- Est-ce que .. ça va ?
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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMer 24 Mar - 12:16

La chuteRobin & Rafa


Évidemment, taper comme un sourd contre un tronc d’arbre n’était pas une bonne idée, mais il fallait bien que Rafael trouve une façon de se punir pour sa lâcheté. Il éprouve une honte comme jamais il n’en a ressenti. Pas de ce qu’il est, quoi qu’en disent ces imbéciles ; il n’a pas honte d’être un enfant de Moldus, et même d’être un Moldu lui-même, car il se sent de moins en moins sorcier. Il sait désormais qu’il ne veut pas vivre parmi ces gens, puisque certains essaieront toujours de le rabaisser à cause de ses origines. Au moins, chez les Moldus, il sera comme tout le monde. Pas forcément le mieux loti - pauvre, irlandais, ça fait déjà deux handicaps - mais personne ne lui reprochera d’avoir le sang sale.

C’est de sa faiblesse qu’il a honte, ou du moins de ce qu’il perçoit comme étant de la faiblesse, car un observateur objectif lui ferait remarquer qu’il était seul face à une demi-douzaine. Il aurait fallu être un surhomme pour sortir vainqueur de la confrontation. Oui, mais j’ai cédé. J’ai demandé pardon pour avoir dragué cette fille. J’ai reconnu que j’étais une sous-merde, donc j’en suis une. Maintenant, c’est fini. Rafa est un grand lecteur d’Alexandre Dumas, et sa conception de l’honneur à la d’Artagnan s’accommode mal de ce qu’il vient de vivre. Courber l’échine face à ces salauds, c’est le déshonneur. Il ne pourra plus se regarder dans le miroir. C’est cela qu’il a voulu expier en cognant cet arbre, et maintenant, il tient son poing droit dans sa main gauche en jurant entre ses dents. Le seule résultat tangible de cet exploit est que maintenant, il a mal, et qu’en plus de se sentir minable, il se sent idiot.

Et pour ne rien arranger, quelqu’un se trouvait à proximité - et l’une des dernières personnes que Rafa aurait voulu voir : une élève de sa maison, remplaçante dans l’équipe de Quidditch. Il aurait tellement préféré, quitte à tomber sur quelqu’un, que ce soit un parfait inconnu… Et la voilà qui, sans le savoir, ajoute à son sentiment de honte en lui donnant sa propre cape. Rafael est gelé jusqu’à l’os, mais il refuse le vêtement, d’un geste :

-Non, ça va, garde ta cape, c’est pas la peine qu’on soit deux à avoir froid, hein.

Il a un mouvement instinctif de recul quand la gamine lève sa baguette pour lancer un sort. Ah oui, tiens, ça existe, un sort pour se sécher, et il le connaît. Mais il n’y a même pas pensé, tant la magie devient quelque chose d’étranger à ses yeux. Cependant, il se dit qu’il peut faire un effort, et le voilà qui extirpe sa baguette magique de sa poche et lance le même sort sur lui-même, avec un peu plus de succès que sa camarade. Il continue cependant d’avoir très froid, notamment au bout des doigts, mais il essaie de sourire à Robin :


-Bon, tu vois, ça va mieux, y a pas à s’inquiéter..


Il aimerait partir, maintenant, mais elle s’est rendu compte de quelque chose, et elle lui demande si ça va. D’un ton bourru, il répond :

-Ouais, ouais, ça va. Suis tombé à l’eau. Rien de grave.

Sa voix encore étranglée dément ses propos, mais il n’a pas l’intention d’en dire davantage. Alors, pour changer de sujet, il lance :

-Tiens, bonne nouvelle pour toi, d’ailleurs. Tu passes titulaire dans l’équipe. Félicitations.

Elle semble stupéfaite, ce qui incite Rafa à expliquer :

-Ouais, je me retire. J’ai plus tellement envie de jouer. J’annoncerai ça aux autres tout à l’heure, mais comme t’es là, ça tombe bien, finalement, puisque t’es la première concernée.



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Robin Hammond
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMer 24 Mar - 22:26

❝Rafa & Robin ❞La chuteIl ne faut pas être Merlin pour comprendre que quelque chose ne va pas. Même par défi, devant des amis, ils sont peu ceux qui iraient se jeter dans le lac par un temps pareil. C’est une attitude de Gryffondor, dirait ses camarades. Les Poufsouffles, s’ils ne manquent pas de courage, ne sont pas inconscients et le lac à cette période de l’année, c’est un coup à se retrouver à l’infirmerie. Ajoutons à ça la mine sombre de Rafael et sa main qui semble avoir vu des jours meilleurs et vous aurez le tableau d’un jour d’hiver qui cloche.

- Oh non, prend-là, je n’ai pas froid, insiste l’enfant.

Elle ment comme une arracheuse de dent et ne trompe personne. Même dans son épaisse robe de sorcière, Robin sent la morsure du vent lorsqu’elle ôte son vêtement, mais elle n’en a que faire tant elle veut rendre service. Puisqu’il s’évertue à la refuser - à la réflexion vu leur différence de taille, ça ne l'aidera probablement pas - une idée lumineuse lui vient : un sort !

La baguette se lève, le sort est prononcé et l’effet n’est pas à la hauteur de ses espérances. Robin rougit de honte. Pourtant, elle n’a pas de quoi, c’est un sort qu’ils viennent d’apprendre. Il est bien normal qu’elle ne le maîtrise pas, mais voilà, elle aurait voulu impressionner Rafa et il semble qu’elle fait absolument tout de travers. Il finit par essayer lui-même et le résultat est plus probant même s’il n’est pas parfait.

- T’es sûr ?, demande-t-elle quand il lui affirme aller mieux. Elle regarde sa main, un peu septique et ajoute : Parce que ta main est quand même vraiment rouge. On devrait mettre un truc dessus, non ?

Presque triomphante, elle sort de ses poches un espèce de petit coussin enchanté que sa sœur lui a donné.

- Tiens, prend ça, c’est pour réchauffer les mains. Sans gants tu dois geler !

En réalité, de la neige serait plus indiqué, mais Robbie ne peut pas deviner que, furieux, l’adolescent n’a rien trouvé de mieux que de se battre avec un arbre. Le résultat fut sans appel 1 - 0 pour l’arbre. Un échec cuisant pour Rafa qui n’avait décidément pas besoin de ça, pas plus que d’une gamine énamourée. Il faut dire qu’elle le couve du regard, ses grands yeux vert remplis d’admiration et ce  malgré l’état peu glorieux du Poufsouffle. Ca aurait de quoi déconcerter ou agacer, mais il est peu probable que le jeune homme se rende compte de quoique ce soit vu son état. Si elle est amoureuse, Robin n’est pas idiote pour autant et elle ne peut s'empêcher d'afficher un air sceptique lorsqu’il affirme être tombé dans l’eau. Évidemment, elle n’oserait pas le contredire, mais quelque chose cloche, elle en est certaine. Elle s’apprête à poser une question quand la suite la laisse bouche bée. Il lui faut un instant pour se reprendre, puis les larmes lui viennent aux yeux, loin d’être des larmes de joie, c’est comme si elle avait le cœur brisé.

- Hors de question, proteste-t-elle avec une fermeté surprenante. Tu ne peux pas quitter l’équipe enfin.

Elle hésite un moment, puis se lance dans une série d’arguments tous plus décousus les uns que les autres.

- Comment veux- tu veux qu’on gagne sans toi ? J’ai à peine quelques mois d'entraînement, je ne serais jamais à ton niveau ! Et puis je n’ai pas eu l’occasion de te voir beaucoup jouer, il me faut plus de temps pour te remplacer.

Il y a presque de la panique parce qu’elle se rend bien compte que tout ça est un peu faiblard et que si son coéquipier veut partir, il n’y a pas grand chose qu’elle peut faire pour l’en empêcher. Finalement, un peu comme quand elle s’oppose à son frère, elle finit par déclarer avec aplomb :

- Tu ne peux pas, c’est tout.

Les bras croisés sur sa poitrine naissante, ses joues rougies par le froid et les larmes aux yeux, c’est qu’elle en deviendrait presque comique.

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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeDim 28 Mar - 22:20

La chuteRobin & Rafa


S’il faut être honnête, Rafael n’espère qu’une chose : que Robin s’en aille, qu’elle le laisse seul, qu’elle ne l’oblige pas à parler. Il pourrait certainement faire déguerpir la gamine en deux temps et trois mouvements, en lui gueulant dessus, ou, si nécessaire, en lui servant quelques vacheries bien senties ; c’est le seul art qu’il maîtrise à la perfection, mais il ne se sent pas autorisé à en faire usage contre sa camarade. Pas après ce qui vient de lui arriver, et pas contre quelqu’un qui essaie de l’aider. On commence par rabrouer les mioches gentils mais un peu collants, et on finit par se croire supérieur au reste du monde, et on se met à jeter les gens dans les lacs en plein hiver. L’enchaînement lui semble parfaitement logique, alors, comme il ne veut surtout pas ressembler à cette bande de petits cons, il prend son mal en patience avec Robin. C’est incroyable comme ça peut être pénible, les gens serviables, quand on n’a envie que de solitude. Passablement interloqué, Rafa se demande pourquoi la petite s’accroche comme ça. Il n’est pas spécialement aimable, et il ne voit pas ce qu’elle pourrait bien lui trouver d’autre. Il a refusé toute aide, avec constance ; ce n’est même pas pour être désagréable, mais par réflexe, pour ne rien devoir à personne, même pas à une élève de sa propre maison. Et il continue, en enfonçant sa main blessée dans sa poche (ouille) et en assurant que non, ce n’est rien, que ça va. Mais Robin ne s’avoue pas vaincue. Bien décidée à aider son camarade, elle abat une nouvelle carte ; elle sort de sa poche un petit coussin, et cette fois, Rafa accepte. C’est qu’il est gelé jusqu’au trognon, et qu’un peu de chaleur ne sera pas de trop. Il n’a pas réussi à sécher complètement ses vêtements ; il a l’impression qu’il va se congeler sur place, alors lorsqu’il prend dans ses mains le petit coussin enchanté de Robin, c’est une sensation de soulagement assez merveilleuse. Il remercie sa camarade avec reconnaissance ; il lui semble revivre, avec les mains au chaud. Cela le ramène à la réalité ; il se dit qu’il devrait rentrer au château, aller boire un chocolat brûlant, et se coller devant la cheminée de la salle commune… et puis il doit bien s’avouer qu’il a peur de le faire, parce que la salle commune des Serpentard n’est pas loin, et qu’il craint de retrouver cette petite bande d’enfoirés. Mieux vaut attendre l’heure du déjeuner, songe-t-il, la tête basse. Ils seront occupés à se goinfrer et il pourra passer sans être vu.

Tout à ses pensées, il ne voit pas que la demoiselle le dévore littéralement du regard. De toute façon, s’il s’en rendait compte, il ne comprendrait probablement pas ce que cela signifie ; il penserait qu’elle s’inquiète, tout simplement. Et surtout, il serait affreusement gêné que quelqu’un le regarde avec autant d’intérêt. Il a tellement envie de disparaître… Mais Robin semble avoir reçu pour mission de le contrarier. Elle s’accroche, le force à parler, et, quand il croit lui faire plaisir en lui annonçant qu’elle récupère sa place dans l’équipe, elle n’est encore pas d’accord. Rafael, stupéfait, remarque que des larmes sont montées aux yeux de sa camarade. Maladroitement, il lui tapote l’épaule :


-Ben… tu vas pas pleurer pour ça, si ? C’est pas grave, tu sais. Vous vous en sortirez très bien sans moi. Faut pas croire que j’ai un si bon niveau que ça.

Son truc, à Rafa, c’est qu’il n’hésite pas à jouer rugueux, à aller au contact, voire à la baston. Forcément, c’est efficace, surtout contre Serpentard où il a laissé parler sa haine. Mais il n’a plus envie de cela, et de toute façon, les autres lui ont promis que, s’ils le revoyaient sur le terrain, ils allaient devenir vraiment méchants. Et Rafael n’est pas suffisamment tête brûlée pour les défier, pas maintenant, pas avec ce qu’il vient de prendre. D’une voix douce, il essaie de faire entendre raison à Robin :

-Si, je peux. Tu comptes faire quoi ? Me forcer à jouer ? Je ne veux plus faire partie de l’équipe. De toute façon, je suis trop souvent collé pour pouvoir rester.

À force de ne pas faire ses devoirs, c’est vrai qu’il passe du temps en retenue. Paradoxalement, il ne s’y sent pas si mal que ça ; puni dans le bureau d’un prof, on ne risque pas de faire de mauvaises rencontres. Il sourit, reprend :

-Je t’ai assez vue jouer pour savoir que tu t’en tireras très bien. D’ailleurs, au dernier entraînement, tu as marqué plus de buts que moi, pas vrai ?

Il frissonne, pense encore à l’accueillante salle commune de Poufsouffle et au chocolat chaud. L’heure du déjeuner ne doit plus être si loin, non ?


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Robin Hammond
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeLun 29 Mar - 12:25

❝Rafa & Robin ❞La chuteRobin est généralement quelqu’un de facile à vivre. Du haut de ses douze ans, elle a toujours parfaitement compris quand elle devient indésirable et elle sait s'effacer en temps voulu. Après tout, pourquoi voudrait-elle rester là où on ne veut pas d’elle ? En toute logique, une fois son petit coussin magique gracieusement donné, elle devrait donc tourner les talons. L’adolescente sent bien que Rafael, même s’il tente de faire bonne figure, n’est pas dans son assiette. S’il ne l’empêche pas de rester, il ne semble pas apprécié sa compagnie pour autant. Un sentiment peut-être exacerbé par le froid qu’il doit ressentir puisque, s’il n’est plus vraiment trempé, il n’est pas sec pour autant. Tout ça, la jeune Poufsouffle le devine, mais elle est bien incapable de faire preuve de son bon sens habituel et de partir. Pire, elle se trouve des excuses pour rester et finalement, c’est Rafa lui-même qui donne le coup de grâce.

Partir de l’équipe, non, impossible !, songe-t-elle sans vraiment réfléchir. Après tout, s’il ne veut plus défendre les couleurs de sa maison, c’est bien son droit. Rien n’a jamais forcé personne à rester dans une équipe et Robin est bien placé pour savoir qu’un joueur qui n’a plus envie n’est bon à rien sur le terrain. Elle a vu bien assez de match pour ça. Partiale à l’égard du jeune homme, elle le trouve trop bon joueur pour abandonner et si elle est honnête, elle déteste l’idée de ne plus avoir l’opportunité de le fréquenter aussi librement que sur le terrain de Quidditch. Consciente de son âge, elle sait qu’un “grand” de sixième année baisse rarement les yeux vers les deuxième. Honteuse d’avoir montré les larmes, elle renifle et répond avec mauvaise foi :

- Je ne pleure pas, il y a juste trop de vent ! Et puis, tu as un super bon niveau. Je suis sûre que tu pourrais jouer dans une équipe si tu veux.

Peut-être, peut-être pas. Au Quidditch tout n’est pas une question de talent. C’est plutôt du travail acharné et de la volonté. En particulier à un poste comme poursuiveur qui ne demande pas les mêmes capacités physiques qu’attrapeur ou batteur. Quoiqu’il en soit, elle sent bien que ses arguments sont décousus et qu’elle n’arrivera à rien. Comment pourrait-elle convaincre un garçon avec qui elle n’a jamais eu de contact en dehors de l’équipe et pour qui son avis n’a probablement pas de poids. Boudeuse, mais également triste parce qu’elle sait qu’elle perd la partie, elle réplique à voix basse un “Pourquoi pas !” quand il lui demande si elle compte le forcer à jouer. Un peu plus haut, elle ajoute :

- On est une équipe, c’est pas grave si t’es collé.

Néanmoins, l’argument est faible et Robin comprend qu’elle n’arrivera à rien. L’adolescente n’est pas du genre à s’acharner et de mauvaise grâce, elle concède :

- Oui, c’est possible, je devrais faire le poids contre Serdaigle, je suppose.

Le sol, soudainement semble plus intéressant et morose, elle songe que le match contre les bleu et bronze perd de son intérêt. De toute façon, cette année, Serdaigle n’est pas un concurrent sérieux et c’est probablement l’équipe la plus faible de la saison. Rien d’un challenge donc. Assez égoïstement, la voilà triste parce que son idole du moment ne joue plus avec eux. Un comportement d’enfant gâté que Robbie n’a pas l’habitude d’adopter et ce constat la remplit un peu d’effrois. Elle n’a pensé qu’à elle-même alors qu’il est probable que Rafa ait ses propres raisons pour vouloir arrêter de jouer. Soudain, elle se sent rougir, mais de honte devant son propre égoïsme.

- Désolé, déclare-t-elle sans le regarder. J’ai trop insisté, hein ? C’est juste que j’ai été surprise. Prise d’une inspiration, elle le prend par le bras et l’entraine vers le château. Viens, je t’offre un chocolat chaud. Tu ressembles à un chat mouillé, je crois que ça ne te ferra pas de mal. Et puis comme ça tu me donneras tes trucs et astuces pour le prochain match.

Une façon de se faire pardonner pour avoir trop insisté, mais également de profiter une dernière fois de la présence de Rafa à qui, elle le sait, elle n’aura plus l’occasion de parler comme ça. Sans lâcher le bras de son aîné, elle l'entraîne d’un pas sûr vers les cuisines où elle sait que les elfes lui font toujours bon accueil.

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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMer 31 Mar - 16:27

La chuteRobin & Rafa


Elle est quand même mignonne, cette môme, avec sa façon de vouloir jouer à la fois à l’infirmière et au coach. Le choc de la rencontre avec les Serpentard commence à se dissiper, et Rafael se trouve moins tendu, moins sur la défensive, prêt à découvrir sa camarade. Il la connaît, en théorie ; Robin Hammond, deuxième année, poursuiveuse remplaçante. Mais c’est bien tout ce qu’il sait d’elle. Ils n’ont jamais échangé plus de deux phrases qui ne concernaient pas directement leurs entraînements de Quidditch. Rafa n’est pas des plus sociables, surtout pour un Poufsouffle. D’ordinaire, la maison est réputée pour sa convivialité ; mais O’Riordan est de plus en plus renfermé, de plus en plus solitaire, aux antipodes du gamin joyeux qu’il était à son arrivée à l’école. Beaucoup ont mis ce changement sur le compte d’un mauvais caractère naturel, ou de l’adolescence ; personne ne semble avoir réalisé qu’il était surtout profondément malheureux dans cette école. Le Quidditch restait une de ses dernières soupapes de décompression, et surtout, c’était à peu près sa seule occasion de se sentir appartenir à sa maison. Il a fallu que les autres lui retirent ce plaisir. Il n’a guère d’amis - comment ne pas être découragé par son mutisme, par son peu d’intérêt pour les autres ? - et il regrette d’autant plus ses copains de Dublin qu’il se sait incapable de s’intégrer parmi ses camarades sorciers.

La gentillesse de la petite Robin le déconcerte, et le touche aussi. Bien sûr, il préférerait être seul, mais il ne peut s’empêcher de trouver agréable que quelqu’un s’inquiète de son sort. C’est qu’il n’en a plus guère l’habitude, tant il a découragé toutes les bonnes volontés. À force de rembarrer tous ceux qui vous demandent si ça va, les gens finissent par vous tourner le dos. Rafa a beau dire qu’il se contrefout de l’amitié des sorciers, la solitude lui pèse parfois. Il a un sourire, son premier vrai sourire depuis un moment, en entendant Robin accuser le vent de lui faire venir les larmes aux yeux. Oui, moi aussi, c’est le froid, pense-t-il, sans oser le dire. La gamine continue d’argumenter pour qu’il revienne sur sa décision de quitter l’équipe, alors il finit par murmurer, sans méchanceté :


-Tu feras parfaitement le poids. N’insiste pas, s’il te plaît.


Elle ne peut pas savoir qu’elle retourne le couteau dans la plaie à chaque mot, mais elle comprend qu’elle plaide dans le vide. Rafael lui est reconnaissant d’abandonner la partie, et il se laisse entraîner vers le château, sans vraiment penser à son appréhension de retomber sur les Serpentard de tout à l’heure. C’est que le froid devient vraiment insupportable, et la perspective d’un bon chocolat est vraiment alléchante. Tout en marchant, cependant, sa méfiance revient, et il balaye les alentours d’un regard attentif, histoire de ne pas aller se jeter dans la gueule du loup. La présence de Robin ne suffira certainement pas à décourager cette bande de petits cons, mieux vaut faire attention. Mais le parc est désert à présent, à croire qu’il n’y a plus qu’eux deux dehors. Rafa finit par dégager doucement son bras, en remarquant :

-Tu m’invites à prendre un chocolat, hein ? On dirait vraiment que tu m’emmènes au pub du coin, quand tu dis ça.

Il se sent un peu bizarre, à la fois certain de ne pas être à sa place et content que quelqu’un - même une mioche, finalement - fasse attention à lui. Tout en marchant, il lâche, un peu bourru :

-Mes trucs et astuces pour le prochain match, je veux pas te décevoir, mais ça va être vite vu. T’as l’air de me prendre pour un grand joueur, mais c’est pas vraiment le cas, tu sais. Tu joues largement aussi bien que moi, probablement mieux, t’as pas besoin de conseils.


Et puis, quand même, il révèle sa plus importante règle de conduite, fruit de ses années sur le terrain mais surtout de son expérience hors Quidditch :

-Là, c’est Serdaigle, c’est pas pareil. Mais quand tu joueras Serpentard, y a juste un truc à savoir : faut cogner en premier, toujours. Si c’est pas toi qui leur rentres dans le lard, c’est eux qui le feront.

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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeJeu 1 Avr - 12:14

❝Rafa & Robin ❞La chuteOui, elle fera le poids. Robin s’en doute. Douter d’elle-même ? Non, ça ne lui ressemble pas. Un peu comme si ce n’était pas inscrit dans son code génétique. Si elle se remet facilement en question, elle n’a pas l’habitude de douter de ses capacités, ni de ce qu’elle vaut pour autant. Il faut dire - et elle est encore trop jeune pour s’en rendre compte - qu’elle a la chance d’être née dans une famille où on l’a toujours valorisée, encouragée et aidée à développer ses compétences. Une chance que beaucoup d’enfants, à commencer par Rafael, n’ont pas. Alors, oui, elle ne doute pas qu’elle pourra remplacer son camarade, même si, modeste, elle se dit qu’elle ne sera pas à sa hauteur; mais ce n’est pas ça qui la tracasse. Après tout, si elle proteste, c’est simplement parce qu’elle ne veut pas le voir partir. Finalement, Robbie se rend rapidement compte qu’elle n’obtiendra pas gain de cause alors elle suit le conseil qu’on lui donne et n'insiste pas. Rafa n’a déjà pas l’air à son aise, il ne manquerait plus qu’elle le contrarie et c’est bien la dernière chose que la jeune fille veut faire.

C’est tout l’inverse en réalité. Il a l’air tellement mal et triste qu’elle ne peut pas s’empêcher d’avoir envie de faire quelque chose pour lui remonter le moral. De l’avis de Robin, quand on est triste, on mange ! Il n’y a pas meilleur remède qu’un bon feu bien chaud, une atmosphère chaleureuse et de la nourriture à ne plus savoir qu’en faire pour se sentir un peu mieux. C’est dans cette optique qu’elle traîne, de façon presque autoritaire (pour autant qu’on puisse l’être à 12 ans du haut de son mètre quarante), Rafa en direction des cuisines sans voir son air un peu inquiet qui scanne les environs. Ce n’est que quand il retire son bras qu’elle s’arrête et se tourne vers lui. Une légère rougeur se marque sur les joues de l’enfant tandis qu’elle répond :

- C’est juste un chocolat parce que Ashton a dit que je n’avais pas encore l’âge pour les bière au beurre, mais il paraît que ça réchauffe drôlement aussi ! C’est mon grand frère, précise-t-elle pour le Poufsouffle qui ne doit pas connaître son aîné sorti de Poudlard avant même qu’elle n’y entre.

Dans le fond, c’est presque une victoire pour l’adolescente et Robin devrait être contente de voir que Rafa n’a pas refusé de la suivre aux cuisines. De mémoire, ils ne sont jamais resté aussi longtemps ensemble et la jeune fille doute que ça se reproduise. A la fois contente et triste, elle tente de profiter du moment autant qu’elle peut, mais sans arriver à s’enlever de la tête que c’est probablement la dernière fois qu’ils se parlent ainsi. D’une oreille attentive, elle écoute les conseils que son aîné lui donne et devient pivoine à la mention des compliments auxquels elle proteste d’un faible : “Mais non, c’est pas vrai”. Du reste, l’idée de frapper en premier la désarçonne un peu.

- Mais, je ne frappe pas, moi ! T’as vu mon gabarit ? Qui veux-tu que je frappe avec cette taille là ? Puis c’est pour les batteurs ça …

Un peu effarée, elle se demande dans quel monde elle vient de tomber. Pour elle, les bagarres, c’est bon pour les imbéciles. Certes, le Quidditch est un sport de contact, mais elle ne comprend pas encore que si elle n’a jamais eu de problème, c’est bien parce qu’elle est sang-mêlé et qu’on ne fait pas chier la fille d’un des propriétaires d’une grosse entreprise sorcière.

Ils arrivent enfin là où Robin voulait l’emmener et l’adolescente trouve rapidement la poire à chatouiller. Le passage s’ouvre pour laisser passer les deux enfants et lorsqu’elle arrive Robin est directement accueillie par un :

- Miss Robin, mais vous êtes passée ce matin.

Une fois encore, le rouge lui monte aux joues et elle songe qu’elle n’a jamais eu autant honte aujourd’hui. D’un air presque de défi, elle se tourne vers Rafa et se justifie :

- J’ai souvent faim.

Il y a comme un “et alors” qui traîne, mais Robbie n’oserait pas et puis elle sait que Rafa n’est pas du genre à être méchant sinon elle ne l’aimerait pas autant. Après avoir demandé deux chocolats chauds et de quoi manger, elle grimpe à une table de la cuisine et fait signe à Rafa de faire de même. Il y a comme un silence pendant qu’ils se réchauffent tout les deux après le froid du parc et finalement elle demande :

- Tu es déjà venu ? C’est ma sœur qui m’a dit où se trouvait le passage. Tu as des frères et sœurs toi ?, demande-t-elle un peu curieuse de ce grand type un peu taiseux dont elle ne sait pas tant de chose que ça finalement.

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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeDim 4 Avr - 20:03

La chuteRobin & Rafa


Pour le plus grand soulagement de Rafael, la fine équipe de Serpentard n’est nulle part en embuscade, et ils arrivent au château sans avoir fait la moindre rencontre, bonne ou mauvaise. La grande salle est encore silencieuse, signe que l’heure du déjeuner n’est pas imminente ; on croise de-ci, de-là quelques élèves et quelques professeurs, mais personne qui fasse attention aux deux Poufsouffle qui semblent regagner leur salle commune. Même dans le couloir des sous-sols, la chance est avec eux ; ils ne tombent que sur de minuscules Serpentard, des première année qui ne risquent pas de s’en prendre à eux. Les grands abrutis qui ont fichu Rafa à l’eau ont dû aller se trouver d’autres victimes - après tout, c’est leur principale occupation. Rares sont les élèves nés-moldus qui n’ont pas eu à subir, un jour ou l’autre, leurs brimades, et ceux qui ont eu la mauvaise idée de répliquer, comme O’Riordan, sont devenus des cibles régulières. Rafael en connaît quelques-uns qui sont dans son cas, mais ils n’en ont jamais parlé. Ils savent, ils se reconnaissent entre eux, cela suffit. Aucun d’entre eux n’évoquera à voix haute ce qu’ils ont bien pu lui faire. Rafa lui-même s’est juré que personne ne devrait jamais savoir. Jamais, quoi qu’il advienne, il ne racontera qu’ils l’ont fait chialer. Et si lui-même pouvait l’oublier, ce serait parfait, mais il ne se fait guère d’illusions à ce sujet. Il lui arrivait déjà de se réveiller la nuit avec la boule au ventre, il sait qu’avec l’épisode du lac, ce sera pire.

Pourquoi avoir suivi Robin ? Tout en marchant, Rafa essaie de se convaincre que c’est pour lui faire plaisir, mais sa conscience refuse de le laisser se mentir confortablement. Tu avais trop peur pour rentrer tout seul, et regarde-toi : tu as préféré t’abriter derrière une mioche de douze ans. Tu t’es dit qu’ils ne feraient rien devant un témoin, souviens-toi. La gloire, vraiment. La lâcheté jusqu’au bout. Heureusement, la gamine ne se doute pas de tout ça. Sinon, elle ne te regarderait pas avec ces yeux-là. Car Rafa vient de remarquer la curieuse façon dont sa camarade l’observe, et il se sent parfaitement indigne de susciter le moindre intérêt de sa part. De toute façon, depuis qu’il a croisé les autres cons, il se trouve minable et sans valeur. Il éprouve donc une sensation de tristesse en se rendant compte que Robin semble le voir comme un type cool. Si elle savait… Elle ne saura pas, se répète-t-il en secouant la tête. Ni elle, ni personne.

L’entrée dans les cuisines de Poudlard dissipe momentanément le cafard de Rafa. Jamais il n'était entré dans cet endroit ; il n’a jamais eu la curiosité d’explorer les recoins du château comme d’autres ont pu le faire. Il a décidé qu’il s’en fichait, parce que c’était plus facile que d’admettre qu’il préfère rester en sécurité dans sa salle commune. Il a décrété une bonne fois pour toutes que ce monde sorcier n’était pas le sien, qu’il se foutait de la magie comme de sa première chemise… et pourtant, en entrant dans les cuisines, il marque un temps d’arrêt, émerveillé malgré lui. L’endroit est immense, et peuplé de créatures qu’il n’avait jamais remarquées auparavant. On vient les saluer avec empressement, et il se rend compte que sa camarade est une habituée des lieux. Les créatures sont très affairées - l’horloge indique que le déjeuner est dans trois quarts d’heure - mais, pour autant, elles s’occupent avec soin de leurs invités. En quelques instants, deux chocolats fumants sont servis, et une véritable montagne de provisions vient garnir leur table. Rafa vient serrer ses mains autour de sa tasse pour se réchauffer, en commentant :


-Ouah… c’est super, ici. J’étais jamais venu… C’est…

Il n’achève pas, mais son regard parle pour lui. Il ne se lasse pas de tout observer, le ballet des curieuses petites créatures, les plats qui semblent se confectionner d’eux-mêmes, les pommes de terre qui sautent littéralement hors de leur peau… Il adresse à Robin un sourire rayonnant - le premier qu’elle ait jamais dû voir, aussi intense, sur ses lèvres - avant de prendre une première gorgée de chocolat qui lui brûle agréablement la gorge.

-Ah, ça fait du bien… Je regrette pas de t’avoir suivie. Tu connais les bonnes adresses, apparemment. C’est sûr que ça doit aider d’avoir eu des frères et soeurs qui t’ont donné les bonnes combines.

Il se rend compte qu’il est affamé, et prend un sandwich dont il avale un bon quart avant de répondre à la question de Robin :

-Moi ? J’ai trois petits frères. Demi-frères, plus exactement. Ma mère s’est remariée, ajoute-t-il en réponse à la question que Robin n’a pas posée. Mais ils sont pas… enfin, ils viendront pas ici, tu comprends. Ils habitent à Dublin. Je suis le seul à étudier ici. Faut croire que ça me vient de mon père.

Comme l’évocation de son père est taboue à la maison, il ignore tout de lui, y compris si l’homme était sorcier ou pas. La déduction s’est imposée à lui devant l’absence évidente de pouvoirs de ses frères, mais il n’a même jamais eu la curiosité de chercher dans les registres de Poudlard si un Sean O'Riordan y a étudié.

-Et toi, alors ? Un frère, une soeur, si j’ai bien suivi… et d’autres ?


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Robin Hammond
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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeDim 4 Avr - 22:50

❝Rafa & Robin ❞La chuteLes cuisines de Poudlard où le paradis sur terre. En tout cas, c’est ce que Robin a pensé quand elle est entrée, pour la première fois, dans le saint des saints. Les elfes, habitués au va et vient des élèves, n’ont pas vraiment cillés. A la place, elle se souvient qu’un d’eux s’est approché et lui a demandé de la façon la plus naturelle ce qu’elle voulait manger. Depuis, elle est une habituée. Un secret qu’elle a partagé avec peu de personne. Quoique sociale, l’adolescente aime les moments de calme et les cuisines sont le lieu idéal. Nombreux, les elfes ne sont pas intrusifs et font en réalité leur travail dans le calme et l’harmonie. Une atmosphère reposante et sereine qu’on ne trouve pas partout dans le château. Somme toute, le lieu idéal lorsqu’on a le moral en berne.

Vu la tête de Rafael, ça semble être le moment idéal d’y aller, sans compter que Robin n’est pas en reste. Elle tente de faire bonne figure, mais l’annonce de son aîné lui a plombé le moral. Elle n’arrive même pas à se réjouir de la chance inouie qu’elle a. Après tout, qui, en deuxième année, ne reverait pas d’avoir une place de titulaire dans l’équipe de Quidditch ? Il faudra quelques heures avant que Robin puisse vraiment se réjouir et probablement quelques jours pour qu’elle admette que Rafa ne reviendra pas dans l’équipe.

En attendant, elle a pris la bonne décision et le sourire de son coéquipier vaut toutes les récompenses. Elle ne l’a pour ainsi dire jamais vu comme ça et Merlin sait qu’elle l’a observé. Taiseux, solitaire, son visage ne s’illumine généralement que quand il joue. une perte puisque son sourire est communicatif et à son tour, au-dessus de sa tasse de chocolat chaud, l’adolescente lui retourne le sien. Pendant un bref moment, elle se tait, partageant ce rare moment de communion. Sa peine s’apaise un peu et elle décide de profiter du moment, sachant qu’il risque bien de ne pas se reproduire.

- J’ai de la chance, approuve-t-elle. Je n’aurais jamais trouvé ça toute seule. Comment voulais-tu que je devine qu’il fallait chatouiller une poire sur un tableau pour y accéder. Remarque, je crois que les tableaux cachent beaucoup de choses, explique-t-elle d’un ton docte. Une copine m’a dit que l’entrée de la salle commune des Gryffondor se faisait via un tableau, mais elle ne sait pas lequel !

Il faut dire qu’elle n’a jamais vraiment cherché. Elle aime beaucoup sa salle commune et ne voit pas vraiment l’intérêt d’aller dans celle des Gryffondor, mais son amie était curieuse de voir si elle ressemblait à la leur. Elles ont rapidement abandonné devant leur absence de résultat. Du point de vue de Robin, mieux vaut connaître l’entrée des cuisines. Elle boit une gorgée de chocolat chaud, dédaignant les sandwichs pour s’intéresser aux pâtisseries. Les elfes les ont placées non loin au cas où un de leurs invités auraient la dent sucrée plutôt que salée. Brioches, puddings, tartes à la citrouille, les douceurs ne manquent pas. Robin met la main sur un scone encore fumant qu’elle tartine consciencieusement de confiture de fraise avant de mettre une pointe de cotted cream. Elle s’apprête à le manger puis finalement le pousse aimablement vers son camarade. Elle en prend un second et répète l’opération tandis qu’elle écoute Rafa lui parler de sa famille.

- Trois, ça doit être animé chez toi, commente-t-elle sans savoir à quel point c’est vrai. Simplement pas pour les raisons qu’elle s’imagine. Ils sont moldus alors ? Je n’ai jamais été dans le monde moldu. Il paraît que c’est gigantesque, mais quand on voyage, on reste toujours du côté sorcier, j’aimerai bien voir. C’est chouette Dublin ? On est de Londres nous !

Sur ses paroles, elle croque dans son scone. La confiture et la crème débordent un peu, s’étalant sur ses doigts et elle rit de bon cœur tandis qu’elle lèche discrètement la confiture. Elle repose le scone pour s’essuyer les mains, contente qu’il s’intéresse à elle ou en tout cas fasse la conversation.

- Chez moi il y a Ashton et Amy, mais ils ont fini Poudlard, ils sont beaucoup plus âgés. J’étais un accident, confie-t-elle avec un sourire. Ha, il y a Hawthorn aussi, s’exclame-t-elle presque honteuse de l’avoir oublié. C’est le fiancé de ma sœur, mais je le connais depuis que je suis née, c’est comme mon cousin.

Une petite famille si on ajoute sa tante Jill et son oncle Nobby, mais ça suffit à Robin. Elle se sait aimée et c’est tout ce qui compte. Ensemble, ils sont soudés et heureux, elle n’imagine pas que les choses puissent un jour changer.

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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMar 6 Avr - 19:58

La chuteRobin & Rafa


Il règne dans les cuisines une agréable chaleur, mais les vêtements de Rafael sont encore humides et l’empêchent de se sentir totalement à l’aise. Un peu d’eau coule encore de ses chaussures, formant une flaque sous ses pieds. Il n’en faut pas davantage pour qu’un des elfes se rende compte que quelque chose cloche. Délaissant son travail, la créature s’approche des deux adolescents, fait une petite révérence à Rafael, et effectue dans sa direction un mouvement compliqué de ses longs doigts. Nouvelle révérence, et l’elfe s’éloigne, laissant le jeune homme dans des vêtements parfaitement secs et chauds, comme s’ils avaient été étendus devant un bon feu. C’était tout ce qui manquait pour que Rafa se détende enfin ; de la chaleur, de quoi manger, et un endroit où ces idiots ne viendront pas le chercher. Il oublierait presque la rencontre qu’il a faite un moment plus tôt, et son plongeon dans le lac, et tout le reste… Presque, puisque sa main droite demeure douloureuse. Il la regarde à la dérobée ; elle est rouge, un peu enflée, mais rien n’est cassé. Rien qui justifie d’aller voir l’infirmière, et c’est beaucoup mieux comme ça. Rafael évite, autant que possible, de se promener dans les couloirs du château ; les événements de la matinée ne font que le conforter dans l’idée qu’il est bien mieux dans la salle commune de Poufsouffle.

En tout cas, il s’y trouvait parfaitement bien, tant qu’il ne savait pas qu’il y avait une admiratrice. À présent, il ne peut plus ignorer que Robin Hammond éprouve peut-être un peu plus que de la sympathie à son égard. Comment réagir, lorsque votre admiratrice a douze ans ? La solution la plus simple et la plus radicale serait de lui dire non sans ambages, mais Rafa est un gentil garçon, et il ne veut pas lui faire de peine. Alors il reste assis, à lui sourire, et lorsqu’elle pousse vers lui un scone minutieusement tartiné de confiture et de crème, il le prend - après une brève hésitation, certes - en murmurant un “merci” timide. Son sandwich n’a duré que quelques instants ; il faut dire qu’avoir faim, c’est presque une seconde nature, chez ce garçon de seize ans, et le scone ne tarde pas à connaître le même sort. Il se demande un peu s’il n’aurait pas dû refuser, si Robin ne va pas prendre cela pour un encouragement, mais il décide que tout est parfaitement clair et que la petite le sait. Il attrape un second sandwich dans le plat, en croque une bouchée, et entreprend de répondre à sa camarade :


-Oui, ils sont moldus, c’est ça. Ils vont à l’école à Dublin. Mon beau-père travaille dans une imprimerie, le plus âgé de mes frères va sans doute entrer en apprentissage là-bas bientôt. Moi aussi, quand j’aurai fini Poudlard, sans doute. J’ai déjà vu comment ils faisaient, c’est un chouette métier.

Il lui semble tout naturel de dire qu’il ne veut pas d’un travail sorcier, tant il s’est convaincu qu’il n’avait pas sa place dans ce monde. Il exagère un peu son enthousiasme pour l’imprimerie, mais après tout, il n’aura probablement pas le choix ; il pourra être admis dans l’entreprise grâce à son beau-père, et comme il n’a guère de qualifications à faire valoir, il pourra s’estimer heureux d’avoir du travail. Et il mettra de côté l’argent pour aller en Amérique. Mais il est déjà passé à autre chose :

-Dublin ? C’est une jolie ville. Beaucoup plus petite que Londres. Nous, on habite dans le quartier du port, c’est pas le plus beau, mais on a la mer pas loin et on peut se baigner dans le canal.

En réalité, ce n’est pas conseillé, mais ça n’empêche pas Rafa, ses frères et tous les autres garnements du quartier de considérer le canal comme leur piscine privée. Une chance, d’ailleurs, qu’il ait pu apprendre à nager, sans quoi il aurait bien pu ne jamais sortir du lac. Il pourra le dire à sa mère, la prochaine fois qu’elle lui reprochera d’avoir entraîné ses frères dans le canal. Ou pas, d’ailleurs. Elle ne saura rien de ce qui s’est passé, pas plus que les autres. Rafael ne s’imagine pas qu’un jour, il pourra raconter à quelqu’un, à un type presque inconnu, comment on l’a balancé dans un lac un jour d’hiver. Et il est certain de ne pas vouloir que sa mère soit au courant. Elle a refusé qu’il quitte Poudlard, il devrait lui en vouloir pour cela, mais il ne veut surtout pas qu’elle s’inquiète. Déjà qu’elle le croit promis à un brillant avenir chez les sorciers et que lui ne rêve que d’aller faire le prolo chez les moldus… Mais au moins, les moldus, ils me laissent en paix. Personne ne lui a jamais reproché ce qu’il était, chez les moldus, depuis qu’il sait maîtriser ses pouvoirs. Quand il était gamin, c’était une autre histoire ; il avait mauvaise réputation dans le quartier et faisait même un peu peur à certains, parce qu’il ne contrôlait pas son utilisation de la magie. L’épisode de l’épicier suspendu à sa devanture a beaucoup fait pour lui donner l’image d’un voyou, mais depuis quelques années, les gens du quartier ne le considèrent plus comme un dangereux délinquant - en-dehors de l’épicier lui-même, bien entendu.

Robin a l’air tout heureuse de discuter avec lui, inexplicablement. Lui-même, pourtant habitué à jouer au dur qui n’a besoin de personne, doit bien reconnaître qu’il passe un moment agréable. Il termine son second sandwich, vide sa tasse de chocolat, et remarque :


-Ça doit être mouvementé aussi, chez toi. Il habite avec vous, le fiancé de ta sœur ? Ça fait autant de gens que chez moi, en fait. Bon, la seule différence, c’est que chez moi, y a que des garçons. Mon beau-père dit qu’il aurait préféré des filles, parce qu’elles sont plus sages, plus obéissantes et qu’elles cherchent pas toujours à faire des conneries. Enfin, ça c’est ce qu’il croit, hein…

Il rit à son tour en prononçant ces mots. N’en déplaise à son beau-père, c’est bien une petite fille, de quatre ans sa cadette, qui vient de lui révéler comment entrer dans les cuisines, un lieu normalement interdit aux élèves. Pour la sagesse féminine, on repassera.

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Message#Sujet: Re: (FB) La chute | Robin   (FB) La chute | Robin Icon_minitimeMer 7 Avr - 12:02

❝Rafa & Robin ❞La chuteRobin a toujours pensé que les elfes étaient des créatures fascinantes. Pour une raison qui lui échappe, les sorciers les ont pourtant toujours considérées comme quantité négligeable. Un point de vue un peu étrange pour l’adolescente, puisque leurs pouvoirs semblent dépasser les leurs. Modestes, souvent craintifs, mais également toujours aimables et souriants, ils forment une drôle de communauté dans laquelle il est difficile de s’insérer. Assez discrets et secrets, l’enfant a rarement eu l’occasion de vraiment discuter avec ses créatures qui pourvoient à ses moindres besoins lorsqu’elle est à Poudlard. Il suffit de voir l’attention qu’ils portent aux deux étudiants venus les distraire dans leur travail pour se persuader de leur efficacité. Une fois les vêtements de Rafael séché, il reste plus qu’à profiter.

Si ça ne tenait qu’à elle, Robin viendrait probablement tous les jours aux cuisines. Elle a beau aimer Poudlard et les gens de sa maison, les repas dans la grande salle peuvent parfois être un peu trop bruyants et décadents à son goût. Les cuisines ont ce côté reposant puisqu’elle y est souvent seule et qu’elle peut manger dans un peu plus de simplicité. Une simplicité toute relative quand on voit le nombre de victuailles que les elfes ont pris soin de laisser aux deux enfants, craignant probablement l’arrivée d’une famine dans le pays.

Une fois son scone enfourné, l’adolescente s’intéresse au reste. Une tarte à la citrouille lui semble parfaitement appropriée pour compléter ce repas gargantuesque. Dans sa tête, elle perçoit presque la voix de son aîné qui lui murmure qu’à force de manger comme ça, elle finira par prendre du poids. Depuis ses fiançailles, Amy est obnubilée par son apparence. Robin, du haut de ses douze ans, n'en a que faire. En pleine croissance, gourmande et sportive, elle dévore ce qui lui tombe sous la main avec l’insouciance qui la caractérise.

- C’est chouette de déjà savoir ce que tu vas faire. On travaille aussi en famille à la maison, commente-t-elle en songeant à son frère qui travaille avec son père et celui de Hawthorn. Du reste, elle trouve tout à fait naturel qu’il veuille faire ses armes dans le monde moldu et ne songerait pas à demander pourquoi il ne tente pas sa chance dans une imprimerie sorcière. Ça doit être différent de la façon dont on fait nos livres, note Robin. Il paraît que vous n’utilisez plus des plumes pour écrire, mais que vous avez quelque chose de beaucoup plus efficace d’ailleurs !

Ashton lui en a déjà parlé plusieurs fois. Alors qu’il était encore à Poudlard, il a pris Etudes des moldus et lui a confié qu’il avait trouvé leur technologie fascinante tant elle était différente de la leur. Néanmoins, Robin préfère ne pas le souligner puisqu’elle a déjà vu des enfants né-moldus trouver l’idée d’un cours sur eux un peu offensant. Peut-être que Rafa est de ceux-là ? Elle-même ne l’a jamais vraiment ressenti, elle est sang-mêlé, mais elle sait que de plus en plus de nés-moldus sont inquiétés, même au sein de Poudlard. Pourquoi ? Elle serait bien en peine de le dire. Peu intéressée par les discussions politiques, elle a pourtant déjà entendu sa mère et celle de Thron en parler d’un air inquiet. Des mots comme suprématie sang pur et d’autres choses qu’elle n’a pas retenues sont revenues plusieurs fois dans la conversation. Tout ce dont elle se souvient, c’est la conclusion, les deux femmes ayant jugé ça ridicule. Robin, à son tour, a adopté ce mode de pensée. Discriminer les gens ne lui est jamais venu à l’idée. L’apparence, le sang ou encore la fortune lui importe peu. Elle se contente de privilégier la bonne compagnie à son âge, c’est probablement le plus important.

- Oh non, ils n’habitent pas encore ensemble, mais c’est tout comme, on est tout le temps les uns chez les autres de toute façon, répond Robin en riant. Il faut dire que Setor est vieux jeu et depuis qu’ils ont atteint la puberté, Ashton est autorisé à rester chez Hawthorn, mais l’inverse n’est plus vrai. Rien n’est trop beau pour protéger la vertu de son aîné qui pourtant, comme le souligne Rafa, n'est pas moins apte que son frère à enchaîner les méfaits. Il s’illusionne le pauvre, si il savait.

Elle lui offre un dernier sourire et enfourne une dernière pâtisserie. Repue, elle essuie ses mains, repousse son assiette pour signaler qu’elle ne mangera plus et bois la dernière gorgée de son chocolat chaud. Un silence confortable s’ensuit. La jeune fille regarde distraitement autour d’elle et songe à regret qu’elle a assez profité de Rafa comme ça. Naïvement, il lui semble que son admiration “discrète” pour le jeune homme est passée inaperçue malgré sa petite crise de larmes. Désirant que les choses reste ainsi, elle se lève la première et lance un :

- Bon, je suppose que je vais te laisser, je t'ai déjà pas mal déranger. Je retourne à la salle commune. A plus tard

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