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 Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3]

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Faustine Crivey
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Message#Sujet: Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3]   Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3] Icon_minitimeSam 5 Déc - 14:34


Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments.
C

ela faisait plusieurs années maintenant que Faustine était suivie par Lisbeth Benson. Est-ce que cette thérapie lui faisait du bien ? Elle avait tendance à penser que oui, elle se sentait toujours épuisée mais également plus légère quand elle revenait d'une séance avec sa psychiatre. Elle l'aidait à mettre des mots qu'elle avait du mal à articuler par elle-même, elle lui permettait de mieux s'analyser et aussi de donner une réponse clinique à des troubles qui ainsi paraissaient plus faciles à dompter. Elle avait envie de croire qu'à force d'entretiens, Lisbeth réussirait à la débarrasser de la noirceur qui sommeillait en elle.

Est-ce que c'était vraiment possible ? Elle-même commençait à en douter, mais elle avait plus que jamais besoin d'y croire, ou alors elle allait se laisser consumer, elle le sentait bien. Et à partir de là, plus rien ne saurait la protéger de ce gouffre qu'elle sentait s'ouvrir sous ses pieds et qui lui faisait terriblement peur. Mrs Benson était attentive, patiente, et ne semblait pas la juger, même quand Faustine s'aventurait à lui parler de ses rêves, de ses angoisses, de ses obsessions. Bien sûr, elle n'était pas totalement honnête envers elle. Elle ne lui avait jamais parlé du fait qu'elle était une sorcière, il semblait évident que dans ce cas, cette femme (qui pourtant en était une aussi) n'aurait plus jamais voulu entendre parler d'elle. Elle restait en surface de certaines informations mais en creusait aussi d'autres plus profondément qu'elle ne l'avait jamais fait autrement.

Elles ne devaient pas avoir rendez-vous avant deux semaines, mais en urgence, elle avait réclamé un nouveau rendez-vous. Faustine ne pouvait tout simplement pas attendre. Si elle attendait... elle ne savait pas de quoi elle serait capable. Depuis l'évasion des prisonniers d'Azkaban, elle était dans un état de panique et de trouble anxieux très avancé. Elle ne pensait pas que quiconque sinon Lisbeth serait capable de lui apporter le précieux confort dont elle avait terriblement besoin pour se sortir la tête de l'eau... si c'était possible. Elle avait le terrible sentiment de perdre en énergie, en nageant à contre-courant, et elle était en train de se noyer, tout simplement.

Elle s'était pressée à la porte du cabinet de Lisbeth et à peine cette dernière eût-elle ouvert qu'elle se précipita dans son bureau, manifestement agitée : le manque de sommeil et l'angoisse avaient un effet terrible sur elle, elle était cernée, nerveuse... et elle avait du mal à tenir en place.

-Merci d'avoir avancé notre rendez-vous,
dit-elle pour commencer, en essayant de rester le plus calme et composée possible. Peine perdue. Je... ça va pas bien... du tout.

Non, et elle avait besoin de parler, de cracher enfin ces paroles qui menaçaient autrement de lui échapper au mauvais endroit, au mauvais moment.

   


   
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Message#Sujet: Re: Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3]   Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3] Icon_minitimeMer 18 Aoû - 20:12

Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments.
Quand on travaillait quotidiennement avec des personnes qui avaient des instabilités psychologiques, on avait l’habitude que parfois de devoir faire face à des urgences. Lisbeth les connaissait en tant que psychanalyste, puisqu’elle devait parfois gérer des urgences pour ses patientes, mais également en tant que patiente… en ayant eu besoin de l’aide de son époux par moment pour passer une phase, une crise, ou angoisse. Elle ne s’étonnait donc pas vraiment quand une patiente lui demandait de la voir en urgence, de la voir plus tôt que le rendez-vous prévu de longue date. Il arrivait parfois qu’on vienne frapper à la porte de son bureau, sans rendez-vous, complètement en détresse. Sa patiente du jour était sans nulle doute en détresse, mais elle avait rendez-vous. Elle lui avait demandé d’avancer d’urgence le rendez-vous qu’elles devaient avoir deux semaines après.

Dans ces conditions, Lisbeth ne pouvait que répondre présente. C’était de son devoir d’être présente pour ses patientes. Même si, en un sens, il y avait quand même des urgences plus « urgentes » que d’autres. La psychologue avait un certain nombre de patiente, elles n’avaient pas besoin d’elle toutes de la même manière. Le cas de Faustine était particulier, tout en étant évidemment particulièrement intéressante pour Lisbeth. Faustine n’était pas une patiente qu’elle avait besoin de voir toutes les semaines, elles faisaient un travail de fond, sur la longueur. Mais par moment, elle se trouvait dans des états de détresse. Comme maintenant, alors qu’elle venait à peine de rentrer dans son bureau.

Lisbeth ne refusait que très rarement quand une patiente avait envie de la voir plus tôt que précis, mais cela pouvait arriver. Dans ce cas précis, il semblait clair qu’elle avait bien fait d’accepter d’avancer le rendez-vous. Lisbeth n’avait pas besoin de plus longtemps pour comprendre que Faustine se retrouvait dans un état d’angoisse particulièrement imposant.

« Installez-vous Faustine, je vous en prie. »
Dit-elle en lui désignant le fauteuil où les patientes avaient l’habitude de s’installer. « Prenez votre temps. » Reprit-elle en servant un grand verre d’eau à la jeune femme, avant de s’installer à son tour. « Racontez-moi ce qui vous arrive. »

Lisbeth était là pour l’aider et elle allait le faire dans la mesure de ses possibilités, mais pour cela il était évident que Faustine allait devoir lui en dire plus. Elle ne pensait pas que cela serait un souci pour elle, Faustine ne lui avait jamais donné le sentiment d’avoir trop de mal à lui parler. Ce qui n’était pas toujours quelque chose d’évident, Lisbeth en avait conscience, elle était passé par là également de son côté. Mais une fois qu’on avait commencé à ouvrir la porte et à réussir à se confier plus facilement, le plus dur était fait. Il fallait ensuite se contenter de se laisser porter. En tout cas, Lisbeth se faisait beaucoup de souci pour Faustine, elle n’allait vraiment pas bien. Ce dont elle se doutait, sinon elle ne serait pas là aujourd’hui.
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Message#Sujet: Re: Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3]   Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3] Icon_minitimeMer 18 Aoû - 21:18


Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments.
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austine prit tout son temps. C'était toujours le cas quand elle s'installait sur le divan de sa psychiatre. Elle ne pressait rien et pouvait parfois passer plusieurs longues minutes à ne rien dire, à la recherche des termes les plus propices à décrire convenablement son ressenti. Les métaphores fusaient bien souvent, elle avait plus de facilités à s'exprimer par la comparaison, surtout en se retrouvant en présence d'une psychiatre moldue, ce qui l'obligeait par ailleurs à dissimuler certains aspects de sa personne et de sa vie.

Elle prenait le temps d'entrer en elle-même, et c'était finalement petit à petit que la conversation se dénouait, que Faustine réussissait à trouver les mots justes et à parler avec plus de fluidité qu'elle n'en était généralement capable avec ses autres interlocuteurs. Elle sirotait son verre d'eau, ce qui était un moyen de se donner une contenance et une excuse pour ne pas parler tout de suite.

Aujourd'hui, ça allait être particulièrement épineux. Car comment évoquer ses angoisses sans parler de celui qui en était le plus clairement à l'origine ? Souvent, ses démons n'avaient pas de noms ni de visages. C'était angoissant certes, mais le caractère impersonnel de ces derniers lui permettait de garder une confortable distance, quelque part rassurante. Là, son démon personnel avait des traits distinctifs particulièrement remarquables, et elle ne pouvait que prétendre ne pas en avoir conscience.

Après une longue inspiration, elle consentit finalement à déposer son verre à moitié vide (plus qu'à moitié plein selon elle) sur la table et à lever le regard vers Lisbeth, qui durant tout ce temps avait fait montre de cette patience proverbiale qui lui était caractéristique. Elle ne la brusquait absolument jamais, et cela faisait à dire vrai un bien fou à Faustine, qui ne tenait pas à être bousculée, et avait besoin de se sentir en confiance à l'heure où il était question de sonder le fond de son âme.

-J'ai l'impression d'être sur un fil suspendu au-dessus du vide. En-dessous il n'y a que des ténèbres. Je ne vois plus d'où je suis venue, et je ne sais pas vers où je vais, et à chaque pas que je fais, j'ai peur de tomber.
Elle marqua une pause. Sa voix tremblait alors qu'elle articule ces mots qui lui étaient difficiles à prononcer. Je n'arrive plus à dormir. J'ai comme... un étau qui me compresse la poitrine, constamment, et quand je trouve le sommeil, je fais des cauchemars, tout le temps. Je n'arrive plus à me reposer, j'ai l'impression qu'on me suit sans arrêt, j'ai le sentiment... Elle hésita à prononcer les mots qui suivirent car c'était là une angoisse absolue pour elle, et qu'elle tolérait à peine. Pour autant, il fallait bien que ça sorte. Que cette angoisse terrible émerge à la surface. J'ai le sentiment de devenir folle.
   


   
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Message#Sujet: Re: Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3]   Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. [pv Lisbeth :3] Icon_minitimeSam 26 Nov - 11:26

Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments.
Dans les circonstances où elles se trouvaient, Lisbeth savait parfaitement que le plus important était qu’elle se montre le plus patiente possible. Il était hors de question pour elle de brusquer ses patientes, elle savait parfaitement que ce n’était pas en forçant ces femmes à parler qu’elle allait réussir justement à les faire parler. Il était important qu’elles se sentent en confiances et surtout prêtes à dire ce qu’elle ressentait, à parler de leur ressenti. Tout cela, elle l’avait appris grâce à son époux (comme globalement tout ce qu’elle avait appris pour exercer le même métier que lui), parce qu’elle s’était retrouvée dans la même position que les femmes qui venaient la voir. Ce qui potentiellement pouvait être dangereux en un sens, parce qu’indirectement parfois elle ne pouvait pas s’empêcher de se projeter.

Elle attendit patiemment donc, observant Faustine qui lui donnait le sentiment d’être dans un état pire que ce qu’elle avait pu voir jusqu’à présent et pourtant, elle avait quand même été dans des états horribles. De toute façon, puisque la jeune femme avait précipité leur rendez-vous, il était d’autant plus important que Lisbeth lui laisse le temps de se retrouver avec elle-même avant de prendre la parole. Elle resta silencieuse donc, jusqu’à ce que Faustine brise ce silence.

Quand Faustine prit enfin la parole, Lisbeth l’écouta attentivement parce qu’il était plus qu’important qu’elle pèse tous les mots que la jeune femme utilisait en cet instant précis. Elle savait que la manière dont elle exprimait les choses était aussi important que son ressenti lui-même. Mais en plus de se concentrer sur les mots de la jeune femme, Lisbeth faisait aussi attention à sa posture et à l’intonation de sa voix. Lisbeth se doutait que Faustine était dans un état de détresse incroyable, mais effectivement… elle l’avait sous les yeux cette détresse qui parvenait à la toucher peut-être plus que ce qu’il ne faudrait. L’entendre affirmer qu’elle avait le sentiment de devenir folle, ça ne faisait qu’un écho incroyable en elle.

« Faustine, vous n’êtes pas folle. » Dit-elle, assez vivement en réponse aux propos de sa patiente. Elle ne devait pas prendre la situation trop à cœur, elle en avait bien conscience, c’était important qu’elle laisse impérativement une distance entre elle et ses patientes, mais par moment elle devait bien avouer que ce n’était pas forcément facile. Surtout qu’affirmer qu’une personne n’était pas folle était peut-être un peu trop vif… elle n’aimait pas constater par instant que ces patientes étaient catégorisées comme « folle », mais il fallait se rendre à l’évidence qu’il y avait des cas plus complexes que d’autres. « La dernière fois que nous nous sommes vues, vous n’étiez pas dans un tel état. » Elle n'allait pas si bien que cela, sinon elle n’aurait pas besoin de venir la voir. « Qu’est-ce qu’il s’est passé Faustine ? »

Il y avait forcément eu un élément déclencheur pour que ses angoisses aient à ce point prit le dessus au point de la mettre dans un tel état.
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austine esquissa un fin sourire peu convaincu quand sa psychiatre lui affirma qu'elle n'était pas folle. Peut-être qu'elle devrait accepter de la croire sur parole, admettre que si une spécialiste de la santé mentale était convaincue qu'elle n'était pas un cas désespéré, alors elle ne l'était effectivement pas, mais la jeune femme avait bien du mal à raisonner ainsi. Elle avait beau avoir pleinement conscience des dangers évidents de l'autodiagnostic, elle avait beau avoir conscience du fait qu'elle n'était pas forcément la mieux placée pour savoir ce dont elle souffrait, cela ne l'empêchait certainement pas de se poser des dizaines et des dizaines de questions, et de ne tout simplement pas savoir quoi en penser plus précisément. La jeune femme se sentait... perdue, déroutée, tiraillée entre ses sentiments et ses pensées, entre ces désirs enfouis qu'elle devait à tout prix contenir et ignorer et cette quête d'une identité qui lui soit propre, et qui semblait pourtant lui filer constamment entre les doigts, quoi qu'elle fasse ou s'efforce de faire dans l'espoir d'y remédier ne serait-ce qu'un peu, cela n'y changeait absolument rien. Oui, c'était agréable d'entendre qu'elle n'était pas folle, ce serait plus agréable encore d'y croire, et à l'heure actuelle, le fait est que Faustine n'y croyait pas, elle n'y croyait pas le moins du monde, même, pas un seul instant.

Bien sûr, il y avait une raison à la force de ses angoisses. Oui, ses peurs ne dataient pas d'hier, elle les ressentait depuis pour ainsi dire toujours, mais elles avaient pris une proportion particulièrement alarmante ces derniers temps, et elle ne pouvait pas prétendre le contraire. Alors oui, il allait sans doute qu'elle donne le détail à son interlocutrice. Elle savait que cette dernière construisait pour elle un espace de dialogue totalement sûr, et elle lui en était infiniment reconnaissante pour cela, ce n'était pas pour autant qu'elle se sentait totalement rassurée de son côté non plus, car elle savait pertinemment que rien n'était jamais aussi simple, et elle avait peur de remuer des émotions encore plus complexes et fortes et inacceptables, qu'elle ne tenait pas à exposer en présence du docteur Benson.

-Je vous ai parlé de cet ancien collègue que j'ai envoyé en prison après avoir découvert... son vrai visage.

Elle en avait parlé, oui, mais elle était restée en surface des choses. Cependant, elle ne pouvait pas lui cacher l'importance que cet
homme tenait dans sa vie. Ce ne serait pas seulement hypocrite de sa part, ce serait surtout impossible, elle ne pouvait clairement pas s'en tirer à si bon compte. Elle se réconfortait en se disant qu'elle ne pouvait de toute façon pas donner les détails à une simple moldue.

-Il s'est évadé.  

   
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