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 Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian]

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Message#Sujet: Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian]   Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian] Icon_minitimeMar 19 Avr - 13:58

La dernière semaine avant les vacances de Noël s'annonçait. Noël. Vacances. Deux des plus doux mots du monde. Une tension s'était instaurée dans le château, tous les élèves, voire les professeurs eux-mêmes, ne parlaient plus que de ça, tout de moins, ne pensaient plus qu'à ça. C'était une obsession omniprésente, générale, et très compréhensible. Arthur n'échappait pas à la règle. Le week-end qui précédait cette ultime semaine de cours de l'année 1944 avait fondu à toute allure, et seuls cinq tout petits jours le séparaient de ces deux semaines bénis, de ces fêtes familiales ou non tant attendues.

Mais Arthur était en sixième année. Il préparait six ASPIC, et les contrôles s'accumulaient. Six ASPIC, six matières, six devoirs écrits. Génial. C'était la fin du trimestre, il fallait des notes, et surtout éviter le relâchement des étudiants dans cette période de festivités, de rêves et d'oisiveté. La Métamorphose et l'Histoire devraient passer sans difficulté. La DFCM, ce serait plus dur, et les Potions.... aah, les Potions, c'était presque peine perdue. Alors que son père était le plus grand alchimiste de son époque, comment pouvait il être aussi mauvais dans la matière de prédilection de sa famille ? Il lisait pourtant ! Il apprenait les recettes, les protocoles, les procédés, les propriétés des ingrédients par cœur ! Mais rien n'y faisait ! Il ne savait irrémédiablement pas touillé ce que contenait un chaudron. Son feu était toujours ou trop fort ou trop faible, et encore, s'il avait la bonne couleur. Et ça, c'était ce dans quoi il se débrouillait le mieux. Arthur visait un Optimal pour ce contrôle. Il n'y avait rien au dessus, mais il était insupportable d'avoir en dessous. Car Julian, cet odieux Julian, avait sempiternellement son Optimal, lui. Et s'il ne pouvait le battre, faute d'une notation plus élargie, l'idée d'être à la traîne lui était un supplice. Il était navrant de savoir qu'il ne s'agissait plus uniquement d'une idée depuis longtemps. Il apparaissait que cet échec était, pour son plus grand damne, un fait. Réel, d'autant plus.
Cependant Arthur était un sportif. Et les sportif ne voyaient que leur objectif. Ils couraient pour l'atteindre, couraient sans se poser, sans réfléchir à la probabilité de leur réussite. Leur but était d'atteindre le but. Arthur ne désespérait pas. Il enrageait, cette idée, ce fait, l'étouffait, il s'énervait, se montrait désagréable avec tout le monde -mises à part Eden et Lauraleen- mais il n'abandonnait pas. C'était au-dessus de ses forces. Des fois, il allait très mal. Mais cette incapacité, cette faiblesse qui s'emparait alors de tout son être l’écœurait. Il préférait encore s'acharnait.

La bibliothèque était son arène, le lieu de tout ses combats. Il avait sûrement sué autant sur ces bancs, ces fauteuils et ces tables que dans son cher stade de Quidditch. Alors que tous les livres qu'il avait pu lire lui avaient tous été indifférents, cette salle pleine de pages et de lettres étaient l'un des endroits dans lequel il avait passé le plus de temps à Poudlard, peut être même après les vestiaires de Quidditch, n'ayant intégré l'équipe qu'en troisième année.
Arthur y travaillait depuis plus de deux heures. Il avait son parchemin d'un côté, gribouillé d'autant de notes que de dessins barrés, des encyclopédies de l'autre, ouvertes plus ou moins aléatoirement. À dire vrai, et s'il n'avait pas été d'aussi grande mauvaise foi face à ses études, Arthur aurait admis qu'il n'avait strictement rien compris à ce chapitre. Les élixirs éternels... mais qu'est ce que cela pouvait bien signifier... ? La notion même d'élixir était difficile ! Et Julian qui avait été félicité pour la teinte parfaite de son épreuve pratique ! Mais c'était insoutenable ! Ce n'était rien de plus qu'un bâtard, quand même ! Mais pourquoi y pensait-il ? Pourquoi ?!
Son poing se crispa violemment sur sa plume, elle dérapa, balafra son parchemin, et se brisa dans un tintement sonore
.

Sacrebuse.. . jura Arthur.

Des éclats de voix, des rires-mêmes, s'élevèrent dans son dos.
Encore des quatrième année qui venaient faire la fête dans le couloirs parce qu'il faisait trop froid dehors
.

* Quels abrutis... * grommela intérieurement Arthur.

Non, ils entraient dans la bibliothèque. Génial, ils venaient faire du bruit pour empêcher tous ceux qui préparaient avec rigueur leurs ASPIC de travailler. Génial.
Arthur, déjà à bout de nerf, commença à se retourner, prêt à user à la fois de son statut de Serpentard désagréable, de sixième année studieux, de Capitaine athlétique, et surtout d'Everard, pour faire valoir son droit au silence et au travail, la bibliothécaire s'étant absentée une petite heure.

Il s'arrêta net et replongea dans ses livres.
Ce n'était pas des quatrième année.
C'était bien pire.
Et bien laid.
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Message#Sujet: Re: Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian]   Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian] Icon_minitimeMar 19 Avr - 17:41

Les vacances se rapprochaient inexorablement. Poudlard était plongé dans une euphorie sans nom que Julian peinait à comprendre car pour lui, les vacances de noël signifiaient avant tout l'approche des examens mais aussi, et surtout les fêtes de famille auxquels il ne serait pas conviées et les cadeaux qu'on ne lui offriraient pas...comme tous les ans. Le plus insupportable était d'ailleurs le retour de ces fameuses vacances, quand Arthur se pavanait en racontant à tous ses amis la multitudes de choses totalement inutiles qu'il avait reçu et toutes les bonnes choses qu'il avaient mangées !
Pendant ce temps là, Julian restait au château avec le peu de personnes qui n'avaient plus de famille ou souhaitaient se consacrer entièrement à leurs révisons...autrement dit pratiquement personne ! Cependant sa présence n'avait été que tolérée les premières années par Mona aux fêtes de « famille » et à présent elle considérait qu'il était trop vieux pour y participer et assez mature -ou je ne sais quel autre prétexte- pour supporter qu'on ne lui offre pas de cadeaux. 

Même s'il disposait de temps pour réviser, Julian était à jour et il ne lui restait que peu de choses à faire, les semaines qui allaient suivre promettaient d'être pauvres en activités pour le jeune homme qui avait, de toute façon, l'assurance d'obtenir d'excellents résultats.
Il allait donc pouvoir se consacrer à l'art et reprendre ses travaux qu'ils avaient laissés le temps de travailler. L'idée même de retoucher à un pinceau lui donnait des frissons de plaisir ! A vrai dire, depuis sa rencontre inattendue avec Aelycia dans la salle sur demande, il n'avait osé repeindre à la façon des sorciers, de peur de ressortir exactement le même portrait...

Pour se changer les idées, lui et ses amis -oui, Julian a quelques amis- avaient décidés de se balader dans le château à la recherche de choses à faire. Leurs pas les avaient finalement conduits à la bibliothèque où ils décidèrent de s'arrêter. Les uns voulaient martyriser les « intellos » comme ils les appelaient, les autres cherchaient de nouvelles formules magiques pour tomber les plus jolies demoiselles.
Julian suivait ce petit monde sans but précis, il avait déjà passé pas mal de temps à la bibliothèque qu'il considérait comme un lieu calme et studieux, en un mot : plaisant !

Lorsqu'ils y pénétrèrent, le jeune homme jeta un regard circulaire dans la pièce. La bibliothécaire n'était pas là et il n'y avait pas grand monde dans la salle...
Mais un visage retint son attention. Toujours le même visage...Ce visage si connu et pourtant détesté.
Arthur.
Pourquoi fallait-il que ce parasite soit dans un lieu si apprécié de Julian ?! C'était bien l'un des seuls endroits où il se sentait bien et la présence d'Arthur était comme un sacrilège...

Ses amis remarquèrent également la présence du fils Everard et un sourire sadique s'afficha sur le visage de quelques uns. Julian ne choisissait pas ses amis en fonction de leur affection pour Arthur, cependant il devait bien reconnaître que la plupart ne portaient pas son demi-frère dans leur cœur. Bien que la plupart étaient assez intelligents et raffinés, il y avait également quelques brutes dans sa « bande », que voulez-vous, on ne choisit pas les amis de ses amis !
Des réflexions prononcées à mi-voix fusèrent dans la direction d'Arthur. Il se faisait traiter de jolis noms d'oiseaux, ce qui n'était pas pour déplaire à Julian, comme ça, le petit Arthut prendrait peut-être conscience que l'argent de sa famille ne peut pas acheter la sympathie de tout le monde...
Julian eut un petit sourire, il n'aurait même pas à se mettre en avant et, connaissant la lâcheté légendaire de son demi-frère, celui-ci n'aurait jamais le courage de faire la moindre remarque. Le jeune Serpentard sentait qu'il allait reprendre sa place, c'était lui qui dominait Arthur et non le contraire comme il avait cru le penser lors de leur dernière rencontre dans le dortoir des garçons. Julian n'avait pas oublié le coup porté à sa mâchoire et se délectait de ce qui allait suivre...
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Message#Sujet: Re: Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian]   Mais quand te décideras-tu à mourir ?! [Julian] Icon_minitimeMar 19 Avr - 19:05

C'était quasiment devenu une malédiction.
Il était partout, Arthur se sentait suivi. Oppressé. C'était terrible. Que diable venait faire cette pourriture dans la bibliothèque, un lundi après-midi, alors que le château, le parc, pré-au-Lard, le monde entier était immense et loin de lui ! Ce n'était pas suffisant de surveiller l'heure et calquer tous ses déplacements selon l'emploi du temps de cet énergumène indésirable, ce n'était pas suffisant de faire l'effort excessif de l'éviter, de chercher sempiternellement à ne pas le voir ! Non ! Insuffisantes, toutes ces précautions ! Julian le cherchait ! Il le faisait exprès.
Exprès.
Rien qu'pour l'énerver.

Et ça marchait. Ça marchait très bien même. Arthur fulminait, et c'était un succès parfait.
Arthur plongeait les yeux sur les pages de son encyclopédie « Potions & Breuvages », il s'enfonçait dans le parchemin, dans l'encre des mots, des lettres. Il ne discernait plus ni paragraphes ni illustration, il 'était sourd à l'extérieur. Enfermé. Coquille. Néant.
C’eût été trop beau. Arthur ne connaissait pas l'isolement. Arthur était la vie sociale incarnée. Il était parole, rumeurs, extravagances, société. Ignorer un bruit ? C'était passer à côté d'une rumeur potentielle : c'était donc impossible. S'isoler ? Oui, mais c'était pour travailler. Et c'était pour cette raison, cette incapacité terrible à ne pas à se concentrer, qu'Arthur ne pouvait étudier que dans la bibliothèque : il n'y avait jamais personne dans cette salle, et quand même quelques autres élèves s'y seraient perdus, elle était suffisamment grande pour qu'il n'eut pas la tentation de les aborder, ou qu'il n'eut pas à se faire aborder, d'ailleurs.
Une bande dans cet endroit, c'était pénible.
Julian dans la bibliothèque, c'était une torture.
Et le mot était faible.

« L'indifférence est le pire des mépris. » se cita-t-il. Oui, voilà. Mépris. Indifférence. Concentration.
Arthur se penchait sur l'ouvrage. Il n'avait rien vu, rien entendu, il était intouchable. Joubert vint se glisser jusqu'à son oreille « L'indifférence donne un faux air de supériorité. »


*Faux. Je suis supérieur. *

*Je suis supérieur. *

*Pas besoin d'être indifférent. *

*Je suis supérieur. *

Alors, qu'allait faire Arthur, s'il n'avait pas besoin d'être indifférent pour prouver sa supériorité ? S'irriter ouvertement ? Crier ? Une scène publique ? Arthur !

*Souris. *

Il grimaça. Il était ravi qu'aucune des ombres monstrueuses et bruyantes qu'il entendait se mouvoir dans son dos ne pût voir son visage. Ses lèvres se tordaient d'un rictus douloureux, ses yeux et ses sourcils s'étaient complètement repliés sur son visage, la rage déformait sa peau, et il grinçait des dents. Il essaya de tourner une page, mais ses doigts tremblaient. Il en aurait hurlé de frustration. Il sentait comme une bête en lui crever d'envie de se dresser, de brailler et de tout détruire. Tout. Et plus particulièrement ce sale petit visage de minet qui s’esclaffait, fier de ne pas être seul, pour une fois.

« Tiens toi droit, ce livre ne doit pas tomber. »
Interdit.
Tout devait se maintenir, l'équilibre devait être parfait. Le menton haut, un port de tête digne d'un prince, une allure de gentilhomme. C'était splendide à voir. Ridicule, mais splendide. Arthur traversait le salon, un livre sur la tête, devant les yeux de sa mère qui se satisfaisait enfin de sa démarche, après cinq heures de travail intensifs et des semaines de grognements démotivés devant la difficulté de l'épreuve.
C'était la même chose.
Perfection, équilibre, maîtrise.
Maîtrise.


*Maîtrise, Arthur. *

Il inspira profondément. Julian s'entourait de sauvages : il n'avait aucun politiquement correct, ne prenait même pas la peine de dissimuler ce qu'il pensait d'Arthur. Quelle violence que de ne pas contrôler ses pensées et ses ressentiments. Ces mots raisonnaient. Arthur les connaissait, comme tout le monde, comme tous Serpentards, il en usait contre beaucoup d'êtres, un peu trop faibles ou un peu trop paumés. Il n'était ni l'un ni l'autre. Il était Arthur Everard. Everard ! Et ils le savaient !

Il inspira à nouveau.
Brusquement, il referma avec violence tous les livres, un à un, jeta nerveusement ses affaires dans son sac, et se leva.

Les indiscrets marmonnements cessèrent, surpris d'une telle soudaineté. Arthur les toisa, retint sa respiration, et expira profondément. Il croisa les yeux de Julian. Il l'aurait étranglé. Son regard se fit froid plus que méprisant. Non, il n'avait pas été à deux doigts de craquer. Ce n'était même pas vrai, Julian ne pouvait pas en percevoir quoique ce soit dans ses yeux, car ce n'était pas vrai. Pas vrai ! Il avait parfaitement maîtrisé. Il n'était pas chassé, il avait fini de travailler, et était prêt à flanquer une raclée à Julian dès le prochain devoir de Potions. Sans problèmes.

Il prit la pile de bouquins sous le bras, la posa avec fracas sur le bureau de la bibliothécaire, tourna les talons.
Il y avait comme un livre sur le haut de son crâne. Il avait le front haut. Il souriait doucement. Comme à son habitude.
Il quitta la salle.

Le couloir vide, à l'abri des regards, était parfait.
Il n'y tint plus. Il n'en pouvait plus de ce furoncle. C'était comme une plaie qu'on croyait cicatrisée mais qui ne cessait de s'ouvrir. Une plaie qui ne disparaîtrait jamais.
Le poing d'Arthur se crispa, et il le jeta sur le mur d'en face, il écrasa avec violence, avec fureur ses phalanges sur la pierre. Il ressentit l'impact, la douleur jusque dans son coude.
Il gémit.
Il tomba à genoux.

Cette absence d'êtres était délicieuse.
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