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 Second chance + Rose

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HYDRE
Tibérius Yaxley
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Message#Sujet: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeDim 4 Avr - 23:30



Second chance
Rose & Tibérius
Une journée de plus à courir dans tous les sens, à la recherche d’indices et de réponses sur l’enlèvement de Gaia. A vrai dire, Tibérius ne peut pas y faire grand-chose ; ils ne peuvent d’ailleurs pas y faire grand-chose collectivement non plus. Ça ne l’empêche pas d’essayer de savoir comment avance l’enquête et s’il peut faire quelque chose de son côté, mais c’est plus pour se maintenir occupé qu’autre chose. Lorsqu’il est seul, il ressasse, et ses pensées se font encore plus sombres qu’elles ne le sont déjà. Il imagine les pires scénarios et issues possibles. La pensée qu’il ne reverra peut-être jamais sa sœur le terrorise. Paradoxalement, ce colis atroce qu’ils ont reçu a presque été un soulagement pour Tibérius, donc : parce qu’il veut dire que jusqu’à là, tout en mauvais état qu’elle soit, elle est vivante. Alors, si la police fait bien son travail, s’ils s’activent, ils pourront la retrouver, et ses ravisseurs…ses ravisseurs, il s’en chargera lui-même. C’est sa famille, et une question d’honneur. Ils s’en sont pris à sa sœur, et s’il a été impuissant à la protéger, alors il se doit au moins de la venger. Les pensées, de plus en plus sanglantes au fur et à mesure que le temps passe. Curieusement, imaginer mille manières dont il fera payer ces types qui ont osé toucher à un seul cheveux de Gaïa l’apaise.

Le reste du temps, Yaxley le passe avec sa mère ou ses frères et sœurs. Quoique les circonstances soient terribles, elles les ont étrangement rapprochés et ressoudés. C’est que lorsqu’il s’agit de faire front et lorsqu’on s’en prend à l’un des leurs, ils savent faire front, comme s’ils avaient conscience qu’il ne reste plus qu’eux. Tendant son chapeau à un elfe, Tibérius tombe nez à nez avec une Marciana a l’air éteint. Il est déjà assez tard, et il fronce les sourcils en la voyant dans cet état. A part Circé, c’est sans doute la plus affectée d’eux tous, quand bien même lui-même n’a pas bonne mine. Il est stressé, paniqué, et mortellement inquiet pour Gaïa, mais une fois le premier instant de panique passé, le jeune patriarche s’est un peu repris. Et quoiqu’il ne soit vraiment doué pour être patient et doux qu’avec Pulchra, il fait de son mieux pour apaiser les autres. Alors il pose gentiment une main sur l’épaule de sa sœur, et lance doucement : « Rose est là ? Ça va, toi ? » Il n’obtient qu’un regard plein de larmes en retour, alors il passe un bras autour de ses épaules : « Chut, chut. Elle est vivante, on sait au moins ça, va te reposer, d’accord ? » Il la berce un moment, la laissant se calmer, et finit par obtenir un petit : « Rose est encore au salon, oui, Darius vient de coucher Pulchra. Elle tombait de sommeil. » Patient, il la pousse gentiment vers l’escalier menant à l’étage et aux chambres : « D’accord, d’accord. On se voit demain matin ? Je pense qu’on aura des nouvelles. »

Cette phrase, mille fois répétée comme un mantra, a perdu toute forme de sens, et il ne sait plus lui-même s’il la répète par habitude ou parce qu’il y croit. La fatigue le gagne une fois Marciana partie et il se dirige vers le salon où Rose lit un livre seule. Toquant à la porte, pourtant ouverte, pour signaler sa présence par politesse, il lui adresse un sourire fatigué lorsqu’elle lève les yeux vers lui. « Bonsoir. Comment ça va ? Et Pulchra ? » Ouvrant le mini-bar, il se sert un verre de whisky pur-feu d’une main lasse, avant de se laisser tomber sur le divan, à ses côtés, pour continuer la conversation. « Vous avez mangé ? Je n’ai pas pu demander à Marciana, elle avait l'air assez mal, je l'ai envoyée se coucher. J’ai avalé un sandwich au bureau. Tu veux un verre ? » Ce n’est peut-être pas le moment de le remarquer, mais il lui semble que leur conversation s’est un peu apaisé, depuis quelques temps. Et quand il est avec Rose et Pulchra, la panique reflue un peu. Elle s’en sort bien, s’est dit plusieurs fois Tibérius. Mieux que lui. Sans doute est-ce parce que ce n’est pas directement sa fratrie, mais tout de même, il est admiratif. Et il apprécie ces moments où ils se tiennent mutuellement compagnie, Pulchra jouant de son côté sans trop s’occuper d’eux, ce qui leur laisse le loisir de discuter. Sans qu’il n’ait rien fait pour, trop paniqué et obsédé par l’enlèvement de sa sœur, ils ont plus de facilité à échanger. D’une certaine manière, il en est heureux, tout autant qu’il est reconnaissant à Rose de les avoir aidé et de rester avec eux. Après tout, au vu de leur relation, elle ne lui doit rien, pas plus qu’à Gaïa. Qu’elle ait pris cette hauteur et la peine de les aider, c’est quelque chose qui compte, et il voudrait pouvoir lui rendre la pareille. Alors c’est avec sollicitude, comme il ne peut faire mieux, qu’il demande : « Tu veux y aller ? Tu as l’air fatiguée aussi, et tu en fais déjà beaucoup, Rosie. Tu as le droit de souffler, il me semble. Je peux m’occuper de Pulchra demain si tu veux rentrer. »
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Dernière édition par Tibérius Yaxley le Sam 10 Avr - 15:31, édité 1 fois
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HYDRE
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeLun 5 Avr - 15:26

❝Tibérius & Rose ❞Second ChanceSeule dans le salon des Yaxley, Rose songe à quel point sa vie a changé en peu de temps. Les jours ont passé, mais le choc de l’enlèvement de Gaïa, lui, est toujours là. Qui aurait pu croire qu’on s’attaquerait à eux de cette façon ? La situation lui paraît parfois iréelle tant ça lui semblait impossible. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence, sa cousine a bien disparu et quoique les raisons ne soient pas certaines, Rose, comme le reste de la famille, devine que c’est une vendetta en bonne et due forme. La Police Magique fait de son mieux, la jeune femme peut en témoigner, pourtant, aucune piste claire ne se dessine et les suspects sont intenables pour le moment. La surprise macabre qu’ils ont reçue l’avant veille au petit-déjeuner leur a redonné un regain espoir. Gaïa, où qu’elle soit, est vivante. Blessée, certes, mais on envoie pas ce genre de chose si on n’en désire pas une autre en retour, ce qui induit que ses ravisseurs ont tout intérêt à la garder vivante.

Ce n’est pas facile pour autant. Si cette épreuve les a rapprochés, ils peinent tous à garder le moral. Certains plus que d’autres. Ryhiad, Marciana et Circé sont parmi les plus touchés et ils ne peuvent qu’essayer de les soutenir et les empêcher de sombrer en cette période difficile. Pulchra est un bol d’air frais. Bientôt en âge d’entrer à Poudlard, elle comprend que la situation est grave même si ses aînés se sont bien gardés de tout lui expliquer. Son innocence et sa candeur illuminent le manoir et leur donnent souvent ce boost dont ils ont besoin pour continuer la journée.

Très naturellement et à la demande de son cousin, Rose a commencé à s’occuper de l’enfant. Les autres sont peu disponibles ou pas en état de le faire. Ayant elle-même une petite sœur en bas âge, elle a une certaine expérience et une relation de confiance et d’affection s’est développée entre elles. Progressivement, elle a fini par dormir au manoir. Fatiguée à la fin d’une journée, on lui a proposé de faire préparer la chambre qu’elle utilisait étant enfant. Résultat des courses, elle n’est pas rentrée chez elle depuis quatre jours. A Yaxley’s House, tout le monde semble trouver ça naturel et leur vieille dynamique s’est progressivement remise en place.

Après le départ de Darius, parti couché sa sœur, Rose ouvre un livre qu’elle pioche au hasard dans la bibliothèque de ses cousins. C’est un traité juridique qui doit appartenir à Thaddeus ou Tibérius, mais elle se plonge dedans, ne serait-ce que pour se changer les idées et occuper son esprit. Ses yeux ne quittent l’ouvrage que lorsqu’elle entend qu’on toque à la porte. Elle referme le livre et offre un sourire las à son cousin tandis qu’elle vient s’installer à ses côtés, un verre à la main.

- Elle va bien. Je crois qu’elle s’ennuie un peu, ce n’est pas simple pour une enfant de dix ans de rester à l’intérieur comme ça.

Depuis l’enlèvement, les Yaxley ont drastiquement réduit leurs déplacements. Pulchra pourrait être une cible potentielle, sans compter Octavia, qui, depuis le début des vacances, n’est plus protégée par les murs de Poudlard. Une inquiétude qui ne fait que s’ajouter à une situation déjà tendue. Quant à elle, la question ne mérite pas de réponse. Elle est formulée par habitude, ils savent tous les deux ce qu’il en est. Personne ne va bien, mais ils font tout ce qui est nécessaire pour donner le change.

- Darius a mangé avec tes sœurs tout à l’heure, mais ta mère n’a pas voulu descendre. J'ai demandé qu’on lui fasse monter un plateau. Je crois qu’elle ne voulait pas montrer à Pulchra qu’elle avait pleuré.

Circé n’est pas toujours maîtresse d’elle-même depuis le départ d’Augustus. Dans la maison, chacun le sait et lui pardonne. Personne ne songerait d’ailleurs à le lui reprocher. Marciana par contre, n’a pas les mêmes excuses. Gaïa a beau être sa moitié, elle voudrait parfois que sa cousine puisse surmonter sa peine et ne pas s’effondrer comme elle le fait. Rose a bien conscience que cette pensée est peu charitable. Dans le fond, elle rêve aussi d’égoïsme et aimerait avoir le luxe de se laisser aller et se reposer sur les autres comme le fait Marcia, mais elle est trop aristocratique pour ça. Malgré la détresse qu’elle éprouve, il lui semble inconvenant de l’imposer aux autres. Pas alors qu’il y a des personnes plus fragiles qu’elle et que des décisions doivent être prises. Son inquiétude ne se manifeste que lorsque les portes de sa chambre sont refermées, simplement parce que c’est ce qu’on lui a appris à faire.

- Ne te lève pas, je prendrais le tiens, dit-elle en joignant le geste à la parole.

Rose lui ôte gentiment le verre des mains et en boit une gorgée avant de le rendre à son cousin. Entre eux, les choses se sont considérablement détendues. L’incertitude dans laquelle ils vivent à effacer leur dissensions. Rose ne lui a rien pardonné, mais elle a décidé qu’il était nécessaire de mettre sa rancœur de côté pour se concentrer sur l’essentiel. Du reste, son cousin semble fatigué, plus qu’elle. La jeune femme se serait pas étonnée s’il faisait des nuits blanches. Elle lui tapote la jambe amicalement avant de répondre :

- Je rentrerai demain, tes elfes m’ont fait préparer mon ancienne chambre. C’était plus facile que de faire les aller-retour, explique-t-elle consciente que Tibérius ne l’a probablement pas remarqué. C’est plutôt toi qui devrais te reposer, tu as des cernes à faire peur. Des nouvelles de Leach ?
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeSam 10 Avr - 19:12



Second chance
Rose & Tibérius
Si la conversation se fait aussi naturellement entre Rose et Tibérius, c’est peut-être tout simplement parce qu’ils n’ont pas le temps ou le loisir de penser à ce qu’est actuellement leur relation. Par exemple, concernant Yaxley, il est bien trop têtu, et bien trop épris, de la jeune femme, pour vraiment en être capable ; cela ne correspond tout simplement pas à sa personnalité. A l’inverse, quand bien même il a bien du mal à l’accepter, il est assez peu probable que Rose lui ait soudainement pardonné, ce qui ne correspondrait pas plus à la personnalité de celle-ci, ce dont, s’il est honnête, il a conscience. Simplement, leur éducation leur impose de remettre l’église au centre du village et d’avoir le sens des priorités. Aucun d’entre eux n’était sans doute prêt à une telle crise, pas plus Tibérius que les autres malgré son rôle de patriarche. Cependant, l’éducation des sangs purs qui consiste, peu importe les inimitiés et dissensions qui peuvent régner entre eux, mais à faire front uni face aux difficultés et au monde extérieur les sert. C’est que leur communauté, fermée et secrète, fait leur force autant que leurs faiblesses : ne pouvant compter que sur eux-mêmes, ils sont obligés de passer outre en cas de crise. Paradoxalement, l’enlèvement de Gaïa est peut-être le meilleur moyen qu’ils se rapprochent, de façon honnête, du moins de côté de Tibérius. Cette fois il n’y a pas de manœuvre de sa part ou de calcul pour voir ou se réconcilier avec Rose. Il n’a tout simplement pas la tête à ça, quoiqu’il soit heureux qu’elle soit là. C’est que de son côté, il n’a pas grand monde à qui parler : il aimerait avoir le loisir de craquer, mais il ne peut pas. Après tout, si lui n’est pas là pour soutenir ses sœurs et sa mère, personne ne le sera. Certainement, personne n’avait préparé Tibérius a un tel rôle ni à une telle crise, mais il sait, instinctivement, ce que son attitude doit être.

Avec Rose, cependant, il peut être plus honnête. Peu importe leurs disputes, le fait qu’elle ne soit pas une membre directe de la famille lui donne l’occasion d’être plus libre dans ce qu’il dit avec elle. Pas au moins de craquer, il ne saurait pas le faire, mais avec elle, il a l’impression de pouvoir partager ses doutes et le sentiment d’impuissance qui le gagne parfois, sans compter que Rose est une meilleure observatrice que sa fratrie, en ce moment, en témoigne ses remarques sur sa sœur et sa mère. Pensif face aux nouvelles qu’elle lui annonce, il soupire en buvant une gorgée de sa boisson :  « Je sais. Je n’ai pas de meilleure solution pour le moment, que ce soit pour elle ou Octavia. » Bien sûr que c’est terrible pour Pulchra et pour Octavia et il aimerait faire autrement, mais la vérité est qu’il n’a pas le choix : autant Octavia peut le comprendre, autant c’est plus difficile pour Pulchra, il le sait, mais il est coincé. Qui que soient les ravisseurs de Gaïa, ils savent à présent que c’est en lien avec l’affaire Greene-Colton : ses sœurs sont donc particulièrement exposées, comme leur mère, d’autant plus que l’état de Circé n’est pas meilleur. Il faut dire que cela fait beaucoup, pour elle : la mort de leur père a été un choc, risquer de perdre sa fille, c’est sans doute trop pour elle : « Je vois. Je monterai la voir demain matin, je suppose... » Soupire Tibérius. Gérer les angoisses des autres le tient occupé, c’est vrai, mais qui s’occupe de la sienne, qui le bouffe sans qu’il n’en dise rien ?

Pourtant, il ne peut s’empêcher d’avoir un sourire, le premier depuis des lustres dont il ne s’aperçoit pas tout de suite, lorsque Rose s’empare de son verre un instant pour en boire une gorgée. Le geste est tellement naturel et familier qu’il semble renvoyer à une époque, pourtant pas si lointaine, où tout allait bien, et il réalise que ça lui manque. Quand tout cela sera fini, songe-t-il, en espérant que cela se finisse bien, il ne veut pas y renoncer. Alors quand Rose lui dit qu’elle ne repart le lendemain, alors qu’il lui propose de repartir se reposer, il ne peut s’empêcher de remarquer : « Ça fera plaisir à Pulchra. Elle t’aime bien, tu sais. On devrait peut-être te garder ici plus souvent pour t’occuper d’elle. » Est-ce qu’il vient de plaisanter, esquissant même un nouveau sourire ? Yaxley ne sait pas trop ce qui le surprend le plus : qu’il soit capable de rire, ou le geste affectueux de Rose lorsqu’elle lui tapote amicalement le genoux ?

La fatigue l’empêche de réfléchir et d’être un peu gêné, aussi, et il oublie momentanément qu’il ne sait plus trop où il en est avec Rose, en ce moment. « Je crois que ça fait un moment que je n’ai pas dormi. Peut-être deux ou trois jours, je ne sais plus. » A vrai dire, Tibérius a un peu perdu le compte, et ça ne lui parait pas très important de toute façon. « Je suis moins doué que toi pour les potions de sommeil. Et je crois que je ne préfère pas, de toute façon. On ne sait jamais, il faut bien que quelqu’un soit debout si des nouvelles arrivent en pleine nuit… je vais tenir le choc, ne t’inquiète pas. »

C’est qu’il est tout le temps sur le qui-vive et qu’il ne peut supporter l’idée de manquer quelque chose et de ne pas pouvoir réagir à temps si des informations étaient découvertes. Alors il navigue, tournant en rond au Manoir, ou au Ministère, et il fait des aller-retours pour s’occuper, conscient qu’il n’est aucune utilité, ce qui l’agace et accentue une humeur déjà maussade : « Non, aucune. Rien ne filtre. Soit il n’a rien du tout, ce qui m’étonnerait tout de même puisque maintenant, il y a au moins des éléments concrets, ou alors il veut me maintenir hors de l’enquête. Je n’en sais rien. Comme si j’allais compromettre son enquête, alors que je ne suis pas sûr qu’il se fiche de la retrouver morte ou vivante, et il vient faire des leçons… » Son discours se perd alors qu’il se fait de plus en plus agité, et c’est la mine un peu inquiète de Rose qui l’arrête. Tibérius se fend d’un sourire désolé : « Excuse-moi. Je fatigue. Peut-être que je ferais bien d’essayer de dormir un peu, après tout. »

Il se frotte les yeux, et peu désireux de rester sur ce sujet ou qu’on s’apitoie sur son sort, change de sujet sans aucune transition : « Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier, d’ailleurs. Tu n’étais pas obligée de rester, et je pense que je parle au nom de tout le monde si je dis que nous te sommes tous reconnaissants. » Il lui prend la main avec douceur, comme par réflexe – et c’en est peut-être un, qui revient avec une vitesse et une honnêteté aussi désarmante que les mots qu’il prononce : « Ça rend les choses moins pénibles de t’avoir ici. Alors merci. »
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeDim 11 Avr - 22:04

❝Tibérius & Rose ❞Second Chance- Ne t’inquiète pas trop pour Circé. Elle ne va pas plus mal que ce à quoi on s’attendait, commente Rose.

Elle sait que ses paroles, peut-être un peu trop pragmatique, ne sont pas de nature à soulager ou rassurer Tibérius, mais la jeune femme n’a pas mieux à lui offrir. En réalité, compte tenu des circonstances, il lui semble que la matriarche des Yaxley tient le coup bien mieux qu’ils n’auraient pu l’espérer. Fragile depuis des années, Rose s’attendait à ce que la disparition de sa fille aînée ait des répercussions bien plus grave sur le psyché de sa tante. De son point de vue, il est heureux qu’elle ait assez de lucidité pour épargner le spectacle de sa détresse à sa cadette.

Pour l’instant, la situation est encore gérable. La découverte macabre à laquelle ils ont eu droit est certes choquante, mais a le mérite de faire savoir que Gaïa est toujours en vie. Encore une fois, de façon purement pragmatique, Rose estime que c’est mieux que rien. Tant pis si ça la fait paraître insensible. Un doigt, conservé correctement, se guérit voir se remplace dans le pire des cas. Peu importe l’état de Gaïa, tant qu’elle est envie, ils peuvent encore faire quelque chose.

Ce sont des choses qu’ils n’ont pas besoin de dire à haute voix, tant elles relèvent de l’évidence. A la place, en cette fin de journée, ils tentent plutôt de se changer les idées même si l’enlèvement n’est jamais très loin de leurs pensées. Comment pourrait-il en être autrement ?

- Tu tentes de me reconvertir en gardienne d’enfants ? Merlin, j’espère que tu sais que je prends largement plus cher qu’un elfe, Tibérius ?, déclare-t-elle en souriant. J’ai toujours été plus douée que toi avec les enfants, je crois que je les effraie moins, continue-t-elle moqueuse.

En réalité, Pulchra est bien loin d’être effrayée par ce grand-frère qu’elle voit plutôt comme un père. Rose peut même affirmer que c’est sûrement celle qui, dans la famille, prend le plus de liberté avec le patriarche. Ce n’est pas difficile parce que son frère ne peut - comme le reste de la famille - absolument rien lui refuser. Loin d’en faire une enfant gâtée, Pulchra a en réalité vraiment bon caractère si bien qu’on se demanderait presque si elle est réellement une Yaxley. Sa sœur mise à part, Tibérius n’est pas un grand favori auprès des enfants. Il a pour eux, peut-être un peu plus de patience qu’avec les adultes, mais de peu.

- Ça ne me dérange pas d’être ici. C'est toujours mieux que chez moi à tourner en rond et puis ça me rappellerait presque de bons souvenirs si les circonstances n’étaient aussi dramatiques, soupire-t-elle.

Difficile de ne pas garder des souvenirs attendris de leur enfance dans les couloirs du Manoir. Tibérius et Thaddeus étaient déjà des adolescents, proches de l’âge adulte quand Rose est arrivée au Manoir pour la première fois, elle leur a mené la vie dure en compagnie de Marciana, Gaïa et Darius. Si Rose ne regrette pas d’être devenue adulte, elle revivrait volontiers une journée d’insouciance, en particulier ce soir alors que l’inquiétude ne les quitte pas.

- Tu devrais vraiment te forcer à dormir. Ça n'aidera personne si tu es à bout de force. Tes sœurs ont besoin de voir que tu vas bien pour aller bien elles-mêmes. Je peux te faire une potion de sommeil légère. Rien qui ne t’assomme, mais juste pour faciliter ton sommeil. Penses-y ça ne te fera pas de mal.

Mais elle connaît son cousin et Rose est certaine qu’il se contentera de dire qu’il va y penser sans jamais lui demander d’en faire une. Si elle désapprouve son attitude, il n’empêche que Tibérius est un grand garçon à qui elle n’a pas d’ordre à donner. Il n’y a pas grand chose qu’elle puisse réellement faire à part l’aider à se calmer, en particulier quand ils parlent de l’enquête de Leach qui semble patiner. La botaniste ne remet même pas en cause la bonne volonté du Chef de la Police Magique, simplement les résultats obtenus proche du zéro absolu à leurs yeux.

- Ce n’est rien. Je sais que c’est frustrant de ne pas avoir de nouvelles. Je suppose qu’il ne dit rien parce qu’il y a toujours une possibilité que l’enlèvement soit intrafamilial. Entendons-nous bien, je trouve ça grotesque, mais je suppose qu’il ne peut pas exclure la possibilité, c’est un né-moldu après tout, conclut-elle comme si ça expliquait tout.

Et un sens, c’est le cas puisque Leach ne comprendra jamais qu’une trahison pareille dans une famille comme la leur est littéralement impossible. Néanmoins, ce n’est pas l’heure d’avoir un débat animé sur ce qui différencie les sang pur des né-moldus. Ni Tibérius, ni sa cousine n’ont l’énergie pour ça ce soir. A la place, la jeune femme approuve d’un hochement de tête lorsqu’il évoque l’idée d’aller dormir, persuadée que ça ne peut que lui faire le plus grand bien.

- Ne me remercie pas, il n’y a rien de plus naturel. Je suis certaine que vous auriez fait de même. Peu importe à quel point on peut se brouiller, Gaïa reste ma cousine et je ne serais jamais assez mesquine pour faire passer ma fierté avant mes liens de sang.

Gaïa comme Tibérius l’ont blessées et l’affront que chacun lui a fait est difficilement pardonnable, mais il y a des choses plus importantes que son orgueil. Fatigué, ils finissent le verre de Tibérius a deux avant que Rose ne force le juge a aller se coucher. Elle ne reste pas debout longtemps et plonge dans un profond sommeil. Ce n’est que quelques heures plus tard qu’elle se réveille, tirée du lit par une petite main qui la secoue sans ménagement. Il lui faut un moment pour comprendre qui lui chuchote à l’oreille et à moitié endormie, elle murmure :

- Par Salazar, Pulchra, tu sais quelle heure il est ?

La voix de l’enfant achève de la réveiller tant elle sent les pleurs contenus dans celle-ci.

- J’ai fait un mauvais rêve.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?, demande gentiment la jeune femme, maudissant le sommeil qui la quitte.
- J’ai rêvé qu’ils avaient tous disparu, que plus personne n’était là à part moi.
- Comment ça tous ?, encore à moitié endormie, elle ne comprend pas tout de suite où l’enfant veut en venir.
- Gaïa, Octavia, Darius, …, dit-elle en énumérant tous ses frères et sœurs.

Rose retient un soupir et regarde l’enfant d’un air attendri. A dix ans, Pulchra veut jouer au grande, mais elle est encore, à bien des égards, une enfant. Probablement honteuse de ses larmes, et ne voulant pas déranger sa mère qu’elle sait fragile, c’est Rose qu’elle est venue trouver, sachant que celle-ci ne la jugerait pas. La botaniste murmure un Lumos et essuie les larmes de la petite avant d’enfiler un peignoir de satin  par-dessus sa longue robe de nuit.
Viens, dit-elle en lui tendant la main. On va vérifier qu’ils sont tous là et puis tu viendras dormir avec moi si tu veux. Par contre, il faudra être silencieuse, tu ne veux pas les réveiller, n’est-ce pas ?

A pas de loup, elles font le tour des chambres et l’enfant est rassuré de voir que sa fratrie est bel et bien là. Il n’y a, évidemment, que Gaïa pour manquer à l’appel. Reste la chambre de Tibérius à vérifier, mais la jeune femme répugne a le faire tant elle sait que son cousin a besoin de sommeil. Pourtant, Pulchra insiste et Rose finit par céder. Doucement, elle ouvre la porte de la chambre de Tibérius, son ombre est visible et elle s’apprête à faire sortir la petite quand elle s’aperçoit que celui-ci est réveillé.

- Désolé, chuchote-t-elle, je ne voulais pas te réveiller, mais ta sœur voulait vérifier que tu étais bien là.

Ne voulant pas froisser l’enfant, elle ne précise pas que celle-ci a fait un mauvais rêve, même si elle sait que son frère le devinera.

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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeVen 16 Avr - 23:33



Second chance
Rose & Tibérius
« Un trait commun avec les adultes. Est-ce que je dois également te rémunérer comme ambassadrice avec eux ? » S’amuse Tibérius alors que Rose lui dit qu’elle est moins effrayante que lui et que c’est pour cela que les enfants la préfèrent. Pourtant, peu peuvent se targuer d’avoir autant de patience et de compréhension que les plus jeunes enfants de sa part : s’il est autoritaire, il a toujours assumer que sa fonction de patriarche faisait de lui un oncle, un guide, et que pour eux, il se devait d’être plus clément. Pour autant, il reconnait sans souci que Rose sait parfaitement y faire et ce, mieux que lui. Il trouve ça bien, d’une certaine manière : si un jour elle veut être mère, c’est certainement un avantage. Il n’oserait pas en faire la remarque tout haut, le sujet est sensible - ne lui a-t-elle pas dit qu’elle n’avait jamais envisagé de l’épouser ? Regrette-t-il, malgré tout, lui, qu’elle ne l’ait pas voulu ? Ce serait injuste, il ne le voulait pas non plus, c’est même pour cela qu’il a cherché à s’échapper, mais maintenant…la pensée lui vient, malgré lui, et il ne peut pas y échapper, quoiqu’il fasse.

Pourtant Tibérius ne s’y attarde pas : c’est qu’il a déjà l’esprit bien occupé par l’enlèvement de sa sœur, et la remarque de Rose trouve écho en lui : oui, c’est mieux d’être ici, ensemble, que chacun dans son coin à se morfondre. C’est que cela lui rappelle presque les soirées qu’ils faisaient avant, quand ils trainaient tard le soir, qu’il mettait un disque de jazz, et qu’ils restaient à discuter des heures de politiques et d’autres sujets d’actualité alors que les autres restaient au digestif. Yaxley aimerait que ça dure, et soudainement, il songe que ça lui manque et qu’il aimerait retrouver ça. Peut-être est-ce la fatigue et le fait d’avoir une distraction, mais il le dirait presque à Rose, sur le moment, à haute voix. Elle lui manque. Mais peut-être est-ce le whisky qui lui donne le courage de le faire. La conversation revient, malgré celui-ci, très vite sur Gaia, ou plutôt, justement, sur sa fatigue, et il sourit d’un air épuisé à sa cousine, n’ayant pas le courage de protester ou de débattre des diverses hypothèses qu’ils ont évoqués plus avant : « Je verrais si je n’arrive pas à dormir ce soir. Mais merci. C’est gentil. » Au lieu de cela, il préfère la remercier, se frottant une nouvelle fois les yeux alors qu’ils finissent son verre. Oui, la présence de Rose rend les choses plus supportable, quoiqu’elle n’efface pas l’inquiétude, il ne peut pas le nier. « C’est généreux de ta part, tu sais. » Dit-il doucement, une seconde fois, manière de dire qu’il sait ce qu’elle lui reproche, même s’il ne voit pas quoi faire pour se faire pardonner, sachant que Rose ne le lui a jamais dit et se mettre à genoux n’était pas suffisant. Ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie, mais incapable de se taire, il sourit avec un brin de tristesse : « J’aurais vraiment préféré que ce soit dans d’autres circonstances. Mais peu importe, je suppose, c’est comme ça. » Oui, c’est comme ça : il faut faire face et se taire quant au fait que ce n’est pas ce qu’on aurait voulu. Après tout, par rapport à Gaia, ils ne peuvent se plaindre de rien, et ses soucis lui paraissent futiles. Autant profiter de ces quelques instants de répits, trop rares en ce moment pour ne pas les apprécier – et malgré tout, c’est à regret qu’il finit par monter se coucher après avoir souhaité bonne nuit à Rose.

Comme si la conversation avait eu un effet plus bénéfique qu’une potion sur lui, Tibérius ne tarde pas à s’endormir et c’est avec un certain étonnement qu’il s’aperçoit qu’il était plongé dans un sommeil assez profond, quoique agité, quand il entend un bruit qui le réveille. Avec un grognement, il se redresse sur un coude, un peu désorienté, mais sur le qui-vive, pour essayer de comprendre ce qu’il se passe : en pleine nuit, ce ne peut être que quelque chose de grave. A-t-on retrouvé Gaia, est-elle vivante, est-elle morte ? Mais rien de tout cela, comprend le juge en entendant la voix de Rose. Tapotant sa lampe de chevet d’un coup de baguette, il achève de se redresser sur son lit, et adresse un sourire encourageant à Pulchra. « Ce n’est pas grave. Je ne dormais pas vraiment de toute façon. » Mensonge évident, avec ses cheveux en bataille et son pyjama rayé, mais qu’importe. Il ne lui viendrait pas à l’idée de reprocher quoique ce soit à Pulchra ni à Rose, et c’est surtout à cette dernière que le message s’adresse, la petite n’ayant pas la moindre idée de l’état de nerf dans lequel son frère est. Au contraire, il est reconnaissant à la jeune femme, encore une fois : à défaut de mieux, il voudrait qu’au moins Pulchra aille bien. Elle est trop jeune pour devoir supporter tout cela, alors il lui tend les bras et l’assoit sur ses genoux, où elle vient se blottir, s’accrochant à lui de toutes ses forces. «  Viens là, toi. » Il dépose un baiser sur le front de l’enfant, la berçant doucement : « Tu sais qu’on n’est jamais très loin, hm ? Ça va aller. »

Il cherche un instant Rose des yeux pour l’inciter à s’assoir à son tour et éventuellement lui poser une ou deux questions. Il suppose qu’il fallait s’attendre à ce que les évènements atteignent Pulchra et que la petite soit encore plus affectée qu’eux. Pas très étonnant qu’elle reprenne d’une petite voix : « Tib’ ? Tu vas toujours rester, pas vrai ? Toi aussi tante Rose ? » De nouveau, il jette un coup d’œil éloquent à la jeune femme. Voilà qui est clair, les voilà coincés ensemble au moins jusqu’à ce que Pulchra s’endorme. Avec une autorité bienveillante, il l’installe dans le lit, s’asseyant sur le bord de la couverture et laissant de la place à Rose : « Bien sûr. Promis. Si on dormait un peu, maintenant, qu’est-ce que tu en dis ? » Mais Pulchra n’a pas l’air d’avoir envie de dormir : comme si elle cherchait à se rassurer, elle continue de parler, se blottissant entre eux alors que Tib’ s’installe un peu mieux, contre le bois de lit.  « Ce serait bien si vous vous mariiez. Comme ça, on serait toujours ensemble tous les trois. » Ajoute-t-elle pensivement. Tibérius sourit à la lueur jaunâtre de la lampe. Drôle comme la vérité sort réellement toujours de la bouche des enfants. Lui ne dit rien, mais n’en pense pas moins. Le mariage, il ne sait pas trop, il a toujours cette bague, après tout. Mais pour le moment, il faudrait déjà récupérer Rose, et s’il ne peut s’empêcher de sourire à la lueur jaune de la lampe de chevet, il doute qu’en rajouter soit une bonne idée : « Il est un peu tard pour organiser un mariage, petite sœur. On verra tout ça demain. Essaie de te rendormir, d’accord ? Il est très tard pour les petites filles. » Pourtant, il y a peut-être une étincelle amusée dans le regard qu’il lance à Rose une fois qu’il a de nouveau bordé Pulchra, la première depuis longtemps, comme si, un instant, il avait oublié Gaia.

Constatant que sa sœur s’endort et somnole, il sourit d’un air attendri, ajoutant pour Rose : « J’irai la recoucher quand je serai sûr qu’elle dormir, d’accord ? et je ferai monter du thé en revenant. » La scène fait sourire Tibérius. Au fond, ça fait très longtemps qu’ils ne sont pas vus ainsi, lui assis contre la tête de lit, en pyjama, elle en robe de chambre à deux doigts d’allumer une cigarette comme il le faisait quand Gaia, Marciana et Rose envahissaient sa chambre à des heures indus alors qu’il préparait un livre, pour prolonger leurs soirées pyjama. En général, il gardait la fratrie et finissait par se laisser attendrir et par se faire chahuter en râlant. Le bon temps, du moins une période plus heureuse et plus simple – simplement, il n’avait jamais remarqué que cette robe de chambre allait si bien à son amie. Avec un sourire, il murmure : « Ça fait longtemps qu’on n’avait pas… » Mais il s’interrompt au milieu de sa phrase, sentant la tête de la jeune femme venir s’appuyer contre son épaule. Elle est aussi fatiguée que lui, comprend Tibérius, et au fond, peut-être mieux vaut-il qu’il ne finisse pas cette phrase. Elle n’apprécierait pas forcément de se voir rappeler que lorsqu’ils étaient ensemble, ils n’ont même pas eu ce degré d’intimité-ci. « Rosie, dis, tu t’endors. » Murmure-t-il cependant en serrant sa main pour essayer de la réveiller. Elle redresse la tête, l’air un peu surpris : «  Pardon. Tu t’étais endormie…tu veux aller te coucher ? Je vais ramener Pulchra. » Tibérius en serait presque gêné : lui n’était pas tellement dérangé par cette situation.
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeSam 17 Avr - 23:51

❝Tibérius & Rose ❞Second ChanceRose a chaud. Empêtrée dans ses couvertures, elle passe en réalité une très mauvaise nuit. Elle a chaud, mais elle est incapable de se réveiller pour autant. Piégée dans un demi-sommeil, elle ressent seulement l’inconfort de sa situation. Les draps sont trop lourds, sa robe de nuit la gêne et elle voudrait se réveiller pour se désaltérer. Ses rêves ne sont pas agréables, mais son esprit ne lui montre pas clairement le sujet de ses angoisses et plus elle se concentre dessus, plus les choses lui échappent. L’arrivée de Pulchra est comme une bénédiction puisqu’elle permet à Rose de sortir de son sommeil et de revenir dans le monde des vivants.

A l’enfant, elle se garde bien de montrer son malaise et tandis que celle-ci lui explique ce qui l’amène a une heure aussi tardive, Rose tente de retrouver son calme. Puisque le sommeil lui échappe, autant prendre le temps de rassurer sa cadette. D’un lumos, elle allume les lumières de la chambre et se lève pour aller saisir une longue robe de chambre oubliée sur un fauteuil dans un coin de la pièce.

A pas de loup, elles sortent de la chambre de Rose pour rejoindre le couloir et, tour à tour, vérifient que les frères et sœurs de Pulchra sont bien présents. Au fur et à mesure, sa cousine se calme et lorsqu’elles atteignent la chambre de Tibérius, Rose tente de la raisonner. Elle a vu son frère il y a quelques heures à peine et elle est certaine qu’il est en train de profiter d’un repos bien mérité. Rien n’y fait et puisqu’elle ne tient pas à devoir gérer une crise en plein couloir, la jeune femme préfère céder.

Il n’en faut pas plus pour réveiller son cousin qui accepte l’intruison de bonne grâce. Sa sœur ne tarde pas à le rejoindre dans le lit, grimpant sur les genoux de son aîné et s’accrochant à lui avec force. C’est que même si Pulchra ne sait pas l'étendue de ce qui est arrivé à Gaïa, elle comprend que quelque chose de grave se passe. Même si ses aînés font des efforts, il est impossible pour elle de ne pas sentir la tension qui règne à Yaxley House. Ses angoisses n’ont donc rien d’étonnant. Rose est même surprise que ça ne soit pas arrivé plus tôt.

Elle finit par contourner le lit pour venir se jucher à la droite de l’enfant, restant sagement au-dessus des couvertures, le dos appuyés contre la tête de lit en bois, ses mollets ramenés pudiquement sous ses cuisses.

- Je vais rester, ne t'inquiète pas.

Distraitement, elle caresse les cheveux de la jeune fille, ils sont plus clairs que ceux de ses sœurs, presque châtain. De tout, c’est peut-être elle qui, physiquement, ressemble le plus à son aîné si bien que l’on pourrait croire voir un père et sa fille lorsqu’ils se promènent ensemble. Lorsqu’elle entend parler de mariage, sa main s’arrête et elle la retire doucement, ne sachant pas trop quoi répondre. Se marier ? Rose n’y a jamais songé et encore moins avec son cousin. Nul doute que d'autres y ont pensé à sa place puisque les rumeurs sont allées de bon train si bien que même Gaïa a préféré s’en mêler. Cette pensée réveille des souvenirs peu agréables et elle ne veut pas y penser. Du reste, faut-il vraiment détromper une enfant dans la détresse ? Elle hésite, mais finalement Tibérius répond pour eux. Le rouge lui monte aux joues, mais elle évite soigneusement de regarder celui-ci pendant qu’elle ajoute sur un ton qui se veut rieur :

- Je suis encore trop jeune pour me marier de toute façon, il faut attendre au moins mon prochain anniversaire pour ça et puis, je n’ai pas besoin d’épouser ton frère pour être là. Je viendrais aussi souvent que tu voudras.

Heureusement, c’est une tocade d’enfant et quoique Pulchra proteste faiblement qu’elle n’est plus une petite fille, c’est encore ce qu’elle est. Elle ne tarde d’ailleurs pas à s’endormir, tout en murmurant qu’elle ne se rappelle plus la date de naissance de Rose. Heureusement, songe celle-ci, il ne manquerait plus qu’elle planifie ses fiançailles à venir dès son réveil. Néanmoins, l’ensemble de la scène lui tire un sourire amusé qu’elle rend à Tib sans trop y penser. Il est tard. L’angoisse et la situation ont eu raison de son amertume et quoiqu’elle n’ait rien oublié, il devient compliqué de se battre sur tous les fronts. Le conflit permanent ne lui va pas et elle a baissé sa garde puis un moment.

- J’irai la recoucher, ne te tracasse pas. Je ne travaille pas demain matin, tu as besoin de plus de sommeil que moi.

En réalité, ses nuits sont courtes, même si elle dort plus que Tibérius. La fatigue finit par la rattraper et parce qu’elle se sent à l’aise, elle finit par s’endormir, sa tête trouvant naturellement place sur l’épaule de son ancien compagnon. C’est lui qui la réveille et elle se tourne vers lui un peu perdue, sa main toujours dans la sienne.

- Excuse-moi, répond-elle la voix rauque de sommeil. Je dois être plus fatiguée que je ne le pensais.

Elle regarde sa cousine qui dort tranquillement et secoue la tête négativement quand Tibérius propose d’aller la remettre dans son lit.

- Tu devrais la laisser dormir avec toi. Elle va se réveiller sinon et on ne tient pas à plusieurs dans son lit, crois-moi.

Regardant autour d’elle, Rose songe que, en effet, il est temps pour elle de prendre son congé. Même si Pulchra est entre eux, elle n’est plus une enfant et elle n’ose pas imaginer ce qui se dirait si on la voyait sortir de la chambre de son cousin à cette heure et dans cette tenue.

- Je devrais y aller, sinon je vais me rendormir et c’est moi que tu vas devoir porter pour finir. Je pèse un peu plus lourd que ta soeur. déclare-t-elle avec humour tout en amorçant un mouvement pour sortir du lit.

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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeMar 27 Avr - 22:25



Second chance
Rose & Tibérius
Tiens, c’est nouveau, ce sourire, Tibérius aurait presque oublié que ça pouvait exister, tant le sien que celui de Rose à son égard. D’un coup, il bénit Pulchra et sa naïveté d’enfant. Il avait presque l’impression d’avoir oublié comment faire. Il faut dire que l’ambiance, et c’est bien normal au vu des circonstances, ne se prête guère aux rires, même si elle les oblige à se ressouder malgré eux. Il n’a pas vraiment le cœur à s’en réjouir tant il aurait préféré que les choses soient différentes et que sa sœur soit avec eux, mais malgré lui, il se sent un instant plus léger. Certes, le sujet est un peu gênant dans la mesure où Rose lui a dit clairement qu’elle ne voulait pas entendre parler de mariage, mais pourtant Yaxley ne peut s’empêcher de sourire. Parce qu’elle est naive, sa sœur, parce qu’il devine Rose qui rougit et que un instant, les choses lui paraissent légères. A son tour, il chuchote :  « Elle aura oublié demain, ce n’est pas très grave. » Il y a eu ce mouvement de complicité, et il ne veut pas qu’il finisse, réalise-t-il, même s’il ressent la gêne de Rose. C’est peut-être pour cela qu’il essaye de détendre un peu l’atmosphère et qu’il ne lui tient pas rigueur de ne pas vraiment dire oui. Mais, note-t-il avec espoir, elle ne dit pas vraiment non plus, jouant la montre.

Il ne sait pas trop où il en est de tout cela, de ce qu’elle lui a dit et de son refus, opposé si fermement chez les Selwyn : était-ce sincère, ou juste un moyen de le blesser autant qu’elle l’était ? Sur le moment il n’a pas su quoi dire, pris de court : il ne voulait pas épouser Rose, il avait même peur de ce que ça impliquait, mais il s’est senti idiot de ne jamais lui avoir parlé de ses doutes, et maintenant il regrette tellement de l’avoir perdu que étrangement, le cap du mariage ne lui parait plus si difficile à affronter. Il faut dire que la possibilité de perdre une sœur, parmi les drames et les ennuis qu’ils ont vécus, fait relativiser beaucoup de choses et lui a fait comprendre qu’il fallait dire aux gens les choses, parce qu’on les perd souvent bien plus vite qu’on ne croit – en témoigne la culpabilité qu’il ressent de ne pas s’être réconcilié avec Gaia à la pensée qu’il ne la reverra peut-être plus jamais. La pensée le déprime de nouveau et il préfère songer au fait qu’au moins, ils se sont un peu réconciliés, et que tout compte fait, ils ne sont pas si mal, sur le moment. C’est cette pensée qu’il est bien malheureux d’en être arrivé là pour se souvenir des choses importantes – mais c’est une constante chez lui, ces derniers temps, en dehors même de l’enlèvement de sa sœur – qui lui fait se souvenir du bon vieux temps, et c’est un peu nostalgique qu’il va pour reprendre la parole quand il constate que sa cousine s’est tout bonnement endormie.

Elle a beau dire et elle fait la fière, mais la voir aussi fatiguée, ça le rend un peu triste. Elle prend sur elle, mais elle ne devrait pas avoir à le faire, et si ça le touche, ça lui tire un mouvement de négation, et il sourit :  « Il n’y a pas de mal, ne t’en fais pas. C’est moi qui suis désolé de t’avoir réveillée. » Ce n’était pas désagréable, comme moment, non, la petite endormie à leurs côtés et Rose contre son épaule. Sans trop savoir quoi savoir quoi faire de cette information, Yaxley la range dans un coin de son esprit, sentant qu’il pourrait en tirer quelque chose, ce dont il est incapable pour le moment – mais cela viendra plus tard, sans doute. Dans l’immédiat, il s’agit surtout de s’occuper de Pulchra, qui effectivement dort si bien qu’il a des scrupules à la déranger, puisque, il le comprend avec un léger pincement au cœur, il faut également que Rose reparte. Peut-être parce que Tibérius n’en a pas envie, ou que l’ambiance est plus légère, ou qu’il a sérieusement besoin de décompresser et d’une échappatoire, ou peut-être les deux, il s’amuse : « Oh, je pourrais très bien te porter aussi, ma chère, est-ce que tu me sous-estimes ? » Voilà que, pris d’une impulsion qu’il ne s’explique pas, il a joint le geste à la parole et que c’est à présent Rose qu’il tient dans ses bras, et qu’il lance sur le même ton joyeux : « Et voilà, où est-ce que je te ramène, maintenant ? » L’idée même que Rose ne devrait pas se trouver là lui est sans doute venu à un moment donné, mais maintenant, il s’en moque, fier de son coup. Ils sont proches, un instant, et il pourrait…

C’est à ce moment précis que retentit une petite voix ensommeillée, qui se teinte très rapidement de sanglots : « Tib’, où est-ce que vous allez ? Je ne veux pas que vous partiez ! Je ne veux pas ! » Quelles que soient ses intentions et ses projets, ces larmes y mettent un terme immédiatement – il n’a pas même le réflexe de se dire que Pulchra est particulièrement contrariante à faire échouer ainsi ses plans, chose rare, car n’importe quelle autre personne y aurait eu droit. Au lieu de ça il bégaye et repose Rose sur le lit avec une grimace désolée : « Oh, oh non…je… » Prenant de nouveau sa cadette dans ses bras, il la berce de nouveau doucement : « Chut, je ne voulais pas…chut. Recouche-toi, ma chérie, je suis là. On est tous les deux là. » Pour le moment, il évite un peu le regard de Rose. Tibérius ne saurait pas bien expliquer lui-même ce qui lui a pris, et il a un peu honte, à vrai dire. Si bien que penaud, il finit par secouer la tête : « Je suis désolé, je ne pensais pas à mal, ni qu’elle se réveillerait. » Il ne sait pas trop si Rose lui en veut, mais en tout cas les voilà bloqués ensemble pour un moment, sauf à ce qu’il déplace Pulchra, ce qui semble compromis à présent. « Je ne sais pas trop ce qui m’a pris, ça m’amusait, c’est tout. » Curieusement, s’il a définitivement l’impression de s’être laissé aller à quelque chose d’inapproprié, ce n’est pas tellement ça qui le gêne. Il avait envie de le faire et ne parvient pas vraiment à regretter : au fond, ce n’était jamais que chahuter, et il s’aperçoit que c’était bien. Que pendant un instant, il a oublié le reste. En revanche, Tibérius craint définitivement que Rose lui en veuille, et ça, ça lui fait peur : ils sont à peine réconciliés et elle pourrait croire qu’il veut en profiter. « On devrait…hum, changer de place, si tu veux repartir quand elle se sera rendormie. » Et pourtant, malgré lui, il a aussi peine à résister à ce qu’il voudrait, ce qu’il voudrait vraiment et finit par proposer mine de rien : « Tu es sûre, pour le thé ? Ca nous permettrait de rester avec elle sans être dans le lit, et tu pourras repartir plus facilement. »
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeJeu 29 Avr - 23:26

❝Tibérius & Rose ❞Second ChanceSans qu’elle le veuille, la tête de Rose se fait de plus en plus lourde. Quoiqu’elle fasse de son mieux, la jeune femme peine à garder les paupières ouvertes. Autour d’eux, le manoir est calme et on n’entend pas un bruit. Il semble que toute la maison dort profondément, épuisée par les évènements de ces derniers jours. Il ne reste plus que Tibérius et Rose éveillé, veillant sur une enfant encore trop jeune pour supporter les tracas qui occupent ses aînés. Pour ne pas déranger Pulchra, le silence se fait. Il fait agréablement chaud et au bout de quelques minutes, bien installée comme elle l’est, Rose finit par céder et s’endort sans vraiment y penser, sa tête trouvant sa place sur l’épaule de son cousin. Le réveil est presque douloureux tant elle était agréablement plongée dans un demi-sommeil. Néanmoins, ça ne lui ressemble pas de s’abandonner de la sorte. Elle s’en excuse, lui suggérant au passage de laisser sa cadette dormir à ses côtés.

- Oh non, imagine si on me trouve ici parce que je me suis endormie, crois que ta sœur est une piètre excuse pour un chaperon et il n’y a vraiment besoin de faire plus d’histoire qu’il n’y en a déjà.

Aucun d’eux n’est naïf et ils ont déjà eu des relations plus qu’approfondie avec le sexe opposé, mais au manoir, entre eux, ce n’est pas la même chose. Ce qui se fait derrière les portes closes du domicile d’un autre ne regarde qu’eux, mais aux yeux de tous, ils sont tenus d’avoir un comportement approprié à leur caste. Il serait particulièrement malvenu pour Rose et Tibérius de partager une chambre à leur âge. Sans compter que Gaïa ss’est tellement opposée à leur relation que maintenant qu’elle a disparu, Rose se sentirait presque coupable d’entretenir le moindre sentiment inaproprié à l’égard de son cousin.

Ça devient pourtant difficile quand, de façon un peu inattendue, elle se retrouve dans ses bras, partageant avec lui une proximité qu’ils n’ont jamais eu du temps où ils entretenaient une relation. Surprise, elle s’accroche instinctivement à lui. Troublée par leur proximité, sa respiration s’accélère et la rouge lui monte rapidement aux joues. Ils sont proches. Probablement trop et il serait si simple de céder et ses pulsions si bien qu’elle ne sait pas quoi répondre.

- Tibérius, siffle-t-elle à voix basse pour ne pas réveiller Pulchra. Repose-moi, si quelqu’un nous voyait.

Néanmoins, ses protestations manquent de vigueur et il y a presque un sourire sur son visage avant que sa cousine ne se réveille en protestant contre leur départ. De retour sur le lit, elle se penche vers l’enfant qu’elle embrasse et laisse son frère la rassurer jusqu’à ce qu’elle se rendorme. De son côté, Rose perçoit à peine l’embarras de Tibérius tant elle est obsédée par le sien. D’un geste fébrile, elle referme sa robe de chambre, consciente du peu de vêtements qu’elle porte sur elle. Pourtant, malgré les propositons du juge, elle ne bouge pas pour autant. Pas maintenant. Elle se dit qu’elle préfère attendre, être sûre que l’enfant est endormie plutôt que de risquer une autre crise de larmes, mais en vérité, elle est bien ici et n’a pas vraiment envie de s’en aller.

- Ce n’est rien, Tib, lui répond-elle en balayant ses excuses d’un revers de main. Ce n’est pas grave, je crois qu’on a tous les deux besoin de décompresser.

Voilà, ce n’est que ça. Ils sont tous les deux fatigués et sur les nerfs; un peu d’amusement bon enfant ne leur fait pas de mal. Quoi qu'il arrive, ça ne peut être que ça. Alors qu’elle a refusé le thé quelques instant auparavant, Rose accepte finalement la proposition de Tibérius avec un haussement d’épaule faussement indifférent.

- Fais monter une théière, au stade où on en est … Tant que ta mère ne me voit pas sortir d’ici au petit matin ça devrait aller.

Elle bouge du lit délicatement pour ne pas réveiller Pulchra et s’étire avec un bâillement fatigué. Pied nu, elle traverse la pièce pour aller vers un petit fauteuil installé non loin de l’âtre, elle s’y laisse tomber et laisse dériver ses pensées en attendant l’arrivée du thé. Quelques instants plus tard, elle se retrouve avec une coupe fumante en main, son cousin assis non loin d’elle. Ils boivent en silence pendant un moment, aucun des deux ne voulant briser le silence en premier. La situation est à la fois étrange et confortable. Depuis quelque temps, sans vraiment en parler, ils flirtent avec un retour non avoué à ce qu’ils étaient comme si le passé pouvait être effacé au bénéfice du présent. La disparition de Gaïa a accéléré le mouvement et la situation n’a pas laissé la place à la discussion. En réalité, Rose n’est pas certaine que son cousin veuille discuter de quoique ce soit. Elle le connaît bien et s’il n’est pas un Serpentard dans l’âme, ça ne veut pas dire qu’il ne sait pas profiter des opportunités qui se présentent. Or, il a été parfaitement clair quant à ses intentions à son sujet. La botaniste ne veut pas croire qu’il profite de la situation, mais il n’empêche qu’il doit être, comme elle, consciente du changement qui s’opère et choisit lui aussi de se taire. D’un ton un peu fatigué, mais sans agressivité, c’est finalement elle qui rompt le silence en premier pour demander doucement :

- A quoi est-ce qu’on joue, Tib ?


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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeJeu 6 Mai - 23:53



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Rose & Tibérius
Au diable, a envie de lancer Tibérius lorsque Rose lui demande de la reposer et suggère que les gens trouveraient que ça ne se fait pas. Elle a à l’évidence raison, mais dans un nouveau mouvement, alors qu’il la tient dans ses bras, il s’en moque réellement. De toute façon, personne ne les voit, et puis même, ça lui semble assez subsidiaire, alors qu’il n’aurait qu’à se pencher un peu pour l’embrasser. Il en oublierait même Pulchra, qui se rappelle à leur bon souvenir. Comment a-t-il pu être assez idiot pour manquer ce genre d’occasions avant que…avant que tout ne devienne compliqué, au bas mot, avec Rose, et compliqué en général et que son monde ne tourne plus qu’autour de l’enlèvement de Gaïa et de l’angoisse de ne jamais la revoir. Maintenant, tout ça risque de passer pour de mauvais ton, se morigène-t-il en silence, consolant doucement Pulchra, quand bien même Tibérius est d’avis que tant que personne n’est là pour les voir, ils font bien ce qu’ils veulent : cette idée est nouvelle, et assez séduisante, quand bien même il ne peut guère la mettre en pratique. De mauvais ton aussi dans sa relation avec Rose : n’est-ce pas trop rapide ? Pensif, il ne sait pas trop quoi dire, et il a peur de se faire rabrouer. Une peur exagérée cependant, car il devine un sourire chez sa cousine, même s’il préfère ne pas insister lorsqu’elle l’excuse avec une indulgence à laquelle il n’était plus habitué . « De décompresser, oui, sans doute. » Répète-t-il donc dans un murmure approbateur, sans trop vouloir s’attarder à expliquer.

S’il ne devait pas s’occuper de Pulchra, attendant patiemment qu’elle se rendorme, il aurait mieux le loisir de saisir l’embarras de Rose et de voir qu’elle essaye de convaincre de quelque chose dont lui-même n’est pas très – voire absolument pas – sûr : que ce n’est qu’un mouvement lié l’inspiration du moment et qu’il traduit quelque chose de plus. Quoi ? Tibérius n’en est pas très sûr, mais il est presque sûr que ça le reprendrait vite, lorsqu’il lève les yeux vers Rose. Il y a quelque chose de doux et de touchant, d’attirant aussi, de son point de vue, dans la manière dont elle évite son regard, remettant en place sa chemise de nuit. S’il n’y avait pas Pulchra, se rapprocher, et voir l’effet que cela aurait sur la jeune femme, le tenterait presque.

Mais il y a Pulchra, et puis ce que diront les autres, alors pour le moment, mieux vaut restreindre ses ambitions : que Rose accepte de rester et de boire un thé avec lui, c’est déjà quelque chose. Il sourit en retour, un peu fatigué, avant de tapoter de sa baguette un petit cordon destiné à appeler un elfe, tentant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller sa sœur  : « Je ne pense pas qu’elle se lève avant toi, tu sais. Tu as le temps. » Circé quitte rarement sa chambre de toute façon, ces derniers temps, trop déprimée et anxieuse à cause de l’enlèvement. Mais il comprend où veut en venir Rose. Le reste de sa fratrie dirait que ce n’est pas convenable, surtout alors que Gaia n’est pas là. Tibérius le sait et c’est peut-être pour cela qu’il se fait une raison aussi et qu’il ne pousse pas trop à la roue.

Car le fait est que quelque chose se passe, et c’est déjà beaucoup : trop peut-être, vu les circonstances. Mais c’est à cause de celles-ci que Tibérius est fatigué de lutter. Habitué à ce que son maitre travaille en pleine nuit, l’elfe ne tarde pas à amener le thé, et il sert une tasse fumante à Rose avant de s’installer près d’elle à côté de la cheminée. Il y a un moment de silence confortable, où son seul mouvement est de tourner la tête de temps en temps pour voir si Pulchra, qui s’est rendormie, ne se réveille pas. Quant à elle, la maison dort. On pourrait la croire apaisée. Dans son dos, le juge entend le cliquetis régulier de l’horloge ; devant lui, il y a la chaleur rougeoyante du feu et les craquements des buches.

C’est finalement Rose qui reprend la parole, sans éviter le sujet, cette fois. C’est un progrès, peut-être. Il ne rêve donc pas depuis des jours qu’il y a quelque chose. Qu’elle le reconnaisse et initie le débat ne lui fait pas peur, au contraire, il sent son cœur faire un bond dans sa poitrine, car ce qu’elle dit, c’est que réciproque. Alors, il a sa chance, mais ça ne rend plus les choses plus faciles. Le nez plongé dans son thé, Tibérius hésite, et puis finit par dire honnêtement : « Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop si ça a d’importance de savoir, non plus. Mais je voudrais que…» Qu’y a-t-il à dire, quelle justification à donner ? Il ne pensait que sa cousine aborderait le sujet, et il n’a pas de discours tout prêt. Il a déjà donné ses justifications, déjà expliqué, ça n’a pas suffit. Faut-il redire encore que eux, ça risquait de devenir une habitude, et qu’il ne le voulait pas, justement parce qu’elle changeait ses autres habitudes, et qu’étant casanier et maniaque, il ne serait pas parvenu à s’en débarrasser ? Non, sans doute pas. Ça ne sert à rien et il ne croit pas que ça touche Rose. De toute façon, il est trop tard pour lutter et argumenter. Et puis, parce qu’il fatigue, il baisse la garde et il finit par dire, sans transition : « Tu me manques, c’est tout. »  

Surpris lui-même, il hausse les épaules, un peu penaud. La question suivante devrait : « est-ce que moi aussi, je te manque ? ». Mais il n’ose pas, peut-être un peu stressé de cet excès de franchise – alors peut-être qu’il vient trop tard. Se massant les tempes à cause de la fatigue, Tibérius reprend donc en se justifiant un peu, fermant les yeux, sur la défensive :  « Je pourrais dire, comme tout à l’heure, que c’est le stress, la fatigue, ou quelque chose comme ça, et que c’est bien de s’évader en bonne compagnie, mais je mentirais en le faisant, et je n’ai plus envie de mentir.  Ce n’est peut-être pas le bon moment pour le dire, mais je ne crois pas qu’il y en aura un bon, et puis j’ai fini par comprendre qu’il fallait dire les choses aux gens, alors, je vais te le dire, Rosie. » Pourtant, il a envie d’insister, et il pose sa tasse sur la table basse, avant de se pencher vers sa cousine pour prendre sa main et la regarder dans les yeux : « Ce n’est pas seulement à cause de Gaia, on le sait tous les deux, ce serait trop facile de prétendre ça... » Il a l’air d’insister et de fait il est insistant, mais voilà : il n’a plus envie de fuir, et ça fait un moment qu’il pense à ça.
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeVen 7 Mai - 23:49

❝Tibérius & Rose ❞Second ChanceAlors que Tibérius lui dit de ne pas s’inquiéter pour Circé, Rose ne peut pas s’empêcher de lui lancer un regard agacé. Son cousin n’est pas idiot et il sait exactement ce qu’elle sous-entend. Peu importe que ça soit Circé, Darius, Marciana ou même Octavia, ils n’ont pas intérêt à ce que l’on interprète mal la situation dans laquelle il se trouve tout innocente qu’elle soit. L’est-elle vraiment ? Si Rose est honnête, probablement pas. Néanmoins, l’honnête n’a jamais été son fond de commerce. Tout l’inverse en réalité et elle est parfaitement équipée pour se voiler la face quand elle le désire. Néanmoins, ce n’est pas tant une question de désir que de nécessité. L’heure n’est pas au sentimentalisme inutile et le sujet lui semble particulièrement malvenu au vu de la tragédie qui les frappe.

Maintenant que Pulchra s’est rendormie, partir serait facile et révèlerait même du bon sens. Pourtant, Rose ne bouge pas. Partagée entre son bon sens et sa lassitude, c’est ce dernier qui l’emporte et elle cède finalement à la proposition de son aîné. Le thé est promptement monté et une fois installée dans son fauteuil, la jeune femme sent la fatigue la gagner. Finalement, ce n’est pas la situation - tout aussi horrible qu’elle soit - qui la met à fleur de peau. L’incertitude les ronge tous et la jeune femme songe que si au moins ils savaient à quoi s’en tenir - en bien comme en mal - ils sauraient quel plan d’action mener pour gérer tout ça.

Un pieu souhait et ils n’en savent pas plus ce soir qu’hier matin si bien qu’ils sont réduit à s’occuper l’esprit comme ils peuvent en attendant d’éventuelles nouvelles. Coincée, Rose a le loisir de penser à des sujets qu’elle devrait pourtant éviter. Tibérius est l’un d’eux. Difficile de l’éviter puisque qu’ils sont sans cesse ensemble depuis que la nouvelle de l’enlèvement de sa cousine a éclaté. En journée, l’attention que lui demandent les autres l’empêche d’y songer, mais à présent qu’ils sont seuls, le silence et la distance entre eux soulignent tout ce qui a changé. Quoiqu’elle sâche que ce n’est ni le lieu, ni le moment pour en parler, les mots sortent de sa bouche sans qu’elle puisse vraiment s’en empêcher.

Une fois évoqué à haute voix, il n’y a plus de retour en arrière possible, elle le sait, mais c’est comme si un poids se retirait de ses épaules. De son côté, la réponse du juge provoque une sensation étrange et elle derrière sa tasse Rose retient presque un sourire tandis que son ventre se tord à la fois d’inquiétude et d’anticipation. Heureusement, la jeune femme a toujours su maîtriser ses émotions et c’est d’un ton mesuré qu’elle lui répond :

- Je crois qu’au vu de notre historique, c’est particulièrement important de le savoir.

Elle saisit sa tasse et aspire une petite gorgée de thé avant d’essuyer le coin de sa bouche délicatement à l’aide de sa serviette. Sans regarder son cousin, mais fixant l’âtre, elle continue :

- C’est exactement ce qui a mené à notre dernière dispute et je ne tiens pas plus que ça à recommencer l’expérience.

Le ton est léger, mais l’amertume toujours présente, même si presque imperceptible. Néanmoins, Tib la connaît et elle n’a pas besoin de lui faire un dessin pour qu’il comprenne ce qu’elle veut dire. Levant les yeux vers lui, elle s’attendrit presque et souffle :

- Tu me manques aussi, mais ce n’est pas une bonne chose, ni raisonnable pour autant.

Plus que jamais, dans ces moments-là, Rose regrette la relation et la complicité qu’ils partageaient. A présent, il y a toujours ce mélange de doute et de rancœur entre eux qui les empêche d’agir naturellement. Désormais, tout est calculé et analysé de peur de briser l’homéostasie qu’ils ont réussi tant bien que mal à retrouver. Tout aussi honnête qu’il soit, la déclaration du juge fait bondir son cœur dans sa poitrine d’excitation, mais également d’anxiété.

- Je ne veux pas recommencer comme avant. La demi-mesure ne m’intéresse pas et ce n’était pas sain, Tibérius. Etre ton amie avec quelques privilèges pendant que tu vas voir à gauche et à droite. Non merci et puis de toute façon, ni toi, ni moi, ne voulons nous engager et tu sais ce qui nous sera demandé à terme. Ça serait ridicule sans compter que le moment est particulièrement mal choisi pour remettre ça sur le tapis.

Rose a beau poser tous les arguments du monde sur la table, à coup sûr, la seule chose que son cousin remarquera, c’est qu’elle n’a pas dit non.

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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeLun 10 Mai - 0:04



Second chance
Rose & Tibérius
Le débat qu’ils ont est presque familier à force de répétition, mais il est peu à peu devenu plus apaisé, comme si Rose et Tibérius, mais à vrai dire, surtout Rose, ce qui n’est pas illogique puisque c’est elle qui a le plus souffert, avaient chacun baissé un peu les armes et décidés d’un statu quo un peu étrange, lui, sans cacher ce qu’il voulait, comme elle l’a rappelée, et elle en acceptant le dialogue. C’est qu’il est difficile de rester sur ses gardes à se regarder en chien de faience alors qu’au fond on tient à l’autre, et difficile de vraiment recommencer à se hair et à hurler. Cependant, entre eux, les choses ne redeviendront jamais vraiment neutre, et ce serait mentir que de le dire, surtout quand Tibérius a aussi clairement dit ce qu’il voulait. Sur le moment, l’enlèvement de Gaia a pris le dessus, mais maintenant que toute la maison dort et qu’il ne reste plus que lui et Rose, leur duo s’est recréé presque naturellement, même si un peu forcé par Pulchra. Et force est de constater qu’ils sont bien, ici, tous les deux, à boire leur thé près de la cheminée. Et justement, pour un moment, il n’y a plus qu’eux, et il est fatigué de lutter : dans ce cauchemar, Rose est un roc de stabilité, sur qui il peut compter, et il refuse qu’elle reparte, et par conséquent, de ne pas se battre pour la garder. Il a cependant, comme toujours, du mal à l’exprimer, peut-être un peu échaudé par la réaction de sa cousine la première fois. Mais comme Rose a l’air de vouloir qu’il s’avance, et comme elle fait un pas vers lui, il se décide à être un peu plus explicite : « Tu sais ce que je veux. Ça n’a pas changé depuis la dernière fois. Est-ce qu’il faut que je le redise ? » En réalité, il semble d’ailleurs à Tibérius qu’il s’agit plutôt de ce que Rose veut, même s’il reste un peu hésitant et confus. Oui, c’est important de savoir, mais il ne sait pas bien quoi ajouter de plus que ce qu’il a déjà dit – il a d’ailleurs été clair sur le fait qu’il voulait qu’elle revienne, tout son comportement étant à l’avenant -  ne sachant pas trop comment la convaincre, mais un peu gêné d’avoir été pris en flagrant délit. Cependant, il faut être deux pour jouer, et il se demande s’il peut vraiment répondre à la question seul.

Au fond, il s’agit de savoir où ils en sont, et où ils vont, au-delà de ce qu’il veut lui. Il lui semble qu’ils ont progressé. La dernière fois, lorsqu’ils s’étaient vu à Pré-au-Lard, il n’avait réussi à lui dire qu’elle lui manquait que par des moyens détournés, et la réponse avait été à la hauteur, pointant le gâchis qu’il avait causé. Son aveu est plus direct cette fois ci, et la réponse qui suit moins dure. Elle laisse cependant une sensation douce-amère à Tibérius. Pourquoi puisque j’ai changé et que je suis résolu, a-t-il envie de demander, mais il connait la réponse et il a appris à ne pas trop pousser son avantage avec Rose, avançant par petits pas. S’il ne tenait qu’à lui et s’il n’y avait pas Pulchra, il songe aussi qu’il se pencherait vers elle pour l’embrasser, et la prendre dans ses bras comme il l’a fait tout à l’heure. Finalement, quoique issu d’un coup de folie, ce geste lui parait naturel et l’envie de recommencer le tenaille. Ce qu’il finit par dire, en disant que ce n’est pas lié à Gaia, mais bien, à demi-mots, à elle. A eux, en fait, et le mot le séduit. Nous, c’est quelque chose qu’il voudrait. Et bien sûr, évidemment, il ne retient vraiment de la déclaration de la jeune femme qu’une chose : qu’elle n’a pas dit non. Comment aurait-il pu retenir autre chose, de toute façon, lui qui a de toute façon tendance à penser aux gens en fonction de ce qu’il veut, et qui ne veut que son retour, ou pouvoir revenir auprès d’elle pour de bon ?

Cependant, Rose compte plus pour lui que les autres, et à sa manière franche, peut-être un peu trop, il essaye de tenir compte de la crainte qu’il devine et qu’il est désolé d’avoir provoqué. Ne plus avoir sa confiance lui fait mal, plus que de raison. Qu’elle ne le croit pas également, alors Tibérius souffle franchement : « Je ne veux pas non plus recommencer comme avant non plus, Rosie. Crois-moi. Mais je veux recommencer. »  Ou commencer, selon les points de vue, réalise-t-il et cela lui fait baisser les yeux quelques secondes, comme soufflé par sa propre audace. Il ne répond pas à tout, peut-être parce qu'il ne sait pas vraiment où il en est au sujet du mariage, même si Rose a raison, comme Reha avant elle. Un jour il faudra s'y résoudre. Il a toujours cette bague, d'ailleurs, mais il ne sait pas quoi en faire, songe-t-il. Il est trop tôt pour décider quoique ce soit là-dessus, même si Tibérius ne peut s'empêcher de se demander ce que veut dire l'attitude de Rose. C'est que malgré tout, même s'il a réfléchi au sujet, il a encore du mal à imaginer qu'on puisse être en couple sans union scellée par les liens du mariage. Peut-être justement parce qu'à terme, cela ne lui sera pas permis. Mais même si c'était ce que Rose voulait et que cela se passait bien, même si pour l'instant elle n'en veut pas, pourquoi le refuser d'avancer, sans admettre la possibilité de changer d'avis ? Il n'a pas la réponse. Au moins a-t-il dit ce qu'il voulait, encore, même s'il ne sait toujours pas ce que Rose veut. Et qu'elle ne compte manifestement pas lui répondre.

Il est vrai qu'il ne devrait penser qu’à sa sœur, mais voilà, c’est plus fort que lui et Rose ne sort jamais vraiment de ses pensées. Simplement parce qu’elle est là, et qu’il ne traverserait pas cette épreuve de la même manière. Il y a un long moment de silence où il songe à cela, et il bat un peu en retraite pour regarder Pulchra qui dort et laisser Rose réfléchir, d’une certaine manière. Et justement, il finit par reprendre la parole, la regardant droit dans les yeux : « Je sais que ce n’est pas le moment. Mais je voulais t’en parler. Et je ne sais pas si on aura l’occasion d’en reparler… » Il porte la main de la jeune femme à ses lèvres pour y déposer un baiser fugace, avant de la lui rendre et de lui adresser un sourire un peu triste : « Est-ce que ce sera le cas ? » Il est prêt à la laisser partir et à se contenter d’un oui, même s’il vaudrait mieux une réponse à la question « quand ». Mais dans ces circonstances, il sait qu’il n’obtiendra pas mieux.
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Message#Sujet: Re: Second chance + Rose   Second chance + Rose Icon_minitimeMer 12 Mai - 17:38

❝Tibérius & Rose ❞Second ChanceQuoi de plus étonnant que de voir Rose s’engager dans une discussion difficile ? Elle qui a élevé la fuite au rang d’art les fuit généralement comme la peste. Il faut dire qu’elle n’a jamais aimé parlé de ses sentiments. C’est un sujet qu’elle juge difficile à aborder, encore plus lorsqu’il faut le faire avec franchise. Produit de son éducation, la jeune femme préfère l’idée que les choses n’ont pas besoin de se dire. Elles sont évidentes et les verbaliser serait superflus. Son opinion, en vingt-huit n’a jamais varié, jusqu’à aujourd’hui. Après plusieurs mois à se tourner autour, entamer une relation pour rompre quelques mois plus tard dans des conditions catastrophiques, il faut se rendre à l’évidence : les choses ne sont pas aussi simples, ni aussi évidentes qu’elle le voudrait.

Dans le fond, Tibérius n’arrange rien. S’il est désormais parfaitement clair sur ses intentions, ce ne fut pas toujours le cas et c’est ce qui les a mené à la situation actuelle. Lucide sur elle-même, Rose a bien compris que sa colère et son ressentiment s'effacent peu à peu pour laisser place à d’autres sentiments. Or, la relation ambiguë qu’est la leur - en particulier en cette période de crise - n’est pas sans provoquer quelques émois chez elle. Détestant ne pas pouvoir contrôler ce qui se passe, elle a préféré briser la glace quitte à entendre des choses qui ne lui plaisent pas. Le statut quo n’est plus une option et ils le savent tous les deux.

- Tu as été parfaitement clair sur tes intentions, rassure-toi, je n’ai pas besoin que tu les énonces à haute voix.

Comme toujours lorsque la discussion devient plus privée, la jeune femme a le rouge qui lui monte aux joues. Presque pudiquement, elle détourne le regard pour se concentrer sur le feu qui brûle dans l’âtre. Malgré la chaleur de la journée, les nuits sont fraîches et dans le crépitement des flammes, la jeune femme trouve quelque chose de réconfortant.

Dans le fond, tout ça est aussi une question de foi. Si on enlève les objections que pourraient avoir sa sœur et le reste de sa famille, la confiance que Rose porte à son cousin n’est pas intacte. Oui, dans une certaines mesures, il a sa confiance - après tout, n’est-elle pas entrée dans l’Hydre - mais le reste est plus délicat. Heurtée, elle l’a été et plus cruellement que jamais. Or, Rose l’instant de survie de Rose, ses réflexes de bonne Serpentard lui disent qu'il vaut mieux être seule qu’encore une fois blessée.

- Je ne sais pas si je peux encore te faire confiance, Tib. Pas pour ça en tout cas, souffle-t-elle, verbalisant ses inquiétudes.

Évidemment, il protestera. Il ne veut pas recommencer comme avant. Justement, avant, les choses n’étaient pas claires lui dira-t-il. Pourtant, elles l’étaient pour Rose; Évidentes même ! Alors comment se fait-il que ce n’était pas son cas ?

La nuit avance et Gaïa est toujours portée disparue si bien que même lui finit par convenir que ce n’est pas le moment d’en parler. Il y a même quelque chose d’indécent dans l’idée qu’ils aient pu oublier le jeune femme l’espace d’un instant. Rose voudrait s’en vouloir, mais elle n’y arrive pas et la culpabilité qu’elle ressent n’est pas celle qu’elle devrait avoir. Peut-être parce qu' en toute occasion, il faut continuer de vivre et que le temps ne se suspend pas. A la question du juge, elle finit par répondre par l’affirmative :

- Quand Gaïa sera à la maison saine et sauve, quand les choses se seront apaisées, on en discutera. Je peux au moins t’assurer ça.


La fuite n’est pas toujours la solution à tout et dans ce cas-ci, ne résoudra rien. Ils finissent leur thé en silence et finalement, Rose se lève pour retourner à sa chambre, laissant son cousin avec Pulchra et ses pensées.

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