AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  
-12%
Le deal à ne pas rater :
Carte cadeau Cdiscount : payez 220€ et recevez 250€ à dépenser
220 € 250 €
Voir le deal

Partagez | 
 

 Emotional motion sickness + Eve

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CRACMOL
Finn Callahan
▌ Messages : 290
Humeur :
Emotional motion sickness + Eve Left_bar_bleue100 / 100100 / 100Emotional motion sickness + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Une rousse au sale caractère, mais aucun d'entre eux n'est vraiment au courant.

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aucune, car cracmol.
Camp: Neutre
Avatar: Diego Luna

Emotional motion sickness + Eve Empty
Message#Sujet: Emotional motion sickness + Eve   Emotional motion sickness + Eve Icon_minitimeJeu 2 Sep - 0:22



Emotional motion sickness
Eve & Finn
« Une fête ? Ben, je ne sais pas trop si je pourrais. » Finn se pince le nez en entendant la voix de Christopher, à l’autre bout du fil, lui annoncer que Eve ne sera pas là, si c’est ce qui le dérange. Il y entendrait presque une intonation amusée si la simple mention du nom de la jeune femme ne lui faisait pas l’effet qu’un bloc de pierre lui est tombé au fond de l’estomac. Essayant de se reprendre, il répond d’une voix à peu près égale et détachée : « Non, non, ce n’est pas ça, et puis elle fait ce qu’elle veut. C’est juste que je suis en tournage toute la journée et qu’on sort de Londres, et puis après je vois James. On revoit mon contrat, comme j’arrive au bout des cinq films prévus avec la Hammer…Oui, bien sur, je reste ! » Le rire revient, sans trop d’arrières pensées. Non, il ne repartira pas aux USA, ni chez Warner. C’est fini, ça, Finn le sait. La dernière fois a été la source de tous ses malheurs, et il craint de recommencer en s’éloignant. Alors non, quoiqu’il en coûte, il reste dans les parages. Que Eve ne veuille plus le voir, c’est une chose, mais on ne sait jamais, elle pourrait avoir besoin de lui. Reprenant sa conversation avec Christopher, il continue de parler, attachant ses boutons de manchettes : « Mais en tout cas, je ne sais pas trop à quelle heure je vais sortir…Non, non, ne t’en fais pas, c’est moi…Oui, évidemment, la prochaine fois ! »

D’ordinaire, Finn aurait sans doute dit oui. Le cinéma l’occupe vraiment, ces derniers temps, ne serait-ce que par la lecture des scénarii qu’on lui propose, et n’importe quelle fête distrayante est bonne à prendre. Mais en l’occurrence, il ne peut vraiment pas rater la reprise des tournages, ni ce rendez-vous. Et il a sans doute un peu peur que Christopher se trompe et que Eve vienne quand même. A tout prendre, autant éviter les tentations. C’est que le mafieux se connait. Il a réussi à se convaincre qu’en restant en permanence occupé, la douleur passerait, et qu’il penserait moins à Eve. Ce n’est pas vrai, bien sûr. L'idée d’aller la voir, d’essayer de la retrouver, le prend toutes les dix minutes environ. Dès qu’il ne pense à rien, justement, ce sont ces réflexions là qui reviennent. Et il ne veut pas trahir sa promesse, ou plutôt cette fin qu’il a accepté.

A ce jeu là, Santina est une bonne occupation à elle toute seule. Finn s’étire et pousse un grognement en se levant. Quoiqu’il aille mieux, il est toujours un peu raide. Dans sa barbe, il grogne : « Où est-ce qu’elle est ? Tu sais, toi, Shane ? » La cuisinière de son oncle était encore dans son champ de vision, pliant du linge qu’il ne lui a pas demandé de ranger, quand Christopher a appelé. « Il a suffit que je tourne le dos cinq minutes… » Soupire-t-il en nouant sa cravate d’un élégant vert sombre (et seule trace de son habituelle extravagance vestimentaire, avec la discrète épingle en forme de harpe celtique qu'il ajoute, par fierté très irlandaise) par-dessus sa chemise blanche, sous le regard un peu apeuré de Shane. Le chien a vite compris que son endroit favori, les fourneaux, allait devenir inaccessible, à son grand désespoir. Passant la tête par la porte de la cuisine en enfilant sa veste, Finn a un sourire attendri en voyant la vieille dame s’activer, comme il l’avait prévu, à préparer un plat dont elle a le secret : « Grand-mère…tu sais que tu n’as pas besoin de me faire la cuisine, vraiment. Ce n’est pas pour ça que je t’ai faite venir. Tu n’as plus à travailler, maintenant… » C’est vrai : quand lui est parvenu le message de la mort de Antonio, le vieux jardinier de son oncle, l’évidence, pour Finn et Rafa, était de faire venir Santina en Angleterre pour ne pas qu’elle soit seule. Ça a été une occupation en soi, de payer son vol, de l’installer dans un appartement dans le même immeuble que lui, et surtout, de la convaincre qu’elle pouvait prendre une retraite bien méritée. Pour l’acteur, c’est d’ailleurs un échec. Désormais, elle navigue entre les deux étages, passant chez Callahan comme si elle était chez elle, rangeant, organisant, et faisant à manger. Il a beau lui expliquer mille fois par jour qu’il sait cuisiner ou qu’il faut qu’il sorte, comme là, elle finit toujours par le faire rester. Il n'a pas vraiment le coeur à lui dire non. Avec la mort de Ludovico, qu'il n'a pas expliqué, et celle de son mari, il sait bien qu'il n'y a plus que lui et Rafa, pour elle. Finn se résigne donc finalement à s’assoir pour manger et écouter sous la menaces de coups de louche tout un discours encore plus inquiet que d’habitude : « Vraiment, est-ce que c’est le moment ? Tous ces gens qui ne travaillent pas, alors que toi tu gères tout ce quartier ? et ta petite fiancée, tu as des nouvelles ? Tu ferais mieux d’essayer de te faire pardonner. Elle a bien du assez souffrir comme ça, non ? Et est-ce que ce sont mes lasagnes que tu donnes en douce à ce chien ? Tu as assez mangé ? Tu es encore trop maigre à mon goût… »

Le chien sur les talons, Callahan s’enfuit en riant, pris d’un élan d’affection sincère pour Santina. Le reste de la journée, passé à tourner un film d’espionnage visant à empêcher un complot nazi, où il joue un second rôle de flic qui lui plait bien, l’amuse. Ironiquement, c’est parce que ça lui fait penser à Eve. Le tournage est finalement écourté à cause d’une pluie d’été orageuse. Son rendez vous est du même coup avancé, et il est suffisamment tôt pour se rendre à la fête de Christopher lorsque les producteurs le libèrent, ce qu’il décide finalement sur un coup de tête. Puisque Eve n’est pas là, ça ne lui fera pas de mal et ça passera le temps.

Mal lui en prend. Car lorsqu’il sonne la porte de chez son ami et qu’on lui ouvre, Shane se jette instantanément sur une silhouette rousse qu’il ne connait que trop bien, faisant la fête à qui mieux mieux à ladite Eve, et entreprenant de lui lécher consciencieusement les mains. Son maître est trop tétanisé pour l’en empêcher. Un moment, il ne dit rien, se contentant de la regarder, incapable de prononcer le moindre mot, avant de réussir à articuler laborieusement : « Bonsoir. » L’arrivée de Christopher – qui les lorgne d’un air étrangement satisfait, ce que Finn ne remarque pas, trop occupé à scruter Eve de toutes ses forces, comme si ça pouvait faire passer tout ce qu’il voudrait lui dire et qu’il est incapable de formuler, comme pour s’assurer qu’elle va bien aussi – le dispense de répondre. Les autres invités l’assaillent de questions. Peter lui parle du chien qu’il traine, Mary lui dit que ça fait un moment qu’on ne l’a pas vu…et lui, un peu perdu, ne répond que vaguement, cherchant toujours malgré lui Eve du regard, et oubliant un peu trop facilement son rôle de Gallagher. Il n’avait pas prévu ça. Qu’est-ce qu’il doit faire, maintenant ?

Evidemment, ça ne s’arrange pas lorsqu’ils passent à table : il a fallu que le hasard, ou un hôte un peu trop prévenant, les place côte à côte alors que Shane se couche à leurs pieds. Et là, Callahan ne sait pas trop s’il est heureux ou juste monstrueusement nerveux. Le dîner commence dans un silence un peu gêné, et puis d’un coup, il finit par dire, n’y tenant plus, d’une voix qu’il essaye de maintenir calme et qui se perd dans le brouhaha ambiant : « On n’est pas tout à fait obligé de s’ignorer toute la soirée, tu sais. Je ne te cherche pas la guerre, je ne suis pas venu pour ça.  Je ne savais pas que tu serais là. Christopher m’a dit que tu ne viendrais sans doute pas, et je ne pensais pas venir non plus. J’ai simplement réussi à me libérer plus tôt de mon tournage... » Manière d’excuse, et d’invitation à converser, sur un terrain neutre, histoire de rendre les choses plus simples pour tout le monde. Remarquant qu'elle a l'air un peu moins moins fatiguée et fragile que la dernière fois qu'ils se sont vus - leur dernière rupture - l'acteur souffle ensuite avec un léger sourire :  « Tu as l’air mieux, un peu. Tu es retournée travailler ? J'ai croisé deux de nos connaissances, ils avaient l'air de s'inquiéter pour toi, alors je me suis posé la question aussi de savoir ce que tu devenais. Tu l'as su ? »  Plus facile à dire qu’à faire, la neutralité, les connaissant, eux et leur tendance à faire dégénérer les choses, en bien ou en mal. Même prendre des nouvelles, et Finn le fait pourtant de façon assez vague et neutre pour que la rousse soit la seule à  comprendre, est risqué. Eve n’a presque rien dit, mais il suffit qu’il croise son regard et tout peut recommencer – à commencer par son envie de lui dire qu’elle lui manque affreusement, mais ce serait définitivement hors de son rôle.
(C) CANTARELLA.

_________________
We're thiefs.This world doesn't want us anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
RÉSISTANCE
Eve Talbot
▌ Messages : 438
Humeur :
Emotional motion sickness + Eve Left_bar_bleue50 / 10050 / 100Emotional motion sickness + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Un type avec un goût douteux pour les costumes
Nouveau nom (voyageurs temporels) : /

QUI SUIS-JE?
Baguette:
Camp: Bien
Avatar: Eleanor Tomlinson

Emotional motion sickness + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Emotional motion sickness + Eve   Emotional motion sickness + Eve Icon_minitimeLun 6 Sep - 22:24

❝Finn & Eve ❞Emotional motion sicknessOn a beau le savoir, on ne se rend pas compte à quel point les habitudes se prennent vite. Dans le fond, ça fait peu de temps qu’Eve est revenue dans le monde sorcier. Pas encore tout à fait trois ans, pourtant, il n’a pas fallu grand-chose pour qu’elle reprenne des habitudes de vie qu’elle ne pensait pas avoir. La jeune femme a beau exécrer son côté sorcier, elle ne peut pas nier que ses pouvoirs font partie d’elle-même. Contrairement à Rafa, elle n’a jamais cessé de les utiliser, les trouvant utiles au plus fort de la guerre. Ca ne fait pas d’elle une mage talentueuse, loin de là, mais elle reste une sorcière, qu’elle le veuille ou non.

Après la mort de Ludovico, tout lui a semblé trop. Soudain, cette double vie qu’elle mène lui a semblé trop pesante. Eve a ressenti le besoin de fuir, couper les ponts avec tout et tout le monde pour se réfugier dans un certain anonymat. Contrairement à Finn, impossible de tout plaquer et de quitter le pays, si bien qu’elle a fini par choisir une solution moins drastique en se tournant vers un ami.

Christopher lui a semblé un choix évident. Comme elle, il a fait la guerre et quoiqu’ils ne l’évoquent jamais, ils ont tous les deux travaillé pour le SOE. Depuis, lui s’est reconvertis, et quoiqu’il n’ait jamais posé la question, Eve est persuadée qu’il se doute qu’elle-même n’a pas suivi la même voie. Quoiqu’il en soit, il comprend son état d’esprit et son besoin de tranquillité. Discret, il n’a pas vraiment posé de questions et s’est contenté de l’accueillir avec bienveillance, mettant son chez lui à sa disposition.

Dans ce plan, un seul risque, c’est qu’il est également un ami de Finn. Quelque chose quii aurait du la rebuter, mais la jeune femme est réaliste. Ils font en quelque sorte partie du même milieu, ont des amis en commun et ils sont amenés à se revoir qu’ils le veuillent ou non. Si bien que quand Christopher décide d’organiser une soirée chez lui, Eve songe à se porter pâle. Son ami a beau lui affirmer que Finn ne sera pas présent. Elle n’est pas stupide et même si elle fait mine de rien, elle se doute que les chances de voir Callahan sont plus grandes qu’il ne le laisse entendre.

Le soir même, la jeune femme hésite toujours. Par précaution, mais aussi par vanité - un sentiment qui fait rarement surface chez elle- elle est tout de même allée acheter une tenue de soirée. Une robe bleue nuit à la mode. Pas trop ostentatoire, mais élégante. Pendant qu’elle se prépare, elle met un soin particulier à arranger sa mise, consciente qu’elle en fait plus que d’habitude, mais ne voulant pas paraître à son désavantage. C’est sa première sortie depuis longtemps et elle ne veut pas donner l’impression qu’elle va moins bien que d’habitude. Moins elle suscite d’interrogation, mieux elle se porte. En particulier si Finn est présent. Leurs amis communs seront déjà bien assez occupés à se demander pourquoi ça n’a pas marché et à guetter des signes d’animosité de part et d’autre. L’idée d’être un spectacle aux yeux des autres ne l’enchante guère, mais c’est le jeu. Et puis qui sait ? Finn ne sera peut-être pas présent, même si elle en doute sérieusement.

Le soir venu, elle circule dans le salon de Christopher, un verre de champagne à la main. Une plaisanterie à l’un, une discussion politique avec un autre, des nouvelles des enfants d’un couple d’amis et c’est comme si de rien n’était. Entre deux gorgées, la jeune femme scanne la salle comme pour s’assurer que Finn n’est toujours pas là. Partagée entre soulagement et déception, elle continue ses discussions tout en songeant qu’elle s’échapperait bien sur le balcon pour fumer tranquillement. Son paquet de cigarette dans une main, son briquet dans l’autre, Eve est sur le point de mettre son plan à exécution quand elle est interrompue par un chien qu’elle ne connaît que trop bien.

Son cœur fait un bon dans sa poitrine et sans regarder l’entrée, elle s’accroupit pour caresser Shane. Finalement, elle est heureuse de la distraction que l’animal apporte. Grâce à lui, elle n’est pas obligée de regarder son maître arriver et tandis que leurs amis le pressent de questions, elle peut faire mine d’être occupée. Néanmoins, ça ne peut pas durer éternellement. Dans un froissement de tissus, Eve se relève pour croiser le regard de Callahan. L’air satisfait de Christopher et la détresse que Finn porte sur son visage la renseigne mieux que le reste sur la situation. Si elle-même se doutait de la présence de son ancien amant, lui ne pensait réellement pas la trouver ici. Bien décidé à ce qu’ils ne se donnent pas en spectacle plus que nécessaire, elle le salue avec la même courtoisie que les autres. Ajoutant même un charitable :

- Joli costume. Ça change de ta garde-robe habituelle.

L’irlandais ne tarde pas à être alpagué par Peter et quelques amis, si bien qu’Eve en profite pour s'échapper, proposant à Mary de venir fumer avec elle. En août, les nuits sont encore longues, et même si la soirée est déjà bien avancée, le soleil se retire seulement, laissant aux deux femmes l'opportunité de profiter en silence de la golden hour. Derrière, la soirée bat déjà à son plein et le son du gramophone et des rires tranchent avec le silence des deux femmes. Finalement, c’est Mary qui le brise en commentant :

- C’est dommage. Pour toi et Gallagher, je veux dire. Vous formiez un beau couple.
- Tu n’es pas la première à me le dire, répond-elle tranquillement, comme si ça ne l’affectait pas. Elle tire une bouffée de cigarette et continue : On n'avait simplement pas des caractères compatibles. C’est mieux comme ça.

Pas compatible. Ca veut dire tout et rien, mais selon Eve, ça appelle à une fin de discussion ou en tout cas, à embrayer sur un autre sujet. Néanmoins, Mary ne semble pas l’entendre de cette oreille si bien qu’elle finit par écouter les malheurs de celle-ci avec Peter, tout recevant une leçon bien inutile sur comment sauvegarder son couple malgré les tensions. Quoique cette discussion ait un caractère hautement prévisible, Eve ne la trouve pas agréable pour autant. L’annonce du souper la met en joie et même la présence de Finn, juste à ses côtés, ne parvient pas à tenir son soulagement.

Alors que le ballet des plats commence, elle reste silencieuse et son compagnon en fait tout autant. Peut-être que, comme elle, il ne sait pas trop quoi faire de cette situation. De son côté, c’est à la fois une torture et un soulagement. Un soulagement de le voir, puisque jusqu’à cet instant, elle ne se rendait pas compte à quel point elle en avait envie. Une envie qui la torture. Côte à côte, il suffirait de peu pour se toucher et simplement reprendre là où ils ont tout arrêté. Une décision stupide, Eve en a bien conscience, mais ça ne l’empêche pas, un peu honteusement, de la fantasmer. Un petit sursaut de surprise accompagne donc la prise de parole du mafieux, tant elle était perdue dans ses pensées. Laissant la surprise s’afficher sur son visage, elle reste un moment silencieuse avant de hocher la tête en signe d’assentiment.

- Je sais, s’entend-elle répondre à voix basse. Je veux dire, je me doute que tu ne savais pas que je serais là. Je l’ai vu à ta tête. Christopher m’avait dit que tu ne savais pas te libérer, mais je pensais que tu viendrais quand même donc je n’étais pas vraiment surprise de te voir. C’est juste que, sans te faire la guerre, je ne sais pas vraiment quoi dire.

Distraitement, elle pioche du bout de sa fourchette un aliment dans son assiette. Elle le mâche sans même déterminer ce que c’est. Absorbée par Finn, la nourriture semble avoir perdu tout goût. Puisqu’il semble déterminé à faire un effort, elle tente de faire de même.

- Non, pas encore. J’ai pris des vacances, répond-elle, sachant que c’est une façon très édulcorée de parler de sa fuite. Je voulais lever un peu le pied sur le travail, encore que je ne sois pas sûre que ça soit possible.

Eve a beau jouer à l’autruche pour le moment, elle sait que sa fuite n’est que momentanée. La couardise ne fait pas partie des attributs de sa maison et tôt ou tard, elle reprendra sa mission là où elle l’a laissé.

- Tu as l'air mieux aussi. Moins maigre. Beaucoup de travail j'imagine ?

Oui, il a l'air moins malade. Ca la rassure, même si elle se doute que Rafa lui aurait dis si quelque chose n'allait pas. Du reste, elle sait comment les choses se passent. Maintenant que Ludovico est mort, Finn est devenu roi et la passation de pouvoir demande toujours du temps et des ressources. Nul doute qu'ils ont eu quoi faire.

- Rafa et les autres vont bien ?

Ce n'est pas parce qu'elle a décidé d'en finir avec leur relation malsaine qu'elle oublie les gens auxquels elle est lié pour autant, mais tout le monde en conviendra, mieux vaut s'éloigner. C'est préférable pour tous le monde.

- Je n’ai eu de nouvelles de personne, fait-elle savoir. Un peu inquiète, elle demande : Deux connaissances communes ? C’est-à-dire ?

De mémoire, ils ont peu de connaissances communes et elle n’est pas certaine de vouloir connaître la réponse.
:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CRACMOL
Finn Callahan
▌ Messages : 290
Humeur :
Emotional motion sickness + Eve Left_bar_bleue100 / 100100 / 100Emotional motion sickness + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Une rousse au sale caractère, mais aucun d'entre eux n'est vraiment au courant.

QUI SUIS-JE?
Baguette: Aucune, car cracmol.
Camp: Neutre
Avatar: Diego Luna

Emotional motion sickness + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Emotional motion sickness + Eve   Emotional motion sickness + Eve Icon_minitimeMer 8 Sep - 1:10



Emotional motion sickness
Eve & Finn
Evidemment, que Finn est tétanisé et qu’il ne sait pas vraiment quoi faire. C’est qu’il est persuadé, au moment où il arrive, que Eve ne veut réellement plus le voir. Nul doute qu’il serait heureux s’il savait à quel point les choses sont en réalité plus nuancées qu’elles en ont l’air, et combien, finalement, elle se trouve point que lui. Il a essayé de se convaincre que c’était pour le mieux et que Eve méritait ça, mais l’acteur n’y a pas vraiment réussi : si on lui posait la question, il ne pourrait pas vraiment nier que ce n’est pas ce qu’il voulait. Peut-être parce que contrairement à la jeune femme, il se dit que si la fin de leur relation a été catastrophique, celle-ci, en elle-même, ne tenait pas si mal la route que ça, dans le chaos qui leur tenait lieu de couple et qu’ils répugnaient à appeler ainsi. Il ne peut pas nier non plus, que, de manière contradictoire, même s’il craint sa réaction, il espérait malgré tout la voir en venant chez Christopher. Et elle ? est-ce que c’est ce qu’elle voulait ? Même sans l’intervention de Warwick et de Billy, Callahan se serait posé la question. Combien de fois s’est-il demandé ce qu’elle avait fait, après qu’ils se soient vu dans ce café, où est-ce qu’elle était partie, si elle était aussi triste que lui ? Il ne sait même plus tant c’est le quotidien de ses pensées, comme le fait de redouter, ou d’espérer, la revoir.

Comme là, d’ailleurs, où il s’attend à tout. Mais certainement pas un compliment. Il faut dire que même s’il a pensé à Eve en achetant ces nouveaux costumes, Finn ne savait pas s’il la reverrait, et encore moins si elle le remarquerait. Que ce soit le cas lui donne un vrai sourire, presque un peu idiot. Soudainement, parce que ces premiers mots sont aimables et que les compliments de Eve sont une vraie rareté en eux même, il se sent beaucoup plus léger. C’est bête, peut-être, comme l’amour globalement, mais ça le touche, alors que ce n’est pas grand-chose. « Merci. » Dire qu’il s’est rappelé qu’elle n’aimait pas les autres serait trop. Au lieu de quoi, restant à bonne distance, il se fend d’un compliment en retour : « J’aime beaucoup ta robe, moi. Elle te va très bien. » Rêve-t-il, ou la voit-il un instant rougir ? Il en sourit de plus belle – et sourirait encore plus s’il savait pourquoi Eve l’a choisie.

Bon, songe le mafieux. Elle est moins hostile que prévu. L’occasion d’amorcer un mouvement de réconciliation ? Il ne sait pas trop comment s’y prendre. Mais ce compliment lui donne l’audace de faire le premier pas et de briser la glace ; c’est déjà quelque chose. Il espère qu'elle comprendra. L'acteur ne veut pas d'une nouvelle dispute, aussi est il soulagé de voir que la jeune ne pense pas qu'il la poursuivait intentionnellement, et qu'elle ne sait juste pas trop quoi faire. Callahan aurait du mal à lui en vouloir, tant il n'était pas prêt à cette rencontre, ce qu'il partage avec honnêteté : « Je sais. Moi non plus. » Voilà autre chose qui le rassure, d’avoir la confirmation qu’ils sont aussi perdus l’un que l’autre. Peut-être que ça a toujours fonctionné comme ça entre eux : en amour, jusque dans la rupture, ils sont peut-être paumés, mais au moins ils sont ensemble et c’est mieux que rien. Décidé à faire un effort pour leur faciliter la vie, Finn ajoute donc amicalement, d’un ton qu’il espère léger : « Mais on n’est pas obligés de s’imposer une conversation difficile en parlant de nous non plus, c’est ça que je veux dire. » Il ne sait pas vraiment si c’est possible, de parler d'autre chose, de réinstaurer une relation amicale (qu’ils n’ont jamais vraiment eu) après avoir été amants (est-ce qu’on peut l’être, amis, dans ces conditions, de toute façon, surtout vu ce qui leur est arrivé ?), ni si Eve comprend ce qu’il essaie d’exprimer. Mais puisqu’elle n’est pas hostile, il veut bien s’essayer à tenter de maintenir une conversation normale. C'est mieux que rien. De toute façon, il prendrait n’importe quoi venant d’elle, même peut-être les cris, du moment qu’elle lui parle. Alors il s’informe, parce que son inquiétude est sincère, aussi. Hoche la tête lorsqu’elle lui parle de vacances. Il la voit mal connaitre le principe, comme elle l’avoue elle-même, mais le mafieux comprend le besoin de distance, peut-être parce qu’il a parfois envie, lui aussi, d’oublier, mais sans y parvenir. « Je comprends. Tu es restée de ce côté-ci ? » C’est moins une manière de la pister, même si savoir qu’elle habite chez Christopher ne lui plairait pas, que d’en savoir un peu plus sur comment elle va, ce qui est toujours plus difficile avec Eve. Finn soupçonne fortement qu’au-delà de la dénégation, elle ne sache pas très bien elle-même. Lui a des réponses plus directes. « Ça va, oui. Autant pour ma carrière d'épouvantail. » Il sourit. Oui, il va mieux, c’est vrai, même s’il songe avec amusement que Santina ne serait sans doute pas d’accord avec Eve sur le fait qu’il a l’air moins malade. Mentalement ? c’est une autre histoire, mais ce n’est pas pour rien que Callahan a besoin de l’aide d’un psy pour repérer son propre mal-être. Avoir un point de vue extérieur aide ; il n’a aucun recul sur lui-même. Haussant les épaules, il enfourne une bouchée de viande avant d’expliquer : « On fait aller. Un peu compliqué au début, mais ça commence à se normaliser, Rafa est en train de terminer le reste. » Finn reste volontairement un peu vague. Un peu moins lorsqu’elle lui demande des nouvelles du reste des gens du Cohan. « Hmm, les autres oui, mais pour Rafa... c'est compliqué. Devant le regard étonné de Eve, il hausse les épaules : « Il a rompu. Ça s'est mal terminé, je crois. Disons qu’on fait la paire, en quelque sorte. » Il n’a pas vraiment envie d’expliquer ou de s’attarder sur cette question-là, même s’il tente de le prendre avec un peu d’humour. Quant à Rafa, il sait que la jeune femme n’a pas besoin de lui pour le trouver et au choix, il se demande, vu l’humeur ingérable de son second, s’il ne vaut pas mieux qu’il raconte lui-même ce qui est arrivé.

Quant à leurs connaissances communes, comme il dit, il s’en amuse, au moins au début.« Oh, Grant et Stubbs. Ils ont été un peu pénibles. Mais ils s’en remettront. Je crois que je leur ai dit que je t’écrirais, mais j’ai oublié. C’était surtout pour m’en débarrasser. » Il s’amuse au souvenir de la conversation tendue qu’ils ont eu, mais son rire ne dure pas, cependant. Jusqu’à là, il avait réussi à éviter de parler vraiment d’eux, mais il ne peut pas vraiment y échapper. «  Ils m’ont posé tout un tas de questions un peu pénibles sur ce qu’il t’était arrivé. Je leur ai dis que tu leur raconterais si tu en avais envie. Moi ça ne me disait rien, je trouvais que ça ne les regardait pas, à partir du moment où tu n’étais pas en danger. Je me suis dit que ce serait pareil pour toi. » Il y a une certaine colère dans sa voix quand il décrit de ce qu’il considère comme une intrusion dans leur vie – quelque chose de proche, en termes de tension, du moment où il a démoli Ludovico lorsqu’il a parlé de cet enfant qu’ils ont perdu - assortie d'une vraie empathie et d'une volonté évidente de la protéger en la laissant décider de ce qu'elle veut, ou non, dire. Ils n’ont jamais vraiment reparlé de l’agression de Eve ou de cette perte. A l’évidence, ils en souffrent tous les deux. Et même en employant des termes aussi vagues que ceux qu’il emploie, ça fait encore mal à Finn, alors il finit par changer de sujet. Il y a une certaine pudeur et de la prévenance, aussi, indubitablement liées à la volonté de la préserver elle s’il le peut.

Le reste du diner se passe dans une ambiance plus tranquille, et, entre un peu moins tendue sans doute. S’il échange avec les autres invités – la conversation roule sur le cinéma, l’Irlande, le mur de Berlin, les Jeux Olympiques qui vont bientôt se terminer – le regard de Finn finit toujours revenir à Eve. A une occasion ou deux, il croise son regard, détourne les yeux à chaque fois, mais sourit de plus, sans pouvoir s’empêcher de recommencer ensuite. Il la perd ensuite de vue lorsqu’il s’installe au salon pour le digestif avec les autres invités de la table, pendant que les femmes se retirent sur le balcon de leur côté. Mais bien vite, il est alpagué, de nouveau, par Peter, qui lui balance un complice  : « Ça ne va si mal avec Eve, pas vrai ? Ce Gallagher, décidemment ! » Comme il n’a aucune envie d’expliquer quoique ce soit, et qu’il commence à se demander si Christopher n’avait pas une idée derrière la tête en manœuvrant ainsi, au point que les invités se pose des questions, il se décide à prétexter une envie de prendre l’air pour fumer une sèche en ayant la peine.

Il semble à l’acteur qu’il a besoin de réfléchir. Shane sur les talons, qui machonne consciencieusement un os que Christopher lui a donné, Callahan quitte donc le salon. Il cherche quoi faire, et sortir fumer lui parait la meilleure option. Alors qu’il décroche sa veste pour sortir, il se sent une paire d'yeux dans son dos, et se retourne pour découvrir Eve, qui l’observait manifestement et parait un peu gênée. A quoi a-t-elle la tête ? S’interroge-t-il pour la énième fois de la soirée. Elle paraissait aussi ailleurs lorsqu’il lui a dit qu’ils n’étaient pas obligé de s’ignorer. Maintenant qu’il la retrouve là, et se souvenant de leur échange de compliments, il se demande si ce n’était pas à lui. Peut-être, ou peut-être pas. Alors, intrigué, il lui lance avec curiosité, remettant sa veste : « Un problème ? Je sors juste faire un tour pour fumer. Il fait trop chaud ici. »
(C) CANTARELLA.

_________________
We're thiefs.This world doesn't want us anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
RÉSISTANCE
Eve Talbot
▌ Messages : 438
Humeur :
Emotional motion sickness + Eve Left_bar_bleue50 / 10050 / 100Emotional motion sickness + Eve Right_bar_bleue

En couple avec : Un type avec un goût douteux pour les costumes
Nouveau nom (voyageurs temporels) : /

QUI SUIS-JE?
Baguette:
Camp: Bien
Avatar: Eleanor Tomlinson

Emotional motion sickness + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Emotional motion sickness + Eve   Emotional motion sickness + Eve Icon_minitimeAujourd'hui à 0:54

❝Finn & Eve ❞Emotional motion sicknessAu milieu des conversations, l’arrivée de Finn ne passe pas inaperçue et quoiqu’elle s’y soit préparée, le choc reste tout de même conséquent. Sur son ancien compagnon, Eve a l’avantage de la préparation si bien que, contrairement à lui, elle arrive tout de même à garder une expression neutre à feindre que son arrivée ne l’émeut pas plus que celle de n’importe quel autre invité. C’est un mensonge flagrant évidemment et Christopher, qui les observe du coin de l'œil, un sourire satisfait sur le visage, ne s’y trompe pas. Il connaît son amie depuis longtemps et arrive à décrypter chez elle ce que d’autres ne verraient pas.

En attendant, entre les anciens amants, la conversation est civile. Ils s’en tiennent à des sujets banals, tâtant le terrain avec prudence entre deux compliments. Le visage de Finn s’éclaire et le cœur de la jeune femme se serre douloureusement tant son expression lui rappelle les moments de tranquillité qu’ils ont pu passer ensemble. Elle répond également d’un sourire à son propre compliment et heureusement quelqu’un vient lui parler, les séparant et la libérant à temps de ce qui ressemble à un regret.

Le temps passe sans qu’elle s’en aperçoive. Elle ne cherche pas à parler à l’irlandais, mais pendant qu’elle discute avec d’autres invités, elle ne cesse de le chercher du coin de l'œil, surveillant inconsciemment ses faits et gestes. De son côté, Shane a délaissé son maître et ne quitte pas Eve d’une semelle, quémandant à sa maîtresse de substitution caresses et canapés, pas nécessairement dans cet ordre.

Ce n’est que lorsqu’ils passent à table que le chien la quitte. Eve, accompagnée de Mary, se dirige vers la salle à manger et chacun prend place selon le plan de table établi. Il ne faut pas longtemps, pour que l’acteur la rejoigne. Entre eux, pas d’hostilité - pour une fois - mais une gêne bien naturelle et qu’il est difficile de supprimer. Finalement, c’est lui qui initie la conversation et elle lui en est reconnaissante tant ils seraient étrange qu’ils ne s’ignorent à table. A côté d’eux, les conversations vont de bon train et l’alcool fait son effet. On parle fort, on rit, on s’interpelle, si bien que personne ne fait vraiment attention aux deux anciens amants qui échangent prudemment. Entre deux phrases, on l’interpelle et Eve rit aux traits d’esprit puis tourne de nouveau son attention vers Finn.

- Je n’en avais pas l’intention, lui répond-elle lorsqu’il lui dit qu’ils ne sont pas obligés d’avoir une conversation difficile. Je pense qu’on a déjà dit tout ce qu’il était possible de dire.

Et même plus. Il y a des sujets qui sont encore trop douloureux pour la jeune femme. Leur rupture et ce qui s’est passé avant, elle ne souhaite pas vraiment l’aborder. Non, si elle est heureuse de voir Finn, ne serait que pour s’assurer qu’il est redevenu lui-même, elle n’a pas la force de faire un état des lieux de ce qu’ils étaient et ce qu’ils sont pour autant. Finn semble le comprendre et s’il lui pose des questions, les choses restent tout de même en surface pour ne pas qu’elle se sente acculée.

- Oui, j’ai toujours préféré cette partie-ci. De l’autre côté, j’ai toujours trouvé les choses, elle hésite sur le terme, oppressantes, je suppose. C’est trop petit. Un peu comme si l’anonymat n'existait pas.

Or au cours de ses dernières années et de par sa profession, Eve s’est habituée à un certain anonymat. Si pour les besoins du travail, elle infiltre des groupes qui ne sont pas les siens et se met parfois sur le devant de la scène, ce n’est pas par plaisir personnel, mais bien par pure nécessité, si bien que dans sa vie privée, elle n’aime rien tant que de retrouver les ombres.

- Je n’avais pas envie d’être seule, donc Christopher m’a proposé de rester avec lui un moment. Il n’est pas toujours là avec les tournages, mais finalement, ça me convenait bien.


La jalousie qu’elle perçoit chez Finn, elle en est sûre, n’est pas feinte. Etrangement, elle en éprouve une certaine satisfaction alors que ce n’était pas l’effet recherché. L’avantage d’être chez Christopher, c’est d’avoir une présence sans qu’elle soit trop pesante. Quoiqu’il aime les fêtes extravagantes, son ami reste un homme subtil et il a rapidement compris que Eve avait surtout besoin qu’on la laisse tranquille pour pouvoir respirer et retrouver un certain équilibre. D’ailleurs, Finn ne s’y trompe probablement pas, si tout est loin d’être parfait, la jeune femme va tout de même déjà un peu mieux. Tout comme lui. Il semble plus robuste, il a repris des couleurs, et ressemble à l’homme qu’il a connu.

Naturellement, elle prend des nouvelles des autres. Pour Rafa, elle a une certaine affection. Après tout, ils se ressemblent plus qu’ils n’aiment l’admettre et quoiqu’ils soient tout deux peu friands des démonstration d’affection, Eve tient tout de même à savoir si tout va bien.

- J’ai du mal à imaginer Rafa en plein tourment amoureux, mais je suppose que ce n’est pas charitable.

La même chose pourrait être dit d’eux tant ils font des candidats peu probable pour jouer le rôle principal dans une histoire d’amour qui tourne mal. Et pourtant ! Presque curieuse, elle se demande qui est la fille qui a bien pu faire tourner la tête au second de Callahan, mais nul doute que si la rupture est consommée, celle-ci ne doit pas être en odeur de sainteté et il ne sert donc à rien d’en parler.

Il y a de toute façon plus inquiétant puisque les noms qu’elle entend ne lui plaisent pas. Elle délaisse un moment son assiette pour froncer les sourcils d’un air préoccupé et commente entre ses dents :

- Les imbéciles, qu’est-ce qui leur a pris ?

La question est rhétorique. Elle connaît bien les deux hommes. Billy, plus prudent que Warwick n’aurait probablement jamais initié le mouvement, mais Grant, s’il avait été sorcier, aurait probablement fini à Gryffondor, ayant le profil du type qui fonce tête baissée dans le mur. Si, grâce à elle, il a eu droit à un sauf-conduit lors de sa première rencontre avec le mafieux, elle doute que la seconde ait été aussi chaleureuse et nul doute que l’accueil réservé au militaire et policier fut quelque peu frais. Soupçonneuse, elle commente :

- Je ne savais pas que tu connaissais Billy. Enfin, s’il en est sorti vivant, j’imagine que c’est parce que tu le connais.

Pas suicidaire, la jeune femme connaît peu de policier qui s’invitent au Cohan simplement pour une visite de courtoisie. Généralement, on passe Slim parce qu’on a été fermement invité à venir boire une pinte avec le patron et pas autrement.

- Non, en effet, ça ne les regarde pas, répond-elle fermement.

Elle est reconnaissante à Finn de son silence. En effet, cette histoire, dans le fond, ne regarde qu’eux et la jeune femme n’a aucune envie de la partager avec quelqu’un d’autre. Il y a déjà bien trop de personnes au courant à son goût.

- Je trouverai bien quelque chose à leur dire. Il va falloir que je m’occupe de ça, je suppose.

Elle pousse un soupir et sa mine s’assombrit pendant qu’elle mange distraitement. C’est comme si on venait de remettre un poids sur sa poitrine et tout le bienfait qu’elle a ressenti de sa coupure avec le monde sorcier disparaît. Non, elle ne peut pas éternellement fuir. Elle le sait. Vient un moment où le monde sorcier et ses responsabilités la rattrape. C’est trop tôt. Beaucoup trop tôt, mais ce n’est pas comme si elle avait vraiment le choix.

Le reste du dîner dans une relative tranquillité et Eve continue de converser avec Finn tout en forçant un peu plus que d’habitude sur le vin. Ce n’est pas tant qu’elle veut se saouler qu’elle tente, par l’alcool, de retrouver un certain degré d'insouciance qu’elle est bien loin d'éprouver. Néanmoins, le poison fait son effet, et la jeune femme se détend, si bien que quand les femmes se retirent de leur côté, elle est assez joyeuse que pour prendre part à la conversation sans montrer la moindre trace d’abattement.

Vient un moment où l’alcool ne fait plus autant d’effet et elle commence doucement à fatiguer. Les discussions sur les mariages et grossesses à venir l’irrite et elle cherche Finn du regard, lassée de faire mine de s’intéresser aux conversations. A la recherche de sa veste, il semble sur le point de partir, aussi quitte-t-elle le groupe de femme pour le rejoindre. Un peu mal à l’aise, elle a l’impression que les regards sont braqués sur eux alors que la pièce est remplie de gens dans un état d'ébriété avancé et de fumée de cigarette.

- Hmm ?  Non, rien. J’ai chaud aussi, se justifie-t-elle alors qu’elle était sur le balcon. Je vais sortir avec toi. Je crois qu’un peu d’air me fera du bien.

Elle le suit et passe la porte de l’appartement de Christopher. Ils descendent les escaliers en silence, Shane sur leur talon et arrivent en bas de l’immeuble. Dehors, la rue est calme, il doit être aux alentours de deux heures du matin et il n’y a plus grand monde à part les prostitués et les gens aux occupations douteuses. Deux catégories de personnes qui sont bien loin d’effrayer Finn comme Eve. Sans faire attention à sa robe, elle s’assied sur les marches du perron et invité l’irlandais à faire de même. Elle tend la main pour avoir une cigarette qu’elle allume avec son briquet. Sa baguette n’est pas loin, mais elle n’a jamais éprouvé le besoin de frimer avec la magie, sans compter que le lieu de n’y prête pas.

- Ca me fatigue de voir autant de monde, commente-t-elle de but en blanc, tirant une bouffée de cigarette.

Elle expulse la fumée, regardant les voluptés de celle-ci avec une certaine fascination.

- Je suis contente de t’avoir vu. Je sais que ça ne mène à rien, mais je suis quand même contente.

Nul doute que demain, elle mettra ça sur le compte de l’alcool, puisque sobre, elle n’aurait jamais été aussi honnête.

:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Emotional motion sickness + Eve Empty
Message#Sujet: Re: Emotional motion sickness + Eve   Emotional motion sickness + Eve Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

Emotional motion sickness + Eve

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
T.rouble O.r M.isery (or both) ::  :: 
Londres
-