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 Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn

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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeLun 2 Mai - 12:05

Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas DieuFinn & Rafa


Les consignes du docteur Matthews ont été suivies, aussi scrupuleusement qu’il est possible, et même plus. L’homme de science avait recommandé à Callahan de garder Rafa chez lui jusqu’au soir, histoire de le surveiller ; mais le blessé, arrivé le dimanche matin, n’a reçu son bon de sortie que le mardi, après avoir juré sur tous les tons qu’il était capable de se débrouiller seul.

-J’aurais jamais cru vous voir mère poule à ce point, patron,
a-t-il plaisanté en prenant place dans la Bentley - parce que Callahan a refusé tout net qu’il rentre à Kilburn par ses propres moyens, et a insisté pour le déposer en se rendant à son tournage.

Le retour du second dans le quartier irlandais a fait sensation. Pas client pour rester moisir chez lui, il a rapidement réinvesti le Cohan, s’attirant des regards curieux, mais aucune question hormis celles de Florence. Les autres se sont contentés de l’information essentielle : non, ce n’est pas une correction administrée par le patron, tout est normal sur ce plan-là. C’est que la tronche de Rafa, coïncidant avec l’absence de Callahan, a de quoi alimenter bien des rumeurs. Le passage d’Eve, un peu plus tard dans la journée, achève de rassurer ces braves gens. Il n’y a que Florence pour continuer de harceler Rafa, en espérant tirer quelques vers de son nez cassé.

L’entrée du patron, sur les six heures, achève de dissiper tout malentendu. Il suffit de le voir s’enquérir de l’état de son second, demander à Liam s’il a mangé, lui taper gentiment sur l’épaule, pour savoir qu’il n’y a aucune friction entre eux. Repliant le journal qu’il parcourait machinalement sans le lire, Rafa lance, la mine grave :


-Faut que je vous parle, patron. Liam, tu nous mets deux parts de chicken pie et deux Guinness, s’te plaît, dans le bureau ?

Le sourire qu’affichait Finn en voyant son second sur pied s’efface d’un coup. Entre la tronche sérieuse de Rafa et cette façon de commander à bouffer en privé sans lui demander son avis, il comprend qu’il doit se passer des trucs graves. D’ordinaire, O’Riordan, respectueux, malgré tout, de la hiérarchie, laisse au patron le soin de décider de l’endroit où il veut être servi, et aussi du menu. Loin de se formaliser de cette liberté, Callahan enquille donc l’escalier, Rafa sur ses talons.

-Eve est passée tout à l’heure, commence O’Riordan en s’asseyant sur le coin du bureau.

Avant qu’il ait pu en dire davantage, Liam pousse la porte laissée entrebâillée, pour déposer sans un mot la commande sur le bureau, et repartir en vitesse pour ne pas être indiscret. Rafa s’installe face à sa portion de chicken pie, prend ses couverts et lance :


-Sans vouloir vous commander, patron, vous devriez manger. M’est avis qu’on va avoir du boulot, assez vite, vaut mieux prendre des forces.

Une fois Callahan assis - de mauvaise grâce, on sent sa nervosité dans chacun des ses gestes - et prêt à manger, Rafa reprend sans oser regarder le patron, comme si c’était lui le fautif :

-Alors je vous disais qu’Eve était passée. Elle était dans tous ses états. Elle est allée voir Monk et… euh… Je suppose qu’elle lui a demandé de quoi éviter de tomber en cloque, enfin enceinte, pardon. Ben figurez-vous que ce cher monsieur a rien trouvé de mieux que de la traiter de pute. Oui monsieur, comme je vous le dis, ajoute-t-il devant la mine scandalisée de Finn.

Une gorgée de Guinness, et le voilà qui embraye :


-Apparemment, y a que les putes qui essaient d’éviter de tomber enceintes. Et c’est contre sa religion, à Monk. La femme du pharmacien a essayé d’intervenir, elle lui a expliqué qu’Eve avait déjà perdu un enfant, et il a répondu que c’était probablement sa faute. Et Florence est venue nous voir pour nous dire qu’il en était pas à son coup d’essai. Bref, Eve était complètement sur les nerfs, elle voulait rien faire qui vous cause du tort, alors j’lui ai promis qu’on s’en occupait. Voilà. On fait quoi, du coup, patron ?

De toute évidence, on met les voiles, et vite. Connaissant son monde, Rafa se débrouille pour enfourner sa tourte en deux bouchées, histoire de pas partir le ventre vide. Parce que là, si le patron n’ordonne pas une expédition punitive immédiate, il veut bien faire le tour du quartier à poil en chantant God Save The King, le Rafa.

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Finn Callahan
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Message#Sujet: Re: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeVen 6 Mai - 1:36



Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu
Rafa & Finn
Il a eu le rôle. A lui Holmes et la tête d’affiche que Finn attendait depuis toutes ces années. Avec le film d’espionnage et cette adaptation de l’Ile au Trésor, Callahan commence à y croire, c’est maintenant que sa carrière va s’envoler. Il a Eve avec lui provisoirement, ce qui le rassure quant à Hawthorn Avery et Rafa se remet doucement. Quoiqu’il faille encore qu’il évoque avec sa compagne quelques sujets qui fâchent – LA, les conditions pour avoir un enfant, Avery encore – tout va pour le mieux. Heureux comme jamais au premier jour du tournage de Holmes, donc, c’est d’excellente humeur qu’il arrive au Cohan. « Alors, comment va le grand blessé ? » Se marre-t-il en tapant amicalement sur l’épaule de Rafa. Il va, comme toujours lorsqu’il a été absent, pour demander le bilan habituel des événements de la journée, preuve s’il en fallait une que tout va bien entre eux, même si tout le monde a finalement compris qu’il n’y avait eu aucun désaccord et que ce n’était pas lui qui avait cassé la gueule à O’Riordan, mais son second l’interrompt d’un ton grave. « Allons bon, je pars une journée et c’est le bordel ! Bon, d’accord. » Blague encore Finn, la tête encore dans son tournage. Ça tombe bien, il a une faim de loup. Comme il est loin d’imaginer que cela pourrait concerner quelque chose de vraiment grave, il suit son second sans faire d’histoire. Il ne tarde cependant pas à déchanter. Le seul fait que le nom de sa compagne vienne sur la table met tous ses sens en alerte : « Eve ? Qu’est-ce qu’elle a… »

Liam dépose des plats fumants sur la table, mais d’un coup le chef de clan n’a plus le cœur à boire ou à manger. Qu’est-ce qui a pu se passer ? Mort d’inquiétude, il partirait presque la chercher lui-même, prompt à s’imaginer le pire. Pas encore, se prend il à prier intérieurement. Qu’on ne lui ait pas fait de mal, pitié. Affolé, Callahan va pour faire ce qu’il fait toujours sous l’effet de la panique : poser des centaines de questions. Son second le presse pourtant encore de s’assoir, ce qui lui vaut un grognement inquiet : « C'est pas des conditions pour diner…accouche, dis, tu m'inquiètes, là ! Merci bien, Liam. » Néanmoins, il finit par plier et s’assoir de fort mauvaise grâce, attendant avec anxiété de comprendre de quoi il en retourne.

Il s’est à peine décidé à entamer sa bière qu’il manque de la recracher en s’étouffant au passage. « Excuse moi…quoi ?! Il l'a traitée de quoi ? » S’étrangle-t-il d’indignation. Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Qu’est-ce qui a pris à ce putain de pharmacien pour qu’il ose s’en prendre comme ça à Eve, se croit autorisé à l'insulter ainsi ou à lui refuser quoique ce soit ? D’abord halluciné par ce qu’il entend, le visage de Finn se ferme peu à peu alors que Rafa déroule ses explications. Machonnant sa tourte, il gronde : « Mais quelle espèce de putain de fumier ! Je m’en vais te le…» Il ne finit pas sa phrase mais ponctue celle-ci d’un coup de poing rageur et qui ne laisse guère de doutes sur ses intentions sur le bois du bureau, faisant tressauter couverts, plats, et Guiness. Reprenant avec colère, il crache : « Mais c'est juste…mais pour qui il se prend, je rêve ! Il a cessé de tenir à la vie, ou quoi ? Sa faute…comment il peut oser lui dire ça, putain, comme si elle avait pas assez souffert ! Il va voir, ce con. Il sait pas à qui il s’en est pris. » L’affront le fait voir rouge. Finn Callahan n’est peut-être pas un grand féministe – il ne se pose pas la question - mais il faut vraiment être un sale con pour accuser une femme qui vient de perdre un enfant d’en être responsable, n’avoir aucune empathie pour le genre humain et aucune conscience de la souffrance tant physique que morale que peut causer la perte d’un enfant. « Et ça se prétend catholique ! Quelle saloperie d'hypocrite ! » Il n’est pas non plus un fervent croyant, mais il a quelques notions de base et il lui semble que dans leur Bible, on dit bien « tu ne jugeras point », sans parler de Marie-Madeleine, une prostituée, comme de juste. C’est inacceptable. Autant parce que c’est un faux-cul que parce que, puisqu’il s’en prend aux filles – ses employées -  ce type a déjà commis une grosse bourbe en remettant en cause son autorité. Mais surtout, personne ne touche à Eve. Jamais, en aucun cas. « Je finis ça et puis on va y aller. Monsieur Monk n'a pas l’air d’avoir intégré qui dirige ce quartier. On va le lui rappeler. » Coupant sa tourte comme si elle l’avait personnellement offensée, ce qui ne présage rien de bon, Finn l’engloutit à grandes bouchées entrecoupées de bière : « Quelle heure il est ? Merde, six heures et demi, faut qu’on se magne si on veut le toper avant la fermeture. »  

Ceux qui les voient sortir du Cohan en sont sûrs, il va y avoir du sport. Installé à l’arrière de la Bentley, la mine sombre, Finn achève d’obtenir de Rafa les derniers éclaircissements nécessaires : « Je comprends pas, les filles s’étaient jamais plaintes avant ? C’est la première fois que j’entends parler de lui, me semble, depuis qu’il a repris l’affaire au vieux Murphy, je croyais qu’il connaissait les règles. On peut vraiment pas faire confiance à ces putains de curetons. » Tendu comme un arc et la mine sombre, il fume nerveusement, prêt à bondir sur le pharmacien inconscient, et ne s’adoucit que pour demander : « Et Eve, ça va ? Elle t’a dit ce qu’elle ferait après ? » Il a de la peine pour elle, qui a du mal à parler de ses choses là et qui a du prendre sur elle, sans doute, et tout ça pour se faire recevoir par un connard...un instant, il a envie de se tirer et de la retrouver pour lui dire de ne pas croire ce type, mais il a bien noté ce que lui a dit Rafa. Elle lui aurait volontiers cassé la gueule si elle avait pu le faire, simplement elle s'est souciée de lui et de son autorité, ce dont il lui aussi reconnaissant qu'il est en colère contre ce type. Et clairement, c'est aussi pour elle qu'il le fait, étrange preuve d'amour qui ne leur parle qu'à eux mais qui parait totalement logique à Finn.  

D’ailleurs, il l’aperçoit par la vitre, ledit connard, en train de baisser rideau devant la boutique. « Gare-toi, je le vois. » Il descend à peine le moteur coupé, l’apostrophant de façon tonitruante :  « Monk ! » Effrayé par cette attaque soudaine, le pharmacien a une réaction inattendue : il fuit.  « Mais il se barre, ce con ! Rafa, chope le ! » Finn lui-même se met à courir, mais Monk passe devant Rafa avant et se fait ainsi plaquer au sol manu militari dans un enchainement un peu confus. Maladroitement, il tente de repousser O’Riordan et de se dégager en rampant, mais Callahan, qui l’arrête en lui écrasant la main en posant le pied dessus, ce qui tire un hurlement de douleur inarticulé au pharmacien. « Non, je ne crois pas. C’est très impoli de poser un lapin aux gens comme ça, on ne te l’a jamais dit ? T’en loupe vraiment pas une. Et en plus tu t’en prends à un gars blessé ? Bravo, belle mentalité. T'es vraiment un déchet, Monk. On va plutôt aller s’assoir pour parler, toi et moi, du coup. » Sans se soucier des gémissements dudit Monk, l’acteur tend la main à son second pour l’aider à se relever : « Ça va ? Tu te sens de le ramener avec moi à sa boutique ? » Il saigne, comme s’il s’était fendu la lèvre et ça n’incite vraiment pas Callahan à l’indulgence envers le pharmacien

Les vraies représailles commencent alors qu’il balance Monk sur le sol, pendant que Rafa ferme la porte. Le dominant de toute sa stature, toujours aussi fumasse, Callahan reprend en allumant une cigarette :  « Tu sais pourquoi je suis là ? » L’autre hoche frénétiquement la tête en signe de dénégation, se signant de façon compulsive en marmonnant quelque chose d’inaudible : « Non ? Tu ne te doutes même pas un petit peu ? Je te laisse lui expliquer, Rafa ? Qu’est-ce qu’il fout, d’ailleurs, il prie ? Tu sais que ça va pas te sauver, hein, Monk ? »
(C) CANTARELLA.

_________________
A questionof gravity and light


Dernière édition par Finn Callahan le Sam 7 Mai - 1:07, édité 2 fois
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Rafael O'Riordan
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Message#Sujet: Re: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeVen 6 Mai - 19:13

Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas DieuFinn & Rafa


Il est toujours bon d’éprouver la véracité d’un théorème, et s’il en existe un qui ne s’est jamais démenti, à Kilburn, c’est celui-ci : on ne brave pas impunément l’autorité de Finn Callahan. Le boucher Hutfinfon pourrait en témoigner, s’il n’était parti prendre soin de ses dents survivantes sous d’autres cieux. D’autres que lui ont pu en faire l’amère expérience, chacun recevant son dû en fonction de la gravité de l’offense ; une sérieuse raclée est le minimum pour ce type de client, si bien qu’au fil du temps, les candidats se sont faits de plus en plus rares. Le pharmacien Monk doit avoir des envies suicidaires, elles aussi contraires à sa religion, pour se permettre de telles sorties. Même s’il n’a pas mesuré l’ampleur des circonstances aggravantes (un second théorème forgé plus récemment par Rafa disant que “qui s’en prend à Eve, Callahan le crève”), il aurait tout de même dû se douter qu’il commettait une lourde erreur. Monk a toujours été assez antipathique, mais assez prudent pour ne pas se mettre en danger. À part un désir soudain d’aller causer entre quatre-z-yeux à son cher Créateur, rien ne peut expliquer cette sortie du rang.

Leur dîner expédié, Callahan et son second prennent, à la hâte, la direction de la pharmacie ; il n’y a pas à traîner s’ils veulent arriver avant la fermeture. Trop nerveux pour conduire, Finn lance les clés de la Bentley à Rafa, qui se marre :


-Eh, sans blague, j’ai le droit de conduire ? Parole, c’est un sacré progrès par rapport à ce matin !

Mais le gars Callahan n’est pas d’humeur à plaisanter, alors Rafa retrouve vite son sérieux pour poursuivre la conversation. Après avoir expliqué au patron que les filles n’ont jamais voulu l’ennuyer avec ça, et qu’elles se sont trouvé une solution de repli dans une pharmacie d’un autre quartier, il se retrouve à devoir répondre à la question la plus délicate. Eve. Jetant un regard anxieux dans le rétroviseur - Callahan, comme il s’en doutait, a sa mine des mauvais jours - il se lance :

-Eve… j’vais pas vous mentir, patron, elle était secouée. Drôlement secouée. Ce con a réveillé de très mauvais souvenirs, pas vrai ? On a parlé, et je crois que ça lui a fait du bien. En tout cas, elle a mangé, et quand elle est repartie, ça avait l’air d’aller. Je crois qu’elle est repartie chez vous, elle avait le chien.

Les nouvelles semblent apaiser légèrement les inquiétudes du patron, mais sa colère continue de bouillir, semblant remplir la voiture. Il fait presque sursauter Rafa quand il lui ordonne, d’une voix de stentor, de se garer : Monk est en vue, occupé à baisser le rideau de fer de son officine. Pas particulièrement heureux de voir qui vient lui rendre visite, il prend ses jambes à son cou, contournant le côté de la voiture où se trouve Finn, pour passer devant Rafa ; il a dû juger, vu l’état du second, qu’il serait plus facile à semer, mais il en est pour son argent. O’Riordan a toujours été un bourrin, et il se jette dans les jambes du pharmacien, oubliant un instant qu’il a mal un peu partout ; le contact avec le bitume le lui rappelle, et quelque chose - un pied, un genou, impossible de savoir tant le pharmacien se débat - vient le heurter au bas du visage. La douleur se propage dans son nez avec une violence qui l’aveugle un instant ; des points rouges explosent dans ses yeux, et il ne peut retenir un gémissement. Il accepte avec reconnaissance l’aide de Callahan pour se relever, en grognant :

-Le ramener ? Mais notre bon ami tient à ses genoux, et il va se ramener tout seul sur ses petites jambes, hein ?

Son Beretta est apparu comme par magie dans sa main, et à voir l’air mauvais de Rafa, le pharmacien comprend que ce n’est pas pour l’esbroufe. De mauvaise grâce, il se lève, et il faut le secouer pour qu’il se décide à mettre un pied devant l’autre. Tout en marchant vers la boutique, O’Riordan commente :

-Vous savez, patron, je commence à croire que c’est vrai, ce qui se dit dans le quartier, comme quoi on serait mal reçu chez Monk.

La tentative de fuite de l’apothicaire a foutu Finn encore plus en rogne, ce qui ne semblait pas pouvoir se produire. Il balance sans ménagement Monk dans l’officine ; Rafa, derrière lui, achève de fermer le rideau de fer, et puis la porte, histoire d’être entre potes pour cette petite sauterie. L’andouille de pharmacien est entré dans une sorte de transe mystique ; il marmonne à toute vitesse des prières, entrecoupées de signes de croix frénétiques.

-Sûr qu’il doit se prendre pour un martyr de la foi, plaisante O’Riordan en observant les étagères dont il commence à faire tomber les produits, en chantonnant un cantique.

Le pharmacien retrouve un brin de voix pour protester
(“mais arrêtez, vous êtes fou !”) ; Callahan fume, un peu en retrait, et Rafa, à la manière d’un chat insolent, fait encore tomber quelques flacons de sirop avant de répliquer :

-Je cherche de quoi soigner ma lèvre, puisque tu m’as amoché, ducon. C’est pas très professionnel de pas renseigner les clients. C’est bien pour ça que je suis obligé de déranger un peu tes trucs, je sais pas où c’est rangé. C’est quoi, ça ?

Un pot de verre, qui éclate très joliment sur le carrelage en projetant des petits morceaux un peu partout. Monk pousse un gémissement, sans se rendre compte que ce n’est pour le moment qu’un pot, et que ce sera pire quand ce seront ses os, et Rafa vient s’accroupir devant lui :

-Alors tu sais pas pourquoi monsieur Callahan est obligé de se déranger. Arrête tes simagrées, putain, arrête ou je te crève un oeil avec ton putain de crucifix ! Et regarde monsieur Callahan dans les yeux pour oser lui dire que tu sais pas ce qu’il a à te reprocher. Allez, vas-y, on t’écoute.

Rien ne vient. O’Riordan se relève, secoue la tête d’un air consterné :

-Bah non, vous voyez bien, patron. Il a rien sur la conscience, m’sieur Monk. Il a juste humilié une femme qui avait besoin de lui, mais c’est sûrement sa faute, comme on disait. Après tout, toutes les femmes sont des putes, pas vrai ? Sauf la tienne, évidemment, marchand d’aspirine, mais attends qu’on monte lui faire sa fête, elle va découvrir des trucs dont elle a jamais dû avoir connaissance, avec toi… ça va drôlement lui ouvrir des horizons, parole ! Bon, et ce pansement, c’est où, alors ? s’exclame-t-il en se remettant à balayer les étagères.

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CRACMOL
Finn Callahan
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Message#Sujet: Re: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeVen 13 Mai - 2:19



Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu
Rafa & Finn
Evidemment que Eve l’a mal vécu. Finn serre compulsivement les poings de rage face à l’injustice qu’elle a vécu. Il ne trouve pas non plus de mots assez durs pour qualifier son attitude à lui. Il aurait du lui épargner ça, il aurait du penser à demander conseil à Matthews lorsqu’il était là, dimanche, il aurait du venir avec elle… Elle a du prendre sur elle, en plus, il le sait parce qu’il la connait bien. Aller chez le pharmacien réunissait deux défis difficiles : parler de quelque chose qui lui fait de la peine et la touche et demander de l’aide. Pourtant elle l’a fait, ce qui constitue un progrès indéniable quand on la connait, qui ne méritait pas une telle réponse, si violente et injuste. Lui, il est fier d’elle parce qu’elle l’a essayé, mais est-ce qu’elle l’écoutera, est-ce qu’elle voudra simplement en parler avec lui ? Rien n’est moins sûr : il faudrait déjà qu’elle se rende compte que ça lui fait mal. Une pute, songe-t-il encore avec rage, peinant à se remettre de l’audace de l’apothicaire local et écoutant à peine les explications de son second. Il a osé la traiter de pute. Evidemment, pour l’irlandais, ce n’est pas un métier plus rabaissant qu’un autre et toutes les filles du Cohan valent mieux que ce connard. Mais il sait dans quel sens il l’entendait et quelle volonté l’animait en disant cela à Eve, celle de la blesser et l’humilier.

Autant dire que Monk va manger. Et que son état d’esprit, déjà bouillonnant de rage et de colère, ne s’améliore pas lorsque ledit Monk tente de fuir. Retenir Rafa ? Pourquoi faire ? D’une part, il est clair pour tout le monde, sauf pour le pharmacien, justement, à Kilburn qu’ils sont les maitres des lieux et personne ne les dénoncera. D’autre part, ce n’est qu’un juste retour des choses, puisque l’autre s’est permis d’essayer de se révolter. Un genou broyé ne parait pas cher payé à Callahan, de toute façon, vu les circonstances. Rassuré de voir que O’Riordan ne perd ni sa verve infernale, ni son esprit d’initiative, il lui tape amicalement sur l’épaule avec un rire : « C’est en train de devenir ta spécialité, dis. Bientôt j’aurais plus besoin de Slim. » Et Monk n’est pas Hawthorn Avery, il le voit devenir fissa aussi blanc que les alka-seltzer qu’il vend.

Pourtant le rire de Finn s’éteint très vite une fois le rideau de fer retombé derrière eux. Pour le moment, il contient assez bien ses envies de meurtres, mais Callahan reste égal à lui-même. Son calme n’est qu’apparent et ne présage rien sinon d’un crescendo de violence qui finira dans le sang. Il veut simplement que Monk comprenne ce qu’il a fait et ce qu’il paye. C’est important que les gens comprennent quelles erreurs ils ont commises. Ça évite qu’ils viennent dire que leur châtiment n’était pas mérité. Son gout du théâtre y est aussi pour quelque chose. La mise en scène qui fait monter l’angoisse face à l’inconnu de la punition qui sera finalement retenue et l’humiliation qui va avec font partie du châtiment. Ce qu’il compte faire vivre à Monk ferait rougir les inventeurs de l’expression chemin de croix, mais l’anticipation est une pire torture encore. A ce jeu là, qu’ils connaissent bien tous les deux, Rafa s’y entend parfaitement. Ils l’ont mené plus d’une fois ensemble. On les jugerait cruels, vu de l’extérieur, à qui ravagera le plus le magasin et qui s’en marrera le plus, mais eux croient en leur simulacre de justice. Tout ça est justifié par les règles que tout le monde connait dans le coin et qui régissent le petit monde de Kilburn, où ils occupent tour à tour les rôles de flics, juges, procs', jury et bourreaux. Tu déconnes pas avec l’argent de Callahan, tu déconnes pas avec ses filles non plus, et surtout, tu déconnes pas avec sa nana. Tout le monde sait ça.

Que Monk ne sache pas ça ou se permette de s’en moquer et de passer outre étonne ledit Callahan. Même le père Moriarty ferme les yeux là-dessus, alors qu’est-ce qui prend à ses ouailles ? Ce n’est pas comme si c’était un foudre de guerre, constate Finn, observant le pharmacien alors que son second liste les charges retenues contre lui. Thomas Monk est plutôt petit, légèrement bedonnant et déjà un peu chauve alors qu’il n’a sans doute que la petite quarantaine. Le portrait moyen d’un bonhomme moyen donc, occupé à prier. Et c’est ça qui a humilié Eve ? Un fou de Dieu qui se prend pour un martyr, comme le dit Rafa. Non, ça ne peut pas rester ainsi. Alors voilà Finn qui rétorque avec un gros rire : « Ben, on peut faire en sorte que ça devienne vrai, c’est pas un problème. La charité chrétienne, ça nous connait, pas vrai ? » Le mafieux jette négligemment son mégot sur le sol, alors que Rafa termine l’exposé des charges retenues contre le pharmaco et puis ça repart en menaces, aussi odieuses que graveleuses. « Quoi, ça te choque ? Vrai que tu dois être le genre missionnaire toute lumière éteinte, et avant pour Dieu et la Patrie, toi. Mais fallait y penser avant, mon vieux. D'ailleurs, elle est où, sa mousmé ? » Il accompagne la moquerie d’une imitation vulgaire et d’un rire mauvais, qui n’est destiné qu’à être partagé que par Rafa, seul à savoir qu'ils ne feront rien à la femme de Monk, par ailleurs. Au fur et à mesure qu’il parle, Callahan s’est rapproché de Monk et d’un coup, dégaine son pistolet, changeant d’humeur aussi brutalement que d’habitude pour prendre son air le plus sévère :  « Bon, allez, ça suffit, donne à Rafa ce qu’il veut. Trouve un pansement et fais ton job, je te dis ! N’aggrave pas ton cas, je te promets que c’est pas le jour ! »

De ce brusque accès de colère, nulle trace le temps de de relever Monk et de l’obliger à sortir de la caisse des pansements...mais la machine repart l’instant d’après dans un aboiement féroce. « Non, tu lui fais pas, il va se débrouiller. Pour toi, c'est retour à genoux, en pénitence. » Finn l’attrape violemment par le col et le tire en arrière. Trop fort, car Monk s’étale sur le sol au milieu du verre brisé, qui crisse sous les pieds de Callahan alors qu’il s’avance pour redresser de force ce dernier : « A genoux, j’ai dit, qu’est-ce que tu fous à trainer par terre comme une limace ? Ça fait mal ? Ouais, c’est la pénitence, c’est ce que je te disais. » Des éclats lui ont percé la paume des mains et les joues, s’accrochant aussi à ses bêlements et tintant joyeusement alors qu’il essaye de s’en débarrasser. Impitoyable, le mafieux continue : « Non parce que tu vois…je voudrais pas que tu te dises que tout ça, c’est entre toi et le Seigneur et qu’il n’y a que lui qui peut te juger. Va falloir que tu te coltines la justice humaine, avant, et plutôt maintenant que plus tard. Et, tu vois, ici, la justice, c’est moi. J’ai pas raison, Rafa ? » Et donc il va la rendre. Finn se redresse sans un mot, considérant Monk avec un intérêt presque scientifique.

Un silence de mort est retombé sur la pharmacie. Il semble soupeser quelque chose. La manière de présenter les choses, de qualifier Eve, peut-être. Amante ? Petite amie ? Régulière ? Maitresse ? Conjointe ? Compagne ? Fiancée ? Eux-mêmes n’ont jamais décidé ce qu’ils étaient, parce qu’ils le savent, instinctivement, même si l’acteur se dit que ce serait bien d’officialiser les choses. Mais ça ne regarde pas Monk, tout ça. Avec les abrutis, il faut faire simple, aussi simple qu’un couperet qui tombe :   « Alors comme ça, tu penses que ma copine, c’est une pute ? » Le calme avec lequel il prononce ces mots, aussi tranchants qu’une lame de rasoir, n’annoncent rien de bon. « Et tu penses aussi que tu peux l’ouvrir, refuser d’aider les gens et dire non à mes employées, sans te prendre aucun châtiment ? » Curieusement, c’est la première fois que Monk réagit vraiment. Par fierté, provocation, ou parce que ses convictions parlent pour lui, nul ne saurait le dire, mais le voilà qui gueule : « Vous êtes tous des pécheurs, tous ! tout ce c’est votre punition pour avoir offensé Dieu ! Vous pouvez me faire ce que vous voulez, vous ne l’emporterez pas au Parad… »

Le poing de Finn vole en pleine figure du malheureux pharmacien avant qu’il n’ait terminé : « Mais tu vas fermer ta gueule, espèce de putain d’ordure fanatique ? » Hors de lui, il lui assène un grand coup de pied en pleine figure. « Tu vas la fermer, oui ? » Sans ménagement, il le balance dans la vitrine, qui explose en cédant sous son poids. Monk reste, sans plus bouger, entre la devanture et éventrée et le rideau métallique qui l’empêche de s’effondrer dans la rue. Ni une ni deux, Callahan passe les mains dans ladite vitrine et l’attrape par le col pour le relever manu militari : « Tu mériterais que je t’arrache la langue pour t’apprendre à parler d’elle comme ça ! » L’acteur s’est fait une longue balafre, assez profonde, à la main droite, en s’écorchant. Le sang coule à grosses gouttes de la blessure, mais pourtant il ne s’en rend pas plus compte qu’il n’a mal, trop occupé à gueuler :  « Est-ce que je le fais, Rafa ? Hein ? est-ce que je le fais ? Je me tâte. »

Il change d’avis à une vitesse aussi étourdissante que celle à laquelle il traverse la pièce pour atteindre Monk, qui s’est trainé jusqu’au comptoir et tente – on ne sait pourquoi – de s’y accrocher pour s’y redresse :  « Non, je veux que tu sois capable de présenter des excuses. Mais tu vas payer. » Sans prévenir, il attrape la tête du pharmaco et l’éclate contre le bois dudit comptoir : « Plus…jamais…tu…t’en…prends…à…elle. Plus…jamais…tu…dis…non. » Entre chaque mot, l’acteur redresse la tête de l’apothicaire et la claque de nouveau contre la caisse. « C’est clair ? Plus fort, on comprend rien à ce que tu dis ! » Vu comme le gars a le visage en sang, ou plutôt en bouillie, il ne risque pas de répondre, mais Finn n’est plus en état de s’en rendre compte.
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Message#Sujet: Re: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeDim 15 Mai - 22:06

Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas DieuFinn & Rafa


Courageux mais pas téméraire, Monk comprend assez vite qu’il vaut mieux suivre les deux mafieux que risquer de finir avec les bijoux de famille en pendentif. On les connaît, dans le quartier, Callahan et son second, on sait qu’ils ne sont pas du genre à promettre sans tenir, et le Beretta dans la main de Rafa semble exercer une curieuse fascination sur l’apothicaire. Il faut d’ailleurs qu’un O’Riordan impatienté lui enfonce le canon dans le gras du bide pour qu’il se décide à avancer, de la démarche un peu lunaire du mec qui marche au peloton d’exécution. On devine des têtes aux fenêtres, derrière les rideaux ; Kilburn observe en silence la procession de la justice, sans oser trop se montrer. Malheureusement pour les curieux, la séance se déroulera à huis clos, dans la boutique du prévenu, sur les lieux mêmes du crime. Callahan et son second bavardent tranquillement, plaisantent, pour le plaisir de faire durer l’attente ; Monk, lui, est resté là où il est tombé, et il se contente de suivre du regard la marche infernale de Rafa, qui va de présentoir en présentoir pour tout ravager. Un pot ancien à la main, il capte le regard de Callahan et ricane, juste avant de laisser tomber l’objet :

-La charité chrétienne ? j’vous crois, oui, patron, on est comme qui dirait des spécialistes !

Et ils se marrent, les deux, et ils échangent des blagues immondes sur la très respectable Mrs Monk, qui est heureusement absente de l’officine pour l’heure… Au regard que le pharmacien lance vers la porte du fond, ils devinent qu’elle doit se trouver à l’étage, dans leur appartement, probablement occupée à nourrir la flopée de petits Monk qu’ils ont engendrée selon les volontés du Créateur, toutes lumières éteintes.

Le magasin impeccablement rangé ne tarde pas à ressembler à un champ de bataille, grâce aux efforts d’un Rafa que l’exercice amuse beaucoup. Il est presque déçu quand le patron finit par ordonner au pharmacien de lui donner les pansements qu’il dit chercher, et qui ne sont qu’un prétexte pour mettre à sac la boutique ; il prend cependant la caisse sans broncher, et se met à tout déballer tandis que Callahan s’occupe personnellement de Monk. Dans l’esprit du second, la perte de son stock fait partie du châtiment mérité par cette ordure, et il compte bien saccager au maximum. Ça fait du pognon, toutes les saloperies présentées sur les étagères, et ça fera durer la punition, le temps que Monk se refasse.

La trousse de secours soigneusement vidée, Rafa (sans avoir mis le moindre pansement sur sa lèvre fendue) continue sa progression en direction de la réserve, laissant le patron s’expliquer avec le maître des lieux. Rien ne résiste à son passage, hormis une bouteille qu’il glisse dans la poche de sa veste avec un rire mauvais ; tout le reste est brisé, éventré, répandu, impitoyablement. Un grand fracas de verre en provenance de la boutique met un terme à cette descente ; Rafa se dépêche d’aller voir de quoi il retourne, des fois que le patron aurait besoin de lui. Selon les premières constatations, Monk a traversé en vol plané sa propre vitrine, avant d’être récupéré par Callahan et renvoyé vers l’intérieur de l’officine. Les choses sérieuses commencent, on dirait. Consulté sur la suite à donner, O’Riordan la joue avocat de la défense :


-Non, patron, soyez clément, il a des circonstances atténuantes. J’ai compris pourquoi il avait été aussi infect avec Eve, ce matin. C’est parce qu’il avait pas fait caca, il était nerveux. Du coup j’ai trouvé la solution.

Et le voilà qui extirpe de sa poche le flacon d’huile de ricin récupéré dans la réserve et le tend à Monk en ordonnant, rigolard :

-Allez, cul sec. Enfin, si on peut dire.

Il faut que le Beretta montre à nouveau le bout de son nez pour que le pharmacien s’exécute et absorbe le contenu du flacon avec une grimace.

-Ben voilà, le félicite Rafa en lui donnant une tape sur le crâne. Avec ça, t’es parti pour trois bons jours de chiasse, voire plus, ça te servira d’aide-mémoire.

Sait-il, O’Riordan, que l’huile de ricin était une des armes fétiches des fascistes italiens pour humilier leurs adversaires ? Non, et le saurait-il qu’il s’en foutrait. Il y a des gens - pas beaucoup, heureusement - pour lesquels il pourrait devenir plus nazi qu’un régiment de SS. Eve en fait partie, Florence aussi ; deux bonnes raisons de mettre Monk plus bas que terre - et encore, il se trouve plutôt généreux.

Dans sa grande mansuétude, Callahan décide de laisser la vie sauve au pharmacien, non sans lui avoir soigneusement éclaté la gueule contre son comptoir. Monk s’effondre dans son propre sang, et Rafa s’écarte avec dédain :


-Eh ben, vous nous l’avez arrangé, l’apothicaire, patron. Ou ptêtre l’apôtricaire, ça lui irait bien, comme titre.

Et de se marrer, content de sa blague, en sortant de sa poche son paquet de cigarettes. C’est en voulant en proposer une à Callahan qu’il remarque enfin sa main ensanglantée :

-Ben dites, c’est une vilaine coupure que vous vous êtes faite là. Faites voir ? Ça a l’air profond, et… merde, je crois que j’ai éclaté tous les flacons d’alcool… Faudrait quand même désinfecter, et peut-être même recoudre, c’est pas joli-joli.

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Message#Sujet: Re: Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn   Dieu pardonne toujours, mais je ne suis pas Dieu || Finn Icon_minitimeMar 24 Mai - 0:31



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Rafa & Finn
« Est-ce que c’est trop ? » n’est pas une question que Finn Callahan se pose. Il regrette rarement ses accès de violence. Tout colérique, lunatique et imprévisible qu’il soit, le mafieux sait que la violence gratuite et la terreur sont des outils efficaces mais qui doivent être savamment dosés. Les rares fois où il s’est laissé aller à cela, il l’a regretté. C’est le cas pour les deux membres du clan qu’il a puni pour l’agression de Eve alors qu’ils n’y étaient pour rien. Finn a chargé Rafa de veiller au grain pour ces deux là et il a fini – chose rarissime – par présenter lui-même des excuses aux gars en les réhabilitant. C’étaient les italiens le problème, mais c’était Eve et elle souffrait.  Pour elle, il deviendrait le monstre qu’il n’est pas tout à fait, ou qu’il ne croit pas être, juste pour la venger. Et si La brutalité gratuite est un truc de lâche et de pervers, c’est justement tout ce qu’est cette saloperie de pharmacien. Donc ici, c’est différent et mérité. Alors non, il ne regrette pas. Échevelé et haletant, il regarde d’abord son second sans comprendre, et puis part d’un gros rire : « Tu sais quand je disais que je voulais qu’il en chie pour ce qu’il avait fait, je pensais pas à un truc aussi littéral. » Humiliant ? Une technique de fasciste ? Il n'en sait rien et ne veut pas le savoir. Le fou de Dieu qui dit à une femme qui a une fait une fausse couche que c’est sa faute, ce n'est pas un enfoiré et un fasciste, lui ? Pour Callahan, c’est équivalent, alors il ne fait pas un geste pour arrêter O’Riordan et commente moqueur : « Non, je mens. Au moins la prochaine fois il saura peut-être que quand on s’en prend à nous on se chie dessus, justement. Pas vrai, Monk ? »

Mais ce n’est pas assez pour apaiser sa colère face aux provocations de cet abruti. Il lui faut plus, alors il cogne jusqu’à plus soif. Ses manches se couvrent de sang, qui gicle sur sa chemise, la tachant de rouge. Callahan ne sait même plus très bien si c’est le sien ou celui de Monk. La blague de Rafa le calme et lui tire un rire sans joie, qui ressemble à un aboiement, sauvage et dangereux. Fronçant les sourcils, l’acteur réplique : « Et il va le rester un moment, crois-moi. » Il a le visage en sang, le pharmacien, en bouillie, même. Rafa a raison, il n’y est pas allé de main morte. Ce n’est pas cher payé, pourtant, se dit Finn, dont les envies de meurtres ne sont freinées que par une douleur violente dont le mafieux ne se rend compte que lorsque son second le lui signale, comme si la colère et l’adrénaline avaient anesthésié la douleur, et qu’il observe avec étonnement : « Hm ? Merde, oui, t’as raison. Attends, j’ai peut-être ce qu’il faut…ouais, regarde, ça fera la balle. On passera voir Matthews tout à l’heure. » Avec une grimace, Callahan verse une lampée de whisky de sa flasque fétiche, sortie comme par miracle de sa poche, arrêtant ainsi provisoirement le sang qui coule à grosses gouttes de sa blessure. « C’est sa faute, à ce con, ça doit être quand je l’ai repêché dans la vitrine… » De colère, il flanque un grand coup de de pied dans les côtes du pharmacien, qui ne produit rien sinon un soubresaut mou. « Voilà qu’il bouge plus, maintenant. Tu crois qu’il est cané ? »

La question traduit plus d’agacement et de curiosité que de panique. Un connard de moins sur terre, c’est tout ce que ça ferait si Monk a vraiment passé l’arme à gauche. Mais les cadavres, c’est toujours encombrants à gérer. Malgré tout la haine et le mépris que le pharmacien lui inspire, Finnegan préférait ne pas avoir à gérer ce genre de bouticage. On réserve ça pour les grandes occasions, les meurtres, comme les grandes familles gardent le services en argent pour les visites royales. Il se met donc en devoir de chercher de quoi réveiller Monk dans le bordel laissé par Rafa alors que des tubes de médicaments épars roulent sous ses pieds et qu’il écrase du verre brisé en se promenant dans la boutique « Voyons voir, y a peut-être de quoi le ressusciter dans ce bordel…ah, voilà. » L’acteur exhibe triomphalement un petit flacon épargné par miracle et le lance à Rafa : « Tiens, fais-lui respirer ça, si ça marche sur les dames en détresse, ça devrait fonctionner sur lui. » Du sel d’ammoniaque, utilisé contre les vapeurs des dames, ce qui le fait ricaner.

Revenant vers le pharmacien et son second, Callahan en profite pour ouvrir tiroirs et armoires au fur et à mesure. Avec satisfaction, il s’empare de plusieurs petites boites en fer, qu’il fourre dans les poches de son costume. Un bruit de toux un peu glaireuse lui indique que Rafa a réussi à réanimer Monk et il revient finalement vers eux : « Alors, on est revenu parmi les vivants, connard ? Parfait. » S’agenouillant au niveau du pharmacien, dont le visage ressemble à une pastèque trop mure qui aurait éclaté, Finn reprend avec un sourire éclatant : « Je prends ça, au passage, j’ai besoin d’un stock. Offert par la maison, j’espère ? Tu voudrais pas que ma copine refasse une fausse couche par ta faute ?  » Il n’a pas oublié, malgré la colère, ce que Eve voulait, pas plus qu’il ne peut manquer une occasion d’humilier l’apothicaire. A la fin, c’est lui qui gagne, pas Dieu, et ça lui fait plaisir, même si cet enfoiré de bigot est trop occupé à bavouiller son sang pour s’indigner et faire appel au Seigneur. Qu’importe, ça le fait rire, au moins, lui.

Néanmoins, la voix du mafieux se fait de nouveau grondement, lourde de menaces et de promesses de châtiments plus terribles encore alors qu’il attrape le pharmacien par le col pour parler plus près de son visage :  « On va repartir sur de bonnes bases, Monk. On va rien faire à ta femme. Je vais pas cramer ta boutique. Je vais pas t’arracher la langue. Je vais pas te buter. Dieu sait que c’est pas l’envie qui m’en manque, pourtant, parce que tu le mériterais. Non, on va s’en aller. Je veux juste que tu piges un truc. T’es par la grâce de Dieu ou la bénédiction du Seigneur. T’es là parce que je le veux bien. Ici, le Seigneur, c’est moi, vu, Monk ? T’es sous ma protection. Et c’est pas une bonne idée de contrarier son protecteur... » Sans ménagement, Finn laisse retomber le pharmacien qui s’écroule dans une secousse saccadée. Semblant passer du coq à l’âne, il se tourne vers son second, se désintéressant complètement de Monk : « D’ailleurs, Rafa, embarque sa caisse. » Un vague son qui pourrait passer pour une protestation lui parvient. « Quoi ? T’as un truc à dire ? On t’a pas demandé ton avis, mais je vais t’expliquer. Je prends un peu plus ce mois ci, tu vois, parce que ça me coute beaucoup, là, de me dire que je vais devoir continuer à te protéger, justement. Ferme là et écoute maintenant. » Il s’est redressé et lui assène un nouveau coup de pied dans les cotes, qui lui vaut un gargouillis sanguinolent et qu’il décide d’interpréter comme étant un oui. De la même voix tranquille, il demande à Rafa : « Y a assez ?  Parfait. J’en étais où, du coup ? »

Il claque des doigts, paraissant soudain se souvenir, et s’agenouille de nouveau à côté de Monk pour lui murmurer à l’oreille : « Ah oui. Alors, comme t’es sous ma protection, la prochaine que quelqu’un vient te voir de ma part, tout ce que t’as à faire, c’est dire oui et faire ce qu’on te demande. Si ça te convient pas, tu décanilles fissa. Parce que la prochaine fois que t’insultes Eve ou une des filles, ou même que tu dis non, je te promets que je te bute. Et ce sera pareil si tu viens pas t’excuser. Enfin, si Eve a envie voir ta sale gueule. » Non sans un dernier coup de pied, Finn se redresse et se détourne pour rouvrir la grille de la pharmacie, entrainant son second à sa suite : « Allez viens, Rafa, on se tire. »

Alors qu’ils montent dans la Bentley, des cris de femme effrayée leur parviennent de la boutique. Callahan secoue la tête tristement, s’installant à l’arrière : « Quand même, comment est-ce qu’elle peut supporter d’être mariée avec ce con là… » Un châtiment pire que celui qu’il vient d’infliger à Monk et qui ne tardera pas à faire le tour de Kilburn. « Bon, chez Matthews, maintenant. J'espère qu’il est là. Ça fait un mal de chien cette connerie… » Tenant sa main blessée contre lui, le chef de clan essuie le sang qui a giclé sur son visage. Il prendrait bien une douche, aussi. Qu’importe. Cette fois, il gagerait que Eve sera fière de lui et qu’elle ne lui dira pas qu’il ressemble un boucher. Pour l’heure, ça lui suffit.

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