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 So long & Lost + Reha

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MANGEMORT
Hawthorn Avery
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Message#Sujet: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeDim 30 Oct - 18:49



So long & Lost
Reha & Hawthorn
Et maintenant quoi ? Hawthorn est parti le premier, abandonnant Robin sur place, incapable de décider quoi faire. Fumant cigarette sur cigarette, il a erré un moment sans but dans les rues du chemin de Traverse pour se calmer. Peine perdue, ou presque. Tenter d’éviter, dans un si petit quartier, tous les endroits où peut se rendre la personne avec qui on vient de rompre est une tâche complexe en soi. Thorn a eu peur, en réalité, de ce qu’il se passerait s’il venait à recroiser Robin. De se mettre à pleurer, de la supplier de revenir, de ne pas réussir à maintenir cette colère qui lui sert pour le moment d’armure, alors qu’il jure dans sa barbe en marchant, pestant contre tout. Pavés, gens heureux, bar encore ouverts où se pressent les couples qui lui font l’affront d’être heureux et de lui cracher leur bonheur à la figure…Tout y est passé, de Robin elle même à Rafael O’Riordan jusqu’au ciel gris de novembre.

En attendant, ça ne lui dit vraiment pas où aller. Un moment, Thorn a envisagé de rentrer chez lui et de se mettre la cuite de sa vie. Il a renoncé au projet à peine la porte entrebaillée. L’appartement, plongée dans la pénombre d’automne, lui a semblé encore plus minable et sinistre que d’ordinaire. Surtout, il a encore dans le coin de l’oeil la vision de toute les fois où Robin est venue chez lui à cuisiner. Il la revoit assise à la table de la cuisine alors qu’ils riaient autour d’un verre de vin. Merde, comment est-ce que ça a pu foirer ainsi ? Comment est-ce que ça pouvait ne pas être vrai ? Des larmes lui sont venus sans qu’il ne sache trop pourquoi ; l’ingénieur a claqué la porte aussi sec.

Reprenant son errance morose, il a tourné encore un peu, ignorant la foule et le reste du monde. Drôle de paradoxe, Avery n’a pas non plus envie d’être seul, sans avoir envie qu’on le plaigne. Mais qui aller voir ? Il n’est pas d’humeur à subir son cousin, encore que Reed ferait un excellent punching-ball. Sa mère ? Ce serait vraiment minable, pour un adulte. De toute façon, Perséphone n’est pas au courant et elle se réjouirait que ça soit fini si elle savait. Une de ses amantes ? Pas sûr que ça atténue la douleur. Il va bien falloir trouver, pourtant, ne serait-ce que parce qu’il ne peut pas passer la nuit dehors. Même dans si dans l’état de nerfs où il se trouve, il est peu probable que l’ingénieur parvienne à trouver le sommeil. L’embauche ne va être belle, demain, songe-t-il d’ailleurs, amer. Il réalise en même temps qu’il n’a absolument pas envie de retourner chez H&A. Ca va être horrible, ils ne pourront que se croiser. Dans une réaction de rejet épidermique, Thorn se dit qu’il préférerait encore démissionner que de devoir faire une réunion entière avec Robin. L’idée de se tirer de cette boite infernale lui parait soudainement la chose la plus désirable sur Terre.

Et puis quoi encore, se morigène-t-il férocement, changeant immédiatement son fusil d’épaule. Ce n’est pas lui qui est en tort, ni lui qui devrait se planquer. Reha lui dirait qu’il a suffisamment perdu son temps à chouiner sur cette gamine qui ne mesure pas à côté de quoi il passe, et qu’elle ne mérite pas tout ça. Qu’elle reste donc avec son connard né-moldu, sa violence et ses activités louches, puisque c’est ça qu’elle veut.

Reha. Pour la première fois depuis un moment, Hawthorn se fend d’un vrai sourire, même si celui-ci est triste et assez amer. Elle avait vu juste depuis le début, et lui…elle dirait qu’il s’est comporté comme un crétin et cette fois, tout blessé qu’il est, Avery ne pourrait pas lui donner tort. Machinalement, c’est vers chez la guérisseuse que ses pas le dirigent. Elle, au moins, elle comprendra. Elle se foutra de lui, sans doute. Mais d’abord, il lui semble que c’est mérité et qu’il lui doit des excuses. Or, sauf en ce qui concerne Robin, et souvent l’argent, l’ancien batteur n’est pas du genre à s’aveugler au point de refuser de reconnaitre ses torts. Ensuite, le dessinateur se dit qu’à tout prendre, il préfère ça à la pitié. C’est l’avantage avec la médicomage. Pour le meilleur comme pour le pire, Reha sera toujours Reha. Même s’il est affreusement anxieux de savoir qu’elle pourrait vraiment le trouver minable - preuve que l’avis de son amie compte - Hawthorn sait aussi qu’on peut compter sur elle. Même au prix de moqueries et de remontrances destinées à manifester sa mauvaise humeur. Mais il peut gérer, il a l’habitude.

Rassuré à l’idée d’avoir enfin trouvé un plan, le mangemort s’aperçoit qu’il meurt de faim. Pour cause, il a trainé si longtemps qu’il est déjà l’heure du diner. Décidant qu’il est assez en fond pour s’arrêter chez un traiteur que lui et Reha apprécient, il se dirige ensuite vers l’appartement de la médicomage, alors qu’une bruine humide entreprend de le tremper jusqu’aux os. Sa seule consolation est de voir l’étage qu’occupe son amie éclairée, signe qu’elle est là. Elle apparait d’ailleurs rapidement sur le pas de la porte, semblant attendre une explication. “Salut.” Avec sa cape trempée et son air morose, Hawthorn est conscient qu’il en doit une. “Je te dérange ? Si tu pars, je repasserai.” Il ne veut pas s’imposer, sachant de toute façon pertinemment qu’il n’y arrivera pas si Reha ne veut pas le voir. Après tout. lui a déjà fait le coup une fois dans sa dernière lettre. C'est d'ailleurs aussi une manière de dire qu'il n'est pas dupe. Il tient aussi à ce qu’elle comprenne qu’il voudrait vraiment lui parler et qu'il s'obstinera, malgré tout, même si elle dit non. “On dine ? Je suis passé chez Frankel.” Lance-t-il avec un demi-sourire, pauvre invitation s’il en est. D’ailleurs, elle ne parvient pas vraiment, à ce qui lui semble, à dérider Reha, qui parait peu sensible à cette tentative de corruption à peine voilée. Après un instant de silence où ils se regardent dans le blanc des yeux sans rien dire, Thorn se décide à être honnête et à lâcher le morceau : “Elle m’a plaqué. Pour repartir avec ce connard.” Puis à ajouter, sans baisser les yeux : “Tu avais raison. Je suis désolé.”
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Reha Shafiq
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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeLun 31 Oct - 22:22

❝ Hawhtorn et Reha ❞So long & lostL’avantage quand on est médicomage, c’est qu’entre les horaires variables et les cas à traiter, les journées ne se ressemblent pas. Une bénédiction pour Reha qui ne déteste rien tant que la routine d’une vie bien rangée. Elle reste, au fond d’elle, une femme d’action. Quand elle y pense, Poudlard lui manque, c’était - malgré les cours parfois interminables - une période de sa vie où tout semblait permis. Le monde était à eux et il n’avait rien d’autre à faire que découvrir et explorer. Souvent, elle repense, comme bon nombre de ses condisciples, à ses années d’école avec envie et nostalgie. A l'époque, même les congés ne la gênaient pas alors qu’aujourd’hui, une fois livrée à elle-même, la jeune femme se rend compte qu’elle ne sait pas quoi faire de son temps. Elle n’aime pas l’oisiveté, ni la solitude. Or, la voilà en vacances et sans savoir que faire de son temps.

Riyhad est désormais occupé avec son enfant à venir. Hari et elle ne sont plus aussi proches que par le passé depuis la mort de sa femme et son enfant. Chandra et Keylan ont leur famille et la perspective de voir sa mère la fait fuir. Elle n’a pas envie de paraître désespérée en importunant Harfang, elle évite Gabriel depuis leur dernière rencontre et Hawhtorn n’est pas encore revenu dans ses bonnes grâces. Le reste de ses amis travaillent, ont une vie et finalement c’est peut-être également pour ça que Reha n’aime pas les congés, elle s’aperçoit qu’il lui manque quelque chose et que la solitude ne fait pas son affaire.

Après une journée qui lui a semblé interminable, la jeune femme est allongée dans son divan, en train de feuilletée distraitement le dernier Sorcière Hebdo en écoutant la radio en fond quand on sonne à la porte. Surprise, elle se relève trop vite et se fait presque mal. Jurant, elle dépose son magazine sur la table basse et se dirige vers la porte à la fois heureuse de cette distraction inattendue et curieuse de savoir qui arrive à cette heure-ci.

Devant elle, l’air penaud et un sachet dont elle reconnaît le logo : Hawthorn. Si Reha ne lui en veut plus autant qu’il y a quelques semaines, elle n’a pas totalement pardonné à son ami pour autant. Généralement peu rancunière, elle est lassée des excès de son ancien coéquipier et en particulier de sa propension à foncer droit dans le mur sans écouter les conseils de gens mieux avisés que lui.

Avery n’a jamais été très dur à lire et tout dans sa posture montre qu’il est en quête de pardon ou de rédemption. Ce n’est pour autant qu’elle va lui faciliter la vie aussi attend-elle en silence, un peu mesquine, qu’il explique le réel but de sa visite. Sans vraiment refuser de la laisser entrer, elle regarder le sachet et ment effrontément :

- Oh , c’est gentil. Tu aurais dû prévenir, j’avais déjà un dîner en préparation.

Rien de plus faux. Reha ne prend aucun plaisir à cuisiner et une soirée seule ne la motive pas à ouvrir ses placards pour faire un repas digne de ce nom. Evidemment qu’un repas de chez Frankel semble alléchant, bien plus que son programme de la soirée, mais Thorn ne va pas s’en sortir à si bon compte. Ca serait admettre qu’il n’a rien fait de mal et Reha s’y refuse. Après tout, ce n’est pas comme si elle n’avait pas dû venir le soigner en urgence pour une blessure moldue provoquée par un cinglé hautement dangereux. Voilà ce qu’on gagne à laisser les nés-moldus vivre leur vie comme ils l’entendent.

Il y a un moment de silence, la porte toujours ouverte, Reha dans son embrasure, Hawthorn se demandant probablement s’il peut forcer l’entrée au risque de mettre son amie encore plus en colère qu’elle ne l’est déjà. Finalement, c’est lui qui craque en premier et s’il y a un petit rictus suivi d’un soupir qui s’affiche sur les lèvres de Reha, elle finit par s’écarter pour le laisser rentrer.

- Rentre. Tu pourras me raconter ça en réchauffant à manger. Je te laisse t’en occuper c’est la moindre des choses.

Elle le précède dans la cuisine et ajoute :

- J’espère que tu ne t’attendais pas à ce que je sois magnanime, tu risques d’avoir ton quota de “je te l’avais bien dis ce soir”.
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Hawthorn Avery
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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeVen 4 Nov - 0:11



So long & Lost
Reha & Hawthorn
Pendant un moment, assez long et désagréable d’ailleurs, Hawthorn se demande si Reha ne va tout simplement lui claquer la porte au nez. Ça ne serait pas tout à fait étonnant au vu des reproches qu’elle a à son égard, même s’il lui semble que leurs relations se sont un peu réchauffés depuis qu’il a fait un pas depuis la dernière fois. Mine de rien, ça l’inquiète, même s’il ne peut s’empêcher de penser – à raison – qu’elle le fait marner volontairement dans une vengeance un peu mesquine en trouvant des prétextes. Qui a déjà vu Reha Shafiq cuisiner, d’abord ? Pas lui, en tout cas. Mais le dessinateur refuse tout de même d’abandonner ou de montrer que sa réponse, qui pourrait passer pour une version polie et implicite d’un non, le déstabilise. Ce n’est pas pour autant qu’il aime ou qu’il est à l’aise avec ce silence qui s’est noué entre eux. Force est de reconnaitre que la guérisseuse n’avait pas tort, alors forcément, c’est lui craque, mais c’est logique : l’ingénieur n’est-il pas venu précisément dans le but de présenter des excuses ?

Finalement, la médicomage se décide à mettre fin à son supplice et à le laisser entrer. « Merci. » Souffle Hawthorn avec soulagement et sans chercher à discuter. De toute façon, il a toujours été acquis qu’il était le cuisinier de leur duo et Avery tient à manger un repas chaud et non carbonisé. Ça lui convient donc très bien et c’est aux fourneaux, qu’il connait bien pour y avoir déjà passé de nombreux repas, qu’il s’attelle, une fois qu’ils sont dans la cuisine. A la vérité, l’environnement est familier, et il se détend enfin un peu, réalisant qu’il a marché réellement très longtemps et qu’il était encore plus en colère qu’il ne le pensait. Aussi, s’il est encore amer, il n’en devient pas pour autant cassant envers Reha, se contentant de hausser les épaules en disant : « Je cherche pas la pitié. J’ai été con, je me suis fait avoir, c’est tout. Passes-moi une assiette, tu veux bien ? » Pourquoi protester ? Il a certainement créé son propre malheur en faisant confiance à cette fille ; Reha n’a pas tort de penser qu’on ne peut pas le plaindre. Thorn serait même plutôt d’accord avec elle. Mais de toute façon il ne veut pas de compassion – ça ne change rien à ce qui est, la compassion. En revanche, il a certainement besoin de parler et d’expliquer à quelqu’un ce qu’il s’est passé. Et à tout prendre, Reha, qui avait vu juste depuis le début, est donc la personne la plus indiquée pour cela.

Comme le dessin, cuisiner l’apaise et lui se concentrer sur autre chose que sa colère. Raconter le force alors à se distancier des plats qu’il réchauffe, allumant d’un coup de baguette le feu sous la casserole qui doit lui servir à réchauffer la sauce accompagnant le magret qu’il a pris, mais aussi des événements eux-mêmes. Ses sourcils froncés et le ton amer qu’ils emploient laissent peu de doute quant à la fureur que Avery a ressenti et quant à son ressentiment envers Robin. Mais on est loin de la discussion houleuse de tout à l’heure. « Oh, c’est assez banal, en fait. Elle a revu O’Riordan. Reed m’a dit qu’il les avait vu ensemble au Chaudron Baveur.  Deux fois. » L’ingénieur insiste sur le nombre en grinçant des dents. Les magrets grésillent alors qu’il les fait revenir machinalement d’un air absent. « Enfin, il ne le connait pas, mais c’était facile de faire le lien. Tom m’a confirmé ce que Reed pensaient. Ils avaient l’air de deux tourtereaux prêt à roucouler en se bouffant des yeux, parait-il. Tu vois le genre. » Celui qui laisse peu de place au doute. Partagé entre jalousie et dégout d’avoir été fait cocu par un minable pareil, Avery se met à rêver d’un verre de vin : « Je peux te prendre un verre ? » Un rouge, songe le cuisinier, ça ira mieux avec le canard, qui émet un fumet alléchant. Il débouche la bouteille que lui tend la jeune femme pour remplir deux verres. « Je suppose qu’elle partait régulièrement le retrouver du côté moldu. J’y suis passé l’autre jour et j’aurais juré l’avoir vue avec un autre type qui avait lui aussi une dégaine de moldu. Ça doit être un des potes de O’Riordan qui devait l’emmener le rejoindre, comme elle est incapable de se repérer de l’autre côté toute seule. » Thorn n’a pas fait le lien avec Callahan, ceci dit. Mais il s’en moquerait royalement s’il savait. Ce chef mafieux là ne l’intéresse guère, contrairement à O’Riordan, qui lui inspire une haine féroce.

Robin n’est pas loin de l’égaler, d’ailleurs, tant l’ingénieur juge que ce qu’il prend pour une manipulation de sa part était odieux. C’est donc la rupture elle-même qu’il entreprend d’expliquer à Reha : « Ça faisait un moment qu’elle trouvait des prétextes pour m’éviter. Une bonne quinzaine de jours je dirais, peut-être trois semaines. Au début, je l’ai crue et puis en apprenant ça j’ai compris… On a fini par se voir. Elle a daigné me donner un rendez-vous pour une rupture en bonne et due forme. Là j’ai eu droit à tout un discours totalement hypocrite du style “c’est pas toi, c’est moi” – effectivement, quand tu trompes quelqu’un, c’est toi le problème – et “ça n’a rien à voir avec Rafael”- bizarrement avant de le revoir, ça ne la frappait pas qu’il fallait me plaquer – en passant par “je t’aime comme un frère”. Je ne la croyais vraiment pas comme ça. Elle m’a toujours parue différente de son père, mais il faut croire qu’ils sont tous pareils. » Le tout est ponctué d’imitation et de mimes, alors que Avery touille de plus en plus férocement sauce, garniture et magrets, comme si les plats de chez Frankel l’avaient personnellement offensé et étaient de mèches avec O’Riordan et Robin.

Le ton est redevenu rageur, au fur et à mesure que Thorn se remémore l’indignation qui l’a gagné dans toute cette conversation houleuse. Si en arrivant chez Reha, la tristesse et les regrets dominaient, c’est la volonté de clore le débat et de tourner la page qui a pris le dessus – de sortir Robin de sa vie, en fait. « Je lui ai dit que je m’en cognais et je suis parti. Pour ce que j’en ai à foutre… et voilà toute l’histoire. » Conclut-il d’un air pincé, mais content de sa fermeté et de ne pas s’être laissé attendrir. Elle ne le méritait pas, de toute façon. Les plats étant prêts, il dresse les deux assiettes et les pose sur la table, un peu trop violemment. Elles tintent bizarrement sur le bois, mais Avery ne s’en rend pas compte, signalant d’une voix redevenue tout ce qu’il y a de plus aimable à son amie : « C’est prêt, si tu veux. Et attention, l’assiette est chaude aussi. »
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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeLun 7 Nov - 21:31

❝ Hawhtorn et Reha ❞So long & lostLa solitude n’est pas au goût de Reha. La jeune femme fait partie de ces gens qui se nourrissent de la présence des autres. C’est une créature hautement sociale et dans des circonstances habituelles, elle serait ravie de voir Hawthorn débarquer sur le pas de sa porte sans s’être annoncé au préalable. Ce sont le genre d’attention qui, généralement, adoucissent Reha et Hawthorn le sait. Pourtant, ce n’est pas assez. Pas cette fois. Pendant un moment, alors que le silence s’installe entre eux, la tentation de fermer la porte et refuser de recevoir son ami lui traverse l’esprit. Néanmoins, elle n’est pas mesquine et sitôt l’ébauche d’une excuse présentée, la voilà qui s’écarte et laisse passer son ancien coéquipier sans faire d’histoire.

Le soulagement se lit sur son visage alors qu’il ferme la porte pour la suivre dans la cuisine. Celle-ci ouverte sur le salon et la salle à manger est - comme d’habitude - en désordre. L’appartement n’est pas en reste, Reha n’ayant jamais été une fée du logis ou préoccupée par le rangement. Elle ôte sa robe de travail qu’elle avait négligemment jeté au sol en rentrant du travail pour enfiler une tenue plus confortable et s’assied à la table de la salle à manger tandis qu’elle lui signale qu’il ne devrait pas s’attendre à beaucoup de compassion de sa part.

Plus raisonnable que les dernières fois qu’ils se sont vus, son ami ne semble pas en attendre moins d’elle. Il n’est pas là pour qu’on ait pitié de lui ? Tant mieux, c’est quelque chose que Reha ne sait pas faire. Au moins, cette fois-ci tout est clair et il n’y aura pas de déçu. Quittant sa chaise confortable, elle ouvre le placard où se trouve les assiettes en râlant pour la forme :

- Comme si tu ne savais pas où elles étaient …

Les deux assiettes dans les mains de l’ancien joueur de Quidditch, elle reste adossée à l’armoire, Écoutant pendant que l’ingénieur vide son sac. Il y a bien quelques éléments de cette histoire qui la laissent perplexe. En premier lieu le fait que Hawthorn se base sur des éléments donnés par Reed lui-même. Leur cousin n’est pas le plus fiable et il le sait comme elle. En second lieu, une partie de ce qu’il semble dire donne l’impression qu’il surveillait son ancienne copine. Merlin sait que Reha ne porte pas la gamine dans son cœur mais une partie d’elle se révolte à l’idée qu’on puisse surveiller une de ses consoeurs de la sorte. Pourtant, elle ne dit rien. Chose inhabituelle chez elle, la médicomage se contente d’écouter. Il faut dire que si elle n’apprécie pas la méthode, toute cette histoire fait tout de même son affaire. Robin Hammond n’était pas faite pour Hawthorn et le laisser continuer dans cette voie aurait été le dernier clou à son cercueil. Certes, Thorn est désargenté mais c’est surtout parce que sa réputation en a patit. Le spectre de son père ainsi que des ses actions est toujours présent. Or, il suffit que l’on voit le fils avec la même attitude que le père pour que toutes les bonnes opportunités lui filent sous le nez. Au moins cette histoire aura-t-elle eu le mérite de réellement lui ouvrir les yeux. Elle ne le dit pas à haute voix, après tout, même Reha sait qu’il y a des moments pour être délicate.

- Tiens, il y a une bouteille de le placard à droite, je prends des verres.

Après tout, tant qu’à manger et parler de sujets déplaisants, autant boire en même temps. Elle sort deux verres à vin rouge de son armoire et les pose sur le comptoir pendant que Thorn ouvre la bouteille avec l'efficacité de ceux qui boivent régulièrement. Elle porte le verre à son nez pour sentir les arômes du vin avant de tremper ses lèvres et commentent d’un ton égal :

- Qu’est-ce que tu faisais du côté moldu déjà ? Merlin sait que je ne comprendrais jamais votre fascination pour ce monde de dégénérés.

Le ton est égal mais on ne peut manquer de comprendre la désapprobation qu’il y a dans les paroles de Reha. Il faut dire que si elle admet aisément que tout les sorciers ne peuvent pas (et ne devraient pas) être des sangs et que donc, pour ça, il faut des sangs mêlés et quelques nés-moldus, elle ne comprend pas que l’on puisse vouloir joindre les deux mondes et ce qu’on aurait à gagner en allant fouiller chez ceux qui ont rendu le secret magique indispensable.

- Ne va pas croire que je suis de son côté, tu sais bien que je n’ai jamais approuvé ta relation avec elle mais il faut quand même admettre que tu étais vraiment plus âgé qu’elle. Il ne fallait pas s’attendre à la moindre maturité de la part d’une gamine de dix ans de moins que toi. Et puis, est-ce que tu n’as pas failli épouser sa sœur ? On ne devrait jamais aller reprendre de la nourriture dans un plat avarié, tu sais.

Vu sa vie amoureuse, elle est la dernière qui devrait se permettre de donner des conseils. Néanmoins, contrairement à Thorn, elle ne s’illusionne pas sur ses travers et est parfaitement consciente de ce qu’elle fait de mal. Nul besoin pour elle qu’on lui mette le nez sur ses erreurs. Heureusement, ce n’est pas d’elle dont on parle ce soir. Elle passe à table en commentant :

- Ma vaisselle ne t’a rien fait. Si tu veux casser quelque chose ça sera chez toi Thorn.

Ca ne l’empêche pas de s’attabler avec appétit et de commenter sur un ton plus aimable à son tour :

- Ça a l’air délicieux et j’avais faim. Mangeons.


La bouteille de vin à côté d’eux, elle sert son compagnon avant d’attaquer le canard. Il y a un silence et cette fois-ci c’est le repas qui est coupable. Après quelques bouchées savourées, Reha reprend là où ils ont laissé la conversation.

- Écoute, je n’ai pas grand chose à te dire en réalité. Oui, tu as bien fait de la quitter. Peu importe la raison en réalité parce que de toute façon tu n’aurais jamais dû te mettre avec elle. Elle n’est pas assez bien pour toi et je ne comprends pas pourquoi tu persistes à te tirer tout seul vers le bas. C’est une manie chez toi.



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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeSam 17 Déc - 0:33



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Tout à sa colère, Avery ne réalise pas l’effet qu’il donne. Et il s’en moquerait de toute façon si on le lui faisait remarquer ou qu’il s’en rendait compte. Quoi, après tout, il a bien le droit d’être en colère, pour une fois, non ? Ce serait quand même le pompon si on le lui reprochait. Alors il râle, refait le match, fulmine, tout en continuant à cuisiner, sans vraiment se soucier de la mine de Reha, qui est par moment plus que perplexe. D’ordinaire, il se soucierait un peu plus de ça aussi, parce que même si elle ne lui a jamais parlé de ce qu’il lui est arrivé et de la raison pour laquelle elle déteste les moldus, il se rendrait bien compte d’à quel point la réaction de son amie est épidermique. Non, au lieu de ça, pour le moment, il voit surtout qu’elle s’arrête sur un détail, peste sur sa poêle, s’emporte et corrige pour repartir aussitôt sur sa lancée et revenir sur ses rails : « Quelle fascination ? Je ne suis pas allé côté moldu. Qu’est-ce que j’irais y faire ? La surveiller ? Non, moi je lui faisais confiance, comme quoi je n’aurais pas dû. Non, c’était au Chaudron Baveur. J’y allais pour boire un verre avec Reed. C’est là que je l’ai entraperçue. Elle était avec un autre type et elle s’est empressée de se barrer… » Ce n’est que très incidemment et presque par miracle que Thorn répond ici aux critiques et interrogations muettes de Reha. En attendant, le revoilà parti à refaire le match, attitude typique des ego masculins blessés. Personne n’aime être largué, surtout pas les gens fiers, et quoiqu’en dise Hawthorn, fier, il l’est. C’est plus facile d’envisager la rupture en se disant qu’il y a contribué et qu’il voulait aussi en finir, même si à la fin, c’est certainement devenu vrai également, tant il a l’impression que Robin l’a pris pour un con. Il a bien le droit, non après tout ? Tout le monde le ferait à sa place. Et ce n’est pas pire qu’elle.

Dans l’état de nerfs où il est, il ne lui faudrait pas grand-chose pour exploser. Même le bruit de la vaisselle ne l’atteint pas et le dessinateur tombe des nues devant le commentaire sans appel de la médicomage. Surpris, Avery contemple les assiettes : est-ce qu’il était si agressif, si emporté que ça ? « Hm ? Ah, oui. » Un peu penaud, l’ingénieur s’assoit. En réalité, Hawthorn ne pourrait pas – ne voudrait pas – s’en prendre à la jeune femme. L’hypothèse où elle le laisserait passer ses nerfs en faisant plus que ressasser et s’emporter dans le vide en faisant tinter quelques assiettes est très improbable, de toute façon, mais ce n’est pas ça. C’est surtout que ça va mieux, un peu, lorsqu’il s’assoit enfin. L’environnement est familier, l’ancien joueur de quidditch connait cet appartement désordonné où il est interdit de cigarettes par cœur, et puis c’est comme d’habitude, lui qui fait le diner, et Reha qui parle.

Hawthorn laisse couler la plupart des reproches, plus intéressé par son plat et par le vin que par ce qu’il sait déjà et trop occupé à ruminer. Oui, il a été fiancé avec Amy, non il n’aurait pas dû sortir avec sa sœur. Ces fiançailles, c’était le début de la fin. Rétrospectivement, il se demande ce qui a pris à son père, plus qu’à lui. Il était évident que le reste des sang purs n’apprécieraient pas. Peut-être que Setor Hammond comptait là-dessus, justement. Une fois que tout le monde leur a eu tourné le dos, il ne restait plus que lui, et une fois qu’il avait décidé de partir…ils étaient définitivement seuls. Le dernier commentaire de la jeune femme le ramène à des pensées plus concrètes. « Ne m’oblige à la défendre ou à me défendre, j’en ai aucune envie. » Grogne Avery. Impossible de deviner si ce maugrément dissimule un sourire ou non. « Je t’ai déjà dit que tu avais raison une première fois, ça ne suffit pas ? » A vrai dire le dessinateur est piqué au vif, mais il ne peut pas vraiment contredire son amie, ce qui l’agace. « J’ai fait ce que je voulais, pour une fois dans ma vie. Tu vas me le reprocher ? Ce n’est pas comme si m’arrivait souvent, pourtant. Oui, c’était stupide. Tu vas me dire qu’on est toujours intelligents quand on parle d’amour » Aller jusqu’à mentionner Harfang et le très mauvais souvenir de leur discussion qui a conduit à leur dispute l’avant dernière fois serait très malvenu et assez bas dans les circonstances actuelles, alors Hawthorn s’abstient. Mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que sur ce point, il n’est pas exactement sûr que Reha soit la mieux placée. Au moins, songe-t-il avec amusement, on sait pourquoi ils sont amis.

Alors qu’il engloutit son plat sans vraiment y penser, Avery poursuit donc, entre deux bouchées : « Je sais ce que tu veux me dire, qu’il faudrait que je me trouve quelqu’un…l’une d’entre nous. Mais soyons honnête deux minutes, il y a une différence entre vouloir et pouvoir. Peut-être que ce serait le mieux ou que je mériterai ça, peut-être, mais en attendant, la réalité, ce que je n’ai plus rien et que je paye la sale réputation de mon père. Alors c’est joli de dire ça, et admettons que je veuille bien, mais en pratique je suis censé faire comment ? Qui voudrait ? La vérité, c’est que personne ne voudrait m’épouser, tu sais. Même toi tu ne le ferais pas. J’ai tort ? Non, pas vrai ? Je ne pourrais pas t’en vouloir. Je ne le ferai pas non plus. » Cette fois Thorn sourit vraiment en le disant. Ça ne veut pas dire pour autant que le constat lui plait. En fait, il déteste ça. Certaines opinions font plus mal que d’autres, même s'il lui semble que son argument est rationnel parce que Reha lance des conseils en l'air sans jamais développer et proposer quoique ce soit de concret. Mais cette lucidité touche son propre ego. Bien sûr, l’ingénieur n’a jamais vraiment réfléchi sérieusement à l’idée d’épouser son amie, mais il a soudainement envie de prouver le contraire, qu’il pourrait être un bon mari, faire un prétendant correct, qu’il n’est pas fini, juste sonné, et alors même Reha devrait bien y croire.

Il y a donc un assez long moment de silence, où Hawthorn ne dit plus rien. Il ne mange plus, et sa mâchoire est aussi crispée que sa mine est sombre. C’est comme s’il essayait de décider quoi faire de la colère qui bout en lui, sur quoi la canaliser et vers qui la diriger. « De toute façon je m’en moque.  Pour le moment, ce n’est pas ça qui m’intéresse. J’en ai assez de perdre, Reha. C’était la fois de trop, ça. » Le ton est amer, mais pas défaitiste. Il ne cherche, encore une fois, par à se plaindre. On pourrait bien lui dire que ce n’était ni un jeu, ni une guerre, avec Robin et que c’est étrange de parler d’une relation comme ça. Mais ils n’avaient pas de relation, songe-t-il avec férocité, c’est ce qu’elle a dit elle-même. Ils n’avaient rien. Comme les autres, elle l’a manipulée, comme Setor a manipulé son père. Alors, si c’est la guerre, et ce n’est pas lui qui l’a déclenché. En fait, lorsque Thorn reprend la parole, c’est plutôt comme s’il avait pris une décision, qu’il énonce tranquillement en levant un regard calme vers son amie : « Ca se paiera. Je ne sais pas encore comment, mais ça se paiera. » Son calme et sa détermination tranchent avec la colère d’avant. Avec tout ce qu’il a pu dire et penser des Hammond aussi, d’ailleurs. Jusqu’à là, tout ce qui occupait Hawthorn était de récupérer l’argent. Sa pauvreté a fait qu’il est devenu obsédé par son absence. Ca l’aveuglait. Mais maintenant il voit que tout ça était puéril, pas à la hauteur. Il a voulu jouer à la loyale, prouver qu’il pouvait s’en sortir sans aller à la confrontation, qu’il pouvait redevenir leur égal. Même le fait de vouloir sortir avec Robin, c’était cela, et ça lui semble petit bras, à côté de la plaque. Parce qu’il n’est pas leur égal, il n'a pas à l’être, c’est eux qui ont vampirisé leur statut. L’affront, c’est la réputation. L’affront, ce n’est pas l’argent, l’argent se retrouve, il pourrait le récupérer si son nom valait quelque chose. Mais c’est à ce qu’ils étaient que les Hammond s’en sont pris. Sur ce plan-là, Robin n’a pas été différente, jugeant qu’elle pourrait profiter de lui aussi. Il était là, et puis quand il est devenu inutile, elle l’a jeté…exactement comme son père. Eh bien soit. La gentillesse n’est pas de la faiblesse et Hawthorn refuse de finir comme son père. Elle aussi, elle va voir…

Quittant le sujet des Hammond, il revient de nouveau à la réalité pour avaler une gorgée de vin : « Je te remercie, en tout cas. Quoique quand je t’entends je ne sais pas si c’était vraiment un compliment ou si tu m’engueules. » Il y a un blanc après, où il ne semble pas savoir comment continuer. Est-ce une hésitation ? Peut-être. Après tout, lorsqu’elle lui dit des choses comme ça, il y aurait presque de quoi se demander si elle aussi, comme les Hammond, ne croit pas qu’il sera un éternel perdant, qui se laissera toujours faire, trop gentil qu’il est. Peut-être a-t-il besoin d’entendre que c’est encore possible, qu’il lui reste quelque chose à lui, que les Hammond n’ont pas tout pris, peut-être qu’il a besoin de savoir qu’elle croit en lui et que ce qu’il vient de dire n’est pas totalement ridicule. Qu’il peut y arriver. « Je peux te poser une question ? Pourquoi tu continues à me fréquenter ? » Cela tombe brutalement, sans fioriture, et ça n’appelle rien d’autre qu’une réponse honnête. Avery sait que Reha la lui donnera. En fait, ce n’est pas une hésitation. C’est simplement, comme il l’a dit, qu’il en a assez de perdre et assez de la pitié et de la condescendance. Si la réponse englobe l’une ou l’autre de ces deux idées, il s’en ira. Parce qu’il en a assez, et qu’il a subi trop longtemps.

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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeDim 15 Jan - 17:34

❝ Hawhtorn et Reha ❞So long & lostJe te l’avais bien dit. Voilà tout ce que Reha pourrait répondre à presque chaque phrase du monologue de Thorn. C’est injuste, ce n’est pas vraiment un monologue mais ce n’est pas une conversation non plus. Blessé, désillusionné, Hawthorn n’est pas en état de débattre à coeur ouvert. C’est le besoin de vider son sac et le réconfort qu’elle pourrait lui apporter qui l’a amené sur le pas de sa porte. Reha a bien des défauts mais elle est un parangon de loyauté. Son ami a beau l’avoir exaspéré, voire parfois blessée, il en faut plus pour qu’elle le laisse tomber. Ça ne l’empêche pas d’être un peu mesquine et d’appuyer là où ça fait mal.

- Je ne te demande pas de la défendre. Loin de là. Tout l’inverse en réalité. Je te demande juste où tu avais la tête mais c’est une question rhétorique, tu pensais avec ça … et pas ça, commente-t-elle en désignant successivement ses parties intimes et puis sa tête.

Son verre de vin à la main, elle en boit une gorgée avec un sourire, amusée par l’agacement du dessinateur.

- Non, ça ne suffit pas. Tu le sais bien. Tu en entendras probablement parler pour les vingt prochaines années mais tu le savais quand tu es venu ici. Tu es donc une victime consentante.

Chacun connaît les règles du jeu. Or si la médicomage n’hésite pas à titiller son ami, elle n’ira pas jusqu’à le blesser. Simplement, au vu des propos offensants qui ont été tenus lors de leur dernière rencontre, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il s’en sorte à si bon compte. Néanmoins, c’est avec un peu plus de sérieux qu’elle reprend le reste de la discussion :

- Personne ne fait ce qu’il veut, Hawthorn. Que ça soit moi, les Yaxley, les Potter, les Black … Tu as l’impression que c’est plus facile pour eux parce qu’ils ont de l’argent. C’est vrai, l’argent facilite les choses. Ne soyons pas hypocrite. On ne se soucie pas des choses bêtement matérielles. Ça ne veut pas dire que l’on peut faire ce qu’on veut pour autant. On est tous tenu à des règles strictes et ce sont elles qui permettent la mainmise que l’on a sur le monde sorcier. Je ne tiens pas à critiquer ton père, il est mort maintenant et je ne veux pas parler mal des morts mais son erreur ne fut pas de s’associer à Hammond ; les nés-moldus et sang mêlés ont leur utilités après tout ; non, son erreur fut de le traiter en égal. Ils ne l’étaient pas. Je ne suis pas cruelle, j’ai des amis parmi les sang mêlés mais on ne fait pas partie de la même classe sociale et nous ne sommes certainement pas égaux. Ils n’ont pas les mêmes valeurs et ne comprennent pas l’importance de l’héritage que l’on protège. On ne peut pas attendre grand-chose d’eux si ce n’est une compagnie agréable pour des relations informelles.

Un instant silencieuse quand il parle d’amour ; le sujet ne la met jamais à l’aise au vu de ses propres déboires ; elle finit par soupirer :

- Est-ce que tu l’aimais vraiment, Hawthorn ? Je ne me moque pas. C’est une vraie question. Est-ce que tu l’aimais ou est-ce que tu trouvais son innocence rafraîchissante ? Si tu veux mon avis, même si tu ne le veux pas d’ailleurs, c’était une gamine séduisante qui t’appréciait probablement pour ce que tu étais. Pour le reste, tu n’as pas l’air d’avoir le cœur blessé, simplement l’ego froissé. C’est une bonne chose de mon point de vue.

Plus délicatement que l’ingénieur, la jeune femme commence à attaquer son plat, heureuse qu’Hawthorn ait eu la prévoyance d’apporter quelque chose à manger. Tant qu’à jouer au mur des doléances, autant que ça soit fait en mangeant quelque chose de bon. Ça n'efface pas le sérieux de leur discussion, l'amertume se faisant entendre dans les propos de son ami. Or, Reha ne peut pas lui donner tort : non il n’est pas un bon parti. Pas pour les standards actuels.

- Écoute, je te comprends, vraiment. Plus que tu ne le crois. Je ne dis pas qu’elle ne doit pas payer mais ça ne doit pas te prendre toute ton énergie et surtout ça doit se faire intelligemment. Te focaliser sur la fille est inutile. C’est le père qui est à l’origine de tous tes problèmes et c’est lui qui doit être la solution.

Ils finissent leur repas dans une relative tranquillité. Certes, la discussion est toujours sérieuse mais le ton s’est adouci comparé à quand Thorn est arrivé. Ça n'empêche pas sa question de la prendre par surprise. Saisie, elle joue d’abord un peu avec sa fourchette et le reste de sa nourriture, repoussant un bout de canard dans la sauce avant de répondre :

- Honnêtement, je n’y ai jamais réfléchi. Je te dirais bien que c’est comme ça mais tu me diras que ce n’est pas suffisant comme réponse. Il y a un bref silence et elle reprend : Je crois que c’est parce que je sais que tu n’es pas ce que tu es devenu. Je ne veux pas dire que tout est négatif. Tu as bon nombre de qualités qui font de toi quelqu’un d’appréciable et je n’ai pas pour habitude d’abandonner mes amis même quand ils prennent de mauvaises décisions. Disons plutôt que la formulation exacte serait que je sais que tu es plus que ce que tu es devenu. Pour le moment, tu es enseveli sous les problèmes et ça t’empêche de prendre les bonnes décisions. Tu t’es associé avec des personnes dont la fréquentation ne t’apportera rien de bon mais tout ça n’a rien de définitif. Je sais que tu as tes doutes, Reed aurait dû t’expliquer clairement dans quoi tu t’engageais mais prendre la marque est une des meilleures choses que tu as faites. Tu fais le strict minimum pour le moment, en réalité, tu essaies de fuir alors que tu devrais faire l’inverse. Tu vas de nouveau être parmi tes pairs, fréquentant des gens qui comptent et qui peuvent t’aider et quand eux verront que tu es loin de commettre les mêmes erreurs que tes parents, ils te tendront la main. Tu es l’un d’eux et ça n’a jamais été un problème d’argent. A ce moment-là, tu verras, tu seras un aussi bon partis que n’importe qui.
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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeMer 8 Mar - 0:38



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Agacé d’être réduit au statut peu flatteur de type qui ne pense qu’avec sa queue, jugement qu’il trouve particulièrement dur, Hawthorn ne relève pourtant pas et se contente de lever les yeux au ciel sans répondre à Reha. Pour lui, il n’y avait pas que ça, mais il a renoncé à le faire comprendre à son amie, qui ne semble pas pouvoir l’imaginer. Oh, il ne nierait pas qu’il voulait le sexe aussi, mais après tout c’est plutôt normal dans une relation, non ? C’est passer un peu vite sur le fait qu’il y avait, aussi, sans doute, un mouvement d’égo puéril, là-dedans. Ou qu’il avait à l’origine l’idée d’en faire un trophée, maigre pis-aller et représailles adressées à Setor Hammond. Au final, c’est comme si tous les sentiments, réels, venus après, qu’il avait pu avoir pour Robin, n’avaient pu qu’être faussés, désaxés de leur orbite, rendus faux, par ce premier projet. Peut être est-ce parce que Reha voit clair dans son jeu – mais a-t-elle conscience de tomber juste ? – et qu’elle ne laisse pas Thorn se donner entièrement le beau rôle qu’il grogne autant. Parce qu’il n’a pas envie de rendre des comptes, aussi et qu’il n’est pas le fautif dans l’histoire. Malgré tout, son humeur s’est adoucie. Assez pour qu’il tolère ses remarques et les prenne à la plaisanterie.

Ca a toujours été comme ça, de toute façon. Il déconne, Reha râle, il l’accepte et il se marre. Souvent, elle a raison, même si Avery n’aime pas le dire. Et il sait que c’est encore le cas. C’est leur manière d’être et même si tout n’est pas réglé, c’est déjà plus proche de leur relation normale. Elle n’est pas partie, elle ne l’a pas foutue dehors, et elle l’écoute, alors le dessinateur s’estime heureux, au fond.  « Seulement vingt ans ? J’ai de la chance, alors. » Il sourit derrière son verre, radoucit par au moment où il protestait parce qu’il avait l’impression que la médicomage lui remettait tout sur le dos alors que ce n’est pas sa faute. Il est vrai qu’il est venu de son propre chef et qu’il savait à quoi s’attendre : s’il ne voulait pas entendre ses remarques, il ne serait pas venu. Peut-être est-ce une autre clé de leur amitié, qui fonctionne dans les deux sens : ils se disent chacun ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ou de s’avouer par soi même. Même si c’est souvent à sens unique en ce moment.  C’est aussi à ça que servent les amis, il faut croire. Et tout agacé qu’il soit parfois, Hawthorn est assez honnête pour reconnaitre que si Reha ne se contente pas de juger et qu’elle veut surtout l’aider – là encore, en témoigne le fait qu’elle ne l’ait pas mis à la porte et que peu importe les circonstances, elle est là. Même avec un dialogue de sourd comme celui-ci. Il peut de toute façon difficilement en être autrement dans la mesure où Thorn lui-même ne veut pas qu’on le plaigne, mais il préférerait essentiellement que Reha se contente de valider ses plans de vengeances, qui ne sont encore qu’à l’état d’embryon. Au moins, ça lui aura permis de gueuler un bon coup, quitte à subir les leçons de la médicomage après. C’est bien pour cela – et parce qu’il sait qu’il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin – qu’il n’insiste pas lorsqu’elle remarque que personne ne fait ce qu’il veut.

En d’autres circonstances, et il a déjà eu envie de le faire à maintes reprises, Thorn dirait bien à son amie qu’elle abuse, que si, c’est différent, et qu’il ne va certainement pas la plaindre pour ses problèmes de riches… Bizarrement, et ça non plus, il ne le dirait pas à Reha, parce qu’elle n’aimerait pas la comparaison, c’est un qualificatif qu’il a déjà eu envie de balancer à Robin, ça. Problèmes de riches, problèmes qu’on se créé soit même. Quoique la médicomage en dise, il faut comparer ce qui est comparable. Elle ne s’est jamais retrouvée dans les mêmes emmerdes que lui et finalement, tout ce qu’elle lui décrit lui semble très futile. Chacun voit midi à sa porte, c’est possible, n’empêche que respecter les codes sang purs lui semble facile et qu’il le ferait volontiers s’il n’était pas déjà mis au ban de la société sang pure. Qui parmi eux a vécu ce qu’il a vécu lui ? La vie la plus corsetée lui ferait envie, parce que la sienne lui échappe. C’est bassement matériel, comme le dit Reha, mais le matériel bouffe tout le reste quand on ne l’a pas. On ne se préoccupe de rien d’autre. Mais comment lui expliquer ça ? Thorn sait lucidement qu’il n’y arriverait pas. Même si elle essayait de se mettre à sa place, elle ne comprendrait pas. Et ça tient au fait que – comme Robin, là aussi – si elle appelait ses parents à la rescousse, tout s’arrêterait d’un coup. La différence est là : lui, il n’a pas grand monde à qui demander de l’aide. Malgré tout, ce ne serait pas très charitable, Hawthorn veut bien l’admettre. D’abord, l’ingénieur connait les codes, les règles, et il sait que surtout pour les femmes de leur milieu, on décide rarement pour soi même. Lui aussi a entendu le cousin Tibérius répéter qu’ils ne sont que les maillons d’une chaine et qu’ils ne comptent pas pour eux-mêmes. Ensuite, il sait bien que Reha ne fait pas ce qu’elle veut ou plutôt qu’elle n’a pas ce qu’elle veut. Peut-être est-ce l’une des choses qui les unit, même si ça n’est pas comparable. Alors l’ingénieur laisse couler. De toute façon, leur chemin de pensée suit un tour similaire. En ce qui concerne le rôle de Jeremy et le fait que les Hammond aient profité d’une place qui ne leur revenait pas, Thorn ne peut que donner raison à Reha. Il n’aurait pas du refaire la même chose à son tour. Eh bien soit, la leçon est apprise, même s’il essaye encore de se défendre en disant que justement, lui n’est pas fautif, parce que lui a été magnanime, amoureux, et qu’il a fait confiance. C’est Robin qui en a profité, et c’est à elle de prendre la faute et on revient toujours à la même chose, la hargne que le fait d’avoir été pris pour un con lui inspire.

Il y a de quoi être trompé et se tromper soi même, d’où la question de Reha. Le mangemort, lui, ne se l’est pas posée, contrairement à son amie. Il hésite donc à répondre et se renfrogne. Hawthorn déteste chez lui la vague d’espoir que Reha créé lorsqu’elle dit que Robin l’aimait peut être vraiment. Il n’a pas envie d’avouer le vide qu’il ressent, la déception et la tristesse. Est-ce qu’il ne faudrait pas se contenter de son amitié plutôt que de la perdre, et s’excuser ? Ca serait au moins quelque chose. Mais est-ce qu’il en veut vraiment ? Ce ne serait pas pareil. L’espoir est trompeur, il le sait. Le dessinateur a bien compris qu’il ne pourrait pas avoir ce qu’il voulait et c’est ce qu’il le blesse. Il se sent désolé pour lui-même, d’avoir cru à quelque chose et d’avoir construit des rêves sur du sable. Or le fait d’être désolé pour soi même, ou pour l’autre (non qu’il perde quelque chose, mais de n’avoir pas su lui offrir ce qu’il attendait), lorsqu’une relation se termine, est révélateur de ce qu’elle était : jalousie ou amour. Ca, plus que la colère elle-même, est révélateur de ce que pense Thorn. Il aime se penser blessé, mais n’imagine pas qu’il puisse être une blessure pour Robin, et c’est cet égoïsme qui montre que ça n’était peut être pas vraiment de l’amour. Mais pour lui qu’importe, comme il fait remarquer en haussant les épaules : « Qu’est-ce que ça change, de toute façon ? Même si c’était ça, tout ce qu’il reste c’est qu’elle s’est barrée avec ce putain de né-moldu qui vient foutre le bordel ici quand ça lui chante parce qu’elle trouvait qu’il était mieux que moi. Et moi je n’étais pas assez bien pour elle. » Crache-t-il. Il est surpris de l’audace de cette rupture, surpris car il pense avoir fait de son mieux. Toutes les choses dont Avery pourraient s’excuser lui semblent vides de sens. Désolé d’avoir été pauvre, désolé de notre passif familial, désolé d’avoir vécu dans cet appartement, désolé que tu le prennes comme ça, désolé de cette scène, spécialement de ça, mais il fallait t’en douter, en retournant voir ce type. Non. Sûrement pas. « Pas assez bien pour elle. Tu t’imagines, qu’elle me dise ça, elle ? Pour qui elle se prend ? Mais ça, ça vient de son père, c’est exactement lui…ils ont pris un mauvais pli parce que Setor se croit arrivé. Comme si on était égaux…cette blague. »

Il est rare qu’il tienne ce discours. Mais à voir l’attitude que Robin a eu, Thorn commence à se dire que Reha a raison et que les sang mêlés prennent un peu trop leur aise alors même qu’on leur donne beaucoup, et que finalement, l’attitude de Robin n’est bien qu’un avatar d’un phénomène plus large. Pour lui, ça a commencé avec les concessions de son père, mais ailleurs ? Ailleurs, il ne sait pas trop, mais si c’est la même chose, ce serait effectivement dangereux. Pas tellement parce que ces gens ont des origines moldues. Non, juste parce qu’on ne peut pas profiter de la gentillesse des gens comme ça. A un moment, il faut répondre. Pour son propre cas, le point de rupture a été atteint et sa patience est usée jusqu’à la corde. Alors le sourire qu’il a pour Reha est plein d’une férocité qui ne laisse pas de place au doute : « Oh, je suis disposé à être généreux et à faire un prix de groupe à l’ensemble de la famille, à commencer par lui, vois-tu. » Robin d’abord, le père ensuite. C’est l’affront le plus récent et elle paiera en premier, mais il est aussi temps que Setor rende des comptes.

Il est l’heure de rendre les coups. Et comme il n’est plus d’humeur à se laisser faire, voilà Avery qui retourne les questions, comme pour tester sa crédibilité en la matière. S’il prend de l’assurance, il n’est pas en confiance pour autant. Ca fait longtemps que plus personne ne croit en lui, alors peut être cherche-t-il le contraire et à se rassurer sur lui-même en vérifiant qu’il lui reste au moins quelqu’un qui lui prête du crédit. S’il n’en dit rien, se contentant de hocher la tête, la réponse de Reha le touche plus qu’il n’y parait. « Je sais. Je te crois, tu sais. J’ai mis du temps à le voir, mais je crois que je commence à comprendre. » Ca aussi, c'est nouveau. Avery chasse la culpabilité alors que le souvenir du Doloris lancé à O’Riordan lui revient en mémoire. Il n’y avait pas d’autres solutions et il n’y en a toujours pas d’autres. Aux grands mots les grands remèdes. Surtout que ce n'est pas lui qui a commencé la guerre. Il ne fait que se défendre. « Je parlerais à mon oncle. » Le ton se fait grinçant. « Il n’y a pas de raison que ça ne soit une affaire de famille que pour les Hammond. » Un peu rassénéré, Hawthorn finit ensuite les restes de son plat en silence, avant de leur resservir un verre.

Le reste de la conversation est plus calme, alors qu’ils passent au dessert. Ce n’est que lors qu’ils passent au digestif qu’elle reprend réellement. « Merci de m’avoir écouté. J’apprécie. » Amicalement, il passe un bras autour des épaules de la guérisseuse et l’embrasse sur la joue : « Faut croire que ça finissait par me manquer de me faire engueuler. » Hilare et un peu plus détendu, Thorn est plus enclin à reprendre le fil normal de leurs conversations habituelles : « Je vais pas m’excuser mille fois, tu sais que les discours, ce n’est pas ma tasse de thé…mais je suis à ta disposition si tu veux que je me fasse pardonner autrement. » La proposition ne laisse que peu de place au doute. Après tout sur ça, ils se sont toujours bien compris.


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Message#Sujet: Re: So long & Lost + Reha    So long & Lost + Reha  Icon_minitimeMar 30 Mai - 13:20

❝ Hawhtorn et Reha ❞So long & lostDans la colère, Hawthorn redevient un peu lui-même. Un soulagement pour son amie qui n’aime pas la tournure qu’à pris sa vie ces dernières années. En réalité, elle continue de penser - même s’il lui-même n’est guère convaincu - que la marque est la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis longtemps. Sans elle, il aurait continué à rester en marge de la société. Dans la réaction d’Avery, Reha y voit donc une saine colère susceptible de le remettre sur le droit chemin et des propos qui sont en accord avec l’estime qu’il devrait avoir de lui-même. Preuve qu’elle peut faire autre chose que le réprimander. Elle abonde dans son sens :

- Elle a osé dire ça ? Quelle garce. Honnêtement, ton ego ne devrait même pas être froissé. Je maintiens que c’est ce qui pouvait t’arriver de mieux. Elle aurait fini par montrer ses vraies couleurs. Sur le long terme, elle n’aurait jamais su garder sa place et elle aurait cherché à se montrer comme ton égale, imagine comme ça aurait été embarrassant.


Avec un soupir, elle prend un air très sérieux et lui explique sur le ton de la confidence :

- Tu trouves peut-être que j’ai été dure avec toi mais ce n’est pas sans raison. Je n’aime pas en parler parce que c’est toujours très frais pour tout le monde mais il y a une raison pour laquelle on voit tous moins Hari, tu sais. Il y a trois ans, lui aussi s’est cru amoureux de quelqu’un qui n’était pas de notre caste. C’était une amie à moi, tu imagines comme je me suis sentie trahie. Ils ont failli avoir un enfant et puis elle est morte en couche. C’est un secret que l’on garde entre nous et je sais que tu tiendras ta langue.

L’air absent elle continue :

- Tu sais que j’ai toujours pensé que la différence de sang n’était pas un problème. Pas si tout le monde sait où est sa place et y reste mais, force est de constater qu’ils sont rares à le savoir. Je ne mettrais pas tout le monde dans le même panier. Il y a des cas particuliers, mais je me méfie maintenant. Les seuls à qui ont peu vraiment faire confiance, ce sont les sang pur.

Un discours bien plus radical que celui qu’elle tenait lorsqu’il était à Poudlard. Si elle garde quelques amitiés qui datent de cette époque, celles-ci ne sont plus aussi fortes qu’avant. Avec la séparation de James et Lindsey, leur groupe s’est délité et chacun avançant dans la vie sous le coup des mariages, enfants et divers évènements a trouvé tout à fait normal que les rencontres s’espacent. Depuis, si Reha maintient des contacts individuels avec certains, elle reste principalement auprès de sa propre caste, une chose que Thorn lui-même n’a pas dû manquer de voir.

C’est peut-être la sincérité derrière la voix de Reha qui pour une fois fait qu’elle n’a pas l’impression de parler dans le vide avec son compagnon. Plutôt que de la contredire, il va dans son sens.

- Je serais toujours là pour t’écouter; même quand tu me mets hors de moi et Godric sait que tu n’as pas ménagé ta peine ces derniers mois.

Toute tension ayant disparu de leur discussion, l’atmosphère se fait plus amicale et Reha est contente d’avoir retrouvé son ami d’antan. La proposition qu’il lui fait lui tire un haussement de sourcil étonné mais après tout, ni Thorn ni elle n’ont l’habitude de faire dans la dentelle. Néanmoins, elle refuse, préférant pour le moment ne pas mélanger plaisir et amitié.

- J’en prends bonne note. Peut-être pas aujourd'hui. Je préférais qu’on ne confonde pas les deux pour une fois.

Il comprendra, elle le pense où il veut en venir. Néanmoins, elle ne ferme pas la porte et peut-être plus tard quand leur relation sera redevenue ce qu’elle était. Changeant de sujet, elle lui transmet une nouvelle qui pourrait l’intéresser.

- Sur un tout autre sujet. Je ne sais pas si je t’ai dit mais je suis allée boire un verre avec Tibérius la semaine passée pour le féliciter de ses fiançailles avec Rose. Reed était là et Octus Zabini, je ne sais pas si tu te rappelles de lui. Il m’a demandé si je voulais bien intercéder en sa faveur pour que tu rencontres son père. Il a entendu dire que tu étais un ingénieur de talent et il se demandait si tu accepterais de faire de la consultance pour eux même s’il se doute que tu es fort occupé. Il serait ravis de te rencontrer quand ça t’arrangera.

Octus Zabini est comme, pour beaucoup, un cousin très éloigné avec qui ils n’ont en réalité que peu de contact. Néanmoins, lui, comme Reha, Reed et Thorn a reçu la marque. Son père, souhaite lui aussi se lancer dans une entreprise pouvant concurrencer les grands noms du Quidditch anglais si bien qu’il semble tout naturel de favoriser un des leurs pour le faire. Comme Reha l’a promis à Thorn, il ne faut pas beaucoup pour que les choses se mettent lentement en place. La fin de soirée se passe tranquillement et quand les deux amis se quittent c’est également content du moment qu’ils ont passé ensemble avec la certitude que, pour une fois, les choses vont dans la bonne direction.
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