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 Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle

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Gabriel Rowle
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Message#Sujet: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeVen 14 Mai - 12:37

Incandescentes Petites Rivalités
ft. Villanelle Abbot
Gabriel dédiait sa vie à sa carrière. Quand, pour certains, travailler n’était qu’un moyen d’avoir de l’argent, de faire subsister sa famille ou de pouvoir partir en vacances, pour Gabriel, c’était tout le contraire. Il vivait pour la Gazette et pour ses articles. Il ne comptait jamais ses heures et n’hésitait pas à mélanger travail et vie personnelle – puisque sa vie personnelle, c’était son travail ? Chaque ami, chaque relation était un indic potentiel, une source d’informations qui s’ignorait encore et qu’il savait être le seul à pouvoir révéler. Certains le qualifiaient d’acharné, d’autre de carriériste. D’autres encore le qualifiaient de parasite, d’opportuniste, parce que Gabriel mettait son nez partout et souvent là où on ne voulait pas de lui.

Son travail, c’était une passion, une obsession. Les affaires qu’il traitait, il les menait à bien. Certaines semblaient mener dans une impasse et il était parfois obligé d’en laisser tomber quelques-unes, au moins en apparence. D’autres encore ne se révélaient qu’au fur et à mesure, amenant toujours plus d’informations tandis qu’il s’aventurait toujours plus loin dans la profondeur des secrets d’autrui. C’était le cas de l’affaire Henfield.

Une sacrée affaire que celle de cet entrepreneur nouveau riche. Tout avait commencé lorsqu’on avait retrouvé le corps sans vie d’une jeune femme dans une des ruelles sombres de l’Allée des Embrumes. Le corps de cette pauvre créature portait des marques de maltraitances et, après de plus amples investigations, la Police Magique était parvenu à apprendre que la jeune femme faisait partie, de toute évidence contre son gré, d’un vaste réseau de prostitution de luxe. Et quel meilleur scandale que l’élite de la société impliquée dans une affaire si sordide ? Gabriel s’était immédiatement attelé à la tâche. Il avait interrogé de potentiels témoins à n’en plus finir, avait parcouru l’Allée des Embrumes en long, en large et en travers, s’était invité dans toutes les petites sauteries du coin pour essayer de faire parler les plus réticents sous l’effet de quelques verres d’alcool et, pourquoi pas, d’une ou deux gouttes de véritasérum habilement glissées dans leur boisson.

La piste avait fini par remonter jusqu’à ce cher Abraham Henfield. Et à partir de là, tout s’était enchaîné très vite : un empire construit sur l’argent du proxénétisme, un personnage plus que malsain, plongé dans les magouilles jusqu’au cou. Et puis la Police avait coupé court à toutes fuites d’informations, avait resserré l’étau et, depuis, il était terriblement compliqué d’arriver à investiguer sur cette affaire.

Mais Gabriel avait une piste. L’ex-femme de ce cher Abraham, une certaine Margaret Dawson. Ce dernier affirmait avoir divorcé d’elle après une affaire d’adultère qu’il lui imputait. Le son de cloche était pourtant totalement différent de l’autre côté, mais Gabriel n’avait pu en savoir davantage : après lui avoir crié dessus qu’elle ne l’avait jamais trompé et qu’elle ne voulait jamais rien avoir à faire avec un homme comme lui, elle lui avait claqué la porte au nez avant de lui lâcher les chiens dessus. Et, depuis, toutes ses tentatives pour entrer en contact avec cette femme s’avéraient infructueuses. Mais rien qui ne puisse entamer la volonté de l’ancien Serpentard : il finirait par trouver un moyen de la faire parler.

Il revenait donc aujourd’hui pour un nouvel essai. La maison de cette femme était imposante et somme toute assez luxueuse : elle ne semblait pas avoir été désavantagée par ce divorce. Henfield aurait-il tenté de la faire taire avec de l’argent ? Lui en fournissait-il encore pour acheter son silence ? Gabriel brûlait de savoir. Mais alors qu’il s’approchait une énième fois de l’immense portail de l’entrée, il vit au loin une silhouette familière, sur le perron de la maison, en train de quitter cette chère Margaret.

- C’est une plaisanterie ! éructa-t-il en reconnaissant cette silhouette.

Avant d’être repéré, le journaliste battit en retraite et se dissimula un peu plus loin, à l’angle du mur de pierre qui entourait le domaine. Il patienta quelques minutes, puis la silhouette qu’il avait repéré quelques instants plus tôt passa enfin le portail, se dirigeant dans sa direction. Appuyé contre le mur, il l’attendit, la colère pulsant à ses tempes.

- Par Salazar, quelle déplaisante surprise – si tant est que te retrouver une fois de plus dans mes pattes soit une surprise, Abbot. Vu l’acharnement que tu mets à essayer de me piquer mes affaires, j’aurais dû me douter que je te retrouverai tôt ou tard sur mon chemin, déclara-t-il en venant se planter pile devant la jeune femme.

Il ne fallait pas s’y méprendre, Gabriel était singulièrement irrité. Cette gamine lui tapait sur les nerfs, à toujours fureter autour de lui, comme s’il n’y avait pas assez de scoop pour deux. Mais après tout, il aurait dû prévoir cette éventualité. Villanelle était connue pour être tout particulièrement attirée par les affaires sordides, et celle-ci l’était.

Mais ce qui faisait totalement enrager le journaliste, bien plus que la simple présence de cette gamine, c’était le fait de l’avoir vu tenir une discussion avec la témoin qu’il essayait de cuisiner depuis des semaines, comme si de rien n’était, avec la plus grande simplicité. C’était quoi ça, encore un truc de femme qu’il ne pouvait pas comprendre ? Il n’en savait rien et n’avait pas envie de savoir : il voulait juste qu’elle s’en aille, mais aussi qu’elle crache le morceau : qu’est-ce que lui avait dit cette saleté de bonne femme ?

- Je te préviens. Je ne suis vraiment pas d’humeur à t’avoir sur le dos, ma petite. Et je ne suis pas non plus enclin à voir ce scoop me passer sous le nez, même si je doute que ton article aurait autant de succès que le mien. Alors, réglons ça rapidement, tu veux ? Et ensuite, je te conseille vivement de lâcher cette affaire.

Gabriel n’aimait pas menacer les gens, mais là, trop, c’était trop. Cette gamine l’insupportait, et ce simple fait l’irritait d’autant plus. Il faisait la guerre à une gamine, par Merlin… C’était navrant.
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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeVen 21 Mai - 14:55

★ Incandescentes Petites Rivalités ★


C'était sans aucune autre émotion que celles qu'elle savait si bien feindre mais qui n'avaient rien de réelles que Villanelle avait écouté et consigné le témoignage de son interlocutrice, la vieille Mrs Dawson. Lui tirer les vers du nez n'avait pas été simple, et Villanelle l'avait eue à l'usure, mais elle était parvenu, par des moyens pas toujours légaux, à gagner sa confiance, et à partir du moment où elle avait bien voulu parler... Merlin ! On ne l'arrêtait plus ! Une vraie pipelette. Et c'était parfait, elle lui fournissait bien assez d'éléments pour donner du poids à un article de fonds qui puisse être difficilement remis en question par ses pairs ou ses lecteurs (lectrices en écrasante majorité).

S'arranger avec la vérité n'était pas du tout un problème pour Villanelle, mais quand on s'attaquait à des individus aussi influents tels qu'Henfield, il fallait savoir la jouer finement, et selon des règles particulières. Heureusement, à force, Villanelle connaissait le jeu par coeur, elle savait quand, comment et de quelle manière s'arranger avec la réalité. Le scoop était bien trop juteux pour qu'il lui passe sous le nez sous prétexte de sources contestables. Là, le discours de Mrs Dawson et les preuves qu'elle lui avait fournies étaient accablantes. C'était de l'or en barre, ni plus ni moins.

C'était donc infiniment satisfaite qu'elle avait quitté la demeure de cette bonne femme ô combien bavarde quand on savait par quel bout la prendre, le tout pour croiser la route d'un de ses collègues. Gabriel Rowle. Tiens donc. Dans le fond, Villanelle ne devait pas être surprise, ce devenait une habitude pour l'un comme pour l'autre de se piétiner les plates-bandes constamment... mais pour le coup, il semblerait que Villanelle ait de l'avance sur son collègue journaliste. Et on ne va pas s'en cacher, elle en tirait une très grande satisfaction. D'autant plus que Gabriel, de son côté, éructait.

- Par Salazar, quelle déplaisante surprise – si tant est que te retrouver une fois de plus dans mes pattes soit une surprise, Abbot. Vu l’acharnement que tu mets à essayer de me piquer mes affaires, j’aurais dû me douter que je te retrouverai tôt ou tard sur mon chemin.


-Si je ne m'abuse, c'est toi qui te trouves dans mes pattes, en l'occurrence
, répondit la jeune femme avec assurance, le tout accompagné de ce sourire qui lui collait si souvent aux lèvres et que le commun des sorciers trouvait absolument agaçant - à juste titre. Tu sais, l'information appartient à tout le monde, c'est pas joli-joli de vouloir te l'accaparer.

Dixit celle qui était prête à tout pour sortir n'importe quel scoop en premier. Quand certains disaient qu'elle serait capable de tuer père et mère pour obtenir ce qu'elle voulait, ils étaient loin d'avoir tort. Enfin... ceci dit, vu que son père était déjà mort, ça réglait la question de ce côté-là.

- Je te préviens. Je ne suis vraiment pas d’humeur à t’avoir sur le dos, ma petite. Et je ne suis pas non plus enclin à voir ce scoop me passer sous le nez, même si je doute que ton article aurait autant de succès que le mien. Alors, réglons ça rapidement, tu veux ? Et ensuite, je te conseille vivement de lâcher cette affaire.


-En ce qui me concerne, l'affaire est close, il faut croire que j'ai été plus efficace que toi, qui l'eut cru - Ah oui, tout le monde en dehors de toi.
Nouveau sourire. Mais vas-y, fais-moi rire, comment espères-tu "régler ça rapidement" ?


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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeMar 28 Sep - 17:25

Incandescentes Petites Rivalités
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Gabriel n’était pas un homme au sang chaud et il était rare de le voir s’énerver. S’il connaissait la frénésie et l’excitation que pouvait provoquer son travail, il n’avait que peu l’habitude de la colère. Pourtant, il aurait eu de quoi en devenir familier : perdre son père et son frère presque coup sur coup aurait pu éveiller en lui une haine du monde qui n’aurait jamais cessé, mais ce n’était pas le cas. Le journaliste était un homme agréable, la majeure partie du temps ; il était bon-vivant, peu contraignant et si son entêtement pouvait taper sur les nerfs de nombre des personnes qui l’entouraient, il n’en faisait jamais cas, n’étant pas du genre à tenir compte de tous les affronts qu’on pouvait lui faire.

Mais il y avait des choses que Gabriel considérait comme sacrées et auxquelles il ne fallait pas toucher : sa famille et son travail. Or, Villanelle, cette jeune arriviste qui, du point de vue de Gabriel, n’avait strictement rien à faire ici, venait de lui passer sous le nez et le journaliste sentait la colère lui embrumer l’esprit. Comment cette gamine osait-elle s’accaparer ses informations ? Il avait suffisamment bataillé pour considérer ce scoop comme le sien, il lui était insupportable de penser que cette petite idiote puisse le coiffer au poteau.

La confronter était une très mauvaise idée : Gabriel avait déjà une certaine connaissance du caractère de cette petite peste et s’il était buté, elle l’était tout autant, voire plus – ce qui n’était pas une mince affaire. Mais trop, c’était trop : quelqu’un devait remettre cette empêcheuse de tourner en rond sur le droit chemin, chemin qui n’était de tout évidence pas le sien, et donc pas celui de ses affaires ni de ses scoops.

- Oh, je t’en prie, siffla alors Gabriel. Ce n’est pas parce que tu as réussi à échanger trois mots avec une vieille mégère que cela fait de l’affaire Henfield ton affaire. J’y travaille depuis bien plus longtemps que toi. Et je connais assez tes méthodes pour te dire de garder tes précieux conseils pour toi, ajouta-t-il en accentuant la fin de sa phrase d’un doigt accusateur agité juste sous le nez de la jeune femme.

Gabriel ne supportait pas l’arrogance, surtout pas venant de petits nouveaux qui se sentaient pousser des ailes parce qu’ils écrivaient pour des journaux moyens qui comptaient sur le scintillement factice de leurs articles pour faire du chiffre. Sorcière Hebdo était un magazine bien implanté dans le domaine journalistique sorcier, mais il fallait rester sérieux deux minutes : ça n’était ni plus ni moins qu’un ramassis de sottises promptes à amuser les jeunes sans cervelles et les sorcières qui s’ennuyaient ferme. Alors oui, un peu de sensationnel pouvait leur faire du bien. Mais pas à ses dépens.

Contenant sa colère, Gabriel afficha un sourire moqueur et se pencha vers la jeune femme.

- Ma chère, j’écrivais déjà des articles que tu portais encore des couches. Alors, de toi à moi, je pense avoir plus de cordes à mon arc qu’une débutante. Tu peux faire autant de bruit que tu veux avec tes articles somme toute… sanglant, lâcha-t-il avec un petit rire, mais ne va pas te comparer à ce que tu es encore loin d’égaler.

Gabriel avait commencé jeune dans le journalisme, et il ne supportait pas que tout son dur travail soit remis en question par une arriviste. Le jeune homme n’avait jamais été un génie et il l’avait parfaitement bien accepté, compensant par un dur travail et un acharnement à l’épreuve de tout. Alors voir cette gamine, du haut de ses vingt ans, lui faire de la concurrence, et réussir là où il pouvait encore échouer… Non, vraiment, ça ne passait pas.

- Je veux savoir ce que Margaret Dawson t’a raconté, exigea alors Gabriel. Mettons qu’en contrepartie, je te ferais la grâce de deux ou trois tuyaux qui devraient ravir tes lectrices du dimanche, ajouta-t-il avec désinvolture.

Ce n’était pas les faits divers qui manquaient, s’il n’y avait que ça pour satisfaire les ambitions de Villanelle. Mais celui-là, il était à lui.

Bas les pattes la gueuse.

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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeMar 26 Oct - 8:40

★ Incandescentes Petites Rivalités ★

- Oh, je t’en prie. Ce n’est pas parce que tu as réussi à échanger trois mots avec une vieille mégère que cela fait de l’affaire Henfield ton affaire. J’y travaille depuis bien plus longtemps que toi. Et je connais assez tes méthodes pour te dire de garder tes précieux conseils pour toi.

-Si tu y travailles depuis bien plus longtemps avec aussi peu de résultats, peut-être que c'est ton travail qu'il te faut remettre en question et non le mien
, répondit très tranquillement Villanelle, qui n'avait pas l'intention de se laisser impressionner par les remarques et les accusations de son interlocuteur.

L'avantage quand, comme elle, on avait depuis longtemps décidé de négliger les rapports humains au profit de la sacrosainte image et d'elle seule, c'est qu'il n'y avait plus grand-chose qui soit susceptible de vous affecter, et encore moins, dans ce cas précis, les considérations personnelles d'un "collègue" frustré qui voyait un scoop lui passait sous le nez. Elle se fichait bien qu'il s'estime plus légitime qu'elle à ébruiter l'affaire, ce serait elle et elle seule qui en garderait la primeur. C'était d'ores et déjà décidé, et elle ne changerait évidemment pas d'avis. En attendant, Gabriel Rowle insistait, et ce pouvait être une très mauvaise idée de sa part. De manière générale, il était préférable d'éviter de se faire d'elle une ennemie. Elle n'avait que vingt ans, certes, mais elle avait de la ressource, et pouvait être sacrément redoutable.

- Ma chère, j’écrivais déjà des articles que tu portais encore des couches. Alors, de toi à moi, je pense avoir plus de cordes à mon arc qu’une débutante. Tu peux faire autant de bruit que tu veux avec tes articles somme toute… sanglant, mais ne va pas te comparer à ce que tu es encore loin d’égaler.

-Si mon travail est si médiocre que tu le dis, tu n'as aucune raison de t'en inquiéter à ce point, pas vrai ? On ne redoute pas le travail d'une personne dont on ne reconnaît pas au moins un peu la qualité. Pourquoi se soucier de ce que j'écris ou non si ce ne sont jamais que les gribouillis d'une journaliste de bac à sable, hein ?
Elle sourit de toutes ses dents. Je comprends, ne t'en fais pas. Je me doute que ça doit être désagréable de se faire coiffer au poteau par une gamine inexpérimenté. Mais à ce sujet, c'est peut-être davantage ton travail qu'il faut remettre en question que le mien.

Comme à son habitude, Villanelle était tout bonnement insupportable de suffisance. Et elle ne perdit ni son sourire, ni cette suffisance quand Rowle chercha à marchander ses informations.

- Je veux savoir ce que Margaret Dawson t’a raconté. Mettons qu’en contrepartie, je te ferais la grâce de deux ou trois tuyaux qui devraient ravir tes lectrices du dimanche.

-Monsieur est beaucoup trop généreux avec moi,
ironisa Villanelle, on ne peut plus sarcastique. Crois-le ou non, je ne suis pas intéressée. Et je doute que tu m'apprennes quoi que ce soit que je ne sache pas déjà.



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Gabriel Rowle
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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeJeu 30 Déc - 22:02

Incandescentes Petites Rivalités
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Ce n’était pas dans les habitudes de Gabriel de s’énerver ainsi. S’il avait toujours jalousement conservé ses informations pour lui, travaillant dans l’esprit de compétition, il avait aussi toujours su reconnaître certaines limites à son talent : tous les scoops ne pouvaient pas être pour lui. C’était aussi ça, être un journaliste : tout un réseau qu’il fallait savoir maintenir, entre concurrence et cordialité professionnelle.

Mais il y avait quelque chose chez Villanelle qui donnait à Gabriel des envies de meurtre aussi sanglantes que celles qui faisaient le fond de commerce de la jeune femme. Cette gamine qui se croyait tout permis, qui pouvait tout se permettre sans se préoccuper de quelconques attentes qui auraient pu peser sur elle. Elle trichait, n’hésitait pas à mentir, tout tant qu’elle pouvait obtenir ce qu’elle voulait. Oh, Gabriel n’était pas un enfant de cœur non plus : il lui était arrivé à plusieurs reprises d’avoir recourt à des moyens peu conventionnels pour se procurer des informations de premières fraîcheurs. Mais, tout fourbe qu’il fut, le journaliste considérait tout de même avoir une certaine morale ; Villanelle, elle, n’en avait aucune.

C’était du moins ce que son ego blessé lui murmurait. Aussi, avec un sourire un tantinet crispé, Gabriel croisa les bras, tentant de contenir la colère qui bouillonnait en lui.

- Mais bien sûr Villanelle. C’est vrai que ton travail à toi est si pointu, quel prestige ! ricana-t-il avec ironie. Tirer profit d’une affaire que d’autres ont mené et dont tu te contentes de récolter les fruits… Je dois avouer que tu sais te trouver au bon endroit au bon moment, mais quant à tes méthodes de travail, laisse-moi émettre un large doute.

Il était peu de gens aussi irritant que Villanelle. La jeune femme semblait se complaire dans cette attitude provocatrice qu’elle affichait en permanence, tant dans sa façon d’être que dans ses articles. Pourtant, s’il y avait quelque chose qui rassurait Gabriel – et qui le faisait aussi un tantinet jubiler – c’était que ce comportement ne tarderait pas à lui attirer des ennuis. Le métier de journaliste demandait un certain réseau, des connaissances et des alliances, notamment. Dans d’autres circonstances, Gabriel aurait pu travailler avec la jeune femme comme il le faisait parfois avec d’autres collègues d’autres journaux. Mais il était hors de question pour l’ancien Serpentard de s’abaisser à cela. Pas avec une peste telle qu’elle.

- Ma chère, nous pourrions écrire les pires torchons que les ménagères du coin se l’arracheraient quand même, pour peu qu’on les sorte un peu du quotidien. Le jour où je redouterai ton travail n’est donc pas encore arrivé.

Gabriel s’énervait contre un mur. Un mur en béton armé, aussi épais que le sourire de cette petite peste était éclatant. Même en proposant de marchander l’information, cela ne menait à rien. Non, elle prenait trop de plaisir à le voir s’indigner, son ego se gonflait trop à savoir qu’elle l’avait coiffé au poteau. Et c’était de savoir ça qui faisait encore davantage enrager Gabriel. Quelle idée que d’aborder cette gamine… Elle était bien sûre d’elle. Commencer sa carrière avec un maigre éclat lui était monté à la tête, de toute évidence.

- Oui, c’est un de mes petits travers, j’ai tendance à être bien trop sympathique, surtout envers de merveilleuses personnes telles que toi, grinça-t-il avec une ironie dégoulinante.

Reprenant légèrement son sérieux, il reprit.

- Allons bon. Tu ne sautes pas sur l’occasion ? Tu es si sûre de toi ? Les sources diffèrent, et contrairement à ce que tu crois, très chère, tu es loin de tout savoir. Enfin, je suppose que tu comprendras ça bientôt. Je n’aurais même pas besoin de faire quoi que ce soit, ton incompétence se montrera d’elle-même.

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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeVen 4 Fév - 12:05

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- Mais bien sûr Villanelle. C’est vrai que ton travail à toi est si pointu, quel prestige ! Tirer profit d’une affaire que d’autres ont mené et dont tu te contentes de récolter les fruits… Je dois avouer que tu sais te trouver au bon endroit au bon moment, mais quant à tes méthodes de travail, laisse-moi émettre un large doute.

Ces réflexions ironiques laissaient Villanelle de marbre. Pis encore, elle se permettait d’en sourire. Toutes déplorables et amorales soient ses méthodes, elle l’assumait totalement. Elle ne cherchait pas à être érigée en exemple d’intégrité et de vertu : si cela plaisait à d’autres, elle laissait volontiers la place du parangon de dignité qu’elle trouvait non seulement surcoté, mais moins que nécessaire. Ce n’est pas seulement que se salir les mains lui permettait d’obtenir les meilleurs scoops, c’est aussi qu’elle adorait ça, se salir les mains. C’était, pour ainsi dire, son petit plaisir personnel.

-Ce que j’observe, moi, c’est le résultat… si tu ne te donnes pas les moyens de tes ambitions, que veux-tu que j’y fasse ? Moi ce que j’observe c’est que j’ai obtenu un scoop en or… et que toi tu n’as rien,
répliqua la journaliste peu consciencieuse en plantant dans les yeux de son interlocuteur un regard qui n’oubliait pas d’être provoquant.

Certains ne supportaient pas d’irriter leurs pairs, ils se montraient constamment arrangeants autant qu’ils le pouvaient, ce n’était certainement pas le cas de Villanelle. Cette dernière tirait profit et satisfaction de l’agacement qu’elle suscitait chez les autres. Elle préférait largement mettre les autres en colère que n’obtenir d’eux qu’une saine indifférence… Ne susciter que l’apathie, c’est bien là ce qui l’indignerait le plus. Mais faute d’être indignée, c’est elle qui indignait, et elle adorait se retrouver de ce côté de la barrière. Elle en tirait une délectation qui était presque plus satisfaisante que le contentement d’avoir signé un papier populaire.

- Ma chère, nous pourrions écrire les pires torchons que les ménagères du coin se l’arracheraient quand même, pour peu qu’on les sorte un peu du quotidien. Le jour où je redouterai ton travail n’est donc pas encore arrivé.


-Alors pourquoi mon travail t’agace autant, dans ce cas, continue d’écrire tes charmants torchons pour ménagère, je continue d’écrire les miens, et les niffleurs seront bien gardés, pas vrai ?

Impossible de réussir à insulter le travail de Villanelle, elle était trop fière et trop sûre d’elle pour se remettre en question ou admettre qu’elle pourrait bien mieux faire. Oh non, elle avait beau employer des méthodes détestables, elle se payait l’orgueil de penser qu’elle écrivait néanmoins des textes qui plaisaient plus que la moyenne… Tout était dans l’esbrouffe, dans le scandaleux… Mais le scandale est un art qui s’apprend et se maîtrise autant que tous les autres : ce n’était, selon elle, pas à la portée du premier venu.

- Oui, c’est un de mes petits travers, j’ai tendance à être bien trop sympathique, surtout envers de merveilleuses personnes telles que toi.

-Je t’intimide, je comprends ça.


Bah quoi ? L’ironie ne se savoure jamais aussi bien qu’au premier degré… et Villanelle en avait tout à fait conscience.

- Allons bon. Tu ne sautes pas sur l’occasion ? Tu es si sûre de toi ? Les sources diffèrent, et contrairement à ce que tu crois, très chère, tu es loin de tout savoir. Enfin, je suppose que tu comprendras ça bientôt. Je n’aurais même pas besoin de faire quoi que ce soit, ton incompétence se montrera d’elle-même.


-Ouuuuh j’ai tellement peur, prétendit Villanelle. Et au pire quoi ? Je posterai un petit erratum que personne ne lira et les gens retiendront ce qu’ils auront envie de retenir… La plupart de mes lecteurs se fichent assez de savoir si ce que j’écris est vrai ou non du moment que ça leur apporte leur petit frisson quotidien. Elle marqua une pause. Grâce à toi, je vais pouvoir ajouter un charmant paragraphe à mon article sur les tentatives d’intimidation de mes collègues. Mais ne t’en fais pas, je ne citerai pas ton nom ! A moins que tu le souhaites ? Les gens sauraient peut-être qui tu es, comme ça.




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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeVen 4 Mar - 15:02

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Gabriel avait l’habitude d’être le plus fin, le plus malin, et celui à qui tout réussissait car il s’en donnait la peine, et pas qu’un peu. Oh, il s’était déjà fait devancer par d’autres collègues, mais c’était une situation qu’ils n’avait pas vécu depuis un petit moment, l’expérience aidant. Alors la situation avait du mal à passer, mais elle aurait pu être réglé très rapidement et avec bien moins de bavardage si ça n’avait pas été Villanelle qu’il avait en face de lui. Cette gamine… Elle incarnait très certainement tout ce que Gabriel détestait, mais ce qui le mettait le plus en rogne, c’était son sourire. Son putain de sourire, inaltérable, toujours là à vous narguer. Le pire, c’était que rien ne semblait pouvoir venir à bout de ce sourire. Gabriel s’énervait ? Grand bien lui fasse, ça n’atteignait pas la jeune femme. Elle se savait dans son bon droit et tout ce qu’il pourrait lui dire n’y changerait rien.

Et Gaby le savait, au fond, et il ne la condamnait même pas vraiment. Villanelle ne s’en tenait pas aux méthodes traditionnelles mais, à vrai dire, lui non plus, et la seule raison de cette confrontation était un ego de mâle blessé. A la vérité, Gabriel et la jeune femme auraient pu s’entendre parfaitement : aussi ambitieux l’un que l’autre, aussi retords, usant des mêmes stratagèmes et de la même répartie… Oui, ils auraient pu s’entendre sûrement, mais leur personnalité étaient peut-être justement trop similaires pour qu’ils puissent passer outre. En tout cas, Gabriel ne le pouvait pas : c’était plus fort que lui, il ne tolérait pas cet échec.

Néanmoins… Il ne réagissait pas de la bonne façon. Les menaces et la colère, à vrai dire, n’étaient pas son fond de commerce. Si Villanelle réveillait ses pires instincts – non mais qui pouvait rester aimable face à ce sourire ?! – Gabriel se savait plus intelligent que ça. Il se devait d’être plus intelligent que ça, et pour ça, il devait avant tout retrouver son calme. Toujours profondément irrité, le journaliste avait pourtant du mal à s’y obliger.

- Mes ambitions, très chère, sont bien loin des tiennes, et ton scoop est peut-être en or, mais ça n’y change rien, répliqua-t-il avec verve.

Non, non, Gabriel devait se calmer. S’énerver sur cette gamine, c’était déjà lui accorder trop d’importance. Elle avait réussi à lui voler le scoop, bien, et alors ? C’était une grosse affaire, certes, mais le fin mot de l’histoire n’avait sûrement pas encore été dévoilé. Qu’elle rédige donc son torchon, il saurait faire mieux.

Alors, avec un nouveau petit sourire, Gabriel commença à reprendre le dessus sur lui-même. Oh, cette peste l’agaçait toujours autant – à la vérité, elle lui serrait les tripes d’une colère froide qu’il ne se connaissait pas – mais il passerait outre. Il n’avait pas le choix : sa réputation était en jeu. Que dirait-on de lui si on savait qu’il s’abaissait à jouer à la guéguerre avec des gamines comme elle ? Non, vraiment, ce n’était pas sérieux.

- Oh, ton travail ne saurait être aussi agaçant que ta charmante personne, Villanelle, mais je suis bon prince, je t’accorde le point : il est très certainement mieux pour chacun de nous que nos chemins évitent à l’avenir de se croiser de trop près, ajouta-t-il avec un haussement d’épaule un peu raide.

Avec un sourire de façade destiné à cacher sa colère grondante, Gabriel hocha la tête, lâchant un petit rire. Si elle n’avait pas été si garce, Villanelle aurait pu l’impressionner – et peut-être était-ce véritablement le cas, mais Gabriel ne l’avouerait jamais. A son âge, elle faisait déjà preuve d’une assurance que beaucoup de journalistes n’avaient pas à quant à leur travail et à leurs capacités. Une qualité, très certainement, mais qui, ici, ne trouvait pas grâce aux yeux de Gabriel.

Avançant d’un pas, moins dans la menace que dans la provocation, le journaliste glissa un doigt sous le menton de la jeune femme et la força à relever davantage la tête, un sourire de requin aux lèvres.

- Oh, ma chère…. Ne t’accorde pas tant d’importance, veux-tu ?

Gabriel proposa ensuite – ou plutôt, tenta d’imposer – un compromis. Avait-il cru un instant qu’elle y céderait ? A vrai dire, il n’avait pas réfléchi jusque-là, mais sa réponse ne l’étonnait pas. Elle se complaisait dans le médiocre, car elle y excellait. Dans son journal de pacotille, elle brillait plus que les autres et ça lui suffisait. D’une certaine manière, c’était du gâchis : à la Gazette, elle aurait fait fureur, à mettre son talent au service de sujets plus sérieux et de plus grande envergure. Mais tant pis. Si elle préférait se cantonner au sordide, qui était-il pour l’en détourner ? Et puis, il ne voulait pas d’elle sur son terrain de jeu, alors mieux valait qu’elle reste chez Sorcière Hebdo.

- Et après, c’est à nous qu’on vient reprocher notre manque de rigueur, soupira-t-il, davantage pour lui-même que pour la jeune femme. Oh, très chère, comme si tu étais la première à vouloir « révéler qui je suis » au monde entier, ajouta-t-il ensuite en levant les yeux au ciel. Nul besoin d’être si arrangeante, Villanelle, d’autres se sont occupés de ma réputation avant toi. Mais je peux comprendre, après tout ta propre réputation est déjà assez moyenne, si je puis dire, alors j’imagine que c'est pour cette raison que tu peux te permettre ce genre d’encart.

D’un mouvement sec, Gabriel consulta sa montre. Par Merlin, tant de temps perdu pour cette gamine ?

- Je ne me lancerais pas dans une guéguerre contre toi, très chère, déclara-t-il alors, un sourire hautain aux lèvres. Je ne m’abaisserais pas à ça, j’ai déjà perdu assez de temps avec ton cas. Hâte de voir ce que donnera ton article, ajouta-t-il avec ironie. Je ne le lirai sûrement pas, mais il y a toujours un exemplaire qui traîne en salle de repos, histoire que les stagiaires se rappellent les erreurs à ne pas faire.

Gabriel eut un petit rire puis haussa les épaules.

- Enfin, chacun ses ambitions, après tout.


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Message#Sujet: Re: Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle   Incandescentes Petites Rivalités || Villanelle Icon_minitimeMer 30 Mar - 10:48

★ Incandescentes Petites Rivalités ★

- Mes ambitions, très chère, sont bien loin des tiennes, et ton scoop est peut-être en or, mais ça n’y change rien.

Villanelle pourrait sans doute argumenter quant au fait qu’elle ne trouvait définitivement pas leurs ambitions si différentes, mais elle n’y voyait guère d’intérêt, et préféra laisser cette remarque couler sur elle sans rien en faire. Peut-être que s’ils n’avaient pas les mêmes ambitions, Rowle devrait commencer à envisager de prendre exemple sur elle, non ? C’était juste une suggestion comme ça. Ce qu’elle retenait, c’est qu’il admettait que le scoop qu’elle tenait, et qu’elle était parvenu à obtenir grâce à ses méthodes peu recommandables, était bel et bien un scoop en or. Pour le reste, ça n’avait que peu d’importance. En attendant, le voir s’égosiller et s’acharner – constater, donc, l’agacement qu’elle lui inspirait, suffisait à nourrir son envie de l’agacer plus encore.

- Oh, ton travail ne saurait être aussi agaçant que ta charmante personne, Villanelle, mais je suis bon prince, je t’accorde le point : il est très certainement mieux pour chacun de nous que nos chemins évitent à l’avenir de se croiser de trop près.
- On est d’accord là-dessus, fit Villanelle, toujours armée de son sourire le plus large. Je m’en voudrais sincèrement de te désappointer. Je vois bien à quel point je te déstabilise, après tout.

En vérité, ça l’arrangeait bien, en effet, de ne pas l’avoir dans les pattes, car elle l’estimait plus dangereux pour son propre travail qu’elle ne daignait le laissait paraître. Oui, elle voudrait éviter de l’avoir dans les pattes. Pour ce qui était de ses remarques sur combien irritante elle pouvait être, elle le prendrait plutôt pour un compliment, à dire vrai. C’est qu’elle entretenait son potentiel d’agacement avec beaucoup de soin. Il fallait bien que ses petites provocations et ses insupportables sourires servent à quelque chose, n’est-ce pas ?

- Oh, ma chère…. Ne t’accorde pas tant d’importance, veux-tu ?

Elle fit mine de ne pas se laisser déstabiliser quand Gabriel se rapprocha d’elle pour glisser un doigt sous son menton, la forçant à soutenir son regard carnassier. Cherchait-il à l’intimider ? Sans doute. Est-ce que ça marchait ? Un peu. Mais une fois encore, Villanelle était décidée à en montrer le moins possible. Il n’était pas question d’admettre que ces menaces tacites pouvaient la désarçonner.

-C’est important de connaître sa valeur, tu sais ? Tu devrais faire de même, d’ailleurs, tu gagnerais un temps précieux à t’estimer à ta juste valeur. – enfin, ta piètre valeur, plutôt.

S’ensuivit un long monologue que Villanelle écouta sans broncher.

- Et après, c’est à nous qu’on vient reprocher notre manque de rigueur. Oh, très chère, comme si tu étais la première à vouloir « révéler qui je suis » au monde entier. Nul besoin d’être si arrangeante, Villanelle, d’autres se sont occupés de ma réputation avant toi. Mais je peux comprendre, après tout ta propre réputation est déjà assez moyenne, si je puis dire, alors j’imagine que c'est pour cette raison que tu peux te permettre ce genre d’encart. Je ne me lancerais pas dans une guéguerre contre toi, très chère. Je ne m’abaisserais pas à ça, j’ai déjà perdu assez de temps avec ton cas. Hâte de voir ce que donnera ton article. Je ne le lirai sûrement pas, mais il y a toujours un exemplaire qui traîne en salle de repos, histoire que les stagiaires se rappellent les erreurs à ne pas faire. Enfin, chacun ses ambitions, après tout.


-Oui, bien sûr, tu aurais peur de perdre ton temps,
répliqua Villanelle d’un ton hautain. Tu sais seulement que je suis capable de te battre à plates-coutures sur absolument tous les terrains. Elle le toisa un instant. J’ai hâte d’avoir ton retour sur mon article. C’est toujours ceux qui font mine d’être les moins intéressés qui adressent le plus d’attention à ce que je fais. Elle sourit. Je suis ravie d’avoir croisé ta route en tout cas. Pour quelqu’un qui te laisse indifférente, j’ai tout de même cru constater comme un léger agacement de ta part. Et crois-moi, c’est un spectacle assez plaisant.



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